Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer. Jésus (Matthieu 18: 5-6)
Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Jésus (Matthieu 25: 34-40)
Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu? Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain? Jésus reprit la parole, et dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands? C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même. Luc 10: 25-37
Une civilisation est testée sur la manière dont elle traite ses membres les plus faibles. Pearl Buck
Je crois que le moment décisif en Occident est l’invention de l’hôpital. Les primitifs s’occupent de leurs propres morts. Ce qu’il y a de caractéristique dans l’hôpital c’est bien le fait de s’occuper de tout le monde. C’est l’hôtel-Dieu donc c’est la charité. Et c’est visiblement une invention du Moyen-Age.René Girard
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la « victime inconnue », comme on dirait aujourd’hui le « soldat inconnu ». Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent. René Girard
La solidarité est souvent présentée comme une vertu africaine, tandis que l’individualisme est décrit comme un vice occidental. (…) Mais on commet une lourde erreur à croire que la distension des relations interindividuelles en Occident est synonyme d’absence de solidarité. Toute personne qui y travaille contribue, par ses cotisations sociales, à la prise en charge des exclus et des fragiles de la société (chômeurs, malades, invalides, personnes âgées, etc.). Et chaque salarié est soumis à ce mode de fonctionnement parce que nul n’est à l’abri de l’exclusion ou d’une période de fragilité. Mais, en plus de la solidarité organisée à l’échelle nationale, la promptitude des Occidentaux à venir en aide à d’autres peuples dès qu’une catastrophe survient est révélatrice d’une culture de la solidarité qui n’a rien à envier à l’entraide mutuelle telle qu’elle se pratique dans les pays africains. (…) Le plus impressionnant est que, la plupart du temps, les gens ne se mobilisent pas dans l’espoir secret d’être un jour récompensés par Dieu ; car ils ne croient ni en Dieu ni en diable. S’ils se mobilisent, c’est gratuitement, par simple humanisme. En Afrique, en revanche, l’entraide mutuelle supplée les carences des Etats en matière de protection sociale, tout comme les Occidentaux d’avant la création de la sécurité sociale se montraient plus solidaires les uns des autres pour faire face aux problèmes quotidiens. Plus on continuera d’ignorer cette réalité en Afrique, plus la culture de la parenté-providence ou de l’amitié-providence s’enracinera, empêchant du même coup la libération indispensable des énergies individuelles en vue du développement. (…) Ce qu’on appelle communément «la solidarité africaine» est, au mieux, une entraide mutuelle qui s’exerce essentiellement dans le cadre de liens parentaux ou amicaux. Au pire, c’est une connivence mortifère ayant pour mot d’ordre latent : «Serrons-nous les coudes entre parents et amis pour prospérer au détriment des autres !» C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics dans nombre de pays africains sont incapables de résoudre les problèmes d’intérêt général. Aussitôt parvenus aux responsabilités, ils font l’objet de sollicitations diverses de la part de parents proches ou éloignés, vrais ou supposés. Et, lorsqu’on ne peut rafistoler quelque lien de parenté pour acquérir ou sauvegarder quelque intérêt, on recourt aux réseaux d’amitié de type mafieux. (…) En somme, l’Afrique n’a pas plus le monopole de la solidarité que l’Europe n’a celui de l’individualisme. Brandir la solidarité comme une vertu typiquement africaine dont devraient s’inspirer les autres continents, c’est perdre de vue les causes de l’individualisme présumé des Occidentaux, et c’est chanter les louanges de la léthargie des Etats africains en matière de protection sociale. Denis Dambré
Après avoir été désactivé pendant plus d’une semaine par les bons soins des modérateurs du Monde.fr (pour publication non-autorisée) …
jcdurbant reprend du service sur wordpress.com, où j’espère pouvoir peu à peu remettre toutes mes archives à disposition…
Quant à l’article par qui le scandale est arrivé, voilà à peu près ce qu’il en restait au moment de sa désactivation:
Signe des temps étranges où nous vivons …
Mais peut-être aussi de la grandeur plus ou moins dévoyée d’un Occident qui aurait soudain peur de reconnaitre les valeurs dont il est porteur …
Alors que la moindre tentative occidentale de réguler une immigration depuis longtemps hors de contrôle met dans tous ses émois une Afrique pourtant si jalouse de son indépendance …
Cette sorte d’hommage de la main gauche, dans Libération il y a deux mois, d’un Français d’origine africaine …
A l’Occident et à “ses” valeurs universelles au moment où il est devenu furieusement tendance de les accuser de tous les maux …
Rappelant très justement l’envers souvent oublié de cette « solidarité africaine » dont on nous rebat les oreilles …
Qui expression au départ de la simple nécessité, familiale, clanique ou tribale et donc non-universelle …
Peut cacher en effet, empêchant du coup tout développement national, le pire des exclusivismes …
Mais qui emporté lui-même par l’anti-occidentalisme ambiant…
En vient à oublier que si le coeur n’a bien sûr pas de frontières, ladite solidarité n’est pas tant « aussi » que « d’abord » une vertu occidentale …
Et que c’est bien, comme le rappelle René Girard et quoi qu’en disent ou qu’en sachent les individus concernés …
De notre héritage judéo-chrétien que nous vient cet étrange souci de l’autre qui gagne peu à peu la face du monde …
La solidarité est aussi une vertu occidentale
Denis Dambré
Libération
19 mai 2006
Denis Dambré, franco-burkinabé, principal adjoint d’un collège en Haute-Marne.
La solidarité est souvent présentée comme une vertu africaine, tandis que l’individualisme est décrit comme un vice occidental. Gardons-nous donc de toute méprise ! Si les pays occidentaux passent aujourd’hui pour être des terres d’élection de l’individualisme, c’est avant tout parce qu’ils ont compris, à un moment donné de leur histoire, la nécessité d’organiser la solidarité à l’échelle nationale pour libérer les individus des soucis matériels de leurs parents et de leurs proches afin qu’ils travaillent à leur propre développement et à celui de leur pays.
Ce qu’on appelle l’Etat-providence, c’est la tendance qu’ont les citoyens des pays riches à se tourner vers l’Etat, organisateur de la solidarité, pour réclamer des aides dès qu’ils rencontrent une difficulté. Mais on commet une lourde erreur à croire que la distension des relations interindividuelles en Occident est synonyme d’absence de solidarité. Toute personne qui y travaille contribue, par ses cotisations sociales, à la prise en charge des exclus et des fragiles de la société (chômeurs, malades, invalides, personnes âgées, etc.). Et chaque salarié est soumis à ce mode de fonctionnement parce que nul n’est à l’abri de l’exclusion ou d’une période de fragilité.
Mais, en plus de la solidarité organisée à l’échelle nationale, la promptitude des Occidentaux à venir en aide à d’autres peuples dès qu’une catastrophe survient est révélatrice d’une culture de la solidarité qui n’a rien à envier à l’entraide mutuelle telle qu’elle se pratique dans les pays africains. Les guerres, les famines, les inondations et les tremblements de terre offrent régulièrement l’occasion de prendre la mesure de la solidarité dont ils sont capables. Le plus impressionnant est que, la plupart du temps, les gens ne se mobilisent pas dans l’espoir secret d’être un jour récompensés par Dieu ; car ils ne croient ni en Dieu ni en diable. S’ils se mobilisent, c’est gratuitement, par simple humanisme.
En Afrique, en revanche, l’entraide mutuelle supplée les carences des Etats en matière de protection sociale, tout comme les Occidentaux d’avant la création de la sécurité sociale se montraient plus solidaires les uns des autres pour faire face aux problèmes quotidiens. Plus on continuera d’ignorer cette réalité en Afrique, plus la culture de la parenté-providence ou de l’amitié-providence s’enracinera, empêchant du même coup la libération indispensable des énergies individuelles en vue du développement. Comment des citoyens pourraient-ils, en effet, investir et maîtriser leur compte financier s’ils doivent sans cesse répondre à des sollicitations diverses et aussi urgentes les unes que les autres ? Il est d’ailleurs significatif de constater que ceux qui s’en sortent en Afrique sont généralement critiqués pour leur supposée pingrerie.
Ce qu’on appelle communément «la solidarité africaine» est, au mieux, une entraide mutuelle qui s’exerce essentiellement dans le cadre de liens parentaux ou amicaux. Au pire, c’est une connivence mortifère ayant pour mot d’ordre latent : «Serrons-nous les coudes entre parents et amis pour prospérer au détriment des autres !» C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics dans nombre de pays africains sont incapables de résoudre les problèmes d’intérêt général. Aussitôt parvenus aux responsabilités, ils font l’objet de sollicitations diverses de la part de parents proches ou éloignés, vrais ou supposés. Et, lorsqu’on ne peut rafistoler quelque lien de parenté pour acquérir ou sauvegarder quelque intérêt, on recourt aux réseaux d’amitié de type mafieux. Certes, les réseaux démocraticides existent partout, même dans les pays développés. Mais les pays africains devraient être d’autant plus vertueux que les conséquences de tels agissements sont fatales pour les franges les plus pauvres de leurs populations.
En somme, l’Afrique n’a pas plus le monopole de la solidarité que l’Europe n’a celui de l’individualisme. Brandir la solidarité comme une vertu typiquement africaine dont devraient s’inspirer les autres continents, c’est perdre de vue les causes de l’individualisme présumé des Occidentaux, et c’est chanter les louanges de la léthargie des Etats africains en matière de protection sociale. »
Voir aussi:
FRANCE-AFRIQUE – « Sarkozy au Mali = immigration subie »
Philippe Randrianarimanana
Revue de presse
Courrier international
18 mai 2006
Alors que l’Assemblée nationale française a adopté mercredi 17 mai sa loi controversée sur l’immigration, le ministre de l’Intérieur français est en visite officielle au Mali et au Bénin. Un voyage qui suscite de vives critiques des journaux locaux, qui le considèrent comme « une provocation ».
Le ministre français de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire n’a pas bonne presse au Mali, où il est en visite les 17 et 18 mai 2006, avant de se rendre pour une journée au Bénin. Une mauvaise presse qui s’explique sans doute par la volonté du ministre de réguler et de « choisir » l’immigration, alors que la communauté malienne en France est la première de celles en provenance d’Afrique noire, et que le contingent de candidats maliens à l’émigration vers l’Hexagone est toujours important.
En outre, coïncidence malheureuse ou non, Nicolas Sarkozy effectue ses visites dans les deux anciennes colonies françaises le lendemain du vote de la loi sur l’immigration par les députés français. « Dans ce contexte, une partie de l’opinion malienne perçoit l’arrivée à Bamako du ministre français comme ‘une provocation' », rapporte L’Essor, quotidien gouvernemental malien. « Le mot figure en toutes lettres dans la déclaration publiée par le Collectif des députés élus dans la région de Kayes (CODEKA), qui a dégainé le premier ».
Pour le Collectif de députés maliens, Nicolas Sarkozy n’est pas le bienvenu dans leur pays. Son projet de loi sur l’immigration et l’intégration porte « un coup d’arrêt à une émigration majoritairement composée de personnes peu qualifiées, dont l’apport est vital pour des milliers de familles dans notre pays et notamment dans la région de Kayes », souligne L’Essor. Dans une déclaration commune, le collectif considère que « cette loi, quand elle sera promulguée, ne contribuera pas au ‘rapprochement des peuples français et malien’. Bien au contraire », ajoute le journal. Selon le président du Collectif, Abdoul Ba, la loi « va inévitablement compliquer le sort de nos émigrés, qui est d’ailleurs actuellement peu enviable avec ‘les expulsions en série, les méthodes inhumaines et l’humiliation' ».
Dans les rues de Bamako, capitale du Mali, quelques centaines de personnes ont aussi manifesté le 17 mai contre la venue du ministre français, avec des slogans aussi directs que « Sarkozy raciste » ou « Sarkozy au Mali = immigration subie ». Un important dispositif de sécurité entourait la manifestation, qui n’a pas pu se rendre devant l » »ambassade de France. Un sit-in est prévu devant l’Hôtel de l’Amitié, où Sarkozy doit faire une intervention.
« Colère à Bamako », titre Le Républicain. Parmi les manifestants se trouvaient des membres d’associations, des défenseurs des droits de l’homme et des hommes politiques. « Les grands absents à cette marche ont été les députés de la région de Kayes, qui avaient donné le ton en faisant des déclarations fracassantes les jours précédents », regrette le journal malien.
Si les journaux maliens critiquent « la xénophobie sous-jacente » du texte de loi actuellement au Parlement français, les commentaires se focalisent également sur le concept d' »immigration choisie », celle-là même que veut promouvoir Sarkozy contre une « immigration subie », familiale et légale. L’Essor regrette que « peu de journaux abordent véritablement le problème de la fuite des cerveaux qui se profile derrière le concept d’immigration choisie ». Les députés non plus ne s’attardent guère sur cet aspect de la loi et s’élèvent tout juste contre ‘une politique d’immigration sélective’. »
Pour alimenter un débat qu’il considère comme incontournable, le journal malien ouvre sa tribune à Nicolas Sarkozy, qui exprime les motivations qui animent le gouvernement français, lequel compte sur ses « ambassadeurs chargés d’identifier les meilleurs et les plus performants » et espère « contribuer à former un réseau d’élites francophiles dans le monde ».
Le Républicain de Bamako craint que « la principale victime de cette loi soit le continent africain, et plus spécifiquement notre pays, mis à l’index pour ses flux migratoires vers la France. Le Mali sera sans doute parmi les plus touchés, car l’apport des immigrés dans l’économie malienne est prépondérant, étant donné les milliards [de francs CFA] qu’ils investissent chaque année dans leur pays. »
Pour sa part, l’hebdomadaire burkinabé San Finna se place dans le cadre du débat en France autour de l’esclavage et de la colonisation. Le magazine souligne à cet égard « l’absence de l’Afrique et de ses leaders dans la discussion. Cette absence du continent, tout aussi victime que coupable de l’esclavage et de la loi Sarkozy, est inadmissible. C’est le reflet d’un vide qui signe l’indifférence des élites africaines par rapport à leur devoir de mémoire et par rapport à la condition des Africains, pris en tenaille entre l’insécurité générale, qui pousse à l’émigration, et les nationalismes européens, qui poussent à la fermeture de leurs frontières. »
Au Bénin, qui recevra Nicolas Sarkozy le 19 mai, les réactions sont plus réservées. Fraternité, quotidien de Cotonou, la capitale béninoise, invite le pouvoir à tirer profit de la visite de travail du ministre de l’Intérieur. « Vu les attributs de cet homme charismatique dans le gouvernement français et son image dans la vie politique de son pays, le gouvernement béninois doit saisir cette occasion pour discuter avec lui de certains problèmes qui minent le développement du Bénin. » Face au problème de l’insécurité, Cotonou « doit tout mettre en œuvre pour bénéficier de l’expertise et de l’expérience de la France, afin de renforcer les capacités des forces de l’ordre béninoises. »
L’immigration est l’autre sujet de discussions à aborder avec Sarkozy, assure Fraternité, qui souligne que « le Bénin n’est pas souvent cité parmi les pays de provenance des immigrés clandestins en France », tout en reconnaissant que « bon nombre de Béninois en situation irrégulière vivent dans l’Hexagone ». Fraternité attend des retombées concrètes de la visite de Sarkozy. « Loin de vouloir spéculer sur la loi sur l’immigration choisie, le gouvernement béninois doit plaider pour qu’il y ait plus d’investisseurs français au Bénin. »