Après Arafat, Saddam, Haniyah et Nasrallah, voilà maintenant le tour du sauvetage… d’Ahmadinejad!
« Le patriotisme », disait Samuel Johnson, « est le refuge des gredins », mais c’est aujourd’hui la France qui semble avoir repris ce rôle, vouée apparemment à jouer à jamais les ultimes voitures-balai de ce que toute la planète peut compter de dictatures ou de mouvements terroristes.
Faut dire que de l’autre côté, comme le rappelle Iran-Resist, les contrats pleuvent: 7 milliards de $ pour Total, 2,5 milliards d’Euros pour la Société Générale. Sans compter, alors que les banques américaines, japonaises ou même suisses commencent à retirer leurs billes, les près de 6 milliards prêtés par BNP-Paribas …
Même si en France même quelques trop rares voix s’élèvent contre ces dérives éhontées de la diplomatie chiraquienne …
Mickey d’Orsay au pays des Mille et Une Nuits
Communiqué de presse
Alternative libérale
4 août 2006
Après les déclarations délirantes de Philippe Douste-Blazy à Beyrouth, prêtant à l’Iran des mollahs un rôle stabilisateur au Proche-Orient, Alternative Libérale dénonce la connivence éhontée du gouvernement français avec une des pires dictatures de la planète.
Faut-il rappeler au Ministre des Affaires Etrangères ce que le régime de Téhéran a apporté en termes de « stabilisation » en soutenant les chiites radicaux au Liban ? Ignore-t-il les appels répétés du président iranien à détruire Israël et combattre les démocraties ? Oublie-t-il les efforts qu’il déploie pour disposer de l’arme nucléaire et de missiles stratégiques à longue portée ?
Le ministre ne sait peut-être pas la chape de plomb obscurantiste qui pèse sur la population iranienne : liberté d’expression inexistante, arrestations et exécutions arbitraires, harcèlement des femmes et des homosexuels, application de la peine de mort aux affaires de mœurs, liquidation des intellectuels et des dissidents. Ignore-t-il que des millions d’Iraniens ont fui leur pays pour vivre en exil dans le monde libre ?
Faut-il lui remémorer aussi les attaques du Hezbollah contre les forces françaises au Liban, la prise d’otage de nos journalistes et diplomates dans les années 80 ou encore les attentats aveugles perpétrés à cette époque à Paris par les nervis de Téhéran ?
Les intérêts économiques des grandes entreprises comme Renault, qui vient d’intensifier sa production en Iran, ou Total, qui gagne de juteux marchés sur les champs pétroliers délaissés par l’embargo américain, ne peuvent justifier que la diplomatie française joue le jeu d’un des régimes les plus liberticides de la planète, salissant ainsi l’honneur de notre pays et détruisant ce qui reste de l’image de la France dans le monde libre.
A l’instar du porte-parole de la diplomatie chiraquienne, Alternative Libérale sait que l’Iran est un grand pays et que la civilisation perse est une des plus brillantes de l’histoire de l’humanité. Mais, contrairement au Ministre, nous savons également que seul l’avènement d’une véritable démocratie libérale, réclamée par la jeunesse iranienne qui défie le régime au quotidien et boycotte ses pseudo-élections, fera de l’Iran une source de stabilité pour la région.
Laissez les peuples décider: les démocraties ne se font pas la guerre !
L’Iran suspendrait l’enrichissement : décodages
Iran-Resist
22.09.2006
L’Iran est « prêt à négocier une suspension de ses activités d’enrichissement d’uranium s’il obtient des conditions équitables [1] lors de pourparlers avec les grandes puissances », a déclaré à New York le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Selon les agences de presse, il s’agit de la déclaration la plus explicite d’un dirigeant iranien quant au fait que Téhéran envisage sérieusement de se conformer à la condition clé qui lui a été posée pour engager des pourparlers sur une coopération élargie avec les pays occidentaux et pourtant ! Cette interprétation est plutôt optimiste et très loin de la réalité car à chaque fois que le régime des mollahs est pris au piège, il accepte de « coopérer » avant de remettre en cause son accord même partiel. Nous vous renvoyons à la liste chronologique de la crise nucléaire que nous avons établie sur ce site et vous pouvez constater que d’une manière générale les mollahs amplifient la crise et quand approche une réunion du Conseil de Sécurité ou à la veille d’une résolution, ils ont tendance à accepter l’exigence du moment.
Dans ce cas précis, c’est un peu plus complexe. Nous avons tous été témoins d’un ramollissement de la position européene et surtout française quant à la nécessité des sanctions, d’une condition préalable ou de date butoir. Cet adoucissement des Européens encore plus laxistes que d’ordinaire est le résultat d’un démarchage façon porte à porte du négociateur nucléaire iranien, Ali Larijani en Europe. Ce dernier s’est rendu succéssivement en Espagne et en Italie pour rencontrer Zapatero et Prodi avant de rencontrer Javier Solana à une date proche du 11 septembre, afin de ménager un effet de surprise à l’annonce d’une décision de suspension sous certaines conditions.
Selon nos sources, Larijani est arrivé à Madrid et à Rome avec les bras chargés de bons cadeaux commerciaux pour acheter l’amitié de ces deux pays. Dans la foulée, un certain Mojtaba Hashemi-Samareh, a été dépêché à Paris le 12 septembre pour recnontrer le président Jacques Chirac. Nous vous avions déclaré dans un récent article sur le discours onusien de Chirac, que l’émissaire d’Ahmadinejad avait offert à la France un contrat d’un montant 7 milliards de $ sur un champ pétrolier et l’info a été confirmée par i-télé « international ».
Selon une autre rumeur confirmée par trois sources différentes, Hashemi-Samareh qui accompagne désormais Ahmadienjad dans ses déplacements et qui était assis à sa droite lors de sa conférence de presse à NY, a également octroyé un contrat de 2,5 milliards d’Euros à la Banque Société Générale. La France s’engage lourdement avec les mollahs et ce alors même que les banques Américaines et Japonaises s’acheminent vers un boycott des banques iranniennes. Par ailleurs, BNP-Paribas a déjà prêté 5,9 milliards de $ à l’Iran, somme que le régime des mollahs est dans l’incapacité de rembourser. Les contrats octroyés par les mollahs à la France sont certes à des prix défiant la concurrence mais transforment la France en donnateur officiel d’un état terroriste et insolvable. La contrepartie de ces cadeaux empoisonnés a été l’incroyable discours de Chirac.
Le discours de Chirac a initié une nouvelle phase de négociations et les mollahs obtiennent après toutes ses dépenses ruineuses pour le peuple iranien un délai supplémentaire de 3 à 4 semaines. Cependant, afin de crédibiliser cet ultime délai, et l’effort diplomatique Européen, il est nécessaire que les Etats Européens obtiennent quelques succès.
L’acceptation au conditionnel de la suspension est à replacer dans ce contexte car sans cet apparent fléchissement des mollahs, le plan proposé par Chirac et ses conseillers tomberaient à l’eau et de son côté le président français a besoin d’un succès médiatique international pour se placer dans la course présidentielle. Sans ces succès, Chirac deviendrait inutile à l’Iran. Pour l’heure les mollahs font un effort pour donner une chance à ce plan et utiliseront pleinement ce mois de délai supplémentaire pour amplifier la crise : le perdant sera Chirac et la gagnante sera la crise.
Le régime des mollahs a un objectif : obtenir un accord global (Iran+Hezbollah+Syrie) avec les Etats-Unis, et il a l’option de rester l’allié des Russes. Dans les deux cas, ce régime doit surfer sur la crise et ne peut en aucun cas être l’allié de la France. Qui s’y frotte s’y pique.