Match PSG-Tel Aviv: après Dieudonné-Le Pen, cette convergence que ne veulent pas voir nos médias (More anti-Semitic denial from France)

Dieudonné-Gollnisch Je soutiendrai sans réserve Dieudonné s’il est poursuivi au nom de la loi Gayssot pour ses derniers propos. Hugues Petit, conseiller régional FN, responsable du comité de soutien à Bruno Gollnisch (février 2005)
Je me suis battu politiquement contre l’extrême droite en France, à Dreux. J’ai des positions politiques qui sont radicalement opposées, mais quand je vois ce qui se passe aussi avec M. Gollnisch, retirer son travail à quelqu’un sans que la justice ait pu se prononcer. On est dans un Etat de droit, sous la pression d’un lobby qui se croit tout permis dans ce pays. Dieudonné (mars 2005)
Ce n’est pas une politique de tuer des enfants. Chirac (accueillant Barak à Paris, le 4 octobre 2000)
[Et tu penses qu’en France le Mossad pourrait attaquer les synagogues …?] Je ne sais pas si c’est le cas. Simplement, ce que je dis, c’est qu’il faut savoir à qui peut profiter le crime. José Bové (à Karl Zéro, Canal plus, avril 2002)
La chose la plus bizarre, c’est qu’un Arabe (…) et un nazi se sont mis ensemble pour tabasser un juif … Ahava (Forum du PSG, cité par Le Parisien)

Après la mort par balles d’un supporter du PSG et la blessure grave d’un autre suite au match PSG-Tel Aviv jeudi soir (ils faisaient partie d’une foule de quelque 150 individus qui s’en prenaient à un policier en civil antillais, le forçant à utiliser son arme de service pour se défendre lui-même et le supporter du club israélien qu’il protégeait) …

Et cet étrange silence (voir ci-dessous le site européen ESISC) sur les conditions réelles du match (comme de tant d’autres), ces saluts hitlériens collectifs, ces drapeaux palestiniens, du Hezbollah ou frappés de la croix gammée …

Comment ne pas voir nouvelle confirmation (ils nous avaient déjà fait le coup, Libération excepté, avec la prétendue « visite-surprise » de Dieudonné à la fête du FN dix jours plus tôt) de l’aveuglement volontaire (ou commandé) de nos courageux médias devant l’évidence toujours plus criante de la convergence entre l’antisémitisme d’extrême-droite et celui des jeunes de banlieue d’origine arabe ou musulmane (le supporter et assaillant blessé ne s’appelle-t-il pas Mounir?) ?

Mais il est vrai qu’ils ont déjà bien à faire à attiser les flammes tous les soirs en dénonçant l’Etat d’Israël avec leurs faussaires à la Enderlin et toutes les imprécations qu’ils nous passent en boucle des Chirak-Villepin ou des Bové & co et leurs manifs nauséabondes où cette fois c’est l’extrême-gauche qui fait sa jonction avec l’antisémitisme musulman …

NOUVELLE BREVE DU 24/11/2006
ESISC

France/Antisémitisme : il y a eu d’autres incidents au PSG hier soir

L’incident tragique qui a coûté la vie à un jeune hooligan et au cours duquel un autre a été blessé n’était pas isolé. Nous reproduisons ci-dessous les témoignages recueillis par M. Sammy Ghozlan, du Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme.

« Selon un témoin, un homme de quarante ans, a été pris à partie près du parking, non loin d’une station service. Repéré comme juif, ses agresseurs lui ont cassé le nez. (…) Selon un autre témoin, qui assistait lui aussi au match, près de 400 supporters du PSG ont fait ensemble le salut hitlérien. Il a vu des drapeaux palestiniens, du HEZBOLLAH et d’autres frappés de la croix gammée. Ce même témoin a vu des individus agresser et battre à la sortie du stade, deux jeunes filles juives de 16 ans. (…) ».

Enfin, on est surpris de l’attitude inqualifiable du PSG qui, non content de ne pas assumer ses responsabilités diffuse sur son site un message intitulé « Le PSG en deuil » dans lequel on peut lire : « Suite au drame qui bouleverse l’ensemble des sympathisants du PSG, le club tient à exprimer sa profonde compassion à la famille et aux proches du supporteur décédé à la Porte de Saint-Cloud. Le club souhaite également de tout cœur que son camarade blessé se rétablisse le plus vite possible ».

On rappellera que le drame a été provoqué par l’agressivité incontrôlable de ceux qui sont présentés aujourd’hui comme des victimes et qui participaient, apparemment, à des agressions racistes et antisémites extrêmement violentes.

– Voir aussi Libération sur la fausse surprise de la rencontre Dieudonné-le Pen:

Il y a une semaine, le fantaisiste se rendait à la Fête bleu, blanc, rouge. Le FN se déclarait surpris. Pourtant, leurs connexions sont nombreuses.
Dieudonné à la fête du FN : une visite pas si mystérieuse
Le Pen, le 12 novembre, au Bourget. Les passerelles entre le FN et Dieudonné ne manquent pas.
Par Christophe Forcari Libération: lundi 20 novembre 2006

Tout le monde l’a vu, certains l’ont reçu sur leur stand. Mais officiellement aucun des responsables frontistes n’était au courant de la venue d fantaisiste Dieudonné, samedi 11 novembre, à la convention présidentiell bleu, blanc, rouge de Jean-Marie Le Pen au Bourget. Une «visite spontanée», assure Dieudonné, venu «en homme libre». Il est pourtant difficile de croire que le pourfendeur de Marie-France Stirbois à Dreux en 1997, condamné en mars 2006 en première instance pour avoir déclaré que les juifs «étaient tous des négriers reconvertis dans la banque», ait pu s’inviter au BBR sans s’être assuré auparavant qu’il pourrait effectivement rentrer de manière courtoise. Ou se faire complaisamment photographier à sa sortie du Parc des expositions du Bourget en bonne place au milieu d’une escouade de DPS, les gros bras du FN, hilares.

Une série de photos publiées sur le site d’Allain Jules Meynié (1), un proche de Dieudonné, montre sa proximité avec quelques figures frontistes ou issues de la droite nationale bien connues. L’ex-directeur de campagne de Dieudonné, Marc Robert, de son vrai nom Marc Georges, est un ancien militant frontiste. Candidat aux municipales de 1995 à Eragny (Val d’Oise), photographié au BBR en compagnie de Jean-Michel Dubois, lui-même élu de ce département, il reconnaît avoir été «dans une certaine mesure, la cheville ouvrière de cette rencontre». «L’opération avait été préparée de fraîche date. Des contacts ont été pris pour s’assurer qu’il allait bien pouvoir rentrer», confie Marc Robert.

Conspirateur réjoui.

Pourtant, au FN, tout le monde feint de ne pas avoir été informé. C’est Farid Smahi, ancien conseiller régional FN d’Ile-de-France, «ami de très longue date d’Ahmed Boualek», responsable de l’association La banlieue s’exprime (2), qui a guidé Dieudonné à travers les stands et lui a proposé de se rendre sur celui de l’association de Jany Le Pen, SOS enfants d’Irak. Ce jour-là, il laisse comprendre, à coups de lourds sous-entendus et avec une mine de conspirateur réjoui, qu’il n’est pas pour rien dans cette visite. Une semaine après, Farid Smahi affirme qu’il n’était «pas au courant», qu’il n’y est «pour rien» et qu’il a été «agréablement surpris». L’organisateur des grandes manifestations frontiste, Jean-Michel Dubois, assure lui aussi n’y être pour rien. «La sécurité m’a appelé pour me dire que Dieudonné était à l’entrée et me demander des instructions. Je n’étais pas au courant, pas plus que le président», raconte Jean-Michel Dubois. Même version pour Olivier Martinelli, le directeur de cabinet de Le Pen, à la différence près que c’est une secrétaire qui l’informe. Et s’il est photographié en compagnie de Dieudonné sur le stand de la Corse, c’est que cet insulaire n’a pas voulu faillir «aux traditions d’hospitalité» de l’île de Beauté. Toujours selon son récit, Olivier Martinelli s’est alors empressé de transmettre la nouvelle «au président qui [lui] a dit qu’il pouvait rentrer». Louis Aliot, le secrétaire général du FN et directeur adjoint des campagnes lepénistes, a été prévenu par le directeur national du DPS, Jean-Pierre Chabrut, au moment où Dieudonné payait son billet d’entrée. Peu enthousiasmée par cette présence, Marine Le Pen affirme qu’elle n’en savait rien. «Pas plus que Bruno Gollnisch», ajoute-t-elle .

Marine Le Pen dispose pourtant de personnes dans son proche entourage pour la tenir avertie des intentions de Dieudonné. A commencer par Marie Chatillon, actuellement employée au service de communication du Front. Sur plusieurs photos, elle apparaît aux côtés de Dieudonné, lui claquant la bise au passage. «Je crois qu’elle le connaît parce qu’elle a fait du chant choral», assure Eric Iorio, responsable de la propagande au FN. Surtout, son époux, Frédéric Chatillon, est un ancien responsable du GUD. Aujourd’hui à la tête d’une entreprise baptisée Riwal communication, il a joué les intercesseurs pour le compte de Dieudonné auprès de nombreuses personnalités libanaises, lors d’un voyage organisé fin août 2006 .Au cours de cette escapade, Frédéric Chatillon l’aurait présenté à de nombreuses personnalités, dont Lahoud Aoun, le président du groupe Hezbollah au parlement libanais. L’ex-responsable gudiste a longtemps été considéré comme entretenant des liens assez proches avec le général Tlass, ancien ministre syrien de la Défense et éditeur de brochures révisionnistes en plusieurs langues. «J’ai appelé aussitôt Frédéric Chatillon. Il m’a dit qu’il n’était pas au courant», dit Eric Iorio. Le couple Chatillon connaît bien Dieudonné, puisqu’il avait convié Marine Le Pen à un dîner en compagnie du fantaisiste. «Une invitation que j’ai déclinée», assure celle-ci.

Moulin de Valmy.

Autour de Dieudonné, les passerelles vers le FN ne manquent pas. A commencer par Alain Soral, écrivain pamphlétaire qui s’est fait remarquer par ses prises de positions anticommunautaristes et antisionistes. Il était du voyage au Liban. Alain Soral a été reçu à deux reprises par Le Pen lui-même. Il a même été l’inspirateur d’une partie du discours tenu par le Président du Front national au pied du moulin de Valmy le 20 septembre. Marine Le Pen en a discuté «une demi-douzaine de fois avec lui. On a confronté nos idées et on est tombé d’accord sur la même ligne». Une autre photo, toujours sur le site Allain Jules Meynié, montre Dieudonné, donnant l’accolade à Jean-Emile Néaumet, alias Nicolas Gauthier, journaliste au mensuel le Choc du mois, qui l’a interviewé pour le compte de ce magazine. Dieudonné y déclarait entre autres : «Dorénavant, un antisémite est quelqu’un que le Crif (Conseil représentatif des institutions juives) n’aime pas», se posant ainsi, lui aussi, en victime diabolisée. «Sa présence ne doit rien au hasard, croyez-le bien», affirme un cadre du parti d’extrême droite qui soupçonne, sourire aux lèvres, Le Pen lui-même, d’avoir négocié en direct cette visite avec Dieudonné.
(1) http://allainjules.blogspot.com
(2) http://www.labanlieuesexprime.org

– See also Nidra Poller’s account:
EASY PREY IN PARIS — « A jackpot, a Black and a Jew. »
PJM in Seattle
November 25, 2006
The « Celebrations »
In which a French policeman protects a Jewish fan of Israeli soccer team assaulted by Paris St. Germain hooligans. Score: 1 dead, 1 critically injured. National state of anti-Semitic denial continues in France unabated.
PJM’s Paris editor Nidra Poller’s continuing coverage of events in France. 24 November 2006
The news broke with typical French fuzziness: a plainclothes policeman, who came to the rescue of an Israeli pursued by 150 enraged Paris St. Germain fans, fired into the crowd killing one assailant and critically wounding another. The incident occurred after the Hapoel Tel Aviv soccer team beat Paris St. Germain 4 to 2 at the Parc des Princes stadium near the bois de Boulogne. The first image that came to mind was punk jihadis—the kind who burn buses and smash policemen’s heads, and may also be PSG fans—hot on the heels of an Israeli, breathing smoke and lusting for blood. And finally a policeman does the sensible thing, and shoots before getting his head bashed in. But now what? Won’t the banlieue explode before midnight? This is the incident they all dreaded.
Then the first details squeezed through the tight net that separates a radio broadcast from The Facts: in fact, the bad guys are hooligans from the notorious Kop de Boulogne section of the stands (the punk jihadis occupy the “Auteuil” section at the opposite side of the stadium). Skinheads, racists, high voltage trouble makers, many of them affiliated with the unsavory Front National. By midday TV newsrooms had pulled up archive footage of previous exploits too numerous to mention. Typical hooligan stuff. Plus a new incident that occurred this morning when about forty of the same stripe turned up at the Camp des Loges where the team was training. An official came out to “dialogue” with them (you know, that is the French solution for all the world’s ills) and they attacked him and whoever else they could punch or kick, including journalists and cameramen, before they were subdued. Were they arrested? Come to think of it, I don’t know. Probably not. One of the punchers was a husky black guy. You’ll soon see why I mention this un-PC fact.
The plainclothes policeman who protected the Hapoel TA fan is a French Caribbean, Antoine Granomort. He is presently in police custody, as are five of the hooligans, accused of various charges including racist and anti-Semitic insults. It looks like the policeman will be acquitted on grounds of self defense. But who knows, he might fall into the hands of a judge who has used up his leniency on head-busting racaille and decides to crack down on a “trigger-happy” policeman. Like the French Ministress of Defense who wants to shoot down Israel airplanes flying over Lebanon.
The dead fan, 25 year-old Julien Quemener, and the injured fan, 25 year-old Mounir Bouchaer, were both known as “card-carrying” members of the “Boulogne Boys.” The latest reports say the policeman only fired one shot; the bullet went through Bouchaer’s chest, piercing a lung, and straight into the heart of Quemener. Which would tend to confirm the policeman’s declaration, that he fired upward at a sixty-degree angle, aiming at someone who was about fifty centimeters to a meter away from him…
After carefully gathering and crosschecking every available scrap of information, this is the closest I can get to an accurate account of the chain of events.
Yanniv Hazout—Israeli or more likely a Jewish Frenchman carrying or wrapped tifosi-style in an Israeli flag—was leaving the stadium with four or five friends when a gang of about 150 men described as PSG fans started to chase them. (This was the clue I missed before my morning coffee; the gang was never described as “youths.”) Philippe Broussard of l’Express, former sports journalist and expert on hooliganism, who witnessed the attack, describes the crowd as an extremely violent dangerous horde, shouting racist and anti-Semitic insults. One source claims that Yanniv and his friends decided to break up…but I find that hard to believe. I’ll have to wait until the Jewish media get the full story on that. Yanniv was alone when Broussard saw the policeman trying to protect him, telling him “stay behind me, stay behind me.” Someone else describes Yanniv pulling the policeman’s sleeve, trying to guide him over to a McDonald’s on the far side of Porte St. Cloud Square.
Granomort, who is assigned to the transport brigade, was not on duty at the stadium that night. One report says he was watching over the parked police cars. Hopefully he will tell his side of the story when he is released from police custody. Knowing what we know of people battered senseless or kicked to death, of policemen ambushed, attacked with iron bars, getting their heads smashed, we can measure the courage of Antoine Granomort who risked his life to protect a young man bearing an Israeli flag in Paris in this day and age.
He could have left Yanniv to his sorry fate. No one would have blamed him. Who would have even known there was a plainclothes policeman in the vicinity?
Granomort tried to hold the attackers off with tear gas. He emptied his canister. They advanced, undaunted. They knocked him down, or he tripped and fell. He was kicked in the head and groin. Did he get up, or shoot from the ground at someone who was about to kick him senseless? No reliable eyewitness testimony has been made public on that detail. He says he warned them that he was a policeman. Then fired one shot.
He and his protégé ran into the Macdonald’s on the other side of Porte St. Cloud Square. The enraged mob followed them. Smashed the windows. The policeman, the Hapoel fan, and a few customers ran to the second floor of the restaurant.
Broussard speculates that the mob didn’t come into the restaurant because they were afraid they would be trapped inside. Maybe, maybe not. Were they actually thinking anything? They shouted racist and anti-Semitic insults. Granomort called for help with his walky-talky. Someone said “he’s a cop.” Does this mean they didn’t know before? It’s hard to describe the words and deeds of a mob, even if you are on the scene. Did they all belong to the Kop de Boulogne? Did they know someone had been shot, did they hear Granomort say “Police! Stand back!”? Some of them smashed the windows of the Mcdonald’s and some pasted Front National Jeunesse stickers on what was left of them. And one, shown only from feet to shoulders, gave his version to a TV reporter. He said “we,” not “the horde,” and made “us” sound far too reasonable to be true.
Tonight a small crowd gathered outside the Parc des Princes stadium to honor the fallen fans. Quenemer’s best friend looked right into the camera, all pain and loss and crying for justice. Justice, unfortunately, may well be more of the same stomping, smashing, thrashing.
Claude Barouch, president of the UPJF (Union des patrons et professionnels juifs de France) was at the stadium last night. Of course. He was surprised by the low level of security for a high risk game. Fifteen thousand Jewish fans of an Israeli team. No frisking, no ID control. Député Claude Goasguen drafted a bill last year to combat violence in stadiums. He would like to see it strictly enforced. Interior Minister Sarkozy promised results. The president of PSG, sitting in front of a red background printed with alternating Nike swishes and “Fly Emirates,” made an empty non-committal statement at a brief press conference. He would like this problem to disappear and leave the box office in peace. But something tells me this is one more ongoing thing that is going to just keep going on.
And the French are always bad mouthing Americans. We’re the brutes, the gunslingers, the world class stompers. Michael Ledeen told me last spring that he bought season tickets to the baseball games. Good family fun. People of all sorts and stations in life, peaceably assembled.
What did Paris do to deserve this inopportune clash of civilizations?
UPDATE 25 November
Ok, now we have all done some in-depth investigations. I’ll begin with my own. Eyewitness—a young security guard in front of a synagogue Saturday morning. Of course he had seen the PSG-Hapoel game. The atmosphere was okay during the game…there were so many Jews. But when we came out of the stadium they were harassing us, roughing us up, calling us “sales feujs” [dirty kikes], taunting, “Where are your flags, huh? Afraid to show them now?” It was going on all over the place. The CRS [riot police] just stood there and watched.
He saw the beginnings of the incident at Porte St. Cloud…and didn’t linger. There were no problems in the metro because there were so many transportation security police. He wonders…if Hapoel had lost the game would the PSG fans have been so aggressive?
Interviewed by the AFP, Patrick Bittan, martial arts instructor at the GIGN [elite commando force of the Gendarmerie] gives a more dramatic description of Jews forced to pass through tightly structured gauntlets. “They asked if we were Jewish, or just said ‘Jew’ to see how we reacted, they looked in people’s bags to see if they had an Israeli flag, something Jewish. I saw two or three guys really get hit.”
The missing link. And yet it’s so obvious. Of course it was not one incident, not one or even five Hapoel fans, it was Jews in general who were hassled. Libération reports that the kops of Boulogne, who usually pick fights with the banlieusards of the Auteil tribune, forgot their rivalry and went after the Jews. Rumors had circulated that the Betar and the Jewish Defense League were going to arrive in force. Yeah, sure. That’s what the K tribe said when they marched into the Jewish quarter in paramilitary formation. So the skinheads and the punk jihadis had to rough up Jews to prevent a Betar-JDL massacre?
Yanniv Hazout was interviewed on TV. All they showed was his jeans and shoes—Nikes or Adidas, I couldn’t tell. He expressed his gratitude to the policeman who rescued him. Just looking at his shoes you could tell the young man was still in shock from his brush with death. Hazout says Granomort shouted loud and clear that he was a policeman, and ordered the mob to back off. He showed his gun. Someone mocked him, “it’s not a real gun.” They thought they had easy prey, a jackpot, a Black and a Jew. Granomort warned several times before shooting.
The mother of Julien Quenemer, who worked as a home appliance technician, swears that he was not a hooligan, didn’t pick fights. Mounir, of Moroccan origin, had moved from Paris to the provinces. A friend says he wasn’t violent. It was a mob, and whoever got shot it wasn’t someone in the fifty-fifth row who just happened to be passing by. All kinds of nice kids from decent families who got good grades in school burned cars and attacked policeman last November.
Countless eyewitnesses quoted in the media today concur. It was a savage horde, they were out of control, they shouted “dirty Nigger, dirty Kike, we’re going to kill you.” Some reports say they also shouted “Le Pen for president.” I don’t know why that seems comical. One young man explained that the PSG fans weren’t really out to do a pogrom on Jews, they were just fed up because the team lost but, he added, there was an undercurrent because of the “extreme right, and sympathy for the Palestinian cause.”
Interior Minister Sarkozy met with all concerned parties this morning and solemnly swore to impose draconian measures on soccer clubs and their fans. In case of non compliance, they will play to empty stadiums.
Ségolène Royal said “Amen.”
And Antoine Granomort, presented to the court as a material witness (and not charged with involuntary manslaughter as originally expected), has just been exonerated on the grounds of self-defense and released.
The PSG fans who threw punches yesterday at their team’s training camp, left a graffiti on the wall, promising that justice will be done. Their idea of justice is what we would call revenge. Will they now accept the verdict of the court? Or will our hero, Granomort, have to face that mob again, and again?

COMPLÉMENT:

Malgré la légère baisse ou stabilité des faits antisémites (menaces, insultes, dégradations, violences, notamment suite à une meilleure protection des lieux de culte et écoles) mais l’augmentation des violences physiques, on est est tout de même selon les chiffres de la police à plus d’un par jour !

Avec à nouveau un fort lien à la médiatisation des évènements du Proche-Orient (merci Enderlin !) ou de faits divers en France même.

Voir Le Monde du 1/12/06:

L’étude de l’évolution mois par mois des statistiques montre « une forte élasticité, liée aux événements du Proche-Orient d’une part, à la médiatisation de faits divers en France d’autre part »
Au cours des dix premiers mois de l’année, 436 faits antisémites (menaces, insultes, dégradations, violences) ont été recensés, contre 452 sur la même période en 2005 (504 pour toute l’année). Après le pic de 2004 (974 faits), le volume total est donc en légère décrue. En revanche, les violences physiques sont plus nombreuses, passant de 85 à 97, soit + 14,1 % (200 en 2004).
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) effectue son propre relevé des actes antisémites, dont les tendances confirment celles de la police : après une baisse très importante de 47 % en 2005 par rapport à 2004, les actes antisémites – toutes catégories confondues – apparaissent en légère hausse (+ 10 %). Les actions – dégradations, vandalismes, mais surtout les agressions physiques – seraient en forte hausse depuis le début de l’année (plus de 25 %). « On assure beaucoup mieux, aujourd’hui, la protection des lieux sensibles, c’est-à-dire des synagogues et des écoles juives, qui ne sont presque plus visées, explique-t-on au CRIF. En revanche, on se trouve face à un grave problème de violences physiques. Il est difficile de mobiliser l’opinion sur ce thème. »

VIOLENCES LES STATISTIQUES 2006 DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA POLICE NATIONALE
Stabilité du nombre de faits antisémites, baisse des actes racistes
LE MONDE | 01.12.06 |

Un policier antillais défendant un supporteur de confession juive face à des hooligans du PSG : résumé de façon abrupte, le drame survenu le 23 novembre aux abords du Parc des Princes a remis dans l’actualité les actes antisémites et racistes. Depuis l’enlèvement et la mort d’Ilan Halimi, en février, ce thème était, pourtant, moins souvent évoqué.

Les chiffres de la direction générale de la police nationale (DGPN) indiquent une certaine stabilité entre 2005 et 2006 des faits antisémites (- 3,5 %) et une baisse des faits de racisme (- 24,3 %), comptabilisés distinctement. Au cours des dix premiers mois de l’année, 436 faits antisémites (menaces, insultes, dégradations, violences) ont été recensés, contre 452 sur la même période en 2005 (504 pour toute l’année). Après le pic de 2004 (974 faits), le volume total est donc en légère décrue. En revanche, les violences physiques sont plus nombreuses, passant de 85 à 97, soit + 14,1 % (200 en 2004).

« En 2005, nous avions été déjà frappés par la hausse significative de la gravité des actes, explique Michel Forst, secrétaire général de la Commission nationale consultative des droits de l’homme. On perçoit un faisceau de phénomènes : une hausse générale des violences aux personnes en France, une radicalisation de certaines opinions, une sensibilité toujours très forte aux événements internationaux. »

L’étude de l’évolution mois par mois des statistiques montre « une forte élasticité, liée aux événements du Proche-Orient d’une part, à la médiatisation de faits divers en France d’autre part », souligne la DGPN. Mars a été le mois le plus noir de l’année pour les actes antisémites (72 faits).

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) effectue son propre relevé des actes antisémites, dont les tendances confirment celles de la police : après une baisse très importante de 47 % en 2005 par rapport à 2004, les actes antisémites – toutes catégories confondues – apparaissent en légère hausse (+ 10 %). Les actions – dégradations, vandalismes, mais surtout les agressions physiques – seraient en forte hausse depuis le début de l’année (plus de 25 %). « On assure beaucoup mieux, aujourd’hui, la protection des lieux sensibles, c’est-à-dire des synagogues et des écoles juives, qui ne sont presque plus visées, explique-t-on au CRIF. En revanche, on se trouve face à un grave problème de violences physiques. Il est difficile de mobiliser l’opinion sur ce thème. »

Les statistiques des faits de racisme et de xénophobie de la DGPN indiquent pour leur part une forte décrue de 24,3 % entre 2005 et 2006 (286 contre 378 sur dix mois en 2005). Les actions violentes enregistrent aussi une tendance à la baisse (de 69 à 53). Les années 2002 et 2004 avaient atteint des records, avec 119 et 169 actions violentes. Ces baromètres, non exhaustifs, sont le produit des remontées d’information des services régionaux de police.

Piotr Smolar

4 commentaires pour Match PSG-Tel Aviv: après Dieudonné-Le Pen, cette convergence que ne veulent pas voir nos médias (More anti-Semitic denial from France)

  1. […] de l’objet du délit!) et à multiplier les provocations à l’instar de son pathétique mentor front-nationaliste, avait largement lui aussi dépassé sa date de péremption […]

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  3. […] le cas. Simplement, ce que je dis, c’est qu’il faut savoir à qui peut profiter le crime. José Bové (à Karl Zéro, Canal plus, avril […]

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