Désinformation: Retour sur une captation d’héritage (Jesus as the first Palestinian martyr)

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Suite à notre note sur le dessin immonde de Sergueï dans Le Monde de la semaine dernière, il nous faut revenir sur le fait, largement ignoré par nos journaleux, que « l’ignorance partagée » (et en matière de religion tout particulièrement) qui sert actuellement de culture à nos contemporains, n’est justement… pas partagée par tout le monde!

Et particulièrement, dans les pays musulmans où, disions-nous, ces images restent bel et bien vivantes (notamment par l’enseignement coranique et scolaire, mais aussi par les journaux et les diverses jihad-TV’s – et ce dans leurs pires versions!), d’où pour eux la lecture immédiate de tels dessins mais aussi… pour les ressortissants de ces régions chez nous en Europe!

Et cela est valable tant pour les stéréotypes médiévaux du juif dévoreur ou saigneur d’enfants (eg. la tristement fameuse série de la télé du Hezbollah Al Manar tirée du célèbre faux tsariste dit des « Protocoles des sages de Sion « qui lui avait valu l’interdiction d’émettre en France) que pour l’appropriation des textes et images issus du christinanisme telle que, comme le confirme cet intéressant papier du site Palestinian Media Watch, l’image de la crucifixion*:

* il est nullement question ici bien sûr de nier la dimension résolument universelle du message chrétien mais de pointer seulement la distorsion dont il est l’objet et donc son appropriation perverse.

Jesus the Palestinian In Palestinian Authority ideology
Itamar Marcus and Barbara Crook
July 6, 2006

The cartoon in today’s Al Quds depicts a Palestinian and an Iraqi being
crucified on the same cross. This expresses a common Palestinian motif,
found in both text and cartoons, that depicts Palestinians as Jesus,
and Jesus as a Palestinian. [See below for more cartoons of Palestinians on cross like Jesus.]

“Brother from Iraq, Relative from Palestine”

[Al Quds July 6, 2006]

– Palestinian historical revisionism

Historical revision is a backbone of Palestinian political and academic behavior, as the leaders attempt to create a separate « Palestinian Arab » history and identity for themselves, distinct from the general Arab and Islamic history. « Palestinian » Arabs are a very recent creation, and did not exist before the advent of PLO terror in 1965. Note, for example, that under UN resolution 194 in 1948, refugees were
not called « Palestinian Refugees, » relating to a national identity, but were called « Palestine Refugees, » referring to geography – from where they came.

– Jesus was Palestinian, the Palestinians are Jesus

One aspect of this attempt to create a Palestinian history is to present Jesus, who according to Christian scriptures was a Jew (Judean) living in the land of Judea-Israel, as a Palestinian. (In fact the name was changed to Palestine 136 years after Jesus’ s death as part of Rome’s plan to cut the Jews’ ties to their Land of Israel.)

Jesus has even been presented by Palestinians as the « the first Palestinian Shahid – Martyr for Allah, » [Al-Hayat Al-Jadida, January 17, 2005] applying to Jesus Islamic theology that evolved centuries later. On a culture program on Palestinian TV, a Palestinian artist depicted Israeli soldiers arresting Jesus, and explains that Jesus symbolizes the Palestinians.

The following are some of these examples identifying Jesus as a Palestinian:

1 “We must not forget that (Jesus) Messiah, may peace be upon him, is Palestinian, the son the Mary the Palestinian, who is sanctified by hundreds of millions of believers in this world.” [Al-Hayat Al-Jadida, November 18, 2005]

2 « It was quite natural that the Palestinians rose to save their sanctuaries [in Nazareth] without anyone thinking there is a difference between a Christian and a Muslim… since in the Palestinian situation, the lord Messiah [Jesus] and his mother [Mary] are both Galileans and Palestinians … » [Al-Hayat Al-Jadida, March 9, 2006]

3 “The Palestinian Galilee village of Kfar Kana takes pride in the fact that in [the village] the Palestinian Messiah succeeded to turn water into wine.” [Al-Hayat Al-Jadida, December 14, 2004]

– Jesus is likewise defined as a Shahid (Martyr for Allah):

4 “…And a child from the De’haisha refugeecamp will shout: “Yes, we have won, just as the prophets and [Jesus’] Apostles won,” and the shahids will cry, ‘We shook the palm trees alongside Lady Earth and thelady of the people, the Virgin Mary, and with her son the first Palestinian Shahid.” [Al-Hayat Al-Jadida, January 17, 2005]

– The flip side of turning Jesus into the Palestinians is the turning of Palestinians into Jesus.

5 “Muhammad [Al Dura, child who was killed by undetermined gunfire] … a tiny sleeping Jesus…” [Al-Quds, May 25, 2001]

6 During a culture program, a Palestinian artist depicts Israelisoldiers arresting Jesus, and explains that Jesus symbolizes the Palestinians.

Artist:
« Our struggle today against the other side is an eternal one. It can be said that it started 2,000 years ago and continues until today. I demonstrate this through the figure of Jesus… The Israeli soldiers are wearing army uniforms while Jesus has nothing except for the truth. When they searched him at the entrance of Jerusalem, they found a stone, a piece of bread and fish and he was cuffed. This is the Palestinian from the beginning of the struggle until the end. »
[PA TV, July 21, 2000]

– Misappropriating

Jesus into Palestinian Islamic tradition allows the image of the Crucifixion to become a Palestinian symbol, which they then use to portray themselves and other Muslims as victims of Israel.

The following are additional examples of this visual motif:

1. Palestine is Jesus

2. Israeli and U.S. shells targeting Palestinians representedby the cross

3. Another attempt at defining Palestinians as the modern day Jesus. Palestinians killed by Israel is called « repeating history » of Crucifixion.

Voir aussi l’incoutournable Bat Ye’or:

L’ANTISIONISME, SOURCE D’ANTISEMITISME

Je prendrai deux exemples:

1) Le nationalisme arabe, qui fit des Chrétiens le fer de lance du jihâd contre Israël, fut l’instrument idéologique, politique, culturel, d’anéantissement du christianisme d’Orient et fit exploser le Liban. Ici, je voudrais mentionner la propagande des Eglises irakiennes, syriennes et arabo-palestiniennes. Otages du monde arabo-musulman, elles sont utilisées par les Etats arabes pour propager en Occident l’antisémitisme et l’antisionisme. Prétendant avoir toujours bien vécu dans le monde musulman, elles attribuent la détérioration de leurs relations avec l’islam à la création de l’Etat hébreu, accusé de provoquer le radicalisme islamique.

Accusations démenties par l’histoire, car la destruction du christianisme oriental et les nombreux massacres qui ponctuèrent ce processus, précédèrent de plusieurs siècles le rétablissement de l’Etat hébreu.

2) L’antisionisme occidental, conséquence de l’arabophilie, constitue aujourd’hui l’une des sources majeures de l’antisémitisme. Or, la délégitimation d’Israël implique celle de l’Occident, car la haine anti-occidentale et la haine contre Israël s’enracinent dans le même dogme, la même législation, la même histoire. Et cette association s’inscrit dans treize siècles de dhimmitude.

Sur le plan idéologique, l’antisionisme est une menace contre l’Occident lui-même, contre les valeurs qu’il s’efforce de promouvoir dans la Charte des Nations-Unies et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Je soulignerai que la dhimmitude prétend apporter un message de paix et de réconciliation.

1) Paix entre les Eglises et les peuples, car la dhimmitude fut la conséquence de leurs haines réciproques et de leur aveuglement.

2) Paix entre les Peuples de la Bible. Or, aujourd’hui, les forces antisionistes cherchent à développer la haine antisémite et anti-israélienne en Occident. On ne voit pas pourquoi seuls les Juifs seraient privés de souveraineté nationale dans leur pays. Quiconque est anti-israélien est ipso facto anti-chrétien. Et certains Chrétiens orientaux, émissaires, en Europe, du jihâd anti-israélien, en occultant leur propre histoire de dhimmi, ne font que creuser leur tombe et celle de l’Europe.

Car les destins des deux Peuples du Livre sont unis et inséparables. Quand Israël se bat contre les valeurs du jihâd et de dhimmitude, il mène aussi le combat du Chrétien. L’un ne se sauvera pas sans l’autre. Et si les deux se combattent mutuellement, tous deux risquent de périr. Soyons aussi attentifs aux forces qui cherchent à semer la haine entre l’Occident et Israël pour les utiliser l’un contre l’autre. Chrétiens et Juifs doivent comprendre que leurs intérêts sont communs. Qu’ils le veuillent ou non, c’est le chemin déterminé par l’histoire depuis treize siècles et dont le but, tel qu’il m’apparaît, est la réconciliation des trois religions monothéistes.

Aujourd’hui, si nous voulons établir des relations de coexistence pacifique entre Juifs, Chrétiens et Musulmans, il est essentiel, tout d’abord, d’annuler le principe de l’impureté de l’infidèle, encore en vigueur, aujourd’hui, comme le prouvent l’interdiction, pour les non-Musulmans, de visiter la Mecque et Médine, et, en Arabie, les restrictions imposées au culte des habitants chrétiens.

Il serait aussi légitime de demander aux peuples musulmans de reconnaître les souffrances incalculables qu’ils ont infligées aux populations indigènes, chrétiennes et juives, soumises à la dhimmitude. Histoire occultée, car les peuples dhimmis n’ont pas droit à la parole ni à leur histoire.
Or, cette histoire doit être reconnue, car une non-reconnaissance impliquerait la nature inférieure des dhimmis chrétiens et juifs, le déni de leurs droits et sentiments humains. Leur déshumanisation justifierait la législation discriminatoire et avilissante de la dhimmitude et conforterait l’idéologie qui divise le monde en deux catégories d’humanité : une humanité supérieure, les Musulmans, et l’autre, les non-Musulmans, voués à l’avilissement. La modification des mentalités et des préjugés du passé exige la reconnaissance des droits égaux et inaliénables des êtres humains et la satisfaction de la demande que les dhimmis soient rétroactivement reconnus dans leur dignité humaine.

Le poids historique du passé doit être assumé, comme ce fut le cas pour l’Allemagne, les Croisades, l’Inquisition, l’esclavage des Noirs d’Afrique et la colonisation. Si nous croyons à l’égalité et à l’identité des êtres humains, nous ne pouvons tolérer que les victimes de la dhimmitude soient seules flétries par le mépris de l’oubli.

4 commentaires pour Désinformation: Retour sur une captation d’héritage (Jesus as the first Palestinian martyr)

  1. […] « nationalité » palestinienne aux personnages bibliques,  Jésus « premier résistant palestinien qui voulait chasser l’occupant « , […]

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  2. Transaction system: The machine that implements the mechanics of the digital transactions.

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  3. jcdurbant dit :

    « Au nom de quoi le président Mahmoud Abbas peut-il affirmer que Jésus était un Palestinien ? La Bible dit que Jésus est né juif et a vécu juif. Jésus a été élevé dans une famille juive pratiquante et il a toujours affirmé l’autorité de la Torah. Il pratiquait le chabat, les fêtes juives et a même enseigné la Torah au Temple de Jérusalem.

    Père Gabriel Naddaf

    https://goo.gl/g8npZN

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  4. Masha’Allah thankѕ fߋr sharing tɦe knowledge

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