jcdurbant

Il a dit la vérité: il doit être exécuté (Death threats on French philosopher for telling the truth about islam)

Tu ne suivras point la multitude pour faire le mal; et tu ne déposeras point dans un procès en te mettant du côté du grand nombre, pour violer la justice. Exode 23: 2
Il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Caïphe (Jean 11: 50)
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête était à la fête. Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas. C’est plus juste en somme d’abattre un seul homme. Ce jeune homme a dit la vérité. Il doit être exécuté. Guy Béart (né Behar, La Vérité, 1968)
Moi, j’ai peur des foules. Il y a d’ailleurs quelque part dans l’Exode : «Ne suivez pas le nombre». D’où ma chanson «Le premier qui dit la vérité…». Elle parle de «La foule sans tête», manipulée. Guy Béhar-Hassan
C’est bien triste. J’ai exercé un droit constitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale: des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage. Robert Redeker

Il a dit la vérité: il doit être exécuté

En ces temps où, avec le silence complaisant sinon complice des masses musulmanes « modérées » en notre propre sein, l’obscurantisme nazislamiste gagne même nos démocraties occidentales, il nous faut manifester tout notre soutien à Robert Redeker qui a courageusement exercé sa liberté de parole (scroll down for English translation) et se voit aujourd’hui obligé de quitter son domicile et de vivre caché pour cause de multiples menaces de mort, dont apparemment… une fatwa du spécialiste maison de Jihad TV elle-même, Qaradawi!

Voir l’éditorial de notre ami LSA Oulahbib ainsi que la pétition à signer:

Appel à pétition : Un professeur menacé après avoir publié une tribune sur l’islam
LSA Oulahbib
Resiliencetv
28/09/2006

Que penser de cette information que nous venons de publier en liens d’actualités et qui a été donnée dans cette dépêche AFP reprise par le journal La Croix ? (texte de la pétition à la suite).

Une menace contre un courageux professeur de philosophie, Robert Redeker, tombe un jour après la menace qui a plané sur la mise en scène d’un Opéra de Mozart en Allemagne (montrant les têtes tranchées de tous les porte-parole ou incarnation de Dieu), et, en effet, quelques jours après le propos de Benoît XVI sur l’impossibilité d’un lien rationnel entre Dieu et la violence.

On aimerait qu’immédiatement les principales organisations musulmanes en France et en Allemagne, dans l’Europe entière, prennent position dans un communiqué commun et, tout en marquant éventuellement leur désaccord sur la mise en scène de l’opéra de Mozart et les propos du professeur de philosophie, condamnent fermement ces menaces qui tenteraient à prouver que pour certains musulmans un lien existerait bel et bien dans le texte même du Coran qui permettrait ce genre d’exactions….

On aimerait que les organisations musulmanes qui poursuivent Charlie Hebdo en justice (procès le 7 février 2007 à Paris) pour avoir publié les caricatures danoises sur Mahomet retirent leur plainte et, par contre, portent plainte, contre X, afin de montrer au monde que « l’islam de France » n’est pas le même dont se réclament les groupes djhadistes en Afghanistan, en Algérie, en Egypte, en Indonésie, au Soudan, en Somalie, au Sri Lanka, en Irak…

On aimerait que les 80% de musulmans qui selon un récent sondage du journal La Vie partagent les valeurs laïques en France se fassent entendre en se désolidarisant de telles pratiques qui remettent en cause des siècles de liberté d’expression chèrement gagnées dans cette Europe au sein de laquelle ils préfèrent vivre plutôt que de rester dans leur propre pays vivant pourtant sous la loi musulmane…

Verrons-nous ces souhaits se réaliser ?

Sans attendre, pourquoi ne pas considérer le texte ci-dessus comme une pétition de soutien ? Si vous êtes d’accord avec, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : resiliencetv@free.fr, nous inscrirons vos noms (et ville) sur le site au fur et à mesure.

Voir aussi le message de Robert Redeker lui-même:

Message de Robert Redeker à André Gluksmann

Publié par Michel Taubmann
Resiliencetv
le 28/9/2006

Cher André, bonjour. Je suis maintenant dans une situation personnelle catastrophique. De nombreuses menaces de mort très précises m’ont été adressées, et j’ai été condamné à mort par des organisations
de la mouvance al-qaïda.

L’UCLAT et la DST s’en occupent, mais…je n’ai plus le droit de loger chez moi (sur les sites me condamnant à mort il y a un plan indiquant comment venir à ma maison pour me tuer, il y a ma photo, celle des lieux où je travaille, des numéros de téléphone, et l’acte de condamnation).

Mais en même temps on ne me fournit pas d’endroit, je suis obligé de quêmander, deux soirs ici, deux soirs là…Je suis sous protection policière permanente. Je dois annuler toutes les conférences prévues. Et les autorités m’obligent à déménager. Je suis un SDF. Il en suit une situation financière démente, tous les frais sont à ma charge, y compris ceux éventuels d’un loyer d’un mois ou deux éloigné d’ici, de deux déménagements, de frais de notaire, etc…

C’est bien triste. J’ai exercé un droit constitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale: des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage.

Amitiés

robert.redeker@gmail.com

Voir enfin l’édito de Prochoix:

Sur Al Jazira, Youssef al-Qaradawi désigne Robert Redeker à la vindicte

Le 20 septembre sur la chaîne al-Jazira, Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a profité de son immense audience pour désigner le philosophe Robert Redeker comme l’islamophobe du moment. Ce n’est pas rien lorsqu’on connaît l’influence du cheikh et l’extrême susceptibilité de certains de ses auditeurs. En cause, un article paru dans Le Figaro sous le titre « face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ».

L’effet a été immédiat. Cet article avait déjà été censuré en Tunisie, il l’a été aussi en Egypte. Le gouvernement égyptien a en effet interdit à la vente des numéros récents du Figaro, du Frankfurter Allgemeine Zeitung ainsi que The Guardian weekly. Au motif qu’ils contiendraient des articles affirmant que l’islam s’était imposée par la violence, et décrivant son prophète Mahomet comme un polygame et un tueur de juifs.

Une fois de plus, les dictateurs et les fanatiques répondent donc à leurs adversaires par la censure voire la menace. Cette façon de « dialoguer » n’est pas acceptable. C’est pourquoi nous soutenons le droit de Robert Redeker à s’exprimer, sans être censuré ni menacé. Son texte, aucun texte, ne mérite une fatwa mondiale.

Nous avons choisi de le publier pour que chacun puisse donc débattre au lieu de s’entretuer. Et ce même si nous ne partageons pas l’amalgame entre Islam et intégrisme musulman. Nous avons déjà soutenus ceux qui faisaient le procès de l’intégrisme chrétien en allant jusqu’à égratigner le christianisme lui même, pourquoi faire exception dans le cas de l’islam ? Il ne faut pas céder à la lâcheté — fort répandue — consistant à nier le fait que le Coran contient des enseignements et des anecdotes violentes (le texte de Redeker a raison et a le courage de le rappeler). Par contre, nous refusons d’accréditer l’idée selon laquelle le Coran serait le seul texte religieux à contenir des enseignements violents. Il faut relire l’ancien et le nouveau testament… Toutes les religions sont instrumentalisables pour le pire.

Ecrire que seul la figure même de Mahomet incite à la violence doit être permis. Mais elle tend à favoriser une vision essentialiste, toujours propice aux raccourcis racistes. Au risque d’amalgamer les musulmans résistant à l’intégrisme et ceux cédant au fondamentalisme violent. Or ce sont eux que nous devons soutenir. Même si, il faut bien l’avouer, résister à cet amalgame devient chaque jour plus intenable. Comment s’étonner que, même parmi les philosophes les plus éclairés, la confusion grandisse… lorsque la voix des fanatiques se revendiquant de l’Islam se fait aussi assourdissante et menaçante ? Voilà bien leur objectif. A force de répondre à la plume par la flamme, les fanatiques finiront bien par allumer la « guerre des civilisations ». Ce choc que les démocrates de tous bords veulent combattre mais que les extrémistes de tous bords désirent plus fort qu’eux. Au milieu des fous, les démocrates doivent donc s’unir pour défendre non pas l’Islam contre l’Occident mais le droit à l’esprit critique contre le fanatisme. Ce qui passe par soutenir le droit de Robert Redeker à mettre en cause l’Islam et non seulement l’intégrisme. Mais aussi par le fait de ne pas confondre « soutien pour le principe » avec renoncenement à ses nuances ou à son esprit critique.

Caroline Fourest

Voir aussi la veulerie de la direction du Figaro qui, affaires et dhimmitude obligent, s’est empressé de faire disparaitre de son site l’article incriminé et l’ignominie des compagnons de route du Monde diplodocus qui comme à leur habitude (et non contents d’avoir annexé l’orientaliste Maxime Rodinson à leurs néo-stalineries djihadistes en taisant soigneusement les fortes et vraies paroles sur Mahomet que Redeker a eu le malheur de ressortir) se sont hâtés de se joindre à la meute:

Le Figaro s’excuse pour la publication de l’article islamophobe
23 septembre 2006
(L. P.) Agence PAF

Monsieur Pierre Rousselin, directeur-adjoint de la rédaction du Figaro a exprimé à Al Jazeera, chaîne d’information arabe, ses regrets concernant la publication d’un article islamophobe et haineux signé par Redeker, paru dans le Figaro le 19 septembre 2006.

M. Rousselin a déclaré que la publication d’un tel article est une erreur, il a aussi affirmé que ce texte n’exprime pas l’avis du journal ; il a été publié dans le cadre d’une tribune libre qui n’engage que son auteur.

Il a ajouté que parfois des erreurs se produisent, des textes sont publiés sans vérification préalable.

On rappelle que le Figaro a publié le 19 septembre 2006 un article islamophobe signé Robert Redeker, »philosophe », professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville.

L’article de Redeker a été publié sur le site du Figaro le jour de son apparition dans le journal puis supprimé du site un jour après.

Source : Al Jazeera

Réponse d’Alain Gresh à l’article de Redeker :

Une insulte à la mémoire de Maxime Rodinson. Dans Le Figaro du 19 septembre, Robert Redeker signe une tribune intitulée, « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ». Ce texte suinte la haine et l’islamophobie, mais ce qui est particulièrement inacceptable c’est la tentative d’enrôler le grand orientaliste français Maxime Rodinson sous sa bannière. Utilisant des bouts de citations tirées de l’article écrit par Rodinson dans l’Encyclopédie Universalis sur Mahomet, Redeker prétend réusmer ainsi la vision développée par Rodinson : « Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. » Quiconque connaît un peu l’oeuvre de Rodinson, sait à quel point ce résumé ne reflète absolument pas sa pensée. Rodinson, juif et agnostique, a écrit un livre sur le prophète de l’islam, Mahomet (Points, Le Seuil), dans lequel il tente d’expliquer l’action de Mahomet à travers une grille d’analyse matérialiste. Cet ouvrage, souvent censuré dans le monde musulman, n’en présente pas moins une vision respectueuse de l’homme que fut Mahomet, de son action. Rien à voir avec les raccourcis haineux de Robert Redeker…

blog.mondediplo

Voir aussi l’interview de Robert redeker dans La Dépêche du Midi:

Article paru le 28/09/2006
FATWA. UN PHILOSOPHE, PROFESSEUR PRÈS DE TOULOUSE, CIBLE D’ISLAMISTES APRÈS LA PUBLICATION DANS LE FIGARO D’UNE TRIBUNE CONTESTÉE SUR «LES VIOLENCES DE L’ISLAM». ROBERT REDEKER, MIS EN LIEU SÛR SOUS HAUTE PROTECTION, S’EXPLIQUE.
Cet homme est en danger

Exprimez-vous… L’islamisme met-il en danger notre liberté d’expression?

Un philosophe, menacé de mort pour ses écrits sur l’islam, se cache sous haute protection policière. Robert Redeker, qui enseigne au lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens de Gameville, près de Toulouse craint pour sa vie et l’affaire commence à faire grand bruit dans un climat de tension avivé par les propos récents du pape Benoît XVI.

«Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? », interrogeait Robert Redeker, le 19 septembre dernier dans une tribune libre publiée dans le Figaro. Le prof de philosophie dissertait, tout en affirmant notamment que « le Coran est un livre d’inouïe violence ». Et que certains rites de l’Islam « inscrivent la violence comme un devoir sacré au cœur du croyant ». Des propos carrément « rejetés » par les milieux de l’Islam modéré. Et diversement appréciés au sein même de la communauté éducative où les prises de position, réputées « combatives » de Robert Redeker ont souvent été discutées.

CLANDESTINITÉ

Mais au-delà d’une simple polémique, c’est une avalanche d’insultes et d’injures qu’a dû affronter le prof de philo. Pire encore, des menaces de mort ont été proférées sur son répondeur et dans son courrier électronique. Si violentes et précises que, dans la foulée de son dépôt de plainte à la gendarmerie, la section antiterroriste du parquet de Paris, dirigée par le juge Bruguière, a pris l’affaire en main. Et immédiatement confié la protection du prof à la DST (Défense et sécurité du territoire). Depuis ce jour, la vie de Robert Redeker a basculé dans une véritable clandestinité forcée : mis en lieu sûr « quelque part en France », tenu au secret avec sa famille, il a dû abandonner son domicile et son enseignement.

À la Poste on trie son courrier et au lycée, où son remplaçant est attendu aujourd’hui, on s’efforce de rappeler « les principes de laïcité et de neutralité de l’établissement », afin de tenir la communauté scolaire (et les élèves en particulier) à l’écart de cette sinistre affaire.

J.-J. R.

« C’est dur de devoir tout à coup me cacher »

De l’endroit où il est tenu au secret, Robert Redeker a accepté de répondre à nos questions.

Comment vivez-vous votre isolement ?

C’est dur de devoir tout à coup me cacher, quitter ma maison, mes amis, mon métier, mes élèves. Mais il me faut tenir.

Que ressentez-vous face à ces graves menaces ?

De l’angoisse dans un premier temps car ces menaces sont précises et visent ma vie. De la tristesse, ensuite, car ce qui m’est fait correspond tout à fait à ce que je dénonce dans mes écrits : l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique de l’Islam.

Vous regrettez d’avoir écrit ce texte ?

Pas du tout. J’agis ici strictement dans le cadre de notre légalité républicaine. Je ne fais qu’exercer un droit constitutionnel, celui qui nous garantit la liberté d’expression.

Vos adversaires ne le reconnaissent pas ?

Non seulement ils ne le reconnaissent pas mais les forces obscurantistes auxquelles je suis confronté, veulent le détruire. Et lui substituer la notion inacceptable de délit d’opinion. J’ai l’impression d’être engagé malgré moi dans un combat du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Celui qui consistait à s’opposer à l’intolérance religieuse.

Un combat qu’on croyait gagné ? Oui, mais ce qui est plus grave encore, c’est que ces forces qui nous font aujourd’hui du chantage au terrorisme pour que nos traditions de liberté soient abolies, viennent de l’extérieur. De ce point de vue, les menaces qui sont exprimées, constituent une atteinte à notre souveraineté nationale.

Si vous aviez à leur parler, que diriez-vous à ces gens ?

Que la démocratie, issue de notre histoire, est fondamentalement basée sur le débat contradictoire.

Avez-vous le sentiment d’avoir été trop loin dans vos écrits ?

Nullement. Mon propos est adossé à des thèses officiellement reconnues. Je cite en particulier Maxime Rodinson et les vérités qu’il a énoncé dans l’Encyclopedia Universalis. Des paroles aussi importantes que taboues en France, mais en aucune manière excessives. Par ailleurs, je voudrais faire remarquer que pour le christianisme, on est allé beaucoup plus loin. En France notamment, et depuis des décennies. Souvenez-vous des couvertures d’Hara-Kiri sur Dieu ou sur Jésus. Au fond, depuis Voltaire, il n’y a plus de délit d’irrévérence en matière de religion. On ne va pas tout de même abolir tout cela.

Vous avez été contraint de quitter vos élèves. Avez-vous un message à leur délivrer ?

Je voudrais leur demander de bien prendre garde, toujours, à conserver et à défendre leur liberté de penser et de s’exprimer. Il leur faut être vigilants.

Recueilli par Jean-Jacques Rouch
REPORTAGE. HIER, À SAINT-ORENS, AVEC SES ÉLÈVES.
Au lycée, un prof atypique

Nul doute que Pierre Donnadieu, le nouveau proviseur du lycée Pierre-Paul-Riquet de Saint-Orens, aurait préféré une rentrée plus calme. Depuis quelques jours élèves et parents d’élèves ne parlent que de l’« affaire Redeker », et ses proches sont choqués. « Ça nous préoccupe forcément, explique Françoise cette maman qui attend son fils et sa fille sur le parking. On est un peu inquiet. C’est triste d’en arriver là. La France est un pays où on devrait pouvoir s’exprimer librement ; même si là, Robert Redeker a peut-être eu tort d’impliquer le lycée… »

Son point de vue rejoint l’avis général. « C’est un lycée calme habituellement, fait remarquer Mathieu élève de seconde. Mais là, le prof a un peu abusé. Il y a été fort ».

Chez les élèves de Terminale, qui ont en cours Robert Redeker, la force du propos ne surprend pas. « Il est comme ça en cours, raconte Camille, élève de Terminale littéraire. Il aime créer le débat ». « Quitte à être un peu trop violent dans ses propos, rajoute Eugénie, une de ses anciennes élèves. L’an dernier, ça s’était mal passé entre lui et notre classe. Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi cultivé, mais il était mauvais pédagogue. Il ne se rendait pas compte qu’il s’adressait à des néophytes ; il disait même qu’on ne méritait pas d’assister à ses cours », se souvient la jeune fille aujourd’hui en 1re année de fac. L’affaire choque, donc, mais ne surprend pas, tant le côté polémiste de Robert Redeker était connu.

Sébastien Marcelle
«La plume, pas la menace»

Abdallah Zekri, président de la Fédération régionale sud-ouest de la grande Mosquée de Paris, chargé de mission auprès du président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur, réagit à cette polémique et aux menaces dont Robert Redeker est la cible : « Je suis contre toute forme de violence. Je suis pour la liberté d’expression et le respect des religions. Mais il y a des symboles à ne pas toucher. Et je pense que le non-respect est tout aussi condamnable. Ce professeur et ceux qui le menacent enveniment un climat déjà tendu (croix gammées sur des mosquées à Carcassonne et à Quimper). Ce n’est pas le moment d’aggraver ces tensions. Je condamne tout autant les propos de ce monsieur que l’attitude de ceux qui veulent jouer les justiciers. Je ne les considère pas, d’ailleurs, comme des musulmans. Soyons clairs : ce n’est pas l’islam, qui est violent, mais ceux qui au nom de l’islam, pratiquent la violence ».

Et, revenant au contentieux entre le philosophe et les islamistes, Abdallah Zekri ajoute : « Si ce monsieur (Redeker), a envie d’aboyer avec les loups, qu’il aboie ! Mais les menaces de mort contre lui sont inacceptables. C’est uniquement par la plume qu’il faut le combattre ».

P.E.
REPÈRES
Une longue liste de fatwas ou de menaces contre des intellectuels

Assassinats, menaces de morts, enfermements, censures, campagnes d’opinion, la liste des intellectuels et ou artistes soumis à la vindicte des islamistes est longue, y compris récemment.

1989. Le roman de Salman Rushdie,  »Les Versets sataniques », est déclaré blasphématoire par l’ayatollah Khomeyni qui appelle au meurtre de l’auteur ainsi que tous les éditeurs du roman. La vie de l’écrivain indien connaîtra longtemps la traque. Ses traducteurs italien et japonais sont tués.

1993. Un groupe d’islamistes du Bangladesh prononce une fatwa pour blasphème contre Taslima Nasreen qui défend la condition des femmes. Médecin, écrivain, elle continue son combat.

2003. En Iran, la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi emprisonnée est assassinée en raison de ses activités journalistiques.

2004. Le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh est assassiné, à Amsterdam, par un islamiste marocain pour avoir réalisé un film dénonçant la soumission des femmes dans l’Islam.

2005. Le 30 septembre 2005, le quotidien conservateur danois  »Jyllands-Posten » publie douze caricatures du Prophète Mohammed. S’ensuivent un peu partout dans le monde des demandes d’excuses, menaces de mort, boycottages, manifestations et des émeutes.

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English translation of Redeker’s controversial comments:

What should the free world do while facing Islamist intimidation?

The reactions caused by Benedict XVI’s analysis of Islam and violence highlight the underhanded maneuver carried out by Islam to stifle what the West values more than anything, and which does not exist in any Moslem country: freedom of thought and expression.

Islam tries to impose its rules on Europe : opening of public swimming pools at certain hours reserved exclusively for women, ban on caricaturing this religion, demands for special diets for Muslim children in school cafeterias, struggle to impose the veil at school, accusations of Islamophobia against free spirits.

How can one explain the ban on the wearing thongs on Paris-Beaches* this summer? The reasoning put forth was bizarre: women wering thongs would risk “disturbing the peace”. Did this mean that bands of frustrated youths would become violent while being offended by displays of beauty? Or were the authorities scared of Islamist demonstrations by virtue squads near Paris-Beaches?

However, the authorization of the veil on the street is more disturbing to public peace than wearing a thong, because it invites complaints against the upholding the oppression of women .This ban represents an Islamization of sensibilities in France, a more or less conscious submission to the diktats of Islam. At the very least it is the result of the insidious Muslim pressure on the minds: even those who protested the introduction of a “Jean Paul II Square” in Paris would not be opposed to the construction of mosques. Islam is trying to force Europe to yield to its vision of humanity.

As in the past with Communism, the West finds itself under ideological watch. Islam presents itself, like defunct Communism, as an alternative to the Western world. In the way of Communism before it, Islam, to conquer spirits, plays on a sensitive string. It prides itself on a legitimacy which troubles Western conscience, which is attentive to others: it claims to be the voice of the oppressed of the planet. Yesterday, the voice of the poor supposedly came from Moscow, today it originates in Mecca! Again, today, western intellectuals incarnate the eye of the Koran, as they have incarnated the eye of Moscow. They now excommunicate people because of Islamophobia, as they did before because of anti-communism.

This opening to others, specific to the West, is a secularization of Christianity that can be summarized thus:the other person must come before myself. The Westerner, heir to Christianity, is the that exposes his soul bare. He runs the risk of being seen as weak. With the same ardor as Communism, Islam treats generosity, broadmindedness, tolerance, gentleness, freedom of women and of manners, democratic values, as marks of decadence. They are weaknesses that it seeks to exploit, by means of useful idiots, self-rigtheous consciences drowning in nice feelings, in order to impose the Koranic order on the Western world itself.

The Koran is a book of unparalleled violence. Maxime Rodinson states, in Encyclopedia Universalis, some truths that in France are as significant as they are taboo. On one hand: “Mohammed revealed in Medina unsuspected qualities as political leader and military chief (…) He resorted to private war, by then a prevalent custom in Arabia (….) Mohammed soon sent small groups of partisans to attack the Meccan caravans, thus punishing his unbelieving compatriots and simultaneously acquiring the booty of a wealthy man.”

There is more: “Mohammed profited from this success by eradicating the Jewish tribe which resided in Medina, the Quarayza, whom he accused of suspect behaviour.” And: “After the death of Khadija, he married a widow, a good housewife, called Sawda, and in addition to the little Aisha, barely ten years old. His erotic predilections, held in check for a long time, led him to ten simultaneous marriages .”

A merciless war chief, plunderer, slaughterer of Jews and a polygamist, such is the man revealed through the Koran.

Of , the Catholic church is not above reproach. Its history is strewn with dark pages, for which it has officially repentaed. The Inquisition, the hounding of witches, the execution of the philosophers Giordano Bruno and Vanini, those wrong-thinking Epicureans, in the 18th century the execution of the knight of La Barre for impiety, do not plead in the church’s favor. But what differentiates Christianity from Islam is obvious: it is always possible to go back to true evangelical values, the peaceful character of Jesus as opposed to the deviations of the Church.

None of the faults of the Church have their roots in the Gospel. Jesus is non-violent. Going back to Jesus is akin to forswear the excesses of the Church. Going back to Mahomet, to the conbtrary, reinforces hate and violence. Jesus is a master of love, Mahomet is a master of hatred.

The stoning of Satan, each year in Mecca, is not only an obsolete superstition. It not only sets the stage for a hysterical crowd flirting with barbarity. Its importis anthropological. Here is a rite, which each Muslim is invited to submit to, that emphasizes violence as a sacred duty in the very heart of the believer.

This stoning, accompanied each year by the acciedental trampling to death of some of the believers, sometimes up to several hundreds, is a rite that feeds archaic violence.

Instead of getting rid of this archaic violence, and thus imitating Judaism and Christianity (Judaism starts when it abandons human sacrifice, and enters civilization; Christianity transforms sacrifice through the Eucharist), Islam builds a nest for this violence, where it will incubate. Whereas Judaism and Christianity are religions whose rites spurn violence, by delegitimizing it, Islam is a religion that exalts violence and hatred in its everyday rites and sacred book.

Hatred and violence dwell in the book with which every Muslim is brought up, the Koran. As in the Cold War, where violence and intimidation were the methods used by an ideology hell bent on hegemony, so today Islam tries to put its leaden mantel all over the world. Benedict XVI’s cruel experience is testimony to this. Nowadays, the West has to be called the “free world” in comparison to the Muslim world; likewise, the enemies of the “free world”, the zealous bureaucrats of the Koran’s vision, swarm in the very center of the Free World.

Voir par ailleurs:

Guy Béart: « Ma mère m’a enseigné les rituels juifs que je connais très bien »
Carol Binder
Actualité juive
16/09/2015

Actualité Juive l’avait rencontré en novembre 2010 à l’occasion de la sortie de son nouvel album, «Le meilleur des choses». Après quinze ans d’absence, Guy Béart revenait sur son parcours, ses amitiés et l’éducation juive de sa maman. Une interview à (re)découvrir aujourd’hui pour mieux connaître ce grand artiste décédé mercredi à l’âge de 85 ans.

Actualité Juive : Poète et musicien. Cette présentation vous convient-elle ?

Guy Béart : Je suis auteur-compositeur et chanteur de chansons ! L’on me dit poète…

A.J. : «Pessimiste gai» : cet oxymore vous correspond-il ?

G.B. : J’ai quatre-vingts ans et aujourd’hui, je suis plutôt plein d’espérance et toujours gai. Il faut relire l’Ecclésiaste, l’un de mes livres de chevet. C’est un livre poétique qui nous montre que tout recommence interminablement. La Bible m’a appris l’amour et la foi. Mieux vaut garder l’espérance. Que recommandent les dernières pages de l’Ecclésiaste si ce n’est d’aimer la vie ?

A.J. : Vous revenez avec un album très fidèle à votre style : des mélodies que l’on a immédiatement envie de fredonner. Des chansons qui parlent de la vulgarité de la télé-réalité, de l’amour, de la paix, et des plaisirs simples…

G.B. : Aujourd’hui, à la télévision – et c’est ce que montre la chanson «Télé Attila» -, le look est plus fort que les actes. Or, c’est d’abord le verbe oral qui compte. Vient ensuite l’écrit. C’est pourquoi j’ai voulu privilégier le verbe dans mes chansons qui véhiculent des messages transmissibles à tout le monde et que grands et petits peuvent reprendre immédiatement. C’est un don de D’ieu…

A.J. : L’une des chansons rend hommage à Marcel Dadi, le célèbre guitariste disparu tragiquement…

G.B. : Marcel Dadi m’avait été recommandé par Lionel Rocheman. Ce garçon qui n’avait que quatorze ans m’a confondu d’admiration. C’est lui qui, dans la chanson «Amsterdam», attaque avec des pickings. Il venait à mes concerts, sauf le Shabbat. Lorsque j’ai appris que son avion s’était écrasé en plein océan, cela a été un choc. En 1998, j’ai écrit en une nuit la chanson qui, à quelques détails près, est dans l’album. Pour moi, il est toujours vivant.

A.J. : Vous êtes né au Caire. On dit que votre nom d’origine est Béhar…

G.B. : C’est ce qui est indiqué sur Internet mais je n’en sais rien. Ma mère m’a enseigné les rituels juifs que je connais très bien. Moïse, pour moi, représente le devoir. Dans ma Bible est marqué que D’ieu dit plusieurs fois à Adam et Eve : «Croissez et multipliez». Pourquoi, me suis-je demandé, avoir utilisé deux verbes pour dire la même chose alors que la Bible cultive un style très concis ? La vraie phrase est en fait «Croissez en nombre et multipliez en sagesse», ce que m’a confirmé mon ami Raphaël Draï. Or, depuis la Mésopotamie, on a augmenté le nombre, mais on n’a pas augmenté la sagesse. Moi, j’ai peur des foules. Il y a d’ailleurs quelque part dans l’Exode : «Ne suivez pas le nombre». D’où ma chanson «Le premier qui dit la vérité…». Elle parle de «La foule sans tête», manipulée.

A.J. : Vous avez vécu au Liban de 1939 à 1947. Y avez-vous ressenti les effets du nazisme ?

G.B. : Oui, car il y avait des réfugiés du monde entier, y compris des Juifs avec barbe et papillotes. C’était un pays qui recevait et digérait tout le monde !

A.J. : Et qui continue en hébergeant le Hezbollah et en accueillant le président iranien Ahmedinejad…

G.B. : Je suis effrayé par ce qui se passe et beaucoup de mes amis, chrétiens et musulmans, le sont aussi. J’ai écrit, il y a longtemps, que j’étais favorable à la création d’un Etat palestinien. Je disais qu’il valait mieux qu’ils s’emmerdent avec un Etat, des lois et de la paperasserie plutôt que de faire la guerre et de former des enfants à massacrer des Juifs…

A.J. : Quelle part de judéité avez-vous transmise à vos enfants dont la plus célèbre, Emmanuelle ?

G.B. : C’est dans mes chansons, où je pèse chaque mot, que j’exprime au mieux ma vérité. Dans «Messies, Mais si !» en 1973, je dis que l’’islam pense qu’il n’y aura pas de Messie. Le christianisme, qu’il est déjà venu, mais doit revenir. Le judaïsme, qu’il doit venir. Je pense que c’est une incitation à ce que chaque être humain se comporte en messie afin de sauver les autres. À mes enfants, j’ai parlé des rites qui, selon moi, sont ce qu’il y a de plus important. Connaissez-vous l’histoire du rabbin qui arrive dans une communauté ? Il rencontre un Juif et lui demande s’il croit en D’ieu. L’autre lui dit qu’il lui répondra une autre fois. Le lendemain, le rabbin lui pose à nouveau la question et l’homme ré- pond par la négative. «Pourquoi ne m’as-tu pas répondu hier ?» demande le rabbin. «Parce que c’était Shabbat !». J’aimerais terminer sur un Proverbe que j’aime particulièrement : «Ecoute, mon fils, les règles de ton père mais n’oublie pas la Thora de ta mère».