Elections 2007: Dieudonné-Le Pen, même combat !

le_pen_dieudo_1L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles. Ferdinand Kronawetter ? (attribué à August Bebel)
Que veut, en fait, Dieudonné ? Il veut un ‘Holocauste’ pour les Arabes et pour les noirs aussi. (…) La noble idée de « la guerre contre le racisme » se transforme graduellement en une idéologie hideusement mensongère. Et cet antiracisme sera, pour le XXIe siècle, ce qu’a été le communisme pour le XXe. Alain Finkielkraut

Enième confirmation, s’il en fallait, que l’antisémitisme est bien (avec sa variante l’antiaméricanisme) le « socialisme des imbéciles » …

Le temps est loin quand, à Dreux en 89, le héros de l’antiracisme affrontait la frontiste Marie-France Stirbois, pour finir, après la fête de l’Huma en septembre,… par se faire inviter à celle du Front national en novembre !

Certes, les ennuis et les ennemis communs, ça rapproche et l’humoriste (?) noir (?) s’était vite retrouvé à soutenir d’autre parias comme lui. Ainsi avait-il tout naturellement apporté son soutien à l’un des lieutenants du FN en mars dernier lorsque Bruno Gollnisch avait été suspendu de Lyon III pour négationnisme.

Et, commme le rappelle Le Canard (très) enchainé de ce matin, les contacts n’ont pas cessé depuis avec l’ex-conseiller régional du FN d’ile de France Fahrid Smahi et l’écrivain et ancien militant PC Alain Soral chargé de la campagne du Front.

D’où, même si ça ne cadre pas exactement avec la nouvelle stratégie de la fille de le Pen elle-même (de rapprochement notamment de la Ligue de défense juive, aussi invitée à la fête), la parfaite logique de cette invitation, présentée souvent dans la presse comme « auto-invitation » ou « surprise » …

Présidentielle 2007
Invité de la fête du FN, Dieudonné repart sous escorte
Le Pen a souhaité la bienvenue à ce «Français comme les autres».
Christophe Forcari
Libération
13 novembre 2006

La preuve par Dieudonné. Poignées de main directes, sourires engageants, la présence de l’humoriste, samedi, à la fête du FN, aux côtés de l’ancien conseiller régional d’Ile-de-France frontiste, Farid Smahi, ne déconcerte absolument pas Jean-Marie Le Pen. Cette visite surprise avait été préparée de longue date par quelques responsables frontistes. «Je suis venu pour voir. Je suis partisan de tout ce qui peut apaiser les communautarismes en France», lâche le comique controversé, affublé d’un pin «Le Pen Président», qu’il retire prestement. Dieudonné, toujours accompagné de Farid Smahi et de l’écrivain Alain Soral, se rend ensuite sur le stand de l’association SOS Enfants d’Irak, présidée par Jany Le Pen. C’est l’animation de cette deuxième journée de la convention présidentielle Le Pen 2007.

«Se faire de la pub».

Dans le même temps, le président de la Ligue de défense juive (LDJ), Anthony Attal, arpentait, lui aussi, les stands. Autre signe, sans doute, de «l’ouverture» du FN… «S’il me manquait une voix pour être élu à la présidentielle, et bien je serais bien content que ce soit celle de Dieudonné. C’est un Français comme les autres. Il est le bienvenu à la fête de l’union patriotique», se réjouit Jean-Marie Le Pen. «C’est très bien. Le fait qu’il soit venu nous dédiabolise», se réjouit un conseiller régional rhônalpin. Mais la présence de Dieudonné ne fait pas que des heureux parmi les militants frontistes. «Enculé !», s’époumonent quelques-uns. «Il est venu là pour se faire de la pub. Il a craché sur nous. C’est de la provocation», s’irrite une militante, qui n’a pas oublié la campagne de Dieudonné contre Marie-France Stirbois, aux régionales de 1998 en Eure-et-Loir. «Franchement, on n’a pas besoin de ce nègre», se lâche un autre frontiste. L’attroupement autour de Dieudonné tourne au vinaigre et l’humoriste est raccompagné jusqu’à la sortie par les gros bras du Département protection sécurité (DPS). «Le résultat de tout cela, c’est que demain, on dira qu’il est venu ici parce qu’il pense que nous avons les mêmes positions que lui sur l’Etat d’Israël. On va faire l’amalgame avec ses déclarations antisémites», s’emporte une élue régionale frontiste, peu satisfaite de cette visite. «Il faut bien dire tout de même qu’Israël est le dernier état colonial au monde», juge de son côté Farid Smahi.
Le vieux leader a beau prendre soin de lisser son discours pour se poser en rassembleur de tous les patriotes, les militants, eux, restent fidèles au fond de commerce de l’extrême droite. «C’est bien celui-là, le bus des racistes», blague un vieux militant, bacchantes à la gauloise, en grimpant dans la navette qui assure la liaison entre la gare RER du Bourget et le parc des Expositions. «C’est fou ce qu’il y a comme Noirs et Arabes dans le RER», constate un autre. Tandis qu’un jeune militant, cheveux longs et treillis, ne cesse de dauber sur le «Sarkojuif». Le Pen, lui, dénonce «le mépris de la France, de la responsabilité et du travail, que nos pseudos élites qualifient avec dégoût de populiste».

«Caniche».

Après s’être reposé deux heures dans un camping car, le leader du FN monte à la tribune devant plus de 4 000 militants pour dénoncer ceux qui «depuis trente ans, ont cassé la cohésion nationale et sociale, par une immigration massive, sans garantie et sans moyens d’assimilation. Ils ont cassé l’égalité républicaine par l’abandon de la laïcité, ils ont cassé la sécurité sociale, notre agriculture, la liberté d’entreprendre». En tête de ces casseurs qui «admettent enfin, du bout des lèvres, ce qu’ils ne peuvent plus cacher, ni à Marseille ni ailleurs», Nicolas Sarkozy, «caniche à Washington, puis coq gaulois à Périgueux, soudain touché par la grâce et converti par mon discours de Valmy». Puis Ségolène Royal qui, «profitant d’un physique avantageux, exhibe ses toilettes et sourit aux Français. C’est Lady Nunuche ou la fée Gribouille». Le Pen se présente, lui, comme l’ «homme du changement et non de la rupture bidon». Et de détailler les grandes lignes de son projet présidentiel : référendum pour toute modification des traités européens, rétablissement de la proportionnelle intégrale, réduction des tranches de l’impôt mais aussi, bien sûr, l’instauration de la préférence nationale pour les emplois, les logements et les prestations sociales.

3 commentaires pour Elections 2007: Dieudonné-Le Pen, même combat !

  1. […] enfle et contre toutes les hyprocrites dénégations de leurs initiateurs, nos nouveaux tenants du socialisme des imbéciles bouffeurs de rabbins disent chaque jour un peu plus la pathétique vérité de leur geste […]

    J'aime

  2. […] enfle et contre toutes les hyprocrites dénégations de leurs initiateurs, nos nouveaux tenants du socialisme des imbéciles bouffeurs de rabbins disent chaque jour un peu plus la pathétique vérité de leur geste […]

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :