Avec Sergueï, Le Monde bascule à son tour… dans l’immonde!

Sharonbabies_1Img_1903_4Anti-Semitism is taking a trait or an action that is widespread, if not universal, and blaming only the Jews for it. Alan Dershowitz

On était un peu habitué avec les unes de Plantu systématiquement anti-américaines et anti-israéliennes …

Mais là, comme le rappelle Eléazar, Le Monde a sorti la grosse artillerie (en page 2, certes) avec ce dernier dessin de Sergueï qui réactive les pires clichés de l’antisémitisme médiéval.

Au point d’ailleurs qu’un communiqué de l’association l’In-nocence le qualifie d’ « un des plus ouvertement antisémites qu’ait publiés depuis l’Occupation la presse française non-spécialisée ».

Naturellement, comme avec la controverse il y a trois ans sur le Sharon dévoreur d’enfants du journal britannique the Independent (élu, excusez du peu… meilleur dessin politique de l’année !), les beaux esprits auront beau jeu de nier que de telles associations d’idées aient pu même effleurer l’imagination du dessinateur.

Et il n’est probablement pas faux qu’avec « l’ignorance partagée » (et en matière de religion tout particulièrement) qui sert actuellement de culture à nos contemporains (contrairement à d’autres régions du monde et notamment… le monde musulman*!), de telles « subtilités » échappent à bon nombre d’entre eux (journalistes et dessinateurs compris).

Mais c’est justement la force de ces images d’un autre âge que les stéréotypes qu’elles charrient continuent à fonctionner en quelque sorte subliminalement – avec (sans parler de la botte nazie) l’aide , certes un peu appuyée ici (« mémoire », « sacrifice »)… du titre !

Reste, au simple premier degré, ce silence délibéré sur les responsabilités du Hezbollah qui ressemble étrangement à… la fameuse définition de Dershovitz: “prendre un trait ou une action répandus, quand ce n’est pas universels, et en faire le reproche aux seuls juifs”.

_____________

* Ce que dans leur crasse ignorance nos journaleux se refusent à voir, à savoir que ces images restent bel et bien vivantes (notamment par l’enseignement coranique et scolaire, mais aussi par les journaux et les diverses jihad-TV’s – et ce dans leurs pires versions!) dans la culture des pays musulmans, d’où pour eux la lecture immédiate de tels dessins mais aussi… pour les ressortissants de ces régions chez nous en Europe!

L’immonde
Eléazar

“Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours. Et un petit illustrateur vaut mieux qu’un éditorialiste et de solides arguments. Donc Le Monde, page 2, dans son édition du 26 Juillet, avec l’immonde dessin de Sergueï qui réactive et s’appuie sur le schéma le plus primaire, le plus insidieux et le plus brutal de l’antisémitisme : PEUPLE JUIF = PEUPLE DEICIDE. Schéma qui a soulevé pendant des siècles la haine fiévreuse et meurtrière des juifs ; schéma que l’Église Catholique a pourtant renvoyé à son inanité. Sergueï n’hésite pas à servir tout chaud ce cliché pour faire office de commentaire à ce qui se passe au Liban et expliciter la nature de l’intervention israélienne.

Une botte militaire toute dégoulinante de sang et dont les lacets dessinent l’étoile de David, se prépare à écraser dans une mare de sang un crucifié dont la croix est le cèdre du Liban avec deux acolytes de part et d’autre pour combler cette nouvelle image d’une nouvelle crucifixion !

Encore une fois les équations antisémites tournent à plein régime : Israël = les juifs = les assassins historiques et recommencés d’une pure victime innocente qu’ils crucifient.

Qui ne voit dans ce schéma une pure et simple incitation à la haine raciale ? Qui ne voit dans cette caricature qu’on passe d’une critique politique (légitime comme celle de Plantu en première page) à une dénonciation théologique /ethnique ? Qui ne retrouverait pas dans ce dessin de Sergueï la bonne odeur du juif coupable du plus grand crime : le Liban c’est le Christ torturé, crucifié et mis
à mort par les juifs. Non pas par les « Israéliens », mais réellement crucifié par les juifs et par
simple duplication de ce qu’ils « ont déjà fait au Christ » ?

Tout ça – au cas ou ça resterait trop subliminal ou trop subtil pour les lecteurs du Monde est appuyé par un titre proprement monumental : MÉMOIRE DU SACRIFICE. N’hésitez pas Monsieur Sergueï, cognez franchement, sortez les massues symboliques et le gourdin des images d’Épinal : le Liban est sacrifié comme le Christ. Et les auteurs de ce sacrifice – dont nous garderons la mémoire – ce
sont encore les Juifs! Et dans ce tête-à-tête entre victime innocente et coupable absolu, nulle
présence (dans le rôle des Romains) du Hezbollah, nulle allusion à la Syrie ou à l’Iran puisque dans la scène du sacrifice un seul coupable diabolique, un seul responsable, le même que des siècles et des siècles de pogroms, d’inquisition et de « concentration » ont tenté d’exterminer après l’avoir stigmatisé : les Juifs.

Dans ces conditions j’accuse Sergueï et le Monde d’incitation à la haine raciale.

Les juifs (et non pas seulement les Israéliens) sont désignés à la vindicte générale puisqu’ils ne parviennent pas à échapper à l’histoire falsifiée qu’on leur a imposé et que ces mêmes juifs (pas seulement les Israéliens) sont pris dans une compulsion de répétition assassine et fatale.

Ainsi le coupable ce n’est pas Israël et ses actions violentes et disproportionnées qui relèvent de la riposte contre un état libanais (mal assuré dans sa légitimité), c’est le Peuple Juif.

Sergueï dessinateur antisémite, simplement et lourdement antisémite -non pas antisioniste- devrait tomber sous le coup de la loi. »

Voir aussi:

Communiqué n° 295, mercredi 26 juillet 2006

Sur un dessin antisémite du journal « Le Monde »

Le parti de l’In-nocence exprime son indignation incrédule face au dessin publié sous le titre « Mémoire du sacrifice » par le dessinateur Serguei dans le journal « Le Monde » daté de ce jour, et dans lequel on voit une figure christique, en croix entre les deux larrons sur le cèdre emblématique du Liban, écrasée par une botte militaire ensanglantée frappée de l’étoile de David.

Le parti de l’In-nocence considère ce dessin, qui attribue explicitement tous les malheurs du Liban à la seule responsabilité d’Israël, et en profite pour ressortir l’imagerie séculaire du Crucifié subissant le martyre infligé par les juifs, comme un des plus ouvertement antisémites qu’ait publiés depuis l’Occupation la presse française non-spécialisée.

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