Gaza: Ce drapeau du djihad qui trône place de la République et ces Français qui attendent juste que ça passe … (While Paristan burns, will the silent majority finally wake up ?)

28 juillet, 2014
http://rootsisrael.com/wp-content/uploads/2014/07/marianneOK-657x360.jpg
 
http://www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2014/07/DSCN1348.jpg
http://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/2014/07/op-gaza-opinion_0.jpg
Gaza: l’indifférence domine. Sondage Ifop (23 juillet 2014)
Des manifestations suivies d’émeutes fleurissent partout, et nous donnent envie de renommer la ville lumière Paristan. Des commerces juifs, des synagogues, des individus juifs, sont pointés du doigt sur les réseaux sociaux et attaqués par une horde de sauvages qui ne savent même pas mettre Gaza sur une carte. Des gauchistes en mal de combats défient le gouvernement en allant manifester là où des émeutiers brûlent des drapeaux israéliens et exhibent des messages antisémites d’un autre âge, accompagnés de drapeaux du djihad et du hezbollah. Des Français "en ont marre" de cette importation du conflit, mais ne se prononcent pas, et attendent juste que ça passe en évitant certains quartiers les jours de manif. (…) Des gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient à la place d’un militaire israélien de 20 ans face à un gazaoui de 14 ans qui lui tire dessus avec une mitraillette. Ces mêmes gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient si eux et leurs enfants subissaient des bombardements quotidiens, et cerise sur le cheese cake, l’opprobre de la communauté internationale. Ces mêmes gens ne se rendent pas compte que nous aussi, israéliens, avons mal pour les civils tués quotidiennement. Et c’est pourquoi nous sommes fiers de cette armée qui prévient, qui essaye de limiter autant que possible les pertes civiles.  (…) Alors vous savez quoi ? Je crois qu’à un moment, je vais m’en foutre de ce que vous pensez. Du fait que la levée de boucliers a eu lieu quand le gouvernement français a soutenu Israël et a interdit les manifs, mais que personne ne dit rien quand l’état débloque 11 millions pour Gaza, alors que tout le monde sait très bien où va aller cet argent. (…) Nous n’allons pas nous excuser d’être en vie parce que l’état israélien fait tout pour protéger ses civils. Alors non, je ne répondrai plus aux « oui mais à Gaza quand même y’a vachement de morts ». (…) Vous pensez avoir tout compris au conflit israélo palestinien en prenant parti pour le plus faible ? Vous oubliez une chose. Israël n’est pas en conflit contre la Palestine. Mais contre le Hamas. Qui est responsable de la mort de centaines de civils. Le hamas n’est pas plus un mouvement de résistance que Boko Aram. Le hamas ne veut pas deux états, il veut détruire Israël. (…) Alors vous, la « majorité silencieuse » qui a « hâte que cela s’arrête », réveillez-vous. Quant à vous, les manifestants du dimanche (et du samedi aussi), qui vous prenez pour Che Guevara parce que vous brûlez des drapeaux israéliens le visage masqué en criant « Hitler reviens » et parce que vous détruisez le bitume parisien, sachez une chose : personne n’est dupe. Vous n’apportez rien à la cause palestinienne si ce n’est de la désolation. Vous desservez tellement votre cause que plus personne ne vous croit.  Alors oui, peut être que je dormirai mieux si je m’en fous. Si je ne regarde plus ce drapeau du djihad qui trône place de la République un samedi après midi d’été au cours d’une manifestation interdite, et organisée quand même par des partis politiques dont le NPA … Sophie Taieb

A l’heure où, entre les djihadistes du dimanche et l’extrême gauche en mal de combats, Paristan brûle et le drapeau du djihad trône place de la République …

Et où, comme le confirme un sondage Ifop, une majorité silencieuse "attend juste que ça passe en évitant certains quartiers les jours de manif" …

Comment, avec l’excellent blog de Sophie Taieb Roots Israel, ne pas avoir envie de se réveiller et de se prononcer enfin ?

Salut à toi l’anti-sioniste, salut à toi l’antisémite, salut à toi l’anti-moi …

Sophie Taieb

Root Israel

27/07/2014

On a tout essayé.
D’expliquer, de concrétiser, d’imager, d’utiliser toutes les métaphores, paraboles, hyperboles, superbowls possibles… mais il n’y a rien à faire, on ne nous aime pas.
Depuis plus d’un mois, Israël est bombardé à l’aveugle par une organisation terroriste, qui prépare depuis des années un plan machiavélique visant à tuer le plus de civils possibles en passant par des tunnels construits avec l’aide humanitaire et les dons de l’ONU.
Gaza est à la merci de ce même groupe terroriste financé par des citoyens pensant aider les « pauvres enfants palestiniens » et par l’emir du Qatar qui aurait pu s’en tenir au PSG.
Paris est à feu est à sang à cause de barbares décidés à en découdre avec la « LDJ » dont ils ne connaissent rien à part la page wikipedia. Des politiques diffusent des photos de « gens de la LDJ » suivis d’appels au meurtre. Des manifestations suivies d’émeutes fleurissent partout, et nous donnent envie de renommer la ville lumière Paristan.
Des commerces juifs, des synagogues, des individus juifs, sont pointés du doigt sur les réseaux sociaux et attaqués par une horde de sauvages qui ne savent même pas mettre Gaza sur une carte.
Des gauchistes en mal de combats défient le gouvernement en allant manifester là où des émeutiers brûlent des drapeaux israéliens et exhibent des messages antisémites d’un autre âge, accompagnés de drapeaux du djihad et du hezbollah.

Des Français « en ont marre » de cette importation du conflit, mais ne se prononcent pas, et attendent juste que ça passe en évitant certains quartiers les jours de manif.

Des médias se saisissent du conflit et des émeutes inhérentes en laissant leurs internautes s’étriper, glorifier Hitler, et se menacer sur les réseaux sociaux sans aucune modération.

De gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient à la place d’un militaire israélien de 20 ans face à un gazaoui de 14 ans qui lui tire dessus avec une mitraillette. Ces mêmes gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient si eux et leurs enfants subissaient des bombardements quotidiens, et cerise sur le cheese cake, l’opprobre de la communauté internationale. Ces mêmes gens ne se rendent pas compte que nous aussi, israéliens, avons mal pour les civils tués quotidiennement. Et c’est pourquoi nous sommes fiers de cette armée qui prévient, qui essaye de limiter autant que possible les pertes civiles.

JE SUIS TRES ENERVEE ET J’AURAIS PU ECRIRE TOUT CELA EN MAJUSCULES mais les 12 heures de cessez le feu m’ont quelque peu calmée.

Alors vous savez quoi ?
Je crois qu’à un moment, je vais m’en foutre de ce que vous pensez. Du fait que vous n’avez pas l’empathie nécessaire pour vous rendre compte que mes compatriotes, ma famille, mes collègues, mes amis et moi même soyons visés quotidiennement par des bombardements incessants. Du fait que vous n’affirmiez pas haut et fort que ces salopards du hamas méritent d’être tous arrêtés pour ce qu’ils nous font, et pour ce qu’ils font à leurs civils. Du fait que la levée de boucliers a eu lieu quand le gouvernement français a soutenu Israël et a interdit les manifs, mais que personne ne dit rien quand l’état débloque 11 millions pour Gaza, alors que tout le monde sait très bien où va aller cet argent.
Je me rends compte que je deviens israélienne. Vous ne nous aimez pas ? Vous ne comprenez pas que sans cette intervention terrestre nous aurions été massacrés sans discernement à la rentrée ? Vous ne comprenez pas ce que même l’Egypte comprend en prêchant pour l’opération à Gaza ? Vous ne voyez pas que le hamas a le cynisme d’attaquer un hôpital construit par les Israéliens à la bordure de Gaza pour soigner les civils gazaouis ? Qu’il refuse tous les cessez le feu ? Ou alors vous ne vous sentez pas concernés par « les juifs et les arabes » qui « pourraient la mettre en veilleuse » ?
Tant pis pour nous, tant pis pour vous.
Nous n’allons pas nous excuser d’être en vie parce que l’état israélien fait tout pour protéger ses civils. Alors non, je ne répondrai plus aux « oui mais à Gaza quand même y’a vachement de morts ».
Nous n’allons pas arrêter les tirs vers Gaza tant que nous recevrons des roquettes parce que le hamas essaye de nous tuer. Et qu’heureusement, il n’y arrive pas trop (voir point précédent).
Nous n’allons pas vous harceler en vous prédisant une période difficile si les juifs quittent la France, pour Israël ou ailleurs, parce qu’ils en ont tout simplement marre d’être juifs. En France.
Vous pensez avoir tout compris au conflit israélo palestinien en prenant parti pour le plus faible ? Vous oubliez une chose. Israël n’est pas en conflit contre la Palestine. Mais contre le Hamas. Qui est responsable de la mort de centaines de civils. Le hamas n’est pas plus un mouvement de résistance que Boko Aram. Le hamas ne veut pas deux états, il veut détruire Israël. Et mes concitoyens et moi même nous battrons de toutes nos forces pour que cela n’arrive jamais et pour que vous aussi puissiez venir vous la couler douce sous le soleil de Tel Aviv. Alors vous, la « majorité silencieuse » qui a « hâte que cela s’arrête », réveillez-vous. Quant à vous, les manifestants du dimanche (et du samedi aussi), qui vous prenez pour Che Guevara parce que vous brûlez des drapeaux israéliens le visage masqué en criant « Hitler reviens » et parce que vous détruisez le bitume parisien, sachez une chose : personne n’est dupe. Vous n’apportez rien à la cause palestinienne si ce n’est de la désolation. Vous desservez tellement votre cause que plus personne ne vous croit.

Alors oui, peut être que je dormirai mieux si je m’en fous. Si je ne regarde plus ce drapeau du djihad qui trône place de la République un samedi après midi d’été au cours d’une manifestation interdite, et organisée quand même par des partis politiques dont le NPA. Peut être que je dormirai mieux si je ne passe plus de temps à répondre à des adorateurs d’Hitler sur le forum d’itélé. Peut être, ou peut être pas. Mais lundi, je m’y mets.

Voir également:

Les seize commandements de l’Etat islamique en Irak et au Levant
Jean-Pierre PERRIN envoyé spécial en Irak

Libération

23 juin 2014

La charte de l’Etat islamique en Irak et au Levant, distribuée à Mossoul le 13 juin 2014.
Deux jours après leur conquête de Mossoul, en Irak, le groupe jihadiste distribuait une «charte» instituant la terreur.

C’est une charte d’épouvante que l’Etat islamique en Irak et au Levant, Daech comme on l’appelle dans la région qui est son acronyme en arabe, a fait distribuer à Mossoul après la conquête de la ville, le 11 juin. Seize articles terrifiants qui organisent la vie du million et demi d’habitants que compte actuellement la ville.

Dans son article 5, elle promet à ceux qui «détruisent la terre», entendez ceux qui s’opposent à la volonté de Dieu, «l’exécution, la crucifixion, l’amputation des bras ou (et) des jambes, ou l’exil», avant, bien sûr, la géhenne éternelle.

Dans son article 8, elle interdit l’usage de l’alcool, du tabac et des drogues.

L’article 10 interdit désormais toute manifestation publique, sous prétexte qu’elles sont contraires à l’islam.

L’article 13 s’adresse, lui, aux statues auxquelles elle promet la destruction du fait qu’elles étaient adorées avant l’islam. Il se fonde notamment sur la destruction par Mahomet de 360 statues à La Mecque et sur la sourate Al-Maeda : «O les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez.» Ce qui fait craindre que Daech s’attaque au site archéologique de Ninive, l’un des plus beaux du Moyen-Orient.

L’article 14 précise que les femmes devront sortir le visage et le corps complètement couverts par un niqab, à la condition que «le déplacement soit nécessaire», autorisé par le père, le frère ou le mari, et accompagné de l’un d’eux.

Par ailleurs, Daech vient d’imposer le statut de dhimmi (statut humiliant de sujétion et de protection des non-musulmans en terre d’islam) aux chrétiens de Mossoul, ce qui se traduit d’emblée par un impôt spécial de 250 dollars par personne et par mois.

Voir enfin:

Les extrémistes détruisent une autre mosquée historique à Mossoul

La presse

27 juillet 2014

Parmi les bâtiments religieux détruits à Mossoul la semaine dernière figurent la mosquée du prophète Seth et la mosquée du prophète Younès (en photo), considérée comme son lieu de sépulture.

Après avoir fait d’importants gains en Syrie face aux troupes d’Assad, les djihadistes de l’EIIL ont pris l’Irak d’assaut s’emparant d’importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l’Irak et la Syrie. »

Des résidants de Mossoul, dans le nord de l’Irak, ont déclaré dimanche que les extrémistes de l’État islamique avaient détruit une autre mosquée et un mausolée d’une grande valeur historique.
Selon ces résidants, la mosquée et le mausolée du prophète Jarjis ont été bombardés par des islamistes dimanche soir. Depuis une semaine, les extrémistes ont détruit plusieurs monuments religieux hautement vénérés à Mossoul.

Les résidants se sont adressés anonymement à l’Associated Press par crainte de représailles.

L’État islamique, un groupe djihadiste, a lancé une violente offensive à travers le nord et l’ouest de l’Irak à la fin de l’année dernière et a pris le contrôle de Mossoul en juin.

Parmi les bâtiments religieux détruits à Mossoul la semaine dernière figurent la mosquée du prophète Seth et la mosquée du prophète Younès (Jonas), considérée comme son lieu de sépulture.


Gaza: Le Hamas transforme les écoles en de potentielles cibles militaires et met en danger la vie d’enfants innocents (Props to point cameras at: Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props and to sacrifice them on the altar of Jihad)

27 juillet, 2014
http://a57.foxnews.com/global.fncstatic.com/static/managed/img/fn2/feeds/Associated%20Press/2014/07/18/876/493/Mideast%20Palestinians%20Children%20Killed-3.jpg?ve=1&tl=1
https://scontent-b-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-xpa1/v/t1.0-9/994119_690840257662370_8492889479503410946_n.jpg?oh=90435c95514d3c30ee4948bd42a2ca5e&oe=543CA745

Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. René Girard
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Le Secrétaire général est alarmé d’apprendre que des roquettes ont été entreposées dans une école de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Gaza, et que ces armes ont par la suite disparu.  Il fait part de son indignation et de son regret concernant le fait que des armes ont été placées dans une école administrée par l’ONU.  En agissant de la sorte, les personnes responsables transforment les écoles en de potentielles cibles militaires et mettent en danger les vies d’enfants innocents, des employés de l’ONU qui travaillent dans de tels locaux, et de tout autres personnes qui ont recours aux écoles de l’ONU comme abris. Le Secrétaire général note que cet acte contrevient aux termes de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité qui appelle à la prévention du trafic d’armes.  Il exige que les groupes militants responsables cessent immédiatement de conduire ce genre d’actions et soient tenus responsables d’avoir ainsi mis en danger la vie de personnes civiles. (…) Le Secrétaire général appelle toutes les parties exerçant une influence sur les groupes militants à envoyer un message indiquant sans aucune équivoque qu’une telle situation est inacceptable. Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon (23/7/2014)
Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique. Groupe de cinéastes israéliens
 During a police patrol that the author was permitted to accompany in December 2011, nothing was done to impede the use of children in the tunnels, where, much as in Victorian coal mines, they are prized for their nimble bodies. At least 160 children have been killed in the tunnels, according to Hamas officials. Safety controls on imports appear similarly lax, although the TAC insists that a sixteen-man contingent carries out sporadic spot-checks. Nicolas Pelham
Hamas has understood what the ideology of terror has clearly espoused for over a hundred years. When attacking a democracy, the terrorist has to put it in a quandary. The way to do that is to force the democracy to kill civilians. So if you set up your terror-base under a school or a hospital, you’ve got it made in the shade. You launch missiles, for example, against Israel. Now the Israelis have a choice. Either they don’t respond, in which case the terror mounts in the face of ongoing impotence, or they do respond, in which case you’re going to have civilian deaths and dramatic pictures for the West’s nightly news. Basically, the Western media has taught Hamas that it doesn’t matter how downright evil you are. It doesn’t matter if you launch two thousand missiles at civilian targets, including the airport. It doesn’t matter if you use your own children as human shields. You’ll get the coverage you want if CNN, BBC et al. have props to point their cameras at. Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props, and to sacrifice them on the altar of Jihad. By misreporting, our media has encouraged the bad guys to kill their own children, and has dragged Israel into a war it did not want.(…)  while journalists feign concern for Palestinian kids, they are actually creating the environment for their deaths. Simcha Jacobovici
The main argument presented by Israel’s critics can be summarised in a single sentence: Not enough of your children are dying. I refuse to apologise for that, but I urge you to remember that while our children may not be dying, it is not for Hamas’s lack of trying. Since the beginning of the last round of fighting, thousands of rockets have been launched at Israeli cities, armed terrorists have attempted to execute mass attacks in villages by the border and hundreds of mortars have been aimed at kindergartens and schools. The only reason these attempts at mass killing are not making an impression is that Hamas has failed. The Israeli Defence Forces’ land and air operation, along with Iron Dome, the anti-missile defence system developed by Israel, prevented us from gaining the world’s sympathy in return for images of mutilated Jewish children. Given a choice between sympathetic news coverage and the lives of our children, I choose life. Hamas chooses otherwise. Western eyes and ears consider it a dubious choice, but Hamas never hid its position on the matter: it has no problem with Palestinian children dying, so long as it serves its political objectives. I know that sounds cynical, but that’s because it really is. Islamic terror is absolutely cynical, it always was and always will be, and its greatest speciality is taking advantage of every democracy’s main weakness – the fact that we sanctify life. The average Western viewer sees both sides of the conflict on television. One side is dying and the other side insists on continuing with daily life. One can understand them for taking the side of the injured party, and let’s be absolutely clear – to us, the death of any child, Israeli or Palestinian, is a tragedy. On the other hand, that does not release us from answering the question of who is truly to blame for this tragedy? The power of these images is the reason that Hamas intentionally builds its missile factories and bunkers underneath civilian homes, stores its ammunition in schools and kindergartens (including United Nations schools), launches its rockets surrounded by civilian families, despite knowing beyond any doubt that it will lead to innocent casualties. Hamas rests its conscience – if it even has one – by announcing that the dead children are “Shahids” who will make it to heaven. I know it sounds crazy, impossible to understand, but I have no way of helping you with that. I have spent my entire life in the Middle East and I still cannot understand how people can sacrifice their children. It contradicts everything we know of humanity or parenthood and yet it happens. The absurd result is that Israel does much more to protect Palestinian children than Hamas and yet many Europeans and many Britons accuse us of being responsible for their deaths. They ignore the fact that Israel is the only country in the history of wars that calls ahead before we fire. Tens of thousands of Palestinians have received phone calls, text messages and leaflets warning residents to vacate combat zones. Israeli air force sorties were cancelled after the planes were in the air due to reports of civilian presence – all in order to prevent innocent casualties. But Hamas forbade civilians to leave their homes, put them on rocket factory rooftops, forced the children – its own children – to remain in areas that would clearly become harsh door-to-door combat zones. For Hamas, it is a win-win situation: either the attack is cancelled and it can go on launching missiles at Israel or the attack succeeds and it can go on launching images of dead children at media outlets around the world. Yair Lapid (Israeli Minister of Finance and chairman of the Yesh Atid Party)
The absence of Israeli forces in Gaza for nine years let Hamas build tunnel networks to smuggle in military materiel, manufacture and store munitions, deploy forces and infiltrate beneath the border to launch attacks against Israel. It also gave Hamas the freedom to prepare formidable defences, the reason why there have been so many casualties since the Israeli Defence Force (IDF) began its ground offensive a week ago. (…) Like Hamas’s rockets, the V1 “doodlebug” was an explosive missile, intended to kill civilians indiscriminately. At the height of the campaign more than 100 V1s a day were fired at the south coast of England, fewer than the average of 130 Hamas rockets fired at Israel in this conflict. Like Hamas’s rockets, V1s regularly sent terrified British civilians racing to the shelters. And yes, the RAF did bomb the towns that harboured them. In 1943 Bomber Command launched a 600-bomber raid to destroy the assembly shops in Peenemunde and in the first six months of 1944, 2,000 tons of explosives were dropped on launch sites on the French coast. Hamas cannot defend its rocket sites with ack-ack guns and fighter aircraft. Instead it uses human shields, deliberately locating missiles among the civilian population. This tactic is very familiar to our troops fighting the Taliban in Helmand. I had to order raids into densely packed high-rise apartments in Kabul where terrorist cells were using human shields, including babies. The presence of civilians at the V1 sites was not a significant consideration for Britain, which had to stop the rockets at any cost: 732 innocent civilians died in the raid on Peenemunde. In different circumstances the Israelis use the most sophisticated and comprehensive means of avoiding civilian casualties yet employed by any army in the world. Multilayer surveillance systems confirm whether there are civilians in the target area; triple-lock authorisation is required for every strike; phone calls, leaflet drops, radio messages and harmless explosive charges warn civilians to leave. Many missions are aborted if civilians remain in a target zone. The tragedy of so many civilian casualties is to a large extent due to Hamas’s policy of compelling men, women and children to stay in the path of danger. The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, blamed this use of human shields after 15 people, many of them children, were killed in the shelling of a UN-run school. Hamas hopes this will deter the Israelis from bombing but, with barbaric reasoning, its greater hope is that the attacks will go ahead, killing its own civilians. We have all seen the images of dead babies on Gaza’s mortuary slabs. No amount of protest from Israel about the morality of its armed forces and their adherence to the laws of war can outweigh the influence of these images, used by Hamas supporters to incite mass protest against Israel. It is a mistake to believe these marches are simply the natural outpouring of support for bleeding and beleaguered Palestinians. The chants of “Jews back to Birkenau” would have had Oswald Moseley bristling with pride. Humanitarian groups and world leaders, including Nick Clegg condemn the IDF for war crimes and Ban Ki Moon characterised Israeli military operations as an atrocity. This rising condemnation of Israel’s defensive operations — lawful under the Geneva conventions — plays right into Hamas’s hands. It validates their criminal use of human shields and will encourage jihadist groups everywhere to follow suit. Richard Kemp
Ce qui n’était apparemment pas prévu par la direction du Hamas était l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes israéliens à proximité d’Hebron, enlèvement qui a donné l’opportunité à Israël de démanteler des cellules du Hamas en Judée Samarie, et qui a conduit le Hamas à lancer, de manière précipitée, une offensive contre Israël, destinée à susciter un embrasement du monde musulman contre Israël, au moment où l’Etat Islamique se constituait en califat en Syrie et en Irak. Ce qui n’était pas prévu par la direction du Hamas était l’efficacité du Dôme de fer israélien, qui a réduit l’essentiel des missiles du Hamas à l’état de pétards mouillés. Si ne serait-ce qu’un sur cinq des missiles détruits par le Dôme de fer avait atteint des villes, des populations civiles, des installations nucléaires, on n’ose imaginer les dégâts qui auraient résulté, et l’ampleur des soulèvements de foules galvanisées par le sang juif versé. Ce qui était prévu par la direction du Hamas était la réplique israélienne. Et les boucliers humains utilisés par le Hamas sont censés servir à fabriquer des cadavres arabes à brandir pour exciter les foules contre Israël. Le Hamas veut un maximum de cadavres arabes à brandir. Les alliés du Hamas veulent un maximum de cadavres d’Arabes tués par Israël. Israël doit se battre pour qu’il y ait le moins possible d’Arabes tués, et cela entraîne davantage de morts israéliens, hélas. Ce qui était prévu par la direction du Hamas était un soulèvement de foules arabes et musulmanes, à commencer par les foules arabes de Judée Samarie et d’Israël, et aussi des manifestations anti-israéliennes dans le monde entier, une attitude pusillanime des puissances européennes, une complicité implicite de l’administration Obama avec le Hamas. Guy Millière
Gardons-nous (…) de tout confondre. Les Israéliens n’occupent plus Gaza. Il n’y a plus de présence juive sur ce territoire. Si les leaders du Hamas avaient choisi d’y construire un commencement d’Etat et, pour y assurer une vie décente à leurs administrés, de coopérer avec Israël, il n’y aurait pas de blocus et le camp de la paix israélien serait assez fort aujourd’hui pour imposer le retrait de Cisjordanie. Au lieu de cela, le Hamas a employé tout l’argent de ses généreux donateurs à l’achat de missiles et de roquettes et à l’édification d’une ville souterraine pour enfouir cet arsenal, pour cacher ses dirigeants et pour permettre à ses combattants de mener des incursions meurtrières dans les kibboutz du sud d’Israël. (…) Lorsqu’on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales. Pour gagner médiatiquement la guerre, ils veulent faire apparaître Israël comme un Etat criminel. Chaque victime civile est une bénédiction pour eux. Ces mouvements ne protègent pas la population, ils l’exposent. Ils ne pleurent pas leurs morts, ils comptabilisent avec ravissement leurs «martyrs». Et ils bombardent méthodiquement l’hôpital de campagne pour les blessés palestiniens que l’armée israélienne a installée en bordure de Gaza. Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes. Je demanderais la levée du blocus si elle était assortie de la démilitarisation de Gaza. Au lieu de cela, on confond Gaza et Sarajevo. Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion et ce sont les plus cyniques, les plus inhumains, qui profitent de cette grande indifférenciation humanitaire. Alain Finkielkraut

Question: pourquoi le communiqué peut-être le plus important de toute l’actuelle guerre de Gaza n’est-il pas lu par le secrétaire-général de l’ONU en personne ?

(Question subsidiaire: pourquoi nos médias ne prennent-ils même pas la peine de le publier ?)

(Deuxième question subsidiaire: pourquoi ne mentionne-t-il pas le véritable responsable: le Hamas lui-même ?)

Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris

Et qui chercheraient vainement dans nos médias …

Petit dossier de rattrapage …

Sur la raison de ces photos et images de victimes civiles et notamment d’enfants dont nous sommes quotidiennement bombardés dans nos médias  …

A savoir, l’utilisation désormais parfaitement mise à jour et attestée (si cette guerre pouvait servir à quelque chose, ce serait peut-être à cela mais qui dans nos médias aux ordres  prend la peine de le rappeler ?) de sa population par le Hamas comme boucliers humains …

Mais aussi la part, comme le rappelle le photographe canadien Simcha Jacobovici, que nous jouons tous, journalistes comme commentateurs ou public, dans ce nouveau massacre délibéré des innocents

Où les enfants ne sont plus que de vulgaires accessoires …

Soit pour marquer des points médiatiques contre Israël

Soit tout simplement pour vendre des images …

Those TV cameras responsible for civilian deaths in Gaza
Simcha Jacobovici

The Times Of Israel

July 23, 2014

Simcha Jacobovici is a Canadian-Israeli filmmaker and journalist. He is a three-time Emmy winner for “Outstanding Investigative Journalism” and a … [More]

I write this as a member of the press. I’m proud to be a journalist and a documentary filmmaker. I’m a member of the Foreign Press Association in Israel, and the co-recipient of this year’s Edward R. Murrow Award from the American Overseas Press Club. I say this off the top because I’m not an outsider pointing my finger at the media. Every year, journalists sacrifice their lives in war zones so as to keep us informed and protect freedom of the press, a cornerstone of democracy.

But the fact is that when it comes to Israel, the media has acted irresponsibly. Good journalism has been replaced by politically correct misreporting, and one of the net results is that Palestinian civilians, including children, are paying with their lives. How so?

There is no group that can be more evil, in the narrowest sense of the word, than the rulers of the Gaza strip, Hamas. They are openly anti-democratic, anti-Jewish, anti-Christian, anti-gay, anti-women, anti-Israel, anti-American and anti-Western. The list continues. These are the people who distributed candies, danced in the street and openly celebrated after 9/11.

I simply don’t know what else they could do to make Westerners dislike them. For good measure, they are anti-Palestinian nationalism. They don’t believe in a Palestinian state. They believe that “statehood” is a Western invention. They also believe in the destruction of the Jewish state as a step toward an international Islamic Republic. And yet, despite all of this, they are portrayed as freedom fighters by much of the international media.

The Western press has taught them that if they turn their children into props, they will win the propaganda war against Israel. In today’s media war, you need a good prop. Israeli Cabinet minister Naftali Bennett understood this when he faced CNN’s Christiane Amanpour. When she repeatedly used the term “occupied territories” to refer to parts of the ancient land of Israel, Bennett was ready. He pulled out a 2000-year-old coin that says “Zion” on it. He held it to the camera and asked something like, “I’m a Jew. How can I be ‘occupying’ Zion? How can I occupy my own land?” His point was “I’m not an occupier, I’m indigenous”, and he used an ancient coin as a prop for an audience with a limited attention span. It worked.

Turkish prime-minister Erdogan also understands that in today’s media war you need props. In 2010, the boat called the “Mavi Marmara” was just such a prop. From a PR point of view, it was a relatively cheap trick. You get a boat, you fill it with what Lenin called “useful idiots”, i.e. well-meaning politically-correct members of the bourgeoisie, espousing half-baked ideas. Then into the mix you insert a dozen jihadists ready to kill and be killed – and you’ve got yourself a media circus of incredible proportions. The Mavi Marmara incident involved a “ship of fools” which tried to run Israel’s sea blockade around Gaza. Ostensibly they were bringing humanitarian aid, but humanitarian aid can be delivered without any problems. It’s missiles that are a problem. So when Israeli commandos armed with paintball guns so as not to hurt anyone boarded the ship, they were attacked by jihadists wielding axes and knives. The commandos called for help. The jihadists were killed. But they had won the prop war. My fellow journalists portrayed the jihadists as victims and the Israelis as oppressors. The anti-Israel forces got billions of dollars worth of free publicity, and Turkish-Israeli relations were damaged almost beyond repair. None of this would’ve happened if there hadn’t been a prop that the cameramen could point their cameras at. The boat was the prop. Now it’s the children.

Hamas has understood what the ideology of terror has clearly espoused for over a hundred years. When attacking a democracy, the terrorist has to put it in a quandary. The way to do that is to force the democracy to kill civilians. So if you set up your terror-base under a school or a hospital, you’ve got it made in the shade. You launch missiles, for example, against Israel. Now the Israelis have a choice. Either they don’t respond, in which case the terror mounts in the face of ongoing impotence, or they do respond, in which case you’re going to have civilian deaths and dramatic pictures for the West’s nightly news.

Basically, the Western media has taught Hamas that it doesn’t matter how downright evil you are. It doesn’t matter if you launch two thousand missiles at civilian targets, including the airport. It doesn’t matter if you use your own children as human shields. You’ll get the coverage you want if CNN, BBC et al. have props to point their cameras at. Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props, and to sacrifice them on the altar of Jihad. By misreporting, our media has encouraged the bad guys to kill their own children, and has dragged Israel into a war it did not want.

Nissim Sean Carmeli was a 21 year old soldier in Golani, Israel’s marines. He emigrated here from Texas. Until a few years ago, he went to the high school around the corner from my house. He had plans to go to university, meet a girl, start a family. When a few weeks ago Hamas started raining hundreds of rockets down on Israeli civilians, nobody wanted to send Sean and his friends into Gaza. As in Afghanistan, that would involve house to house fighting with a ruthless enemy who knows the terrain and has booby trapped every passage. It would have been very easy for the Israeli Air Force to simply level entire blocks of Hamas dominated neighborhoods. Americans have done this with impunity in Iraq and Afghanistan. But since Hamas plants its terror network beneath schools, hospitals and mosques, such a bombing mission would have involved high Palestinian casualties. So Israel decided not to level Gaza and send Sean in. He died so as to minimize Palestinian losses. I just came back from where his family is sitting Shiva, the Jewish custom of mourning. There were no anti-Arab speeches, no signs of militarism, just the tremendous grief of parents burying a child. As a journalist, I sat there and hung my head in shame, overwhelmed by the simple truth that while journalists feign concern for Palestinian kids, they are actually creating the environment for their deaths. In the meantime, Israelis like Sean are paying with their lives to avoid the very deaths they are being blamed for.

Gaza conflict: Hamas chooses to let children die for its own crazy ends
COMMENTARY: Hamas forbids civilians to leave their homes, puts them in harms way on the roofs of rocket factories and forces children to remain in combat zones
Yair Lapid
23 Jul 2014

The main argument presented by Israel’s critics can be summarised in a single sentence: Not enough of your children are dying.
I refuse to apologise for that, but I urge you to remember that while our children may not be dying, it is not for Hamas’s lack of trying.
Since the beginning of the last round of fighting, thousands of rockets have been launched at Israeli cities, armed terrorists have attempted to execute mass attacks in villages by the border and hundreds of mortars have been aimed at kindergartens and schools. The only reason these attempts at mass killing are not making an impression is that Hamas has failed. The Israeli Defence Forces’ land and air operation, along with Iron Dome, the anti-missile defence system developed by Israel, prevented us from gaining the world’s sympathy in return for images of mutilated Jewish children. Given a choice between sympathetic news coverage and the lives of our children, I choose life.
Hamas chooses otherwise.
Western eyes and ears consider it a dubious choice, but Hamas never hid its position on the matter: it has no problem with Palestinian children dying, so long as it serves its political objectives.

I know that sounds cynical, but that’s because it really is. Islamic terror is absolutely cynical, it always was and always will be, and its greatest speciality is taking advantage of every democracy’s main weakness – the fact that we sanctify life.

The average Western viewer sees both sides of the conflict on television. One side is dying and the other side insists on continuing with daily life. One can understand them for taking the side of the injured party, and let’s be absolutely clear – to us, the death of any child, Israeli or Palestinian, is a tragedy. On the other hand, that does not release us from answering the question of who is truly to blame for this tragedy?

Palestinian children, who fled their houses during an Israeli ground offensive, sleep at a United Nations-run school in which they are staying in Gaza City (Reuters)

The power of these images is the reason that Hamas intentionally builds its missile factories and bunkers underneath civilian homes, stores its ammunition in schools and kindergartens (including United Nations schools), launches its rockets surrounded by civilian families, despite knowing beyond any doubt that it will lead to innocent casualties. Hamas rests its conscience – if it even has one – by announcing that the dead children are “Shahids” who will make it to heaven.

I know it sounds crazy, impossible to understand, but I have no way of helping you with that. I have spent my entire life in the Middle East and I still cannot understand how people can sacrifice their children.

It contradicts everything we know of humanity or parenthood and yet it happens.

The absurd result is that Israel does much more to protect Palestinian children than Hamas and yet many Europeans and many Britons accuse us of being responsible for their deaths.

They ignore the fact that Israel is the only country in the history of wars that calls ahead before we fire. Tens of thousands of Palestinians have received phone calls, text messages and leaflets warning residents to vacate combat zones. Israeli air force sorties were cancelled after the planes were in the air due to reports of civilian presence – all in order to prevent innocent casualties.

But Hamas forbade civilians to leave their homes, put them on rocket factory rooftops, forced the children – its own children – to remain in areas that would clearly become harsh door-to-door combat zones.

For Hamas, it is a win-win situation: either the attack is cancelled and it can go on launching missiles at Israel or the attack succeeds and it can go on launching images of dead children at media outlets around the world.

We also have the option of doing nothing. Some British circles expect that of us. They ask us to accept rocket fire from the skies and terrorist tunnels dug beneath our communities.

We will not do that.

Yair Lapid is the Israeli Minister of Finance and chairman of the Yesh Atid Party

Voir également:

Voir encore:

Hamas human shields are to blame, not Israel

Palestinian rockets are like the Nazi V1s. Civilian casualties were inevitable then and now.

Richard Kemp

The Times

July 25 2014)

‘The Israelis are doing it all wrong. The RAF didn’t fly off to bomb Belfast in the troubles.” These words from a respected media commentator embody the extraordinary lack of understanding by so many in this country who think the Israelis’ fight with Hamas is like ours with the IRA and can be dealt with in the same way.

Gaza is not Northern Ireland and Hamas is not the IRA. We governed and policed Ulster to wipe out the terrorists. In Gaza the government are the terrorists — designated as such around the world. In 2005 Israel withdrew all its citizens and security forces from Gaza. Since then it has been a separate state — now under the heel of Hamas — at war with Israel and dedicated to the extermination of the Jewish state.

Hamas is a heavily armed militia, fighting from territory it controls. The IRA, for the most part, was more like a highly dangerous criminal gang that could be dealt with by soldiers acting as policemen.

The absence of Israeli forces in Gaza for nine years let Hamas build tunnel networks to smuggle in military materiel, manufacture and store munitions, deploy forces and infiltrate beneath the border to launch attacks against Israel. It also gave Hamas the freedom to prepare formidable defences, the reason why there have been so many casualties since the Israeli Defence Force (IDF) began its ground offensive a week ago.

For a while there were barricaded “no-go” areas in Belfast and Londonderry which, until broken down in 1972, prevented the entry of troops. But the security forces never withdrew from the province and did not need to launch raids from Britain or fight their way back in.

A closer comparison is Britain’s battle with the Nazis’ V rockets. Like Hamas’s rockets, the V1 “doodlebug” was an explosive missile, intended to kill civilians indiscriminately. At the height of the campaign more than 100 V1s a day were fired at the south coast of England, fewer than the average of 130 Hamas rockets fired at Israel in this conflict.

Like Hamas’s rockets, V1s regularly sent terrified British civilians racing to the shelters.
And yes, the RAF did bomb the towns that harboured them. In 1943 Bomber Command launched a 600-bomber raid to destroy the assembly shops in Peenemunde and in the first six months of 1944, 2,000 tons of explosives were dropped on launch sites on the French coast.

Hamas cannot defend its rocket sites with ack-ack guns and fighter aircraft. Instead it uses human shields, deliberately locating missiles among the civilian population. This tactic is very familiar to our troops fighting the Taliban in Helmand. I had to order raids into densely packed high-rise apartments in Kabul where terrorist cells were using human shields, including babies.

The presence of civilians at the V1 sites was not a significant consideration for Britain, which had to stop the rockets at any cost: 732 innocent civilians died in the raid on Peenemunde. In different circumstances the Israelis use the most sophisticated and comprehensive means of avoiding civilian casualties yet employed by any army in the world. Multilayer surveillance systems confirm whether there are civilians in the target area; triple-lock authorisation is required for every strike; phone calls, leaflet drops, radio messages and harmless explosive charges warn civilians to leave. Many missions are aborted if civilians remain in a target zone.

The tragedy of so many civilian casualties is to a large extent due to Hamas’s policy of compelling men, women and children to stay in the path of danger.

The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, blamed this use of human shields after 15 people, many of them children, were killed in the shelling of a UN-run school. Hamas hopes this will deter the Israelis from bombing but, with barbaric reasoning, its greater hope is that the attacks will go ahead, killing its own civilians. We have all seen the images of dead babies on Gaza’s mortuary slabs. No amount of protest from Israel about the morality of its armed forces and their adherence to the laws of war can outweigh the influence of these images, used by Hamas supporters to incite mass protest against Israel.

It is a mistake to believe these marches are simply the natural outpouring of support for bleeding and beleaguered Palestinians. The chants of “Jews back to Birkenau” would have had Oswald Moseley bristling with pride.

Humanitarian groups and world leaders, including Nick Clegg condemn the IDF for war crimes and Ban Ki Moon characterised Israeli military operations as an atrocity. This rising condemnation of Israel’s defensive operations — lawful under the Geneva conventions — plays right into Hamas’s hands. It validates their criminal use of human shields and will encourage jihadist groups everywhere to follow suit.

Voir de même:

Alain Finkielkraut : «Au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime la haine des Juifs et de la France»
Le Figaro

26/07/2014

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Le philosophe Alain Finkielkraut a accordé un long entretien à FigaroVox dans lequel il donne en exclusivité son point de vue sur le conflit israélo-palestinien ainsi que sur ses répercussions en France.

Alain Finkielkraut est philosophe, écrivain et essayiste. Il construit une oeuvre autour de la transmission, la défense des humanités et la critique de la modernité. Son dernier livre, L’identité malheureuse, a suscité de très vifs débats et a connu un important succès de librairie.

FigaroVox: S’agissant du conflit israélo-palestinien, certains intellectuels vous reprochent de ne pas dénoncer les bombardements israéliens à l’encontre des civils palestiniens comme vous vous insurgiez naguère contre les sièges de Vukovar et de Sarajevo par les Serbes. Que leur répondez-vous?

ALAIN FINKIELKRAUT: Une précision pour commencer. J’aime Israël et je suis saisi d’effroi devant la haine intercontinentale qui se déchaîne sur ce tout petit pays dont l’existence est encore en question. Mais je n’ai jamais soutenu inconditionnellement la politique israélienne. Le 9 juillet, j’étais à Tel-Aviv à l’invitation du journal Haaretz qui organisait une grande conférence sur la paix. Je représentais Jcall * et j’ai dit qu’en tant qu’intellectuel juif, je devais constamment me battre sur deux fronts: contre un antisémitisme d’autant plus sûr de lui-même et dominateur qu’il dénonce le «monstre sioniste» dans la langue immaculée de l’antiracisme, et pour le compromis, c’est-à-dire la séparation en deux Etats des Israéliens et des Palestiniens. J’ai ajouté qu’en s’installant dans le statu quo, le gouvernement israélien mettait en péril le projet sioniste lui-même. Dès 1991, le grand orientaliste Bernard Lewis s’inquiétait de voir Israël devenir, sur le modèle du Liban, «une association difficile, une de plus, entre ethnies et groupes religieux en conflit». Et il ajoutait: «les juifs se trouveraient dans la position dominante qu’avaient autrefois les Maronites avec la perspective probable d’un destin à la libanaise en fin de parcours.» Pour empêcher cette prédiction de se réaliser, il serait urgent de faire ce qu’Ariel Sharon, à la fin de sa vie, appelait de «douloureuses concessions territoriales». Si ses successeurs y répugnent, c’est parce qu’ils se défient de leur partenaire, mais c’est surtout parce qu’ils ont peur de leurs propres extrémistes. Ils craignent la guerre civile entre Israéliens qui accompagnerait le démantèlement des implantations de Cisjordanie. Gardons-nous cependant de tout confondre. Les Israéliens n’occupent plus Gaza. Il n’y a plus de présence juive sur ce territoire. Si les leaders du Hamas avaient choisi d’y construire un commencement d’Etat et, pour y assurer une vie décente à leurs administrés, de coopérer avec Israël, il n’y aurait pas de blocus et le camp de la paix israélien serait assez fort aujourd’hui pour imposer le retrait de Cisjordanie. Au lieu de cela, le Hamas a employé tout l’argent de ses généreux donateurs à l’achat de missiles et de roquettes et à l’édification d’une ville souterraine pour enfouir cet arsenal, pour cacher ses dirigeants et pour permettre à ses combattants de mener des incursions meurtrières dans les kibboutz du sud d’Israël.

N’est-il pas légitime de s’interroger sur le nombre important de victimes parmi les civils palestiniens?

Quand j’étais à Tel-Aviv, j’ai vu un petit film de propagande où le Hamas demandait aux «colons» de Beer-Sheva (NDLR: dans le Néguev) de quitter leur ville car ils allaient la pilonner. Pas questions de deux Etats pour cette organisation, pas question non plus d’un Etat palestinien. Ce qu’elle veut, c’est que la Palestine tout entière redevienne propriété de l’islam. On apprend dans sa charte que les juifs, qui grâce à leur argent contrôlent les médias du monde entier, sont à l’origine de toutes les révolutions et de tous les conflits à travers le monde! Si la civilisation de l’image n’était pas en train de détruire l’intelligence de la guerre, personne ne soutiendrait que les bombardements israéliens visent les civils. Avez-vous oublié Dresde? Quand une aviation surpuissante vise des civils, les morts se comptent par centaines de milliers. Non: les Israéliens préviennent les habitants de Gaza de toutes les manières possibles des bombardements à venir. Et lorsqu’ on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales. Pour gagner médiatiquement la guerre, ils veulent faire apparaître Israël comme un Etat criminel. Chaque victime civile est une bénédiction pour eux. Ces mouvements ne protègent pas la population, ils l’exposent. Ils ne pleurent pas leurs morts, ils comptabilisent avec ravissement leurs «martyrs». Et ils bombardent méthodiquement l’hôpital de campagne pour les blessés palestiniens que l’armée israélienne a installée en bordure de Gaza. Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes. Je demanderais la levée du blocus si elle était assortie de la démilitarisation de Gaza. Au lieu de cela, on confond Gaza et Sarajevo. Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion et ce sont les plus cyniques, les plus inhumains, qui profitent de cette grande indifférenciation humanitaire.

D’aucuns comparent même Gaza – long d’un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix- au ghetto de Varsovie, de sinistre mémoire. Cette comparaison vous paraît-elle déplacée? Scandaleuse?

On se souvient en effet que la Wehrmacht prenait soin, comme Tsahal aujourd’hui, de sécuriser les routes menant au ghetto pour y faire parvenir sans encombre les transports quotidiens de vivres, de médicaments, d’aides humanitaires… Le jour viendra -et il est déjà venu en Turquie-, où on ne se réfèrera plus à l’apocalypse nazie que pour incriminer Israël, le sionisme et les juifs. Je n’arrive pas à croire en Dieu, mais ce retournement du devoir de mémoire me parait être une preuve très convaincante de l’existence du diable.

Il existe des communautés juives et musulmanes dans de nombreux pays européens. Or, le conflit israélo-palestinien prend une acuité particulière en France, où les manifestations pro-palestiniennes se sont soldées par des violences. Ce conflit extérieur ferait-il éclater au grand jour «l’identité malheureuse» de notre pays que vous avez décrit dans votre livre?

Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes.
Formés par le «victimisme» contemporain à ne rien comprendre et à ne rien savoir de tout ce qu’entreprend le Hamas contre la solution de deux Etats, certains manifestent très sincèrement aujourd’hui leur solidarité avec la population de Gaza sous les bombes. Mais, pour beaucoup, ces manifestations ne sont rien d’autre que l’occasion d’exprimer leur haine des juifs, de la République et des «sionistes qui gouvernent la France.» Quand ils ne s’en prennent pas à des synagogues, ces personnes font, afin d’être bien comprises, des quenelles avec des roquettes qassam en carton. De manière générale, il y a dans le monde arabo-musulman, une tendance très forte aujourd’hui à fuir toute remise en question dans la recherche éperdue d’un coupable. Si les choses vont mal, c’est la faute des juifs. Il faut donc leur faire la guerre. Ce choix de l’esprit du djihad contre l’esprit critique est une calamité pour l’occident et pour l’islam. Il faudrait soutenir ceux qui, de l’intérieur, ont le courage de dénoncer une telle attitude, comme l’écrivain algérien Boualem Sansal, et non ceux qui l’incarnent, comme le leader du Hamas Khaled Mechaal.

On a entendu dans les rues de Paris le cri «mort aux Juis». Le phénomène est-il comparable à l’antisémitisme des années 30 ou est-il davantage le prétexte d’un communautarisme «anti-français» qu’on a vu à l’oeuvre chez certains supporters franco-algériens après les matchs de leur équipe?

L’antisémitisme des années trente agonise et la grande solidarité antiraciste des années quatre-vingt a volé en éclats. On a affaire aujourd’hui à l’antisémitisme de ceux qui se disent les damnés de la terre, d’où l’embarras des progressistes. Ils n’en reconnaissent l’existence qu’à contrecœur et quand ils ne peuvent plus faire autrement. Ainsi parlent-ils aujourd’hui de «nouvel» antisémitisme pour un phénomène qui existe depuis près de trente ans. Cette haine ne vise d’ailleurs pas que les juifs. On l’a vu lors des manifestations qui ont suivi les victoires de l’Algérie dans la Coupe du monde, des rodéos de voiture au remplacement des drapeaux français par les drapeaux algériens sur les édifices publics, comme à Provins par exemple. Il s’agissait d’exprimer tout ensemble sa fierté nationale et son mépris pour la nation où l’on vit.

En taxant d’antisémitisme toute critique d’Israël, certains membres de la communauté juive n’ont-ils pas, depuis des années, pris le risque d’alimenter la concurrence victimaire?

Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion
Je critique la politique israélienne. Je plaide sans relâche depuis le début des années quatre-vingt pour la solution de deux Etats. Je condamne la poursuite des constructions dans les implantations en Cisjordanie. Je dis que l’intransigeance vis-à-vis du Hamas devrait s’accompagner d’un soutien effectif à l’autorité palestinienne. Cela ne m’empêche pas d’être une des cibles favorites du «nouvel» antisémitisme.

Selon Pascal Boniface, de nombreux français non-juifs, en particulier les musulmans, ont le sentiment qu’il y a un «deux poids, deux mesures» dans la lutte contre le racisme et que les actes antisémites font l’objet d’un traitement médiatique plus conséquent que les autres actes racistes. Partagez-vous son point de vue?

Je crois, au contraire, qu’au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime systématiquement la haine dont les juifs et la France font l’objet dans toujours plus de territoires de la République. Il faut des manifestations comme celles de Barbès et de Sarcelles pour qu’on en mesure, temporairement, la réalité et l’ampleur.

Plus largement, une partie de la gauche «antiraciste» a abandonné le combat pour l’égalité des droits au profit de la défense des particularismes, voire des communautarismes. Ne porte-t-elle pas une lourde responsabilité morale dans la grave crise identitaire que traverse la France?

C’est une responsabilité très largement partagée. A droite aussi la tentation est grande de préférer les accommodements prétendument raisonnables à la défense de la République et ce sont aujourd’hui des ministres de gauche, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, qui se montrent intransigeants en cette matière au mépris de leurs intérêts électoraux comme le leur rappelle avec inquiétude la fraction Terra nova du parti socialiste.

Derrière le rejet d’Israël par une partie de la gauche française, faut-il voir un refus de l’identité, de l’Etat-nation et des frontières?

Dans un article publié en 2004 dans la revue Le Débat, l’historien anglais Tony Judt écrivait que «dans un monde où les nations et les hommes se mêlent de plus en plus et où les mariages mixtes se multiplient, où les obstacles culturels et nationaux à la communication se sont presque effondrés, où nous sommes toujours plus nombreux à avoir des identités électives multiples, et où nous nous sentirions affreusement gênés s’il nous fallait répondre à une seule d’entre elles ; dans ce monde, Israël est véritablement un anachronisme.» De même que Saint-Paul s’indignait du refus juif de la religion universelle, nos multiculturalistes voient Israël comme un obstacle ethno-national à la reconnaissance définitive de l’Homme par l’Homme. Mais le monde humain n’est ni un supermarché, ni un dépliant touristique. Qu’est-ce que le multiculturalisme derrière le United Colors of Bennetton et la joyeuse disponibilité de toutes les cuisines, de toutes les musiques, de toutes les destinations? C’est le choc des cultures, et dans ce choc, les juifs où qu’ils soient, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent, sont en première ligne.

* Jcall rassemble les citoyens juifs européens qui aspirent à une paix au Proche-Orient fondé sur un accord entre Israéliens et Palestiniens, selon le principe «deux peuples, deux Etats»

Voir aussi:

La guerre du Hamas contre Israël : un fragment de la quatrième guerre mondiale
Guy Millière
Dreuz info
26 juil 2014

Les Européens et le monde occidental devraient regarder d’un peu plus près la guerre qui a lieu présentement entre Israël et le Hamas.

Un fragment d’un conflit plus vaste

Cette guerre ne concerne pas qu’Israël et le Hamas. Elle est un fragment d’un conflit plus vaste. Ce conflit a commencé il y a des années. Il a été défini par Norman Podhoretz, dans un livre appelé World War IV *. Il est effectivement une quatrième guerre mondiale (la troisième guerre mondiale ayant été la guerre froide »).

Cette guerre oppose la civilisation occidentale et ses valeurs aux ennemis de la civilisation occidentale.

Les ennemis sont les totalitaires du temps présent : les tenants de l’islam radical et leurs alliés. Ces alliés sont la Russie, en arrière plan, la Chine, ainsi que les autres acteurs du projet « eurasien ». Ils sont aussi tous ceux qui en Occident sont nostalgiques de totalitarismes relégués dans le révolu, ainsi que tous ceux qui sont hostiles à ce que Karl Popper a appelé « société ouverte » et à ce que Michael Novak a appelé « capitalisme démocratique ».

Sous la présidence de George Walker Bush, les tenants de l’islam radical ont été placés sur la défensive et ont subi quelques défaites majeures. Leurs alliés et quelques idiots utiles se sont déchaînés contre George Walker Bush aux fins d’empêcher que ces défaites majeures n’entraînent l’effondrement de l’islam radical.

Ils ont préparé l’avénement d’une présidence radicalement différente aux Etats Unis et l’ont obtenue avec l’élection de Barack Obama qui est au mieux un idiot utile, au pire un allié de l’islam radical (j’opte pour la deuxième réponse).

La doctrine Obama a conduit à la chute de plusieurs alliés des Etats Unis dans le monde musulman, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Saleh au Yemen, Kadhafi en Libye (depuis 2003, Kadhafi coopérait avec les services occidentaux).

L’objectif de la doctrine Obama était un monde musulman tenu par l’islam radical, sur la base d’une coopération entre l’Iran islamiste chiite et les Frères musulmans, censés s’emparer du monde sunnite. Ce monde musulman devait oeuvrer en synergie avec les acteurs du projet « eurasien ». Les Etats Unis devaient être marginalisés. L’Europe occidentale devait être soumise (à la Russie et à l’islam radical). Israël devait aller vers l’extinction.

Obama n’a pas tranché en Syrie, et a laissé la situation pourrir. Il a finalement opté pour un maintien au pouvoir d’Assad dans les régions alaouites, et entériné une prise de pouvoir des islamistes sunnites dans les régions sunnites. Il a retiré toutes les troupes américaines d’Irak, ce qui a entrainé la subordination des régions chiites à Téhéran, et une sécession graduelle des régions sunnites, commencée il y a plusieurs mois. Il s’est appuyé sur le Qatar pour tenter de déstabiliser l’Arabie Saoudite, la Jordanie et les autres émirats. Il a soutenu le glissement de la Turquie d’Erdogan vers des positions de plus en plus radicales. Il a exercé des pressions de plus en plus fortes sur Israël, et, par l’intermédiaire de John Kerry, légitimé par avance un soulèvement « palestinien » contre Israël. Il a, dans d’autres régions du monde, entériné la politique russe en Ukraine (contrairement à ce qui se dit, Poutine n’a pas reculé en Ukraine, et on le verra dans les mois à venir), et entériné la politique chinoise en Asie orientale.

Ce qui n’était pas prévu par Obama était le renversement du régime Morsi et des Frères musulmans en Egypte (renversement financé par l’Arabie Saoudite), et la constitution, qui a découlé, d’un bloc défensif de pays sunnites du statu quo devenant alliés implicites d’Israël.

Ce bloc défensif a fait qu’Israël ne s’est pas trouvé totalement isolé dans la région.

Ce qui n’était apparemment pas prévu par la direction du Hamas était l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes israéliens à proximité d’Hebron, enlèvement qui a donné l’opportunité à Israël de démanteler des cellules du Hamas en Judée Samarie, et qui a conduit le Hamas à lancer, de manière précipitée, une offensive contre Israël, destinée à susciter un embrasement du monde musulman contre Israël, au moment où l’Etat Islamique se constituait en califat en Syrie et en Irak.

Ce qui n’était pas prévu par la direction du Hamas était l’efficacité du Dôme de fer israélien, qui a réduit l’essentiel des missiles du Hamas à l’état de pétards mouillés. Si ne serait-ce qu’un sur cinq des missiles détruits par le Dôme de fer avait atteint des villes, des populations civiles, des installations nucléaires, on n’ose imaginer les dégâts qui auraient résulté, et l’ampleur des soulèvements de foules galvanisées par le sang juif versé.

Ce qui était prévu par la direction du Hamas était la réplique israélienne. Et les boucliers humains utilisés par le Hamas sont censés servir à fabriquer des cadavres arabes à brandir pour exciter les foules contre Israël. Le Hamas veut un maximum de cadavres arabes à brandir. Les alliés du Hamas veulent un maximum de cadavres d’Arabes tués par Israël. Israël doit se battre pour qu’il y ait le moins possible d’Arabes tués, et cela entraîne davantage de morts israéliens, hélas.

Ce qui était prévu par la direction du Hamas était un soulèvement de foules arabes et musulmanes, à commencer par les foules arabes de Judée Samarie et d’Israël, et aussi des manifestations anti-israéliennes dans le monde entier, une attitude pusillanime des puissances européennes, une complicité implicite de l’administration Obama avec le Hamas.

Il y a présentement au Proche-Orient un axe de l’islam radical qui lie Iran, Etat Islamique devenu califat, régime Assad dans les régions alaouites, Turquie, Qatar, avec en arrière plan la Russie et la Chine. Et il y a un axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats. L’Iran (chiite) soutient l’Etat Islamique (sunnite) aux fins de l’utiliser contre l’axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats et aux fins de renforcer sa présence dans le Sud chiite de l’Irak (présence justifiée par la « nécessité » d’ « aider » le gouvernement irakien à lutter contre l’Etat islamique, bien sûr, « nécessité » soutenue par l’administration Obama).

Les pays européens et l’Union Européenne sont en position d’apaisement face à l’axe de l’islam radical, sans pour autant le soutenir pleinement. Les dirigeants européens s’inquiètent des actions de l’axe de l’islam radical, mais ont aussi peur de lui (tout particulièrement de l’Etat Islamique, qui forme des djihadistes européens) et sont prêts dès lors à beaucoup lui céder.

L’administration Obama est très proche de l’axe de l’islam radical, sans pouvoir abandonner explicitement les pays de l’axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats.

Les manifestants qui déferlent en Europe et dans d’autres points du monde sont, consciemment ou inconsciemment, au service de l’axe de l’islam radical.

L’objectif immédiat de l’axe de l’islam radical est de faire qu’Israël cède aux pressions, accepte un cessez le feu, et cède à certaines revendications du Hamas, en particulier mette fin en bonne partie aux contrôles aux frontières de Gaza. L’objectif qui découle est de permettre au Hamas de prendre en main l’Autorité palestinienne, et de coordonner l’action du Hamas avec celle de l’Etat Islamique, déjà aux portes de la Jordanie. L’objectif à moyen terme serait, bien sûr, de détruire Israël (les tunnels devaient servir à une vaste offensive en Israël même, à une date ultérieure), mais aussi de renverser le régime jordanien, si possible de renverser ensuite le régime saoudien, de soumettre les émirats, et de permettre aux Frères musulmans de reprendre l’offensive contre Morsi en Egypte.

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats veulent la destruction du Hamas, à condition que ce soit Israël qui s’en charge.

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats veulent la destruction du Hamas, à condition que ce soit Israël qui s’en charge. Ils savent que sans la destruction du Hamas, l’axe de l’islam radical continuera à quêter ses objectifs.

Israël détruira-t-il le Hamas ? Israël cédera-t-il aux pressions ? La réponse à ces questions est cruciale.
Si Israël ne détruit pas le Hamas ou, si Israël ne veut pas entièrement le détruire, si Israël n’obtient pas au moins une démilitarisation de Gaza contrôlable par Israël et un contrôle total des frontières de Gaza, les opérations actuelles n’auront servi quasiment à rien. Et l’axe de l’islam radical poursuivra son offensive.

Détruire le Hamas ou, au moins, le mettre hors d’état de nuire, sera, le cas échéant, difficile, et douloureux. L’alternative risquerait fort, dans le contexte que je viens de décrire, d’être plus douloureuse encore. Je ne doute pas que les dirigeants d’Israël le savent. C’est pour cela qu’ils ont rejeté l’idée d’une trêve de sept jours proposée par Kerry, avec le soutien de la Turquie et du Qatar.

Dois-je dire que vivre dans un monde où il existe ce que George Walker Bush appelait à juste titre l’axe du mal, et où les dirigeants occidentaux se courbent devant l’axe du mal et, comme Obama, s’en font parfois les complices est effroyable ?

Dois-je dire que vivre dans un monde où Israël doit sa survie à ses propres forces et est, pour l’essentiel abandonné de tous, sinon, au titre d’alliés tactiques, de puissances arabes sunnites qui n’entendent pas succomber à l’islam radical, est également effroyable ?

Dois-je dire qu’en voyant les manifestations au service de l’axe du mal déferler en Europe, je me dis que nous vivons dans une époque qui suscite le dégoût ?

Dois-je dire qu’en voyant dans les grands médias aussi peu de compréhension de ce qui se joue et autant de désinformation, volontaire ou involontaire, je me dis que nous vivons dans une époque répugnante ?

Les homme politiques qui, en France, ont une attitude imprégnée d’éthique se comptent présentement sur les doigts d’une seule main.

Les journalistes qui tiennent des propos dignes ne sont pas plus nombreux. Les gens invités à commenter ce qui se passe, à l’exception de mes amis Meyer Habib et Gilles William Goldnadel ne sont, en France, pas des commentateurs, mais de vils propagandistes qui, sur une chaine de télévision américaine seraient traités comme des imposteurs et balayés immédiatement. En trois minutes sur Fox News, j’en apprends davantage qu’en deux heures de programmes télévisé français, ce qui n’est pas nécessairement glorieux pour Fox News, car sur les chaînes françaises, je n’apprends strictement rien, et j’assiste plutôt à une séance d’essorage de cerveau.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

Voir par ailleurs:

Des cinéastes israéliens contre la guerre en Palestine
A gauche et dans le monde intellectuel, des voix s’élèvent pour exiger un cessez-le-feu. Des cinéastes ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem.
Rosa Moussaoui
Israël-Palestine
L’Humanité
17 Juillet, 2014

La vie peut-elle continuer comme si de rien n’était, alors que le déluge de feu qui s’abat depuis une semaine sur Gaza emporte chaque jour des dizaines de vies ? Le geste de huit cinéastes israéliens qui ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem est un salutaire acte de refus. Dans un appel, Efrat Corem, Shira Geffen, Ronit et Shlomi Elkabetz, Keren Yedaya, Tali Shalom Ezer, Nadav Lapid et Bozi Gete exhortent le gouvernement israélien à «cesser le feu» et à «engager un dialogue constructif avec le peuple palestinien et ses dirigeants, pour parvenir à une paix viable pour les deux parties». «Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique», insistent-ils. Depuis le déclenchement de l’opération militaire israélienne, les mobilisations se succèdent, dans un contexte difficile, pour exiger que cessent les bombardements et l’occupation des territoires palestiniens, mais aussi pour dénoncer le lourd climat raciste entretenu par une extrême droite se revendiquant ouvertement de la «chasse aux Arabes». Après la manifestation de Tel-Aviv, samedi, où les pacifistes ont essuyé les insultes, les menaces et les jets de projectiles des extrémistes, de nouvelles mobilisations sont prévues ces jours-ci à Jérusalem, Haïfa, Tira et Kufr Manda.

« ­L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition »

Fait marquant, des dizaines d’objecteurs de conscience, parfois très jeunes, rejettent toute participation à l’actuelle opération militaire, encourant ainsi de sévères sanctions. «Bravo pour votre courage, pour votre refus de prendre part à l’injustice et aux crimes de guerre ! L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition. Nous espérons que d’autres, encore, contesteront ces agissements antidémocratiques», écrit le mouvement Yesh Gvul, fondé par des vétérans qui ont refusé de servir au Liban en 1982. Présent à tous les rassemblements pour la paix, le député communiste Dov Khenin en résumait il y a quelques jours l’esprit, lors d’un débat à la Knesset : «Nous ne pouvons, sans conséquences, continuer à occuper, à construire des colonies, à bloquer toute avancée vers un accord. La bulle du statu quo a explosé.»

Voir de même:

Lettre à Elie Barnavi

Luc Rosenzweig

Mondes francophones

26;07.2014

Chaque jour, chaque mois, l’islamisme gagne du terrain

Mon cher Elie,

J’ai beaucoup apprécié ton dernier texte sur I24News, repris dans la newsletter du CRIF et sur Causeur. Il m’a même fait sourire à cause d’un lapsus (rue des Roquettes au lieu de rue de la Roquette) qui prouve bien que ce mot s’emploie plutôt au pluriel ces jours à Tel Aviv…

Pour conforter ton pessimisme, je te fais part de mes impressions d’observateur attentif des manifestations lyonnaises pro-Hamas (on ne peut plus dire qu’il s’agisse de manifs pro-Gaza). 6 000-7 000 personnes, 90% d’arabo-musulmans, beaucoup de filles jeunes, éduquées semble-t-il (elles ne parlent pas wesh wesh) en majorité voilées, quelques-unes en niqab à la saoudienne. Slogans criés «  Israël assassin, Hollande complice », « Jihad ! Résistance ! » « Allahou Akbar ! » « Sionistes, fascistes assassins ! »). Le préfet avait enjoint les commerces du centre-ville de baisser le rideau pendant le passage du cortège, car pour les manifestants ils sont réputés «  sionistes », et donc objectifs légitimes de dégradations et de pillage. Commentaire dans les rangs : « T’as vu, les feujs, on leur a mis la trouille ! »… On peut entendre aussi des trucs du genre complotiste (ils tiennent tout, les médias, la mairie…).Contrairement à Boubakeur à Paris, le recteur de la grande mosquée de Lyon, complètement infiltrée par les salafistes, a encouragé les manifs sans avoir un mot condamnant les dérapages antisémites…

Tu en appelles à un sursaut, à une révolution culturelle pour sauver le modèle intégrationniste à la française. Très bien. Malheureusement, je crois qu’il est déjà trop tard. Chaque jour, chaque mois, chaque année l’islamisme radical gagne du terrain : les femmes sont de plus en plus voilées, les barbus prolifèrent, la ségrégation se met en place. La ville où j’habite, Villeurbanne, contiguë à Lyon, a reçu l’an passé un « prix de l’antiracisme » décerné par le CRAN (associations noires) pour sa lutte contre les discriminations… 150 000 habitants, environ 30 000-40 000 arabo-musulmans, environ 5000 juifs (séfarades, sauf un dernier carré de vieux ashkénazes). Une réelle mixité sociale avec des rues bourgeoises jouxtant des ensembles HLM largement arabisés… Apparemment, tout va bien. Sauf que : le lycée public a été peu à peu déserté par les juifs et les bourgeois. Les premiers vont au lycée juif de Lyon (100% de réussite au bac et 60% de mentions) et les seconds au lycée de l’Immaculée Conception bien placé, aussi, dans le  classement régional. Le lycée Pierre Brossolette, public, est le dernier du département avec 57% de réussite… Seuls les enfants de profs tirent leur épingle du jeu : ils se rassemblent dans des «  sections européennes »  élitistes, qui se font régulièrement chahuter dans la cour et à la cantine comme «  intellos » (une insulte).

Autre exemple : la piscine de Lyon, magnifique établissement de bains digne de Baden-Baden ou de Karlovy-Vary, située au bord du Rhône et récemment rénovée, vient brusquement d’augmenter ses tarifs de 135%. Tout le monde le sait, mais personne n’ose le dire, c’est le seul moyen que la municipalité ait trouvé pour éloigner des lieux la belle jeunesse (masculine, leurs sœurs ne sachant sans doute pas nager…) des banlieues qui avait envahi les lieux, le transformant en nouveau « territoire perdu de la République ». Lorsque l’on en arrive là, ne plus avoir le courage de nommer les choses,  à ne concevoir que des stratégies de défense individuelle, ou semi-collective contre la barbarie qui monte, on n’est pas près de gagner la bataille. Pour ma part, n’ayant plus d’enfants à éduquer, et mes petits-enfants étant à l’abri dans des lieux relativement protégés de l’Europe bourgeoise, n’étant pas un « juif visible », je peux encore m’accommoder de la situation, encore que les échanges avec une grande partie de ceux qui furent mes amis deviennent de plus en plus difficiles – heureusement qu’il y a Causeur, Elisabeth Lévy et Gil Mihaély. Je n’en suis pas à scruter les annonces immobilières à Tel Aviv, mais je n’exclus plus que cela puisse advenir un jour. À toi et Kirsten je souhaite bon courage dans cette période difficile, et espère vous voir bientôt. Amitiés.

Voir aussi:

L’Europe et les Juifs : vers le divorce ?
Elie Barnavi
I24news
20 juillet 2014

Vendredi 16 juillet, le quotidien Haaretz (édition anglaise) a publié un article au titre scandaleux : « La France va-t-elle expulser ses Juifs ? » L’auteur, Seth Lipsky, est le rédacteur en chef du journal en ligne conservateur The New York Sun. Le contenu du papier est à l’avenant. Il mélange tout, la politique supposément pro-palestinienne des gouvernements français depuis de Gaulle, l’enterrement de Yasser Arafat avec les honneurs à Paris et les campagnes contre l’abattage rituel et la circoncision, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles sont plus discrètes en France qu’ailleurs en Europe. En conclusion, s’« il serait inexact de dire que la France expulse ses Juifs, la distinction s’estompe. » Qu’on se le dise, « l’Espagne ne s’est jamais remise de l’expulsion de ses Juifs. » Bref, les Juifs de France vivent en 1491, l’an prochain sera celui du décret d’expulsion.

Cette idiotie paniquarde ignore les faits. En France comme ailleurs en Europe, du moins en Europe occidentale, l’antisémitisme est un délit puni par la loi. La classe politique unanime le rejette, tout comme la presse, les acteurs sociaux et l’essentiel de l’opinion publique. Il fut un temps où l’antisémitisme était une force politique et culturelle significative. Il ne l’est plus.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ? Certes non. La « nouvelle judéophobie » (Pierre-André Taguieff) a un nom : l’islam identitaire. C’est lui qui, dans une France et une Europe mollassonnes et chétives, profite au premier chef de la fameuse « libération de la parole » dont un Dieudonné est la nauséabonde illustration. C’est lui qui a armé le bras de Mohammed Merah à Toulouse, de Mehdi Nemmouche à Bruxelles. C’est lui qui jette sur le pavé des manifestants haineux qui brandissent des pancartes invitant à la « mort aux Juifs » et n’hésitent pas à s’en prendre violemment aux synagogues. Le dernier incident en date, rue des Roquettes à Paris, dont i24news s’est fait l’écho, a failli tourner au drame.

Cet islam-là se nourrit de causes lointaines – la Syrie, l’Irak, et, toujours, la Palestine. Comme toutes les idéologies mortifères, il a ses alliés – en l’occurrence, l’extrême gauche et les restes d’une extrême droite dont les figures de proue tentent malaisément de se distinguer pour accéder à la respectabilité politique (une preuve de plus que l’antisémitisme n’est pas respectable) – et ses idiots utiles : sociologues et autres plumitifs prompts à dénoncer une « islamophobie » fantasmagorique qu’ils assimilent abusivement à l’antisémitisme.

Cependant, l’islam identitaire ne concerne pas que les Juifs. Sous sa forme terroriste organisée, il constitue un défi mondial. Il a frappé à New York, à Madrid, à Londres, à Paris, et est en train de refaçonner les frontières issues de la décolonisation au Proche et au Moyen-Orient. Sous sa forme terroriste « spontanée », il produit des loups solitaires à l’instar de Merah et Nemmouche, petites frappes radicalisées en prison, et, comme ce dernier, passées par l’un des fronts de l’islamisme radical, dernièrement la Syrie.

Si la France est aux premières loges, ce n’est pas en raison de quelque laxisme ou complaisance particulièrement français. C’est tout bonnement parce que la France abrite la plus importante communauté juive d’Europe, en même temps que la plus importante communauté musulmane d’Europe, par ailleurs majoritairement arabe, et que ces deux communautés cohabitent souvent dans les mêmes banlieues et quartiers difficiles. Le paradoxe douloureux est que la France a inventé avec la République laïque et assimilationniste l’outil d’intégration le plus efficace du monde occidental, et que cet outil est désormais en panne. La place me manque ici pour en détailler les raisons. Mais ne nous y trompons pas, c’est l’ensemble de l’Europe qui a mal à ses Juifs, pour ne plus savoir comment intégrer ses immigrés.

Traiter le mal à la racine, au-delà des mesures de police, nécessaires mais manifestement insuffisantes, requiert un effort collectif énorme, dont les sociétés européennes semblent désormais incapables. Il faudrait pour cela démanteler les ghettos d’immigrés, favoriser par une politique volontariste de la ville la mixité sociale, repenser l’école de fond en comble, interdire les prisons aux imams intégristes et/ou analphabètes et assurer la formation d’un encadrement musulman compatible avec les principes de la démocratie. Toutes choses qui présupposent un investissement matériel colossal, mais surtout, sans doute, une révolution culturelle. Tant que l’Europe ne réapprendra pas à défendre ses valeurs, tant qu’elle s’abstiendra d’en faire la pierre de touche de tous ceux qui frappent à sa porte, tant qu’elle ne saura pas qui elle est et, partant, à quoi sont censés s’intégrer ses nouveaux citoyens, elle sera cet ectoplasme sans âme, incapable de protéger ses Juifs parce que incapable de se protéger elle-même.

Alors, la France va-t-elle expulser ses Juifs ? Allons donc. En revanche, les Juifs vont s’en expulser eux-mêmes, du moins les plus fragiles, les plus exposés. Au grand détriment de la France elle-même. Car une chose est certaine, le sort des Juifs a toujours été le test infaillible de la santé morale d’une nation.

Elie Barnavi est historien et essayiste, Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Tel-Aviv, et ancien ambassadeur d’Israël en France.

 Voir enfin:

Gaza’s Tunnel Phenomenon: The Unintended Dynamics of Israel’s Siege

"The ground that Israel leveled in 2004 to create a barren corridor separating Gaza from Egypt is today abuzz with activity on and under the surface."
Nicolas Pelham
Journal of Palestine Studies, Vol. 41, no. 1 (Summer 2012), p. 6
This article traces the extraordinary development of Gaza’s tunnel phenomenon over the past decade in response to Israel’s economic asphyxiation of the small coastal enclave. It focuses on the period since Hamas’s 2007 takeover of the Strip, which saw the industry’s transformation from a clandestine, makeshift operation into a major commercial enterprise, regulated, taxed, and bureaucratized. In addition to describing the particulars of the tunnel complex, the article explores its impact on Gaza’s socioeconomic hierarchy, strategic orientation, and Islamist rule. The larger geopolitical context, especially with regard to Israel, the Sinai Peninsula, and the Nile Valley, is also discussed. The author argues that contrary to the intentions of its architects, the siege precipitated the reconfiguration of Gaza’s economy and enabled its rulers to circumvent the worst effects of the blockade.

VISITORS APPROACHING RAFAH can be forgiven for thinking they have stepped back in time to the 1948 Nakba. On the southern reaches of the town, the horizon is interrupted by hundreds of white tents flapping in the wind. Instead of dispossessed refugees, the tents shelter the mouths of hundreds of tunnels, which for the past five years have played a critical role in providing a lifeline for Gazans hit by a punishing siege. Beneath the awnings, thousands of workers shovel heavy materials for Gaza’s reconstruction. Front-end loaders plow through the sands, loading juggernauts with gravel and enveloping the entire zone in dust clouds. Tanker trucks fill with gasoline from underground reservoirs; customs officials weigh trucks and issue the tax vouchers required to exit. The ground that Israel leveled in 2004 to create a barren corridor separating Gaza from Egypt is today abuzz with activity on and under the surface, as Gazans operate a tunnel complex that has become the driver of Gaza’s economy and the mainstay of its governing Palestinian Islamist movement, Hamas.

A “LIFELINE” TAKES SHAPE

For millennia, Rafah was the first stopping place for merchants crossing the desert from Africa to Asia. Israel’s establishment in 1948 did not sever the tie, for Gaza was administered by Egypt until Israel’s 1967 occupation. Even after, Bedouins crossed the border unimpeded, continuing to mingle and marry. Only in 1981, when Egypt and Israel demarcated their frontier along Gaza’s southern edge as part of their 1979 peace treaty, did separation really set in. No sooner had the agreement’s implementation divided Rafah between Israel and Egypt than Bedouin clans straddling the fourteen-kilometer border began burrowing underneath, particularly at the midpoint where the earth is softest. Israel’s first recorded discovery of a tunnel was in 1983. To avoid detection, Gazans dug their tunnels from the basements of their houses to a depth of about fifteen meters, headed south for a few dozen meters, and then resurfaced on the Egyptian side of the border, often in a relative’s house, grove, or chicken coop. By the late 1980s, tunnel operators were importing such basics as processed cheese, subsidized in Egypt and taxed in Israel, and probably some contraband as well, including drugs, gold, and weapons.

Israel’s “soft quarantining” of Gaza—the steadily tightening restrictions on the movement of persons and goods into Israel—began with the Oslo peace process and in preparation for the establishment in the Strip of the Palestinian Authority (PA) in 1994. After Oslo’s signing, Israel built a barrier around Gaza. Though access continued through Israel’s terminals, periodic closures led Gazans to seek alternatives. The perimeter barrier was among the first targets of protestors when the Al-Aqsa intifada broke out in September 2000, but by June 2001 Israel had replaced it with a higher, grimmer, more impenetrable upgrade. Frequent lockdowns at Israel’s terminals and the destruction of Gaza’s seaport and airport in 2001, coupled with the militarization of the intifada, intensified the drive for outlets south. Hence the expansion and upgrading of the tunnels, which for the first time served as safety valves for wholesalers to alleviate the artificially created shortages.

Given their quest for weapons and the need for funds to finance operations during the intifada, the various Palestinian political factions operated the longest and deepest tunnels. The cash-strapped PA sought to co-opt clans along the border where tunneling was easiest. Sami Abu Samhadana, a senior PA security official and prominent Fatah leader in Gaza, himself from a Bedouin clan straddling the Rafah frontier, oversaw much of the expansion. This fusion of security and business interests, of militia activity and private entrepreneurship, was to become a hallmark of future development.

Successive Israeli military operations aimed at defeating the second intifada and widening the buffer zone between Gaza and Egypt also targeted the tunnels. In the lead-up to implementing its unilateral Gaza withdrawal plan, Israel razed some fifteen hundred Palestinian homes within a one-hundred-meter-wide cordon sanitaire (the Philadelphi corridor) between Rafah and the border and reinforced it with a seven-meter-high wall. The Mubarak regime largely acquiesced in the wall’s construction, hoping it would protect his realm from a spillover of the intifada and suicide bombing that was threatening its lucrative tourist resorts along the Sinai Peninsula’s riviera on the Red Sea. In addition, it feared that Israel’s withdrawal risked saddling Egypt with responsibility for Gaza’s 1.7 million inhabitants, disconnecting the territory from the West Bank, and thereby ending Arab aspirations for an integral Palestinian state.

In January 2006, four months after Israel completed its Gaza pullout, Hamas won the Palestinian legislative elections. Israel responded by systematically tightening its borders. On 12 March 2006, while Hamas was in negotiations to form a unity government, Israel closed Erez terminal to Gazan laborers in Israel, who once constituted 70 percent of Gaza’s workforce. In June 2006, when the Israeli soldier Gilad Shalit was captured by Palestinian militants (and spirited away by tunnel), Israel shut down the Karni terminal, Gaza’s primary crossing for goods (already closed for half of the previous six months). Israel also prevented the use of the Rafah terminal for passenger traffic and severely restricted access for the European monitoring mission there.

Israel’s array of restrictions on trade, coupled with the need to mitigate the threat of punitive Israeli airstrikes targeting the tunnel zone, quickly spurred Palestinians to develop deeper and longer tunnels spanning the width of the Israeli-bulldozed buffer and less vulnerable to sabotage. The tunnel network continued to grow, and infrastructure improved. Even so, the tunnels were ill-prepared for the surge in traffic generated by the near-hermetic seal imposed on Gaza by Israel and Egypt when, in June 2007, Hamas seized control of the Strip, disbanded Fatah’s forces, and chased out its leaders.

THE HAMAS TAKEOVER: BLOCKADE AND EXPANSION

Hamas’s summer 2007 military takeover of the Strip marked a turning point for the tunnel trade. The siege, already in place, was tightened. Egypt shut the Rafah terminal. Israel designated Gaza “a hostile entity” and, following a salvo of rocket-fire on its border areas in November 2007, cut food supplies by half and severed fuel imports. In January 2008, Israel announced a total blockade on fuel after rockets were fired at Sderot, banning all but seven categories of humanitarian supplies. As gasoline supplies dried up, Gazans abandoned cars on the roadside and bought donkeys. Under Israeli blockade at sea and a combined Egyptian-Israeli siege on land, Gaza’s humanitarian crisis loomed, threatening Hamas’s rule.

The Islamists’ first attempt to break the stranglehold targeted Egypt as the weaker link. In January 2008, Hamas’s forces bulldozed a segment of wall at the Rafah crossing to allow hundreds of thousands of Palestinians to pour into Sinai. While long pent-up consumer demand was released, the measure provided only short-term relief. Within eleven days, Egyptian forces succeeded in herding Palestinians back. Egypt then reinforced the army contingent guarding the locked gates and built a fortified border wall. As the siege intensified, employment in Gazan manufacturing plummeted from 35,000 to 860 by mid-2008, and Gaza’s gross domestic product (GDP) fell by a third in real terms from its 2005 levels (compared to a 42 percent increase in the West Bank over the same period.

With access above ground barred, the Islamist movement oversaw a program of industrial-scale burrowing underground. With each tunnel costing $80,000 to $200,000 to build, mosques and charitable networks launched schemes offering unrealistically high rates of return, promoting a pyramid scheme that ended in disaster. Preachers extolled commercial tunnel ventures as “resistance” activity and hailed workers killed on the job as “martyrs.” The National Security Forces (NSF), a PA force reconstituted by Hamas primarily with ?Izz al-Din al-Qassam Brigades (IQB) personnel, but also including several hundred (Fatah) PA defectors, guarded the border, occasionally exchanging fire with the Egyptian army, while the Hamas government oversaw construction activity. Simultaneously, the Hamas-run Rafah municipality upgraded the electricity grid to power hundreds of hoists, kept Gaza’s fire service on standby, and on several occasions extinguished fires in tunnels used to pump fuel.As Mahmud Zahar, a Hamas Gaza leader, explained, “No electricity, no water, no food came from outside. That’s why we had to build the tunnels.”

Private investors, including Hamas members who raised capital through their mosque networks, partnered with families straddling the border. Lawyers drafted contracts for cooperatives to build and operate commercial tunnels. The contracts detailed the number of partners (generally four to fifteen), the value of the respective shares, and the mechanism for distributing shareholder profits. A typical partnership encompassed a cross-section of Gazan society, including, for example, a porter at the Rafah land crossing, a security officer in the former PA administration, agricultural workers, university graduates, nongovernmental organization (NGO) employees, and diggers. Abu Ahmad, who had earned NIS 30–70/day as a taxi driver, invested his wife’s jewelry, worth $20,000, to partner with nine others in a tunnel venture. Investors could quickly recover their outlay. Fully operational, a tunnel could generate the cost of its construction in a month. With each tunnel jointly run by a partnership on each side of the border, Gazan and Egyptian owners generally split earnings equally.

From enterprises primarily geared to weapons smuggling, the tunnels rapidly turned into what one trader described as “the lungs through which Gaza breathes.” By the eve of Operation Cast Lead in December 2008, their number had grown to at least five hundred from a few dozen mainly factional tunnels in mid-2005; tunnel trade revenue increased from an average of $30 million/year in 2005 to $36 million/month. Mitigating to some extent the Gaza economy’s sharp contraction resulting from the international boycott of Hamas, the PA’s ongoing salary payments to some 75,000 PA employees, including some whom the PA had ordered to stop work, sustained the government’s liquidity and purchasing power.

Meanwhile, the area of tunnel operations doubled to eight kilometers, extending along the border from the Rafah terminal west to Tel Zagreb near the coast. So congested were some parts of the border that diggers had to burrow tunnels one on top of the other, using Google Earth to map routes and make sure they stayed on course. Teams of six laborers working round the clock in two twelve-hour shifts could dig an average of ten to fifteen meters a day. Once functional, tunnels were constantly upgraded to speed deliveries. Over time, they were fitted with internal lighting, intercoms, and generators to maintain operations during frequent power cuts. The tunnels’ rough-hewn edges were smoothed to reduce damage to imports.

“Legalized” by Hamas on the Gaza side of the border, the tunnels remained clandestine on Egypt’s side. Thus, while in Gaza the tunnel mouths were moved from the basements of private homes to the open terrain fronting the Philadelphi corridor, in Egypt the tunnels extended deep inside Egyptian territory. Up to three-quarters of a standard eight-hundred-meter tunnel was on Egypt’s side. And while the tunnel mouths, protected from the elements by white canvas, were open on the Gaza side, in Egypt they remained concealed.

FORMALIZING THE TUNNEL TRADE: REGULATION AND THE CUSTOMS REGIME

When Hamas seized the Strip from Fatah in June 2007, its military wing, the IQB, appropriated the Fatah-run tunnels, particularly those overseen by Sami Abu Samhadana, who had fled the enclave. It banned the construction of new Fatah tunnels and tightened its control over other factions operating cross-border tunnels, including Palestinian Islamic Jihad and the Popular Resistance Committees. It also set about expanding its own network, transforming the makeshift tunnels honed during the Al-Aqsa intifada into what were widely regarded as Gaza’s longest, deepest, and most sophisticated. Thereafter, the IQB’s domination of the tunnel traffic was undisputed.

From the outset, there was a de facto distinction between the factional tunnels, used for military and operational purposes and off-limits to government inspectors and customs authorities, and the privately owned tunnels, which were Gaza’s primary source of imports. Regarding the latter, the government struggled to wrest control from the IQB. The process was slow. The IQB, owing to its victory in the June 2007 fighting against the PA, maintained control on the ground and resisted efforts by Hamas’s political leadership under Ismail Haniyeh to assert its primacy. Ultimately, following a spate of violent clashes and turf battles between IQB personnel and the Executive Force—an armed contingent established by the Hamas-appointed interior minister before 2007 as a counter to the Fatah-controlled PA forces in Gaza—in which the Executive Force gained the upper hand, the Interior Ministry assumed management of the privately owned tunnels on behalf of the government.

Once in control of the commercial tunnels, the Hamas government set about formalizing the smuggling economy through regulation. In the wake of Operation Cast Lead, the Interior Ministry established the Tunnel Affairs Commission (TAC) to act as the regulatory authority for commercial activities. Among its first acts was to issue a list of blacklisted imports, including weapons, alcohol, and tramadol, a painkiller much used in Gaza. In response to public concern at a rising toll of tunnel casualties, particularly of child workers, the TAC issued guidelines intended to ensure safe working conditions. Over time, it fenced off the site and stationed some three hundred black-clad internal-security personnel at entry points to spot-check the documentation of persons entering and leaving the zone. Tunnel openings were patrolled on motorbike. The TAC introduced a tunnel-licensing system to prevent construction in areas deemed of national security (particularly near border fortifications where outside observation was feared, or in areas reserved for factional tunneling) and to regulate oversupply. Investors seeking clearance to build a new tunnel were required to provide proof of land ownership or notarized proof of authorization of the right to use the land. The TAC also intervened to arbitrate disputes between merchants and tunnel operators, and monitored the market for instances of sharp inflation or evidence of hoarding and price-fixing, particularly of fuel. Traders and consumers alike said they welcomed the price stabilization and removal of petty traders selling gasoline from the roadsides.

Violations were punished. In 2009–10, for instance, the TAC closed at least five tunnels for smuggling tramadol and two for nonpayment of cigarette taxes. It destroyed an additional fifty nonoperational tunnels to prevent their use as safe houses or conduits to and from Egypt by “wanted” individuals. “We used to earn thousands smuggling small shipments of hand guns, grenades, bullets, and TNT,” said a tunnel operator who first entered the business at the end of the second intifada, “but it is no longer worth the risk to be prosecuted by Hamas.”

In a further sign of formalization, the TAC introduced an increasingly comprehensive customs regime, providing Hamas with a new revenue base that partially compensated for the Ramallah-based PA’s monopoly on customs revenues collected at Israel’s ports. Haulers weighed their trucks on an electronic weigh station buried in the sand near the entrance to the tunnel zone, obtained chits for their cargoes at an adjoining hut, and upon exit presented the receipts to guards. In September 2008, the Rafah municipality introduced administrative fees, charging tunnel operators a one-time license fee of NIS 10,000 ($2,850)/tunnel and NIS 3,000 for connection to the electricity grid. Evaders were liable to tunnel closure and arrest, deferrable with a NIS 1,000 bail. Further charges were levied on heavily Egyptian-subsidized gasoline and diesel (about NIS0.5/liter in Egypt), cooking gas (NIS 30/canister), cigarettes (NIS 3/pack), and generators. In addition, Gaza authorities levied a 14.5 percent value-added tax on all goods. A tunnel owner who raised a Fatah flag from his house had his license withdrawn.

Hamas’s regulatory efforts did not go unchallenged, particularly after it taxed what had been a tax-free enterprise. Families and clans in the border area protested interference in their activities. In late November 2007, armed clashes erupted between Hamas government forces and members of the al-Sha’ir family in Rafah after Hamas destroyed two of its tunnels. But for the most part, the rapidly expanding business opportunities available under Hamas rule trumped lingering resentments. With demand far exceeding supply, tunnel operators earned $50 for ferrying a fifty-kilogram sack through the tunnels. A decade earlier, all but 1 percent of Gaza’s total imports came from, or via, Israel. By the eve of Operation Cast Lead, the ratio had nearly reversed. Although the tunnels were often rudimentary, the trade cycle was generally faster than through Israeli terminals, and less laden with customs red tape. Normal deliveries arrived within three to five days of placing an order, faster than pretakeover orders from Israel. Operators responded rapidly to demand. When Israel reduced gas supplies, smuggled canisters quickly surfaced on the market. Vaccines from Egypt entered Gaza following reports of disease sweeping chicken farms. Ahead of holidays, traders imported toys, live sheep, and fresh beef from Egypt.

Both Egypt and Israel had mixed reactions to the tunnel operations. For Israel, the reorientation of Gaza’s trade to Egypt tempered the international outcry over the blockade and widened the divide between Gaza and the West Bank. For Egypt, smuggling offered copious opportunities for bribes (at both the local and national levels) from a hitherto unprofitable region. Yet both countries also saw tunnel growth as a security threat they could scarcely monitor, let alone control. Israel constantly cited the tunnels for bolstering Gaza’s military capabilities. Egypt, besides worrying about the impact of spillover from Gaza’s Islamist forces on its foreign currency–generating Sinai resorts, reported finding weapons stockpiles near the border. In an effort to interrupt the traffic, Israel repeatedly deployed drones and manned aircraft to bomb Gaza’s tunnels, while Egypt stepped up tunnel detection and demolition. Tunnel owners responded by improving their design and digging to depths of over twenty-five meters.

OPERATION CAST LEAD AND ITS AFTERMATH

Israel’s repeated attacks on Gaza culminated in the devastating Operation Cast Lead of winter 2008–9. Although Hamas’s detractors in Gaza claimed the tunnels served as an escape hatch for some senior Hamas officials during the war, aerial bombardment of the Rafah border severely damaged the network, resulting in a temporary suspension of commercial traffic. Meanwhile, the land, air, and sea blockade remained fully in force.

As part of the internationally brokered ceasefire, Israel secured U.S. agreement to act against the smuggling routes supplying Gaza. The agreement was reinforced weeks later at a gathering in Copenhagen on 5 February 2009 of officials from the United States and several European countries focused on international naval patrols in the Red Sea and aerial surveillance of Sudan. Separately, Egypt committed to build (under U.S. military supervision) a twenty-five-meter deep underground steel barrier along its border with Gaza aimed at blocking the tunnels within a year. By the end of 2010, it claimed to have sabotaged some six hundred tunnels by various means, including plugging entrances with solid waste, sand, or explosives, and flooding passages with sewage. Use of tear gas and other crowd-control techniques inside the tunnels resulted in several deaths. “The war marked a turning point in how Egypt’s security dealt with us,” remarked one tunnel operator. “In the past, they would look the other way when a lorry stopped to unload at a tunnel mouth, but since May 2009 they . . . raid the homes, sheds, farms, and shops of our Sinai suppliers.”

That said, Egypt’s countermeasures never quite matched its policy statements. From the first, Egypt cited logistical problems such as difficulties hammering steel plates more than four meters deep in stony ground. Tunnel operators cut through completed segments with blow torches, nullifying the multimillion dollar project for the cost of a few thousand dollars. Reluctance to forgo the bribes accruing from smuggling further compromised official resolve. Egyptian security forces often targeted the shallowest and most easily detected tunnels, leaving the more developed and profitable ones untouched. Tellingly, construction slowed where tunnel activity was most concentrated. Hamas’s success in mounting a solidarity network to condemn the Mubarak regime for enforcing the siege further eroded Egypt’s political will. Frustrated, the U.S. Congress suspended technical support for the underground steel barrier in mid-2011.

Motivated by family and clan unification, as well as economic benefits, Bedouin and Palestinians on Egypt’s side of the border also resisted Egypt’s security measures. “We’re Palestinians working for the sake of Palestine,” said a tunnel laborer in Egyptian Rafah. To foil Egyptian security, Bedouin operators sometimes tapped into well-armed clan defense committees versed in Sinai’s topography from centuries of roaming. There were sporadic reports of clashes between Bedouin irregulars and Egyptian forces seizing contraband.

TUNNEL EXPANSION AND POSTWAR RECONSTRUCTION

Meanwhile, the ceasefire at the end of Operation Cast Lead enabled Hamas to undertake repairs on the partially destroyed tunnels and to oversee a major overhaul of the complex, even reducing taxes to stimulate the work. Fear of Egyptian detection prompted operators to extend their tunnels to a length of one and a half kilometers and to deepen them to up to forty meters below ground. Operators reinforced tunnels first with wooden planks, then cement blocks and metal to allow sufficient widening for raw materials to pass through without risking tunnel collapse. Rope ladders flung down the shafts were replaced by electric elevators, while the four-meter-long sledges (shahata) pulled by winches were replaced by carts running on rails, much as in coal mines.

Within two years, capacity had increased tenfold. By late 2010, large commercial tunnels were estimated to be shifting up to 170 metric tons of raw materials each per day. The number of tunnels transporting livestock rose from three in 2008 to at least thirty in mid-2010. There was also less loss and damage, since the longer tunnels were harder for Egypt’s security to find, and conditions inside the tunnels had substantially improved. Economies of scale and diversified sources of supply lowered costs. By the summer of 2011, 60 percent of traders reported that prices had fallen to equal or below the presiege level for goods from Israel. For example, a liter of fuel (initially sold in sand-riddled plastic soda bottles) cost four times more than in Israel in 2008; by 2009 fuel (pumped through three-quarter-inch pipes at a rate of 20,000 liters/hour) sold at a quarter of Israel’s price. By mid-2011, prices for Turkish cement (Gazans snub Egypt’s lower-quality products) had plummeted from $1,500/ton at the height of the closures in mid-2008 to the presiege price of $100. The cost of shipping a fifty-kilogram sack of goods fell from $50 to $5. “There are at least 1,500 underground tunnels now,” said an owner. “Most are bigger and better than ever before, and all of them are open for business. The result is more competition, more price wars, and less work for everyone.”

Demand grew as capacity improved and prices fell to within a range average Gazans could afford. Between 2008 and 2010, traders of household goods reported a 60 percent rise in their import of goods via the tunnels. By mid-2010, Gaza’s retailers reported that shortages resulting from Israeli restrictions had been reduced “to a reasonable extent or more.” Wholesalers rapidly replenished their empty warehouses. By mid-2009, cars—hitherto cut into three and welded together in Gaza—were arriving whole, first dragged through the tunnels by bulldozers and then driven through expanded tunnels. To satisfy demand, tunnel operators tapped into contraband, particularly of cars, arriving from Libya after Qaddafi’s retreat from Cyrenaica left his arms depots and ports open for looting.

Expansion also facilitated the import of inputs and raw materials, precipitating what has been perhaps the tunnels’ greatest achievement: kick-starting Gaza’s postwar reconstruction while donors remained on the sidelines. While world leaders promised billions at showcase conferences in Sharm al-Sheikh’s luxury hotels but failed to persuade Israel to lift its ban on construction materials, the tunnels enabled Gazans to rebuild their enclave themselves. In the immediate aftermath of Operation Cast Lead, while operators were still repairing their tunnels, Gazans made their own gravel by pummeling war wreckage. The two most visible symbols of Israel’s short-lived cooperation with the Palestinians post-Oslo—the shell-shattered Erez industrial park on Gaza’s northern border, and the destroyed European Union–funded airport in the south—were reduced to sandpits. Once the tunnels were upgraded, operators began moving heavy materials. By mid-2011, three thousand tons of gravel, five hundred tons of steel rods, and three thousand tons of cement were arriving daily.

Gaza morphed into a construction site. Roadsides were piled high with building materials from Egypt. According to the World Bank, construction starts in the first half of 2011 grew by 220 percent. UN Habitat estimated that, based on the materials allowed in by Israel, it would take eighty years to rebuild the six thousand housing units destroyed in Operation Cast Lead and accomodate the growth in population over five years of closure; tunnel flows reduced that lagtime to a more manageable five. Indeed so rapid was the pace of construction that by mid-2012 real-estate agents reported that they were struggling to locate prospective buyers for the new apartments.

It was not only Gaza’s housing stock that began to recover. Farmers resorted to tunnel imports to circumvent Israel’s ban on seeds, pesticides, irrigation pipes, and basic agricultural tools such as hoes and buckets. The increased affordability of inputs helped factories resume operations: Hamas officials claimed that by October 2011, half the fourteen hundred factories destroyed during Operation Cast Lead were back in production. A food-processing plant resumed operations after items banned by Israel—including preservatives, plastic wrapping and packaging made in Egypt, and spare parts—arrived from Switzerland via tunnel.

All told, the tunnel expansion precipitated a recovery that rapidly reversed much of Gaza’s earlier decline. From 2005 to 2009, Gaza’s per capita GDP contracted by 39 percent in real terms, with the tunnels providing at best limited relief. After Operation Cast Lead, the tunnels facilitated what a September 2011 World Bank report described as “exceptionally high growth,” notching 28 percent in the first half of 2011. Unemployment dropped from 45 percent before Operation Cast Lead to 32 percent by mid-2011. Rafah’s markets bristled with shoppers and café-goers late into the night, its backstreet ATMs distributing $100 bills.

THE LIMITS AND LIMITATIONS OF THE TUNNEL-DRIVEN RECOVERY

Even as the World Bank was touting Gaza’s exceptional growth, however, the structural flaws impeding Gaza’s full-fledged reconstruction persisted. With few exports capable of generating sustainable growth, Gaza’s consumption was capped. By 2010, the markets were saturated, with improved supply lines outstripping demand, while wages fell sharply, not least due to increased use of cheaper Egyptian labor. Intense competition pushed tunnel earnings and prices down even faster. With supply already exceeding demand, Israel’s June 2010 decision to lift its ban on the import of commercial goods (following the international outcry over the Mavi Marmara aid-flotilla incident) triggered a market glut. Retailers hitherto limited to imports via the tunnels revived their former ties with Israeli counterparts.

By the end of 2010, operations at over half of Gaza’s eleven hundred tunnels had reportedly been suspended. Those that survived launched efficiency drives, reducing operating hours and cutting labor so as to remain commercially viable. Increasingly, tunnel activity narrowed to goods that were competitive because Israel either heavily taxed alternatives, such as fuel, or banned them. The latter included most raw materials, all items defined as “dual use” (e.g., construction materials, machinery, chemicals, and spare parts), and almost all export goods. “Israel’s blacklist is the smugglers’ green list,” commented a prominent Gaza businessman who imports Egyptian cacti for his nursery through the tunnels.

By spring 2012, signs that the economy had reached the ceiling achievable through the tunnel conduits were increasingly visible. According to figures from the Palestinian Central Bureau of Statistics for the first quarter of 2012, unemployment had begun to climb, and the previous high rates of growth had fallen back sharply. Despite Egypt’s acquiescence to increased passage through the Rafah terminal, most of Gaza’s 240,000 refugee youth have never left the enclave, and 51 percent of them remain unemployed. Continued restrictions by the Egyptian authorities on the entry of tanker trucks bound for Gaza into the Sinai Peninsula left the enclave in darkness for much of the night. Israeli warships cruise on the horizon, a visible reminder of the three-mile limit Israel has imposed on Gaza’s seas. The claustrophobic feeling of being trapped by land, air, and sea has not disappeared.

Initially in the wake of Mubarak’s ouster, the tunnel economy enjoyed a boom. As the internal-security apparatus took flight, Egypt’s remaining impediments disappeared. Tunnel mouths placed deep inside Egyptian territory resurfaced close to the border, in the process taking an obvious toll on Egyptian Rafah’s housing stock, where gaping cracks appeared even in recent construction. Construction on the underground steel barrier was formally halted. Tunnel owners reported next to no impounding of materials, only token destruction of tunnel mouths, and a marked decrease in demands for bribes. Many Egyptian operators who had been sentenced in absentia and who had paid hefty bribes to avoid arrest were granted amnesty. Heightened domestic opposition in Egypt to the ongoing Gaza blockade and increased activity by Bedouin armed groups offered tunnel traffickers additional protection.

In deference to Cairo, Hamas had from the start banned the use of commercial tunnels for passenger traffic, but reversed this policy after the Mubarak regime fell. Meanwhile, the new Egyptian authorities, with much fanfare, eased the restrictions on passage through the Rafah terminal. However, with restrictions still in place, the tunnels offered a viable fast track that circumvented much of the red tape of the overland crossing. To regulate passenger traffic, the TAC introduced a system of prior coordination that took two days rather than the two months required for applications to cross via the Rafah terminal. Moreover, while the Rafah crossing closed at 5:00 P.M. (later extended to 8:00 P.M.), the tunnels operated around the clock. Male applicants ages 15–40, some 35 percent of whom were generally barred entry to Egypt on security grounds, benefited in particular, but all kinds of travelers, from Pakistani academics and Palestinian workers fleeing Libya to families on holiday, used the tunnel. Costs for the two-hundred-yard crossing, which previously reached hundreds of dollars, fell to NIS 100 ($30).

Relaxed controls also served to alleviate the ban on exports, the other grueling aspect of the siege. These included scrap metal (smelted in Sinai and reimported as steel rods for construction and possibly also military use), dapple racing horses (which all but disappeared from Gaza due to high Egyptian demand), ammunition (which spiked in demand during Egypt’s 2011 revolution), and surplus produce—watermelons, apples, and eggs—resulting from Gaza’s drive for food self-sufficiency. That said, Egypt’s lower labor costs and purchasing power rendered most Gaza produce uncompetitive, and Gaza’s manufacturing base, traditionally geared to the Israeli and West Bank markets, was slow to adapt to Egyptian needs. Egypt-bound traffic comprised mainly reexports of goods from Israel for which there was Egyptian demand, including heavily taxed items such as shoes, hair gel, and mobile phones.

Yet ironically, Mubarak’s ouster in February 2011 could yet spell the collapse of the tunnel economy. Led by Hamas leaders, Gazans look to Egypt’s new Islamist leadership to dismantle the siege structures and open the crossing to overland goods traffic. Certainly, initial euphoria at the prospect of a new laissez-faire era in Egyptian-Gaza relations dimmed as Egypt’s ruling military council, the Supreme Council of the Armed Forces (SCAF), consolidated its hold. In a sign of renewed leverage over Gaza, and reflecting a desire to cut their subsidy bill, the Egyptian authorities blocked tanker trucks en route to Gaza hauling heavily subsidized Egyptian gasoline. Although some fuel continued to trickle through the tunnels, the enclave again experienced outages of up to eighteen hours per day, as in the harshest days of the siege. The shortages not only rendered life uncomfortable, they deprived it of the dynamo to power more reconstruction. Inside Gaza, the Hamas government faced widespread charges of hubris for wildly overestimating the early benefits accruing from the Arab awakening. With Gaza’s fate increasingly intertwined with Egypt’s, the dominance of the military government, along with the Muslim Brotherhood’s focus on domestic affairs, cast a pall over the prospects for Gaza’s trade ties with Egypt.

WINNERS AND LOSERS

Five years of Hamas rule over Gaza and sponsorship of the tunnel trade brought changes to the Strip whose impact could be felt at a popular level. Public infrastructure—including the parliament and other government buildings, police stations, and mosques—had been leveled or severely damaged in Israel’s Operation Cast Lead bombardment. The Hamas government, armed with the proceeds from import taxes and an expanded tunnel infrastructure capable of transporting heavy goods and machinery, repaired and upgraded infrastructure. Hamas also widened the Salah al-Din Road (the Rafah-Gaza City highway) to accommodate increased traffic from the south, and, in Gaza City itself, began beautifying prominent landmarks, sodding sandy areas, dredging the port, installing traffic lights, and rebuilding its coastal riviera to the south, which officials claimed would one day rival Tel Aviv’s.

In an economy blighted by unemployment resulting from Israel’s ban on Gazan workers, the bombardment of its manufacturing base, and the closure of export markets (above and beyond a significant slowdown in donor-funded development projects), the tunnels emerged as Gaza’s largest nongovernmental employer. The tunnel industry attracted construction workers once employed in Israel from across the Gaza Strip. For a time, tunnel workers were the best paid in Gaza: in 2008, the average daily wage was $75, five times Gaza’s median wage according to official Palestinian figures, and more than West Bank Palestinians earned building Israel’s Jewish settlements. The tunnel trade was also the largest overall employer of youth. School dropouts scrounging NIS 20/day as street peddlers earned ten times that much in the tunnels. Although market saturation and recourse to Egyptian labor later depressed daily wages to more like NIS 80, even this was quadruple a farmhand’s wage. With each fully functioning tunnel employing twenty to thirty people, by 2010 the tunnel industry was estimated to employ some five thousand tunnel owners and twenty-five thousand workers, supporting about one hundred and fifty thousand dependents, or 10 percent of Gaza’s population.

Such was the turnaround in the local economy that Gaza City had a surfeit of new hotels, restaurants, and beach cafés, which attracted not only the new moneyed elite the tunnels had fostered but also exiles returning to the Strip (sometimes via tunnels), and even visitors from northern Sinai. Gaza’s new luxury hotel, al-Mashtal, optimistically bought cocktail glasses, while visiting businessmen from the West Bank complained that the latest-model sports cars and Hummers could be seen on Gaza’s streets long before they surfaced in Ramallah. Real-estate brokers said the multiplier effect of the increased spending power spurred a threefold increase in real-estate prices.

That said, Gaza’s macroeconomic growth figures disguised wide disparities in the distribution of the new wealth. In geographical terms, prosperity followed the new employment opportunities: the north languished, while the south boomed. Bayt Hanun, once Gaza’s gateway to Israel, sank into depression, while Rafah, hitherto the enclave’s most depressed city, boomed. Unemployment in Rafah fell from about 50 percent on the eve of the Hamas takeover to 20 percent by December 2008. Trade experienced similar shifts. As established trading routes via the Israeli port of Ashdod waned, Gaza’s commercial ties with Egypt revived after a forty-year hiatus. Gaza’s traditional mercantile elite, which had developed ties with Israeli and Western European suppliers, found its status and influence in Gaza increasingly sapped by a new generation of smugglers tapping into ancient informal trade routes that extended southward into Sudan, and who quickly diversified their supply sources to include Egyptian, Chinese, and Turkish suppliers. And while yesterday’s commercial elite excelled in foreign languages acquired through travel and education, the new bourgeoisie of smugglers was less educated but had the benefit of cross-border clan connections and the backing of Gaza’s Islamist rulers. Thus, the tunnels became a key driver of upward mobility and social change, empowering previously marginalized groups and spawning a class of nouveaux riches.

Further encroaching on traditional business elites, tunnel owners used their financial clout to diversify upstream into retail, developing their own networks of agents to increase their market hold. Spared the cost of tunnel fees and privy to market information gained from hauling goods, they undercut retail prices, prioritized their own goods over wholesaler deliveries, and even distributed their own catalogues direct to consumers. On occasion they flooded the market to suppress prices and push wholesalers to the point of collapse. “No matter what we do, we cannot compete with the tunnel owners. They have decreased our income by 70 percent at least,” complained Ala’ Abu Halima, a long-standing Gaza merchant specializing in agricultural inputs.

Western-backed NGOs and the United Nations, whose required funding criteria barred them from purchasing smuggled goods and therefore stymied their reconstruction efforts, vociferously campaigned to end Israel’s siege. UN officials noted the paradox whereby U.S.-led financial restrictions, which prohibited the United Nations from accessing tunnel supplies, gave their supposed target, Hamas, a distinct advantage. Refugee families turned increasingly to Hamas rather than depend on the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA), the organization charged with sheltering them (and three-quarters of the Strip’s population). UN Special Coordinator for the Middle East Peace Process Robert Serry, fearing that the international community was hemorrhaging influence, complained in a May 2010 briefing to the Security Council that “the flourishing illegitimate tunnel trade permits smugglers and militants to control commerce,” while “international agencies and local contractors who wish to procure goods entering through legitimate crossings too often stand idle due to the Israeli closure.” Even following Israel’s declared relaxation on the import of construction materials for international projects in Gaza beginning in early 2011, the mandatory submission of all projects for Israeli approval has resulted in a process UN officials describe as “slow, cumbersome and costly”—and often uncompetitive vis-à-vis contractors supplied with goods from the tunnels.

The Bedouin population near the Egypt-Gaza border also profited greatly from tunnel commerce, especially the main clans: the Sawarka, Ramailat, and Tarabin. Proceeds from the tunnels were used not only to erect mansions but also to arm Bedouin defense committees. “A decade ago, my whole clan had three cars. Nowadays each household does,” says a Bedouin trader in Rafah. Families and clans separated for years by the border socialized in Gaza’s new restaurants. In a sign of the growing social and economic interaction between Gaza and Sinai, some Palestinian businessmen laundered their tunnel profits by investing in property in and around El-Arish, prompting a spike in land prices. Allegations abound that Gazans were seeking to export not only their earnings but also their arsenals to Sinai for safekeeping. At the same time, disparities between the economic prospects of Sinai’s clans bordering Gaza and those bordering Israel mounted, heightening friction between them. Israel’s construction of a 240-kilometer wall along its border aimed at severing smuggling routes to Israel only heightened the tensions. The rapid decline of Sinai’s formal economy of tourism along the Red Sea plummeted, fueling animosities which on occasion turned violent. Adding to the instability, some Bedouin, reined in by Hamas in Gaza, crossed via tunnel to pursue their blood feuds in Sinai.

HAMAS AND THE TUNNELS

The underground lifeline for Gaza’s population was no less a salvation for the Hamas government, which struggled to survive efforts by multiple foes to engineer its collapse or stoke social unrest by means of a siege. Over time, the tunnels enabled Hamas to consolidate its hold on the Strip and to circumvent U.S.-led international financial restrictions. According to banking sources, the TAC raised $150–$200 million in revenues in 2009, a figure that continued to climb in 2010 as the tunnel traffic grew, but then tapered off after Israel relaxed its closure and Egypt restricted fuel bound for Gaza. As a result, Hamas became increasingly immune to the financial leverage both of the international community and—significantly—its own Damascus-based leadership.

As noted above, the government increasingly consolidated its hold on revenues over time. Following the 2007 takeover of the Strip, the Interior Ministry reasserted Hamas government control over the commercial tunnels in place of the IQB. From then on, the ministry not only regulated the tunnels but also took charge of collecting the tunnel revenues, depositing them directly into its own account to cover its budgetary expenditures. While any excess funds were transferred to the central government, other ministers grumbled that the Interior Ministry’s prior claim on tax receipts was less than satisfactory.

In 2011 the government, with support from the Hamas movement and the Palestinian Legislative Council, reached an agreement whereby the ministry would deposit all receipts into a single treasury account but would be given priority in disbursements. With the situation thus regularized, National Economy Minister ?Ala’ Rif?ati was able, soon after his appointment in 2011, to post two hundred customs and excise officers to the tunnel enclave alongside Interior Ministry employees to enforce levies.

Through its growing tax base, Hamas increased its economic independence from Israel and the PA, although the latter continued to make salary payments to the some seventy thousand employees on its payroll. Hamas even made some progress delivering on its 2006 campaign promise to free Gaza from Oslo’s 1994 Paris Protocol, which gave Israel virtually full control over the Palestinian economy. The development of direct trade ties with Egypt also enhanced Hamas’s ideological vision of fostering ties with the Islamic world and downgrading relations with Israel. According to a Hamas official, “The siege is a blessing in disguise. It is weaning us off of Israel and sixty years of aid, and helping us to help ourselves.”

Armed with resources to govern from the tunnel proceeds, Hamas transformed itself from a nonstate actor with a social and charitable network, underground movement, and guerrilla force into a governing authority with a well-equipped internal security force, bureaucracy, and economy. The commercial tunnels and the Sinai population’s growing economic dependence on trade with Gaza gave Hamas the soft power to project its influence into the Sinai Peninsula, even as the factional tunnels enabled its military wing to augment this “soft” influence by exercising its own leverage there. Overall, the eclipse (at least temporarily) of Egypt’s internal security force in the peninsula and the simultaneous increase in Gaza’s military capabilities—combined with Gaza’s economic, social, and cultural pull—led observers close to Hamas to describe the movement as gaining strategic depth inside Egypt’s periphery. If indeed the enclave emerges as a regional center of gravity, all parties hoping to establish stability in the Sinai will have to take it into account.

That said, the tunnel economy has also tarnished Hamas’s reputation for transparency, accountability, and financial propriety. “This is not the old style radical movement,” notes a Gaza economist; “Hamas has acquired a business venture.” The Hamas authorities were widely criticized from the outset for making tunnel licenses conditional on appointing its members to the boards of tunnel cooperatives, often on preferential terms. The government’s decision to wash its hands of the pyramid scheme for tunnel investment mentioned earlier, which had been endorsed by prominent Hamas preachers and had left numerous investors bereft of their savings, marked the first major dent in its domestic credibility. Thereafter, Islamist and secular opponents alike adopted the discourse of corruption that Hamas had hitherto used to undermine Fatah. Some elements of the IQB, meanwhile, acquired a reputation for profiteering much like that associated with Muhammad Dahlan’s Preventative Security Forces that preceded them, dispensing with the resistance activities that were once their hallmark. Several prominent officials, including Hamas spokesman Fawzi Barhum, come from families with strong ties to the tunnel economy and were viewed as protecting their tunnel holdings. A Salafi jihadi from Gaza’s Middle Areas expressed it thus:

Before entering government, Hamas acolytes focused on religious sermons and memorizing Qur’an. Now they are most interested in money, tunnel business and fraud. Hamas used to talk about paradise, but now they think about buying land, cars and apartments. After the evening prayers, they would go to study, now the Imam looks at ways to make money. Before they prayed in the mosque, now they pray at home.

Hamas’s lack of transparency about its use of its tunnel earnings compounds suspicions. While Hamas officials say local revenues comprise half the government’s $750 million annual budget for 2011, local businessmen calculate the earnings to be considerably higher, raising questions about where the funds go and why there are repeated shortfalls in monthly civil-service salary payments. Calls for accountability have mounted as the Haniyeh government has increased the tax burden. (National Economy Minister ?Ala’ Rif?ati, who upon taking office called for Gaza’s withdrawal from the Paris Protocol to spare the population Israeli-level tariffs, four months later declared his intention to raise tariffs in line with Paris Protocol rates.)

A similarly cavalier approach to child labor and tunnel fatalities damaged the movement’s standing with human-rights groups, despite government assurances dating back to 2008 that it was considering curbs. During a police patrol that the author was permitted to accompany in December 2011, nothing was done to impede the use of children in the tunnels, where, much as in Victorian coal mines, they are prized for their nimble bodies. At least 160 children have been killed in the tunnels, according to Hamas officials. Safety controls on imports appear similarly lax, although the TAC insists that a sixteen-man contingent carries out sporadic spot-checks.

All told, the tunnels have been a mixed bag for Hamas. While its detractors praise—albeit begrudgingly—its success in reducing the impact of Israel’s stranglehold, perceptions of corruption inside the organization have intensified. During the renewed fuel shortages of spring 2012, there were widespread allegations that Hamas leaders received uninterrupted electricity and that gasoline stations continued to operate for the exclusive use of Hamas members. True or not, they fed a growing mood of recrimination that Hamas had profited from the siege.

FUTURE PROSPECTS

While the tunnels have spared Gaza’s economy from collapse and made possible some reconstruction, concerns that their utility might have peaked are rife. Despite the construction boom, the tunnels have not equipped Gaza with the tools required to rebuild and sustain a productive society. The manufacturing base remains hobbled by the ongoing ban on exports. Once its housing stock is restored, Gazans ask, what then? Where will the workers go? Tunnels were always a remedial answer to the blockade, not an economic solution. The high costs of food and other aid, ultimately borne by international donors and passed on to their taxpayers, can only be avoided when the border opens to normal commercial trade for both imports and exports.

To date, Gaza’s mercantile elite and foreign donors have looked to intra-Palestinian reconciliation and the reestablishment of PA control inside Gaza to end Israel’s five-year blockade. But even in the most favorable of circumstances, it is hard to see how trade and labor markets can return to their pre-2000 highs. Despite significant improvement following Operation Cast Lead, truckload entries in February 2012 represented less than half the average 2005 monthly entry of 10,400 trucks. Moreover, even if Israel fully opened its crossings, tunnel operators might continue to enjoy some inbuilt advantages over formal trade, including the ability to smuggle subsidized Egyptian produce and the absence of red tape. As long as Gaza is vulnerable to the vagaries of Israel’s use of economic tools to cajole Gaza’s rulers, the tunnels will likely remain a strategically important safety valve and back door.

For its part, Hamas continues to look southward to Egypt. Its hopes of capitalizing on the rise of its parent and sister movements in North Africa have so far failed to materialize. Travel to and trade with Egypt are certainly easier, but with goods still transported underground, the enclave remains psychologically and physically under siege. Despite the election of a senior Muslim Brotherhood official as the new Egyptian president, Egypt’s military apparatus retains, at least for now, control over the country’s security and borders. High-level intelligence officers continue to view Gaza’s Islamist leaders as a threat to national security and have used restrictions on the entry of goods—particularly fuel—into Sinai in an attempt to bring them to heel. How the power struggle between President Muhammad al-Mursi and the SCAF plays out will be critical to determining the extent to which Egypt and Gaza can normalize their political and trade relations and end Gaza’s state of siege. While Mursi’s election was greeted ecstatically by Hamas’s rank-and-file, a sober realism and even hint of frustration at the tweaks to existing Egyptian policy rather than an overhaul continues to mark the statements of some Hamas officials.

That said, there are pointers that keep the hope of a sea change in ties with Egypt and the broader region alive. In February 2012, North Sinai’s Chamber of Commerce was the first official trade delegation to visit Gaza since the Hamas takeover in 2007. Others have followed, holding out the prospect that trade already legalized in Gaza could become so in Egypt as well. Ironically, any attempt to legalize trade above ground would likely result in both governments rendering the tunnels illegal and taking steps to terminate smuggling. Both governments have already discussed bringing the underground economy to the surface, opening the Rafah terminal to trade, and opening a free-trade zone straddling the Egypt-Gaza border. Gazan businessmen, together with counterparts from Ismailia’s Chamber of Commerce, have since formed the Egypt-Palestine Company, aimed at establishing a 1,000 dunam free-trade zone. Egyptian officials suggest that the resulting trade could reach $2 billion annually, more than doubling current bilateral trade and surpassing the country’s U.S. military aid. In an attempt to show a cooperative spirit, Hamas returned five stolen cars to Egypt and pledged to stop (temporarily) the unlicensed import of cars.

Though small and reversible, such steps have kept alive a vision of Gaza’s exit from its pariah status and integration into the region’s emerging new order. In February 2012, Hamas announced agreements in principle with Egypt’s petroleum and energy ministries to link Gaza to Egypt’s electricity grid and gas pipelines, with the assistance of a $70 million loan from the Islamic Development Bank. Though subsequently overturned by SCAF, these agreements offer a pointer of how relations could evolve. Hamas ministers have drawn up plans to link Gaza to the region’s labor and export markets as well as its transport system. “Within two years, you’ll be able to take the bus all the way from Gaza to Morocco,” predicts Hamas Agriculture Minister Mahmud al-Agha. Others speak of reviving the old railway that ran from Cairo through Gaza. Ismail Haniyeh’s recent audience with President Mursi resulted in what Palestinians said were a series of Egyptian commitments to increase passenger traffic through Rafah and fuel supplies.

Winding down the tunnel trade could provoke clashes with key vested interests both within the movement and without, particularly in the Sinai Peninsula. The tunnels have fostered common interests between Sinai’s Bedouin traders, transporters, and tunnel owners and Gaza’s consumers, which will not be easily decoupled. But the benefits of winding down would be considerable. Stemming smuggling would strengthen Hamas’s preelectoral claims to promote good governance and counter corruption, and possibly would revive tourism. Indeed, Gaza’s rulers have committed to closing the tunnels in the event Egypt’s opens its border for formal overland trade. For Egypt, too, there would be benefits in overland trade, for the tunnels, a key component of the country’s black economy, have been a driver of corruption of state officials, encouraged the proliferation of weapons, and strengthened Sinai’s centrifugal forces. In short, while the tunnels have served as the homemade driver of Gaza’s reconnection to the region, the final realization of this goal can best be served by their demise.

————————————————————————

Nicolas Pelham is a writer on Arab affairs for The Economist and the New York Review of Books. He is the author of A New Muslim Order (London: I. B. Tauris, 2008) and coauthor of A History of the Middle East (London: Penguin, 2004), and has reported on Gaza extensively over the past six years.

————————————————————————-


Gaza: Attention, une perfidie peut en cacher une autre ! (We lied, people died: How the West helped Hamas build its war machine)

26 juillet, 2014

https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/t1.0-9/p280x280/10557268_4462149528900_1118465721993795293_n.jpg

https://scontent-b-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-xfp1/v/t1.0-9/p526x296/10557234_10152330872976317_6281501834093499827_n.jpg?oh=930885d6a6748ae86f91eec224110305&oe=544FA9F4
https://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpa1/t1.0-9/p526x296/10530872_689121274500935_5988822043723872590_n.jpg https://scontent-b-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-xpf1/t1.0-9/10527862_4463432360970_1818002411482289599_n.jpgPuisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête. Osée 8: 7
S’ils se taisent, les pierres crieront! Jésus (Luc 19: 40)
What are Gazans supposed to do ? Jon Stewart
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs. Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ? Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense. Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie. Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle». (…) C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables. Gérard Bensussan
 Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Depuis 1948, tous les jours, tous les mois et surtout pendant le mois sacré du ramadan, nous assistons à une tentative de génocide systématique. Recep Tayyip Erdogan (premier ministre turc)
The vast majority of the countries participating in [the Arab League] summit consider Hamas to be a terrorist organization. These countries pray – all those foreign ministers are praying – that Israel will manage to get rid of Hamas once and for all. They support the Israeli planes bombing the Gaza Strip under the pretext of getting rid of Hamas and stopping the missiles. (…) Is it conceivable that such an "urgent" meeting is convened only 7-8 days after the Israeli air raids on the Gaza Strip began?! Why did it take them so long? The reason was that they wanted to give the Israeli planes and tanks the opportunity to invade Gaza and destroy the resistance. There are 18 resistance movements in Gaza. It’s not only Hamas. (…) They took their time to allow Israel to destroy the resistance once and for all. This meeting was summoned by Kuwait. Why didn’t Palestinian President Mahmoud Abbas summon it, and from day one? The reason is that he does not want the Arabs to convene. He does not want them to decide that this aggression must be stopped. (…) Yizhak Rabin once said that he hoped to wake up one day and see Gaza had sunk into the sea. By God, the Arab regimes and leaders have outdone Rabin in this. They would like the West Bank, the Gaza Strip, and the entire Palestinian people to sink into the sea with no survivors. Abd Al-Bari Atwan (former Gaza-born, editor-in-chief of Al-Quds Al-Arabi, Mayadeen TV on July 14, 2014)
Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». (…) Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
We, the undersigned academics, lawyers, and community leaders, are profoundly perturbed by the unbalanced and partisan position adopted by the Canadian Government and federal political parties regarding the current violence in Gaza. While more than 650 Palestinians – 75% civilians, according to the United Nations – have been killed in Israel’s latest military operation, official statements have focused exclusively on denouncing Hamas’s rocket strikes (responsible for two fatalities) and uncritically proclaiming Israel’s right to self-defence. While Hamas’s indiscriminate rocket firings are illegal under international law, Israel is still bound by basic international humanitarian law principles protecting civilians during times of war and prohibiting collective punishment. Indiscriminate and disproportionate attacks on civilian life and infrastructure in Gaza violate fundamental norms of international law. As of July 22, the toll of the ongoing offensive (the third major military assault on Gaza in six years) includes: at least 147 children killed, including four by missile strike while playing soccer on a Gaza beach; 3 504 Palestinians injured (it is uncertain how many are civilians, but the number includes 1 100 children and 1 153 women); 2 655 families whose homes have been destroyed or severely damaged; 117 000 people displaced; at least 90 schools and 18 health facilities damaged (including the destruction of al-Wafa Hospital, the only rehabilitation hospital in Gaza and the West Bank) 2 million people with no or very limited access to water and sanitation services. (…) And the toll increases by the hour. (…) As a country claiming to champion universal human rights and dignity, Canada’s foreign policy must align with international law, and reflect the equal value of Palestinian and Israeli life. The callous devaluation of Palestinian life communicated by our political leaders does not represent us as Canadians. Canadians 4 Gazans
It is a just war carried out with a great deal of care. I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders. And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.“‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’” Ori Nir (porte-parole de Americans for peace now)
Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world. This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). (…) There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility. Joe Klein
I think that there has been a failure of reporting on our side about the extent of the Israeli operation, which compared to cast lead in 2008-2009. Cast lead was really wanton destruction of Gaza city. This has been pretty well-targeted … The ground offensive is in only one neighborhood of east Gaza city. The targets: schools, mosques, that’s where they store the guns. And it’s terrible that families and children are being killed but that is precisely Hamas’s purpose in starting this mess.(…) It’s pretty well known that I’ve been very critical of Israel in the past,  especially their activities on the West bank and their expansion of settlements and I still am. But in this case … I spent the last couple of days talking to members of the Israeli peace movement, you know, people like Ori Nir, the spokesman of Americans for peace now and he called this a just war. He studies these things very, very carefully. And I think that in this case we have to present more nuanced  reporting. Joe Klein (Time)
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! Melanie Philips
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur  Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra,  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community. (…) Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see. Yuval Diskin
L’armée israélienne a déjoué plusieurs attentats de grande envergure. Le Hamas avait prévu plusieurs attentats simultanés à grande échelle durant la période du Nouvel An juif qui doit débuter le 24 septembre prochain, a confié une source sécuritaire vendredi à i24news. Selon cette source se basant sur les informations recueillies par les services de Renseignements qui ont interrogé des terroristes palestiniens faits prisonniers ces derniers jours à Gaza, le Hamas avait prévu d’infiltrer en Israël environ 200 de ses combattants par chacun des tunnels menant de la bande de Gaza vers le territoire israélien durant les fêtes de Rosh Hashana, la nouvelle année du calendrier juif. I24news
Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs. Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste. Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés. C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers. (…) L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés. La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza. Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts. Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils. Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable. Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi. D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens. Mena press
While salvaging Qurans from the rubble of the Al-Farouq Mosque in Gaza, junior imam Muhammad Hamad told the New York Times, ‘This is a house of God” – as though this proved the mosque is a peaceful place of worship.  He said this after Al-Farouq had been targeted by the Israeli Defense Forces (IDF) on July 12.  According to IDF spokesperson, Lt. Col. Peter Lerner, intelligence indicated the mosque was used as “a Hamas rocket cache and gathering point for militants.” (…) Further Palestinians have a documented history of using mosques as bases for terrorism.  A few examples: In 2003, Israeli police thwarted a suicide attack and located the explosives belt in a mosque in Taibeh. In 2003, Hamas terrorists in Hebron used their mosque’s football team as cover while they carried out a series of suicide attacks that killed 34 Israelis. In 2003, Ra’ed Misk, an imam of a mosque in Hebron, carried out a suicide attack that killed 23 civilians.  He was dressed in the explosives belt at a mosque in eastern Jerusalem. In 2008, the IDF bombed a mosque in Gaza City that was used to store missiles and explosives and was used as a launching ground for rocket attacks. In 2009, during Operation Cast Lead, IDF forces uncovered weapons caches in mosques throughout Gaza including ones in Jabaliya, Al-Atatra, and the Zeitun neighborhood of Gaza City. As for the Al-Farouq Mosque recently targeted in Gaza for being a “rocket cache” and meeting place for terrorists, it broadcasts publicly its affiliation with Hamas and its promotion of jihad on the mosque’s Facebook page. Danielle Avel
I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs. Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages. Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011. Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed "knock-knock" small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent. Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable "collateral damage"—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill. This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.  General Conway
If Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14. Also, compare these figures to those published by the UN: 599 Palestinians killed 443 civilians (74%) 147 children (25%) 74 women (12%). Israellycool
Those are the primary antidotes to the biased and lazy mainstream media’s false equivalencies and context-free body count obsession. If Israel were less adept at protecting its innocents, and if Hamas actually tried to spare its civilians instead of intentionally putting them in harm’s way, low-information Americans might be spared the various monuments to “moral lunacy,” erected by people like Jon Stewart: Mr. Stewart asserted that both sides–Israel and Hamas–are engaging in aerial bombardment. But because Israel is more effective at prosecuting the war, and because more Palestinians than Israelis are dying, Israel is the more guilty party. It’s framed as an example of moral equivalence, but with Israel more morally culpable because of the “asymmetric” nature of the conflict. This is moral lunacy. You would never know from watching Stewart that Hamas is dedicated to the destruction of the Jewish state (and says so in its charter); that Hamas started the war; that Hamas wants to escalate the war; that Hamas has refused repeated ceasefires; and that Hamas is using innocent Palestinians as human shields by, for example, using hospitals and schools for military purposes. You would never know, in other words, that Hamas has a vested interest in more dead Palestinians, precisely in the hopes that people like Jon Stewart will make Israel out to be the more malicious of the two combatants. And when Stewart ridicules Israel for warning Palestinians to evacuate before the IDF strikes military targets in Gaza–”Evacuate to where!?”–he is displaying (at best) an embarrassing ignorance. Israel actually drops leaflets with maps indicating where residents of Gaza can go–specific sites–where they’ll be unharmed. So Israel is instructing Gazans to leave dangerous combat zones. And what about Hamas? It’s urging Gazans to stay. Why? In order for them to be killed. Hot air
The vast tunnel networks prove Israel was right about letting in dual-use items that Hamas would only appropriate for its terror war against Israeli civilians. The West should, in fact, be embarrassed by its enabling of those tunnels: pressuring Israel to let in those materials was the international community’s way of using Israeli civilians as guinea pigs in a grand experiment. They didn’t believe Israeli predictions, and wanted the premises tested. Now they have been, and innocents are paying the price. Seth Mandel

Attention: une perfidie peut en cacher une autre !

Découverte de dizaines de kilomètres de tunnels, tunnels d’attaque compris émergeant en territoire israélien au prix de quelque 600 000 tonnes de ciment et plus d’un milliard de dollars; projets d’attentats massifs via les tunnels notamment pour le nouvel an juif fin septembre; roquettes qui apparaissent dans les école de l’ONU et qui, si l’on en croit les aviations civiles occidentales pourraient désormais se révéler dangereuses pour nos passagers; bilan, provisoire et publié uniquement par des agences proches du Hamas, de pertes "civiles" confirmant la surreprésentation des hommes en âge de combattre (80%); utilisation de photos de victimes recyclées d’autres conflits; journalistes occidentaux faisant état de pressions et de manoeuvres d’intimidation de la part du Hamas pour avoir osé évoquer l’utilisation délibérée de sa population comme boucliers humains; journalistes arabes évoquant le souhait cachés du Monde arabe – nos amis qataris et turcs exceptés – de voir le Hamas enfin désarmé …

Alors qu’en ces temps étranges où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Se confirment, une à une et jour après jour, l’ensemble des accusations que répètent depuis des années les autorités israéliennes sur les détournements et la perfidie des méthodes de combat du Hamas en particulier et des Palestiniens en général …

Et que du côté occidental, si l’on en croit un récent sondage américain et ce que l’on peut voir dans nos manifestations, les critiques seraient plutôt jeunes, sous-éduqués, sous-informés et plutôt gauchisants …

Comment ne pas voir, avec la revue américaine Commentary et comme en creux à l’instar des proverbiales pierres de l’Evangile (sauf que là, c’est des pierres de tunnel !) criant enfin leur vérité, l’incroyable mauvaise foi ou au mieux naïveté de l’ensemble ….

Tant des accusations dirigées contre l’Etat hébreu que des excuses généreusement accordées pendant toutes ces années au Hamas par nos belles âmes ?

Mais aussi, alors que le bilan humain s’alourdit chaque jour un peu plus, leur incroyable irresponsabilité  ?

Israel and the Burden of Being Right
Seth Mandel
Commentary
07.24.2014

Generally when someone says they “hate to say I told you so,” it’s fair to doubt they really hate saying it. But in Israel’s case it’s believable. The current conflict with Gaza is proving Israel correct about its various claims with regard to Hamas, and the result is the treacherous urban warfare the world is currently witnessing.

As Evelyn Gordon wrote earlier, the vast tunnel networks prove Israel was right about letting in dual-use items that Hamas would only appropriate for its terror war against Israeli civilians. The West should, in fact, be embarrassed by its enabling of those tunnels: pressuring Israel to let in those materials was the international community’s way of using Israeli civilians as guinea pigs in a grand experiment. They didn’t believe Israeli predictions, and wanted the premises tested. Now they have been, and innocents are paying the price.

While we’re on the topic of dangerously boneheaded diplomatic fumbles by the Obama administration, the FAA ban on flights to Israel’s major international airport–conspicuously imposed not when the rockets started flying but when John Kerry needed leverage to box Israel into a cease-fire–proved another point. The grotesque body-counters among the press like to treat rockets from Gaza as barely more than fireworks which do not lead (because of Israeli and American technological genius) to a comparable number of fatalities.

But the FAA ban is the Obama administration’s way of inadvertently admitting otherwise: rockets from Gaza are such a threat, according to the Obama administration’s actions, that Tel Aviv should be treated as more dangerous for commercial flight than countless other locations that would give anything for a safety record even resembling that of Ben-Gurion. Thus, the possibility that rockets will escape Iron Dome is sufficient to treat them as the act of war they are intended to be. Israel was right about the need to stop and deter the rockets, not least because of America’s reaction to them.

The tunnels and the rockets are Hamas’s primary threat to those living inside Israel, and they also shine a light on another of Israel’s verified claims: Hamas’s practice of turning civilians and their property into instruments of war. As I wrote on Tuesday, journalists have witnessed Hamas fighters using a hospital as a command center and moving rockets into mosques. And Hamas is using UN schools to store weaponry as well.

But reporters have also opened a window into why there’s not as much coverage of the use of human shields as one would think. Yesterday, a Wall Street Journal photographer tweeted an image of a Hamas official at Shifa hospital and wrote: “You have to wonder w the shelling how patients at Shifa hospital feel as Hamas uses it as a safe place to see media.” He then deleted the tweet. At the Jerusalem Post, Lahav Harkov offers a window into the threats journalists are getting on social media for recording Hamas actions:

On Wednesday, Peter Stefanovic of Australia’s Channel Nine News tweeted: “Hamas rockets just launched over our hotel from a site about two hundred metres away. So a missile launch site is basically next door.”
An account called @ThisIsGaza said this was Stefanovic’s fourth time “passing and fabricating information to Israel… from GAZA” and threatened to sue him.
Another account, @longitude0 wrote: “You are a cretin. Are you working for the IDF” and “in WWII spies got shot.”
Financial Times Jerusalem Bureau Chief John Reed reported seeing “two rockets fired toward Israel from near al-Shifa hospital, even as more bombing victims were brought in.”
Shifa, in Gaza City, is the main medical facility in the Strip.
In response, @Saritah_91 tweeted: “We’ll hold you responsible if Israel uses your tweet to bomb the hospital & then justify it.”

The Hamas supporters are making use of the term “informant,” treating the media as their allies (I can’t imagine why) who then betray the cause when they report what they see. There has also been an interesting desire on the part of journalists to obfuscate the implications of their own reporting. For example, in an article detailing Hamas’s brazen use of human shields, New York Times reporters Anne Barnard and Jodi Rudoren write:

Nothing is ever so clear in the complex and often brutal calculus of urban warfare. There is no evidence that Hamas and other militants force civilians to stay in areas that are under attack — the legal definition of a human shield under international law. But it is indisputable that Gaza militants operate in civilian areas, draw return fire to civilian structures, and on some level benefit in the diplomatic arena from the rising casualties.

Hamas is using civilians as human shields, but let’s not jump to any conclusions. Barnard and Rudoren don’t cite their source for international law, but here is the plain text of the Geneva Conventions:

The presence of a protected person may not be used to render certain points or areas immune from military operations.

But even by the Barnard/Rudoren account, it’s pretty clear that Hamas, in turning civilian areas into military targets and then prohibiting civilians from using the reinforced bunkers under those areas to which Hamasniks then retreat when the counterattack arrives, is using civilians as human shields.

Again, Israel said all this–and has said it for some time. But there’s not much consolation in being right about these claims, because it means Hamas’s sacrificial use of Palestinian civilians and the group’s genocidal war against the Jewish state continues.

Voir aussi:

How the West Helped Hamas Build Its War Machine
Evelyn Gordon
Commentary
07.24.2014

Yesterday, I wrote about one important way in which the West helps Hamas. Clearly, there are also many others, including media coverage that encourages Hamas’s use of human shields (as Alan Dershowitz explains here) or even parrots outright Hamas lies (as Noah Pollak explains here). But Monday’s Jerusalem Post editorial highlighted one important form of assistance to Hamas that has received far too little attention despite contributing greatly to Gaza’s current misery: the West’s relentless pressure on Israel to stop restricting imports of “dual-use” items into Gaza.

For years, human-rights groups, diplomats, pundits, and other opinion leaders demanded an end to the “siege” of Gaza, and eventually, they succeeded. President Barack Obama deserves special mention here; it was he who, after Israel’s botched raid on a flotilla to Gaza in 2010, twisted Israel’s arm into drastically easing its import controls. The pressure increased again after Egypt tightened its own blockade of Gaza last year, leading Israel to remove all remaining restrictions on construction materials like cement and iron.
Most of those who pressed Israel on this issue sincerely wanted to improve Palestinian lives: Eliminating import restrictions, they argued, would let Gaza residents build homes and businesses, improve the economy, and generally contribute to Palestinian wellbeing. So they blithely dismissed Israel’s warnings that these materials would actually be used not to help ordinary Palestinians, but to build Hamas’s terror infrastructure.
We now know Israel’s warnings were 100 percent correct. As Jonathan Tobin has already noted, Hamas built a vast warren of underground bunkers to protect its rockets and its own personnel. It also built dozens of cross-border tunnels dedicated solely to launching attacks inside Israel; the IDF has so far located 28–each of which runs for miles, deep underground, requiring hundreds of tons of cement and millions of dollars to build–and doesn’t think it has found them all. Yet Hamas built no hospitals, schools, power plants, or even bomb shelters to serve the general population; where such institutions exist, they were built either by Israel (when it controlled Gaza) or the international community.
Hamas built much of its underground warren with materials smuggled in from Egypt. But Israel’s lifting of restrictions last year undoubtedly helped. And even before that, Israel allowed huge quantities of dual-use products to be imported for projects supervised by the UN, Western governments, or international aid agencies, who were supposed to ensure that Hamas didn’t use them for its terrorist infrastructure. Given the sheer size of the tunnel network, it now seems likely that Hamas siphoned off some of this material, too–just as it has repeatedly stored rockets in UNRWA schools despite that organization’s stated objections.
Had Hamas not been able to build these tunnels, Israeli ground troops wouldn’t be in Gaza trying to destroy them. And had Israeli troops not been in Gaza, the hundreds of Palestinians wounded or killed in the Hamas-Israel crossfire would be unharmed, while the hundreds of homes damaged or destroyed in the fighting, or in the demolition of tunnels that run right under them, would still be standing.
In other words, in its well-meaning effort to improve Palestinian lives by demanding that Israel end its import restrictions, the international community helped Hamas build a massive terrorist infrastructure that has now brought death and destruction down on Gaza. I wonder whether all the Palestinians who have lost their loved ones or their homes think those extra tons of imported cement were worth the price.
I also wonder whether the West will learn the lessons for next time. Hamas is demanding that any cease-fire include a complete removal of all Israeli and Egyptian import restrictions and the end of Israel’s naval blockade. Pressuring Israel to comply with this demand would be a mistake. For not only would it show Hamas that launching rockets at Israel is an effective way of securing political gains, it would also facilitate its efforts to rebuild its war machine for the next round.

Voir également:

Recovery

Gaza’s Next Disaster: No Cement for Rebuilding

Commentary
July 23, 2014

To rebuild after its war with Israel, Gaza is going to need tons of cement. But Hamas has a history of using cement for military rather than civilian purposes, and importation of the vital building material is likely to be even more tightly controlled once hostilities end than it has been in the past. So big swaths of Gaza that have been devastated by Israeli bombardment will likely not be rebuilt for many years to come.

The bottom line: Visible scars from this war will last a long time.

Troops of the Israel Defense Forces have been surprised by the number and sophistication of tunnels discovered during their ground incursion, considering that Israel and (sometimes) Egypt have gone to great lengths to prevent Hamas engineers from getting their hands on material for building tunnels. What’s clear now is that those efforts to keep cement strictly for civilian purposes failed miserably. As of July 21, the IDF had found 23 tunnels under the Gaza-Israel border with 66 access points. The soil in the area is soft, which means tunnels are easy to dig but frequently require concrete for reinforcement. The Israeli military estimates that 600,000 tons of concrete—made by mixing cement with sand, gravel, and water—may have gone into the tunnels.

The tunnels can be surprisingly sophisticated. Last October, for instance, Israel discovered an attack tunnel under the border that was 1.6 miles long and 66 feet below ground, equipped with electricity, a communications network, and “stockpiles of cookies, yoghurt and other foods to allow for stays of several months,” the website Al-Monitor reported.

The construction of attack tunnels and underground lairs came at a time when Gaza was appealing to the world to be relieved of limitations on the importation of cement on humanitarian grounds. The Israeli human rights organization B’Tselem reported last year that “contractors and construction laborers in the Gaza Strip depicted a harsh reality in which projects are put on hold due to lack of materials. They related that contractors were forced to dismiss employees, so that thousands of people, most of whom support large families, lost their livelihood.”

A journalist for Al-Monitor, Rasha Abou Jalal, told the poignant story of a 22-year-old man who needed bags of cement last year to complete the construction of his marital home. The man had to buy them in secret, meeting his connection precisely at 10:30 p.m. at an arranged location. The article attributed the need for secrecy to the Hamas government’s “going after merchants monopolizing the cement market.” What seems clear now, however, is that the government’s real concern wasn’t fighting monopolistic merchants but keeping the cement for itself.

This history will further immiserate Gaza in coming years. International organizations willing to give Hamas the benefit of the doubt before are less likely to do so now. Hamas militants have demonstrated that when they get their hands on cement, they use it for attack tunnels. The victims, of course, will be the ordinary residents of Gaza who are caught in the middle.

Voir encore:

New Analysis Of Gazan Casualties In Operation Protective Edge: As of July 23rd (Update)

Important Update: It has been discovered that the Al Jazeera list (based on Gaza Health Ministry data) has many duplicates, and hence has inflated the number of Gazans killed. Read here for more.

Following on from the Gazan casualties analysis I published on Sunday – which has been widely disseminated – comes this latest one, based on the casualties list published on Al Jazeera as of today, which contains the names and ages of 535 palestinians.

Note: The Al Jazeera list contains some palestinians of age unknown, or who are unidentified, or whose names are gender neutral, meaning some of this data is skewed. The reader who did the analysis states that “there may be more of a bias towards women then there should be.”

new graph1new graph2new graph3new graph4new graph5

Since the last analysis (which was based on approximately 200 fewer casualties):

  • Percentage of males killed has slightly fallen from approx 82% to 78%
  • The percentage of those males killed, who were of combat age (18-28)* has fallen from approx 50% to 44%. Meaning, the total percentage of those killed who most fit the profile of a possible combatant has fallen from 41% to 34%
  • The percentage of males in the 29-48 age group (which also conceivably contains combatants) has more or less remained stable at 20%.
  • The percentage of children killed has risen from 18.6% to 19.5%

The new figures – like those of the previous analysis – bring into question how many of those killed were really innocent civilians, and still indicate that Israel has not been indiscriminately killing Gazans.

One would imagine, if Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14.

Also, compare these figures to those published by the UN:

  • 599 palestinians killed
  • 443 civilians (74%)
  • 147 children (25%)
  • 74 women (12%)

* Although as we have seen, young children have been used as combatants

Voir de plus:

Reporting of Casualties in Gaza

Steven Stotsky

Camera

July 14, 2014

Shown below is a chart of male fatalities in Gaza resulting from hostilities between Hamas and Israel between July 7 and July 14, derived from a list published by Al Jazeera on July 14. Information provided by Qatar-owned Al Jazeera should not be accepted at face value, as the emirate has close ties to the Hamas-led Gazan government, but nevertheless, the information provided in the list shows that as in past hostilities, the fatalities are disproportionately [compared to the overall population] among young males, which corresponds with the characteristics of combatants. Males over 40 years old are also disproportionately represented. Some of the fatalities in those over 40 years of age likely represent senior members of terrorist organization. Media coverage often parrots the line fed by Gazan authorities that "most of the casualties are civilians" despite the well-established propensity of Gazan authorities to exaggerate the proportion of civilian casualties.

CAMERA will update with information on the topic of combatant versus civilian fatalities as further investigation uncovers membership in terrorist groups of casualties labeled as civilian.

The x axis shows the age from 1 to 65 and the y axis shows the number of fatalities associated with each age. The total number of male fatalities is 150, but the ages are only available for 131, and 3 over age 65 are not shown due to space limitations. So 128 are shown on the chart. There were also 20 female fatalities over the same time frame.

Of the 150 male fatalities, 83 are between the ages of 16-39, 28 are over 40 years old and 20 are under 16 years old. For 19 not shown, the age was unspecified, although one of these was listed as a member of Islamic Jihad.

Notably, only about 12 percent of the total fatalities are female, though females make up half the population. Also, the median age of Gazans is reported to be around 15. Males under 15 make up just 13 percent of the total fatalities even though they represent half of all males in the Gaza Strip.

Voir encore:

The Moral Chasm Between Israel and Hamas
The 3-mile-long tunnel from Gaza was designed for launching murder and kidnapping raids.
James T. Conway
The Wall Street Journal
July 24, 2014

Americans are understandably concerned when they hear that the majority of Palestinian casualties in the fighting between Israel and Hamas have been civilians and when they see images of houses in Gaza reduced to rubble and women wailing. Given the lack of corresponding Israeli civilian casualties to date, this creates the impression of an unequal—and hence immoral—fight between Israel and Hamas.

Although American empathy for noncombatants is a critical component of who we are as a people, it should not blind us to reality: Israel’s military exists to protect its civilian population and seeks to avoid harming noncombatants, while its adversary cynically uses Palestinian civilians as human shields while deliberately targeting Israeli civilians.

I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs.

Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages.

Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011.

Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed "knock-knock" small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent.

Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable "collateral damage"—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill.

This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.

Meanwhile, the Rutenberg power plant outside Ashdod in Israel supplies Gaza with electricity, though the Palestinian Authority’s payments are badly in arrears. This supply only stopped when a Hamas rocket destroyed the power lines to Gaza on July 13, plunging 70,000 Palestinian households into darkness. Despite the rocket fire, Israel repaired the transmission lines, restoring electricity to Gaza.

I do not relate these experiences to argue for an Israeli moral perfection that does not exist, or to suggest that the IDF should be immune from criticism even if it commits genuine abuses. The tragic reality is that no matter how much the IDF tries to avoid collateral damage, its operations will kill some number of civilians. That won’t be close to the carnage of noncombatants in the Syrian civil war, but it won’t matter. As one Israeli commander told me, "The world judges Israel differently," regardless of its efforts to minimize civilian casualties.

I suspect that he may be right. If so, it is essential for the IDF to be as vigilant in shaping the information environment as it is in intercepting rockets from Gaza.

Gen. Conway, who retired in 2010, was the 34th commandant of the U.S. Marine Corps.

Voir aussi:

Ex-Israeli Security Chief Diskin: ‘All the Conditions Are There for an Explosion’
Interview Conducted by Julia Amalia Heyer
In an interview with SPIEGEL, Yuval Diskin, former director of Israel’s internal security service Shin Bet, speaks of the current clash between Israel and the Palestinians, what must be done to achieve peace and the lack of leadership in the Middle East.
July 24, 2014

SPIEGEL: Mr. Diskin, following 10 days of airstrikes, the Israeli army launched a ground invasion in the Gaza Strip last week. Why now? And what is the goal of the operation?

Diskin: Israel didn’t have any other choice than to increase the pressure, which explains the deployment of ground troops. All attempts at negotiation have failed thus far. The army is now trying to destroy the tunnels between Israel and the Gaza Strip with a kind of mini-invasion, also so that the government can show that it is doing something. Its voters have been increasingly vehement in demanding an invasion. The army hopes the invasion will finally force Hamas into a cease-fire. It is in equal parts action for the sake of action and aggressive posturing. They are saying: We aren’t operating in residential areas; we are just destroying the tunnel entrances. But that won’t, of course, change much in the disastrous situation. Rockets are stored in residential areas and shot from there as well.SPIEGEL: You are saying that Prime Minister Benjamin Netanyahu has been pressured to act by the right?

Diskin: The good news for Israel is the fact that Netanyahu, Defense Minister Moshe Ya’alon and Army Chief of Staff Benny Gantz are not very adventurous. None of them really wanted to go in. None of them is really enthusiastic about reoccupying the Gaza Strip. Israel didn’t plan this operation at all. Israel was dragged into this crisis. We can only hope that it doesn’t go beyond this limited invasion and we won’t be forced to expand into the populated areas.

SPIEGEL: So what happens next?

Diskin: Israel is now an instrument in the hands of Hamas, not the opposite. Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community.

SPIEGEL: How strong is Hamas? How long can it continue to fire rockets?

Diskin: Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see.

SPIEGEL: Is Israel not essentially driving Palestinians into the arms of Hamas?

Diskin: It looks that way, yes. The people in the Gaza Strip have nothing to lose right now, just like Hamas. And this is the problem. As long as Mohammed Morsi of the Muslim Brotherhood was in power in Egypt, things were going great for Hamas. But then the Egyptian army took over and within just a few days, the new regime destroyed the tunnel economy between Gaza and the Sinai Peninsula, which was crucial for Hamas. Since then, Hamas has been under immense pressure; it can’t even pay the salaries of its public officials.

SPIEGEL: All mediation attempts have failed. Who can stop this war?

Diskin: We saw with the most recent attempt at a cease-fire that Egypt, which is the natural mediator in the Gaza Strip, is not the same Egypt as before. On the contrary, the Egyptians are using their importance as a negotiator to humiliate Hamas. You can’t tell Hamas right now: "Look, first you need to full-stop everything and then we will talk in another 48 hours."

SPIEGEL: What about Israel talking directly with Hamas?

Diskin: That won’t be possible. Really, only the Egyptians can credibly mediate. But they have to put a more generous offer on the table: the opening of the border crossing from Rafah into Egypt, for example. Israel must also make concessions and allow more freedom of movement.

SPIEGEL: Are those the reasons why Hamas provoked the current escalation?

Diskin: Hamas didn’t want this war at first either. But as things often are in the Middle East, things happened differently. It began with the kidnapping of three Israeli teenagers in the West Bank. From what I read and from what I know about how Hamas operates, I think that the Hamas political bureau was taken by surprise. It seems as though it was not coordinated or directed by them.

SPIEGEL: Netanyahu, though, claimed that it was and used it as a justification for the harsh measures against Hamas in the West Bank, measures that also targeted the joint Hamas-Fatah government.

Diskin: Following the kidnapping of the teenagers, Hamas immediately understood that they had a problem. As the army operation in the West Bank expanded, radicals in the Gaza Strip started launching rockets into Israel and the air force flew raids into Gaza. Hamas didn’t try to stop the rockets as they had in the past. Then there was the kidnapping and murder of the Palestinian boy in Jerusalem and this gave them more legitimacy to attack Israel themselves.

SPIEGEL: How should the government have reacted instead?

Diskin: It was a mistake by Netanyahu to attack the unity government between Hamas and Fatah under the leadership of Palestinian President Mahmoud Abbas. Israel should have been more sophisticated in the way it reacted. We should have supported the Palestinians because we want to make peace with everybody, not with just two-thirds or half of the Palestinians. An agreement with the unity government would have been more sophisticated than saying Abbas is a terrorist. But this unity government must accept all the conditions of the Middle East Quartet. They have to recognize Israel, renounce terrorism and recognize all earlier agreements between Israel and the Palestinians.

SPIEGEL: The possibility of a third Intifada has been mentioned repeatedly in recent days, triggered by the ongoing violence in the Gaza Strip.

Diskin: Nobody can predict an Intifada because they aren’t something that is planned. But I would warn against believing that the Palestinians are peaceful due to exhaustion from the occupation. They will never accept the status quo of the Israeli occupation. When people lose hope for an improvement of their situation, they radicalize. That is the nature of human beings. The Gaza Strip is the best example of that. All the conditions are there for an explosion. So many times in my life I was at these junctions that I can feel it almost in my fingertips.

SPIEGEL: Three of your sons are currently serving in the Israeli army. Are you worried about them?

Diskin: And a fourth is in the reserves! I am a very worried father, but that is part of it. I defended my country and they will have to do so too. But because real security can only be achieved through peace, Israel, despite its military strength, has to do everything it can in order to reach peace with its neighbors.

SPIEGEL: Not long ago, the most recent negotiations failed — once again.

Diskin: Yes, and it’s no wonder. We have a problem today that we didn’t have back in 1993 when the first Oslo Agreement was negotiated. At that time we had real leaders, and we don’t right now. Yitzhak Rabin was one of them. He knew that he would pay a price, but he still decided to move forward with negotiations with the Palestinians. We also had a leader on the Palestinian side in Yasser Arafat. It will be very hard to make peace with Abbas, but not because he doesn’t want it.

SPIEGEL: Why?

Diskin: Abbas, who I know well, is not a real leader, and neither is Netanyahu. Abbas is a good person in many respects; he is against terror and is brave enough to say so. Still, two non-leaders cannot make peace. Plus, the two don’t like each other; there is no trust between them.

SPIEGEL: US Secretary of State John Kerry sought to mediate between the two.

Diskin: Yes, but from the beginning, the so-called Kerry initiative was a joke. The only way to solve this conflict is a regional solution with the participation of Israel, the Palestinians, Jordan and Egypt. Support from countries like Saudi Arabia, the United Arab Emirates and maybe Turkey would also be necessary. That is the only way to consider all the demands and solve all problems. And we need more time, at least five years — and more to implement it step-by-step.

SPIEGEL: Why isn’t Netanyahu working toward such a compromise, preferring instead to focus on the dangers presented by an Iranian nuclear bomb?

Diskin: I have always claimed that Iran is not Israel’s real problem. It is this conflict with the Palestinians, which has lasted way too long and which has just intensified yet again. The conflict is, in combination with the Israeli occupation of the West Bank, the biggest security risk for the state of Israel. But Netanyahu has made the invocation of an existential threat from Iran into his mantra, it is almost messianic. And of course he has derived political profit from it. It is much easier to create consensus about the Iranian existential threat than about an agreement with the Palestinians. Because there, Netanyahu has a problem with his electorate.

SPIEGEL: You have warned that the settlements in the West Bank may soon become irreversible and that it will make the two-state solution impossible.

Diskin: We are currently very near this point of no return. The number of settlers is increasing and already a solution to this problem is almost impossible, from a purely logistical standpoint, even if the political will were there. And this government is building more than any government has built in the past.

SPIEGEL: Is a solution to the conflict even possible anymore?

Diskin: We have to go step-by-step; we need many small successes. We need commitment on the Palestinian side and the acceptance of the Middle East Quartet conditions. And Israel must freeze at once any settlement activity outside the big blocks of settlements. Otherwise, the only possibility is a single, shared state. And that is a very bad alternative.

SPIEGEL: Mohammed Abu Chidair, the teenager murdered by Israeli right-wing extremists, was recognized as being a victim of terror. Why hasn’t Israel’s security service Shin Bet been as forceful in addressing Israeli terror as it has with Arab terror?

Diskin: We invested lots of capabilities and means in order to take care of this issue, but we didn’t have much success. We don’t have the same tools for fighting Jewish extremism or even terrorists as we have when we are, for example, facing Palestinian extremists. For Palestinians in the occupied territories, military rule is applied whereas civilian law applies to settlers. The biggest problem, though, is bringing these people to trial and putting them in jail. Israeli courts are very strict with Shin Bet when the defendants are Jewish. Something really dramatic has to happen before officials are going to take on Jewish terror.

SPIEGEL: A lawmaker from the pro-settler party Jewish Home wrote that Israel’s enemy is "every single Palestinian."

Diskin: The hate and this incitement were apparent even before this terrible murder. But then, the fact that it really happened, is unbelievable. It may sound like a paradox, but even in killing there are differences. You can shoot someone and hide his body under rocks, like the murderer of the three Jewish teenagers did. Or you can pour oil into the lungs and light him on fire, alive, as happened to Mohammed Abu Chidair…. I cannot even think of what these guys did. People like Naftali Bennett have created this atmosphere together with other extremist politicians and rabbis. They are acting irresponsibly; they are thinking only about their electorate and not in terms of the long-term effects on Israeli society — on the state as a whole.

SPIEGEL: Do you believe there is a danger of Israel becoming isolated?

Diskin: I am sorry to say it, but yes. I will never support sanctions on my country, but I think the government may bring this problem onto the country. We are losing legitimacy and the room to operate is no longer great, not even when danger looms.

SPIEGEL: Do you sometimes feel isolated with your view on the situation?

Diskin: There are plenty of people within Shin Bet, Mossad and the army who think like I do. But in another five years, we will be very lonely people. Because the number of religious Zionists in positions of political power and in the military is continually growing.

About Yuval Diskin
Yuval Diskin was the director of Israel’s internal security service Shin Bet between 2005 and 2011. In recent years, he has become an outspoken critic of the policies of Prime Minister Benjamin Netanyahu.

Voir de même:

In Gaza, a Just but Bloody War
Joe Klein
Time
July 24, 2014

Ori Nir is a man of Peace. He was born and raised in Jerusalem, spent many years as a prominent journalist for Ha’aretz, Israel’s finest newspaper, and is now the spokesman for Americans for Peace Now. He is not shy about disagreeing with the Israeli government, especially when it comes to the illegal Israeli settlements in the West Bank and the general bellicosity of Benjamin Netanyahu’s regime. But he hasn’t protested the current Israeli incursion into Gaza. “It is a just war,” he told me, “carried out with a great deal of care.”

Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world.

This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). “I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders,” Nir says. “And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.” And then, semi-amazed to be doing so, he quoted Netanyahu: “‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’”

There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility.

A cease-fire will be negotiated sooner or later, perhaps even by U.S. Secretary of State John Kerry. It is likely that nothing good will come of it. But Hamas’ weakness, its inability to dictate terms, does leave a tiny possibility for peace. The first step is to restore legal order in Gaza by returning the Palestinian Authority–ousted by Hamas in a 2007 coup–to power and bringing in the U.S.-trained Palestinian security forces who have done such an excellent job of bringing law and order to the West Bank. The next step is free elections in Gaza, which, given Hamas’ current unpopularity, might be won by more moderate factions, perhaps even Fatah.

This is the Middle East, of course. Israel remains intransigent on a West Bank agreement. Peace is a chimera; only the dead bodies are real.

Voir enfin:

L’extrême droite en a rêvé, l’extrême gauche l’a fait
Gérard Bensussan

Philosophe, professeur à l’université de Strasbourg

Libération

22 juillet 2014

Après les violentes manifestations de la dernière semaine, où des synagogues ont été attaquées sans vergogne, je voudrais revenir sur ce qui me paraît relever d’une forclusion généralisée et retracer, très sommairement, la généalogie d’un phénomène singulier, inquiétant, attristant – auquel divers éléments (les déclarations d’un élu écolo du 93 ou encore les récents propos de Gianni Vattimo) ajoutent encore un affligeant relief. Il est clair désormais que les extrêmes droites dieudonnéisées ou soralisées sont parvenues à intégrer, à leurs discours et pratiques, des pans idéologiques entiers de provenance d’extrême gauche.

Un premier point : il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs.

Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ?

Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense.

Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie.

Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle».

Le «moment» Dieudonné, sa «nouveauté», la pensée qui l’autorise, ses retombées en cascade obligent à regarder en face la nécessité, douloureuse, d’avoir à penser les extrêmes droites dans leur intime connexion avec les extrêmes gauches.

Je me souviens d’une génération, celle des grands aînés, Sartre («pas un Français ne sera en sécurité tant qu’un juif, en France et dans le monde entier, pourra craindre pour sa vie») ou Blanchot («la renaissance de l’Etat d’Israël, ainsi que la conscience plus vive que nous avons de ce qu’est une condition d’oppression peuvent nous faire avancer») – génération pour laquelle le soutien au mouvement d’émancipation nationale du peuple palestinien pouvait aller avec un attachement inconditionnel à l’existence de l’Etat d’Israël. Ceci semblera aux plus jeunes incongru ou intenable. C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables.

Prochain ouvrage : «Traduit de l’absolu Essai sur Schelling», chez Vrin (automne 2014).

Voir par ailleurs:

XVIIème jour : le Hamas commence sérieusement à plier (info # 012407/14)

Metula News Agency

24 juillet 2014
Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 2316 roquettes ont été tirées sur Israël, 46 depuis minuit, dont 14  ont été interceptées par le Dôme de Fer.

Pour la première fois depuis le début des affrontements, aucun projectile n’a été tiré par les terroristes djihadistes entre minuit et 8h ce jeudi matin.

Globalement le nombre de roquettes tirées est en baisse par rapport aux jours précédents, durant lesquels ils avaient déjà atteint le nombre de 192 lancers quotidiens, le jeudi 10 courant.

Plusieurs salves de roquettes ont toutefois été tirées sur Tel-Aviv et la région centrale au cours de la journée, sans faire de dégâts ou de victimes.

Depuis le début de l’offensive terrestre Tsahal a découvert 34 "tunnels stratégiques", et en a détruits 11.

Dans le même laps de temps, Tsahal a autorisé l’accès à Gaza de plus de 864 camions contenant de la nourriture, du matériel médical ainsi que du gaz et de l’essence. Ce, en dépit des attaques que les miliciens continuent de mener contre les points de passages de Kerem Shalom et Erez.

Les milices islamistes ont également tiré une dizaine d’obus de mortiers sur l’hôpital de campagne édifié par les Israéliens à Erez pour venir en aide aux blessés et aux malades de la bande côtière.

L’Armée égyptienne a anéanti quant à elle un véhicule qui transportait des roquettes Grad ainsi que deux de leurs lanceurs qui s’apprêtaient à les pointer en direction du territoire israélien. L’attaque s’est déroulée dans la ville de Sheikh Zouweid, dans le nord du Sinaï, à proximité du poste de passage de Rafah.

 

Levée de l’interdiction de la FAA

Ce matin, la FAA, l’Autorité Fédérale de l’aviation civile américaine, a indiqué qu’elle levait l’interdiction qu’elle avait faite aux compagnies américaines d’utiliser l’Aéroport International d’Israël, David Ben Gourion.

Les compagnies aériennes d’outre-Atlantique s’organisent pour reprendre graduellement leurs dessertes.

Certaines compagnies aériennes européennes qui ont interrompu leurs vols vers Tel-Aviv sont également en train de rétablir leurs services ; d’autres, comme Lufthansa, maintiennent leur décision de cesser les opérations vers Tel-Aviv pour le moment, bien qu’elles ne soient soumises à aucune directive de la part d’un organe européen de régulation aérienne.

 

Etat des combats

La brigade Golani a pratiquement terminé l’occupation du quartier de Shuja’iyya et procède au nettoyage des dernières poches de résistance.

Les combats ont débuté dans un autre quartier de Gaza-city, Toufakh, qui est également un bastion du Hamas commandant l’accès aux boulevards du centre de la cité, dans lequel sont probablement situés les quartiers généraux de la milice islamiste.

Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs.

 

Les 150 prisonniers de Khirbet al Adas

Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste.

Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés.

C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers.

Au Nord, la bataille pour le contrôle de Beit Hanoun, un gros bourg situé à quelques centaines de mètres seulement de Sdérot, d’où partent des "tunnels stratégiques" fait rage ; elle implique la participation de la brigade du Nakhal renforcée par des blindés ainsi que de l’artillerie et de l’aviation.

Sur tous les fronts, Tsahal semble avoir percé, ce jeudi, l’écorce dure du Hamas, et s’enfonce avec beaucoup plus de facilité que précédemment dans les espaces tenus par l’ennemi.

L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés.

 

Pertes chez les miliciens

La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza.

Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts.

Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils.

Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable.

Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi.

D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens.

 

Une école de l’UNRWA touchée à Beit Hanoun

15 civils sont morts dans une école tenue par l’ONU de cette agglomération et des dizaines d’autres ont été blessés, lorsqu’un projectile s’est abattu dans la cour de l’établissement.

L’incident s’est produit alors que se déroulaient de violents affrontements au sol entre la milice et la brigade du Nakhal.

Les responsables de cette dernière reconnaissent avoir tiré 12 obus de mortiers dans la région, mais affirment qu’Ezzedine al Kassam a lancé de nombreuses roquettes sur la même zone ; des dires qui sont confirmés par Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, l’un des plus déterminés d’entre les détracteurs d’Israël dans la région.

On ignore donc, pour le moment, qui des Israéliens ou des islamistes sont responsables de cet incident dramatique ; ce que l’on peut toutefois affirmer avec certitude est que Tsahal a informé à de multiples reprises les représentants des diverses organisations présentes à Beit Hanoun, dont la Croix Rouge et l’UNWRA, de l’imminence des combats, leur demandant instamment de quitter le secteur avec tous les civils.

A ce jour, environ 170 000 gazaouis ont évacué leurs domiciles vers des zones sécurisées après avoir reçu des avertissements de la part de l’Armée israélienne.

 

Cessez-le-feu

On observe ce soir de profondes divergences entre la direction du Hamas à Gaza, notamment Ismail Hanya, le chef du califat, et Mohammad Deif celui de la branche armée, d’une part, et le Hamas de l’extérieur, représenté par son dirigeant Khaled Mashal.

Le Hamas de Gaza, comme on a pu s’en persuader lors de communications interceptées, se trouve dans une situation militairement intenable, soumise à la volonté de l’exécutif israélien. Ce dernier va décider, avant la fin de la semaine, s’il se contente des victoires qu’il a accumulées sur le champ de bataille ou s’il va éliminer le Mouvement de la Résistance Islamique de Gaza.

Le Hamas de l’intérieur, dans ces conditions, est disposé à accepter immédiatement la proposition de cessez-le-feu égyptienne, qui se résume à un arrêt mutuel et simultané des hostilités, suivi de l’allégement des restrictions du trafic aux frontières de la Bande, dans un souci humanitaire.

Hier (mercredi), à l’occasion d’une intervention à Doha, Khaled Mashal a, pour sa part, rejeté catégoriquement l’option d’un cessez-le-feu qui ne prendrait pas ses exigences en compte, dont l’ouverture d’un port et d’un aéroport international dans la bande côtière, pour ne citer que ces conditions.

Mashal a laissé un très étroit entrebâillement en vue d’une éventuelle trêve humanitaire, qui précéderait un cessez-le-feu. Mais cette éventualité a été évoquée parmi un verbiage exalté, qui a ôté tout sens pratique à l’éventualité d’une telle trêve.

Alors que le chef du département d’Etat US, John Kerry, a tenté aujourd’hui, avec l’aide des Jordaniens et des Qataris, de parvenir à une formulation compréhensible de l’idée brièvement exposée hier par Mashal, les Egyptiens ont pris du recul avec les négociations, affirmant qu’ils n’avaient aucune intention de dialoguer avec le Hamas mais uniquement avec l’Autorité Palestinienne

 

Détection des tunnels

Ce soir, la Ména a appris qu’une équipe de savants israéliens travaillant dans le cadre de l’industrie militaire et du ministère de la Défense, a réalisé de très sérieuses avancées dans le domaine de la détection des tunnels souterrains.

A l’occasion d’expérimentations, la nouvelle technologie, dont il est absolument interdit de dévoiler le moindre détail, a réussi à détecter des galeries situées à des dizaines de mètres sous terre et également à déterminer leur itinéraire.

Le développement de cette technique, auquel sont allouées des sommes pratiquement illimitées, pourrait, si ces succès se confirment, aboutir dans un laps de temps d’une année à la mise au point d’instruments fonctionnels.


Gaza: Dans un monde de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas devient parfaitement claire (To deliberately wage war so that your own people can be telegenically killed: the depravity of Hamas has rarely been so blindingly clear)

24 juillet, 2014
https://scontent-a-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-xpa1/v/t1.0-9/p480x480/936076_4458795205044_3528310213985769143_n.jpg?oh=853e046f483a510aace9fb34390375c4&oe=54599D96
https://pbs.twimg.com/media/BtPHCV5CYAAcJLx.jpg

https://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpa1/t31.0-8/10358952_689121274500935_5988822043723872590_o.jpgOn admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde. Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer. La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien. Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
The vast majority of the countries participating in [the Arab League] summit consider Hamas to be a terrorist organization. These countries pray – all those foreign ministers are praying – that Israel will manage to get rid of Hamas once and for all. They support the Israeli planes bombing the Gaza Strip under the pretext of getting rid of Hamas and stopping the missiles. (…) Is it conceivable that such an "urgent" meeting is convened only 7-8 days after the Israeli air raids on the Gaza Strip began?! Why did it take them so long? The reason was that they wanted to give the Israeli planes and tanks the opportunity to invade Gaza and destroy the resistance. There are 18 resistance movements in Gaza. It’s not only Hamas. (…) They took their time to allow Israel to destroy the resistance once and for all. This meeting was summoned by Kuwait. Why didn’t Palestinian President Mahmoud Abbas summon it, and from day one? The reason is that he does not want the Arabs to convene. He does not want them to decide that this aggression must be stopped. (…) Yizhak Rabin once said that he hoped to wake up one day and see Gaza had sunk into the sea. By God, the Arab regimes and leaders have outdone Rabin in this. They would like the West Bank, the Gaza Strip, and the entire Palestinian people to sink into the sea with no survivors. Abd Al-Bari Atwan (former Gaza-born, editor-in-chief of Al-Quds Al-Arabi, Mayadeen TV on July 14, 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! Melanie Philips
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur  Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra,  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer

Combattants sans uniforme, combats sans champ de bataille,  dépots d’armes et pas de tirs intallés dans des écoles, jardins d’enfants, mosquées ou hôpitaux,  transports de troupes en ambulance, ânes–suicide …

Armée ennemie qui avertit avant ses frappes avec appels téléphoniques, tracts et coups de semonce, autorités ennemies qui fournissent quotidiennement électricité, nourritures et médicaments ou s’excusent et promettent une enquête lors d’erreurs de tir …

En ces temps étranges où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Et où, malgré les vaillants efforts de nos grands reporters terrés dans l’hôpital Shifa avec les caïds du Hamas, l’on découvre l’incroyable sophistication des "tunnels de la terreur" et au passage la destination jusqu’ici mystérieuse de l’importation de centaines de milliers de tonnes de ciment pour l’un des pays les plus assistés au monde …

Pendant qu’hormis nos amis qataris et turcs, le Monde arabe souhaite secrètement la mise au pas du Hamas …

Comment, avec l’éditorialiste américain Charles Krauthammer, ne pas voir l’aveuglante limpidité de la réalité que nous vivons …

Où dans une  inversion morale proprement kafkaïenne …

La parfaite rationalité selon la perverse logique du Hamas

Consiste à "faire la guerre de façon à ce que sa propre population soit télégéniquement tuée" ?

L’AVEUGLANTE CLARTĖ MORALE DU HAMAS !
Charles Krauthammer
Washington Post
17 juillet 2014
Traduit de l’anglais : BETTY HAREL

Israël a accepté la proposition égyptienne de cessez-le-feu à Gaza ; le Hamas, lui, continue  à tirer.

Le Hamas lance délibérément ses roquettes sur des civils ; Israël tente de s’en protéger. De son côté, avant qu’Israël ne frappe la Bande de Gaza, il appelle par téléphone les civils gazaouis pour les en prévenir, mettant ainsi en œuvre le système des  « roof knocking ».

« Là, réside toute la différence entre nous », explique le Premier ministre israélien. « Nous utilisons des missiles de défense pour protéger nos civils et eux utilisent leurs civils pour protéger leurs missiles ».

Rares sont les moments où les politiciens internationaux font preuve d’une  moralité  comparable à celle d’Israël.

Posons-nous la question de savoir quel intérêt  Israël peut  avoir à se battre à sa frontière ? Tout le monde sait que c’est  le Hamas qui a initié  cette guerre. Et tout le monde connait  la raison d’être  du  Hamas ouvertement clamée : l’éradication d’Israël et de sa population juive.

Les apologistes du Hamas attribuent  l’effusion de sang à l’occupation israélienne et à son blocus. Occupation ?  Ont-ils  tous  perdu la mémoire?  Il y a moins de 10 ans,  la télévision du monde entier montrait l’armée israélienne  évacuant  les  colons  des toits de la synagogue à Gaza alors qu’Israël  démolissait ses implantations, en  expulsait ses citoyens, retirait ses troupes et restituait chaque millimètre de Gaza aux Palestiniens. Il n’y avait plus aucun soldat, aucun colon ni aucun Israélien resté à Gaza.

Et là il n’y eut plus de blocus. Au contraire, Israël voulait la réussite de ce nouvel Etat palestinien. Afin d’aider l’économie de Gaza, Israël donna aux Palestiniens trois milles vergers qui produisaient fruits et fleurs, destinés à l’exportation. Il ouvrit ses passages  frontaliers  et  encouragea  le commerce.

Toute l’idée était de mettre sur pied  le  modèle de deux Etats cohabitant en paix et s’entraidant mutuellement  de manière productive. Nul ne semble se souvenir que, simultanément avec le retrait de Gaza, Israël a démantelé quatre petites implantations situées au nord de la Cisjordanie,  à titre de signal clair du désir d’Israël d’évacuer également la Cisjordanie  et d’arriver ainsi, de manière harmonieuse,  à la solution de deux Etats,

Et cela n’est pas de l’histoire ancienne. Cela s’est passé il y a  seulement neuf ans.

Et comment ont réagi les Palestiniens de la Bande de Gaza, lorsque les Israéliens leur ont donné ce qu’ils n’ont jamais eu auparavant, ni de la part des Egyptiens, ni des Britanniques, ni des Turcs, à savoir, un territoire indépendant ?  En premier lieu, ils ont démoli les vergers. Puis, ils ont élu le Hamas.  Et, au lieu de construire un Etat avec des institutions politiques et économiques, ils ont passé plus de dix ans  à  faire, de Gaza, une  base militaire massive,  croulant sous les armes, dans le but de faire,  à Israël, une guerre meurtrière  incessante.

Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv.

Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente.

Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur   Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense.

Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra (1),  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains.

C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide.

(1) Klinghoffer Léon : Américain handicapé d’une soixante dizaine d’année, qui a été jeté  par-dessus bord, avec sa chaise roulante, par des terroristes palestiniens, lors d’un attentat  sur  le bateau  de croisière  Achille Lauro, en 1985.

Voir l’original en anglais:

Moral clarity in Gaza
Charles Krauthammer
The Washington Post
July 17

Israel accepts an Egyptian-proposed Gaza cease-fire; Hamas keeps firing. Hamas deliberately aims rockets at civilians; Israel painstakingly tries to avoid them, actually telephoning civilians in the area and dropping warning charges, so-called roof knocking.

“Here’s the difference between us,” explains the Israeli prime minister. “We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.”
Charles Krauthammer writes a weekly political column that runs on Fridays.

Rarely does international politics present a moment of such moral clarity. Yet we routinely hear this Israel-Gaza fighting described as a morally equivalent “cycle of violence.” This is absurd. What possible interest can Israel have in cross-border fighting? Everyone knows Hamas set off this mini-war. And everyone knows the proudly self-declared raison d’etre of Hamas: the eradication of Israel and its Jews.

Apologists for Hamas attribute the blood lust to the Israeli occupation and blockade. Occupation? Does no one remember anything? It was less than 10 years ago that worldwide television showed the Israeli army pulling die-hard settlers off synagogue roofs in Gaza as Israel uprooted its settlements, expelled its citizens, withdrew its military and turned every inch of Gaza over to the Palestinians. There was not a soldier, not a settler, not a single Israeli left in Gaza.

And there was no blockade. On the contrary. Israel wanted this new Palestinian state to succeed. To help the Gaza economy, Israel gave the Palestinians its 3,000 greenhouses that had produced fruit and flowers for export. It opened border crossings and encouraged commerce.
The Israel Defense Forces released a video on Thursday that they claim shows a tunnel that Hamas militants planned to use to attack Israel. (YouTube/The Israel Defense Forces)

The whole idea was to establish the model for two states living peacefully and productively side by side. No one seems to remember that, simultaneous with the Gaza withdrawal, Israel dismantled four smaller settlements in the northern West Bank as a clear signal of Israel’s desire to leave the West Bank as well and thus achieve an amicable two-state solution.

This is not ancient history. This was nine years ago.

And how did the Gaza Palestinians react to being granted by the Israelis what no previous ruler, neither Egyptian, nor British, nor Turkish, had ever given them — an independent territory? First, they demolished the greenhouses. Then they elected Hamas. Then, instead of building a state with its attendant political and economic institutions, they spent the better part of a decade turning Gaza into a massive military base, brimming with terror weapons, to make ceaseless war on Israel.

Where are the roads and rail, the industry and infrastructure of the new Palestinian state? Nowhere. Instead, they built mile upon mile of underground tunnels to hide their weapons and, when the going gets tough, their military commanders. They spent millions importing and producing rockets, launchers, mortars, small arms, even drones. They deliberately placed them in schools, hospitals, mosques and private homes to better expose their own civilians. (Just Thursday, the U.N. announced that it found 20 rockets in a Gaza school.) And from which they fire rockets at Jerusalem and Tel Aviv.

Why? The rockets can’t even inflict serious damage, being almost uniformly intercepted by Israel’s Iron Dome anti-missile system. Even West Bank leader Mahmoud Abbas has asked: “What are you trying to achieve by sending rockets?”

It makes no sense. Unless you understand, as Tuesday’s Post editorial explained, that the whole point is to draw Israeli counterfire.

This produces dead Palestinians for international television. Which is why Hamas perversely urges its own people not to seek safety when Israel drops leaflets warning of an imminent attack.
1 of 85
A collection of cartoons about international news.
July 18, 2014 Tom Toles/The Washington Post

To deliberately wage war so that your own people can be telegenically killed is indeed moral and tactical insanity. But it rests on a very rational premise: Given the Orwellian state of the world’s treatment of Israel (see: the U.N.’s grotesque Human Rights Council), fueled by a mix of classic anti-Semitism, near-total historical ignorance and reflexive sympathy for the ostensible Third World underdog, these eruptions featuring Palestinian casualties ultimately undermine support for Israel’s legitimacy and right to self-defense.

In a world of such Kafkaesque ethical inversions, the depravity of Hamas begins to make sense. This is a world in which the Munich massacre is a movie and the murder of Klinghoffer is an opera — both deeply sympathetic to the killers. This is a world in which the U.N. ignores humanity’s worst war criminals while incessantly condemning Israel, a state warred upon for 66 years that nonetheless goes to extraordinary lengths to avoid harming the very innocents its enemies use as shields.

It’s to the Israelis’ credit that amid all this madness they haven’t lost their moral scruples. Or their nerve. Those outside the region have the minimum obligation, therefore, to expose the madness and speak the truth. Rarely has it been so blindingly clear.

Voir aussi:

 Gaza reporters’ tweets: Hamas using human shields
Foreign journalists receive death threats for ‘fabricating information for Israel,’ accused of informing on terrorists
Lahav Harkov
Jerusalem Post
07/24/2014

Several journalists from around the world reported seeing rockets fired from civilian areas in Gaza in recent days, and received threatening tweets in return accusing them of “informing” the IDF.

On Wednesday, Peter Stefanovic of Australia’s Channel Nine News tweeted: “Hamas rockets just launched over our hotel from a site about two hundred metres away. So a missile launch site is basically next door.”

An account called @ThisIsGaza said this was Stefanovic’s fourth time “passing and fabricating information to Israel… from GAZA” and threatened to sue him.

Another account, @longitude0 wrote: “You are a cretin. Are you working for the IDF” and “in WWII spies got shot.”

Financial Times Jerusalem Bureau Chief John Reed reported seeing “two rockets fired toward Israel from near al-Shifa hospital, even as more bombing victims were brought in.”

Shifa, in Gaza City, is the main medical facility in the Strip.

In response, @Saritah_91 tweeted: “We’ll hold you responsible if Israel uses your tweet to bomb the hospital & then justify it.”

Another twitter user, @ Faysal_FreeGaza, said he’s “subtly justifying and encouraging IDF attacks on hospitals,” and @Maysara_ ara wrote: “Get out of Gaza u informant.”

twitter

Wall Street Journal correspondent Nick Casey tweeted on Tuesday a photo of a Hamas official using Shifa hospital for media interviews, writing: “You have to wonder w the shelling how patients at Shifa hospital feel as Hamas uses it as a safe place to see interviews.”

By Wednesday, the tweet was deleted, but pro-Palestinian Twitter accounts continued to include him on lists of “journos in Gaza [who] lie/fabricate info for Israel” and “must be sued for crimes.”

On Sunday, Janis Mackey Frayer, a correspondent for Canada’s CTV, tweeted that, while in Gaza City’s Shejaiya’s neighborhood, she “saw several Hamas gunmen.

One passed dressed in a woman’s headscarf… tip of a gun poked out from under cloak.”

She received threats similar to those sent to other reporters.

Harry Fear, a journalist from the UK reporting from Gaza for RT (formerly Russia Today) television, tweeted last week: “Early morning Gaza rockets were fired into Israel. A well-known site in W. Gaza City, near my hotel, was among the origins, confirm locals.”

Fear then took on the critics, tweeting soon after that he rejects “loaded complaints that I ‘informed’ Israel about the specifics of Gaza military sites… These sites are well-known among locals and internationals here.”

“Should a journalist only report the noise and ferocity of Israel’s attacks & not the sounds of Gaza’s rockets? Both terrify people,” he tweeted.

Later that day, Fear tweeted: “Al-Wafa hospital has been hit in the last while; injuries reported – this is the hospital with human shields."


Gaza: N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression "civil innocent" (Hamas’s Newspeak: Will our media ever understand that all the ordinary rules of warfare are upended in Gaza ?)

23 juillet, 2014
http://www.meforum.org/pics/large/529.jpgLaissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Jésus (Matthieu 18: 5)
Une civilisation est testée sur la manière dont elle traite ses membres les plus faibles. Pearl Buck
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Eric Hoffer
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie. G.K. Chesterton
Les mondes anciens étaient comparables entre eux, le nôtre est vraiment unique. Sa supériorité dans tous les domaines est tellement écrasante, tellement évidente que, paradoxalement, il est interdit d’en faire état. René Girard
On admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…) Mais il faut distinguer deux choses. Il y a d’abord le texte chrétien qui pénètre lentement dans la conscience des hommes. Et puis il y a la façon dont les hommes l’interprètent. De ce point de vue, il est évident que le Moyen Age n’interprétait pas le christianisme comme nous. Mais nous ne pouvons pas leur en faire le reproche. Pas plus que nous pouvons faire le reproche aux Polynésiens d’avoir été cannibales. Parce que cela fait partie d’un développement historique. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. (…) Et notre souci des victimes, pris dans son ensemble comme réalité, n’a pas d’équivalent dans l’histoire des sociétés humaines. (…) Le souci des victimes a (…) unifié le monde. René Girard
Je crois que le moment décisif en Occident est l’invention de l’hôpital. Les primitifs s’occupent de leurs propres morts. Ce qu’il y a de caractéristique dans l’hôpital c’est bien le fait de s’occuper de tout le monde. C’est l’hôtel-Dieu donc c’est la charité. Et c’est visiblement une invention du Moyen-Age. René Girard
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la "victime inconnue", comme on dirait aujourd’hui le "soldat inconnu". Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Personne n’évoque les "populations civiles" israéliennes, à croire que tout Israël est un camp militaire et qu’à Gaza, il n’y a que des civils. On ne voit d’ailleurs qu’eux à la T.V. Qui tirent les roquettes et les missiles ? Qui se demande pourquoi les cameramen palestiniens et arabes qui abreuvent le monde de scènes sanguinolentes n’ont jamais montré d’hommes en armes? (…)  Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales. Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques… Shlomo Trigano
Ambulance : camionnette revêtue des insignes du Croissant rouge. Elle a pour fonctions principales : (1) le transport de terroristes vers les lieux d’un attentat, (2) le transport d’armes, (3) l’exhibition télévisée (voir : CNN, BBC, France 2, etc.) au cas où elle a été atteinte par un projectile, et (4), le cas échéant, le transport des blessés (s’en procurer de faux si on n’en a pas de vrais sous la main et arriver à l’hôpital dans un vrai show son et lumière, après avoir prévenu les media susnommées). A ne jamais oublier, plus généralement, dans les mises en scène de douleur palestinienne.
Enfants : futurs suicidés s’ils sont « palestiniens ».
Hamas : organisation charitable ; pourvoyeur de services sociaux pour les Palestiniens ; vecteur de La Rage et de La Frustration. Partisan irréductible de l’extermination des Juifs et d’Israël. Ne traiter le fait que comme exagération rhétorique bien compréhensible de la part des Victimes.
Innocent : catégorie inexistante hors le monde musulman.
Palestinien: (1) bébé phoque de la Gauche européenne et de la Droite bien-pensante. (2) Espèce de victime largement préférée au Tibétain, au Darfourien, à l’Indio et autres. A l’avantage sur les autres d’être corrélatif de la haine du Juif. (3) D’apparition récente, inventé par le Colonel Nasser et fort prisé des régimes arabes et musulmans les jours de sommets diplomatiques. (4) N’est jamais responsable des conséquences de ses actions: c’est toujours la faute des autres.
Proportionnalité: absence de réaction israélienne à une sanglante attaque arabe
Victime : état natif, permanent et éternel du Palestinien. Laurent Murawiec
Tout comme le pacifiste découvre immédiatement l’ennemi chez celui qui n’admet pas sa conception de la paix, les idéologies de la société sans ennemi (par exemple le marxisme) maudissent la guerre, mais préconisent la révolution et exigent que les hommes s’entretuent en vue de mettre la guerre hors-la-loi. On a assez souvent signalé l’imposture que couvre cette attitude et, bien que cet argument appartienne à la polémique courante, il n’est pas inutile de l’évoquer, car il rappelle par trop le ridicule de la querelle hideuse entre Bossuet et Fénelon sur le… pur amour (que n’ont-ils commencé par s’aimer !). La chose la plus grave consiste cependant dans le ressentiment qu’engendre inévitablement la bonne conscience des partisans de ces idéologies : étant donné que leur fin est bonne et hautement humaine, les ennemis ne peuvent être que des criminels ou même l’incarnation du mal (…). C’est ainsi qu’on justifie au nom de l’humanité l’extermination inhumaine des ennemis, car tout est permis pour débarrasser le monde de ces hors-la-loi et hors-l’humanité qui, de ce fait, sont des coupables. Dans ces conditions la notion de paix perd toute signification, étant entendu que politiquement elle consiste en un contrat ou traité, ou plutôt la paix devient impossible. Comment pourrait-il en être autrement, puisque toute action de l’ennemi, fût-elle désintéressée et noble, devient automatiquement perverse, immorale et criminelle, tandis que toute action du révolutionnaire, même scélérate et atroce, devient sainte, juste et irréprochable ? Nier l’ennemi, c’est nier la paix. Il ne faudrait cependant pas jeter la pierre au seul marxisme par exemple, car, par certains côtés, il est un enfant du libéralisme dont l’un des principes essentiels est justement la négation de l’ennemi politique pour ne laisser subsister que les concurrents économiques. (…) On pourrait également montrer que la négation de l’ennemi est contenue dans le fait que la charte des Nations-Unies repose en principe sur une curieuse conception du statu quo. Elle demande aux membres de respecter l’intégrité territoriale des Etats : ce qui signifie que nul Etat ne saurait être amputé par la violence ou annexé de force par un autre. Or quel est le but de toute guerre (en dehors de la guerre civile) ? Ou bien la conquête, c’est-à-dire l’annexion territoriale, ou bien l’indépendance, c’est-à-dire la constitution d’un nouvel Etat qui se détache d’un autre. Si l’O.N.U. condamne la conquête, elle soutient par contre la guerre d’indépendance. Ce propos ne cherche pas à donner tort à l’O.N.U. sur ce point, mais à saisir sans ambages le phénomène de la guerre et à comprendre que certaines théories de la paix sont souvent un bellicisme qui s’ignore. (..) Nous touchons à la lumière de ces exemples, à l’équivoque fondamentale de l’O.N.U. : elle subit pratiquement la réalité de l’ennemi politique tout en le niant théoriquement. Autrement dit, elle reste un haut lieu de la politique, parce qu’elle n’arrive pas et ne peut parvenir à exorciser l’inimitié. Celle-ci demeure à l’arrière-fond de toutes les discussions et les commande, bien qu’on ne veuille pas le reconnaître explicitement. Si nous cherchions des preuves historiques de l’impossibilité d’une politique sans ennemi, nous pourrions entre autres invoquer celle-là. En vérité, une évidence n’a pas besoin de preuves. Ce qui nous paraît déterminant, c’est que la non reconnaissance de l’ennemi est un obstacle à la paix. Avec qui la faire, s’il n’y a plus d’ennemis ? Elle ne s’établit pas d’elle-même par l’adhésion des hommes à l’une ou l’autre doctrine pacifiste, surtout que leur nombre suscite une rivalité qui peut aller jusqu’à l’inimitié, sans compter que les moyens dits pacifiques ne sont pas toujours ni même nécessairement les meilleurs pour préserver une paix existante. On sait aujourd’hui que si les Français et les Anglais avaient eu une autre attitude lors de l’entrée des troupes allemandes dans la zone démilitarisée en 1935, on aurait peut-être réussi à faire tomber Hitler et ainsi empêché la guerre de 1939. Il y a également de fortes chances qu’une action offensive des Alliés les aurait fait passer pour coupables aux yeux de l’opinion mondiale. En général ; on ne connaît qu’après coup l’utilité d’une guerre préventive pour préserver la paix. Julien Freund
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde. Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer. La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien. Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Choses entendues ce lundi 21 juillet sur 2 chaines de TV. LCI: "RAID israélien contre un hôpital palestinien"; France 2: "Un hôpital pris pour cible". Pas la moindre allusion au fait qu’un obus de char peut frapper par erreur un bâtiment civil, ou (ce qui s’est déjà produit), qu’une rampe de lancement de missile du Hamas, ou un tireur palestinien armé d’un lance-missile palestinien aient tiré contre une force israélienne à faible distance de l’aile de l’hôpital touché, s’attirant une réplique guidée électroniquement qui repère automatiquement la source du tir et la détruit. Non, le but recherché, depuis le début de la belligérance anti-israélienne est toujours le même: présenter les soldats de Tsahal comme des monstres assoiffés de sang et tueurs d’enfants. Autre mini-reportage indigne au JT de 20h de France 2 (chaîne nationale de France 2): Le reporter photographe est complaisamment guidé par un médecin (ou un infirmier) au bord des larmes, qui lui présente deux petites filles légèrement blessées en apparence, mais dont l’une, selon le médecin, sera infirme pour la vie (aucun détail sur la nature de la blessure). Puis vient le pire: avec la même mine torturée et sur un ton pathétique, l’employé de l’hôpital raconte devant la caméra, les yeux embués d’émotion: "Vous voyez cette petite fille (l’une des deux blessées), elle voulait être médecin, et maintenant quand on lui demande ce qu’elle fera plus tard, elle dit ‘FABRIQUER DES BOMBES POUR LES JETER SUR LES ISRAELIENS!" Dommage pour la médecine. Dommage surtout pour les citoyens israéliens une fois de plus diabolisés et désignés à la vengeance, et aux pires traitements s’ils venaient à tomber aux mains des fanatiques qui dirigent ce peuple. Comment la chaîne nationale peut-elle se faire le relais, le porte-voix d’une pareille insanité, meurtrière de surcroît. Car ce discours de haine et d’incitation n’est pas le fruit de la douleur: il est une composante systématique du récit nationaliste palestinien, taillé sur mesure et illustré par des clichés de guerre et des exhibitions de victimes palestiniennes sanguinolentes (de préférence des enfants), dont le but est de criminaliser le peuple israélien devant l’opinion internationale, de susciter sa colère, et de la rallier à la cause palestinienne, quelles que soient l’horreur des traitements qui seront infligées aux futures victimes israéliennes, dont leurs ennemis veulent la mort. Alors, le ‘bon citoyen’ ‘politiquement correct’ et ‘défenseur des droits de l’homme’, laissera massacrer "les Juifs", en se justifiant à bon compte en ces termes (ou d’autres analogues), en guise d’épitaphe funéraire: "Y z’avaient qu’à pas prendre la Palestine qui n’est pas à eux ni profiter de leur supériorité militaire écrasante pour massacrer les femmes et les enfants palestiniens." Ah, j’allais oublier: vous avez sans doute remarqué comme les hommes palestiniens – entendez, les combattants du Hamas, sont étrangement absents de ce discours, parce qu’il va de soi que ce n’est pas eux que Tsahal combat, mais les femmes et les enfants! Alors, vous pouvez en être sûrs, on aura depuis longtemps oublié les milliers de missiles tirés depuis des années, de Gaza, sur les villes et les citoyens juifs d’Israël, ainsi que les enlevés, les massacrés, et tout récemment les trois adolescents qui n’avaient ni envahi l’ancienne patrie de leur peuple, ni tué des femmes et des enfants. Normal: ils étaient Juifs, et un juif, même enfant, comme disaient les nazis, cela devient un adulte, un trafiquant ou un ploutocrate et, en Israël, un militaire, donc un tueur." Je reviendrai plus tard sur la honteuse reculade du gouvernement qui autorise dorénavant les manifestations anti-israéliennes (excusez le lapsus ‘politiquement correct’, je voulais dire ANTIJUIVES !) qu’il avait interdites « fermement », il y a tout juste quelques jours… Menahem Macina
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur   Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra (1),  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Why do citizens of democratic societies enthusiastically embrace one of the world’s most murderous Islamist terror organizations, overtly committed not only to the destruction of a sovereign democracy but also to the subordination of Western values and ways of life to a worldwide Islamic caliphate (or umma)? Not out of a genuine concern for Palestinian wellbeing. For although the "Palestine question" has received extraordinary media coverage for decades to the exclusion of far worse humanitarian and political problems, the truth is that no one really cares about the fate of the Palestinians: not their leaders, who have immersed their hapless constituents in disastrous conflicts rather than seize the numerous opportunities for statehood since the Peel Commission report of 1937; not the Arab states, which have brazenly manipulated the Palestinian cause to their self-serving ends; and not Western politicians, the media, NGOs, human rights activists, and church leaders enticed into self-righteous indignation by any Israeli act of self-defense. Had the Palestinians’ dispute been with an Arab, Muslim, or any other non-Jewish adversary, it would have attracted a fraction of the interest that it presently does. No one in the international community pays any attention to the ongoing abuse of Palestinians across the Arab world from Saudi Arabia to Lebanon, which deprives its 500,000-strong Palestinian population of the most basic human rights from property ownership, to employment in numerous professions, to free movement. Nor has there been any international outcry when Arab countries have expelled and/or massacred their Palestinian populations on a grand scale. The fact that the thoroughly westernized King Hussein of Jordan killed more Palestinians in the course of a single month than Israel had in decades was never held against him or dented his widely held perception as a man of peace. (…) Kuwait’s 1991 slaughter of thousands of innocent Palestinians who lived and worked in the emirate (and the expulsion of most of its 400,000-strong Palestinian population) passed virtually unnoticed by the international media, as has the murder of thousands of Palestinians in the ongoing Syrian civil war and the reduction of countless others to destitution and starvation. By contrast, any Palestinian or Arab casualty inflicted by Israel comes under immediate international criticism. Take the blanket media coverage of Israel’s military response in Lebanon (2006) and Gaza (2008- 09, 2012) but not of the original Hezbollah and Hamas attacks triggering it, in stark contrast to the utter indifference to bloodier conflicts going on around the world at the same time. On July 19, 2006, for example, 5,000 Ethiopian troops invaded Somalia in what it claimed was an action to "crush" an Islamist threat to its neighbor’s government. A month later, Sri Lankan artillery has pounded territory held by the rebel Tamil Tigers resulting in mass displacement and over 500 deaths, including an estimated 50 children following the Sri Lankan air force’s bombing of an orphanage. But neither of these events gained any media coverage, let alone emergency sessions of the UN Security Council, just as the bloodbath in Iraq at the time, with its estimated 3,000 deaths a month at the hands of Islamist militants sank into oblivion while the world focused on Lebanon, just as the current slaughter in Syria and Iraq is presently ignored. And what about the-then long-running genocide in Darfur, with its estimated 300,000 dead and at least 2.5 million refugees? Or the war in the Congo, with over four million dead or driven from their homes, or in Chechnya where an estimated 150,000- 160,000 have died and up to a third of the population has been displaced, at the hands of the Russian military? None of these tragedies saw the worldwide mass demonstrations as has been the case during the Lebanon and Gaza crises. Nor should we forget that Hezbollah has been implicated in dozens of international terror attacks from Brussels to Buenos Aires. (…) The killing of Jews and the destruction or seizure of their worldly properties is hardly news. For millennia Jewish blood has been cheap, if not costless, throughout the Christian and Muslim worlds where the Jew became the epitome of powerlessness, a perpetual punching bag and a scapegoat for whatever ills befell society. There is no reason, therefore, why Israel shouldn’t follow in the footsteps of these past generations, avoid antagonizing its Arab neighbors and exercise restraint whenever attacked. But no, instead of knowing its place, the insolent Jewish state has forfeited this historic role by exacting a price for Jewish blood and beating the bullies who had hitherto been able to torment the Jews with impunity. This dramatic reversal of history cannot but be immoral and unacceptable. Hence the global community outrage and hence the world’s media provision of unlimited resources to cover every minute detail of Israel’s "disproportionate" response, but none of the suffering and devastation on the Israeli side. A profoundly depressing state of affairs indeed. But so long as the Palestinians continue to serve as the latest lightning rod against the Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself without incurring the charge of "disproportionate force" – never directed against any other besieged democracy but evocative of the classic anti-Semitic stereotype of Jews as both domineering and wretched, both helpless and bloodthirsty. In the words of the renowned American writer David Mamet, "The world was told Jews used this blood in the performance of religious ceremonies. Now, it seems, Jews do not require the blood for baking purposes, they merely delight to spill it on the ground." Efraim Karsh
The only way to make sense of Hamas’ behavior is to recognize that its goal is not to stop the killing but to exploit it. That explains why Hamas encouraged Gazans to stand atop targeted buildings and ordered them to stay in areas where Israel had issued pre-invasion evacuation warnings. It also explains why Hamas insists that Israel grant concessions in exchange for a cease-fire. Hamas thinks a cease-fire is a favor to Israel. Given the gross imbalance in casualties, that’s a pretty clear statement that Hamas thinks Gazan deaths should bother Israel more than they bother Hamas. That is just the latest display of Hamas’ warped priorities. Another illustration is its tunnels. It has diverted hundreds of thousands of tons of building materials from civilian projects to tunnel construction. The tunnels to Egypt, which are largely for commerce, are rudimentary. The tunnels to Israel, which are for military attacks, are elaborate. Hamas cares more about hurting Israelis than about helping Gazans. William Saletan
All the ordinary rules of warfare are upended in Gaza. Everything about this conflict is asymmetrical—Hamas wears no uniforms and they don’t meet Israeli soldiers on battlefields. With the exception of kaffiyeh scarves, it isn’t possible to distinguish a Hamas militant from a noncombatant pharmacist. In Vietnam, the U.S. military learned guerrilla warfare in jungles. In Gaza, the Jewish state has had to adapt to the altogether surreal terrain of apartment complexes and schoolhouses. There are now reports that Hamas and Islamic Jihad are transporting themselves throughout Gaza in ambulances packed with children. Believe it or not, a donkey laden with explosives detonated just the other day. The asymmetry is complicated even further by the status of these civilians. Under such maddening circumstances, are the adults, in a legal and moral sense, actual civilians? To qualify as a civilian one has to do more than simply look the part. How you came to find yourself in such a vulnerable state matters. After all, when everyone is wearing casual street clothing, civilian status is shared widely. The people of Gaza overwhelmingly elected Hamas, a terrorist outfit dedicated to the destruction of Israel, as their designated representatives. Almost instantly Hamas began stockpiling weapons and using them against a more powerful foe with a solid track record of retaliation. What did Gazans think was going to happen? Surely they must have understood on election night that their lives would now be suspended in a state of utter chaos. Life expectancy would be miserably low; children would be without a future. Staying alive would be a challenge, if staying alive even mattered anymore. To make matters worse, Gazans sheltered terrorists and their weapons in their homes, right beside ottoman sofas and dirty diapers. When Israel warned them of impending attacks, the inhabitants defiantly refused to leave. On some basic level, you forfeit your right to be called civilians when you freely elect members of a terrorist organization as statesmen, invite them to dinner with blood on their hands and allow them to set up shop in your living room as their base of operations. At that point you begin to look a lot more like conscripted soldiers than innocent civilians. And you have wittingly made yourself targets. It also calls your parenting skills into serious question. In the U.S. if a parent is found to have locked his or her child in a parked car on a summer day with the windows closed, a social worker takes the children away from the demonstrably unfit parent. In Gaza, parents who place their children in the direct line of fire are rewarded with an interview on MSNBC where they can call Israel a genocidal murderer. The absurdity of Israel’s Gaza campaigns requires an entirely new terminology for the conduct of wars. "Enemy combatants," "theater of war," "innocent civilians," "casualties of war" all have ambiguous meaning in Gaza. There is nothing casual about why so many Gazans die; these deaths are tragically predictable and predetermined. Hamas builds tunnels for terrorists and their rockets; bomb shelters for the people of Gaza never entered the Hamas leaders’ minds. So much innocence is lost in this citizen army, which serves as the armor for demented leaders and their dwindling arsenal of rockets and martyrs. In Gaza the death toll of civilians is an endgame disguised as a tragedy. It is a sideshow—without death, Hamas has nothing to show for its efforts. Surely there are civilians who have been killed in this conflict who have taken every step to distance themselves from this fast-moving war zone, and children whose parents are not card-carrying Hamas loyalists. These are the true innocents of Gaza. It is they for whom our sympathy should be reserved. The impossibility of identifying them, and saving them, is Israel’s deepest moral dilemma. Thane Rosenbaum
For the moment Israeli ingenuity has shifted the advantage in rocketry to the defense. That may not be the case for very long. Iron Dome has been extremely effective in containing the damage from a barrage of about 2,000 unguided rockets launched from Gaza. Most of these explode harmlessly in empty areas; the few that fly towards targets of value have been taken down with a 90% successs rate. But the advantage may shift back to the offense some time in the next few years. Dr. Uzi Rubin, the architect of Israel’s missile defense, warned last January that Iran and Syria already have GPS-guided ballistic missiles. The Jerusalem Post reported: “This is a strategic threat. Even worse news is coming; ballistic missiles are becoming smart,” he said. In the next five to 10 years, Israel’s enemies will inevitably arm themselves with GPS-guided ballistic missiles such as Scuds, [Rubin] said. “Perhaps Syria already has this capability,” Rubin said. “This can significantly disrupt Israel’s air power. Israel will of course recover. We are talking about escalating a war to quicken it, and end it within three days. They are talking about doing the same. This threat can degrade the IDF’s ground capabilities” via accurate missile strikes on army mobilization and staging grounds, Rubin warned. “It can paralyze Israel’s war economy. And of course, it can inflict massive casualties. I’m not talking about Dresden, but Coventry, perhaps,” he said, referring to cities bombed in World War II. Iron Dome can defend successfully against a handful of rockets fired simultaneously in the general direction of Israeli cities. At some point Israel’s enemies will acquire the capability to fire large salvos of precision-guided weapons at key military or civilian targets and overwhelm the existing defenses. GPS-guided rockets are not that difficult to make. Iron Dome gives Israel a respite, not relief in the long term. Israel has an extraordinary opportunity that may not last. It can protect its citizens from retaliation for the time being. Its right to self-defense is so obvious that Western governments usually hostile to Israeli interests must affirm its right to self-defense. Even the German Left Party (“die Linke”) is split, with some of its leaders attending pro-Israel rallies while others join the largely Muslim demonstrators chanting “Jude, Jude, feiges Schwein, Komm heraus und kaempf allein” (“Jew, Jew, cowardly pig, come out and fight alone”). It has the tacit (and sometimes not entirely tacit) support of Egypt, not to mention the Gulf states, in its war against Hamas. But it cannot afford a repeat of 2012, after which Hamas rebuilt its weapons capability. Where Hezbollah is concerned, the Chinese proverb applies: Kill the chicken while the monkey watches. The reduction of Hamas has to serve as a deterrent for Hezbollah and Syria, not to mention Iran. Israel’s leaders know this well, and outsiders should be cautious about offering tactical advice. But Israel’s friends must be clear that a “pinpoint operation,” as Secretary of State Kerry demanded inadvertently before an open microphone last weekend, does not serve Israel’s urgent interests. Hamas must be rooted out in depth. David P. Goldman
Pourquoi les guerres d’aujourd’hui semblent-elle plus meurtrières que jamais pour les enfants? Pour un journaliste du New Yorker, c’est parce que «les conflits actuels se déroulent de plus en plus souvent à l’intérieur des frontières qu’entre les Etats; les combats sont désormais dans les rues des villes, envahissant les salles de jeux des maisons et les jardins d’enfants.» Cela fait écho à un autre rapport récent de l’ONU, centré sur l’Afghanistan, qui montre que le nombre de victimes parmi les femmes et les enfants a augmenté l’an dernier plus vite que chez les hommes adultes. La cause? La guérilla faite de bombes artisanales contre les véhicules militaires a fait place à des combats armés dans des zones urbaines densément peuplées. Et pourtant, les guerres sont aujourd’hui moins meurtrières pour les civils qu’elles ont pu l’être par le passé. Mais les violences contre les enfants ne sont plus de simples dégâts collatéraux. Des rapports sur les organisations criminelles d’Amérique centrale montrent qu’elles ciblent les enfants, soit pour les recruter, soit pou s’en servir comme d’un moyen de punir ou d’extorquer leurs parents. Boko Haram sait que son action contre les écolières va lui faire une publicité internationale. Les trois adolescents israéliens qui ont été tués le mois dernier ont été clairement et intentionnellement ciblés, comme ce fut le cas pour l’adolescent palestinien tué en représailles, parce que ce sont des enfants. Dans le cadre de son affrontement avec les forces kurdes, EIIL a délibérément pris pour cible les familles avec enfants. Les forces syriennes ont été accusés de viser délibérément des enfants, etc. Dans un monde où la violence se déplace des champs de batailles pour des armées soutenues par l’État à des affrontements de rues entre communautés, les enfants ne sont pas seulement souvent les victimes, ils sont souvent les cibles. Joshua Keating

La guerre n’est décidément plus ce qu’elle était !

Combattants sans uniforme, combats sans champ de bataille,  dépots d’armes et pas de tirs intallés dans des écoles, jardins d’enfants, mosquées ou hôpitaux,  transports de troupes en ambulance, ânes–suicide …

Armée ennemie qui avertit avant ses frappes avec appels téléphoniques, tracts et coups de semonce, autorités ennemies qui fournissent quotidiennement électricité, nourritures et médicaments ou s’excusent et promettent une enquête lors d’erreurs de tir, responsables politiques ennemis accusés de trop bien protéger leur population

A l’heure où, avec l’inexorable montée des pertes palestiniennes, nos belles âmes, médias et djihadistes du dimanche se déchainent comme à leur habitude contre le seul Israël …

En ces temps étranges où  l’ONU elle-même reconnait à nouveau  la présence de roquettes dans l’une de ses écoles après celles qu’elle s’est empressée de rendre à ses propriétaires pour l’usage que l’on sait …

Et que, contre toutes les provisions du droit de la guerre, le porte-parole du Hamas lui-même a vanté le goût supposé de sa population pour le martyre et la mort en boucliers humains …

Pendant que, quand il ne recourt pas à la plus brutale intimidation, le Hamas publie un manuel de novlangue conseillant à ses activistes en ligne de ne parler que de "civils innocents" et d’éviter de révéler que les roquettes sont tirées de zones civiles …

Comment s’expliquer l’incroyable aveuglement de notre presse bien-pensante devant l’évidence ?

A savoir le détournement systématique et cynique, par le Hamas, des valeurs les plus chères de l’Occident, autrement dit le souci des victimes et la défense du plus faible et notamment des enfants …

Et le fait, comme le rappelle très justement Jacques Attali pour le cas des missiles sur son blog, que "rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront, à l’instar du mahatma Gandhi qui écrivait  à son « cher ami » Adolf Hitler pour lui demander d’être raisonnable, que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux ?

Hamas’s Civilian Death Strategy
Gazans shelter terrorists and their weapons in their homes, right beside sofas and dirty diapers.
Thane Rosenbaum
The Wall Street Journal
July 21, 2014

Let’s state the obvious: No one likes to see dead children. Well, that’s not completely true: Hamas does. They would prefer those children to be Jewish, but there is greater value to them if they are Palestinian. Outmatched by Israel’s military, handicapped by rocket launchers with the steady hands of Barney Fife, Hamas is playing the long game of moral revulsion.

With this conflict about to enter its third week, winning the PR war is the best Hamas can hope to achieve. Their weapon of choice, however, seems to be the cannon fodder of their own people, performing double duty in also sounding the drumbeat of Israeli condemnation. If you can’t beat Iron Dome, then deploy sacrificial children as human shields.

Civilian casualties will continue to mount. The evolving story will focus on the collateral damage of Palestinian lives. Israel’s moral dilemma will receive little attention. Each time the ledgers of relative loss are reported, world public opinion will turn against the Jewish state and box Israel into an even tighter corner of the Middle East.

All the ordinary rules of warfare are upended in Gaza. Everything about this conflict is asymmetrical—Hamas wears no uniforms and they don’t meet Israeli soldiers on battlefields. With the exception of kaffiyeh scarves, it isn’t possible to distinguish a Hamas militant from a noncombatant pharmacist. In Vietnam, the U.S. military learned guerrilla warfare in jungles. In Gaza, the Jewish state has had to adapt to the altogether surreal terrain of apartment complexes and schoolhouses.

There are now reports that Hamas and Islamic Jihad are transporting themselves throughout Gaza in ambulances packed with children. Believe it or not, a donkey laden with explosives detonated just the other day.

The asymmetry is complicated even further by the status of these civilians. Under such maddening circumstances, are the adults, in a legal and moral sense, actual civilians? To qualify as a civilian one has to do more than simply look the part. How you came to find yourself in such a vulnerable state matters. After all, when everyone is wearing casual street clothing, civilian status is shared widely.

The people of Gaza overwhelmingly elected Hamas, a terrorist outfit dedicated to the destruction of Israel, as their designated representatives. Almost instantly Hamas began stockpiling weapons and using them against a more powerful foe with a solid track record of retaliation.

What did Gazans think was going to happen? Surely they must have understood on election night that their lives would now be suspended in a state of utter chaos. Life expectancy would be miserably low; children would be without a future. Staying alive would be a challenge, if staying alive even mattered anymore.

To make matters worse, Gazans sheltered terrorists and their weapons in their homes, right beside ottoman sofas and dirty diapers. When Israel warned them of impending attacks, the inhabitants defiantly refused to leave.

On some basic level, you forfeit your right to be called civilians when you freely elect members of a terrorist organization as statesmen, invite them to dinner with blood on their hands and allow them to set up shop in your living room as their base of operations. At that point you begin to look a lot more like conscripted soldiers than innocent civilians. And you have wittingly made yourself targets.

It also calls your parenting skills into serious question. In the U.S. if a parent is found to have locked his or her child in a parked car on a summer day with the windows closed, a social worker takes the children away from the demonstrably unfit parent. In Gaza, parents who place their children in the direct line of fire are rewarded with an interview on MSNBC where they can call Israel a genocidal murderer.

The absurdity of Israel’s Gaza campaigns requires an entirely new terminology for the conduct of wars. "Enemy combatants," "theater of war," "innocent civilians," "casualties of war" all have ambiguous meaning in Gaza. There is nothing casual about why so many Gazans die; these deaths are tragically predictable and predetermined. Hamas builds tunnels for terrorists and their rockets; bomb shelters for the people of Gaza never entered the Hamas leaders’ minds.

So much innocence is lost in this citizen army, which serves as the armor for demented leaders and their dwindling arsenal of rockets and martyrs. In Gaza the death toll of civilians is an endgame disguised as a tragedy. It is a sideshow—without death, Hamas has nothing to show for its efforts.

Surely there are civilians who have been killed in this conflict who have taken every step to distance themselves from this fast-moving war zone, and children whose parents are not card-carrying Hamas loyalists. These are the true innocents of Gaza. It is they for whom our sympathy should be reserved. The impossibility of identifying them, and saving them, is Israel’s deepest moral dilemma.

Mr. Rosenbaum is a senior fellow who directs the Forum on Law, Culture & Society at New York University School of Law.

 Voir aussi:

Palestinian Suffering Used to Demonize Israel
As long as Palestinians continue to serve as lightning rod against Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself.
Efraim Karsh
The Jerusalem Post
July 21, 2014

No sooner had Israel launched Operation Protective Edge to stop the sustained rocket and missile attacks on its civilian population by the Gaza-based Hamas terror organization than it came under a barrage of international criticism, with tens of thousands of violent demonstrators flocking into the streets of London, Paris, Berlin, Oslo, Sydney, Buenos Aires and New York, among other places, to demand an end to the "Gaza slaughter."

How can this be? Why do citizens of democratic societies enthusiastically embrace one of the world’s most murderous Islamist terror organizations, overtly committed not only to the destruction of a sovereign democracy but also to the subordination of Western values and ways of life to a worldwide Islamic caliphate (or umma)? Not out of a genuine concern for Palestinian wellbeing. For although the "Palestine question" has received extraordinary media coverage for decades to the exclusion of far worse humanitarian and political problems, the truth is that no one really cares about the fate of the Palestinians: not their leaders, who have immersed their hapless constituents in disastrous conflicts rather than seize the numerous opportunities for statehood since the Peel Commission report of 1937; not the Arab states, which have brazenly manipulated the Palestinian cause to their self-serving ends; and not Western politicians, the media, NGOs, human rights activists, and church leaders enticed into self-righteous indignation by any Israeli act of self-defense.

Had the Palestinians’ dispute been with an Arab, Muslim, or any other non-Jewish adversary, it would have attracted a fraction of the interest that it presently does. No one in the international community pays any attention to the ongoing abuse of Palestinians across the Arab world from Saudi Arabia to Lebanon, which deprives its 500,000-strong Palestinian population of the most basic human rights from property ownership, to employment in numerous professions, to free movement. Nor has there been any international outcry when Arab countries have expelled and/or massacred their Palestinian populations on a grand scale. The fact that the thoroughly westernized King Hussein of Jordan killed more Palestinians in the course of a single month than Israel had in decades was never held against him or dented his widely held perception as a man of peace.

As the supposedly pro-Palestinian journalist Robert Fisk put it in his memoirs, King Hussein was "often difficult to fault."

Kuwait’s 1991 slaughter of thousands of innocent Palestinians who lived and worked in the emirate (and the expulsion of most of its 400,000-strong Palestinian population) passed virtually unnoticed by the international media, as has the murder of thousands of Palestinians in the ongoing Syrian civil war and the reduction of countless others to destitution and starvation.

By contrast, any Palestinian or Arab casualty inflicted by Israel comes under immediate international criticism.

Take the blanket media coverage of Israel’s military response in Lebanon (2006) and Gaza (2008- 09, 2012) but not of the original Hezbollah and Hamas attacks triggering it, in stark contrast to the utter indifference to bloodier conflicts going on around the world at the same time. On July 19, 2006, for example, 5,000 Ethiopian troops invaded Somalia in what it claimed was an action to "crush" an Islamist threat to its neighbor’s government. A month later, Sri Lankan artillery has pounded territory held by the rebel Tamil Tigers resulting in mass displacement and over 500 deaths, including an estimated 50 children following the Sri Lankan air force’s bombing of an orphanage. But neither of these events gained any media coverage, let alone emergency sessions of the UN Security Council, just as the bloodbath in Iraq at the time, with its estimated 3,000 deaths a month at the hands of Islamist militants sank into oblivion while the world focused on Lebanon, just as the current slaughter in Syria and Iraq is presently ignored.

And what about the-then long-running genocide in Darfur, with its estimated 300,000 dead and at least 2.5 million refugees? Or the war in the Congo, with over four million dead or driven from their homes, or in Chechnya where an estimated 150,000- 160,000 have died and up to a third of the population has been displaced, at the hands of the Russian military? None of these tragedies saw the worldwide mass demonstrations as has been the case during the Lebanon and Gaza crises.

Nor should we forget that Hezbollah has been implicated in dozens of international terror attacks from Brussels to Buenos Aires.

Indeed, the response to its July 18, 1994, terror attack on the Israeli- Argentine Mutual Association (AMIA), a social center catering for Buenos Aires’ large Jewish population, provides an illuminating contrast to the relentless coverage of the 2006 events in Lebanon. It was the worst terror attack in Argentina’s history, killing 100 people and wounding more than 200. More died in this bombing than in any single action in the 2006 Lebanese war. Yet the BBC, which prides itself on the worldwide coverage, didn’t find the atrocity worth mentioning in its evening news bulletin. When confronted with a complaint by the normally timid Board of Deputies, British Jewry’s umbrella organization, the corporation offered an apology of sorts, blaming the omission on a particularly busy day.

What were those daily events that could have possibly diverted the BBC’s attention from the Argentina massacre? A perusal of the papers reveals the British premier of Steven Spielberg’s new film, The Flintstones, attended by the prince of Wales. This was also the day when Gavin Sheerard- Smith, caned and imprisoned for six months in Qatar after being convicted of buying and selling alcohol, returned to Britain professing his innocence, and when David MacGregor, an agoraphobia sufferer jailed for a fortnight for failing to pay poll tax arrears, had his sentenced quashed. An eventful day indeed.

Given the BBC’s indifference to the massacre of Argentinean Jews by Hezbollah, it is hardly surprising that the corporation, along with much of the world’s media, ignored the almost daily rocket attacks by the same group on Israel’s northern border, not to mention the constant outpouring of rockets and missiles from Gaza since the Israeli withdrawal from the territory in 2005.

And why shouldn’t they? The killing of Jews and the destruction or seizure of their worldly properties is hardly news. For millennia Jewish blood has been cheap, if not costless, throughout the Christian and Muslim worlds where the Jew became the epitome of powerlessness, a perpetual punching bag and a scapegoat for whatever ills befell society. There is no reason, therefore, why Israel shouldn’t follow in the footsteps of these past generations, avoid antagonizing its Arab neighbors and exercise restraint whenever attacked. But no, instead of knowing its place, the insolent Jewish state has forfeited this historic role by exacting a price for Jewish blood and beating the bullies who had hitherto been able to torment the Jews with impunity. This dramatic reversal of history cannot but be immoral and unacceptable. Hence the global community outrage and hence the world’s media provision of unlimited resources to cover every minute detail of Israel’s "disproportionate" response, but none of the suffering and devastation on the Israeli side.

A profoundly depressing state of affairs indeed. But so long as the Palestinians continue to serve as the latest lightning rod against the Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself without incurring the charge of "disproportionate force" – never directed against any other besieged democracy but evocative of the classic anti-Semitic stereotype of Jews as both domineering and wretched, both helpless and bloodthirsty. In the words of the renowned American writer David Mamet, "The world was told Jews used this blood in the performance of religious ceremonies. Now, it seems, Jews do not require the blood for baking purposes, they merely delight to spill it on the ground."

The author is professor of Middle East and Mediterranean Studies at King’s College London, a senior researcher at the Begin-Sadat Center for Strategic Studies and at the Middle East Forum, and the author most recently of Palestine Betrayed (Yale, 2010).

Voir également:

 

Gaza, Syrie, Afghanistan… Pourquoi les conflits sont-ils si meurtriers pour les enfants?
Joshua Keating
Slate
Traduit par Johan Hufnagel

20.07.2014

Et pourtant, les guerres sont aujourd’hui moins meurtrières pour les civils qu’elles ont pu l’être par le passé.

Les conflits les plus récents —du moins ceux qui ont reçu la plus grande attention internationale— impliquent particulièrement les enfants. Plus de 50 d’entre eux ont déjà été tués dans les frappes israéliennes sur la bande de Gaza, une crise qui, rappelons-le, a commencé avec l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens. La mort de quatre garçons palestiniens sur une plage de Gaza, comme l’a écrit Anne Barnard du New York Times, «a symbolisé ces attaques aériennes israéliennes dans la bande de Gaza qui tuent des innocents dans ce pauvre et surpeuplé territoire côtier».

Au même moment, ailleurs, les conséquences de la guerre contre la drogue se font particulièrement ressentir sur les enfants qui se trouvent de façon croissante sur la ligne de front. Au Salvador, les meurtres d’enfants ont augmenté tandis que le taux global d’homicide, à la suite d’une trêve dans la guerre des gangs, baissait.

Mentionnons aussi la campagne de terreur conduite par Boko Haram dans le nord du Nigeria, qui a attiré l’attention après l’enlèvement de 223 écolières en avril dernier. La plupart d’entre elles sont toujours entre les mains de la secte.

Le nouveau rapport annuel du Secrétariat général de l’ONU qui examinait la violence contre les enfants en 2013, parle d’un «pic important de meurtres et de mutilation d’enfants dans de nombreux endroits, y compris en Afghanistan et en Irak.» Les Nations Unies ont également enquêté sur plus de 4.000 cas d’enfants soldats recrutés de force.

Pourquoi les guerres d’aujourd’hui semblent-elle plus meurtrières que jamais pour les enfants? Pour un journaliste du New Yorker, c’est parce que «les conflits actuels se déroulent de plus en plus souvent à l’intérieur des frontières qu’entre les Etats; les combats sont désormais dans les rues des villes, envahissant les salles de jeux des maisons et les jardins d’enfants.»

Cela fait écho à un autre rapport récent de l’ONU, centré sur l’Afghanistan, qui montre que le nombre de victimes parmi les femmes et les enfants a augmenté l’an dernier plus vite que chez les hommes adultes. La cause? La guérilla faite de bombes artisanales contre les véhicules militaires a fait place à des combats armées dans des zones urbaines densément peuplées.

Mais les violences contre les enfants ne sont plus de simples dégâts collatéraux. Des rapports sur les organisations criminelles d’Amérique centrale montrent qu’elles ciblent les enfants, soit pour les recruter, soit pou s’en servir comme d’un moyen de punir ou d’extorquer leurs parents. Boko Haram sait que son action contre les écolières va lui faire une publicité internationale.

Les trois adolescents israéliens qui ont été tués le mois dernier ont été clairement et intentionnellement ciblés, comme ce fut le cas pour l’adolescent palestinien tué en représailles, parce que ce sont des enfants. Dans le cadre de son affrontement avec les forces kurdes, EIIL a délibérément pris pour cible les familles avec enfants. Les forces syriennes ont été accusés de viser délibérément des enfants, etc.

Dans un monde où la violence se déplace des champs de batailles pour des armées soutenues par l’État à des affrontements de rues entre communautés, les enfants ne sont pas seulement souvent les victimes, ils sont souvent les cibles.

Voir encore:

Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne : Parlez toujours de « civils innocents »
MEMRI
22 juillet 2014

Dans le cadre des combats qui sévissent dans la bande de Gaza, le ministère de l’Intérieur du Hamas publie des lignes directrices à l’attention des utilisateurs des réseaux sociaux qui diffusent des informations sur les événements et en débattent avec des interlocuteurs étrangers.

Les lignes directrices du ministère, intitulées « Be Aware – Social Media Activist Awareness Campaign » [Soyez vigilants – Campagne de sensibilisation pour les activistes des médias sociaux], sont contenues dans une vidéo d’instruction mise en ligne sur son site officiel et annoncée sur ses pages Twitter et Facebook, ses comptes sociaux et ses forums. [1]

Ces directives ont pour objectif de maintenir la ligne du Hamas et d’autres organisations palestiniennes ; d’empêcher la fuite d’informations susceptibles d’avoir une valeur militaire pour Israël ; de renforcer les efforts de propagande du Hamas en dehors de la bande de Gaza, à la fois dans le monde arabe et en l’Occident ; d’éviter de porter atteinte à l’image du Hamas.

Le Hamas cherche notamment à asseoir le sentiment que ses actions ne sont que des représailles à l’offensive israélienne et que toutes les victimes de Gaza sont des « civils innocents ». De même, il tente d’effacer toute preuve montrant que des roquettes ont été tirées à partir de zones d’habitations à Gaza.

La vidéo contenant les directives, mise en ligne sur le site Internet du ministère de l’Intérieur du Hamas, inclut le texte suivant : « Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. » [2]

« Be Aware – Social Media Activist Awareness Campaign » : Vidéo d’instruction publiée sur la page officielle Facebook du ministère de l’Intérieur du Hamas

Message aux militants Facebook sur le site du ministère de l’Intérieur du Hamas

Voici des extraits des lignes directrices du ministère :

Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza.

Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».

Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse.

Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza.

Pour les administrateurs de pages d’informations sur Facebook : ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »…

En outre, le ministère de l’Intérieur a préparé une série de suggestions destinées aux activistes palestiniens qui dialoguent avec des Occidentaux via les médias sociaux. Le ministère souligne que ces conversations doivent différer des échanges avec d’autres Arabes :

• Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations.

• Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens.

• Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages.

• Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers !

Voir encore:

La somalisation du ciel
Jacques Attali
21 juillet 2014
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde.

Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice.

C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer.

La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien.

Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable.

Il faut d’urgence en tirer cinq conséquences, pour lancer cinq actions. Elles supposent une mobilisation planétaire des grands pays. Elles sont possibles.

1.                 Mettre en place d’urgence une réglementation très rigoureuse et planétaire des routes aériennes, qui s’imposerait à toutes les compagnies aériennes. Il serait fou qu’on puisse le faire pour le football et pas pour la sécurité.

2.                 Lancer une vaste campagne, politique, financière, militaire, pour récupérer tous les missiles sol-air qui sont encore dispersés entre des mains privées à travers le monde. On l’a fait pour d’autres armes, avec succès.

3.                 Plus généralement, mettre au ban des nations tout pays qui vendrait de telles armes à des mouvements séparatistes ou des marchands privés.

Puis, plus spécifiquement, pour l’Europe :

4.                 Renforcer les institutions (de la BERD à l’OSCE en passant par le Conseil de l’Europe) qui rassemblent tous les Européens, c’est-à-dire les membres de l’Union européenne, les Turcs, les Russes et les Ukrainiens.

5.                 Mettre en place une organisation sérieuse de la sécurité en Europe rassemblant tous ces pays, sans être pour autant inféodée aux Etats-Unis, dont les intérêts sont différents.

Je sais qu’une fois de plus, rien de tout cela ne sera fait. Sauf, peut-être, une fois de plus, après la catastrophe, et pas à la place.

Voir encore:

How to Save Gaza
And keep Israel and Hamas from fighting the next war.
William Saletan
Slate
July 22 2014
After two weeks of protests and denunciations, it’s time to acknowledge that outrage won’t end the war in Gaza. The most plausible way to stop this cycle of violence is through internationally supervised demilitarization. Amid so much death and destruction that may seem utterly hopeless. But in fact, many of the tools we need are already in place. Here’s an analysis of the problem and how to fix it.
1. Gazans have no government to protect them. Every day, more civilians die in Gaza. Israel, the country that’s killing them, has agreed to cease-fire proposals. But Hamas, which controls Gaza (though many of its political leaders don’t even live there), rejects these proposals and continues to fire rockets into Israel. You can argue that the rockets justify Israel’s attacks or that they serve merely as a pretext. Either way, they get more Gazans killed.

The only way to make sense of Hamas’ behavior is to recognize that its goal is not to stop the killing but to exploit it. That explains why Hamas encouraged Gazans to stand atop targeted buildings and ordered them to stay in areas where Israel had issued pre-invasion evacuation warnings. It also explains why Hamas insists that Israel grant concessions in exchange for a cease-fire. Hamas thinks a cease-fire is a favor to Israel. Given the gross imbalance in casualties, that’s a pretty clear statement that Hamas thinks Gazan deaths should bother Israel more than they bother Hamas.

That is just the latest display of Hamas’ warped priorities. Another illustration is its tunnels. It has diverted hundreds of thousands of tons of building materials from civilian projects to tunnel construction. The tunnels to Egypt, which are largely for commerce, are rudimentary. The tunnels to Israel, which are for military attacks, are elaborate. Hamas cares more about hurting Israelis than about helping Gazans.
2. The absence of a protector in Gaza has worsened Israel’s behavior. Israel knows from experience that invading and occupying Gaza is bad for Israel. During the present conflict Israel has signaled its willingness to stop, first by unilaterally honoring Egypt’s cease-fire proposal, then by postponing a ground invasion. But Hamas has pressed on, daring Israel to go further. Hamas has pressed on, daring Israel to go further. Israel has unwisely accepted the dare.
Israel has unwisely accepted the dare. Its mission has expanded from bombing the rocket launchers to destroying the tunnels. Predictably, the number of tunnels has grown. The number found so far ranges from 23 to 45. One report, based on infrared satellite imagery, says there might be 60 or more. Now the fighting has spread to Hamas’ suppliers—on Friday there was a mysterious strike in Sudan—and Israeli hawks are talking about recapturing the Gaza-Egypt border. There’s always another mission you can add to make Gaza “safer.”
Worse, Israel has adopted Hamas’ use of human shields as a blanket excuse for civilian deaths. It’s true that Hamas has used civilians this way, putting its rockets in schools, mosques, and hospitals, for example. But Israel has twisted these case-by-case abuses into a categorical claim that every civilian death is Hamas’ fault. This kind of thinking inherently corrupts an invading army. Now some Israeli government ministers are calling for sweeping measures against Gaza, such as cutting off its electricity. The line between fighting Hamas and fighting Gaza is blurring.
3. Israelis have lost faith in a military solution. Since withdrawing its troops from Gaza in 2005 (but maintaining control over Gaza’s borders, coast, and airspace), Israel has fought three wars there. By now, almost no one in Israel, other than the far-right fringe, believes force will stamp out Hamas or teach it a lasting lesson. The missiles get restocked, the tunnels get rebuilt, and every dead Hamas fighter is replaced by at least one more. Israel’s callous phrase for its periodic operations in Gaza—“mowing the grass”—is a confession that force doesn’t work. Israelis expect that after this war, they’ll be at it again within two years.
Each time, the futility becomes clearer. Gaza is so densely populated that you can’t bomb it without killing civilians, and you can’t send in ground forces without getting bogged down in the kind of urban warfare that spells death for invading troops. More than two dozen Israeli soldiers have already died in this operation, and one is missing. If Hamas captures another Gilad Shalit, it could easily extract concessions that would make the invasion a net loss for Israel.
4. There’s an obvious candidate to take over Gaza. Seven years ago, after winning a parliamentary election, Hamas seized military control of Gaza from Mahmoud Abbas, the president of the Palestinian Authority. But times have changed. The Hamas regime is bankrupt, and Abbas, who preaches nonviolence, is the one with access to international agencies and donors. That’s why Hamas agreed in April to form a unity government controlled by Abbas.
Here’s where Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu made a wrong turn. He halted peace talks with Abbas, denounced the merger, and did everything possible to sabotage it. That was stupid, because if anyone can coax Hamas toward a more rational style of government, it’s Abbas. Israelis grouse about Abbas, but he has done a lot to merit their trust. His security forces in the West Bank have cooperated with Israel even when it angers Palestinians.
Abbas would restore a government in Gaza that protects the people. He’s already coaching Hamas on how to respond more intelligently to the Israeli bombardment. (First step: Accept a cease-fire.) He’s meeting with officials from Egypt and other countries, who can help Gaza but have been spurned by Hamas. In effect, he’s being treated internationally as Hamas’ adult supervisor. And Hamas is beginning to listen.
5. The pieces of a solution are in place. Netanyahu and other Israeli politicians are converging on a proposal by Shaul Mofaz, Israel’s former defense minister, to demilitarize Gaza in exchange for $50 billion in aid. That’s nearly 30 times Gaza’s GDP, but it’s not a lot to ask from international donors, who might find it a better use of their money than paying for reconstruction after another Gaza war. (The damage from the last two weeks alone will cost $3 billion.)
A credible international coalition would have to oversee the demilitarization. That’s a useful mission to propose to the many countries that have expressed outrage over the carnage in Gaza: Put your soldiers and your money where your mouth is. (The European Union reaffirmed this commitment on Tuesday: “All terrorist groups in Gaza must disarm.”) Meanwhile, Hamas’ chief arms supplier, Iran, would have to be pressured to back off. Fortunately, Iran has been trying to rebuild good will and is in the midst of productive talks with the United States, to which this issue could be added.
Israel would resist yielding control of Gaza, but current conditions make Israeli flexibility more likely. The success of the Iron Dome anti-missile system has given Israelis confidence that if rockets start flying out of Gaza again, they can withstand the barrage without casualties for a while. The election of an Egyptian government hostile to Hamas strengthens Israel’s trust that Gaza’s Egyptian border won’t become an easy channel for importing weapons. Israelis also complain that loosening restrictions in Gaza after a war with Hamas would reward violence. But Israel accepted that tradeoff 20 years ago, when it agreed to the principle of land for peace.
Hamas, too, has essentially accepted this principle. Netanyahu claims that Hamas, like al-Qaida, “has no resolvable grievance.” That’s nonsense. Last week, Hamas issued a long list of demands, in exchange for which it offered Israel a 10-year truce. Many of these demands, such as an airport and the free flow of commerce across borders and the sea, are perfectly negotiable.
Ten years is a long time. If Gaza could go 10 years without another war, and build an economy that looks more like the West Bank, we might not need another deal to keep the peace in place.

Voir de plus:

Why Israel Needs to Finish the Job Now
David P. Goldman
Spengler
July 21st, 2014

There will be endless admonitions to Israel from the Obama administration, the United Nations, and so forth, demanding an early end to the Gaza war now underway. Israel’s security needs dictate the opposite: Hamas’ capacity to make war must be crippled.

Tel Aviv last week remained one of the safest cities in the world despite the incessant rocket bombardment. In the bomb shelters at the David Intercontinental, we joked about the lack of drinks and canapes at the hotel’s hastily improvised guest mixers. The cafe terraces were full every night on Dizengoff Street. But complacency on Israel’s part would be misplaced, perhaps even fatal. For the moment Israeli ingenuity has shifted the advantage in rocketry to the defense. That may not be the case for very long. Iron Dome has been extremely effective in containing the damage from a barrage of about 2,000 unguided rockets launched from Gaza. Most of these explode harmlessly in empty areas; the few that fly towards targets of value have been taken down with a 90% successs rate. But the advantage may shift back to the offense some time in the next few years.

Dr. Uzi Rubin, the architect of Israel’s missile defense, warned last January that Iran and Syria already have GPS-guided ballistic missiles. The Jerusalem Post reported:

“This is a strategic threat. Even worse news is coming; ballistic missiles are becoming smart,” he said. In the next five to 10 years, Israel’s enemies will inevitably arm themselves with GPS-guided ballistic missiles such as Scuds, [Rubin] said.

“Perhaps Syria already has this capability,” Rubin said. “This can significantly disrupt Israel’s air power. Israel will of course recover. We are talking about escalating a war to quicken it, and end it within three days. They are talking about doing the same. This threat can degrade the IDF’s ground capabilities” via accurate missile strikes on army mobilization and staging grounds, Rubin warned. “It can paralyze Israel’s war economy. And of course, it can inflict massive casualties. I’m not talking about Dresden, but Coventry, perhaps,” he said, referring to cities bombed in World War II.

Iron Dome can defend successfully against a handful of rockets fired simultaneously in the general direction of Israeli cities. At some point Israel’s enemies will acquire the capability to fire large salvos of precision-guided weapons at key military or civilian targets and overwhelm the existing defenses. GPS-guided rockets are not that difficult to make. Iron Dome gives Israel a respite, not relief in the long term.

Israel has an extraordinary opportunity that may not last. It can protect its citizens from retaliation for the time being. Its right to self-defense is so obvious that Western governments usually hostile to Israeli interests must affirm its right to self-defense. Even the German Left Party (“die Linke”) is split, with some of its leaders attending pro-Israel rallies while others join the largely Muslim demonstrators chanting “Jude, Jude, feiges Schwein, Komm heraus und kaempf allein” (“Jew, Jew, cowardly pig, come out and fight alone”). It has the tacit (and sometimes not entirely tacit) support of Egypt, not to mention the Gulf states, in its war against Hamas. But it cannot afford a repeat of 2012, after which Hamas rebuilt its weapons capability. Where Hezbollah is concerned, the Chinese proverb applies: Kill the chicken while the monkey watches. The reduction of Hamas has to serve as a deterrent for Hezbollah and Syria, not to mention Iran.

Israel’s leaders know this well, and outsiders should be cautious about offering tactical advice. But Israel’s friends must be clear that a “pinpoint operation,” as Secretary of State Kerry demanded inadvertently before an open microphone last weekend, does not serve Israel’s urgent interests. Hamas must be rooted out in depth.

Voir encore:

Israel’s arrest of Bedouin man sheds light on Sinai kidnappings of African refugees
Rahat resident allegedly secured ransom payments for gang that abducted Eritrean and Sudanese refugees; Israel Police says ‘well-oiled’ system of kidnappers working in concert with Hebron money changers.
Yanir Yagna

Mar. 25, 2012

A Bedouin resident of southern Israel was charged last week with serving as an accomplice to a criminal organization that kidnapped Eritrean and Sudanese nationals in the Sinai Peninsula and extorted their families for ransom.

The indictment Yusuf al-Qarnawi was presented by Israel’s State Prosecutor’s Office Be’er Sheva District Court on Friday and elucidates the alleged inner workings of the gang.

According to the charges, al-Qarnawi was approached in June 2011 by two alleged kidnappers, one a resident of Sinai and the other from the Gaza Strip, who requested his help in picking up ransom from family members of people they had kidnapped.

Al-Qarnawi was allegedly told to call the family and friends of the asylum seekers kidnapped in the Sinai and receive the ransom payment, according to the indictment, after which he handed the money over to the kidnappers.

The indictment states al-Qarnawi accepted five payments monthly between June 2011 and February 2012, for which he was paid $300 for ransom payments of $20,000 or less, and $450 for ransom payment of more than $20,000.

The indictment goes on to elaborate the gang’s alleged mode of operation. In June 2011, they allegedly kidnapped an Eritrean citizen, held him captive with another 70 prisoners, all blindfolded. During his captivity, he was starved, beaten, and forced to call his family and ask that they pay a $25,000 ransom, under threat of death.

Shortly after, al-Qarnawi sent his brother to pick up a $15,000 ransom from the victim’s family. A day later, they allegedly demanded the family hand over an additional $10,000.

In another case presented in the indictment, two Eritrean women were abducted. They were held chained in captivity in a house with another 40 other kidnapped persons. While in captivity, they were starved, beaten with sticks and tortured by electric shock. One the kidnappers raped one of the woman, says the indictment.

The indictment says that the kidnappers demanded $40,000 for each of the women, threatening that were they not to receive the stated ransom in full they would remove their kidneys and sell them instead. To show the families the seriousness of their intent, the kidnappers would call the victims’ families and let them hear their cries. Al-Qarnawi picked up the ransom for these two victims in person.

Commander Moti Asor of the Israel Police Southern District (Lachish Region) Counter Terror Unit, who headed the investigation, explained how the gang worked:

“The Sudanese and Eritrean citizens travel through the Sinai on their way to Israel. In the Sinai there are families that specialize in smuggling. They charge them money to get them across the border," he said. "About a year ago, these families decided to institutionalize the practice – they started hold the refugees captive and demand ransoms from them ranging between $39,000 to 40,000."

“The refugees held by them are given an opportunity to call their families and friends in Israel," said Asor. "At a later point the kidnappers threaten the kith and kin and have them listen to them torture their loved ones.”

“There is a well-oiled system of kidnappers from Gaza and Sinai, working in concert with money changers in Hebron," he added. "They reached Al-Qarnawi. He was in transport and knew traders in Gaza, that how they found him. They would send him to meetings in Tel Aviv to pick up the money. After the money was received they’d free the prisoner. Al-Qarnawi confessed his part in five cases, but we believe there are many more. There are family members that are afraid to file complaints with the police because they are illegal aliens.”

Voir enfin:

"Tu dois quitter Gaza au plus vite et arrêter de travailler"
Audrey Destouches
Libération
22 juillet 2014

TÉMOIGNAGE Le journaliste palestinien Radjaa Abou Dagga, correspondant de «Ouest France» et ancien collaborateur de «Libération», raconte les tentatives d’intimidation du Hamas.

Correspondant de Ouest France à Gaza et ancien collaborateur de Libération, Radjaa Abou Dagga partage depuis des années son temps entre Paris, où résident sa femme et son fils, et Gaza, où vivent ses parents et où il travaille. Le 18 juin, lorsqu’il veut passer la frontière de Rafah, un officier lui interdit le passage et garde son passeport comme celui de tous les Palestiniens qui tentent de passer en Egypte ce jour-là.

Après quatre semaines bloqué à Gaza sans explications, le journaliste palestinien est convoqué par le service de sécurité du Hamas dimanche dernier. «J’ai reçu l’appel d’un numéro privé. Ils me convoquaient à l’hôpital Al-Shifa, dans le centre de Gaza Ville», explique Radjaa. Il emporte avec lui ses deux téléphones, sa carte de presse et sa petite caméra.

«Es-tu correspondant pour Israël?»
A quelques mètres des urgences où les blessés des bombardements affluent sans cesse, il est reçu dans le service des consultations externes, «une petite section de l’hôpital utilisée comme administration» par une bande de jeunes combattants. «Ils étaient tous bien habillés, s’étonne Radjaa. En civil, avec un pistolet sous la chemise et certains avaient des talkies-walkies». On lui ordonne de vider ses poches, d’enlever ses chaussures et sa ceinture puis il est appelé dans une chambre d’hôpital «qui servait ce jour-là de bureau de commandement à trois personnes».

Un homme tiré à quatre épingles commence son interrogatoire : «Qui es-tu ? Comment t’appelles-tu? Que fais-tu?» «J’étais très surpris par le mode opératoire», avoue Radjaa, qui lui montre sa carte de presse en guise de réponse. Les questions fusent. On lui demande ensuite s’il parle hébreu, s’il a des relations avec Ramallah. Les jeunes partisans du Hamas l’interrogent avec insistance : «Es-tu correspondant pour Israël?» Radjaa répète qu’il travaille uniquement pour des médias français et une chaîne de radio algérienne.

C’est alors qu’un des trois hommes lui délivre ce message : «C’est à toi de choisir. Nous sommes une administration exécutive. Nous te transmettons le message de Qassam. Tu dois rester chez toi et donner tes papiers.» Abasourdi d’être visé par les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, Radjaa essaie de se défendre et surtout de comprendre pourquoi une telle décision a été prise à son encontre. En vain. «Il est impossible de communiquer avec ces gens-là», déplore le journaliste. Il n’est pas le premier à subir ce genre de pressions et les combattants face à lui ne s’en cachent pas. «Ils sont enragés contre la présidence et m’accusent de collaborer avec Mahmoud Abbas», explique-t-il. Reporters sans frontières confirme que ce n’est pas un cas isolé. L’organisation a en effet été alertée des menaces proférées par le Hamas à l’encontre de journalistes palestiniens ou étrangers en raison de leur activité professionnelle.

«C’est pour ton bien»
L’homme qui semble être le chef le relâche finalement en lui assénant : «C’est pour ton bien mais tu dois quitter Gaza au plus vite. Je ne veux plus te voir ici, tu ne dois plus sortir de chez toi et arrêter de travailler.» Il leur explique qu’il est bien trop dangereux pour lui de rentrer maintenant dans son village d’Abassane Alkabira, près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, mais les envoyés de Qassam ne veulent rien entendre : «Tu la fermes.»

Il est trop tard pour prendre la route, Radjaa décide de passer la nuit au bureau de presse Almanara. Vers 22 heures, il reçoit un appel d’Abouhamza, le propriétaire, qui lui demande de quitter les lieux, Radjaa le convainc de l’y laisser dormir. Abouhamza lui raconte qu’il a lui aussi reçu des menaces : «"Si Radjaa vient, le bureau sera fermé" m’ont-ils dit. On ne joue pas avec ces gens-là pendant la guerre». Au matin, Abouhamza vient s’assurer lui-même de son départ. «Il est pro-Hamas», conclut le journaliste.

Depuis, Radjaa se retranche dans sa maison d’Abassane Alkabira. Il a pu récupérer son passeport le lendemain.  Il tentera à nouveau de franchir la frontière de Rafah pour rentrer en France mardi soir.
Recueilli par Audrey Destouches


Gaza: La lutte en cours à Gaza et dans toute la Palestine est la nôtre (In today’s upside-down world, it is remarkable when a world leader simply tells the truth and turns out not to be a hypocrite, a political coward, or an appeaser)

22 juillet, 2014
http://static01.nyt.com/images/2014/07/20/world/20HOSPITAL/20HOSPITAL-master675.jpg

A Palestinian paramedic touches the hand of a dead girl in the overflowing morgue of Shifa Hospital in Gaza City on Sunday (NYT)

Israeli troops fired toward the Gaza Strip from their position near the border on Saturday. Israeli strikes killed 20 people in Gaza (NYT)

http://s2.lemde.fr/image/2014/07/21/534x0/4460403_5_a2a1_dans-chadjaiya-quartier-de-la-ville-de-gaza_74212df4f6dbb41f3c1143906a6f6c0f.jpg

Dans Chadjaiya, quartier de la ville de Gaza frontalier d’Israël, le 20 juillet (Le Monde)

http://pbs.twimg.com/media/BtFonmfCMAAqqUV.jpg
http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$dcn1zz8gkk0xutjihmz06fbasig8xhd/sarcelles.jpeg

Un manifestant, dimanche, durant les émeutes à Sarcelles (Métronews)

J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. (…) Le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israël sont des événements nuls et non avenus. (…) La Charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet. Charte de l’OLP (articles 15, 19 et 33, 1964)
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien spécifique qui fait allégeance à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine. Charte du Hamas (Article six)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
Qui se cache dans les mosquées ? Le Hamas. Qui met ses arsenaux sous des hôpitaux ? Le Hamas. Qui met des centres de commandement dans des résidences ou à proximité de jardins d’enfants ? Le Hamas. Le Hamas utilise les habitants de Gaza comme boucliers humains et provoque un désastre pour les civils de Gaza ; donc, pour toute attaque contre des civils de Gaza, ce que nous regrettons, le Hamas et ses partenaires sont seuls responsables. Benjamin Nétanyahou
Les attaques aveugles à la roquette à partir de Gaza vers Israël constituent des actes terroristes que rien ne justifie. Il est évident que le Hamas utilise délibérément des boucliers humains pour intensifier la terreur dans la région. L’absence d’une condamnation de ces actes répréhensibles par la communauté internationale encouragerait ces terroristes à poursuivre ces actions consternantes. Le Canada demande à ses alliés et partenaires de reconnaître que ces actes terroristes sont inacceptables et que la solidarité avec Israël est le meilleur moyen de mettre fin au conflit. L’appui du Canada envers Israël est sans équivoque. Nous appuyons son droit de se défendre, par lui‑même, contre ces attaques terroristes, et nous exhortons le Hamas à cesser immédiatement ses attaques aveugles à l’endroit d’innocents civils israéliens. Le Canada réitère son appel au gouvernement palestinien à désarmer le Hamas et d’autres groupes terroristes palestiniens qui opèrent à partir de Gaza, dont le Jihad islamique palestinien, mandaté par l’Iran. Stephen Harper (premier ministre canadien, 13.07.14)
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! And so the West does Hamas’s dirty work for it. Hamas cannot defeat Israel militarily. Its strategy is not just to kill Israelis and demoralise the population, but also to de-legitimise Israel so that the West, too, will work for its destruction. Hamas’s rockets have failed in the first two objectives — but the third is a runaway success. In its hundreds of tunnels, Hamas has built an underground infrastructure of industrialised terror the length of Gaza. As a Fatah spokesman blurted out, it has situated its arsenal among civilians, underneath schools and hospitals and mosques, for the infernal purpose of using its population as human shields and human sacrifices. It has urged Gazans to make themselves the target of Israeli air strikes. It has ordered them to ignore the Israeli warnings to evacuate, which are delivered by leaflet, phone, text and warning shots. Doesn’t the Israel-atrocity brigade ever pause to wonder why Hamas has provided no air-raid shelters for its people, while Israel has constructed a national shelter system? Gazan civilians are dying in order to maximise their numbers killed in the war, so that Hamas can incite against Israel in both the Muslim world and the West. And it openly games the PR system. Hamas social media guidelines instruct Gazans not to post pictures of missiles launched from ‘residential areas’ and always to add the term ‘innocent citizen’ to any casualty’s name. So the figures it issues for civilian as opposed to terrorist casualties, re-circulated by the UN, are worthless. Israel is waging this war in accordance with international law, which states that when houses are used for military purposes they may become legitimate military targets. But as Ibrahim Kreisheh, the Palestinian delegate to the UN Human Rights Council, admitted in a remarkable TV interview, while Israel’s killing of civilians is considered in law merely a mistake, Hamas is committing war crimes by deliberately targeting Israeli civilians. Indeed, given its use of Gazan human shields, it is guilty of war crimes twice over. All civilian casualties, however, are deeply to be regretted and to be avoided wherever possible. And so Gaza presents Israel with a hideous dilemma. Either it inescapably kills a lot of civilians as a by-product of destroying the infrastructure of mass murder, or it leaves that infrastructure at least partly in place to spare the civilians. Until now, it has chosen the latter. It is also allowing food and fuel into Gaza; its offer of blood supplies was turned down by the Palestinian Authority. When a Hamas rocket downed a power line supplying electricity to 70,000 Gazans, workers from the Israel Electric Company braved Hamas rocket fire to restore power to Gaza — enabling it to fire more rockets at Israel. Yet it is Israel which is said to be ‘out of control’, guilty of indiscriminate slaughter and even — as ludicrous as it is obscene — ‘genocide’. Those who demonise Israel in this way should realise just what they are supporting. Palestinian society, both through Hamas and Mahmoud Abbas’s Fatah (whose military wing has also been firing rockets from Gaza), brainwashes its children that glory lies in killing Jews. It routinely pumps out Judeophobic incitement straight from the Nazi playbook.(…) Every western supporter of the Palestinian war against Israel is also tacitly supporting such anti-Jewish derangement. This psychotic bigotry is the true driver of that war, as well as the Islamist war against the West. Yet astoundingly it is never, ever mentioned. The intractable problem of Gaza has been exacerbated by the meddling incomprehension of a western world that just doesn’t grasp how Islamist fanatics play by entirely different rules. The West insists on moral equivalence between Israel and the Palestinians, as if the century-old conflict between the Arabs and the Jews were simply a squabble over the equitable division of land. It is not. It is a war to destroy the Jewish national homeland by people driven into frenzy by forces immune to reason. Melanie Philips
Conformément à la pratique de l’ONU, les incidents impliquant des munitions non explosées qui pourraient mettre en danger les bénéficiaires et le personnel sont transmises aux autorités locales. Après la découverte des missiles, nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour faire disparaître ces objets de nos écoles et préserver ainsi nos locaux. Christopher Gunness (directeur de l’UNRWA à Gaza)
A Gaza, les combats urbains tournent au carnage. Titre du Monde
Something important is missing from the New York Times’s coverage of the war in Gaza: photographs of terrorist attacks on Israel, and pictures of Hamas fighters, tunnels, weaponry, and use of human shields. It appears the Times is silently but happily complying with a Hamas demand that the only pictures from Gaza are of civilians and never of fighters. The most influential news organization in the world is thus manufacturing an utterly false portrait of the battle—precisely the portrait that Hamas finds most helpful: embattled, victimized Gaza civilians under attack by a cruel Israeli military. A review of the Times’s photography in Gaza reveals a stark contrast in how the two sides are portrayed. Nearly every picture from Israel depicts tanks, soldiers, or attack helicopters. And every picture of Gaza depicts either bloodied civilians, destroyed buildings, overflowing hospitals, or other images of civilian anguish. It is as one-sided and misleading a depiction of the Gaza battle as one can imagine. (…) Maybe all of this is an illustration of just how biased against Israel the Times has become—so biased that Times photographers and editors are simply blind to any image that doesn’t conform to their view of the war. Or maybe, in the interest of the safety and access of their journalists, the Times is complying with Hamas instructions. As reported by MEMRI, Hamas published media guidelines instructing Gazans to always refer to the dead as "innocent civilians" and to never post pictures of terrorists on social media. Hamas is currently preventing foreign journalists from leaving the Strip, in effect holding them hostage. These journalists must be terrified—and they also must know that the best way to ensure their safety is to never run afoul of the terrorists in whose hands their fates lie. It would appear that Hamas’s media instructions have been heard loud and clear at the New York Times, and the response is obedience. But the Times also isn’t bothering to inform its readers that the images they’re seeing of Gaza are only the ones Hamas wants them to see. It’s time for the Times to tell its readers exactly why they are being presented with such a distorted picture of this war. Noah Pollak (Weekly standard)
La lutte en cours à Gaza et dans toute la Palestine est la nôtre : il s’agit de mettre en échec un projet colonial qui allie une idéologie raciste à une technologie meurtrière dont le but est de nous neutraliser. Incapables d’arrêter les roquettes de la résistance palestinienne, les sionistes massacrent les familles et bombardent aveuglément maisons, dispensaires, mosquées. Cette bataille ne sera pas finie tant que le siège de Gaza est maintenu et que les sionistes emprisonnent et torturent les nôtres. Cette guerre ne sera gagnée que quand nous serons tous unis, pour notre dignité… et la libération de la Palestine. La lutte armée en Palestine se prolonge ici par notre mobilisation, dans la rue, et en intensifiant, partout, la campagne pour le boycott et les sanctions contre l’Etat sioniste. GUPS (Union général des étudiants de Palestine – France)
Samedi 19 juillet, pendant qu’Israël, face à la résistance déterminée des combattants palestiniens, décidait de réduire en poussière le quartier de Shajaiya à Gaza, faisant plus de 100 mort-e-s et 60000 déplacé-e-s en moins de 24 heures, notre premier ministre, Manuel Valls, était occupé. Il était occupé à empêcher la solidarité avec le peuple palestinien de s’exprimer. Il était occupé à attaquer les personnes et organisations solidaires de la Palestine et de sa résistance. Pour cela, la méthode a été simple: utiliser une manipulation de la Ligue de Défense Juive, une organisation sioniste violente et raciste, pour interdire la manifestation de soutien à Gaza prévue à Paris et se servir ensuite des affrontements causés par cette interdiction pour charger puis interpeler. Le résultat, ce sont plusieurs heures d’affrontements avec la police à Barbès, des nuages de gaz lacrymogènes dans tout le Nord de Paris, 44 arrestations et 19 personnes toujours en garde à vue en ce moment. Il faut dire clairement que tout ceci a été voulu et préparé par le gouvernement. L’interdiction officielle de la manifestation moins de 48 heures avant son déroulement, les forces de l’ordre lâchées dans un quartier populaire en plein samedi après-midi, les menaces voilées du gouvernement, tout a été mis en place pour nous faire réagir et pour permettre au gouvernement de justifier sa répression. Le lendemain, le gouvernement signe son forfait en accusant les manifestant-e-s d’un “antisémitisme” imaginaire censé justifier ce déploiement de force. C’est un piège politique et policier qui a été tendu aux personnes qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien à Paris ce samedi 19 juillet. Ses conséquences dramatiques ont été cyniquement utilisées dans l’agenda étatique, notamment par Manuel Valls, lors de la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv le lendemain. GUPS (Union générale des étudiants de Palestine – France)
Dans toute la France, ce sont aujourd’hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’État d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. En interdisant dans plusieurs villes et notamment à Paris, les manifestations de solidarité avec la Palestine, Hollande et le gouvernement Valls ont enclenché une épreuve de force qu’ils ont finalement perdue. Depuis l’Afrique où il organise l’aventure militaire de l’impérialisme français, Hollande avait joué les gros bras « ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité ». C’est ce qu’ont fait aujourd’hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’État d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. Et pour faire respecter le droit démocratique à exprimer collectivement la solidarité. En particulier à Paris, plusieurs milliers de manifestants, malgré l’impressionnant quadrillage policier, ont défié l’interdiction du gouvernement. C’est un succès au vu des multiples menaces de la préfecture et du gouvernement. En fin de manifestation, des échauffourées ont eu lieu entre des manifestants et les forces de l’ordre. Comment aurait-il pu en être autrement au vu de dispositif policier et de la volonté du gouvernement de museler toute opposition à son soutien à la guerre menée par l’Etat d’Israël. Le NPA condamne les violences policières qui se sont déroulées ce soir à Barbès et affirme que le succès de cette journée ne restera pas sans lendemain. Dès mercredi, une nouvelle manifestation aura lieu à l’appel du collectif national pour une paix juste et durable. La lutte pour les droits du peuple palestinien continue. Le NPA appelle l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien. NPA
“I cannot condemn strongly enough the actions of Hamas in so brazenly firing rockets in the face of a goodwill effort to offer a ceasefire,” Secretary of State John Kerry declared on July 15. Actually, there are a number of things that Secretary Kerry could be doing beyond issuing statements expressing dismay. The Obama Administration could take meaningful actions to show Hamas that there is a political price to be paid for its terrorism against Israel. Let’s start with the money. The United States gives $500-million each year (more than $10-billion since 1994) to the Palestinian Authority regime. Even after the PA earlier this year created a new unity government with Hamas – long designated by Washington to be a terrorist organization – the Obama Administration kept writing the checks. How does the Administration justify maintaining a half billion dollars annual subsidy to a PA-Hamas coalition? By pretending that Hamas, the coalition partner, actually has nothing to do with the coalition. The individual functionaries in the government are not Hamas members but “technocrats,” the Administration insists. That’s the favorite new word of U.S. Mideast policymakers. Their theory – as absurd as this may sound – is that if someone is appointed by Hamas, but does not actually carry a laminated Hamas membership card in his wallet, then he’s just a “technocrat,” not a Hamas appointee. Moshe Phillips and Benyamin Korn
By pressing for “restraint” and a “truce,” Obama and Kerry are, in effect, trying to save Hamas from being crippled or destroyed by Israel. Is that their idea of “having Israel’s back” ? Now contrast the Obama-Kerry line that with the words of Canadian Prime Minister Stephen Harper this week: “The indiscriminate rocket attacks from Gaza on Israel are terrorist acts, for which there is no justification.” “It is evident that Hamas is deliberately using human shields to further terror in the region.” “Failure by the international community to condemn these reprehensible actions would encourage these terrorists to continue their appalling actions.” “Canada calls on its allies and partners to recognize that these terrorist acts are unacceptable and that solidarity with Israel is the best way of stopping the conflict.” There was really nothing controversial in Harper’s words. They were simple statements of fact. But in today’s upside-down world, it is remarkable when a world leader simply tells the truth about Israel and the Palestinians. It’s almost as if we are surprised when a world leader turns out not to be a hypocrite, a political coward, or an appeaser. We’re so used to the international community’s outrageous double standards, that it becomes remarkable when a national leader acts like a mensch. Moshe Phillips and Benyamin Korn

A l’heure où, suivant à la lettre le droit international, la seule véritable démocratie du Moyen-orient se voit accusée de disproportion pour avoir réussi à protéger efficacement ses civils …

Où, à l’instar de ses voisins égyptiens, une barrière de sécurité ayant permis d’arrêter l’essentiel des attentats terroristes se voit qualifier de "mur de la honte" …

Où, en violation systématique du droit international, un mouvement terroriste armé de missiles toujours plus puissants qu’il envoie jour après jour sur les populations civiles israéliennes utilise sa population comme boucliers humains en installant son armement et ses postes de commandements dans ou sous ses hôpitaux, écoles, terrains de jeux ou habitations …

Où une agence des Nations Unies qui découvre un stock de roquettes dans l’une de ses écoles la rend gentiment à ses propriétaires pour l’usage que l’on sait …

Où une communauté internationale continue à financer une organisation terroriste qui utilise l’essentiel de ses ressources pour amasser par milliers roquettes et missiles toujours plus sophistiqués pouvant transporter des charges lourdes d’explosifs sur la totalité du territoire israélien mais aussi des drones armés et pour construire, avec les milliers de tonnes de ciment qu’elle importe non des abris pour sa population mais des tunnels pour semer la terreur chez ses voisins …

Où, à l’instar de ses homologues du monde dit civilisé et à coup de photos exclusivement de femmes et d’enfants palestiniens couplées à celles de chars, hélicoptères et soldats israéliens, le premier quotidien américain joue les attachées de presse du Hamas

Où, derrière ses appels officiels à la paix,  le chef d’une OLP dont la charte n’a toujours pas abrogé sa volonté de rejeter Israël à la mer envoie non seulement ses félicitations au Gazeur-en-chef de Damas mais multiplie les déclarations de soutien au moment où son frère jumeau de Gaza fait pleuvoir les roquettes sur la population israélienne  …

Où, après avoir abandonné à leur sort les populations iraniennes, syriennes, irakiennes et bientôt afghanes et derrière un discours de soutien officiel,  le prétendu chef du Monde libre et Exécuteur-en-chef comme ledit Monde libre lui-même ne trouvent rien de mieux à faire que d’appeler Israël à la retenue

Comment ne pas se réjouir, en ce monde sens dessus dessous et avec ces nouvelles drôles de guerres, de la remarquable franchise du premier ministre canadien appelant un chat un chat …

Dénonçant comme actes terroristes tant les attaques aveugles à la roquette à partir de Gaza vers Israël constituent des actes terroristes que l’utilisation délibérée de boucliers humains par le Hamas et rappelant que "la solidarité avec Israël est la meilleure façon d’arrêter le conflit" ?

Mais comment aussi ne pas voir, plus près de chez nous et au-delà de la naïveté voire du cynisme de nos belles âmes, tout le mérite des organisateurs des manifestations semant le pillage et la destruction dans nos rues …

Qui, comme l’Union générale des étudiants de Palestine en France, n’hésitent pas à rappeler explicitement que "la lutte en cours à Gaza et dans toute la Palestine est la nôtre" …

Et qu’à l’instar des mouvements terroristes qu’ils soutiennent,  l’objectif est rien de moins que la "libération de la Palestine" ?

Sixth Lesson of the Gaza War: Obama Should Learn From Canada
Moshe Phillips and Benyamin Korn
The Algemeiner
July 17, 2014

Israel long ago learned that you can tell who your real friends are when the chips are down. The Gaza war is proving that again.
During the 2012 election campaign, when polls showed that President Barack Obama might lose a significant portion of the Jewish vote in key electoral states, he declared that he “will always have Israel’s back.”

But this past week, as hundreds of Hamas rockets rained down upon the Jewish State, and Israel really needed an ally to have its back, President Obama called Prime Minister Netanyahu to demand that Israel show “restraint.”

That was followed the next day by a phone call from Secretary of State John Kerry to Netanyahu, warning against “escalating tensions” and pressing Israel to let him “mediate a truce.”

The last thing Israel needs is a “truce” with Hamas. The Israelis have had two of those already. A “truce” means Hamas gets several more years to build up its supply of rockets, in preparation for the next round.

And with every new round, Hamas has new rockets that can reach even further and cause even more devastation.
By pressing for “restraint” and a “truce,” Obama and Kerry are, in effect, trying to save Hamas from being crippled or destroyed by Israel. Is that their idea of “having Israel’s back” ?

Now contrast the Obama-Kerry line that with the words of Canadian Prime Minister Stephen Harper this week:

“The indiscriminate rocket attacks from Gaza on Israel are terrorist acts, for which there is no justification.”
“It is evident that Hamas is deliberately using human shields to further terror in the region.”
“Failure by the international community to condemn these reprehensible actions would encourage these terrorists to continue their appalling actions.”
“Canada calls on its allies and partners to recognize that these terrorist acts are unacceptable and that solidarity with Israel is the best way of stopping the conflict.”

There was really nothing controversial in Harper’s words. They were simple statements of fact. But in today’s upside-down world, it is remarkable when a world leader simply tells the truth about Israel and the Palestinians.

It’s almost as if we are surprised when a world leader turns out not to be a hypocrite, a political coward, or an appeaser. We’re so used to the international community’s outrageous double standards, that it becomes remarkable when a national leader acts like a mensch.
The sixth lesson from the Gaza war: Israel has a true friend in Ottawa. The White House could learn a thing or two from Stephen Harper about what it really means to have someone’s back.

Moshe Phillips and Benyamin Korn are members of the board of the Religious Zionists of America.

Voir aussi:

Fifth Lesson of the Gaza War: Trust Obama’s Actions, Not His Words
Moshe Phillips and Benyamin Korn
The Algemeiner
July 16, 2014

“I cannot condemn strongly enough the actions of Hamas in so brazenly firing rockets in the face of a goodwill effort to offer a ceasefire,” Secretary of State John Kerry declared on July 15.

Actually, there are a number of things that Secretary Kerry could be doing beyond issuing statements expressing dismay. The Obama Administration could take meaningful actions to show Hamas that there is a political price to be paid for its terrorism against Israel.

Let’s start with the money.

The United States gives $500-million each year (more than $10-billion since 1994) to the Palestinian Authority regime. Even after the PA earlier this year created a new unity government with Hamas – long designated by Washington to be a terrorist organization – the Obama Administration kept writing the checks.

How does the Administration justify maintaining a half billion dollars annual subsidy to a PA-Hamas coalition? By pretending that Hamas, the coalition partner, actually has nothing to do with the coalition. The individual functionaries in the government are not Hamas members but “technocrats,” the Administration insists. That’s the favorite new word of U.S. Mideast policymakers. Their theory – as absurd as this may sound – is that if someone is appointed by Hamas, but does not actually carry a laminated Hamas membership card in his wallet, then he’s just a “technocrat,” not a Hamas appointee.

State Department spokesperson Jen Psaki took this absurdity to a new level in her daily press briefing on July 7, by converting “technocrat” from a noun to a proper noun. She twice referred to the PA-Hamas regime as “the Technocratic Government,” as if that is its official name.

So here’s our first action item for Secretary Kerry: admit that Hamas is part of the PA-Hamas government, and stop giving it American taxpayer dollars.

What else could the Obama Administration do, aside from professing outrage at Hamas? Plenty.

1. Obama could insist that Palestinian Authority chairman Mahmoud Abbas carry out a real crackdown on the Hamas terror cells that operate in PA-controlled territories. The New York Times reported on March 23 that Israeli troops entered the Jenin refugee camp in pursuit of terrorists because although Jenin is under the “full control” of the Palestinian Authority, “the Palestinian [security forces] did not generally operate in refugee camps.” Yet those camps are the worst incubators of Hamas terrorist activity.

2. Secretary Kerry could also be calling America’s allies to demand that they make their financial aid to Gaza conditional on Hamas ceasing its terrorism.

3. The Obama Administration could stop pressuring Israel to remove security checkpoints in the Judea-Samaria (West Bank) territories – checkpoints that help capture Hamas terrorists.

4. The Administration could stop pushing Israel to ease up on its blockade of Gaza, a blockade that has prevented weapons and dual-use materials from reaching the Hamas regime.

5. The Administration could offer a reward for information leading to the Hamas terrorists who kidnapped and murdered three Israeli teenagers, one of whom was an American citizen. For some inexplicable reason, the Rewards for Justice website, http://www.rewardsforjustice.net, still makes no mention of the kidnap-murder of 16 year-old Naftali Fraenkel. Senator Ted Cruz (R-Texas) and Rep. Brad Sherman (D-California) have introduced bipartisan legislation requiring such a reward. It shouldn’t take Congress to force the Obama Administration to take such a simple and obvious step.

Strongly-worded condemnations of Hamas make for good sound bites, but unless backed by real action, they’re meaningless.

The fifth lesson from the Gaza war: It’s time for the Obama Administration’s actions against Hamas to speak louder than its words.

Moshe Phillips and Benyamin Korn are members of the board of the Religious Zionists of America

Voir encore:

Third Lesson of the Gaza War: Abbas Sides With Hamas
Moshe Phillips and Benyamin Korn
The Algemeiner
July 14, 2014

The Israeli-Palestinian peace process is anchored in the premise that the mainstream Palestinian leadership has truly given up its old terrorist ways. Yasser Arafat and his Fatah movement – the largest faction of the Palestine Liberation Organization – put down their guns and “recognized” Israel. The bad guys became the good guys, and the only bad guys are left are a small minority of Hamas extremists.

The Gaza war provides an opportunity to test that theory. Hamas kidnaps and murders Israeli teenagers, and fires hundreds of rockets into Israel. How has Arafat’s successor, Mahmoud Abbas, chairman of the Palestinian Authority and Fatah, responded?

If Abbas and his Fatah movement are truly moderate and against terrorism, then they should side with Israel against the terrorists. If Abbas and Fatah are indeed the good guys, then they should be opposed to the bad guys.

Unfortunately, it hasn’t turned out that way.

On the very first day of the war, Fatah’s official Facebook page, called “Fatah – The Main Page” posted what it called “A message to the Israeli government and the Israeli people.” Here’s what Abbas’ Fatah had to say to Israelis as hundreds of rockets were being fired at them from Gaza: “Death will reach you from the south to the north. Flee our country and you won’t die. The KN-103 rocket is on its way toward you.”

And that was just the beginning.

On July 9, a cartoon on the Fatah Facebook page, titled “Israel Fires Rockets at Gaza,” showed an Israeli bomb, adorned with a huge swastika, about to strike a Palestinian child. (It’s worth recalling that the then-Secretary of State Colin Powell, among others, has said that comparing Israel to the Nazis is anti-Semitic.)

Perhaps the most telling item of all on Fatah’s Facebook page is a dramatic full-color illustration of three heavily-armed Palestinians – one from Hamas, one from Islamic Jihad, and one from Fatah, standing together. The text reads: “Brothers in Arms: One God, one homeland, one enemy, one goal!” If anyone doubts whose side Fatah is on, this makes it crystal clear.

A video segment on Fatah’s Facebook page shows a masked Fatah member standing amidst a huge arsenal of rockets, declaring: “Praise Allah, our jihad fighters have managed to develop these rockets so they will reach the Zionist depth, Allah willing, to a distance of 45 kilometers inside the occupied Palestinian territories…With these rocket we will liberate our Jerusalem. With these rockets we will crush the Zionist enemy…”

And it’s not just words. On July 7, Fatah’s Facebook page announced that Fatah’s military unit, the Al Aqsa Martyrs Brigade, “targeted the enemy’s bases and settlements with 35 rockets.” (All translations are courtesy of Palestinian Media Watch.)

When the Oslo Accords between Israel and the Palestinians were signed in 1993, the U.S. State Department removed Fatah from its list of terrorist groups. Removing it was not just a statement of how the U.S. views Fatah; it also made it legally possible for the U.S. to start sending $500 million to the Palestinian Authority and the PLO, of which Fatah is the largest faction. Now that Fatah has openly boasted that it is carrying out rocket terrorism against Israel, it’s time to put Fatah back on the U.S. list of terrorist groups.

Fatah and Hamas both belong on that list because, in the end, they are birds of a feather. Certainly there have been moments of tension between the two movements. But those clashes reflected either internal disputes unrelated to Israel, or differences in tactics regarding Israel – not differences in their overall goals.

The third lesson from the Gaza war: The “moderate” Palestinian leadership has shown its true colors. It sides with the terrorists, not with Israel.

Moshe Phillips and Benyamin Korn are members of the board of the Religious Zionists of America.

Voir également:

All The News Hamas Sees Fit to Print

Noah Pollak

The Weekly Standard

July 20, 2014

Something important is missing from the New York Times‘s coverage of the war in Gaza: photographs of terrorist attacks on Israel, and pictures of Hamas fighters, tunnels, weaponry, and use of human shields.

It appears the Times is silently but happily complying with a Hamas demand that the only pictures from Gaza are of civilians and never of fighters. The most influential news organization in the world is thus manufacturing an utterly false portrait of the battle—precisely the portrait that Hamas finds most helpful: embattled, victimized Gaza civilians under attack by a cruel Israeli military.

A review of the Times‘s photography in Gaza reveals a stark contrast in how the two sides are portrayed. Nearly every picture from Israel depicts tanks, soldiers, or attack helicopters. And every picture of Gaza depicts either bloodied civilians, destroyed buildings, overflowing hospitals, or other images of civilian anguish. It is as one-sided and misleading a depiction of the Gaza battle as one can imagine.

Today’s Times photo essay contains seven images: three of Gaza civilians in distress; one of a smoke plume rising over Gaza; and three of the IDF, including tanks and attack helicopters. The message is simple and clear: the IDF is attacking Gaza and harming Palestinian civilians. There are no images of Israelis under rocket attack, no images of grieving Israeli families and damaged Israeli buildings, no images of Hamas fighters or rocket attacks on Israel, no images of the RPG’s and machine guns recovered from attempted Hamas tunnel infiltrations into Israel.

Another report yesterday was accompanied by a single image: that of a dead child in a Gaza hospital.

A second report yesterday, ostensibly about Hamas tunnel attacks on Israel, bizarrely contained not a single picture related to those attacks. The three pictures it contained presented the same one-sided narrative of Israelis as attackers, Palestinians as victims. One picture showed an IDF artillery gun firing into Gaza; a second showed Palestinian mourners at a funeral; a third showed Palestinians waiting in line for food rations.

Indeed, a check of the Twitter feed of the Times’s photographer in Gaza shows not a single image that portrays Hamas in a negative light. It’s nothing but civilian victims of the IDF.

Likewise, the Twitter feed of Anne Barnard, the Beirut bureau chief for the Times currently "reporting" from Gaza, is almost entirely devoted to one thing: anecdotes, pictures, and stories about civilian casualties. Perusing her feed, one would think there are simply no terrorists in Gaza who started this war, who are perpetuating it, who are intentionally attacking Israel from neighborhoods and apartment buildings and thereby guaranteeing the very civilian casualties Barnard appears so heartbroken over.

Maybe all of this is an illustration of just how biased against Israel the Times has become—so biased that Times photographers and editors are simply blind to any image that doesn’t conform to their view of the war.

Or maybe, in the interest of the safety and access of their journalists, the Times is complying with Hamas instructions. As reported by MEMRI, Hamas published media guidelines instructing Gazans to always refer to the dead as "innocent civilians" and to never post pictures of terrorists on social media. Hamas is currently preventing foreign journalists from leaving the Strip, in effect holding them hostage. These journalists must be terrified—and they also must know that the best way to ensure their safety is to never run afoul of the terrorists in whose hands their fates lie.

It would appear that Hamas’s media instructions have been heard loud and clear at the New York Times, and the response is obedience. But the Times also isn’t bothering to inform its readers that the images they’re seeing of Gaza are only the ones Hamas wants them to see. It’s time for the Times to tell its readers exactly why they are being presented with such a distorted picture of this war.

Voir encore:

Israel abandoned
The anti-Semitic West almost seems to want Israelis to suffer
Melanie Phillips
19 July 2014

It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all.

Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel.

Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor.

No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or dis-abled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby.

Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land.

To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively!

And so the West does Hamas’s dirty work for it. Hamas cannot defeat Israel militarily. Its strategy is not just to kill Israelis and demoralise the population, but also to de-legitimise Israel so that the West, too, will work for its destruction. Hamas’s rockets have failed in the first two objectives — but the third is a runaway success.

In its hundreds of tunnels, Hamas has built an underground infrastructure of industrialised terror the length of Gaza. As a Fatah spokesman blurted out, it has situated its arsenal among civilians, underneath schools and hospitals and mosques, for the infernal purpose of using its population as human shields and human sacrifices.

It has urged Gazans to make themselves the target of Israeli air strikes. It has ordered them to ignore the Israeli warnings to evacuate, which are delivered by leaflet, phone, text and warning shots.

Doesn’t the Israel-atrocity brigade ever pause to wonder why Hamas has provided no air-raid shelters for its people, while Israel has constructed a national shelter system? Gazan civilians are dying in order to maximise their numbers killed in the war, so that Hamas can incite against Israel in both the Muslim world and the West.

And it openly games the PR system. Hamas social media guidelines instruct Gazans not to post pictures of missiles launched from ‘residential areas’ and always to add the term ‘innocent citizen’ to any casualty’s name. So the figures it issues for civilian as opposed to terrorist casualties, re-circulated by the UN, are worthless.

Israel is waging this war in accordance with international law, which states that when houses are used for military purposes they may become legitimate military targets. But as Ibrahim Kreisheh, the Palestinian delegate to the UN Human Rights Council, admitted in a remarkable TV interview, while Israel’s killing of civilians is considered in law merely a mistake, Hamas is committing war crimes by deliberately targeting Israeli civilians. Indeed, given its use of Gazan human shields, it is guilty of war crimes twice over.

All civilian casualties, however, are deeply to be regretted and to be avoided wherever possible. And so Gaza presents Israel with a hideous dilemma. Either it inescapably kills a lot of civilians as a by-product of destroying the infrastructure of mass murder, or it leaves that infrastructure at least partly in place to spare the civilians. Until now, it has chosen the latter.
Tensions Remain High At Israeli Gaza BorderTensions remain high at the Israeli Gaza border Photo: Getty

It is also allowing food and fuel into Gaza; its offer of blood supplies was turned down by the Palestinian Authority. When a Hamas rocket downed a power line supplying electricity to 70,000 Gazans, workers from the Israel Electric Company braved Hamas rocket fire to restore power to Gaza — en-abling it to fire more rockets at Israel.

Yet it is Israel which is said to be ‘out of control’, guilty of indiscriminate slaughter and even — as ludicrous as it is obscene — ‘genocide’.

Those who demonise Israel in this way should realise just what they are supporting. Palestinian society, both through Hamas and Mahmoud Abbas’s Fatah (whose military wing has also been firing rockets from Gaza), brainwashes its children that glory lies in killing Jews. It routinely pumps out Judeophobic incitement straight from the Nazi playbook.

A few days ago, Yahya Rabah, a member of the Fatah Leadership Committee in Gaza, recycled the medieval blood libel when he wrote in Al-Hayat al-Jadida that the Jews offer sacrifices during Passover ‘made from the blood of our children’.

Every western supporter of the Palestinian war against Israel is also tacitly supporting such anti-Jewish derangement. This psychotic bigotry is the true driver of that war, as well as the Islamist war against the West. Yet astoundingly it is never, ever mentioned. The intractable problem of Gaza has been exacerbated by the meddling incomprehension of a western world that just doesn’t grasp how Islamist fanatics play by entirely different rules.

The West insists on moral equivalence between Israel and the Palestinians, as if the century-old conflict between the Arabs and the Jews were simply a squabble over the equitable division of land. It is not. It is a war to destroy the Jewish national homeland by people driven into frenzy by forces immune to reason.

Israeli parents are now steeling themselves for the nightmare of their sons in the Israel Defence Force being deployed in a Gazan land war to stop the rockets. Some of those boys will be killed. But it will be the Palestinian casualties, the Hamas war crime, which will be used once again to blame the Jews for their own destruction.

Melanie Phillips is a columnist for the Times.

Voir de même:

Décryptage des mensonges de Michèle Sibony, l’invitée extrémiste anti-sioniste sur LCI
JSSnews
21 juillet 2014

Michele Sibony ment, Michèle Sibony ment, Michèle Sibony est… bon, elle n’est pas allemande, mais côté propagande, elle a du aller à bonne école !

Mme Sibony est vice-présidente de l’UJFP, l’Union « Juive » Française pour la Paix. En réalité, ils n’ont de juif que le nom et ne mettent en avant leur ascendance juive que pour l’utiliser comme paratonnerre et être les « bons juifs » des anti-sionistes ; une vraie bonne caution morale pour dire « ben non, vous voyez bien qu’on n’est pas antisémites! ».
On a en connu déjà dans l’histoire juive, que ce soit Nicolas Donin au moyen-âge et autres Pablo Christiani (tous deux juifs convertis au christianisme), donc rien de nouveau sous le soleil.
Comme le dit très justement Laurent Sagalovitsch, l’antisémitisme est une drogue tellement dure, que le monde n’ayant pu s’en passer, lui a trouvé un substitut, comme la méthadone avec l’héroïne: l’antisionisme.
Prétendant avoir une quelconque compétence en la matière, elle a donné un entretien à LCI.

C’est le droit de LCI de lui donner la parole.
Michèle Sibony y a raconté des éléments factuellement faux.
C’est son droit de mentir.
C’est notre obligation de les corriger.
Il faut rappeler que la grande majorité des Français ne connaissent rien au conflit. En discutant avec un certain nombre d’entre eux, beaucoup pensait que la bande de Gaza était encore remplie de colons. Sibony le sait, et elle en joue.
Mensonge 1 à 0mn50 : Elle met en rapport la situation à Gaza et la colonisation.
Faux. Il n’y a plus un seul israélien à Gaza, civil ou militaire depuis 2005.
Mensonge 2 à 1mn13: En répondant à la question de la journaliste sur les roquettes, elle répond que Gaza est l’un des territoires les plus densément peuplé du monde.
Faux. Une simple calculatrice est 3 mn sur Google suffisent à contredire ce mensonge qui est répété depuis des années.
La densité de population à Gaza est de 5046 hab./km2… on va comparer avec d’autres territoires.
Singapour? 7126 hab./km2
Hong Kong? 6544 hab./km2
Bordeaux? 4800 hab./km2
Lyon? 10 000 hab./km2
Paris? 21 000 hab./km2
Rien à rajouter.
Mensonge 3 à 1mn20: Elle affirme que le blocus est « déclaré illégal par toute la communauté internationale »
Faux. Le Rapport Palmer de l’ONU en 2010 suite à une demande sur la validité du blocus naval dans l’affaire du Mavi Marmara a déclaré que le blocus était légal.
Sibony invente de toutes pièces une illégalité du blocus.
De plus, le blocus n’est pas simplement israélien, mais israélo-egyptien, la « responsabilité » égyptienne n’est pas mentionnée par Sibony, alors même que les Gazaouis s’en plaignent.
Ainsi, en moins de 30 secondes, elle nous a déjà pondu 3 mensonges que chacun peut démonter rapidement.
Mensonge 4 à 1mn38: Elle affirme qu’un arrêté de la Cour International de Justice déclare le mur illégal.
Il n’y a eu aucun arrêté, mais en réalité une réponse à une question, c’est à dire un avis consultatif, et non pas un jugement, qui sera suivi d’un vote de l’assemblée générale de l’ONU et non pas du conseil de sécurité, ce qui signifie en droit international qu’il n’est pas contraignant.
Mensonge 5 à 2mn 30: Elle veut nous faire la chronologie des évènements, entre l’échec des négociations, et le gouvernement d’unité palestinien… sauf qu’elle ne semble pas au courant, mais le gouvernement n’était pas un gouvernement Fatah/Hamas, mais un gouvernement technique soutenu par les deux partis.
Mensonge 6 à 3mn: Elle reproche à Israël de ne pas vouloir reconnaitre l’union palestinienne, en omettant de préciser que la raison en est simple: le Hamas continue de prôner la destruction d’Israël et l’extermination de tous les Juifs (article 7 de sa charte).
Mensonge 7 à 3 mn10: Elle affirme que le Hamas n’aurait rien à voir avec l’enlèvement et que tout ça n’était qu’un prétexte du gouvernement israélien. Sauf qu’au moment de l’enlèvement, les personnes identifiées sont bel et bien rattachées au Hamas. Le seul élément que l’on ignore est de savoir si le Hamas l’a bel et bien commandité.
Sibony détourne la réalité et les faits et ne sélectionne que ceux qui l’arrange.
Mensonge 8 à 4mn: Elle affirme que ce serait Israël qui imposerait son calendrier pour la trêve, hors c’est l’Egypte qui a proposé le cessez-le-feu qu’Israël a accepté sans condition préalable. Le cessez-le-feu était la solution en urgence pour pouvoir arrêter les violences immédiatement. Sibony se cale sur les positions du Hamas, qui a préféré poursuivre la guerre et ses morts que d’avoir un cessez-le-feu, quitte à négocier par la suite son prolongement.
Mensonge 9 à 4mn40: Elle affirme que la synagogue de la Roquette accueillait un rassemblement de soutien à Israël, que des Juifs soutiennent Israël, seul état juif, n’est pas étonnant, mais surtout ce rassemblement était en fait une prière pour la paix en Israël et non pas pour la guerre. Pour la chronologie des évènements, les vidéos, et les témoignages, nous y revenons sur Rootsisrael et y répondront plus profondément.
Ce que Sibony omet également de préciser, c’est qu’en se focalisant sur la synagogue de la Roquette, ça lui permet de ne pas parler des autres synagogues visées et des propos antisémites qui ont été entendus et enregistrés.
Pour le reste, nous avons le droit à sa propagande.
On a tout à fait le droit, si on le souhaite, de soutenir les Palestiniens, ceux de Gaza, de vouloir la paix pour eux, et leur bien-être, mais quel intérêt à mentir pour appuyer sa démonstration?
L’UJFP qui prétend représenter d’autres juifs, représente 300 personnes (juives?), et ce n’est pas en mentant qu’elle en recrutera plus… Heureusement.

Par Israel Tavor – Pour RootsIsrael -
JSSNews

La presse égyptienne soutient Israël contre le Hamas
F24
July 20, 2014

Dans la presse égyptienne, le pilonnage de la bande de Gaza ne fait vibrer ni le sentiment anti-israélien, très fort en Égypte, ni la traditionnelle solidarité arabe. Ces derniers jours, c’est plutôt par leur condamnation virulente du Hamas, voire de l’ensemble des Palestiniens, que les médias égyptiens se sont illustrés.

Adel Nehaman, un éditorialiste du journal égyptien "El-Watan", affirme ainsi sans détour : "Désolé, habitants de Gaza, je ne compatirai pas avec vous tant que vous ne vous serez pas débarrassés du Hamas". Une journaliste du quotidien gouvernemental "Al-Ahram", Azza Sami, n’hésite pas de son côté à féliciter sur Twitter le Premier ministre israélien pour l’offensive sur Gaza : "Merci Netanyahou, et que Dieu nous donne plus d’hommes comme vous pour détruire le Hamas !" Tandis que le présentateur vedette de la chaîne El-Faraeen, Tawfik Okasha, un partisan affiché du pouvoir militaire égyptien et l’un des plus violents détracteurs des Frères musulmans, a attaqué en direct l’ensemble de la population de l’enclave palestinienne : "Les Gazaouis ne sont pas des hommes, s’ils étaient des hommes ils se révolteraient contre le Hamas !" Une chaîne de télévision israélienne n’a pas hésité à diffuser la séquence, interprétée comme une preuve du soutien de l’Égypte à l’opération israélienne dan la bande de Gaza.

Cette hostilité envers le Hamas et les Palestiniens est une conséquence de la vie politique égyptienne où l’affrontement entre islamistes et pouvoir militaire occupe tout l’espace politique. Les journalistes, qui ont soutenu le coup de force de l’armée contre le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, ne voient dans le Hamas rien d’autre que la branche palestinienne des Frères Musulmans, aujourd’hui interdits en Égypte. Depuis, une grande partie des médias égyptiens appelle à "liquider" les Frères musulmans et applaudissent l’offensive israélienne censée désarmer le mouvement islamiste.

Le Hamas jugé responsable de la guerre larvée dans le Sinaï

Les journalistes qui encouragent Tsahal invoquent aussi les violences en cours dans le Sinaï, la péninsule frontalière de Gaza et d’Israël. Depuis un an, des groupes islamistes armés attaquent presque quotidiennement la police et l’armée égyptiennes dans cette région déshéritée, longtemps négligée par le gouvernement central.

Le pouvoir actuel affirme que les Frères musulmans et le Hamas sont derrière ces troubles, même si d’autres groupes, dont les djihadistes de Ansar Bayt al-Maqdis ou de Ajnad Masr, revendiquent régulièrement les attaques en question. Pour les médias égyptiens qui ont adopté la ligne politique du pouvoir militaire du maréchal Sissi, la neutralisation du Hamas mettrait fin, selon eux, à la guerre larvée en cours dans le Sinaï.

Cependant, cette presse va beaucoup plus loin. Au-delà du Hamas, ce sont les Palestiniens qui sont dans son collimateur. Elle multiplie les critiques vis-à-vis des "habitants de Gaza", incapables, selon eux, de se révolter contre les islamistes du Hamas comme les Égyptiens l’ont fait en manifestant contre Mohamed Morsi le 30 juin 2013. Une généralisation qui choque Tarek Saad Eddin, rédacteur en chef adjoint du magazine égyptien "El-Moussawer". "Ces journalistes font partie de médias qui reçoivent leurs ordres du pouvoir. Ils affirment que le Hamas est responsable du meurtre des manifestants de la place Tahrir pendant le soulèvement de janvier 2011, et de la libération des leaders islamistes qui étaient en prison à cette époque… Mais en critiquant tous les Gazaouis, ils se trompent complètement de cible", commente-t-il pour le site en langue arabe de France 24.

Une méfiance généralisée à l’encontre des Palestiniens

Ce type de campagne médiatique dirigée contre une communauté n’est pas inédite en Égypte. Les Syriens ont été la cible du même genre d’attaques à l’été 2013, après le renversement de Mohamed Morsi par l’armée. Une partie des médias égyptiens, dont le présentateur Tawfik Okasha, avait accusé les réfugiés syriens en Égypte d’être des alliés des Frères musulmans. Cette campagne médiatique avait débouché sur des attaques physiques contre des Syriens dans les rues du Caire.

Tous les Égyptiens ne sont pourtant pas aussi hostiles au Hamas et aux Palestiniens. Des manifestations de soutien à Gaza ont également eu lieu ces derniers jours au Caire et à Alexandrie. Elles n’ont toutefois rassemblé que quelques milliers de personnes. Des jeunes activistes égyptiens, pour la plupart proches de mouvements de gauche, ont organisé un convoi de solidarité avec Gaza : 400 d’entre eux se sont rendus jusqu’au poste-frontière de Rafah, entre l’Égypte et Gaza, où l’armée égyptienne les a stoppés et renvoyés vers Le Caire.

Mais hormis ces militants, les Égyptiens semblent globalement peu sensibles au sort des Gazaouis. La méfiance générale envers les Palestiniens, que le régime de Moubarak a entretenue pendant des années en accusant les "terroristes du Hamas" de vouloir déstabiliser l’Égypte, est aujourd’hui réactivée par les médias qui soutiennent le nouveau pouvoir.

Adaptation d’un article de Boualem Rhoubachi

Voir par ailleurs:

Face aux crimes sionistes et à la complicité de l’Etat français : résistance !

* Face aux crimes sionistes et à la complicité de l’Etat français : résistance !

Vous aussi signez l’appel et envoyez vos dons pour soutenir la mobilisation

Nous étions 30 000 à Paris dimanche 13 juillet en soutien à la résistance palestinienne et contre la complicité du gouvernement français avec les criminels sionistes. Pour contrer notre mobilisation populaire, les lobbys sionistes ont inventé une attaque contre une synagogue et mobilisé leurs réseaux, de la LDJ au sommet de l’Etat, en passant par le CRIF et les médias dominants, afin de disqualifier notre lutte contre le colonialisme.

Ils souhaitent nous interdire d’exprimer notre soutien à la lutte héroïque du peuple palestinien. Ils souhaitent nous interdire de clamer fièrement notre opposition au sionisme. Nous répondons : résistance !

Face à un système raciste et islamophobe, une gauche et une droite françaises qui n’ont pas rompu avec les vieux réflexes coloniaux, alors que l’oppression s’abat sur les nôtres, arabes, musulmans, noirs, habitants des quartiers populaires, un droit et un devoir s’imposent à nous : nous opposer aux dirigeants corrompus et hypocrites qui soutiennent Israël.

La lutte en cours à Gaza et dans toute la Palestine est la nôtre : il s’agit de mettre en échec un projet colonial qui allie une idéologie raciste à une technologie meurtrière dont le but est de nous neutraliser. Incapables d’arrêter les roquettes de la résistance palestinienne, les sionistes massacrent les familles et bombardent aveuglément maisons, dispensaires, mosquées.

Cette bataille ne sera pas finie tant que le siège de Gaza est maintenu et que les sionistes emprisonnent et torturent les nôtres. Cette guerre ne sera gagnée que quand nous serons tous unis, pour notre dignité… et la libération de la Palestine.

La lutte armée en Palestine se prolonge ici par notre mobilisation, dans la rue, et en intensifiant, partout, la campagne pour le boycott et les sanctions contre l’Etat sioniste. Prenons nos responsabilités, organisons-nous de façon autonome, rallions tous les soutiens sincères à notre juste cause !

Halte à l’agression contre Gaza – Halte au blocus
Soutien total et inconditionnel à la résistance palestinienne sous toutes ses formes
Liberté pour tous les prisonniers palestiniens
Soutien à la campagne BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël
Halte à la complicité des dirigeants français et européens

Premiers signataires :

Union Générale des Etudiants de Palestine-GUPS Paris; Mouvement des Jeunes Palestiniens-PYM France; Associations de Palestiniens en Ile-de-France; Fatah France; Génération Palestine; PIR; Uni-T; IJAN; Ameddias; La Courneuve-Palestine; Actions Terres du Monde; Abna Philistine; Comité Action Palestine; ISM-France; Europalestine; Collectif des musulmans de France; GAB; Campagne Abrogation des Lois Islamophobes (A.L.I); Association des Marocains en France; Mouvement Echaâb (Tunisie); Ailes-femmes du Maroc; Al Massar; collectif BARAKA; AMDH-Paris/IDF; Ettakatol (FDTL); Américains contre la guerre (AAW); Respaix Conscience Musulmane; L’Action Antifasciste Aube Champagne-Ardenne; Bouge qui Bouge (77); H2B (77); L’Association la Colombe et L’Olivier; Amatullah (Bagnolet); Ziri (Bagnolet); collectif HAMEB; ARAC NOISIEL; Cuba Si France; Le front populaire de Tunisie; Federation des Associations des Marocains en France; AFAPREDESA; Etudiants Musulmans de France; Culture&Solidarité; UniEs-vers-elles;

pour signatures orgas : gupsparis@gups-france.org

Voir enfin:

Une seule réponse, la résistance

Communiqué de Génération Palestine

Samedi 19 juillet, pendant qu’Israël, face à la résistance déterminée des combattants palestiniens, décidait de réduire en poussière le quartier de Shajaiya à Gaza, faisant plus de 100 mort-e-s et 60000 déplacé-e-s en moins de 24 heures, notre premier ministre, Manuel Valls, était occupé.

Il était occupé à empêcher la solidarité avec le peuple palestinien de s’exprimer. Il était occupé à attaquer les personnes et organisations solidaires de la Palestine et de sa résistance. Pour cela, la méthode a été simple: utiliser une manipulation de la Ligue de Défense Juive, une organisation sioniste violente et raciste, pour interdire la manifestation de soutien à Gaza prévue à Paris et se servir ensuite des affrontements causés par cette interdiction pour charger puis interpeller. Le résultat, ce sont plusieurs heures d’affrontements avec la police à Barbès, des nuages de gaz lacrymogènes dans tout le Nord de Paris, 44 arrestations et 19 personnes toujours en garde à vue en ce moment.

Il faut dire clairement que tout ceci a été voulu et préparé par le gouvernement. L’interdiction officielle de la manifestation moins de 48 heures avant son déroulement, les forces de l’ordre lâchées dans un quartier populaire en plein samedi après-midi, les menaces voilées du gouvernement, tout a été mis en place pour nous faire réagir et pour permettre au gouvernement de justifier sa répression. Le lendemain, le gouvernement signe son forfait en accusant les manifestant-e-s d’un “antisémitisme” imaginaire censé justifier ce déploiement de force. C’est un piège politique et policier qui a été tendu aux personnes qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien à Paris ce samedi 19 juillet. Ses conséquences dramatiques ont été cyniquement utilisées dans l’agenda étatique, notamment par Manuel Valls, lors de la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv le lendemain.

Comme par hasard, les autres villes de France où les manifestations n’ont été ni bloquées et ni attaquées, ont vu se dérouler des manifestations massives, sans aucun des fameux “troubles à l’ordre public” tant redoutés par le gouvernement.

En protégeant la LDJ et en s’en prenant à nous, le gouvernement a fait un choix clair. Un choix clair et cohérent avec son soutien au colonialisme israélien et avec son premier ministre déclarant son “amour pour Israël”. Un choix ni parisien, ni ponctuel : comme face à la campagne BDS, la réponse des gouvernements successifs a été la criminalisaiton et la répression. Dans la rue comme dans les tribunaux, c’est le soutien à la résistance palestinienne qui est attaqué dès qu’il prend de l’ampleur. Nous en prenons acte et savons à quoi nous attendre de leur part.

Il en faudra plus pour nous faire renoncer. En ce moment même, les Palestinien -ne-s résistent à l’occupation, à la colonisation et à l’apartheid dans toute la Palestine: à Gaza, à Ramallah, à Haïfa, à Naplouse, à Hébron, à Jérusalem … Ils résistent par les armes, par les pierres, par les études, par leur détermination à rester toujours et encore sur leurs terres, à refuser de céder. Malgré la complicité de notre gouvernement, et contre cette complicité, nous sommes à leur côté dans la résistance.

Les palestinien-ne-s ont le droit de résister face à un état colonial qui souhaite s’approprier toujours plus de leurs terres, de leurs ressources et de leurs vies. Nous avons le droit de manifester notre solidarité avec cette résistance dans toute la France. Nous réclamons donc la libération des personnes emprisonnées lors de la manifestation du 19 à Paris, et soutenons les revendications palestiniennes, notamment l’arrêt total de l’offensive israélienne, la fin du siège de Gaza qui dure depuis maintenant 7 ans et la libération des prisonniers capturés à nouveau par Israël après leur libération l’année dernière.

Nous appelons à une nouvelle manifestation le 23 juillet à 18h30, Denfert Rochereau (Paris) ainsi que le samedi 26 juillet, place de la République (Paris) à 15h.

Liberté pour les interpellé-e-s du 19 juillet

Soutien à la résistance palestinienne sous toutes ses formes

Boycott, Désinvestissements et Sanctions contre l’Etat israélien


Gaza: En droit de la guerre, la proportionnalité n’a rien à voir avec le nombre relatif des victimes (It is ironic that Israel is charged with disproportionality for successfully protecting its civilians by following international law)

21 juillet, 2014
https://scontent-a-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-xpa1/v/t1.0-9/10524312_4450865086796_1913747810205322816_n.jpg?oh=40466309645ea6092e30209f8bd616ec&oe=54594E05

http://www.europe-israel.org/wp-content/uploads/2014/07/terror2.jpg

http://www.jpost.com/HttpHandlers/ShowImage.ashx?id=249662&h=236&w=370

https://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/t1.0-9/10561604_4449284327278_2283345156004203018_n.jpg
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
A 100% effective Iron Dome wouldn’t serve Tel Aviv’s strategical interest slightest bit since the regime relies on the public’s fear of Palestinian attacks. Add to that the huge cost of the defence system’s missles as compared to that of the primitive projectiles fired by the Gazan resistance. From the Palestinian perspective, before Iron Dome the qassams hardly ever caused damage to the Israeli military, but did spread fear and incite the Israeli public opinion against them. Today, thanks to Iron Dome, every airborn sewer pipe is guaranteed to inflict substantial financial loss to the IDF, at least if the system would be programmed to react to every threat. So my take is the Israeli army intentionally limited the effectiveness of the defence system. Pasparal da Beira do Canal (11 March 2013)
Qui se cache dans les mosquées ? Le Hamas. Qui met ses arsenaux sous des hôpitaux ? Le Hamas. Qui met des centres de commandement dans des résidences ou à proximité de jardins d’enfants ? Le Hamas. Le Hamas utilise les habitants de Gaza comme boucliers humains et provoque un désastre pour les civils de Gaza ; donc, pour toute attaque contre des civils de Gaza, ce que nous regrettons, le Hamas et ses partenaires sont seuls responsables. Benjamin Nétanyahou
Les attaques aveugles à la roquette à partir de Gaza vers Israël constituent des actes terroristes que rien ne justifie. Il est évident que le Hamas utilise délibérément des boucliers humains pour intensifier la terreur dans la région. L’absence d’une condamnation de ces actes répréhensibles par la communauté internationale encouragerait ces terroristes à poursuivre ces actions consternantes. Le Canada demande à ses alliés et partenaires de reconnaître que ces actes terroristes sont inacceptables et que la solidarité avec Israël est le meilleur moyen de mettre fin au conflit. L’appui du Canada envers Israël est sans équivoque. Nous appuyons son droit de se défendre, par lui‑même, contre ces attaques terroristes, et nous exhortons le Hamas à cesser immédiatement ses attaques aveugles à l’endroit d’innocents civils israéliens. Le Canada réitère son appel au gouvernement palestinien à désarmer le Hamas et d’autres groupes terroristes palestiniens qui opèrent à partir de Gaza, dont le Jihad islamique palestinien, mandaté par l’Iran. Stephen Harper (premier ministre canadien, 13.07.14)
En ce 13 juillet 2014 on mesure à nouveau le déséquilibre moral vertigineux entre Israël qui suit à la lettre le droit de la guerre et le Hamas qui le bafoue sans vergogne. En effet, les Palestiniens vivant au nord de la Bande de Gaza dans des zones d’où sont tirées à l’aveuglette des dizaines de roquettes sur les populations civiles d’Israël, ont été avertis par Tsahal d’évacuer les lieux pour permettre une opération de nettoyage de cibles militaires sans faire de victimes civiles. Ce que nombreux Palestiniens font, se réfugiant dans des bâtiments de l’UNRWA. Le Hamas, qui utilise sa population comme boucliers humains, leur ordonne de retourner dans ces zones. Pour la seule journée du 12 juillet 2014 plus de 129 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël. 117 roquettes au moins ont frappé Israël 9 roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer Tsahal a frappé 120 cibles terroristes dans la Bande de Gaza On est bien loin d’un soi-disant combat de David contre Goliath, le Hamas possédant un arsenal considérable. Fabriqué localement pour partie – d’où les restrictions israéliennes sur la nature des transferts à Gaza, qui se poursuivent actuellement en dépit des attaques terroristes – mais importé pour une plus grande partie. Fourni par l’Iran ou ses alliés, importé dans la Bande de Gaza via des tunnels de contrebande dont la construction est devenue une spécialité locale ayant bénéficié jusque récemment de complicités égyptiennes. L’Égypte aujourd’hui saisit ce type de matériel à destination de Gaza-. (…) C’est dans ce contexte que Tsahal, se conformant au droit international et au droit de la guerre a averti le 12 juillet des Gazaouis du nord de la Bande de Gaza, qui vivent autour de rampes de lancement de roquettes et autres installations terroristes militaires de partir de chez eux avant midi le lendemain avant que soit lancée une opération pour les détruire. Ce que rapporte même l’agence de presse palestinienne Maan News.. Qui fait également état du départ de milliers de Palestiniens qui vont se réfugier dans des écoles ou des bâtiments de l’UNRWA. Ce qui montre d’ailleurs qu’ils savent que les tirs israéliens ne sont pas aveugles, à la différence des tirs lancés depuis Gaza. Et que fait le Hamas ? Son ministère de l’Intérieur ordonne à ces Palestiniens de regagner immédiatement leur domicile, affirmant que ces avertissements entreraient dans le cadre d’une guerre psychologique et ne sont pas à prendre au sérieux, alors qu’il sait pertinemment que tel n’est pas le cas…., Le mouvement terroriste qui utilise sa population comme boucliers humains démontre une fois encore son peu de respect pour leurs vies. Les Gazaouis n’étant pour lui que de la chair à canon. Hélène Keller-Lind
News media coverage of the Gaza war is increasingly focusing on the body count. It’s an easy way to make Israel look bad. And it tends to obscure who the real aggressor in this conflict is, and who is the real victim. Each day, journalists report an ever-higher number of Gazans who have been killed, comparing it to the number of Israeli fatalities, which is still, thank G-d, zero. This kind of simplistic reporting creates a sympathetic portrayal of the Palestinians, who are shown to be genuinely suffering, while the Israeli public just seems a little scared. But there are important reasons why there are so many more Palestinian casualties than Israeli casualties. The first is that the Israeli government has built bomb shelters for its citizens, so they have places to hide when the Palestinians fire missiles at them. By contrast, the Hamas regime in Gaza refuses to build shelters for the general population, and prefers to spend its money buying and making more missiles. It’s not merely that Hamas has no regard for the lives of its own citizens. But even worse: Hamas deliberately places its civilians in the line of fire, in the expectation that Palestinian civilian casualties will generate international sympathy. On July 10, the Hamas Ministry of the Interior issued an official instruction to the public to remain in their apartments, and “and not heed these message from Israel” that their apartment buildings are about to be bombed. A New York Times report on July 11 described in sympathetic detail how seven Gazans were killed, and many others wounded, in an Israeli strike despite multiple advance warnings by Israel to vacate the premises. In the 18th paragraph of the 21-paragraph feature, the Times noted, in passing: “A member of the family said earlier that neighbors had come to ‘form a human shield.’ ” Isn’t that outrageous? Israel voluntarily gives up the advantage of surprise in order to warn Palestinian civilians and save their lives. Hamas responds by trying to ensure that Palestinian civilians get killed. And the international community chastises Israel for the Palestinian fatalities! Another reason there are so many more Palestinian casualties is that Hamas deliberately places its missile-launchers and arms depots in and around civilian neighborhoods. Hamas hopes that Israel will be reluctant to strike such targets because of the possibility of hitting civilians. Hezbollah does the same thing in southern Lebanon. This is by now an old Arab terrorist tactic, going back more than three decades. (…) The final reason the Palestinian casualty toll is higher than that of Israel is that Israel has a superior army, and it’s winning this war. Those who win wars almost always have fewer casualties than those who are defeated. In Israel’s case, that’s a good thing. Israel need not feel guilty or defensive about winning. It’s a lot better than losing, as the Jewish people have learned from centuries of bitter experience as helpless victims. Anyone with knowledge of history can appreciate how misleading casualty statistics can be. In World War II, the United States suffered about 360,000 military deaths. The Germans lost 3.2-million soldiers and 3.6-million civilians. Does that mean America was the aggressor, and Germany the victim? Japan estimates that it suffered 1 million military deaths and 2 million civilian deaths. Does that mean America attacked Japan, and not vice versa? The fourth lesson from the Gaza war: The body count is a form of Arab propaganda, which actually conceals who is the aggressor and who is the victim. Moshe Phillips and Benyamin Korn
Un simple cessez-le-feu serait de facto une victoire pour le Hamas. Il donnerait au Hamas le temps et l’espace de respiration dont il a besoin pour faire passer plus d’armes, réparer ses tunnels terroristes, et lancer de nouvelles attaques terroristes contre Israël. Il ne durerait que pour mieux prolonger la guerre. (…) les sous-sols de la ville de Shuja’iya que les israéliens ont bombardés cette nuit [représentent] tout un arsenal et des postes de commandement terroristes sous les immeubles d’habitation, la mosquée et l’hôpital. (…) Certes, nettoyer Gaza de ses armes et de son infrastructure militaire ne serait pas une tâche facile, compte tenu du vaste arsenal que le Hamas a amassé depuis le dernier cessez-le-feu il y a deux ans. Au début de la guerre actuelle, le Hamas avait environ 10.000 roquettes à portée de main. Ces missiles sont plus sophistiqués que les années précédentes, ils transportent des charges lourdes d’explosifs et peuvent atteindre Israël partout, même jusqu’à Nahariya, le long de la frontière nord d’Israël avec le Liban. Le Hamas a également des drones armés. Il a d’énormes dépôts d’armes et des laboratoires de fabrication de bombes. Il a des tunnels en béton où les terroristes se cachent et où passent les armes qui sont introduites en contrebande. En mars de cette année, la marine israélienne a intercepté un navire d’armes iranien à destination de Gaza. Cachées sous des sacs de ciment de fabrication iranienne il y avait des dizaines de roquettes M-302 sol-sol d’une portée de 75 à 150 km. (Remarque: la distance entre la bande de Gaza à Tel-Aviv est de 60 km.) La cache d’armes comprenait également près de 200 obus de mortier, et 400 000 cartouches de munitions. En 2009 et à nouveau en 2011, Israël a bombardé les convois d’armes transportées du Soudan à Gaza. Qui sait combien d’autres de ces livraisons d’armes iraniennes ou soudanaises ont réussi à échapper aux Israéliens et à atteindre Gaza? Ce n’est pas seulement un problème pour Israël. C’est un problème pour l’ensemble du monde libre. Israël est en première ligne dans la guerre internationale contre le terrorisme. Gaza n’est qu’un champ de bataille. Comme nous le savons depuis longtemps, ce qui commence à Gaza ou Bagdad ou Kaboul se propage vite à Londres, Madrid et New York. La communauté internationale a démontré que quand elle rassemble sa volonté, elle peut désarmer les terroristes. Une pression internationale sévère et des sanctions ont contraint la Syrie à entamer le démantèlement de ses armes chimiques l’année dernière. (…) Au lieu de continuer à verser des milliards de dollars d’aide financière dans le trou noir connu sous le nom de «économie de Gaza», la communauté internationale doit porter son attention sur les armes de Gaza. Il est temps à l’instar de ce que l’Irlande a réussi et des progrès faits en Syrie, de démilitariser la bande de Gaza. Les habitants de Gaza ont besoin de beurre, et non pas de munitions, et les gens du monde libre ont besoin de paix, et non pas de terrorisme. Moshe Phillips et Benyamin Korn
Curieux reportages : on ne parle que de femmes d’enfants et de vieux retrouvés dans les décombres, pas un seul homme, bizarre non ? Comme si en effet les hommes étaient dans les tunnels faisant déboucher leur rampe de lancement dans les maisons mêmes, les toits coulissants ou des verrières, avec obligation pour les femmes et enfants de vivre et mourir avec, voilà les conditions de la guerre que ne connaissent évidemment pas les casseurs de "juifs" à Barbès et de Sarcelles. En 2008 sur les 1500 morts gazouis, plus de la moitié étaient des combattants… Les autres sont les otages d’amoureux de la mort. Iris Canderson
Dans toute la France, ce sont aujourd’hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’État d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. En interdisant dans plusieurs villes et notamment à Paris, les manifestations de solidarité avec la Palestine, Hollande et le gouvernement Valls ont enclenché une épreuve de force qu’ils ont finalement perdue. Depuis l’Afrique où il organise l’aventure militaire de l’impérialisme français, Hollande avait joué les gros bras « ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité ». C’est ce qu’ont fait aujourd’hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’État d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. Et pour faire respecter le droit démocratique à exprimer collectivement la solidarité. En particulier à Paris, plusieurs milliers de manifestants, malgré l’impressionnant quadrillage policier, ont défié l’interdiction du gouvernement. C’est un succès au vu des multiples menaces de la préfecture et du gouvernement. En fin de manifestation, des échauffourées ont eu lieu entre des manifestants et les forces de l’ordre. Comment aurait-il pu en être autrement au vu de dispositif policier et de la volonté du gouvernement de museler toute opposition à son soutien à la guerre menée par l’Etat d’Israël. Le NPA condamne les violences policières qui se sont déroulées ce soir à Barbès et affirme que le succès de cette journée ne restera pas sans lendemain. Dès mercredi, une nouvelle manifestation aura lieu à l’appel du collectif national pour une paix juste et durable. La lutte pour les droits du peuple palestinien continue. Le NPA appelle l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien. NPA
Il faut dire que le réseau souterrain du Hamas a de quoi inquiéter Israël. "Des dizaines de tunnels parcourent la bande de Gaza, affirme Tsahal. Il s’agit d’un réseau sophistiqué, très bien entretenu, qui relie des ateliers de construction de roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement." A une vingtaine de mètres sous terre, ils sont parfois équipés du téléphone et de l’électricité. Les galeries, dont la construction peut prendre des années, sont devenues une fierté pour le Hamas, expliquait un ancien responsable de l’armée israélienne au journal Haaretz. Francetvinfo
Les tactiques de combat et l’idéologie du Hamas sont, "par excellence, un cas d’école" de violations systématiques du droit international humanitaire. Il n’y a "presqu’aucun exemple comparable" où que ce soit dans le monde d’aujourd’hui d’un groupe qui viole aussi systématiquement les accords internationaux liés aux conflits armés. Irwin Cotler (ancien Ministre de la Justice canadien, membre du parlement de ce pays et professeur de droit à l’Université McGill de Montreal)
En droit de la guerre, la proportionnalité n’a rien à voir avec le nombre relatif des victimes des deux côtés. Il fait plutôt référence à la valeur militaire d’une cible (combien d’impact la destruction de la cible aurait sur l’issue d’une bataille ou guerre) par rapport à la menace attendue pour la vie ou la propriété de civils. Si la cible a une haute valeur militaire, alors elle peut être attaquée même si cela risque d’entrainer des pertes civiles. Ce qui doit être "proportionnel" (le terme n’est en fait pas utilisé dans les conventions pertinentes), c’est la valeur militaire de la cible par rapport au risque pour les civils. En particulier, l’Article 51 du protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1977 interdit aussi comme sans discrimination : 5 b ) les attaques dont on peut attendre qu’elles causent incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes et dommages, qui seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu. Par cette mesure, les efforts d’Israël pour détruire les missiles avant qu’ils puissent être tirés sur des civils israéliens, même si cela place des civils palestiniens en péril, semble se conformer parfaitement aux lois de la guerre. Rien n’oblige Israël à placer la vie de ses citoyens en danger pour protéger la vie des civils palestiniens. (…) Au-delà de cela, placer ses propres civils autour ou près d’une cible militaire pour servir de « boucliers humains » est interdit par la quatrième Convention de Genève : Art. 28. "Aucune personne protégée ne pourra être utilisée pour mettre, par sa présence, certains points ou certaines régions à l’abri des opérations militaires". L’article 58 du protocole 1 additionnel aux Conventions de Genève de 1977 va même plus loin à cet égard, exigeant que Hamas éloigne les civils palestiniens de la proximité de ses installations militaires, ce qui comprendrait tout endroit où seraient produits, stockés ou actionnés les mortiers, bombes et armes et ce en tout lieu où s’entrainent, se rassemblent ou se cachent ses combattants. Voici le texte qui engage les parties au conflit à: … a) s’efforceront, sans préjudice de l’article 49de la IVe Convention, d’éloigner du voisinage des objectifs militaires la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil soumis à leur autorité ; s’efforcer de supprimer la population civile, les civils et les biens de caractère civil sous leur contrôle du voisinage des objectifs militaires ; b éviter de placer des objectifs militaires dans ou près de zones densément peuplées ; (c) prendre les autres précautions nécessaires pour protéger la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil sous leur contrôle contre les dangers résultant des opérations militaires. Le Hamas, en tant que gouvernement de facto dans la bande de Gaza, a clairement violé l’ensemble de ces trois dispositions : ils n’ont fait aucun effort pour éloigner les civils du voisinage des objectifs militaires. Au contraire, ils cachent systématiquement des combattants et des armes dans les écoles, les mosquées et les maisons privées, et ils tirent des missiles et mortiers sur des civils israéliens à partir de ces lieux. Contrairement à Israël, le Hamas n’a fait aucun effort pour fournir des abris pour l’usage des civils palestiniens. Alors que le Hamas a importé des quantités énormes de ciment, celles-ci ont été détournées de force du secteur civil et utilisées à la place pour construire des bunkers et des tunnels pour les dirigeants du Hamas, ainsi que des postes de tir de missiles cachés. En revanche, l’exigence d’Israël, depuis le début des années 1990, est que toutes les maisons neuves soient dotées d’une salle sûre et renforcée et sa construction d’abris anti-bombe (souvent rudimentaires) dans les communautés près de Gaza a contribué à protéger les civils israéliens contre les attaques du Hamas, bien qu’à un coût de plus d’un milliard de dollars. Il est ironique de constater qu’Israël est accusé de disproportion pour avoir réussi à protéger efficacement ses civils en accord avec le droit international. Camera
Article 51 – Protection de la population civile
1. La population civile et les personnes civiles jouissent d’une protection générale contre les dangers résultant d’opérations militaires. En vue de rendre cette protection effective, les règles suivantes, qui s’ajoutent aux autres règles du droit international applicable, doivent être observées en toutes circonstances.
2. Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques.
Sont interdits les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile.
3. Les personnes civiles jouissent de la protection accordée par la présente Section, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation.
4. Les attaques sans discrimination sont interdites. L’expression «attaques sans discrimination» s’entend :
a) des attaques qui ne sont pas dirigées contre un objectif militaire déterminé ;
b) des attaques dans lesquelles on utilise des méthodes ou moyens de combat qui ne peuvent pas être dirigés contre un objectif militaire déterminé ; ou
c) des attaques dans lesquelles on utilise des méthodes ou moyens de combat dont les effets ne peuvent pas être limités comme le prescrit le présent Protocole ;
et qui sont, en conséquence, dans chacun de ces cas, propres à frapper indistinctement des objectifs militaires et des personnes civiles ou des biens de caractère civil.
5. Seront, entre autres, considérés comme effectués sans discrimination les types d’attaques suivants :
a) les attaques par bombardement, quels que soient les méthodes ou moyens utilisés, qui traitent comme un objectif militaire unique un certain nombre d’objectifs militaires nettement espacés et distincts situés dans une ville, un village ou toute autre zone contenant une concentration analogue de personnes civiles ou de biens de caractère civil ;
b) les attaques dont on peut attendre qu’elles causent incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes et dommages, qui seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu.
6. Sont interdites les attaques dirigées à titre de représailles contre la population civile ou des personnes civiles.
7. La présence ou les mouvements de la population civile ou de personnes civiles ne doivent pas être utilisés pour mettre certains points ou certaines zones à l’abri d’opérations militaires, notamment pour tenter de mettre des objectifs militaires à l’abri d’attaques ou de couvrir, favoriser ou gêner des opérations militaires. Les Parties au conflit ne doivent pas diriger les mouvements de la population civile ou des personnes civiles pour tenter de mettre des objectifs militaires à l’abri des attaques ou de couvrir des opérations militaires.
8. Aucune violation de ces interdictions ne dispense les Parties au conflit de leurs obligations juridiques à l’égard de la population civile et des personnes civiles, y compris l’obligation de prendre les mesures de précaution prévues par l’article 57 .
Protocole additionnel aux Conventions de Genève (du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I), 8 juin 1977, article 51)
Article 58  – Précautions contre les effets des attaques
Dans toute la mesure de ce qui est pratiquement possible, les Parties au conflit :
a) s’efforceront, sans préjudice de l’article 49de la IVe Convention, d’éloigner du voisinage des objectifs militaires la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil soumis à leur autorité ;
b) éviteront de placer des objectifs militaires à l’intérieur ou à proximité des zones fortement peuplées ;
c) prendront les autres précautions nécessaires pour protéger contre les dangers résultant des opérations militaires la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil soumis à leur autorité.
Protocole additionnel aux Conventions de Genève (du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I), 8 juin 1977, article 58)
Aucune personne protégée ne pourra être utilisée pour mettre, par sa présence, certains points ou certaines régions à l’abri des opérations militaires. Convention (IV) de Genève (relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, 12 août 1949, Zones dangereuses, article 28)
Conformément à la pratique de l’ONU, les incidents impliquant des munitions non explosées qui pourraient mettre en danger les bénéficiaires et le personnel sont transmises aux autorités locales. Après la découverte des missiles, nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour faire disparaître ces objets de nos écoles et préserver ainsi nos locaux.  Christopher Gunness (directeur de l’UNRWA à Gaza)
L’offensive terrestre décidée par le gouvernement israélien vise à « frapper les tunnels de la terreur allant de Gaza jusqu’en Israël » et protéger ses citoyens. A l’origine destinés à la contrebande des marchandises, les tunnels ont très vite été utilisés par les terroristes islamistes pour faire passer des armes de guerre via la frontière avec l’Egypte. En 2013, l’armée égyptienne sous l’égide de Mohamed Morsi, a décidé d’inonder les tunnels de contrebande pour « renforcer la sécurité à la frontière ». Une véritable foutaise de la part des autorités égyptiennes, alors issues comme le Hamas de la confrérie des Frères musulmans. Avec donc l’argent des contribuables européens, le Hamas a pu construire de nombreux tunnels reliant la bande de Gaza à Israël. L’objectif était de déjouer les systèmes de surveillance israéliens pour infiltrer des terroristes en vue de commettre des attentats dans des localités et prendre des otages israéliens. Plusieurs tunnels pénétraient « de plusieurs centaines de mètres en territoire israélien » construits pour mener des « attaques terroristes ». Les tunnels étaient construits avec des dalles de béton et à une profondeur de 5 à 10 mètres. Le réseau souterrain du Hamas est très sophistiqué, très bien entretenu, il relie des ateliers de construction de missiles et roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement. Plus de 600.000 tonnes de béton et de fer qui auraient pu vous servir a construire des écoles, des routes, des hôpitaux ont servi au Hamas à construire des tunnels en dessous des écoles, mosquées et hôpitaux et en territoire israélien. Pendant que des millions d’Européens vivent dans la misère, l’UE préfère financer les tunnels du terrorisme palestinien. Jean Vercors

Dôme de fer serait-il trop efficace ?

A l’heure où nos belles âmes n’ont à nouveau pas de mots assez durs pour fustiger le seul Israël de vouloir protéger sa population ….

Et, avec l’augmentation quotidienne du nombre des victimes, jamais assez de raisons pour excuser le Hamas d’exposer la population dont il est chargé de la protection …

Pendant qu’avec l’incroyable réseau souterrain creusé sous ses quartiers résidentiels et après les roquettes cachées dans une école de l’ONU, le monde découvre enfin toute l’étendue de sa perfidie …

Et que, poussées par les pyromanes de l’extrême-gauche, nos chères têtes blondes jouent à la guérilla urbaine dans nos propres rues

Comment ne pas voir, avec le site de réinformation américain Camera, l’incroyable ironie de la situation …

Quand Israël se voit accusé de disproportion …

Pour avoir réussi à protéger efficacement ses civils en accord avec le droit international ?

Voir aussi:

Myths and Facts about the Fighting in Gaza
Alex Safian, PhD
Camera
January 8, 200

Myth: Israel’s attacks against Hamas are illegal since Israel is still occupying Gaza through its control of Gaza’s borders and airspace, and it is therefore bound to protect the civilian population under the Fourth Geneva Convention.

Israel has control over Gaza’s air space and sea coast, and its forces enter the area at will. As the occupying power, Israel has the responsibility under the Fourth Geneva Convention to see to the welfare of the civilian population of the Gaza Strip. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

Fact: Of the land borders with Gaza, Israel quite naturally controls those that are adjacent to Israel; the border with Egypt at Rafah is controlled by Egypt. Beyond this, it is clear under international law that Israel does not occupy Gaza. As Amb. Dore Gold put it in a detailed report on the question:

The foremost document in defining the existence of an occupation has been the 1949 Fourth Geneva Convention "Relative to the Protection of Civilian Persons in Time of War." Article 6 of the Fourth Geneva Convention explicitly states that "the Occupying Power shall be bound for the duration of the occupation to the extent that such Power exercises the functions of government in such territory…." If no Israeli military government is exercising its authority or any of "the functions of government" in the Gaza Strip, then there is no occupation. (Legal Acrobatics: The Palestinian Claim that Gaza is Still "Occupied" Even After Israel Withdraws, Amb. Dore Gold, JCPA, 26 August 2005)

But what if despite this we take seriously Khalidi’s claim that Israel is the occupying power and is therefore legally the sovereign authority in Gaza? In that case the relevant body of law would not be the Geneva Conventions as Khalidi claims, but would rather be the Hague Regulations, which in the relevant article states:

The authority of the legitimate power having in fact passed into the hands of the occupant, the latter shall take all the measures in his power to restore, and ensure, as far as possible, public order and safety, while respecting, unless absolutely prevented, the laws in force in the country. (Article 43, Laws and Customs of War on Land (Hague IV); October 18, 1907)

Under this article Israel’s incursion into Gaza would therefore be completely legal as a legitimate exercise of Israel’s responsibility for restoring and ensuring public order and safety in Gaza. This would include removing Hamas, which by Khalidi’s logic is an illegitimate authority in Gaza. Under international law Hamas certainly has no right to stockpile weapons or attack Israel, and Israel is therefore justified in taking measures to disarm Hamas and prevent it from terrorizing both the Israeli population and the Gaza population. That is the inescapable logic of Khalidi’s position.

Myth: Since more Palestinians than Israelis have been killed in the fighting this means Israel is acting “disproportionately” or has even committed “war crimes.”

• [Israel] is causing a huge and disproportionate civilian casualty level in Gaza. (Christiane Amanpour CNN, Jan. 4, 2009)

• WAR CRIMES The targeting of civilians, whether by Hamas or by Israel, is potentially a war crime. Every human life is precious. But the numbers speak for themselves: Nearly 700 Palestinians, most of them civilians, have been killed since the conflict broke out at the end of last year. In contrast, there have been around a dozen Israelis killed, many of them soldiers. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

Fact: First of all, contrary to Khalidi, three quarters of the Palestinians killed so far were combatants, not civilians, including 290 Hamas combatants who have been specifically identified.

Beyond this, real world examples obviate any charges about right or wrong based on the number of people killed. Consider that the Japanese attack at Pearl Harbor killed about 3,000 Americans. Does it follow that the US should have ended its counterattacks against Japanese forces once a similar number of Japanese had been killed? Since it did not end its attacks, does that mean the US acted disproportionally and was in the wrong and that the Japanese were the aggrieved party? Clearly the answer is no.

Taking this further, counting the number of dead hardly determines right and wrong. For example, again looking at the Pacific Theatre in World War 2, over 2.7 million Japanese were killed, including 580,000 civilians, as against only 106,000 Americans, the vast majority combatants. Does it then follow that Japan was in the right and America was in the wrong? Again, clearly the answer is no. Just having more dead on your side does not make you right.

Proportionality in the sense used by Rashid Khalidi and Christiane Amanpour is meaningless.

Myth: Israel’s actions are illegal since International Law requires proportionality.

International law … calls for the element of proportionality. When you have conflict between nations or between countries, there is a sense of proportionality. You cannot go and kill and injure 3,000 Palestinians when you have four Israelis killed on the other side. That is immoral, that is illegal. And that is not right. And it should be stopped. (Dr. Riyad Mansour, Palestinian ambassador to the United Nations, CNN, Jan 3, 2009)

Actually, proportionality in the Law of War has nothing to do with the relative number of casualties on the two sides. Rather it refers to the military value of a target (how much of an impact would the target’s destruction have on the outcome of a battle or war) versus the expected threat to the lives or property of civilians. If the target has high military value, then it can be attacked even if it seems there will be some civilian casualties in doing so.

What has to be “proportional” (the term is not actually used in the relevant conventions) is the military value of the target versus the risk to civilians.

In particular, Article 51 of Protocol 1 Additional to the Geneva Conventions of 1977 prohibits as indiscriminate:

5(b) An attack which may be expected to cause incidental loss of civilian life, injury to civilians, damage to civilian objects, or a combination thereof, which would be excessive in relation to the concrete and direct military advantage anticipated.

By this measure, Israel’s efforts to destroy missiles before they can be fired at Israeli civilians, even if that places Palestinian civilians at risk, seems to conform perfectly to the Laws of War. There is no requirement that Israel place the lives of its own citizens in danger to protect the lives of Palestinian civilians.

Myth: Hamas has no choice but to place weapons and fighters in populated areas since the Gaza Strip is so crowded that is all there is.

[Hamas has] no other choice. Gaza is the size of Detroit. And 1.5 million live here where there are no places for them to fire from them but from among the population. (Taghreed El-Khodary, New York Times Gaza reporter, on CNN, Jan. 1, 2009)

In fact there is plenty of open space in Gaza, including the now empty sites where Israeli settlements once stood. The Hamas claim, parroted by the Times reporter, is nonsense.

Beyond this, placing your own civilians around or near a military target to act as “human shields” is prohibited by the Fourth Geneva Convention:

Art. 28. The presence of a protected person may not be used to render certain points or areas immune from military operations.

Article 58 of Protocol 1 Additional to the Geneva Conventions of 1977 goes even further in this regard, requiring that Hamas remove Palestinian civilians from the vicinity of its military facilities, which would include any place where weapons, mortars, bombs and the like are produced, stored, or fired from, and any place where its fighters train, congregate or hide. Here is the text, which calls on the parties to the conflict to:

(A) … endeavour to remove the civilian population, individual civilians and civilian objects under their control from the vicinity of military objectives;

(b) Avoid locating military objectives within or near densely populated areas;

(c) Take the other necessary precautions to protect the civilian population, individual civilians and civilian objects under their control against the dangers resulting from military operations.

Hamas, as the defacto government in Gaza, has clearly violated all three of these provisions:

They have made no effort to remove civilians from the vicinity of military objectives.
On the contrary, they systematically hide fighters and weapons in schools, in mosques and private homes, and they fire missiles and mortars at Israeli civilians from these places.
Unlike Israel, Hamas has made no effort to provide bomb shelters for the use of Palestinian civilians. While Hamas has imported huge amounts of cement, it has been forcefully diverted from the civilian sector and instead used to build bunkers and tunnels for Hamas leaders, along with hidden missile firing positions.

On the other hand, Israel’s requirement since the early 1990’s that all new homes have a secure reinforced room, and its building of (often rudimentary) bomb shelters in communities near Gaza have helped to shield Israeli civilians from Hamas attacks, though at a cost of over $1 Billion dollars.

It is ironic that Israel is charged with disproportionality for successfully protecting its civilians by following international law.

Myth: Israel violated the ceasefire with Hamas in November, and is thus to blame for the conflict.

• Lifting the blockade, along with a cessation of rocket fire, was one of the key terms of the June cease-fire between Israel and Hamas. This accord led to a reduction in rockets fired from Gaza from hundreds in May and June to a total of less than 20 in the subsequent four months (according to Israeli government figures). The cease-fire broke down when Israeli forces launched major air and ground attacks in early November; six Hamas operatives were reported killed. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

• Mustafa Barghouti, Palestinian Legislator (video clip): … The reality and the truth is that the side that broke this truce and this ceasefire was Israel. Two months before it ended, Israel started attacking Rafah, started attacking Khan Yunis …

Rick Sanchez: And you know what we did? I’ve checked with some of the folks here at our international desk, and I went to them and asked, What was he talking about, and do we have any information on that? Which they confirmed, two months ago — this is back in November — there was an attack. It was an Israeli raid that took out six people. (CNN, Dec. 31, 2008)

In fact, contrary to Khalidi, Barghouti and CNN’s Rick Sanchez, the Palestinians violated the ceasefire almost from day one. For example, the Associated Press published on June 25, just after the truce started, an article headlined Palestinian rockets threaten truce

The article in its lead paragraphs reported that:

Palestinian militants fired three homemade rockets into southern Israel yesterday, threatening to unravel a cease-fire days after it began, and Israel responded by closing vital border crossings into Gaza.

Despite what it called a "gross violation" of the truce, Israel refrained from military action and said it would send an envoy soon to Egypt to work on the next stage of a broader cease-fire agreement: a prisoner swap that would bring home an Israeli soldier held by Hamas for more than two years.

There were many further such Palestinian violations, including dozens of rockets and mortars fired into Israel during the so-called ceasefire. And there was also sniper fire against Israeli farmers, anti-tank rockets and rifle shots fired at soldiers in Israel, and not one but two attempts to abduct Israeli soldiers and bring them into Gaza. Here are some of the details:

(Most of this data is from The Six Months of the Lull Arrangement, a detailed report by the Intelligence and Terrorism Information Center, an Israeli NGO.)

From the start of the ceasefire at 6 AM on June 19 till the incident on November 4th, the following attacks were launched against Israel from Gaza in direct violation of the agreement:

18 mortars were fired at Israel in this period, beginning on the night of June 23.
20 rockets were fired, beginning on June 24, when 3 rockets hit the Israeli town of Sderot.
On July 6 farmers working in the fields of Nahal Oz were attacked by light arms fire from Gaza.
On the night of August 15 Palestinians fired across the border at Israeli soldiers near the Karni crossing.
On October 31 an IDF patrol spotted Palestinians planting an explosive device near the security fence in the area of the Sufa crossing. As the patrol approached the fence the Palestinians fired two anti-tank missiles.

There were two Palestinian attempts to infiltrate from Gaza into Israel apparently to abduct Israelis. Both were major violations of the ceasefire.

The first came to light on Sept. 28, when Israeli personnel arrested Jamal Atallah Sabah Abu Duabe. The 21-year-old Rafah resident had used a tunnel to enter Egypt and from there planned to slip across the border into Israel. Investigation revealed that Abu Duabe was a member of Hamas’s Izz al-Din al-Qassam Brigades, and that he planned to lure Israeli soldiers near the border by pretending to be a drug smuggler, capture them, and then sedate them with sleeping pills in order to abduct them directly into Gaza through a preexisting tunnel. For more details click here and here.

The second abduction plan was aborted on the night of Nov 4, thanks to a warning from Israeli Intelligence. Hamas had dug another tunnel into Israel and was apparently about to execute an abduction plan when IDF soldiers penetrated about 250 meters into Gaza to the entrance of the tunnel, hidden under a house. Inside the house were a number of armed Hamas members, who opened fire. The Israelis fired back and the house exploded – in total 6 or 7 Hamas operatives were killed and several were wounded. Among those killed were Mazen Sa’adeh, a Hamas brigade commander, and Mazen Nazimi Abbas, a commander in the Hamas special forces unit. For more details click here.

It was when Israel aborted this imminent Hamas attack that the group and other Palestinian groups in Gaza escalated their violations of the ceasefire by beginning to once again barrage Israel with rockets and mortars.

Note also that, contrary to Khalidi, Israeli figures do not show that Palestinian violations of the ceasefire during the first four months amounted to “less than 20” rockets.

Considering this long list of Palestinian attacks, charging that Israel broke the ceasefire in November is simply surreal.

Myth: Israel violated the ceasefire by not lifting its blockade of Gaza.

• Negotiation is a much more effective way to deal with rockets and other forms of violence. This might have been able to happen had Israel fulfilled the terms of the June cease-fire and lifted its blockade of the Gaza Strip. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

• Mustafa Barghouti, Palestinian Legislator: … [Israel] never lifted the blockade on Gaza. Gaza remains without fuel, without electricity, with bread, without medications, without any medical equipment for people who are dying in Gaza — 262 people died, 6 people because of no access to medical care. So Israel broke the ceasefire. (CNN, Dec. 31, 2008)

Contrary to Khalidi and Barghouti, Israel did open the crossings and allowed truckload after truckload of supplies to enter Gaza. Closures until November were short, and in direct response to Palestinian violations, some of which were detailed above.

To quote from the ITIC report on the "Lull Agreement":

On June 22, after four days of calm, Israel reopened the Karni and Sufa crossings to enable regular deliveries of consumer goods and fuel to the Gaza Strip. They were closed shortly thereafter, following the first violation of the arrangement, when rockets were fired at Sderot on June 24. However, when calm was restored, the crossings remained open for long periods of time. On August 17 the Kerem Shalom crossing was also opened for the delivery of goods, to a certain degree replacing the Sufa crossing, after repairs had been completed (the Kerem Shalom crossing was closed on April 19 when the IDF prevented a combined mass casualty attack in the region, as a result of which the crossing was almost completely demolished).

Before November 4, large quantities of food, fuel, construction material and other necessities for renewing the Gaza Strip’s economic activity were delivered through the Karni and Sufa crossings. A daily average of 80-90 trucks passed through the crossings, similar to the situation before they were closed following the April 19 attack on the Kerem Shalom crossing. Changes were made in the types of good which could be delivered, permitting the entry of iron, cement and other vital raw materials into the Gaza Strip.

… Israel, before November 4, refrained from initiating action in the Gaza Strip but responded to rocket and mortar shell attacks by closing the crossings for short periods of time (hours to days). After November 4 the crossings were closed for long periods in response to the continued attacks against Israel. (Rearranged from p 11- 12)

Day to day details of the supplies delivered to Gaza and the numbers of trucks involved have been published by the Israeli Foreign Ministry and are available here. The figures confirm that the passages were indeed open and busy.

Myth: Israel is using excessively large bombs in populated neighborhoods and is therefore to blame for any Palestinian civilians killed in the present fighting.
Fact: On the contrary, Israel is using extremely small bombs precisely because Hamas has violated international law by intentionally placing military facilities in densely populated civilian areas (see Article 58 of Protocol 1 Additional to the Geneva Conventions of 1977 cited above). To attack these targets while minimizing civilian casualties, Israel is using the new GBU-39 SDB (Small Diameter Bomb), an extremely precise GPS-guided weapon designed to minimize collateral damage by employing a small warhead containing less than 50 lbs of high explosive. Despite its small size, thanks to its accuracy the GBU-39 is able to destroy targets behind even 3 feet of steel-reinforced concrete.

Many of the Palestinian civilian injuries have therefore likely been caused not by Israeli bombs but by Palestinian rockets and bombs which explode after Israel targets the places where they are stored or manufactured, such as mosques and other civilian structures. Numerous videos have been posted of Israeli bombing runs which clearly show the Israeli bomb causing a relatively small initial explosion followed by much larger secondary explosions. Some of the videos also show Palestinian missiles and other projectiles flying in all directions.

Here are two examples. On the left is video of an Israeli strike on December 27 against a hidden missile launcher. After the initial explosion a Palestinian missile flies out to the side and seems to impact in or near a populated area. The video on the right is of an Israeli strike on January 1st against a mosque in the Jabaliya refugee camp that was being used as a weapons storehouse. Right after the initial Israeli strike caused a small explosion, there were multiple huge secondary explosions as the stored Grad missiles and Qassam rockets detonated, and large amounts of ammunition cooked off:

Israeli strike on Dec. 27, 2008 against a hidden missile launcher; a Palestinian missile then seems to hit near a Palestinian neighborhood. Israeli strike on Jan. 1, 2009 against mosque in Jabaliya being used as a weapons depot, causing huge secondary explosions.
No doubt Palestinian civilians anywhere near the mosque were killed or injured by the multiple huge blasts and exploding ammunition and rockets. But it is difficult to see how Palestinians injured by Palestinian bombs and missiles can be blamed on Israel.

(updated 19 Jan 2009)

Voir également:

Chair à canon : Israël avertit les Palestiniens de quitter des zones qui vont être attaquées, le Hamas leur ordonne d’y retourner

Hélène Keller-Lind

Des Infos

13 juillet 2014

En ce 13 juillet 2014 on mesure à nouveau le déséquilibre moral vertigineux entre Israël qui suit à la lettre le droit de la guerre et le Hamas qui le bafoue sans vergogne. En effet, les Palestiniens vivant au nord de la Bande de Gaza dans des zones d’où sont tirées à l’aveuglette des dizaines de roquettes sur les populations civiles d’Israël, ont été avertis par Tsahal d’évacuer les lieux pour permettre une opération de nettoyage de cibles militaires sans faire de victimes civiles. Ce que nombreux Palestiniens font, se réfugiant dans des bâtiments de l’UNRWA. Le Hamas, qui utilise sa population comme boucliers humains, leur ordonne de retourner dans ces zones.

La terreur palestinienne et les répliques israéliennes

Pour la seule journée du 12 juillet 2014 plus de 129 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël.
117 roquettes au moins ont frappé Israël
9 roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer
Tsahal a frappé 120 cibles terroristes dans la Bande de Gaza

On est bien loin d’un soi-disant combat de David contre Goliath, le Hamas possédant un arsenal considérable. Fabriqué localement pour partie – d’où les restrictions israéliennes sur la nature des transferts à Gaza, qui se poursuivent actuellement en dépit des attaques terroristes – mais importé pour une plus grande partie. Fourni par l’Iran ou ses alliés, importé dans la Bande de Gaza via des tunnels de contrebande dont la construction est devenue une spécialité locale ayant bénéficié jusque récemment de complicités égyptiennes. L’Égypte aujourd’hui saisit ce type de matériel à destination de Gaza-.

L’Iran à Vienne et à Gaza

Le 13 juillet le Premier ministre Nétanyahou, lors de la réunion hebdomadaire du Cabinet ministériel, soulignait d’ailleurs,que alors que « les grandes puissances discutent aujourd’hui à Vienne de la question du programme nucléaire iranien » il convient de « leur rappeler que le Hamas et le Djihad Islamique sont financés, armés et entraînés par l’Iran, L’Iran est une puissance terroriste majeure..On ne peut permettre à cet Iran-là de pouvoir produire des matières fissiles pour des armes nucléaires. Si cela se produit ce que nous voyons se passer autour de nous et se passer dans le Moyen-Orient sera bien pire… ».

Israël avertit les populations civiles dans le respect du droit de la guerre

C’est dans ce contexte que Tsahal, se conformant au droit international et au droit de la guerre a averti le 12 juillet des Gazaouis du nord de la Bande de Gaza, qui vivent autour de rampes de lancement de roquettes et autres installations terroristes militaires de partir de chez eux avant midi le lendemain avant que soit lancée une opération pour les détruire. Ce que rapporte même l’agence de presse palestinienne Maan News.. Qui fait également état du départ de milliers de Palestiniens qui vont se réfugier dans des écoles ou des bâtiments de l’UNRWA. Ce qui montre d’ailleurs qu’ils savent que les tirs israéliens ne sont pas aveugles, à la différence des tirs lancés depuis Gaza.

Populations civiles palestiniennes qui sont de la chair à canon pour le Hamas

Et que fait le Hamas ? Son ministère de l’Intérieur ordonne à ces Palestiniens de regagner immédiatement leur domicile, affirmant que ces avertissements entreraient dans le cadre d’une guerre psychologique et ne sont pas à prendre au sérieux, alors qu’il sait pertinemment que tel n’est pas le cas…., Le mouvement terroriste qui utilise sa population comme boucliers humains démontre une fois encore son peu de respect pour leurs vies. Les Gazaouis n’étant pour lui que de la chair à canon. Ce que dénonçait à nouveau en ces termes Benjamin Netanyahou lors de la réunion de son Cabinet ministériel du 13 juillet 2014 « Qui se cache dans les mosquées ? Le Hamas. Qui met ses arsenaux sous des hôpitaux ? Le Hamas. Qui met des centres de commandement dans des résidences ou à proximité de jardins d’enfants ? Le Hamas. Le Hamas utilise les habitants de Gaza comme boucliers humains et provoque un désastre pour les civils de Gaza ; donc, pour toute attaque contre des civils de Gaza, ce que nous regrettons, le Hamas et ses partenaires sont seuls responsables ».

Pour faire bonne mesure le Hamas terrorise aussi sa population en faisant assassiner en pleine rue dans la ville de Gaza, par ’des combattants palestiniens’, sans autre forme de procès, un homme accusé d’être ’un collaborateur’,

Israël laisse sortir binationaux et malades graves et laisse entrer des biens de première nécessité

On notera que les binationaux qui le choisissent peuvent quitter la Bande de Gaza par le passage d’Erez et sont des centaines à le faire. Des patients palestiniens continuent à y transiter pour aller se faire soigner en Israël et des biens de première nécessité entrent dan la Bande de Gaza par le passage de Keren Shalom. On trouvera tous les détails de ces livraisons ici.

On rappellera également qu’une grande partie de l’eau potable et de l’électricité consommés dans la Bande de Gaza sont fournis par Israël.

Voir également:

Fourth Lesson From the Gaza War: Don’t Trust Body Counts and Hamas Propaganda
Moshe Phillips and Benyamin Korn
The Algemeiner
July 15, 2014

News media coverage of the Gaza war is increasingly focusing on the body count.

It’s an easy way to make Israel look bad. And it tends to obscure who the real aggressor in this conflict is, and who is the real victim.

Each day, journalists report an ever-higher number of Gazans who have been killed, comparing it to the number of Israeli fatalities, which is still, thank G-d, zero. This kind of simplistic reporting creates a sympathetic portrayal of the Palestinians, who are shown to be genuinely suffering, while the Israeli public just seems a little scared.

But there are important reasons why there are so many more Palestinian casualties than Israeli casualties.

The first is that the Israeli government has built bomb shelters for its citizens, so they have places to hide when the Palestinians fire missiles at them. By contrast, the Hamas regime in Gaza refuses to build shelters for the general population, and prefers to spend its money buying and making more missiles.

It’s not merely that Hamas has no regard for the lives of its own citizens. But even worse: Hamas deliberately places its civilians in the line of fire, in the expectation that Palestinian civilian casualties will generate international sympathy.

On July 10, the Hamas Ministry of the Interior issued an official instruction to the public to remain in their apartments, and “and not heed these message from Israel” that their apartment buildings are about to be bombed.

A New York Times report on July 11 described in sympathetic detail how seven Gazans were killed, and many others wounded, in an Israeli strike despite multiple advance warnings by Israel to vacate the premises. In the 18th paragraph of the 21-paragraph feature, the Times noted, in passing: “A member of the family said earlier that neighbors had come to ‘form a human shield.’ ”

Isn’t that outrageous? Israel voluntarily gives up the advantage of surprise in order to warn Palestinian civilians and save their lives. Hamas responds by trying to ensure that Palestinian civilians get killed. And the international community chastises Israel for the Palestinian fatalities!

Another reason there are so many more Palestinian casualties is that Hamas deliberately places its missile-launchers and arms depots in and around civilian neighborhoods. Hamas hopes that Israel will be reluctant to strike such targets because of the possibility of hitting civilians. Hezbollah does the same thing in southern Lebanon. This is by now an old Arab terrorist tactic, going back more than three decades.

“One must understand how our enemy operates,” Prime Minister Netanyahu pointed out at the most recent cabinet meeting. “Who hides in mosques? Hamas. Who puts arsenals under hospitals? Hamas. Who puts command centers in residences or near kindergartens? Hamas. Hamas is using the residents of Gaza as human shields and it is bringing disaster to the civilians of Gaza; therefore, for any attack on Gaza civilians, which we regret, Hamas and its partners bear sole responsibility.”

The final reason the Palestinian casualty toll is higher than that of Israel is that Israel has a superior army, and it’s winning this war. Those who win wars almost always have fewer casualties than those who are defeated. In Israel’s case, that’s a good thing. Israel need not feel guilty or defensive about winning. It’s a lot better than losing, as the Jewish people have learned from centuries of bitter experience as helpless victims.

Anyone with knowledge of history can appreciate how misleading casualty statistics can be. In World War II, the United States suffered about 360,000 military deaths. The Germans lost 3.2-million soldiers and 3.6-million civilians. Does that mean America was the aggressor, and Germany the victim? Japan estimates that it suffered 1 million military deaths and 2 million civilian deaths. Does that mean America attacked Japan, and not vice versa?

The fourth lesson from the Gaza war: The body count is a form of Arab propaganda, which actually conceals who is the aggressor and who is the victim.

Moshe Phillips and Benyamin Korn are members of the board of the Religious Zionists of America.

Gaza : les "tunnels de la terreur", cibles de l’offensive israélienne
Les galeries souterraines creusées par le Hamas sont la priorité de l’opération terrestre lancée le 17 juillet par l’armée israélienne, mais aussi une source de ravitaillement pour les Gazaouis malgré le blocus.
Louis Boy

Le Point

19/07/2014

"La décision de réoccuper Gaza n’a pas été prise." A en croire le ministre de la Sécurité publique israélien, l’offensive terrestre entamée par l’armée israélienne dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet n’est qu’une opération temporaire, même si Benyamin Nétanyahou s’est dit prêt à l'"élargir de manière significative".

Depuis le début des frappes aériennes, le 8 juillet, l’objectif affiché est le même : mettre le Hamas hors d’état de nuire aux Israéliens. Mais Tsahal semble avoir estimé que les frappes aériennes ne suffiraient pas pour détruire un des atouts principaux du mouvement palestinien : son réseau de souterrains, que le Premier ministre a surnommé les "tunnels de la terreur".
Une attaque souterraine déjouée le 17 juillet

C’est une attaque du Hamas qui semble avoir convaincu Israël de frapper ces tunnels, ou du moins lui avoir fourni le prétexte parfait. Dans la journée qui a précédé l’offensive terrestre, 13 combattants du Hamas pénètrent en Israël en empruntant un de leurs souterrains, à proximité d’un kibboutz. Repérés, ils sont repoussés par des soldats et l’armée de l’air avant de rebrousser chemin. Pour le porte-parole de l’armée, c’est "une attaque terroriste majeure" qui vient d’être déjouée.

Il faut dire que le réseau souterrain du Hamas a de quoi inquiéter Israël. "Des dizaines de tunnels parcourent la bande de Gaza, affirme Tsahal. Il s’agit d’un réseau sophistiqué, très bien entretenu, qui relie des ateliers de construction de roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement." A une vingtaine de mètres sous terre, ils sont parfois équipés du téléphone et de l’électricité. Les galeries, dont la construction peut prendre des années, sont devenues une fierté pour le Hamas, expliquait un ancien responsable de l’armée israélienne au journal Haaretz. Une de ces galeries, découverte par l’armée israélienne en 2013, est visible dans cette vidéo (non sous-titrée) de la chaîne américaine CNN.

Contrebande avec l’Egypte

Certains tunnels aboutissent en plein territoire israélien. Des habitants du sud du pays affirment même entendre des bruits de forage la nuit sous le sol de leurs maisons. Les responsables de l’armée israélienne craignent donc que le Hamas utilise ce réseau pour lancer des attaques en contournant le dispositif de sécurité qui borde la bande de Gaza. En 2006, c’est par ces tunnels que s’étaient évaporés les ravisseurs du soldat israélien Gilad Shalit.

Pourtant, ces tunnels n’avaient, au départ, pas une vocation militaire. Ils apparaissent en 1979 quand la ville de Rafah est divisée en deux : une moitié dans le sud de la bande de Gaza, l’autre moitié sous contrôle égyptien. Les tunnels relient alors les deux côtés de la frontière, et servent à transporter des marchandises de contrebande, voire de la drogue. Un rôle de contrebande qui s’est renforcé depuis 2007 et la mise en place d’un blocus de Gaza par l’Egypte et Israël, en réaction à l’élection du Hamas à la tête de la région. Depuis, les tunnels se sont multipliés, essentiellement à la frontière avec l’Egypte, et sont devenus un lien vital avec l’extérieur. Une partie d’entre eux, les plus secrets, sert aussi à acheminer des combattants et des armes pour le Hamas.
1 400 tunnels détruits par les Egyptiens

Un réseau qui s’est grandement affaibli en 2013, quand le nouveau pouvoir égyptien, hostile au Hamas, décide de s’attaquer aux tunnels. Près de 1 400 d’entre eux sont bouchés entre 2013 et mars 2014, selon l’armée égyptienne. Un chiffre qui témoigne de l’étendue du réseau. Depuis, l’approvisionnement de Gaza en nourriture, en matériaux de construction ou encore en carburant s’est fortement compliqué, affaiblissant aussi le Hamas.

Pour le site américain Vox, l’objectif officiel de l’opération militaire israélienne ces dernières semaines – affaiblir les infrastructures du Hamas – pourrait signifier qu’elle souhaite ne pas s’attaquer uniquement aux tunnels qui mènent en Israël, comme annoncé, mais bien à la totalité du réseau, y compris les tunnels que l’Egypte "pourrait avoir manqués". De quoi rendre encore plus pesant le blocus sur Gaza et, peut-être, porter un coup fatal au Hamas.

Voir encore:

Septième leçon de la guerre de Gaza: Nous devons démilitariser Gaza

Moshe Phillips and Benyamin Korn

The Algeimeiner

traduction Europe Israël

juil 20, 2014
Septième leçon de la guerre de Gaza: Nous devons démilitariser Gaza

Un exemple des tunnels terroristes et de contrebande du Hamas entre le poste frontière de Rafah avec l’Egypte et la bande de Gaza.

Un simple cessez-le-feu à Gaza laisserait au Hamas le temps de réarmer et de renouveler ses activités terroristes.

La démilitarisation de la bande de Gaza mettrait fin aux activités terroristes du Hamas.

Quel but est le plus logique?

Le président Barack Obama et le secrétaire d’Etat John Kerry travaillent dur pour parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Cet effort est à courte vue – et pire encore. Un simple cessez-le-feu serait de facto une victoire pour le Hamas. Il donnerait au Hamas le temps et l’espace de respiration dont il a besoin pour faire passer plus d’armes, réparer ses tunnels terroristes, et lancer de nouvelles attaques terroristes contre Israël. Il ne durerait que pour mieux prolonger la guerre.

Lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté le 15 Juillet la proposition de cessez-le-feu, il a expliqué sa décision en ces termes: « Nous avons accepté la proposition égyptienne afin de permettre la démilitarisation de la bande de Gaza – de ses missiles, roquettes et tunnels – par des moyens diplomatiques. »
Ainsi, Netanyahu a déclaré lors d’une conférence de presse télévisée le 16 Juillet:«La chose la plus importante vis-à-vis de Gaza est de s’assurer que l’enclave soit démilitarisée».

terror1Voici les sous-sols de la ville de Shuja’iya que les israéliens ont bombardés cette nuit : tout un arsenal et des postes de commandement terroristes sous les immeubles d’habitation, la mosquée et l’hôpital.

Dans un plan présenté au bureau du premier ministre et au Comité Knesset des Affaires étrangères et de la Défense la semaine dernière, l’ancien ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a présenté un plan détaillé pour la démilitarisation de la bande de Gaza.

De même, Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique qui est maintenant l’envoyé du Quartet pour le Moyen-Orient, a déclaré sur la chaîne israélienne TV 10 le 15 Juillet qu’il doit y avoir un « plan à long terme pour Gaza … qui traite des exigences de la sécurité réelle d’Israël de façon permanente … le Hamas ne peut pas poursuivre l’infrastructure militaire dont il dispose. »

Certes, nettoyer Gaza de ses armes et de son infrastructure militaire ne serait pas une tâche facile, compte tenu du vaste arsenal que le Hamas a amassé depuis le dernier cessez-le-feu il y a deux ans. Au début de la guerre actuelle, le Hamas avait environ 10.000 roquettes à portée de main. Ces missiles sont plus sophistiqués que les années précédentes, ils transportent des charges lourdes d’explosifs et peuvent atteindre Israël partout, même jusqu’à Nahariya, le long de la frontière nord d’Israël avec le Liban.

Le Hamas a également des drones armés. Il a d’énormes dépôts d’armes et des laboratoires de fabrication de bombes. Il a des tunnels en béton où les terroristes se cachent et où passent les armes qui sont introduites en contrebande.

En mars de cette année, la marine israélienne a intercepté un navire d’armes iranien à destination de Gaza. Cachées sous des sacs de ciment de fabrication iranienne il y avait des dizaines de roquettes M-302 sol-sol d’une portée de 75 à 150 km. (Remarque: la distance entre la bande de Gaza à Tel-Aviv est de 60 km.) La cache d’armes comprenait également près de 200 obus de mortier, et 400 000 cartouches de munitions. En 2009 et à nouveau en 2011, Israël a bombardé les convois d’armes transportées du Soudan à Gaza.

Qui sait combien d’autres de ces livraisons d’armes iraniennes ou soudanaises ont réussi à échapper aux Israéliens et à atteindre Gaza?

Ce n’est pas seulement un problème pour Israël. C’est un problème pour l’ensemble du monde libre. Israël est en première ligne dans la guerre internationale contre le terrorisme. Gaza n’est qu’un champ de bataille. Comme nous le savons depuis longtemps, ce qui commence à Gaza ou Bagdad ou Kaboul se propage vite à Londres, Madrid et New York.

La communauté internationale a démontré que quand elle rassemble sa volonté, elle peut désarmer les terroristes. Une pression internationale sévère et des sanctions ont contraint la Syrie à entamer le démantèlement de ses armes chimiques l’année dernière. La pression et la fermeté britannique ont entraîné le désarmement des terroristes de l’IRA. Peut-être que cette expérience est à l’origine de l’appel de l’ancien Premier ministre Tony Blair pour le démantèlement de l’infrastructure terroriste du Hamas dans la bande de Gaza.

Au lieu de continuer à verser des milliards de dollars d’aide financière dans le trou noir connu sous le nom de «économie de Gaza», la communauté internationale doit porter son attention sur les armes de Gaza. Il est temps à l’instar de ce que l’Irlande a réussi et des progrès faits en Syrie, de démilitariser la bande de Gaza. Les habitants de Gaza ont besoin de beurre, et non pas de munitions, et les gens du monde libre ont besoin de paix, et non pas de terrorisme.

La septième leçon de la guerre de Gaza: la démilitarisation de la bande de Gaza, pas un cessez le feu, doit être l’objectif non seulement d’Israël, mais de l’ensemble du monde libre.

Moshe Phillips et Benyamin Korn sont membres du conseil des sionistes religieux d’Amérique.

Voir de même:

Gaza: les tunnels de la terreur financés par l’Union Européenne
Jean Vercors

JSSNews

20 juillet 2014

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2006, le Hamas a lancé plus de 10,000 missiles et roquettes sur la population civile d’Israël. Le Hamas, est considéré par le Quartet (Etats-Unis, Russie, UN et Union européenne, Australie, Canada, Japon) comme un mouvement terroriste.

L’idéologie et les objectifs de ce mouvement sont contenus dans sa charte, adoptée le 18 août 1988. Les buts du Hamas sont la destruction de l’Etat d’Israël et la création d’un Etat islamique en Palestine, avec Jérusalem comme capitale. Le Hamas se base entièrement sur l’islam et considère que le territoire palestinien dans son ensemble, ce qui inclut donc l’Etat d’Israël, est une terre islamique.

La population de gaza a voté majoritairement pour le Hamas, ils ont choisi des leaders terroristes et irresponsables.

La population civile paie la note du Hamas qu’ils ont élu massivement.

99.9% des gazaouïs approuvent toutes les actions du Hamas, le 0.10% est au cimetière.

L’UE est le principal bailleur de fonds de l’Autorité palestinienne et fournit chaque année plus de 450 millions de dollars par an d’aide directe. Sans compter les aides « privées » des Etats et des collectivités et sans compter également les dons faits aux organisations islamiques et arabes qui pullulent en France en faveur des palestiniens.

De nombreuses associations dites caritatives comme : le Comité de Bienfaisance et de Solidarité avec la Palestine, la Fondation Al-Aksa, le Holy Land Foundation for Relief and Development, le Palestinians’ Relief and Development Fund (Interpal) et le Palestine and Lebanon Relief Fund, actifs respectivement en France, en Allemagne, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, servent ainsi au Hamas à récolter des fonds, sous couvert de solidarité et de charité.

L’offensive terrestre décidée par le gouvernement israélien vise à « frapper les tunnels de la terreur allant de Gaza jusqu’en Israël » et protéger ses citoyens.

A l’origine destinés à la contrebande des marchandises, les tunnels ont très vite été utilisés par les terroristes islamistes pour faire passer des armes de guerre via la frontière avec l’Egypte. En 2013, l’armée égyptienne sous l’égide de Mohamed Morsi, a décidé d’inonder les tunnels de contrebande pour « renforcer la sécurité à la frontière ». Une véritable foutaise de la part des autorités égyptiennes, alors issues comme le Hamas de la confrérie des Frères musulmans.

Avec donc l’argent des contribuables Européens, le Hamas a pu construire de nombreux tunnels reliant la bande de Gaza à Israël. L’objectif était de déjouer les systèmes de surveillance israéliens pour infiltrer des terroristes en vue de commettre des attentats dans des localités et prendre des otages Israéliens.

Plusieurs tunnels pénétraient « de plusieurs centaines de mètres en territoire israélien » construits pour mener des « attaques terroristes ».

Les tunnels étaient construits avec des dalles de béton et à une profondeur de 5 à 10 mètres.
Le réseau souterrain du Hamas est très sophistiqué, très bien entretenu, il relie des ateliers de construction de missiles et roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement.

Plus de 600.000 tonnes de béton et de fer qui auraient pu vous servir a construire des écoles, des routes, des hôpitaux ont servi au Hamas a construire des tunnels en dessous des écoles, mosquées et Hôpitaux et en territoire Israélien.
Pendant que des millions d’Européens vivent dans la misère, l’UE préfère financer les tunnels du terrorisme palestinien

Et La France, toujours prête à jouer les bons samaritains par l’intermédiaire de ses différents intervenants, consacre 7M€ par an aux collectivités territoriales palestiniennes : 2 M€ sont mobilisés annuellement par les collectivités françaises pour financer des projets, et 5M€ par l’Etat, via l’Agence Française de Développement (AFD)
La France accordait en mars 2012, 10M€ aux palestiniens pour la construction d’une usine de dessalement dans la bande de Gaza.

Où est donc passée cette usine?

Les télévisions du monde montrent sans relâche des images de Gazaouis blessés et morts comme si la responsabilité incombait à Israël.

Le Hamas utilise des boucliers humains pour se protéger de la riposte Israélienne.

De nombreux journalistes et photographes cherchent désespérément la photo parfaite : Celle de la petite poupée d’enfant soigneusement posée sur les débris d’une maison du Hamas bombardée la veille par l’aviation Israélienne.

Les Palestiniens ont choisi la terreur et la guerre, je ne vais pas pleurer pour eux. Il fallait réfléchir avant.

Aux Palestiniens, « Si le Hamas est un vaillant combattant, un vrai résistant, qu’il sorte de ses bunkers planqués sous vos maisons et viennent nous affronter »

Voir aussi:

IDF shows photos of alleged Hamas rocket sites dug into hospital, mosques
By Yaakov Lappin/ Reuters
Jerusalem Post

07/21/2014 16:06
inShare2
The images were taken from the northeastern Gaza City neighborhood of Shejaia, which was the scene of heavy fighting in recent days.

The IDF on Monday released declassified photos showing how Hamas uses hospitals, mosques, and playgrounds as rocket launch sites.

The images were taken from the northeastern Gaza City neighborhood of Shejaia, which was the scene of heavy fighting in recent days.

Israel’s army said it had been targeting militants in the clashes, charging that they had fired rockets from Shejaia and built tunnels and command centers there. The army said it had warned civilians to leave two days earlier.

Sounds of explosions rocked Gaza City through the morning, with residents reporting heavy fighting in Shejaia and the adjacent Zeitoun neighborhood. Locals also said there was heavy shelling in Beit Hanoun, in the northern Gaza Strip.

"It seems we are heading towards a massacre in Beit Hanoun. They drove us out of our houses with their fire. We carried our kids and ran away," said Abu Ahmed, he did not want to give his full name for fear of Israeli reprisals.

The Islamist group Hamas and its allies fired multiple missiles across southern and central Israel, and heavy fighting was reported in the north and east of Gaza.

Non-stop attacks lifted the Palestinian death toll to 496, including almost 100 children, since fighting started on July 8, Gaza health officials said. Israel says 18 of its soldiers have also died along with two civilians.

Despite worldwide calls for a cessation of the worst bout of Palestinian-Israeli violence for more than five years, Israeli ministers ruled out any swift truce.

"This is not the time to talk of a ceasefire," said Gilad Erdan, communications minister and a member of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s inner security cabinet.

Voir enfin:

Tunnels Matter More Than Rockets to Hamas
The terror group wants to infiltrate Israel to grab hostages and stage attacks as in Mumbai in 2008.
Michael B. Mukasey
The Wall Street Journal
July 20, 2014

Early in the current clash between Hamas and Israel, much of the drama was in the air. The Palestinian terrorist group launched hundreds of rockets at Israel, and Israel responded by knocking down rockets in the sky with its Iron Dome defense system and by bombing the rocket-launch sites in Gaza. But the real story has been underground. Hamas’s tunnels into Israel are potentially much more dangerous than its random rocket barrages.

Israel started a ground offensive against Hamas in Gaza on Thursday, intending to destroy Hamas’s tunnel network. The challenge became obvious on Saturday when eight Palestinian fighters wearing Israeli military uniforms emerged from a tunnel 300 yards inside Israel and killed two Israeli soldiers in a firefight. One of the Palestinian fighters was killed before the others fled through the tunnel back to Gaza.

According to Yigal Carmon, who heads the Middle East Media Research Institute, his organization’s monitoring of published material and discussions with Israeli officials indicate that Hamas’s tunnels—and not the well-publicized episode of kidnapping and murder involving young Israelis and a Palestinian teenager—were the spark for the conflict.

Consider: On July 5 Israeli planes damaged a tunnel dug by Hamas that ran for several kilometers from inside the Gaza Strip. The tunnel emerged near an Israeli kibbutz named Kerem Shalom —vineyard of peace.

That Israeli strike presented Hamas with a dilemma, because the tunnel was one of scores that the group had dug at great cost. Were the Israelis specifically aware of the tunnel or had their strike been a random guess? Several members of the Hamas military leadership came to inspect the damage the following day, July 6. A later official Israeli report said that the Hamas inspectors were killed in a "work accident." But what if the Israelis had been waiting for the follow-up and struck again?

Hamas now saw its strategic plan unraveling. The tunnel network gave it the ability to launch a coordinated attack within Israel like the 2008 Islamist rampage in Mumbai that killed 164 people. Recall that in 2011 Israel released more than 1,000 Palestinian prisoners, more than 200 of whom were under a life sentence for planning and perpetrating terror attacks. They were exchanged for one Israeli soldier, Gilad Shalit, who had been taken hostage in a cross-border raid by Hamas. Imagine the leverage that Hamas could have achieved by sneaking fighters through the tunnels and taking hostages throughout Israel; the terrorists intercepted Saturday night were carrying tranquilizers and handcuffs.

If the Israeli strike on the tunnel near the Kerem Shalom kibbutz presaged a drive to destroy the entire network—the jewel of Hamas’s war-planning—the terrorist group must have been thrown into a panic. Because by this summer Hamas was already in desperate political straits.

For years Hamas was receiving weapons and funding from Shiite Iran and Syria, under the banner of militant resistance to Israel. But when Mohammed Morsi became president of Egypt in June 2012, Hamas abandoned its relationship with Iran and Syria and took up instead with Mr. Morsi and the Sunni Muslim Brotherhood. Hamas also took up with Turkey and Qatar, also Sunni states, describing them at one point as the saviors of Hamas. Former benefactors Syria and Iran then called Hamas traitorous for abandoning the resistance-to-Israel camp.

The Hamas romance with Mr. Morsi was especially galling to Shiite-led Iran and Syria. The Shiites are only 10% of the world’s Muslims, and neither Iran nor Syria welcomed the loss of a patron to Sunni Egypt. The coup that removed Mr. Morsi and the Muslim Brotherhood regime in June 2013 brought a chill in Egypt’s relationship with Hamas that has kept Egypt’s border with Gaza closed, denying Hamas that route of supply.

But Iran and Syria did not rush to embrace their former beneficiary. When Hamas tried to re-ingratiate itself with Iran this May, its political bureau head, Khaled Mash’al, was denied an audience in Tehran and could only meet a minor diplomat in Qatar. On June 26 the Iranian website Tabnak posted an article titled, "Mr. Mash’al, Answer the Following Questions Before Asking for Help." The questions included: "How can Iran go back to trusting an organization that turned its back on the Syrian regime after it sat in Damascus for years and received all kinds of assistance?" and "How can we trust an organization that enjoyed Iranian support for years and then described Turkey and Qatar as its saviors?"

So on July 6, Hamas stood politically isolated and strategically vulnerable. It had lost the financial support of Egypt and could not get renewed support from Iran in the measure it needed. To some in the organization it appeared that Hamas had only one card to play—and on July 7 it played that card with rockets. As to the tunnels, last Thursday Israeli forces intercepted 13 armed terrorists as they emerged from a tunnel near Kibbutz Sufa in Israel.

There are other messages out there for the Palestinians instead of the violent one sent by Hamas. Writing in the London-based Arabic daily Al Hayat on July 12, Saudi intellectual Abdallah Hamid al-Din, no friend of Israel, urged Palestinians to abandon as unrealistic demands for a right of return, and to forgo as hypocritical calls to boycott Israel:

"The only way to stop Israel is peace. . . . Israel does not want peace, because it does not need it. But the Palestinians do. Therefore it is necessary to persist with efforts to impose peace. No other option exists. True resistance is resistance to illusions and false hopes, and no longer leaning on the past in building the future. Real resistance is to silently endure the handshake of your enemy so as to enable your people to learn and to live."

Plenty of others are sending the same message today. Whether Palestinians will listen is another matter.

Mr. Mukasey served as U.S. attorney general (2007-09) and as a U.S. district judge for the Southern District of New York (1988-2006).


Gaza: Avant, j’étais beaucoup plus critique à l’égard d’Israël (Pat Condell discovers the great Palestinian lie)

9 juillet, 2014

http://www.palinfo.com/site/PIC/images/2014/7/9/-1195040700.jpg?&maxwidth=800&maxheight=800&quality=90

http://www.idfblog.com/wp-content/uploads/2014/07/hamas_human_shield.jpg

https://scontent-b-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-xpf1/t1.0-9/p526x296/10411365_4421794800057_5327364847222839514_n.jpg

http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2014/07/Tsahal-armes-Hamas.jpg

Notre journaliste à Gaza confirme que les habitants sont utilisés comme boucliers humains. Richard C. Schneider
Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas)
L’occupation actuelle de la Cisjordanie par Israël est mal et conduit à une instabilité régionale et à une déshumanisation des Palestiniens (…) Israël fait face à une réalité indéniable : il ne peut pas maintenir un contrôle militaire sur un autre peuple indéfiniment. Faire ainsi est non seulement mal, mais c’est aussi une recette pour créer du ressentiment et une instabilité récurrente, a déclaré Gordon. Cela renforce les extrémistes de deux côtés, cela déchire la tissu démocratique israélien et nourrit une deshumanisation mutuelle. (…) Les Etats-Unis soutiendront toujours Israël. Nous combattons pour Israël tous les jours aux Nations Unies (…) Pourtant, en tant que meilleur ami et plus puissant soutien d’Israël, Washington doit pouvoir poser certaines questions fondamentales(…) Comment Israël restera-t-il démocratique et juif s’il essaie de gouverner les millions d’arabes palestiniens qui vivent en Cisjordanie ? Comment aura-t-il la paix s’il ne veut pas délimiter une frontière, mettre un terme à l’occupation et permettre une souveraineté, une sécurité et une dignité palestinienne ? Comment empêcherons nous d’autres états de soutenir les efforts palestiniens dans la communauté internationale, si Israël n’est pas perçu comme impliqué pour la paix ? (…) nous nous trouvons dans une situation délicate (…)  D’un côté, nous n’avons aucun intérêt à un jeu de critique. La difficile réalité est qu’aucune des parties n’a préparé leurs populations ou s’est montrée prête à prendre les décisions difficiles pour un accord. La confiance s’est effritée des deux côtés. Jusqu’à ce qu’elle soit restaurée, aucune des deux parties ne sera probablement prête à prendre des risques pour la paix, même s’ils vivent avec les terribles conséquences qui résultent de cette absence (…) Les « dernières semaines » montrent que l’incapacité de résoudre le conflit israélo-palestinien « implique inévitablement plus de tensions, plus de ressentiment, plus d’injustice, plus d’insécurité, plus de tragédie et plus de peine (…) La vue de familles en deuil, aussi bien israélienne que palestinienne, nous rappelle que le coût du conflit demeure insupportablement haut. (…)  Israël ne devrait pas prendre pour acquis la possibilité de négocier une telle paix avec Abbas qui a montré a plusieurs reprises qu’il était impliqué pour la non violence, la coexistence et la coopération avec Israël. (…)  Les Etats-Unis condamnent fermement ces attaques. (…) Aucun pays ne devrait vivre sous la menace constante d’une violence hasardeuse contre des civils innocents », a rappelé Gordon, dont l’administration avait été fortement critiquée par le gouvernement israélien pour avoir accepté de travailler rapidement avec le nouveau gouvernement d’unité soutenu par le Hamas qui avait été établi le mois dernier. L’administration soutient le droit d’Israël à se défendre contre ces attaques (…)  En même temps, nous apprécions l’appel du Premier ministre Netanyahu à agir responsablement, et nous appelons à notre tour les deux parties à faire tout ce qu’elles peuvent pour ramener le calme et protéger les civils. Philip Gordon (assistant spécial du président américain Barack Obama et coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient)
Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un État palestinien n’est qu’un moyen pour continuer la lutte contre l’Etat d’Israël afin de créer l’unité arabe. En réalité, aujourd’hui, il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les Palestiniens, les Syriens et les Libanais. C’est uniquement pour des raisons politiques et tactiques, que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien, étant donné que les intérêts arabes demandent que nous établissions l’existence d’un peuple palestinien distinct, afin d’opposer le sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie qui est un Etat souverain avec des frontières bien définies, ne peut pas présenter de demande sur Haifa et Jaffa, tandis qu’en tant que palestinien, je peux sans aucun doute réclamer Haifa, Jaffa, Beersheba et Jérusalem. Toutefois, le moment où nous réclamerons notre droit sur l’ensemble de la Palestine, nous n’attendrons pas même une minute pour unir la Palestine à la Jordanie.  Zahir Muhsein (membre du comité exécutif de l’OLP, proche de la Syrie, "Trouw", 31.03. 77)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. (…) Le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israël sont des événements nuls et non avenus. (…) La Charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet. Charte de l’OLP (articles 15, 19 et 33, 1964)
Je mentirais si je vous disais que je vais l’abroger. Personne ne peut le faire. Yasser Arafat (Harvard, octobre 1995)
Des tonnes d’explosifs, de roquettes, de lance-grenades, de grenades, de fusils d’assaut et des missiles anti-chars (…) ont été stockés dans des maisons de civils, des mosquées, des écoles et même des hôpitaux. (…) le Hamas a utilisé les larges espaces ouverts des mosquées pour stocker des armes, ce qui est interdit par le droit international et a ainsi transformé ces zones urbaines en zones de combat. L’utilisation de femmes, personnes âgées et enfants fait partie intégrante de la stratégie terroriste du Hamas. Des écoles ont été piégées, mettant la vie des enfants en danger. Des écoles et des centres d’éducation ont été transformés en sites de lancement de roquettes et de mortiers. (…) les terroristes du Hamas ont placé des rampes de lancement de roquettes à proximité de bâtiments publics tels que des centres médicaux, terrains de football, les bureaux de l’Association palestinienne pour la réhabilitation des handicapés et des stations d’essence (…) Le Hamas a délibérément construit ses infrastructures terroristes et militaires au coeur des infrastructures civiles. IDF
Les tactiques de combat et l’idéologie du Hamas sont, "par excellence, un cas d’école" de violations systématiques du droit international humanitaire. Il n’y a "presqu’aucun exemple comparable" où que ce soit dans le monde d’aujourd’hui d’un groupe qui viole aussi systématiquement les accords internationaux liés aux conflits armés. Irwin Cotler (ancien Ministre de la Justice du Canada, membre du parlement de ce pays et professeur de droit à l’Université McGill de Montreal)
L’Institut américain Pew a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays, dont le Nigeria, en proie aux attaques de Boko Haram. La peur d’un extrémisme islamiste grandit dans les pays majoritairement musulmans du Proche-Orient jusqu’en Asie du Sud, selon un sondage publié mardi aux Etats-Unis. Cette crainte s’est développée depuis un an, du fait de la guerre en Syrie qui continue de faire rage et à laquelle participent des mouvements islamistes, et des attaques meurtrières du mouvement nigérian Boko Haram, relève l’institut américain Pew qui a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays musulmans. Les mouvements islamistes comme Al-Qaeda, le Hezbollah, Boko Haram ou le Hamas, perdent aussi des soutiens. Et le nombre de personnes favorables aux attentats suicide contre des civils a considérablement diminué ces dix dernières années. Le sondage a été réalisé du 10 avril au 25 mai, soit avant l’offensive fulgurante lancée le 9 juin de l’Etat islamique en Irak et en Levant (EIIL), qui se fait appeler Etat islamique (EI), dans le nord et le centre de l’Irak. (…) Une majorité de Palestiniens (53%) ont une opinion défavorable du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de l’enlèvement et du meurtre de trois adolescents. Ce chiffre atteint 63% dans la bande de Gaza. Seuls 46% des Palestiniens considèrent les attentats suicide comme justifiés contre des civils, contre 70% en 2007. Libération
Au sujet de l’islam (…) D’abord, j’aime bien leur symbole, leur croissant lunaire, je le trouve beaucoup plus beau que la croix, peut-être parce qu’il n’a pas quelqu’un cloué dessus.  Pat Condell (cité par Harold Kroto, prix Nobel de chimie 1996)
Des trois dogmes des enfants d’Abraham, les musulmans, les chrétiens et les juifs, mes préférés sont les juifs. Quand je dis je les aime: je pense que toutes les religions sont une insulte à l’humanité, mais les juifs n’ont pas autant de revendications et de recherche de privilèges que les deux autres dogmes. Et, plus important, tandis que les musulmans et chrétiens veulent vous imposer leurs croyances, les juifs se fichent pas mal de ce que vous croyez tant que vous les laissez tranquilles. (…) Maintenant, étant donné l’histoire des juifs, il est facile de comprendre pourquoi ils voudraient avoir leur Etat autonome. Mais le problème, c’est qu’il est au mauvais endroit. Parce que s’il y avait vraiment une justice dans ce monde, Israël occuperait actuellement la moitié de l’Allemagne. Mais ce qu’il y a derrière Israël, ce n’est pas la justice, c’est Jérusalem, autrement dit la Bible et autrement dit la prophétie, autrement dit, comme on le sait, la folie. What about the Jews?
Avant, j’étais beaucoup plus critique à l’égard d’Israël et je croyais qu’il y avait une solution à deux états assez simple. Parce que je croyais que les Arabes étaient de bonne foi. J’aimerais toujours le croire mais les faits me montrent que je serais un imbécile de le croire. Car j’ai vu que chaque concession faite par Israël ne reçoit en réponse que toujours plus d’exigences et de prétextes pour ne pas négocier. Ils auraient pu avoir la paix dix fois s’ils avaient voulu. Mais ils ne veulent pas la paix, ils veulent la victoire et ne seront pas satisfaits tant qu’Israël ne sera pas rayé de la carte. Un membre du Comité central de l’OLP l’a dit récemment à la télévision récemment, ajoutant qu’ils doivent garder ça pour eux car ils tiennent un autre discours au reste du monde. (…) Malgré ce que vous dit l’Agence de relations publiques palestinienne (cad les médias occidentaux) ce n’est pas une question de territoire et ça n’a absolument rien à voir avec la justice ou les droits de l’homme parce que les sociétés arabes ne connaissent pas la signification de ces mots. C’est une question de haine contre les Juifs, commandée par le Coran, prêchée dans les mosquées et enseignée aux enfants dans les pays arabes jour après jour et qui empoisonne génération après génération. les Arabes ne détestent pas les Juifs à cause d’Israël, ils détestent Israël à cause des Juifs. La situation en Cisjordanie et à Gaza existe parce qu’il y a 45 ans plusieurs pays arabes ont attaqué Israël délibérément, avec un avantage numérique écrasant, parce que c’était un Etat juif. Si ça n’avait pas été un Etat juif, ils ne l’auraient pas attaqué, ils l’ont attaqué avec l’intention de l’effacer de la carte et de commettre un génocide mais ils ont échoué parce que les juifs avaient plus de sang dans les veines que les Arabes pensaient. Et qui pourraient s’en étonner après tout ce par quoi ils sont passés dans l’indifférence du reste du monde ? Beaucoup, de Juifs auraient pu échapper aux nazis s’ils avaient eu un endroit où se réfugier mais les autres pays ne voulaient pas d’eux. Le Moufti de Jérusalem à l’époque était un ami d’Hitler et, en bon musulman, il approuvait la Solution finale et avait des plans pour mettre en oeuvre son propre holocauste au Moyen-Orient après la victoire des Nazis. Aussi qui pourrait reprocher aujourd’hui aux Israéliens de se défendre, en sachant très bien qu’ils ont à faire à des gens à qui ils ne peuvent pas faire confiance et en sachant que ces gens les haïssent au point de vouloir les exterminer comme peuple. N’importe qui d’autre dans la même situation se comporterait de la même manière. Je sais que c’est ce que je ferais et je ne suis pas près de m’en excuser. Israël est entouré d’ennemis et a plus intérêt à la paix que n’importe qui d’autre et c’est pour ça qu’il continue à faire des concessions. mais ce n’est pas l’intérêt des leaders palestiniens. La paix, c’est dernière chose qu’ils veulent. Ils ont besoin de maintenir la situation en ébullition, de maintenir leur peuple en colère dans le ressentiment et la haine des Juifs. La paix gâcherait tout parce qu’ils ne seront pas contents tant qu’Israël ne sera pas effacé de la carte et les Juifs jetés à la mer. Il faut que le monde arrête de faire comme si la question palestinienne était une question de justice et de droits de l’homme. Il faut qu’il ait le courage moral d’appeler les choses par leur nom et de mettre un point d’arrêt à cette comédie, cette danse sans fin autour d’une table de négociation qui n’existe pas. Il nous faut rendre aux Arabes le grand service de leur dire la vérité qu’ils ont si cruellement besoin d’entendre que leur haine est la cause de leur misère, qu’ils en sont devenus prisonniers, elle en est arrivée à définir leur véritable identité. Et tant qu’ils n’auront pas trouvé un moyen de libérer leurs coeurs de cette souillure, ils y resteront enchainés et ni eux ni leurs enfants ne seront jamais libres. Printemps arabe ou pas. (…) Combien de générations habitées par la haine pensez-vous qu’il faudra encore sacrifier ? Pat Condell

A l’heure où, coupé de la plupart de ses soutiens après le désastreux enlèvement et assassinat du mois dernier et ne pouvant même plus payer ses fonctionnaires, un Hamas aux abois a repris une fuite en avant qui pourrait finir un jour par lui être fatale …

Et où, terrés dans leurs abris sous-terrains et cachés derrière les boucliers humains de sa population écoles et mosquées comprises, ses leaders balancent à nouveau leurs roquettes à l’aveugle sur les villes israéliennes …

Pendant qu’aussi indécise que jamais et comme à son habitude, l’Administration Obama continue à souffler le chaud et le froid sur ses alliés y compris au moment même où Israël est la victime desdites roquettes …

Et qu’apparemment inconscients de la menace qui pèse sur leur propre territoire et sans compter nos faussaires patentés à la Enderlin ou Fandio, nos belles âmes et nos habituels idiots utiles du terrorisme ont repris comme à leur habitude leurs sempiternelles geigneries et imprécations contre la prétendue disproportion de la réaction israélienne …

Comment, avec l’humoriste britannique Pat Condell, ne pas s’étonner de cette incroyable conspiration du plus pur cynisme du côté arabe et de la plus atterrante hypocrisie ou naïveté du côté occidental …

Qui, décennie après décennie, continue à soutenir le "grand mensonge palestinien" ?

The Great Palestinian Lie
Pat Condell
Oct 11, 20111

Is it racist to criticize the Palestinians as the world’s most tiresome cry-babies with a bogus cause and a plight that’s entirely self-inflicted? I bet it is. I wouldn’t be surprised if it was against the law in certain European countries but I’m going to do it anyway because somebody has to. And I realize I’ll probably lose a few friends with this video but that’s okay. Friends like that, I can do without.

All any of us can do is tell the truth as we see it. I mean as we actually see it and not as we think we’re supposed to see it. The worst thing you can do is to see the truth and tell a lie and I see the Palestinian cause as a lie. A lie designed to exploit Western liberal guilt; like the lie of Islamophobia and the lie of the mythical religion of peace that nobody has ever seen in action.

I used to be a lot more critical of Israel and I used to believe there was a fairly simple two-state solution because I used to believe the Arabs were acting in good faith. I still want to believe that but the evidence tells me I’d be a fool to believe it. Because I’ve seen that every concession Israel makes is met with more demands and more excuses not to negotiate. They could have had peace ten times over if they wanted it. But they don’t want peace. They want victory. And they won’t be happy ‘til Israel is wiped from the map.

A member of Fatah Central Committee said as much on television recently but, as he said, they keep that to themselves and tell the rest of the world a different story. And as part of that story, the bogus claim for Palestinian statehood is currently passing through the United Nations and we’re all waiting to see what plops out the other end. Not that it really matters, because despite what the Palestinian public relations industry (i.e. the Western media) might tell you, this is not about territory and it certainly isn’t about justice or human rights because Arab societies don’t know the meaning of those words.

It’s about Jew hatred, as mandated by the Quran, and as preached in the mosques and taught to the children in Arab countries, day in and day out, generation after poisonous generation. The Arabs don’t hate Jews because of Israel. They hate Israel because of Jews.

The situation in the West Bank and Gaza exists because, 45 years ago, several Arab countries attacked Israel, unprovoked, with overwhelming odds, because it was a Jewish state. If it hadn’t been a Jewish state, they wouldn’t have attacked it. And they attacked with the intention of wiping it from the map and of committing genocide. But they failed because the Jews had a bit more steel in their blood than the Arabs had bargained for. And who could be surprised after all they had been through and after seeing how the rest of the world had responded to their plight.

Large numbers of Jews could have escaped the Nazis if they had somewhere else to go but other countries wouldn’t let them in. The mufti of Jerusalem at the time was a friend of Hitler’s and, good Muslim that he was, he approved of the Final Solution and had plans for his own holocaust in the Middle East, once the Nazis had won the war.

So who can blame the Israelis today for defending themselves as if they mean it? When they know they’re dealing with people they know they can’t trust and who they know hate them enough to want to exterminate them as a people. Anybody else in their situation would behave the same way. I know I would and I wouldn’t apologize for it.

Israel is surrounded by enemies. Peace is more in their interest than anyone else’s: which is why they keep making concessions. But it’s not in the interest of the Palestinian leadership. Peace is the last thing they want. They need to keep the pot boiling. They need to keep their people angry and resentful and hating Jews. Peace would ruin everything because they won’t be happy until Israel is wiped from the map and the Jews have been driven into the sea. If they really believe that’s going to happen, they’re insane. And if they don’t really believe it, they’re even more insane. Wouldn’t you say?

And all you good-hearted Western liberals who keep banging the drum for the poor Palestinians: I sympathize with you because you’re doing it for the right reason. But you’re being used and exploited just as the people in the West Bank and Gaza are being exploited by people who have no intention of negotiating peace because they’re driven, primarily, by crude, irrational, religious hatred.

When you protest for Palestine, you know you’ll be in the company of people who are calling for Jews to be gassed. Do you think that’s an accident? You’re dealing with something here beyond politics and beyond reason. Something truly ugly that drives a spike through all your cozy left/right assumptions and your naivety is helping to stoke it like bellows to a fire.

The world needs to stop pretending that Palestine is about justice and human rights and have the moral courage to call this thing what it is: to put a stop to this charade, this endless dance around a nonexistent negotiating table. We need to do the Arabs a huge favor and tell them the truth they so badly need to hear: that their hatred is the cause of their misery. They’ve become prisoners of it. It has come to define their very identity and until they can find a way to remove this ugly stain from their hearts, they’ll always be chained to it. And they and their children will never be free: Arab Spring or no Arab Spring.

Peace . . . how many wasted generations of hate do you think it will take?

Voir aussi:

Le Hamas plus isolé que jamais
Décapité en Cisjordanie, après la mort de trois jeunes Israéliens, et aux abois à Gaza, où il a rendu le pouvoir, le mouvement palestinien est en crise.
Le Point
01/07/2014 à 17:11

Décapité en Cisjordanie, après l’enlèvement meurtrier de trois jeunes Israéliens, et aux abois à Gaza, où il a officiellement rendu le pouvoir, le Hamas se retrouve encore plus isolé qu’avant la réconciliation avec le président palestinien Mahmoud Abbas, selon des experts. "Le Hamas est responsable et le Hamas paiera", a affirmé lundi soir le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, peu après la découverte des corps des trois jeunes Israéliens enlevés dans un bloc de colonies en Cisjordanie occupée le 12 juin. Le Hamas a nié être impliqué dans le rapt mais a salué l’opération, imputée par Israël à deux de ses membres qu’elle recherche toujours à Hébron. Le mouvement palestinien a averti que "si les occupants se lan(çaient) dans une guerre ou une escalade, ils ouvrir(aient) les portes de l’enfer".

Selon Ghazi Hammad, un haut responsable du mouvement, "toutes les options sont envisageables et le Hamas prend au sérieux les menaces d’Israël. Mais il ne cherche pas l’affrontement, la balle est dans le camp d’Israël". "La découverte des corps a été un choc pour Israël et a révélé une faille, c’est pourquoi Israël veut se venger et en faire payer le prix au Hamas, quelle que soit sa responsabilité", a-t-il déclaré. Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a assuré le 23 juin que la direction politique du mouvement n’avait aucune information sur le rapt, mais a dit "soutenir tout acte de résistance contre l’occupation israélienne, qui doit payer pour sa tyrannie". Cette prise de distance avec l’enlèvement permettra au mouvement islamiste d'"atténuer" le choc de la riposte israélienne, estime Walid al-Moudallal, professeur de sciences politiques à l’Université islamique de Gaza. "Mais le Hamas ne restera pas silencieux s’il est visé. Il se battra si sa survie est en jeu", prévient-il.

"Balle dans le pied"

Selon le correspondant militaire du quotidien israélien Yediot Aharonot, la responsabilité du Hamas est engagée, les ravisseurs ayant sans doute agi, sinon sur ordre, conformément à la ligne fixée par la direction du mouvement. Après son "annus horribilis" dû au renversement par l’armée en Égypte du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, "le Hamas fondait ses espoirs sur le gouvernement de réconciliation palestinien, sa proximité croissante avec l’Occident et sur le monde arabe, principalement l’Égypte", écrit Alex Fishman, mais avec l’enlèvement "il s’est tiré une balle dans le pied". À la suite de l’enlèvement, l’armée israélienne a arrêté 420 Palestiniens en Cisjordanie, dont 305 membres du Hamas, parmi lesquels de nombreux dirigeants et députés du mouvement.

Depuis la découverte des corps lundi, "le Hamas ne veut pas seulement donner à Israël un prétexte pour attaquer, il l’invite même à attaquer pendant le ramadan", estime le commentateur israélien, afin de "détourner l’attention de ce ramadan morose sur l’ennemi qui a gâché la fête : Israël". Il souligne l’amertume soulevée par la perte d’emploi et de salaire des quelque 40 000 ex-fonctionnaires du Hamas depuis la formation, le 2 juin, d’un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes, commun à Gaza et à la Cisjordanie. Signe de cette rancoeur, dans la nuit de lundi à mardi, des hommes masqués ont incendié des caméras de surveillance de banques et des distributeurs automatiques de billets à Gaza.

Étranglé par le blocus israélien de la bande de Gaza et la fermeture de la frontière avec l’Égypte, le Hamas a accepté la réconciliation aux conditions de Mahmoud Abbas afin d’assurer sa survie à terme, au prix d’un abandon du pouvoir sur l’enclave palestinienne, d’après les commentateurs. Mais Moussa Abou Marzouk, le responsable du Hamas chargé du dossier de la réconciliation avec le mouvement Fatah du président palestinien, a accusé dimanche Mahmoud Abbas d’avoir abandonné Gaza à son sort, malgré l’accord de réconciliation. "Aujourd’hui, je crains que le Hamas ne soit invité à revenir pour protéger la sécurité de son peuple, la bande de Gaza ne vivra pas dans le vide. Or, elle n’est ni sous la responsabilité du gouvernement précédent ni sous celle du gouvernement d’entente nationale", a écrit Moussa Abou Marzouk sur sa page Facebook.

Voir également:

La peur de l’extrémisme grandit dans les pays musulmans
Libération/AFP
2 juillet 2014

SONDAGE
L’Institut américain Pew a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays, dont le Nigeria, en proie aux attaques de Boko Haram.

La peur d’un extrémisme islamiste grandit dans les pays majoritairement musulmans du Proche-Orient jusqu’en Asie du Sud, selon un sondage publié mardi aux Etats-Unis. Cette crainte s’est développée depuis un an, du fait de la guerre en Syrie qui continue de faire rage et à laquelle participent des mouvements islamistes, et des attaques meurtrières du mouvement nigérian Boko Haram, relève l’institut américain Pew qui a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays musulmans.

Les mouvements islamistes comme Al-Qaeda, le Hezbollah, Boko Haram ou le Hamas, perdent aussi des soutiens. Et le nombre de personnes favorables aux attentats suicide contre des civils a considérablement diminué ces dix dernières années.

Le sondage a été réalisé du 10 avril au 25 mai, soit avant l’offensive fulgurante lancée le 9 juin de l’Etat islamique en Irak et en Levant (EIIL), qui se fait appeler Etat islamique (EI), dans le nord et le centre de l’Irak.

Au Liban, frontalier de la Syrie, 92% des personnes interrogées disent avoir peur de la montée de l’extrémisme islamiste, un chiffre en hausse de 11 points par rapport à 2013, réparti à quasi égalité entre communautés chiites, sunnites, et chrétiennes du pays.

53% des Palestiniens défavorables au Hamas

L’inquiétude grandit aussi en Jordanie et en Turquie, deux pays également frontaliers de la Syrie, qui accueillent des milliers de réfugiés depuis le début du conflit en mars 2011. Quelque 62% des Jordaniens expriment leur inquiétude à propos de l’extrémisme islamiste, en hausse de 13 points par rapport à 2012. En Turquie, 50% partagent cette crainte, un chiffre en hausse de 18 points par rapport à 2012.

«En Asie, de fortes majorités au Bangladesh (69%), au Pakistan (66%) et en Malaisie (63%) s’inquiètent de l’extrémisme islamiste», selon Pew. Ce chiffre est cependant beaucoup moins élevé en Indonésie, un des pays musulmans les plus peuplés, avec 40% des habitants qui sont inquiets.

Une majorité de Nigérians (79%) disent leur opposition à Boko Haram, qui a enlevé en avril quelque 200 jeunes filles, tandis que 59% des Pakistanais affirment détester les talibans.

Une majorité de Palestiniens (53%) ont une opinion défavorable du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de l’enlèvement et du meurtre de trois adolescents. Ce chiffre atteint 63% dans la bande de Gaza. Seuls 46% des Palestiniens considèrent les attentats suicide comme justifiés contre des civils, contre 70% en 2007.
AFP

Voir encore:

ANALYSIS: Stunned by Israel’s fierce response, Hamas sends distress signals
Khaled Abu Toameh
Jerusalem Post
07/09/2014

Hamas apparently expected a limited response to the recent rocket attacks on Israeli cities and towns; The organization is concerned the IDF’s operation could be the end to Hamas’s rule over the Gaza Strip.

Despite fiery statements issued by Hamas spokesmen over the past 48 hours, it was obvious Tuesday night that the Islamist movement was searching for ways to rid itself of the current escalation.

Hamas feels that it has been forced into a confrontation with Israel – one that it did not want at this stage because of its increased isolation and financial crisis.

The massive Israeli air strikes on the Gaza Strip over the past 24 hours have surprised Hamas and other Palestinian groups. Hamas apparently expected a limited response to the recent rocket attacks on Israeli cities and towns. But as the IDF intensified its strikes against Hamas targets – including the homes of some of its top commanders – it became clear to the movement’s leaders that Israel means business.

On Tuesday night, Hamas spokesmen were sending distress signals to various parties. The organization is concerned that if the IDF operation continues for another few days, the movement will pay a very heavy price – one that could even bring about an end to Hamas’s rule over the Gaza Strip.

Hamas accused Israel of “crossing all the redlines” by bombing the homes of its military commanders. This shows that Hamas did not expect Israel to take such a drastic move. Less than 24 hours after the beginning of the IDF offensive, Hamas talked about the need to return to the truce that was reached with Israel in 2012.

A spokesman for Hamas’s armed wing, Izzadin Kassam, listed this demand as part of his movement’s effort to end the current confrontation. The spokesman called for an end to the IDF crackdown on Hamas members in the West Bank, which began after the abduction and murder of three Israeli youths last month.

On Tuesday night, Hamas and other Palestinian groups appealed to Egypt and Arab countries to intervene to stop the IDF operation. Given Hamas’s bad relations with the Egyptian authorities, it’s unlikely that President Abdel Fattah al-Sisi would rush to save the movement that is openly aligned with his enemy, the Muslim Brotherhood.

The Palestinian Authority, which has condemned the Israeli “aggression,” is also unlikely to make a big effort to save Hamas from destruction. In fact, President Mahmoud Abbas and his Fatah faction would be happy to see Hamas severely defeated.

Hamas is beginning to feel the heat and that’s why its leaders, who have gone into hiding, are seeking an “honorable” way out of the confrontation, which, they say, they didn’t want to begin with.

Voir de plus:

Security source: Hamas started this escalation to improve its poor situation
Yaakov Lappin
Jerusalem Post
07/09/2014

After poor results from the kidnapping, Hamas is seeking to achieve an accomplishment.

Hamas initiated the latest round of fighting to try and alleviate the distress it has found itself in recent months, a senior security source said on Tuesday.

In the West Bank, the organization’s position has been damaged by the army’s response to the kidnap and murder of three Israeli youths in June, which resulted in the arrest of hundreds of Hamas members, and raids on weapons caches and against its civilian and economic networks.

In the Gaza Strip, too, the Islamist movement is feeling increased pressure, the source said.

As a result, Hamas is “seeking to achieve an accomplishment,” he said. “Hamas had high expectations two months ago. It had just joined a Palestinian unity government [with Fatah]. Now, it finds itself in a poor situation. It has gotten poor results from the kidnapping, its position in terms of Palestinian security prisoners has worsened [due to the arrest of hundreds of Hamas members last month], and its sovereignty in Gaza has sustained blows,” he continued.

“Hamas is under pressure, and this has caused it to begin shooting [rockets and mortars].

Its status among the public [in the Strip] is also problematic.

In the middle of Ramadan, it has no good news to offer Palestinians recently,” the source said.

Hamas has been directly and indirectly orchestrating the growing rocket salvos from Gaza, which reached a peak on Monday night, when many dozens of rockets were launched within an hour.

“Hamas will always want to be the one that fires the last rocket, and to be able to claim that Israel is deterred. For its part, Israel will gradually increase the scope of its military operation, to obtain deterrence and damage Hamas,” the source said.

Voir aussi:

Faux Fairness at The New York Times
Tamar Sternthal
Times of Israel
July 8, 2014

It’s no wonder then that The Times says it places a premium on fairness, a laudable journalistic value. Its Standards and Ethics guidelines state: “The goal of The New York Times is to cover the news as impartially as possible – ‘without fear or favor,’ in the words of Adolph Ochs, our patriarch.”

Maybe that’s why editors habitually issue a pro-forma condemnation of both Israelis and Palestinians – before it proceeds to single out Israel for real or perceived wrongdoings, while downplaying or ignoring foul play on the other side. Today’s editorial (“Four Horrific Killings”) follows the familiar formula. First, the blanket exhortation to both sides: “It is the responsibility of leaders on both sides to try and calm the volatile emotions that once again threaten both peoples.”

After inserting additional background information (including an egregious factual error about the Israeli prime minister), The Times tackles its real beef. Editors provide a detailed litany of Israeli misdoings, followed by a perfunctory reference to “Hamas’s violence” and unidentified Palestinian “hateful speech”:

After the attack on the Israeli teenagers, some Israelis gave in to their worst prejudices. During funerals for the boys, hundreds of extreme right-wing protesters blocked roads in Jerusalem chanting “Death to Arabs.” A Facebook page named ‘People of Israel Demand Revenge’ gathered 35,000 ‘likes’ before being taken down; a blogger gave prominence to a photo, also on Facebook, that featured a sign saying: “Hating Arabs is not racism, it’s values.” Even Mr. Netanyahu referenced an Israeli poem that reads: “Vengeance for the blood of a small child, Satan has not yet created.” Israelis have long had to cope with Hamas’s violence, including a recent increase in rocket attacks from Gaza. And Palestinians have been fully guilty of hateful speech against Jews.

While readers are treated to a four specific examples of Israelis succumbing to their worst prejudices, The Times does not identify even one single case of recent Palestinian incitement, of which there is no shortage. Palestinians celebrated the kidnapping of Eyal Yifrach, Gil-Ad Shaar and Naphtali Frankel with a social media campaign called “The Three Shalits” which went viral; hateful cartoons in a Palestinian Authority-controlled newspaper and on the Fatah Facebook page; and the distribution of sweets in Gaza. In recent days, Fatah, headed by Palestinian president Mahmoud Abbas, warned Israelis to prepare body bags and declared “We wish for the blood to become rivers.”

After the grossly lopsided accounting, in which The Times deems examples of heated rhetoric worthy of specific mention only when uttered by Israelis, the “Paper of Record” reverts to its faux fairness, describing “an atmosphere in which each side dehumanizes the other.” The editorial closes with its formulaic parity: “These deaths should cause the two communities to think again about the need for a permanent peace, but the loss of four young men may not be motivation enough.”

Subtitled “Can Israeli and Palestinian Leaders End the Revenge Attacks?”, the editorial ought to have been particularly precise in reporting the leaders’ respective words and deeds. And, yet, the author/s grossly erred: “On Sunday, Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, after days of near silence, condemned that killing and promised that anyone found guilty would ‘face the full weight of the law.’”

Netanyahu did not remain silent for days concerning the murder of Muhammad Abu Khdeir. The Israeli prime minister spoke out against the killing of Abu Kheir from July 2, the very same day of the murder. As The Times’ own Isabel Kershner reported: “On Wednesday, after the body of the Palestinian teenager was found in the woods, the prime minister called on Israelis to obey the law, and asked investigators to quickly look into what he called ‘the abominable murder.’”

Netanyahu again denounced the murder Thursday, July 3 at the home of American Ambassador Daniel Shapiro during the July 4th celebration. As CNN reported:

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu pledged Thursday to find the perpetrators responsible for the boy’s killing, an act Netanyahu described as “a despicable crime.”

Netanyahu made the comment during a speech at the American Embassy in Tel Aviv where he and Israeli President Shimon Peres attended the annual July 4 Independence Day party.

Given that The Times editorial writer did not accurately report events recorded last week in the paper’s own news pages, it’s unsurprising that s/he trips up on a Hebrew poem written more than a century ago.

Thus, The Times’ cites Netanyahu’s recitation of a line from Chaim Nachman Bialik’s poem “The Slaughter” as an indication that, he, like the crowds chanting “Death to Arabs” also gave in to his “worst prejudices.” In fact, Bialik’s lines, and Netanyahu’s quotation of them, are widely understood as a call for heavenly justice and a rejection of human vengeance for the killing of a small child. The full stanza in question and the preceding stanza (in translation), which Bialik wrote in response to the Kishinev pogrom) are:

And if there is justice – let it show
itself at once! But if justice show itself
after I have been blotted out from
beneath the skies – let its throne be
hurled down forever! Let heaven rot
with eternal evil! And you, the arrogant,
go in this violence of yours, live by
your bloodshed and be cleansed by it.

And cursed be the man who says:
Avenge! No such revenge – revenge for
the blood of a little child – has yet been
devised by Satan. Let the blood pierce
through the abyss! Let the blood seep
down into the depths of darkness, and
eat away there, in the dark, and breach
all the rotting foundations of the earth.

If there is fairness at The New York Times editorial page — let it show itself at once!

Voir de même:

Un haut responsable américain critique Israël
« Comment Israël peut-il avoir la paix s’il ne veut pas délimiter une frontière, arrêter l’occupation ? » a demandé le chef de la Maison Blanche pour le Proche-Orient, Philipp Gordon dans un discours cinglant à Tel Aviv
Raphael Ahren
Times of Israel
9 juillet 2014
Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israel

« L’occupation actuelle de la Cisjordanie par Israël est mal et conduit à une instabilité régionale et à une déshumanisation des Palestiniens », a déclaré mardi à Tel Aviv un haut responsable du gouvernement américain.

Au cours d’une déclaration de politique étrangère inhabituelle et dure, Philipp Gordon, assistant spécial du président américain Barack Obama et coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, a appelé les dirigeants israéliens et palestiniens à faire les compromis nécessaires pour obtenir un accord de paix permanent.

Jérusalem « ne devrait pas prendre pour acquis la possibilité de négocier » un tel traité avec l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, qui s’est révélé être un partenaire fiable, a déclaré Gordon.

« Israël fait face à une réalité indéniable : il ne peut pas maintenir un contrôle militaire sur un autre peuple indéfiniment. Faire ainsi est non seulement mal, mais c’est aussi une recette pour créer du ressentiment et une instabilité récurrente, a déclaré Gordon. Cela renforce les extrémistes de deux côtés, cela déchire la tissu démocratique israélien et nourrit une deshumanisation mutuelle ».

Faisant son discours à la Conférence israélienne pour la Paix du journal Haaretz, Gordon a réitéré la position d’Obama qu’un accord final devrait être basé sur les frontières de 1967 avec des échanges de terre mutuellement acceptés.

L’administration est consciente qu’Israël doit faire face à des menaces sur plusieurs fronts et Obama reste impliqué pour la sécurité d’Israël, a-t-il déclaré, en s’exprimant le jour où Israël a lancé son l’opération Bordure protectrice pour contrer les tirs de roquettes de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Juste quelques instants plus tard, les participants à la conférence ont dû aller courir se mettre à l’abri après qu’une alerte ait signalé l’approche d’un missile sur Tel Aviv.

« Les Etats-Unis soutiendront toujours Israël. Nous combattons pour Israël tous les jours aux Nations Unies », a-t-il déclaré. Pourtant, en tant que meilleur ami et plus puissant soutien d’Israël, Washington doit pouvoir poser certaines questions fondamentales, a-t-il dit.

Gordon a poursuivi son discours : « Comment Israël restera-t-il démocratique et juif s’il essaie de gouverner les millions d’arabes palestiniens qui vivent en Cisjordanie ? Comment aura-t-il la paix s’il ne veut pas délimiter une frontière, mettre un terme à l’occupation et permettre une souveraineté, une sécurité et une dignité palestinienne ? Comment empêcherons nous d’autres états de soutenir les efforts palestiniens dans la communauté internationale, si Israël n’est pas perçu comme impliqué pour la paix ? »

L’administration a été déçue que les dernières tentatives de négociations de paix organisées par les Etats-Unis aient échoué et qu’actuellement « nous nous trouvons dans une situation délicate », a souligné Gordon.

« D’un côté, nous n’avons aucun intérêt à un jeu de critique. La difficile réalité est qu’aucune des parties n’a préparé leurs populations ou s’est montrée prête à prendre les décisions difficiles pour un accord. La confiance s’est effritée des deux côtés. Jusqu’à ce qu’elle soit restaurée, aucune des deux parties ne sera probablement prête à prendre des risques pour la paix, même s’ils vivent avec les terribles conséquences qui résultent de cette absence ».

Les « dernières semaines » montrent que l’incapacité de résoudre le conflit israélo-palestinien « implique inévitablement plus de tensions, plus de ressentiment, plus d’injustice, plus d’insécurité, plus de tragédie et plus de peine », a-t-il dit. « La vue de familles en deuil, aussi bien israélienne que palestinienne, nous rappelle que le coût du conflit demeure insupportablement haut ».

Dans son discours de 25 minutes, la première intervention d’un haut responsable de la Maison Blanche directement au peuple israélien depuis le discours de mars 2013 d’Obama a Jérusalem, Gordon a rejeté toutes les autres alternatives à la solution de deux états. Il a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à rependre les pourparlers de paix avec l’Autorité palestinienne, en suggérant qu’Abbas était le meilleur dirigeant palestinien que Jérusalem pouvait espérer. « Israël ne devrait pas prendre pour acquis la possibilité de négocier une telle paix avec Abbas qui a montré a plusieurs reprises qu’il était impliqué pour la non violence, la coexistence et la coopération avec Israël ».

A un moment de son discours, Gordon semblait contredire directement une déclaration faite par Netanyahu la semaine dernière concernant les besoins de sécurité d’Israël vis-à-vis sa frontière est.

Se référant aux discussions que le général américain à la retraire John Allen avait tenu avec des officiers de l’armée israélienne concernant les moyens de sécuriser la frontière israélienne avec la Jordanie, Gordon a expliqué que les plans d’Allen prennent en compte « une série d’éventualités, y compris des menaces grandissantes que nous percevons au Moyen-Orient ». Allen évoquait probablement les gains territoriaux effectués lors des récentes semaines par le groupe terroriste radical l’Etat Islamique, anciennement connu comme ISIL ou ISIS.

« Les démarches discutées créeraient une des frontières les plus sure du monde de deux côtés du Jourdain, a expliqué Gordon. En développant une couche de défense qui inclut un renforcement significatif des barrières des deux côtés de la frontière, en s’assurant du nombre adéquat de soldats au sol, en déployant la technologie de dernier cri, un programme global de test rigoureux, nous pouvons rendre la frontière sure contre n’importe quel type de menace conventionnelle ou non conventionnelle, des terroristes individuels aux forces armées conventionnelles ».

Le 29 juin, Netanyahu avait déclaré que l’un des défis centraux pour la sécurité d’Israël était de « stabiliser la zone ouest de ligne de sécurité du Jourdain ». Dans cette partie de la Cisjordanie, le Premier ministre a déclaré « aucune autre force que notre armée et nos services de sécurité ne peut garantir la sécurité d’Israël… Qui sait ce qui l’avenir nous réserve ? La vague de l’ISIS pourrait rapidement être redirigée contre la Jordanie », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Tel Aviv.

Israël devrait donc maintenir un contrôle sécuritaire à long terme du territoire le long du Jourdain quel que soit l’accord avec les Palestiniens, a déclaré le Premier ministre. « L’évacuation des forces israéliennes mènerait directement à l’effondrement de l’Autorité palestinienne et à la montée en puissance de forces islamiques radicales, comme cela a été le cas à Gaza. Cela mettrait sérieusement Israël en danger ».

Dans son discours à l’hôtel David Intercontinental de Tel Aviv, Gordon a également évoqué la pluie de roquettes qui s’abat sur Israël depuis la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. « Les Etats-Unis condamnent fermement ces attaques.

« Aucun pays ne devrait vivre sous la menace constante d’une violence hasardeuse contre des civils innocents », a rappelé Gordon, dont l’administration avait été fortement critiquée par le gouvernement israélien pour avoir accepté de travailler rapidement avec le nouveau gouvernement d’unité soutenu par le Hamas qui avait été établi le mois dernier.

L’administration soutient le droit d’Israël à se défendre contre ces attaques, a-t-il ajouté. « En même temps, nous apprécions l’appel du Premier ministre Netanyahu à agir responsablement, et nous appelons à notre tour les deux parties à faire tout ce qu’elles peuvent pour ramener le calme et protéger les civils ».

Voir enfin:

Les cibles du jihadiste : la tour Eiffel, le Louvre, les festivals…

Élisabeth Fleury

Le Parisien

09.07.2014

Sur le site Islamiste Shoumouk al-Islam, Ali M. s’appelait Abu Naji. Sous ce pseudo, à l’aide d’un logiciel de cryptage et sur une messagerie spécialement dédiée, cet Algérien de 29 ans, marié et père de deux enfants, a élaboré pendant un an des projets d’attentats en France avec l’un des plus hauts responsables d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), alias Redouane18.

Découverts à la suite de l’arrestation d’AliM. il y a un an, ces messages ont été décryptés. Leur lecture fait froid dans le dos. Installé dans le Vaucluse où il travaillait dans une boucherie halal, Ali M., qui s’apprêtait à rejoindre un maquis dans le Sud algérien, serait-il passé à l’acte ? « Il a vécu son arrestation comme un soulagement », indique en tout cas son avocate, Me Daphné Pugliesi.

Sélectionner des cibles
Le 1er avril 2013, AbuNaji est prié de faire parvenir « quelques suggestions relatives à l’orientation à donner à l’activité du jihad à l’endroit où [il se] trouve ». Dès le lendemain, dans un long mail, il s’exécute. « L’objectif qui mérite d’être visé s’avère la population française modeste et paupérisée », écrit-il. Ces futures victimes fréquentent les bars, les marchés, « certaines petites localités et les boîtes de nuit », poursuit-il. Soucieux de préserver les musulmans, Abu Naji suggère notamment d’éviter les centres commerciaux. Les patrouilles de police et de gendarmerie, en revanche, peuvent faire l’objet d’embuscades. De même les centrales d’électricité nucléaire ou encore « les avions au moment du décollage » peuvent être ciblés.

Abu Naji évoque les monuments historiques et énumère, à ce titre, « la tour Eiffel et le musée du Louvre ». Sans citer nommément le Festival d’Avignon, il parle des «manifestations culturelles qui ont lieu dans des villes du sud de la France au cours desquelles des milliers de chrétiens se rassemblent pendant un mois ». « Les artères deviennent noires de monde et une simple grenade peut blesser des dizaines de personnes, détaille-t-il. Je vous laisse imaginer si c’est un engin piégé. »

Constituer un réseau dormant
Visiblement satisfait par la réponse d’Abu Naji, Redouane18 veut à présent tester ses capacités de recruteur. « Est-ce que tu peux disposer d’un contact avec des frères qui auraient eux-mêmes des contacts avec nos frères dans le grand Sud saharien ? » demande-t-il le 6 avril ? Dans un message daté du 18 avril, Abu Naji évoque un « frère de Bel Abbes » et plusieurs autres « désireux de rejoindre l’Organisation ». « Combien sont-ils ? Où résident-ils ? Savent-ils manier des armes ? Ont-ils fait l’objet des poursuites de la part des Tyrans », demande aussitôt son interlocuteur.

Réponse prudente d’Abu Naji : « des frères, il y en a légion, mais je ne sais pas si tous veulent faire le jihad. » Une semaine plus tard, Redouane18 invite Abu Naji et son « frère de Bel Abbes » à rejoindre ses troupes sur place, pour une dizaine de jours, « afin de bénéficier auprès des frères d’une formation militaire et d’un entraînement dans les techniques de combat ». Redouane18 précise : « A la suite de cela, vous retournerez dans le pays où vous résidez et vous attendrez les instructions. »

Partir s’entraîner
Redouane18 est clair : il n’attend aucune aide financière de la part de sa nouvelle recrue. « Nous ne sommes pas dans le besoin quand il s’agit de gérer nos activités », écritil à Abu Naji le 18 avril 2013. « Nous attendons de toi que tu mettes en place un réseau dont tu seras le dirigeant sous la bannière de l’Organisation », poursuit-il. La mission assignée à Abu Naji consistera, dans un premier temps, à « faire des repérages d’objectifs et à collecter des renseignements ». Dans un deuxième temps, « il te sera nécessaire de venir nous rencontrer en vue de planifier ensemble le projet ». Ali M. étant dans le collimateur des autorités algériennes, ses interlocuteurs lui suggèrent de passer par la Tunisie.

« Le plus important à retenir est que je vous annonce que, grâce à Dieu, je suis fin prêt et bien paré », écrit Abu Naji le 1er mai, déterminé à venir participer aux entraînements. Le 17 juin, il a son billet. « J’arriverai dans la capitale tunisienne le 22 juillet », se réjouit-il. Huit jours après ce message, il sera arrêté. « Seule l’interpellation d’Ali M. quelques semaines avant la date effective du déplacement a empêché son départ en Algérie », indique, sur PV, un officier de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

COMPLEMENT:

Correction: July 10, 2014

An editorial on Tuesday about the death of a Palestinian teenager in Jerusalem referred incorrectly to Prime Minister Benjamin Netanyahu’s response to the killing of Muhammad Abu Khdeir. On the day of the killing, Mr. Netanyahu’s office issued a statement saying he had told his minister for internal security to quickly investigate the crime; it is not the case that “days of near silence” passed before he spoke about it.

NYT


Meurtre de Mohammed Abu Khudair: Pourquoi il n’y aura jamais de nom de place pour les tueurs (Why there will never be any public squares named after Mohammed Abu Khudair’s killers)

8 juillet, 2014
https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/t1.0-9/s526x395/10389551_4411717148122_237425698760742694_n.jpg http://www.indexoncensorship.org/wp-content/uploads/2014/06/deathofklinghoffer.jpg
Three-finger- saluting French supporters of Algerian football team promoting Hamas kidnapping or just traditional "un deux trois viva l'Algérie" salute ?(Jul. 2014)
Three-finger-ssaluting pro-Palestinian demonstrator promoting Hamas kidnapping (San Francisco, Jul. 2014)La vilenie que vous m’enseignez, je la pratiquerai et ce sera dur, mais je veux surpasser mes maîtres. Shylock ("Le Marchand de Venise", Shakespeare, III, 67-76)
From the river to the sea, Palestine will be free ! Slogan (manifestants pro-palestiniens, San Francisco, 08.07.14)
I tried to show that the Jewish world at that time was also violent, among other things because it had been hurt by Christian violence. Of course I do not claim that Judaism condones murder. But within Ashkenazi Judaism there were extremist groups that could have committed such an act and justified it. I found there were statements and parts of the testimony that were not part of the Christian culture of the judges, and they could not have been invented or added by them. They were components appearing in prayers known from the [Jewish] prayer book.Over many dozens of pages I proved the centrality of blood on Passover. "Based on many sermons, I concluded that blood was used, especially by Ashkenazi Jews, and that there was a belief in the special curative powers of children’s blood. It turns out that among the remedies of Ashkenazi Jews were powders made of blood. The rabbis permitted it both because the blood was already dried," and because in Ashkenazi communities it was an accepted custom that took on the force of law, Toaff said. There is no proof of acts of murder, Toaff said, but there were curses and hatred of Christians, and prayers inciting to cruel vengeance against Christians. There was always the possibility that some crazy person would do something. In Germany, it became a real craze. Peddlers of medicines would sell human blood, the way you have a transfusion today. The Jews were influenced by this and did the same things. In one of the testimonies in the Trento trial, a peddler of sugar and blood is mentioned, who came to Venice. I went to the archives in Venice and found that there had been a man peddling sugar and blood, which were basic products in pharmacies of the period. A man named Asher of Trento was also mentioned in the trial, who had ostensibly come with a bag and sold dried blood. One of the witnesses said he was tried for alchemy in Venice and arrested there. I took a team to the archives and found documentation of the man’s trial. Thus, I found that it is not easy to discount all the testimony.I am being presented like the new Yigal Amir. But one shouldn’t be afraid to tell the truth. Unfortunately my research has become marginal, and only the real or false implications it might have are being related to. I directed the research at intelligent people, who know that in the Jewish world there are different streams. I believe that academia cannot avoid dealing with issues that have an emotional impact. This is the truth, and if I don’t publish it, someone else will find it and publish it. (…) Extremists in the past brought disaster on us by false accusations. I wanted to show that hatred and incitement of this kind can develop, because there will always be someone who will take advantage of it. Professor Ariel Toaff (Bar-Ilan University)
It had a damaging place in history, it had a murderous place in history. You know, Jews were murdered after such accusations were made, but to cover it up I think is in some ways to forget or deny a painful past. And so to uncover it, to show it publically, is and something that no one believes in anymore. Chief rabbi Michael Schudrich
What kind of society produces such mothers? Whence the women who cheer on their boys to blow themselves up or murder the children of their neighbors? Well-intentioned Western liberals may prefer not to ask, because at least some of the conceivable answers may upset the comforting cliché that all human beings can relate on some level, whatever the cultural differences. Or they may accuse me of picking a few stray anecdotes and treating them as dispositive, as if I’m the only Western journalist to encounter the unsettling reality of a society sunk into a culture of hate. Or they can claim that I am ignoring the suffering of Palestinian women whose innocent children have died at Israeli hands. But I’m not ignoring that suffering. To kill innocent people deliberately is odious, to kill them accidentally or "collaterally" is, at a minimum, tragic. I just have yet to meet the Israeli mother who wants to raise her boys to become kidnappers and murderers—and who isn’t afraid of saying as much to visiting journalists. (…) As for the Palestinians and their inveterate sympathizers in the West, perhaps they should note that a culture that too often openly celebrates martyrdom and murder is not fit for statehood, and that making excuses for that culture only makes it more unfit. Postwar Germany put itself through a process of moral rehabilitation that began with a recognition of what it had done. Palestinians who want a state should do the same, starting with the mothers. Bret Stephens
Bret Stephens claims that he has « yet to meet the Israeli mother who wants to raise her boys to become kidnappers and murderers » (« Where Are the Palestinian Mothers?, » Global View, July 1). Actually, every Israeli mother is legally obligated by the Israeli government to enter her sons and daughters into an institution that systematically kidnaps and murders. It’s called the Israeli Defense Force. Since 1948, the IDF has been creating mourning mothers for the longest occupation of war crimes and human-rights atrocities in human history. Its illegal and immoral actions have been denounced in more U.N. resolutions than any other country in the world. (…) Since the disappearance of the three Israelis on June 12, at least eight Palestinian civilians have been killed in retribution and hundreds more imprisoned with no charges. One of the three Israelis was old enough to have already served in the IDF, and all three of them were on an illegal settlement on Palestinian territory. Israeli settlers have been engaging in some of the worst hate crimes in the conflict, notoriously known for pillaging mosques, attacking and even running over Palestinians, and vandalizing Palestinian property with calls for the death of all Arabs. On July 2, Palestinian teenager Mohammad Hussein Abu Khdeir was kidnapped, murdered and burned by an Israeli mob, and among many Israelis his death was celebrated. All facets of Israeli society, even up to the government, called for this sort of retribution, with Benjamin Netanyahu demanding « revenge » and Michael Ben-Ari calling for « death to the enemy. » While the call for justice is expected of any democratic country, what Israel is calling for is indiscriminate revenge. Amani al-Khatahtbeh (American-Arab Anti-Discrimination Committee)
Les colons ont utilisé le corps de Muhammad Hussein Abu Khdeir, 17 ans, de Shuafat, au nord de Jérusalem, pour perpétrer leur [acte de] vengeance sacré en le torturant et le brûlant à mort, par un crime qui rappelle leurs saintes matzot, devenues partie intégrante de leur histoire de trahisons et d’assassinats. En effet, la culture de la violence sanguinaire s’est développée chez les juifs au point d’infiltrer leurs rites et prières sacrés. Par « matzot sacrées », je pense à ces matzot mélangées à du sang humain, le sang des gentils, à savoir de l’autre non-juif, [qu’ils cuisent] pour célébrer la fête juive appelée la Pâque. Selon les récits historiques, ils assassinaient des chrétiens, de préférence des enfants de moins de dix ans, recueillaient leur sang, puis le remettaient à un rabbin, pour qu’il le mélange aux matzot de la fête avant de les servir aux croyants, qui les dévoraient pendant leur fête. Ces anciens rites trouvent un écho à l’époque moderne, où [les juifs] sanctifient le sang de [leurs coreligionnaires] juifs, considérés comme des êtres humains de premier ordre, et dénigrent le sang des Palestiniens. Cela oblige [le Palestinien] Mahmoud Abbas à définir et à classer le garçon martyr Abu Khdeir, après que ce même [Abbas] eut exprimé sa rage aux ministres des Affaires étrangères des pays musulmans [le 18 juin 2014, à la conférence de Djeddah] et déclaré que les trois colons qui avaient été enlevés en Cisjordanie étaient des êtres humains comme nous et que nous devions les rechercher et les ramener, répondant ainsi à demande [des Israéliens] d’entourer ces trois colons d’un halo de divinité et de noble humanité et de les qualifier d’« êtres humains exceptionnels »… Ce monde injuste, des États-Unis et de l’Union européenne au président de l’Autorité palestinienne, a largement déploré la mort des trois colons, mais ne se lamente pas de celle de l’enfant palestinien Abu Khdeir, car il appartient au groupe dont le sang n’est pas [considéré] comme sacré, selon la classification de la communauté internationale des groupes humains, ethniques et politiques, qui place Israël en haut de l’échelle et les Palestiniens en bas. Cette différentiation faite par la communauté internationale face au sang israélien et palestinien ressuscite le patrimoine de la théorie nazie. Les juifs, avec leur comportement criminel, adoptent la vision d’Hitler, basée sur la classification des gens en races supérieures, comme la race aryenne, et en races inférieures, comme les noirs, les Arabes et les juifs, [concluant que] la supériorité de la race blanche sur tous les autres peuples lui octroie de nombreux droits absolus, tels que le droit de régner sur les autres peuples. De même, nous voyons qu’Israël estime que la supériorité de la race juive lui confère le droit absolu d’occuper, de construire des colonies, de se venger et de répandre du sang. C’est ainsi qu’ils cuisaient le pain sacré dans le passé, et qu’ils perpètrent leurs rites sacrés vengeurs au présent, dont la victime [cette fois] fut le jeune Abu Khdeir. Wissam Afifa (Al-Risalah, Journal du Hamas, Gaza, 3 juillet 2014)
Je tiens à adresser mes condoléances à la famille Abu Khudair. Je m’engage à ce que les auteurs de ce crime horrible, qui doit être résolument condamné dans les termes les plus énergiques, je m’engage à ce que les auteurs de ce crime horrible subissent tout le poids de la loi. Je sais que dans notre société, la société d’Israël, il n’y a pas de place pour de tels meurtriers. Et c’est la différence entre nous et nos voisins. Ils considèrent que les meurtriers sont des héros. Ils donnent leur nom à des places publiques. Nous ne le faisons pas. Nous les condamnons et nous les jugeons et nous allons les mettre en prison. Et ce n’est pas la seule différence. Tandis que nous traduisons ces meurtriers devant les tribunaux, au sein de l’Autorité palestinienne, l’incitation à détruire l’État d’Israël perdure. Elle constitue la base des médias officiels et du système éducatif. C’est un conflit asymétrique. Nous ne cherchons pas leur destruction ; ils enseignent à une très grande partie de leur société à rechercher notre destruction. Et cela doit cesser. Il y a trop de souffrance. Il y a trop de douleur. Nous ne faisons aucune distinction entre les terroristes et nous répondrons à tous, d’où qu’ils viennent, d’une main ferme. Nous ne laisserons pas des extrémistes, d’où qu’ils viennent enflammer la région et répandre plus de sang. Benjamin Netanyahou
If terrorism — specifically, the commission or advocacy of deliberate acts of deadly violence directed randomly at the innocent — is to be defeated, world public opinion has to be turned decisively against it. The only way to do that is to focus resolutely on the acts rather than their claimed (or conjectured) motivations, and to characterize all such acts, whatever their motivation, as crimes. This means no longer romanticizing terrorists as Robin Hoods and no longer idealizing their deeds as rough poetic justice. If we indulge such notions when we happen to agree or sympathize with the aims, then we have forfeited the moral ground from which any such acts can be convincingly condemned. Does "The Death of Klinghoffer" romanticize the perpetrators of deadly violence toward the innocent? Its creators tacitly acknowledged that it did, when they revised the opera for American consumption after its European premieres in Brussels and Paris. In its original version, the opening "Chorus of Exiled Palestinians" was followed not by a balancing "Chorus of Exiled Jews" but by a scene, now dropped from the score, that showed the Klinghoffers’ suburban neighbors gossiping merrily about their impending cruise ("The dollar’s up. Good news for the Klinghoffers") to an accompaniment of hackneyed pop-style music. That contrast set the vastly unequal terms on which the conflict of Palestinians and Jews would be perceived throughout the opera. The portrayal of suffering Palestinians in the musical language of myth and ritual was immediately juxtaposed with a musically trivial portrayal of contented, materialistic American Jews. The paired characterizations could not help linking up with lines sung later by "Rambo," one of the fictional terrorists, who (right before the murder) wrathfully dismisses Leon Klinghoffer’s protest at his treatment with the accusation that "wherever poor men are gathered you can find Jews getting fat." Is it unfair to discuss a version of the opera that has been withdrawn from publication and remains unrecorded? It would have been, except that Mr. Adams, throwing his own pie at the Boston Symphony in an interview published recently on the Andante.com Web site, saw fit to point out that the opera "has never seemed particularly shocking to audiences in Europe." He was playing the shame game, trying to make the Boston cancellation look provincial. But when one takes into account that the version European audiences saw in 1991 catered to so many of their favorite prejudices — anti-American, anti-Semitic, anti-bourgeois — the shame would seem rather to go the other way. Nor have these prejudices been erased from the opera in its revised form. The libretto commits many notorious breaches of evenhandedness, but the greatest one is to be found in Mr. Adams’s music. In his interview, the composer repeats the oft drawn comparison between the operatic Leon Klinghoffer and the "sacrificial victim" who is "at the heart of the Bach Passions." But his music, precisely insofar as it relies on Bach’s example, undermines the facile analogy. In the "St. Matthew Passion," Bach accompanies the words of Jesus with an aureole of violins and violas that sets him off as numinous, the way a halo would do in a painting. There is a comparable effect in "Klinghoffer": long, quiet, drawn-out tones in the highest violin register (occasionally spelled by electronic synthesizers or high oboe tones). They recall not only the Bach ian aureole but also effects of limitless expanse in time or space, familiar from many Romantic scores. (An example is the beginning of Borodin’s "In the Steppes of Central Asia.") These numinous, "timeless" tones accompany virtually all the utterances of the choral Palestinians or the terrorists, beginning with the opening chorus. They underscore the words spoken by the fictitious terrorist Molqui: "We are not criminals and we are not vandals, but men of ideals." Together with an exotically "Oriental" obbligato bassoon, they accompany the fictitious terrorist Mamoud’s endearing reverie about his favorite love songs. They add resonance to the fictitious terrorist Omar’s impassioned yearnings for a martyr’s afterlife; and they also appear when the ship’s captain tries to mediate between the terrorists and the victims. They do not accompany the victims, except in the allegorical "Aria of the Falling Body," sung by the slain Klinghoffer’s remains as they are tossed overboard by the terrorists. Only after death does the familiar American middle-class Jew join the glamorously exotic Palestinians in mythic timelessness. Only as his body falls lifeless is his music exalted to a comparably romanticized spiritual dimension. Why should we want to hear this music now? Is it an edifying challenge, as Mr. Wiegand and Mr. Tommasini contend? Does it give us answers that we should prefer, with Mr. Swed, to comfort? Or does it express a reprehensible contempt for the real-life victims of its imagined "men of ideals," all too easily transferable to the victims who perished on Sept. 11? Richard Taruskin
Les six suspects sont des fanatiques hystériques du Beitar Jérusalem. Selon un officier de police familier du dossier, qui s’est exprimé anonymement sur Buzzfeed , les membres de cette cabale meurtrière sont tous affiliés à « La Familia », un petit groupe de plusieurs milliers (5.500) de Fans connus pour leurs préjugés anti-arabes et leur penchant plus général pour la voyoucratie. Ces six jeunes hommes se sont rencontrés lors d’un rassemblement lié à une épreuve de football et ont décidé d’étendre la portée de leur hooliganisme aussi loin qu’ils le pourraient, ce qui a débouché sur la mort d’Abu Khdair, peu de temps après. Ce scénario peut paraître incompréhensible. Pourtant si vous comprenez le monde du football et si vous connaissez le Beitar, vous commencez de réaliser qu’un acte d’ultra-violence du style Orange Mécanique est une conséquence dramatique, tout-à-fait possible, et même prévisible, de la sous-culture des fans de cette équipe. Je parle à partir de ma propre expérience : je suis, moi-même un fan se consacrant, sa vie durant, au Beitar de Jerusalem, et au cours des années que j’ai passées à assister à ses matchs, j’ai eu ma part de témoignage de brutalités épouvantables, en temps de crise comme en temps de paix, presque toujours sans la moindre impulsion véritablement raciste ou nationaliste. Pour autant que je puisse le dire, le but poursuivi, c’était simplement le pur, viscéral, écœurant frisson de violence. Parfois, il s’approprie le langage de la politique, s’attachant à un parti ou une idéologie ou à un groupe ethnique. Mais c’est toujours, d’abord et avant tout, à propos de football, à cause de la violence ritualisée qui procure aux jeunes gens sans espoir un sens dans la vie et un sentiment enivrant de bien-être. Malheureusement, La Familia – qui, selon certains rapports est forte de 5.500 – est passée de la barbarie de basse intensité aux agressions de masse enragées. Parfois, ces attaques se saisissent d’un prétexte raciste, comme lorsqu’un groupe de 300 fans, enivrés par une victoire du Beitar, sont entrés dans un centre commercial, en 2012, en chantant « Mahomet est mort ! » et en tentant de passer à tabac tout Arabe qui lui tombait sous la main. On doit aussi insister pour dire que la Direction du Beitar, comme la vaste majorité de ses fans, ont été particulièrement révoltés par le terrorisme de La Familia et ont fait ce qu’ils ont pu pour l’infléchir. La police israélienne a lancé des poursuites, et fait tout ce qu’il fallait pour diffuser des ordres de restriction, interdisant l’accès aux meneurs de La Familia et tâchant d’arrêter quiconque était en lien avec des actes de violence et de vandalisme. La Ministre des Sports et de la Culture était intervenue pour fustiger le racisme et la violence comme n’ayant aucune place dans les stades, après l’incendie de la maison du Club, faisant ainsi écho aux sentiments de beaucoup d’Israéliens. Il y aura ceux qui compareront la rapidité avec laquelle la police a été en mesure de localiser les meurtriers de Muhammed Abu-Khudair, à l’incapacité de traîner en Justice les assassins de Naftali Fraenkel, Gilad Shaar, et Eyal Yifrach. Pourtant, une des raisons pour lesquelles la police a pu les arrêter si vite, c’est tout simplement, parce qu’elle a consacré des ressources considérables, au cours de la dernière décennie, à tenir des rapports sur les hooligans violents se réclamant de l’équipe de la Ville, tout comme la police l’a fait à Munich, à Varsovie, à Bruxelles, Londres, Madrid ou au Paris-St Germain. Abu Khdair est mort à cause des mêmes forces obscures, si lié à ce sport que j’aime, qui a déjà tué Tony Deogan, un jeune supporter suédois de l’IFK Göteborg mort sous les coups acharnés des fans de l’équipe rivale de l’AIK en aout 2002, où le jeune Mariusz B. poignardé dans le dos en 2003, après que des hooligans polonais, armés de couteaux, de barres de fer et de pierres, se soient rassemblés dans une rue près du stade de Wroclaw ; le même élan qui a mené les fans d’Al-Masry à tomber à bras raccourcis sur leurs frères et semblables qui soutenaient Al-Ahly dans le stade de Port-Saïd, en Egypte, en 2012, faisant 79 morts et plus d’un millier de blessés. Liel Leibovitz
Ce sont des colons. Ils vivent là où ils ne devraient pas vivre. Les colons n’ont rien à faire là-bas. Mais ce n’est pas parce que ce sont des colons qu’on doit pour autant les kidnapper. Amos Gitai (cinéaste israélien)
L’usage magique du mot "colon" donne-t-il donc un permis de tuer ? Une justification morale des meurtres ? Une raison de négliger les meurtres d’Israéliens pour sur-représenter et exalter la cause palestinienne et faire silence sur les turpitudes et le racisme de la société palestinienne ? Nul n’a vu sur les écrans que la députée à la Knesset, Hanan Zouabi avait justifié les trois enlèvements, ni les supporters franco-algériens de l’équipe algérienne de football faire le signal de victoire des trois doigts de la main pour fêterle rapt des trois adolescents, ni les célébrations de l’enlèvement dans toute la société palestinienne. Celà, après tout, était "normal" puisque c’étaient des colons…. Ce constat prend encore plus de puissance lorsque l’on sait que les trois victimes israéliennes ne résidaient pas dans les territoires et n’étaient donc pas des "colons". Eyal Yifrach, 19 ans, était originaire d’Elad, situé en territoire israélien internationalement reconnu, Naftali Frenkel, 16 ans, était originaire de Nof Ayalon, situé également en territoire israélien internationalement reconnu. Quant à Gilad Shaer, 16 ans, il était originaire de la localité de Tamon, située en Zone C, reconnue par les Accords d’Oslo comme sous souveraineté israélienne, une souveraineté autant reconnue par l’Autorité palestinienne et par le Hamas pour se dédouaner de toute responsabilité dans l’enlèvement. Cette information est gravissime, car elle signifie quelque chose de très clair : le discours médiatique reprend et assume le discours palestinien aux yeux duquel, rappelons-le, l’Etat d’Israël lui même, sans rapport avec les territoires contestés, est une colonie sous occupation . Finalement aux yeux des journalistes français, tous les Juifs d’Israël (et ceux d’ici ? – qui les soutiennent) ne sont-ils pas des colons ? Sans doute le pensent-ils secrètement à voir la façon dont ils ont exclu les Juifs français de la scène publique. Cette remarque n’est pas une affirmation sans fondement car, dans les compte-rendus médiatiques du profil des assassins de Toulouse et de Bruxelles – qui ont tué au nom de Gaza et de l’islam -, les explications sociologiques et psychologiques de ces mêmes médias – qui, donc, "excusent" les meurtriers – sont la règle pour toutes sortes de "raisons", imputables, ici à la société française (raciste et colonialiste envers les immigrés) et, là bas, à Israël ("colon") … De sorte qu’on "comprenne"… La thématique du "colon" n’est pas l’effet d’un hasard ni d’une maladresse. Ce que nous confirme, vendredi 4 juillet, le site JForum qui s’est enquis auprès de la rédaction de France 2 de la raison pour laquelle ses journalistes employaient le qualificatif de "colon" pour les 3 jeunes assassinés, alors qu’ils ne le sont pas, dans un reportage intitulé « Jeunes colons assassinés : la riposte israélienne ». Le site s’est vu répondre que c’était là un « choix éditorial ». Un choix très conscient, donc, et assumé. « Tous les autres médias en font de même », justifient-ils, ce qui est vrai. Il faudrait donc vérifier si la source n’est pas tout simplement l’Agence France Presse dont on connaît depuis 15 ans l’adhésion aux thèses palestiniennes , une agence semi-étatique, ce qui est encore plus grave et jette le discrédit sur la société dans son ensemble et les pouvoirs publics. Cette manipulation rhétorique est la même que celle qui permet de tenir des discours antisémites en prétendant qu’ils sont "antisionistes". Qu’est l’antisionisme, en effet, si ce n’est le projet de prôner "moralement" (puisque "colon" !) la destruction d’un Etat et donc des six millions de Juifs qui y vivent ? Il y a là un choix idéologique et politique qui, dans sa logique, justifie le meurtre et excuse les meurtriers. C’est prendre une grave responsabilité sur l’incitation à la violence en France même. Ce ne sont pas ici des banlieues en rupture qui sont en question mais le système central de communication de la société française. Il faudra en tirer les conclusions qui s’imposent. Ce que l’opinion veut ignorer – parce que cela la terrorise – c’est l’intention religieuse de ces crimes, avouée par les assassins eux-mêmes. Ainsi, le meurtrier d’un policier israélien tué à la veille de Pâque et identifié à l’occasion de la traque des ravisseurs, a-t-il reconnu, dans ces termes mêmes, le motif de son crime : son père lui avait dit que, dans l’islam, tuer un Juif ouvrait les portes du paradis… La mère palestinienne des 2 ravisseurs, elle même, s’est félicitée de l’acte religieux de ses fils et l’on sait la connotation religieuse attribuée universellement par la société palestinienne aux suicides meurtriers sur motif islamique. Ces vrais crimes rituels sont monnaie courante sous la férule du "califat" proclamé dans une région d’Irak où, en plus des exécutions de masse typiques des régimes totalitaires, sont perpétrées des crucifixions. Oui, des crucifixions au XXI ° siècle. Là bas, il n’y a plus de Juifs, mais il y a des chrétiens et d’autres musulmans, les Chiites. Le silence journalistique quasi total règne sur ces exactions monstrueuses, et notamment les persécutions des chrétiens encore présents dans le monde arabo-musulman. C’est normal, elles ne "cadrent" pas avec la version des médias. A la lumière de tout celà il faut oser un jugement gravissime : n’entrons-nous pas dans une guerre de religion alors que le monde "postmoderne" de l’Occident "postdémocratique" est congénitalement aveugle à un tel phénomène ? Et démissionnaire. Concernant Israël et les Juifs, cette attitude a des dessous psychiques très pervers car la France sait pertinemment qu’elle est aussi menacée par cette guerre de religion sur son sol même, et pas uniquement dans ses cibles juives. En trouvant une "raison" à ces crimes contre les Juifs, elle croit limiter l’incendie à des boucs émissaires. Elle amadoue les meurtriers en montrant de la complaisance pour leurs forfaitures, tout en se persuadant qu’elles ont des "raisons", comme pour conjurer sa peur et dévier, un temps, la menace certaine qui plane sur elle. Post scriptum : la Télévision israélienne annonce ce soir, dimanche, que les responsables du crime abominable contre le jeune Palestinien ont été identifiés et arrétés. Ils seraient un groupe de 6 personnes, non organisées politiquement, quoique proches de l’extrême droite, qui auraient agi par improvisation, après avoir participé à une manifestation violente à Jérusalem et en réaction de vengeance au meurtre des trois adolescents israéliens. La nouvelle semble confirmée. C’est un bon signe de ce que le chaos et l’aventurisme ne l’a pas emporté sur l’Etat de droit dans la société israélienne, ce qui serait une victoire des Palestiniens dans la guerre asymétrique qu’ils mènent contre Israël : rétrograder Israël à la logique tribale. Il est en effet capital que, dans une situation aussi violente, les individus soient empéchés de se faire justice eux mêmes, privilège de l’Etat, et quelle justice, criminelle et barbare. Shmuel Trigano
Some would say that Arab violence against Jews is no villainy at all, but merely an alternate form of national politics. Representatives of the American government seeking peace in the Middle East have been shuttling between Israeli and Palestinian leaders as though dealing with equivalent societies with an equal investment in territorial compromise. In the arts, the Metropolitan Opera in New York this season plans to present a work that gives sympathetic voice to Palestinian terrorists who in 1985 shoved a disabled American off a cruise ship and into the ocean because he was a Jew. Reflecting the abjuration of evil, the opera is called "The Death of Klinghoffer" instead of "The Murder of Klinghoffer." Now that Jewish suspects have been apprehended in the Jerusalem murder of 16-year-old Arab Mohammed Abu Khudair, there are those who would cite the parallel between this heinous crime and the recent murders of Gilad Shaar, Eyal Yifrach, and Naftali Frenkel as proof of moral and political equivalence between the two societies. One anticipates that in the coming days the standard outlets for such views will offer standard justifications for Arab rioting and condemnations of Jewish extremism as part of the same alleged cycle of violence. But are the situations comparable? Arab rioters did not wait for the identification or apprehension of suspects in the killing of Mohammed Abu Khudair to begin destroying Jewish life and property. One of their first targets was Jerusalem’s new light-rail system that connects Jewish and Arab sectors of the city. In their own communities, murderers of Israelis enjoy support, encouragement, adulation. News of the abduction of three Israeli boys had no sooner hit the Internet on June 13 than Arab celebrants were handing out candies and posting three-fingered salutes, called Gilad Shalits, for the Israeli soldier seized by Hamas and held for five years until "swapped" in 2011 for 1,027 Arab prisoners whose crimes had included the killing of 569 Israelis. The celebrants of mid-June were mocking the value that Jews place on individual life, one that contrasts so sharply with the value they place on taking Jewish life. Three Shalits would have given them three times the bargaining power had the abduction not ended with the boys being shot instead. Almost a month after the murder of the Jewish boys, the Arab perpetrators are still on the loose. In startling contrast, Israeli police instantly distinguished among several false leads to track down the Arab victim’s suspected killers. Some Israelis had already denounced the presumed Jewish seekers of vengeance, with neither side waiting for formal indictment much less due process before engaging in self-recrimination on one hand and accusation on the other. The identification of Jewish suspects by the Jerusalem police triggered instantaneous condemnations: Rabbi Elyakim Levanon, who heads the Yeshiva at Elon Moreh, said Jewish law calls for capital punishment for crimes of murder, citing first the crime against the Israeli Arab and then the crime against the Jewish students. Speaking at the funeral of the three Jewish boys on July 1, Prime Minister Benjamin Netanyahu said, "A deep and wide moral abyss separates us from our enemies. They sanctify death while we sanctify life. They sanctify cruelty while we sanctify compassion." He made the same allusion to political and moral asymmetry four days later in his message of condolence to the Abu Khudair family, pledging that the crime against their son would be punished because "[that is] the difference between us and our neighbors. They consider murderers to be heroes. They name public squares after them. We don’t. We condemn them and we put them on trial and we’ll put them in prison." It is one of the ironies of Israel that Jewish parents whose children are murdered by Arabs are not guaranteed justice as surely as Arabs whose children are murdered by Jews. The problem of evil may be universal, but Jews have faced evil in an existential and political form to a degree that makes it different in kind. In reclaiming their land, Jews acquired the ability to defend what they create, and perhaps by their example to inspire others to resist criminal forces. In 1957, Golda Meir, who was later to become Israel’s prime minister, told an American audience that peace would come "when the Arabs love their children more than they hate us." To pretend otherwise is to fail those Arab children no less than the Israeli schoolboys who looked forward to a long and useful life. Ruth Wisse

Attention: des supporters peuvent en cacher d’autres !

En ces temps où, pendant qu’on crucifie des chrétiens en Syrie, du côté arabe réémergent des accusations de crime rituel contre les Juifs tout droit sorties du Moyen-Age …

Et où du côté occidental on écrit et joue des opéras en l’honneur des pires terroristes …

Mais où, se décidant enfin à faire face à la réalité historique, une église polonaise ressort une toile antisémite du XVIIIe siècle  …

Et où,malgré l’ostracisme dont il est victime, un chercheur israélien rappelle courageusement que les communautés juives médiévales n’étaient elles pas non plus à l’occasion à l’abri de la violence …

Comment après l’arrestation et les aveux partiels des membres apparemment du "gang des barbares" d’un club de football israélien qui ont sauvagement assassiné le jeune adolescent palestinien Mohammed Abu Khudair …

Suite à l’enlèvement et à l’assassinat, il y a près d’un mois, de trois adolescents juifs  par de probables terroristes du Hamas toujours en fuite …

Ne pas voir à l’avance, avec l’historienne Ruth Wisse, les mines réjouies de tous nos maitres es équivalence morale …

Trop contents, entre leur quasi-absolution des premiers crimes sous prétexte que les victimes étaient des "colons" et leur refus de voir, du côté palestinien comme du côté même peut-être de certains supporters franco-algériens, les démonstrations de joie auxquels ceux-ci avaient donné lieu …

Et se gardant bien de rappeler, comme vient de le faire le premier ministre israélien, que  la société israélienne, elle, ne "nommait pas des places publiques et des écoles en l’honneur d’assassins" mais les "mettait en prison" …

D’avoir enfin la preuve tangible d’une prétendue barbarie de l’Etat hébreu tout entier ?

The Abyss Between Two Heinous Episodes
Now will come assertions of equivalence between Israeli and Palestinian societies. But are the situations comparable?
Ruth R. Wisse
WSJ
July 6, 2014

As America approached its national holiday this year, Israel and world Jewry were plunged into mourning for three students who were abducted and murdered by members of the Palestinian terror group Hamas. Thirty-eight years ago, on July 4, 1976, jubilation greeted the news that an Israeli commando raid had freed 102 fellow citizens held hostage by Palestinian terrorists at an airport in Entebbe, Uganda. These different outcomes for the same kind of villainy directed at Jewish targets prompts us to ask which side is winning this unilateral war.

Some would say that Arab violence against Jews is no villainy at all, but merely an alternate form of national politics. Representatives of the American government seeking peace in the Middle East have been shuttling between Israeli and Palestinian leaders as though dealing with equivalent societies with an equal investment in territorial compromise. In the arts, the Metropolitan Opera in New York this season plans to present a work that gives sympathetic voice to Palestinian terrorists who in 1985 shoved a disabled American off a cruise ship and into the ocean because he was a Jew. Reflecting the abjuration of evil, the opera is called "The Death of Klinghoffer" instead of "The Murder of Klinghoffer."

Now that Jewish suspects have been apprehended in the Jerusalem murder of 16-year-old Arab Mohammed Abu Khudair, there are those who would cite the parallel between this heinous crime and the recent murders of Gilad Shaar, Eyal Yifrach, and Naftali Frenkel as proof of moral and political equivalence between the two societies. One anticipates that in the coming days the standard outlets for such views will offer standard justifications for Arab rioting and condemnations of Jewish extremism as part of the same alleged cycle of violence.

But are the situations comparable?

Arab rioters did not wait for the identification or apprehension of suspects in the killing of Mohammed Abu Khudair to begin destroying Jewish life and property. One of their first targets was Jerusalem’s new light-rail system that connects Jewish and Arab sectors of the city. In their own communities, murderers of Israelis enjoy support, encouragement, adulation. News of the abduction of three Israeli boys had no sooner hit the Internet on June 13 than Arab celebrants were handing out candies and posting three-fingered salutes, called Gilad Shalits, for the Israeli soldier seized by Hamas and held for five years until "swapped" in 2011 for 1,027 Arab prisoners whose crimes had included the killing of 569 Israelis. The celebrants of mid-June were mocking the value that Jews place on individual life, one that contrasts so sharply with the value they place on taking Jewish life. Three Shalits would have given them three times the bargaining power had the abduction not ended with the boys being shot instead. Almost a month after the murder of the Jewish boys, the Arab perpetrators are still on the loose.

In startling contrast, Israeli police instantly distinguished among several false leads to track down the Arab victim’s suspected killers. Some Israelis had already denounced the presumed Jewish seekers of vengeance, with neither side waiting for formal indictment much less due process before engaging in self-recrimination on one hand and accusation on the other. The identification of Jewish suspects by the Jerusalem police triggered instantaneous condemnations: Rabbi Elyakim Levanon, who heads the Yeshiva at Elon Moreh, said Jewish law calls for capital punishment for crimes of murder, citing first the crime against the Israeli Arab and then the crime against the Jewish students.

Speaking at the funeral of the three Jewish boys on July 1, Prime Minister Benjamin Netanyahu said, "A deep and wide moral abyss separates us from our enemies. They sanctify death while we sanctify life. They sanctify cruelty while we sanctify compassion." He made the same allusion to political and moral asymmetry four days later in his message of condolence to the Abu Khudair family, pledging that the crime against their son would be punished because "[that is] the difference between us and our neighbors. They consider murderers to be heroes. They name public squares after them. We don’t. We condemn them and we put them on trial and we’ll put them in prison." It is one of the ironies of Israel that Jewish parents whose children are murdered by Arabs are not guaranteed justice as surely as Arabs whose children are murdered by Jews.

The problem of evil may be universal, but Jews have faced evil in an existential and political form to a degree that makes it different in kind. In reclaiming their land, Jews acquired the ability to defend what they create, and perhaps by their example to inspire others to resist criminal forces. In 1957, Golda Meir, who was later to become Israel’s prime minister, told an American audience that peace would come "when the Arabs love their children more than they hate us." To pretend otherwise is to fail those Arab children no less than the Israeli schoolboys who looked forward to a long and useful life.

Ms. Wisse, research professor of Yiddish literature and comparative literature at Harvard University, is the author, most recently, of "No Joke: Making Jewish Humor" (Princeton, 2013).

Voir aussi:

Les médias français délivrent-ils un permis de tuer ?
Shmuel Trigano * A partir d’une tribune sur Radio J le vendredi 4 juillet 2014.
6 juillet 2014

On remarquera la différence sidérale de traitement dans la façon dont les médias français ont rendu compte du meurtre des trois jeunes adolescents israéliens et des émeutes qui ont suivi le meurtre, pour l’instant non élucidé, du jeune Palestinien. Sur les chaines françaises, à ce propos, c’est l’habituel grand spectacle qui a été relancé : hémoglobine, scènes de violence comme si vous y étiez et version exclusivement palestinienne des faits. Sur BFM, un titre annonçait que le jeune Palestinien avait été assassiné "en représailles", de sorte qu’on pouvait penser qu’il s’agissait d’un acte d’Etat.

Par contre, on n’a nulle part entendu l’échange pathétique, par portable, d’une des trois victimes israéliennes qui a pu appeler au secours la police dans la voiture des meurtriers. L’enregistrement donne à entendre le meurtre en direct et les chants de joie des assassins, une fois leur forfait commis.

Doit-on estimer, à la lumière de ce constat, que les "médias" et la classe journalistique "comprennent" pourquoi on assassine des Juifs (des "colons" !), de sorte qu’elle n’en parle que du bout des lèvres ? Cela rappelle Hubert Védrines qui, en 2001, "comprenait" que des musulmans français attaquent des Juifs français du fait de ce qui se passait au Moyen Orient.

"Comprennent-ils" aussi, au fond, le pourquoi des assassinats collectifs de Toulouse et de Bruxelles, certes en les déplorant et en les condamnant mais du bout des lèvres ?

L’usage magique du mot "colon" donne-t-il donc un permis de tuer ? Une justification morale des meurtres ? Une raison de négliger les meurtres d’Israéliens pour sur-représenter et exalter la cause palestinienne et faire silence sur les turpitudes et le racisme de la société palestinienne ? Nul n’a vu sur les écrans que la députée à la Knesset, Hanan Zouabi avait justifié les trois enlèvements, ni les supporters franco-algériens de l’équipe algérienne de football faire le signal de victoire des trois doigts de la main pour fêterle rapt des trois adolescents, ni les célébrations de l’enlèvement dans toute la société palestinienne. Celà, après tout, était "normal" puisque c’étaient des colons….

Les trois victimes n’étaient pas des "colons"

Ce constat prend encore plus de puissance lorsque l’on sait que les trois victimes israéliennes ne résidaient pas dans les territoires et n’étaient donc pas des "colons". Eyal Yifrach, 19 ans, était originaire d’Elad, situé en territoire israélien internationalement reconnu, Naftali Frenkel, 16 ans, était originaire de Nof Ayalon, situé également en territoire israélien internationalement reconnu. Quant à Gilad Shaer, 16 ans, il était originaire de la localité de Tamon, située en Zone C, reconnue par les Accords d’Oslo comme sous souveraineté israélienne, une souveraineté autant reconnue par l’Autorité palestinienne et par le Hamas pour se dédouaner de toute responsabilité dans l’enlèvement.

Cette information est gravissime, car elle signifie quelque chose de très clair : le discours médiatique reprend et assume le discours palestinien aux yeux duquel, rappelons-le, l’Etat d’Israël lui même, sans rapport avec les territoires contestés, est une colonie sous occupation . Finalement aux yeux des journalistes français, tous les Juifs d’Israël (et ceux d’ici ? – qui les soutiennent) ne sont-ils pas des colons ? Sans doute le pensent-ils secrétement à voir la façon dont ils ont exclu les Juifs français de la scène publique.

Cette remarque n’est pas une affirmation sans fondement car, dans les compte-rendus médiatiques du profil des assassins de Toulouse et de Bruxelles – qui ont tué au nom de Gaza et de l’islam -, les explications sociologiques et psychologiques de ces mêmes médias – qui, donc, "excusent" les meurtriers – sont la règle pour toutes sortes de "raisons", imputables, ici à la société française (raciste et colonialiste envers les immigrés) et, là bas, à Israël ("colon") … De sorte qu’on "comprenne"…

La thématique du "colon" n’est pas l’effet d’un hasard ni d’une maladresse. Ce que nous confirme, vendredi 4 juillet, le site JForum qui s’est enquis auprès de la rédaction de France 2 de la raison pour laquelle ses journalistes employaient le qualificatif de "colon" pour les 3 jeunes assassinés, alors qu’ils ne le sont pas, dans un reportage intitulé « Jeunes colons assassinés : la riposte israélienne ». Le site s’est vu répondre que c’était là un « choix éditorial ». Un choix très conscient, donc, et assumé. « Tous les autres médias en font de même », justifient-ils, ce qui est vrai. Il faudrait donc vérifier si la source n’est pas tout simplement l’Agence France Presse dont on connaît depuis 15 ans l’adhésion aux thèses palestiniennes , une agence semi-étatique, ce qui est encore plus grave et jette le discrédit sur la société dans son ensemble et les pouvoirs publics.

Cette manipulation rhétorique est la même que celle qui permet de tenir des discours antisémites en prétendant qu’ils sont "antisionistes". Qu’est l’antisionisme, en effet, si ce n’est le projet de prôner "moralement" (puisque "colon" !) la destruction d’un Etat et donc des six millions de Juifs qui y vivent ?

Il y a là un choix idéologique et politique qui, dans sa logique, justifie le meurtre et excuse les meurtriers. C’est prendre une grave responsabilité sur l’incitation à la violence en France même. Ce ne sont pas ici des banlieues en rupture qui sont en question mais le système central de communication de la société française. Il faudra en tirer les conclusions qui s’imposent.
Des crimes rituels

Ce que l’opinion veut ignorer – parce que cela la terrorise – c’est l’intention religieuse de ces crimes, avouée par les assassins eux-mêmes. Ainsi, le meurtrier d’un policier israélien tué à la veille de Pâque et identifié à l’occasion de la traque des ravisseurs, a-t-il reconnu, dans ces termes mêmes, le motif de son crime : son père lui avait dit que, dans l’islam, tuer un Juif ouvrait les portes du paradis… La mère palestinienne des 2 ravisseurs, elle même, s’est félicitée de l’acte religieux de ses fils et l’on sait la connotation religieuse attribuée universellement par la société palestinienne aux suicides meurtriers sur motif islamique. Ces vrais crimes rituels sont monnaie courante sous la férule du "califat" proclamé dans une région d’Irak où, en plus des exécutions de masse typiques des régimes totalitaires, sont perpétrées des crucifixions. Oui, des crucifixions au XXI ° siècle. Là bas, il n’y a plus de Juifs, mais il y a des chrétiens et d’autres musulmans, les Chiites. Le silence journalistique quasi total règne sur ces exactions monstrueuses, et notamment les persécutions des chrétiens encore présents dans le monde arabo-musulman. C’est normal, elles ne "cadrent" pas avec la version des médias.

A la lumière de tout celà il faut oser un jugement gravissime : n’entrons-nous pas dans une guerre de religion alors que le monde "postmoderne" de l’Occident "postdémocratique" est congénitalement aveugle à un tel phénomène ? Et démissionnaire.

Concernant Israël et les Juifs, cette attitude a des dessous psychiques très pervers car la France sait pertinemment qu’elle est aussi menacée par cette guerre de religion sur son sol même, et pas uniquement dans ses cibles juives. En trouvant une "raison" à ces crimes contre les Juifs, elle croit limiter l’incendie à des boucs émissaires. Elle amadoue les meurtriers en montrant de la complaisance pour leurs forfaitures, tout en se persuadant qu’elles ont des "raisons", comme pour conjurer sa peur et dévier, un temps, la menace certaine qui plane sur elle.

Post scriptum : la Télévision israélienne annonce ce soir, dimanche, que les responsables du crime abominable contre le jeune Palestinien ont été identifiés et arrétés. Ils seraient un groupe de 6 personnes, non organisées politiquement, quoique proches de l’extrême droite, qui auraient agi par improvisation, après avoir participé à une manifestation violente à Jérusalem et en réaction de vengeance au meurtre des trois adolescents israéliens. La nouvelle semble confirmée. C’est un bon signe de ce que le chaos et l’aventurisme ne l’a pas emporté sur l’Etat de droit dans la société israélienne, ce qui serait une victoire des Palestiniens dans la guerre asymétrique qu’ils mènent contre Israël : rétrograder Israël à la logique tribale. Il est en effet capital que, dans une situation aussi violente, les individus soient empéchés de se faire justice eux mêmes, privilège de l’Etat, et quelle justice, criminelle et barbare.

Voir également:

BELGIQUE-ALGERIE- Coupe du monde : des supporters algériens fêtent à Paris l’enlèvement des 3 otages israéliens
Monde juif
18 juin 2014

En marge d’un rassemblement improvisé dans le quartier de Barbès, à Paris, à l’occasion du match de Coupe du monde entre la Belgique et l’Algérie, des supporters de l’équipe d’Algérie ont fêté mardi l’enlèvement des trois adolescents israéliens.

Posant tout sourire devant des drapeaux algériens et palestiniens, une dizaine de supporters ont effectué le geste provocateur des trois doigts de la victoire, très en vogue dans les territoires palestiniens depuis l’enlèvement, marquant la capture des trois adolescents israéliens.

Ce geste provocateur des trois doigts, intitulé les « trois Shalit », est au cœur d’une campagne de propagande dans les médias palestiniens et dans les pays arabes, en référence à l’ex otage franco-israélien Gilad Shalit, capturé en 2006 par l’organisation terroriste du Hamas et libéré en 2011 contre la libération de 1027 criminels et terroristes palestiniens détenus en Israël.

Voir encore:

Journaliste du Hamas : L’assassinat de l’adolescent palestinien rappelle la coutume juive consistant à cuire le pain azyme avec du sang non-juif
MEMRI
7 juillet 2014

Dans un article antisémite, le rédacteur en chef du journal du Hamas Al-Risalah, Wissam Afifa, associe la mort de Muhammad Abu Khdeir, l’adolescent palestinien dont le cadavre a été retrouvé le 2 juillet 2014, à Jérusalem, à l’accusation de crime rituel selon lequel les juifs se serviraient de sang pour cuire leur pain azyme .

Si l’identité et la motivation des meurtriers d’Abu Khdeir restent inconnues à ce jour, tout porte à croire qu’il s’agit d’un crime haineux perpétré par des juifs pour se venger de l’assassinat récent des trois adolescents israéliens. Afifa commente que, tout comme les juifs tuaient des non-juifs et utilisaient leur sang pour confectionner leur pain azyme, aujourd’hui ils se livrent encore à « des rites sacrés » de vengeance. Et d’ajouter qu’Israël a adopté l’idéologie nazie, qui distingue les races supérieures et inférieures.

Ci-dessous des extraits de l’article : [1]

Les colons ont utilisé le corps de Muhammad Hussein Abu Khdeir, 17 ans, de Shuafat, au nord de Jérusalem, pour perpétrer leur [acte de] vengeance sacré en le torturant et le brûlant à mort, par un crime qui rappelle leurs saintes matzot, devenues partie intégrante de leur histoire de trahisons et d’assassinats. En effet, la culture de la violence sanguinaire s’est développée chez les juifs au point d’infiltrer leurs rites et prières sacrés.

Par « matzot sacrées », je pense à ces matzot mélangées à du sang humain, le sang des gentils, à savoir de l’autre non-juif, [qu’ils cuisent] pour célébrer la fête juive appelée la Pâque. Selon les récits historiques, ils assassinaient des chrétiens, de préférence des enfants de moins de dix ans, recueillaient leur sang, puis le remettaient à un rabbin, pour qu’il le mélange aux matzot de la fête avant de les servir aux croyants, qui les dévoraient pendant leur fête.

Ces anciens rites trouvent un écho à l’époque moderne, où [les juifs] sanctifient le sang de [leurs coreligionnaires] juifs, considérés comme des êtres humains de premier ordre, et dénigrent le sang des Palestiniens. Cela oblige [le Palestinien] Mahmoud Abbas à définir et à classer le garçon martyr Abu Khdeir, après que ce même [Abbas] eut exprimé sa rage aux ministres des Affaires étrangères des pays musulmans [le 18 juin 2014, à la conférence de Djeddah] et déclaré que les trois colons qui avaient été enlevés en Cisjordanie étaient des êtres humains comme nous et que nous devions les rechercher et les ramener, répondant ainsi à demande [des Israéliens] d’entourer ces trois colons d’un halo de divinité et de noble humanité et de les qualifier d’« êtres humains exceptionnels »…

Ce monde injuste, des États-Unis et de l’Union européenne au président de l’Autorité palestinienne, a largement déploré la mort des trois colons, mais ne se lamente pas de celle de l’enfant palestinien Abu Khdeir, car il appartient au groupe dont le sang n’est pas [considéré] comme sacré, selon la classification de la communauté internationale des groupes humains, ethniques et politiques, qui place Israël en haut de l’échelle et les Palestiniens en bas. Cette différentiation faite par la communauté internationale face au sang israélien et palestinien ressuscite le patrimoine de la théorie nazie. Les juifs, avec leur comportement criminel, adoptent la vision d’Hitler, basée sur la classification des gens en races supérieures, comme la race aryenne, et en races inférieures, comme les noirs, les Arabes et les juifs, [concluant que] la supériorité de la race blanche sur tous les autres peuples lui octroie de nombreux droits absolus, tels que le droit de régner sur les autres peuples.

De même, nous voyons qu’Israël estime que la supériorité de la race juive lui confère le droit absolu d’occuper, de construire des colonies, de se venger et de répandre du sang. C’est ainsi qu’ils cuisaient le pain sacré dans le passé, et qu’ils perpètrent leurs rites sacrés vengeurs au présent, dont la victime [cette fois] fut le jeune Abu Khdeir.

Notes :

[1] Al-Risalah (Gaza), le 3 juillet 2014.

Voir par ailleurs:

La complicité de l’Europe et des États-Unis dans les enlèvements et la violence
Richard Kemp

France-Israel Marseille

7 Juillet 2014

Le colonel britannique Richard Kemp pose un regard d’expérience sur le terrible rapt des trois jeunes israéliens et il met et cause le comportement inqualifiable des Occidentaux. [NdT]

Résumé:

Quelques jours avant le rapt des trois jeunes garçons, Catherine Ashton, la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, souhaitait la bienvenue au Hamas au sein du gouvernement de l’Autorité palestinienne. Elle venait d’étriller Israël, accusé de maintenir des terroristes sous les verrous et de prendre des mesures les empêcher d’opérer à partir de Gaza et de la Rive ouest du Jourdain. Ashton, si diligente quand il s’agit de condamner Israël, a mis cinq jours pour dénoncer ces enlèvements. Ses paroles et ses actes ont plutôt légitimé et encouragé le Hamas.

Les États-Unis et l’Union européenne paient les salaires des terroristes palestiniens en tant que donateurs de l’Autorité palestinienne ; ils financent aussi ses activités de propagande et d’incitation à la haine.

Comme tout gouvernement, Israël a le devoir absolu de protéger ses citoyens et conjurer toute menace terroriste est un aspect essentiel de cette obligation.
*****************************************
Cette semaine, le monde a éprouvé un terrible sentiment de répulsion devant des vidéos montrant des rangées de jeunes irakiens à genoux, abattus par des terroristes endurcis d’al Qaïda à Mossoul. Mais pour sa part, dans la Bande de Gaza et sur la Rive ouest du Jourdain, le Hamas a montré qu’il était tout à fait capable lui aussi de commettre des meurtres de sang-froid. C’est ce péril qui a provoqué la chasse désespérée d’Israël aux auteurs des enlèvements des jeunes Naftali Frenkel, Gilad Shaar et Eyal Yifrach. Ils faisaient du stop pour rentrer chez eux après la sortie de l’école dans le Gush Etzion, quand ils ont été kidnappés il y a une semaine.
En tant que membre de Cobra, la Commission nationale britannique de gestion des crises, j’ai été impliqué dans des opérations visant à sauver des citoyens enlevés par des terroristes islamistes en Irak et en Afghanistan. Il n’y a pas d’action militaire de l’époque moderne qui soit aussi stressante : les probabilités jouent contre les captifs, l’avantage est du côté des ravisseurs, c’est une course contre la montre, et elle devient une affaire extrêmement personnelle.
Les victimes nous regardent à travers leurs photos et nous les regardons dans les yeux. Nous ressentons leurs espoirs, leurs familles, leurs amis, et leur vie quotidienne. Rien – rien – ne doit faire obstacle à nos efforts pour les ramener chez eux. Bien que nous espérions le meilleur, nous nous préparions pour le pire.

De l’extérieur, il est difficile de comprendre la réalité d’un enlèvement. Ceux qui ont la responsabilité de sauver ces vies sont forcés de jouer au chat et à la souris, un jeu où ils doivent à la fois rassurer l’opinion et semer des graines de désinformation chez les ravisseurs. Jusqu’ici, pour Naftali, Gilad et Eyal, les signes ne sont pas encourageants. Pour ce que nous en savons, une semaine plus tard, il n’y a ni preuve de vie, ni revendication, ni négociation.

Hier, le 19 juin, le chef Hamas Salah Bardawil aurait affirmé selon l’agence d’information palestinienne Ma’an, que la "résistance palestinienne" (Hamas est l’acronyme de "mouvement de la résistance islamique") est bien l’auteur des enlèvements.

La première priorité est toujours d’établir l’identité et les motifs des ravisseurs. Dès le début, le premier ministre Benjamin Netanyahou a affirmé que le Hamas était coupable. Le secrétaire d’État américain Kerry a été d’accord, et il semble que ce soit l’opinion dominante à Gaza et dans la Rive ouest du Jourdain.

De son côté, un autre leader du Hamas, Muhammad Nazzal, a présenté l’enlèvement des trois jeunes civils comme "une capture héroïque," et "un événement clé" pour le peuple palestinien. Il a dit que chaque jour qui passait sans que les Israéliens parviennent à trouver les jeunes garçons était "un formidable succès."

Les commentaires de Nazzal illustrent la vision traditionnelle de la direction du Hamas sur les rapts et les meurtres d’Israéliens. Le groupe terroriste, que la communauté internationale a mis à l’index, est responsable des tirs "dans le tas" de milliers de roquettes mortelles sur la population civile d’Israël depuis la Bande de Gaza, les dernières salves datant de cette semaine.

C’est ce même groupe terroriste que les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne – dans une démonstration magistrale de banqueroute morale et de trahison – ont reconnu d’une même voix comme le partenaire légitime d’un gouvernement unifié de l’Autorité palestinienne [AP]. Le jour qui a précédé le rapt des trois jeunes garçons, la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Catherine Ashton, a souhaité la bienvenue au Hamas au sein du gouvernement de l’AP. Elle venait d’étriller Israël accusé de maintenir des terroristes sous les verrous et de les empêcher d’agir à partir de Gaza et de la Rive ouest du Jourdain.

Ashton, si diligente quand il s’agit de condamner Israël, a mis cinq jours pour dénoncer ces rapts. Ses paroles et ses actes ont plutôt légitimé et encouragé le Hamas. Sa passivité face à la répétition des opérations terroristes a renforcé la conviction du groupe terroriste qu’il est sur la bonne voie.
Le kidnapping recevra un bon accueil chez les nouveaux amis intimes de Ashton en Iran. Prêt à tout lui aussi pour apaiser les ayatollahs, le Secrétaire aux Affaires étrangères britanniques, William Hague, a annoncé cette semaine la réouverture de l’ambassade de son pays à Téhéran, fermée en 2011 après son saccage sur les ordres du gouvernement iranien. On annonce même une collaboration des Renseignements militaires américains avec l’Iran sur la crise actuelle en Irak, où il y a seulement quelques années un grand nombre de soldats US et britanniques ont été massacrés. Ils utiliseraient des fournitures de munitions iraniennes, opérées par des terroristes entraînés, dirigés et équipés par Téhéran et l’un de ses groupes terroristes affiliés, le Hezbollah libanais.

Au moment où l’Occident se rapproche des ayatollahs, les ayatollahs se rapprochent à nouveau du Hamas. Il a une semaine, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a rencontré les dirigeants du Hamas pour réduire les divergences surgies entre eux et l’Iran à propos du conflit en Syrie. Le Hamas, isolé par l’Égypte suite à l’effondrement du régime des Frères musulmans, semble prêt à tout pour restaurer des relations de pleine confiance avec la tyrannie iranienne. L’Iran est également tout à fait enthousiaste à l’idée de ramener le Hamas dans son giron : les ayatollahs le considèrent toujours comme un important instrument pour réaliser leur objectif primordial de destruction de l’État d’Israël.

Dans ces circonstances, il n’est pas impossible que l’enlèvement des trois jeunes garçons ait été un geste du Hamas pour retrouver la grâce des ayatollahs.

Il est difficile de ne pas être glacé jusqu’aux os à la pensée que trois jeunes garçons, qui pourrait facilement être nos enfants ou nos frères, passent nuit après nuit entre les mains de terroristes impitoyables… ou pire encore. L’angoisse des parents de ces enfants doit être inimaginable.
Dans la population arabe palestinienne de la Rive ouest du Jourdain et de Gaza, y compris les enfants, un nouveau symbole est apparu, un salut avec trois doigts, signe de la joie provoquée par l’enlèvement de trois jeunes innocents. Parmi les nombreuses les images déplorables concoctées par les ordinateurs et les imprimantes palestiniennes la plus répugnante est probablement le dessein de trois rats, affublés de l’étoile de David, pendouillant sur le fil d’une canne à pêche, publié sur la page Facebook officielle du Fatah.

On voir désormais partout ces expressions de joie, suivies de la distribution de douceurs. Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a condamné les enlèvements, et son appareil de sécurité a fourni une assistance à l’opération de sauvetage israélienne. Mais en introduisant les terroristes du Hamas dans son gouvernement, Abbas est aussi responsable des manifestations de joie obscènes d’une si grande partie de son peuple. Son Autorité palestinienne répand infatigablement dans les écoles, les programmes de télévision, dans les livres et dans les magazines, une propagande anti-israélienne et antisémite mensongère et cruelle, illustrée par une imagerie inspirée des nazis. Les Américains et l’Union européenne paient les salaires des terroristes palestiniens par le canal de dons à l’AP ; ils financent aussi sa propagande et son incitation à la haine, dont on a une échantillon dans l’imagerie qui célèbre l’enlèvement des enfants.

L’opération de sécurité israélienne est focalisée à ce jour sur la recherche des trois enfants. Plus de 330 suspects appartenant au Hamas ont été arrêtés, des armes et des munitions illégales ont été saisies. En écho au nom de code de l’opération de sauvetage, "Gardiens de nos frères," le chef d’état-major de l’armée israélienne, Benny Gantz, a invité ses soldats à mettre dans leur prospection la même vigueur que s’il était en train de chercher leur propre frère ou des membres de leur unité. Il leur a aussi rappelé que la plupart des gens qui vivent dans la région où se déroulent les recherches ne sont pas impliquées dans les enlèvements, et qu’ils doivent les traiter avec attention et humanité.

Simultanément, l’armée a pris des mesures pour affaiblir et démanteler le Hamas dans la Rive ouest du Jourdain. Dans certains milieux ces mesures ont été critiquées: elle seraient purement opportunistes, élargissant l’opération sans nécessité. Or il n’en est rien. Avec ces derniers kidnappings, le Hamas a confirmé qu’il a toujours pour but d’enlever, d’attaquer, et de tuer les civils Israéliens dans la Rive ouest du Jourdain. Comme tout gouvernement, Israël a le devoir absolu de protéger ses citoyens, et prévenir la menace terroriste est un aspect essentiel de cette obligation.

Il y a beaucoup d’imprévu dans toute opération militaire ; il est possible que l’opération "Gardiens de nos frères" conduise à une escalade de la violence. Des incidents se sont déjà produits. Probablement, Israël n’étendra pas l’opération actuelle à Gaza, à moins d’une sérieuse montée de la violence, ou si un lien entre les terroristes de Gaza et les rapts est mis en lumière.

Quelle que soit la direction que prendra cette opération, la communauté internationale doit éviter de donner la même réponse à l’action défensive actuelle que celle qu’elle a si souvent affiché chaque fois qu’Israël cherche à se défendre des attaques de missiles en provenance de Gaza. La communauté internationale fait généralement silence sur les vagues de roquettes tirées sur les civils israéliens, et elle condamne ensuite Israël pour ses actions défensives destinées à empêcher les attaques suivantes. Ce sont ces réponses de la communauté internationale qui ont encouragé le Hamas, et qui ne représentent rien de moins qu’un soutien au terrorisme. Ce sont ces réponses, en même temps que son accord pour que le Hamas participe à un gouvernement d’unité palestinienne, qui ont conduit à l’enlèvement des enfants dans la Rive ouest du Jourdain.

Le colonel Richard Kemp, membre distingué de Gatestone Institute, a fait carrière pendant 30 ans dans l’armée britannique où il a combattu le terrorisme et les soulèvements. Il a été sur la ligne de front dans les zones de guerre les plus dures du monde, en Irak, dans les Balkans, en Asie du Sud-est, et en Irlande du Nord. En 2003, il était commandant dans les forces britanniques en Afghanistan.

Titre original : Europe’s and U.S. Complicity in Kidnapping and Violence
par Richard Kemp, Gatestone Institute, le 20 juin 2014
Traduction : Jean-Pierre Bensimon

Voir encore:

Where are the Palestinian Mothers?
A culture that celebrates kidnapping is not fit for statehood.
Bret Stephens
WSJ

July 1, 2014

In March 2004 a Palestinian teenager named Hussam Abdo was spotted by Israeli soldiers behaving suspiciously as he approached the Hawara checkpoint in the West Bank. Ordered at gunpoint to raise his sweater, the startled boy exposed a suicide vest loaded with nearly 20 pounds of explosives and metal scraps, constructed to maximize carnage. A video taken by a journalist at the checkpoint captured the scene as Abdo was given scissors to cut himself free of the vest, which had been strapped tight to his body in the expectation that it wouldn’t have to come off. He’s been in an Israeli prison ever since.

Abdo provided a portrait of a suicide bomber as a young man. He had an intellectual disability. He was bullied by classmates who called him "the ugly dwarf." He came from a comparatively well-off family. He had been lured into the bombing only the night before, with the promise of sex in the afterlife. His family was outraged that he had been recruited for martyrdom.

"I blame those who gave him the explosive belt," his mother, Tamam, told the Jerusalem Post, of which I was then the editor. "He’s a small child who can’t even look after himself."

Yet asked how she would have felt if her son had been a bit older, she added this: "If he was over 18, that would have been possible, and I might have even encouraged him to do it." In the West, most mothers would be relieved if their children merely refrained from getting a bad tattoo before turning 18.

***

I’ve often thought about Mrs. Abdo, and I’m thinking about her today on the news that the bodies of three Jewish teenagers, kidnapped on June 12, have been found near the city of Hebron "under a pile of rocks in an open field," as an Israeli military spokesman put it. Eyal Yifrach, 19, Gilad Shaar, 16, and Naftali Fraenkel, 16, had their whole lives ahead of them. The lives of their families will forever be wounded, or crippled, by heartbreak.

What about their killers? The Israeli government has identified two prime suspects, Amer Abu Aysha, 33, and Marwan Qawasmeh, 29, both of them Hamas activists. They are entitled to a presumption of innocence. Less innocent was the view offered by Mr. Abu Aysha’s mother.

"They’re throwing the guilt on him by accusing him of kidnapping," she told Israel’s Channel 10 news. "If he did the kidnapping, I’ll be proud of him."

It’s the same sentiment I heard expressed in 2005 in the Jabalya refugee camp near Gaza City by a woman named Umm Iyad. A week earlier, her son, Fadi Abu Qamar, had been killed in an attack on the Erez border crossing to Israel. She was dressed in mourning but her mood was joyful as she celebrated her son’s "martyrdom operation." He was just 21.

Here’s my question: What kind of society produces such mothers? Whence the women who cheer on their boys to blow themselves up or murder the children of their neighbors?

Well-intentioned Western liberals may prefer not to ask, because at least some of the conceivable answers may upset the comforting cliché that all human beings can relate on some level, whatever the cultural differences. Or they may accuse me of picking a few stray anecdotes and treating them as dispositive, as if I’m the only Western journalist to encounter the unsettling reality of a society sunk into a culture of hate. Or they can claim that I am ignoring the suffering of Palestinian women whose innocent children have died at Israeli hands.

But I’m not ignoring that suffering. To kill innocent people deliberately is odious, to kill them accidentally or "collaterally" is, at a minimum, tragic. I just have yet to meet the Israeli mother who wants to raise her boys to become kidnappers and murderers—and who isn’t afraid of saying as much to visiting journalists.

***

Because everything that happens in the Israeli-Palestinian conflict is bound to be the subject of political speculation and news analysis, it’s easy to lose sight of the raw human dimension. So it is with the murder of the boys: How far will Israel go in its retaliation? What does it mean for the future of the Fatah-Hamas coalition? What about the peace process, such as it is?

These questions are a distraction from what ought to be the main point. Three boys went missing one night, and now we know they are gone. If nothing else, their families will have a sense of finality and a place to mourn. And Israelis will know they are a nation that leaves no stone unturned to find its missing children.

As for the Palestinians and their inveterate sympathizers in the West, perhaps they should note that a culture that too often openly celebrates martyrdom and murder is not fit for statehood, and that making excuses for that culture only makes it more unfit. Postwar Germany put itself through a process of moral rehabilitation that began with a recognition of what it had done. Palestinians who want a state should do the same, starting with the mothers.

Voir enfin:

Journée du Judaïsme : l’Eglise polonaise dévoile un tableau longtemps caché

La Voix de la Russie | L’Eglise catholique de Pologne a célébré jeudi la Journée annuelle du Judaïsme en dévoilant un tableau longtemps caché, car présentant un meurtre rituel choquant, annonce l’AFP.

La grande toile du peintre du XVIIIe siècle Charles de Prévôt, ayant pour thème le meurtre rituel d’enfants chrétiens perpétré par des Juifs, est longtemps restée cachée par un rideau rouge dans la cathédrale de Sandomierz (sud de la Pologne), à la suite des protestations émanant aussi bien des Juifs que des catholiques.

Mais cette année, l’Eglise a décidé, avec le soutien de la communauté juive de Pologne, de montrer au public ce tableau, accompagné d’une plaque expliquant que la peinture était historiquement incorrecte : les Juifs ne pouvaient en réalité commettre de meurtres rituels, car leur religion l’interdisait.

Le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich s’est réjoui de l’initiative de présenter au public le tableau de Prévôt Meurtre rituel, caché depuis 2006.

Ce tableau « a joué un rôle sanglant dans l’histoire. Vous savez que des Juifs ont été assassinés après de telles accusations. Mais je pense que le cacher, c’est en quelque sorte oublier ou nier un passé douloureux », a déclaré le rabbin à l’AFP.

La décision de dévoiler le tableau a été prise par la Commission de l’épiscopat chargée du dialogue avec le judaïsme, et le texte de la plaque explicative a été rédigé avec le concours de la communauté juive de Pologne.

Il y a actuellement, selon diverses estimations, entre 8.000 et 40.000 juifs dans ce pays comptant 38 millions d’habitants. La vie juive y renaît avec diverses manifestations culturelles et religieuse mais l’antisémitisme n’a pas complètement disparu, alimenté par des groupes ultranationalistes et ultracatholiques.

Voir par ailleurs:

FOOTBALL La dérive raciste des supporters du Beitar Jérusalem
Ce club israélien a subi ces dernières semaines des actes de violence de la part de ses supporters, en colère contre le recrutement de deux joueurs musulmans dans l’équipe. Une affaire qui choque le pays.
Paul Grisot
Courrier international
19 février 2013

Des supporters du Beitar Jerusalem avec une bannière "Votre haîne a brulé notre amour" pendant le match contre Bnei Sakhnin, en réaction aux actes violents des supporters racistes du club – AFP Des supporters du Beitar Jerusalem avec une bannière "Votre haîne a brulé notre amour" pendant le match contre Bnei Sakhnin, en réaction aux actes violents des supporters racistes du club – AFP
Quand Gabriel Kadiev, jeune joueur musulman de 20 ans originaire de Tchétchénie, est entré sur la pelouse à la 79e minute, les supporters extrémistes du Beitar lui ont réservé un accueil des plus détestables. "A chaque fois qu’il a touché la balle, le nouveau joueur a reçu des salves de sifflets et d’insultes au cours du match contre l’équipe de la ville israélo-arabe de Sakhnin qui s’est terminé sur un résultat nul [2-2]", raconte The Washington Post. Ce 10 février, c’était la première entrée en jeu de Kadiev au Teddy Stadium. Il est l’un des deux joueurs musulmans de Tchétchénie recrutés il y a peu par le Beitar Jérusalem.

C’est la première fois que des joueurs musulmans intègrent l’équipe du Beitar, seul club israélien à ne compter jusqu’ici que des joueurs juifs dans son effectif. Un recrutement "qui a plongé le club dans un scandale national et international, et suscité de nombreux appels à contrer le racisme manifeste d’un noyau dur de supporters", note The Guardian. Cette frange extrême, dont le slogan favori est "Mort aux Arabes !" et qui a l’habitude d’étendre dans les tribunes une bannière avec l’inscription "Beitar pur pour toujours", a violemment réagi à l’arrivée des deux joueurs musulmans. Un accès de violence raciste sans précédent dans l’histoire du club. "Depuis leur arrivée à Jérusalem, [les deux joueurs] subissent railleries et harcèlement, note The World. Quatre supporters du Beitar ont été accusés d’actes de violence à caractère raciste. Et le vendredi 8 février, un incendie d’origine criminelle a visé les locaux du club de Jérusalem", poursuit le site d’information.

"Beitar était la surprise de la saison jusqu’à la mi-janvier. Mais depuis que les deux joueurs sont arrivés, l’équipe a perdu trois matchs d’affilée", explique Ha’Aretz. Les supporters les plus extrémistes – regroupés au sein du gang La Familia – ont alors cherché à "convaincre tout le monde que l’arrivée des deux musulmans [était] responsable du blocage mental qui empêche l’équipe de jouer", poursuit le quotidien israélien. Et ce dernier ajoute : "La vérité, c’est que le Beitar est devenu moins bon récemment. Le club avait désespérément besoin de l’arrivée de nouveaux joueurs pour élever le niveau de l’équipe, malgré des finances en piteux état."

Dans ce contexte, les autorités redoutaient le match contre Sakhnin, et un dispositif de sécurité exceptionnel a été déployé autour du Teddy Stadium : 700 policiers ont interdit l’accès au stade à toute personne portant des symboles d’appartenance à La Familia. Ces mesures ont semblé fonctionner au début du match, mais l’atmosphère s’est tendue lorsque les visiteurs ont ouvert le score, doublant même la mise avant la mi-temps (0-2 à la pause). Ce n’est qu’avec l’égalisation du Beitar en seconde période que les supporters se sont calmés – plusieurs d’entre eux ayant été expulsés par les forces de sécurité.

Le journal Ha’Aretz tient toutefois à nuancer le bilan, soulignant que de nombreux spectateurs ont applaudi l’entrée de Gabriel Kadiev, pour s’opposer aux hooligans. "Sur l’ensemble du match, [les membres de La Familia] ont perdu face aux supporters raisonnables de Beitar – largement majoritaires –, qui les ont tout simplement fait taire à chaque fois qu’ils tentaient d’empoisonner la partie", se réjouit Ha’Aretz.

Cependant, l’affaire a profondément choqué le pays, et les condamnations ont été unanimes. Le président Shimon Pérès a vivement condamné ces actes de violence, et le Premier ministre Benyamin Nétanyahou les a qualifiés de "honteux", ajoutant que "le peuple juif, [qui a] souffert de boycotts et de persécutions, devrait montrer la lumière aux autres nations", rapporte le Guardian. L’ancien Premier ministre Ehoud Olmert, fan du Beitar depuis quarante ans, a indiqué qu’il ne se rendrait plus aux matchs à cause du comportement des supporters : "Cette affaire nous concerne tous. Soit on bannit ce groupe raciste de nos terrains, soit on est tous comme eux. Tant que cela ne sera pas fait, je ne suivrai plus l’équipe."

Voir aussi:

D’où vient le «One, two, three, viva l’Algérie!»?

Mathieu Grégoire

Slate.fr

Mondial 2014
23.06.2014

Ou comment un slogan né dans les rangs des combattants pour l’indépendance algérienne a «colonisé» le foot, voire a inspiré le «Et 1, et 2, et 3 zéro» français.

On joue la 40e minute de jeu ce dimanche soir, lors d’un Corée du Sud-Algérie étincelant, le petit Abdelmoumene Djabou, mi-Messi, mi-Sammaritano, vient de marquer, les Fennecs mènent 3 buts à 0, et le slogan résonne de manière parfaite dans une bonne partie des rues:

«One, two, three, viva l’Algérie!»

A Paris, dans un bar bondé de la Butte aux Cailles, un plaisantin monte sur une table et livre un audacieux remix:

«One, two, three, et ce n’est pas fini!»

Même si vous ne connaissez aucun joueur de l’équipe d’Algérie, vous avez probablement déjà entendu cette punchline festive. Ses origines sont lointaines, bien plus anciennes que le «Et un, et deux, et trois zéro» de l’été 1998, peut-être vaguement inspiré, qui sait?

Il est sûr, en revanche, que l’expression prend ses racines au milieu des années 1950, à l’époque de la décolonisation. Les partisans de l’indépendance algérienne décident d’internationaliser leur message et se mettent à l’anglais: «Nous voulons être libres» est traduit en «We want to be free». Avec une petite contraction, cela donne «Want to free, Viva l’Algérie» et cela fait fureur dans de nombreuses manifestations.

Le 3 mai 1974, au stade Bouakeul d’Oran, l’équipe d’Algérie affronte le club anglais de Sheffield United. Belkedrouci, Lalmas et Belbahri inscrivent les trois buts de la sélection. En tribunes, les supporters des Verts transforment le slogan politique en:

«One, two, three, viva l’Algérie!»

Les fans de foot se l’accaparent pour la première fois, ils ne le lâcheront plus. Le chant commence à vraiment se répandre après la victoire de l’Algérie contre la France en finale des Jeux méditerranéens de 1975, puis aura un écho international en 1982, avec le brillant parcours des Fennecs au Mondial espagnol.

L’équipe d’Algérie enchaînant les résultats quelconques dans les années 1990 puis 2000, il retombera dans un relatif anonymat, avant de reverdir de façon spectaculaire en 2009, avec la qualification pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, face à l’éternel rival égyptien.

Plusieurs chanteurs l’ont ensuite utilisé à toutes les sauces. Et notamment le band Groupe Torino & Milano, spécialisé dans les tubes footballisco-discos:

ou le duo Cheb Mahfoud-Cheba Sonia …


Hommage: Fouad Ajami ou l’anti-Edward Saïd (Edward Said accused him of having “unmistakably racist prescriptions")

24 juin, 2014
http://i1.ytimg.com/vi/kXV199fIWjw/0.jpgEdward Said, the Palestinian cultural critic who died in 2003, accused him of having “unmistakably racist prescriptions. The NYT
Après la chute des Twin Towers, des universitaires américains renommés, Bernard Lewis et Fouad Ajami en tête, ont avalisé cet orientalisme de stéréotypes, et fourni ainsi une caution intellectuelle au discours ambiant, néoconservateur et belliciste, affirmant que la démocratie était étrangère aux Arabes, qu’il fallait la leur imposer par la contrainte. Jean-Pierre Filiu
What makes self-examination for Arabs and Muslims, and particularly criticism of Islam in the West very difficult is the totally pernicious influence of Edward Said’s Orientalism. The latter work taught an entire generation of Arabs the art of self-pity – “ were it not for the wicked imperialists , racists and Zionists , we would be great once more ”- encouraged the Islamic fundamentalist generation of the 1980s , and bludgeoned into silence any criticism of Islam , and even stopped dead the research of eminent Islamologists who felt their findings might offend Muslims sensibilities , and who dared not risk being labelled “orientalist ”. The aggressive tone of Orientalism is what I have called “ intellectual terrorism ” , since it does not seek to convince by arguments or historical analysis but by spraying charges of racism, imperialism , Eurocentrism ,from a moral highground ; anyone who disagrees with Said has insult heaped upon him. The moral high ground is an essential element in Said’s tactics ; since he believes his position is morally unimpeachable , Said obviously thinks it justifies him in using any means possible to defend it , including the distortion of the views of eminent scholars , interpreting intellectual and political history in a highly tendentious way , in short twisting the truth. But in any case , he does not believe in the “truth”. (…) In order to achieve his goal of painting the West in general , and the discipline of Orientalism in particular , in as negative a way as possible , Said has recourse to several tactics . One of his preferred moves is to depict the Orient as a perpetual victim of Western imperialism ,dominance,and aggression. The Orient is never seen as an actor , an agent with free-will , or designs or ideas of its own . It is to this propensity that we owe that immature and unattractive quality of much contemporary Middle Eastern culture , self-pity , and the belief that all its ills are the result of Western -Zionist conspiracies. Here is an example of Said’s own belief in the usual conspiracies taken from “ The Question of Palestine ”: It was perfectly apparent to Western supporters of Zionism like Balfour that the colonization of Palestine was made a goal for the Western powers from the very beginning of Zionist planning : Herzl used the idea , Weizmann used it , every leading Israeli since has used it . Israel was a device for holding Islam – later the Soviet Union , or communism – at bay ”. So Israel was created to hold Islam at bay !
For a number of years now , Islamologists have been aware of the disastrous effect of Said’s Orientalism on their discipline. Professor Berg has complained that the latter’s influence has resulted in “ a fear of asking and answering potentially embarrassing questions – ones which might upset Muslim sensibilities ….”. Professor Montgomery Watt , now in his nineties , and one of the most respected Western Islamologists alive , takes Said to task for asserting that Sir Hamilton Gibb was wrong in saying that the master science of Islam was law and not theology .This , says Watt , “ shows Said’s ignorance of Islam ” . But Watt , rather unfairly ,adds , “ since he is from a Christian Arab background ”. Said is indeed ignorant of Islam , but surely not because he is a Christian since Watt and Gibb themselves were devout Christians . Watt also decries Said’s tendency to ascribe dubious motives to various writers , scholars and stateman such as Gibb and Lane , with Said committing doctrinal blunders such as not realising that non-Muslims could not marry Muslim women. R.Stephen Humphreys found Said’s book important in some ways because it showed how some Orientalists were indeed “ trapped within a vision that portrayed Islam and the Middle East as in some way essentially different from ‘the West ’ ” . Nonetheless , “Edward Said’s analysis of Orientalism is overdrawn and misleading in many ways , and purely as [a] piece of intellectual history , Orientalism is a seriously flawed book .” Even more damning , Said’s book actually discouraged , argues Humphreys , the very idea of modernization of Middle Eastern societies . “In an ironic way , it also emboldened the Islamic activists and militants who were then just beginning to enter the political arena . These could use Said to attack their opponents in the Middle East as slavish ‘Westernists’, who were out of touch with the authentic culture and values of their own countries . Said’s book has had less impact on the study of medieval Islamic history – partly because medievalists know how distorted his account of classical Western Orientalism really is ….”.  Even scholars praised by Said in Orientalism do not particularly like his analysis , arguments or conclusions .Maxime Rodinson thinks “ as usual , [ Said’s ] militant stand leads him repeatedly to make excessive statements ” , due , no doubt , to the fact that Said was “ inadequately versed in the practical work of the Orientalists ”. Rodinson also calls Said’s polemic and style “ Stalinist ”. While P.J.Vatikiotis wrote , “ Said introduced McCarthyism into Middle Eastern Studies ”. Jacques Berque , also praised by Said , wrote that the latter had “ done quite a disservice to his countrymen in allowing them to believe in a Western intelligence coalition against them ”. For Clive Dewey , Said’s book “ was , technically ,so bad ; in every respect , in its use of sources , in its deductions , it lacked rigour and balance .The outcome was a caricature of Western knowledge of the Orient , driven by an overtly political agenda .Yet it clearly touched a deep vein of vulgar prejudice running through American academe ”. The most famous modern scholar who not only replied to but who mopped the floor with Said was ,of course,Bernard Lewis .Lewis points to many serious errors of history ,interpretation , analysis and omission . Lewis has never been answered let alone refuted . Lewis points out that even among British and French scholars on whom Said concentrates , he does not mention at all Claude Cahen , Lévi-Provençal , Henri Corbin ,Marius Canard , Charles Pellat , William and George Marçais , William Wright , or only mentioned in passing ,usually in a long list of names , scholars like R.A.Nicholson , Guy Le Strange , Sir Thomas Arnold , and E.G.Browne. “ Even for those whom he does cite , Mr.Said makes a remarkably arbitrary choice of works . His common practice indeed is to omit their major contributions to scholarship and instead fasten on minor or occasional writings ”. Said even fabricates lies about eminent scholars : “ Thus in speaking of the late –eighteenth early-nineteenth-century French Orientalist Silvestre de Sacy , Mr.Said remarks that ‘he ransacked the Oriental archives ….What texts he isolated , he then brought back ; he doctored them …” If these words bear any meaning at all it is that Sacy was somehow at fault in his access to these documents and then committed the crime of tampering with them .This outrageous libel on a great scholar is without a shred of truth ”. Another false accusation that Said flings out is that Orientalists never properly discussed the Oriental’s economic activities until Rodinson’s Islam and Capitalism (1966) .This shows Said’s total ignorance of the works of Adam Mez , J.H.Kramers , W.Björkman , V.Barthold , Thomas Armold , all of whom dealt with the economic activities of Muslims . As Rodinson himself points out elsewhere , one of the three scholars who was a pioneer in this field was Bernard Lewis . Said also talks of Islamic Orientalism being cut off from developments in other fields in the humanities , particularly the economic and social. But this again only reveals Said’s ignorance of the works of real Orientalists rather than those of his imagination . As Rodinson says the sociology of Islam is an ancient subject , citing the work of R.Lévy . Rodinson then points out that Durkheim’s celebrated journal L’Année sociologique listed every year starting from the first decades of the XX century a certain number of works on Islam .
It must have been particularly galling for Said to see the hostile reviews of his Orientalism from Arab , Iranian or Asian intellectuals , some of whom he admired and singled out for praise in many of his works . For example , Nikki Keddie , praised in Covering Islam , talked of the disastrous influence of Orientalism , even though she herself admired parts of it : “ I think that there has been a tendency in the Middle East field to adopt the word “ orientalism” as a generalized swear-word essentially referring to people who take the “wrong” position on the Arab-Israeli dispute or to people who are judged too “conservative ”. It has nothing to do with whether they are good or not good in their disciplines .So “orientalism” for may people is a word that substitutes for thought and enables people to dismiss certain scholars and their works .I think that is too bad .It may not have been what Edward Said meant at all , but the term has become a kind of slogan ”.  Nikki Keddie also noted that the book “ could also be used in a dangerous way because it can encourage people to say , ‘You Westerners , you can’t do our history right , you can’t study it right , you really shouldn’t be studying it , we are the only ones who can study our own history properly ”. Albert Hourani , who is much admired by Said , made a similar point , “ I think all this talk after Edward’s book also has a certain danger .There is a certain counter-attack of Muslims , who say nobody understands Islam except themselves ”. Hourani went further in his criticism of Said’s Orientalism : “ Orientalism has now become a dirty word .Nevertheless it should be used for a perfectly respected discipline ….I think [ Said] carries it too far when he says that the orientalists delivered the Orient bound to the imperial powers ….Edward totally ignores the German tradition and philosophy of history which was the central tradition of the orientalists ….I think Edward’s other books are admirable ….”. Similarly , Aijaz Ahmed thought Orientalism was a “deeply flawed book” , and would be forgotten when the dust settled , whereas Said’s books on Palestine would be remembered. Kanan Makiya , the eminent Iraqi scholar , chronicled Said’s disastrous influence particularly in the Arab world : “ Orientalism as an intellectual project influenced a whole generation of young Arab scholars , and it shaped the discipline of modern Middle East studies in the 1980s .The original book was never intended as a critique of contemporary Arab politics , yet it fed into a deeply rooted populist politics of resentment against the West .The distortions it analyzed came from the eighteenth and nineteenth centuries , but these were marshaled by young Arab and “ pro-Arab ” scholars into an intellectual-political agenda that was out of kilter with the real needs of Arabs who were living in a world characterized by rapidly escalating cruelty , not ever-increasing imperial domination .The trajectory from Said’s Orientalism to his Covering Islam …is premised on the morally wrong idea that the West is to be blamed in the here-and-now for its long nefarious history of association with the Middle East .Thus it unwittingly deflected from the real problems of the Middle East at the same time as it contributed more bitterness to the armory of young impressionable Arabs when there was already far too much of that around .” Orientalism , continues , Makiya , “ makes Arabs feel contented with the way they are , instead of making them rethink fundamental assumptions which so clearly haven’t worked ….They desperately need to unlearn ideas such as that “ every European ” in what he or she has to say about the world is or was a “racist” ….The ironical fact is that the book was given the attention it received in the “almost totally ethnocentric ” West was largely because its author was a Palestinian ….”. Though he finds much to admire in Said’s Orientalism , the Syrian philosopher Sadiq al- ‘Azm finds that “the stylist and polemicist in Edward Said very often runs away with the systematic thinker ”. Al-‘Azm also finds Said guilty of the very essentialism that Said ostensibly sets out to criticise , perpetuating the distinction between East and West .Said further renders a great disservice to those who wish to examine the difficult question of how one can study other cultures from a libertarian perspective .Al-‘Azm recognizes Said anti-scientific bent , and defends certain Orientalist theses from Said’s criticism ; for example , al-‘Azm says : “ I cannot agree with Said that their “ Orientalist mentality ”blinded them to the realities of Muslim societies and definitively distorted their views of the East in general .For instance : isn’t it true , on the whole , that the inhabitants of Damascus and Cairo today feel the presence of the transcendental in their lives more palpably and more actively than Parisians and Londoners ? Isn’t it tue that religion means everything to the contemporary Moroccan , Algerian and Iranian peasant in amnner it cannot mean for the American farmer or the member of a Russian kolkhoz ? And isn’t it a fact that the belief in the laws of nature is more deeply rooted in the minds of university students in Moscow and New York than among the students of al-Azhar and of Teheran University ”. Ibn Warraq
Fouad Ajami would have been amused, but not surprised, to read his own obituary in the New York Times. "Edward Said, the Palestinian cultural critic who died in 2003, accused [Ajami] of having ‘unmistakably racist prescriptions,’" quoted obituarist Douglas Martin. Thus was Said, the most mendacious, self-infatuated and profitably self-pitying of Arab-American intellectuals—a man whose account of his own childhood cannot be trusted—raised from the grave to defame, for one last time, the most honest and honorable and generous of American intellectuals, no hyphenation necessary. Ajami (…) first made his political mark as an advocate for Palestinian nationalism. For those who knew Ajami mainly as a consistent advocate of Saddam Hussein’s ouster, it’s worth watching a YouTube snippet of his 1978 debate with Benjamin Netanyahu, in which Ajami makes the now-standard case against Israeli iniquity. Today Mr. Netanyahu sounds very much like his 28-year-old self. But Ajami changed. He was, to borrow a phrase, mugged by reality. By the 1980s, he wrote, "Arab society had run through most of its myths, and what remained in the wake of the word, of the many proud statements people had made about themselves and their history, was a new world of cruelty, waste, and confusion." What Ajami did was to see that world plain, without the usual evasions and obfuscations and shifting of blame to Israel and the U.S. Like Sidney Hook or Eric Hoffer, the great ex-communists of a previous generation, his honesty, courage and intelligence got the better of his ideology; he understood his former beliefs with the hard-won wisdom of the disillusioned. (…) Ajami understood the Arab world as only an insider could—intimately, sympathetically, without self-pity. And he loved America as only an immigrant could—with a depth of appreciation and absence of cynicism rarely given to the native-born. If there was ever an error in his judgment, it’s that he believed in people—Arabs and Americans alike—perhaps more than they believed in themselves. It was the kind of mistake only a generous spirit could make. Bret Stephens
Ce qui caractérise pour l’essentiel Ajami n’est pas sa foi religieuse (s’il en a une au sens traditionnel) mais son appréciation sans égal de l’ironie historique – l’ironie , par exemple, dans le fait qu’en éliminant la simple figure de Saddam Hussein nous ayons brutalement contraint un Monde arabe qui ne s’y attendait pas à un règlement de comptes général; l’ironie que la véhémence même de l’insurrection irakienne puisse au bout du compte la vaincre et l’humilier sur son propre terrain et pourrait déjà avoir commencé à le faire; l’ironie que l’Iran chiite pourrait bien maudire le jour où ses cousins chiites en Irak ont été libérés par les Américains. Et ironie pour ironie, Ajami est clairement épaté qu’un membre de l’establishment pétrolier américain, lui-même fils d’un président qui en 1991 avait appelé les Chiites irakiens à l’insurrection contre un Saddam Hussein blessé pour finalement les laisser se faire massacrer, ait été amené à s’exclamer en septembre 2003: Comme dictature, l’Irak avait un fort pouvoir de déstabilisation du Moyen-Orient. Comme démocratie, il aura un fort pouvoir d’inspiration pour le Moyen-Orient. Victor Davis Hanson
The relations between Islam and Christianity, both Orthodox and Western, have often been stormy. Each has been the other’s Other. The 20th-century conflict between liberal democracy and Marxist-Leninism is only a fleeting and superficial historical phenomenon compared to the continuing and deeply conflictual relation between Islam and Christianity. Samuel Huntington
Nearly 15 years on, Huntington’s thesis about a civilizational clash seems more compelling to me than the critique I provided at that time. In recent years, for example, the edifice of Kemalism has come under assault, and Turkey has now elected an Islamist to the presidency in open defiance of the military-bureaucratic elite. There has come that “redefinition” that Huntington prophesied. To be sure, the verdict may not be quite as straightforward as he foresaw. The Islamists have prevailed, but their desired destination, or so they tell us, is still Brussels: in that European shelter, the Islamists shrewdly hope they can find protection against the power of the military. (…) Huntington had the integrity and the foresight to see the falseness of a borderless world, a world without differences. (He is one of two great intellectual figures who peered into the heart of things and were not taken in by globalism’s conceit, Bernard Lewis being the other.) I still harbor doubts about whether the radical Islamists knocking at the gates of Europe, or assaulting it from within, are the bearers of a whole civilization. They flee the burning grounds of Islam, but carry the fire with them. They are “nowhere men,” children of the frontier between Islam and the West, belonging to neither. If anything, they are a testament to the failure of modern Islam to provide for its own and to hold the fidelities of the young. More ominously perhaps, there ran through Huntington’s pages an anxiety about the will and the coherence of the West — openly stated at times, made by allusions throughout. The ramparts of the West are not carefully monitored and defended, Huntington feared. Islam will remain Islam, he worried, but it is “dubious” whether the West will remain true to itself and its mission. Clearly, commerce has not delivered us out of history’s passions, the World Wide Web has not cast aside blood and kin and faith. It is no fault of Samuel Huntington’s that we have not heeded his darker, and possibly truer, vision. Fouad Ajami
There should be no illusions about the sort of Arab landscape that America is destined to find if, or when, it embarks on a war against the Iraqi regime. There would be no "hearts and minds" to be won in the Arab world, no public diplomacy that would convince the overwhelming majority of Arabs that this war would be a just war. An American expedition in the wake of thwarted UN inspections would be seen by the vast majority of Arabs as an imperial reach into their world, a favor to Israel, or a way for the United States to secure control over Iraq’s oil. No hearing would be given to the great foreign power. (…) America ought to be able to live with this distrust and discount a good deal of this anti-Americanism as the "road rage" of a thwarted Arab world – the congenital condition of a culture yet to take full responsibility for its self-inflicted wounds. There is no need to pay excessive deference to the political pieties and givens of the region. Indeed, this is one of those settings where a reforming foreign power’s simpler guidelines offer a better way than the region’s age-old prohibitions and defects. Fouad Ajami
The current troubles of the Obama presidency can be read back into its beginnings. Rule by personal charisma has met its proper fate. The spell has been broken, and the magician stands exposed. We need no pollsters to tell us of the loss of faith in Mr. Obama’s policies—and, more significantly, in the man himself. Charisma is like that. Crowds come together and they project their needs onto an imagined redeemer. The redeemer leaves the crowd to its imagination: For as long as the charismatic moment lasts—a year, an era—the redeemer is above and beyond judgment. Fouad Ajami
[Bush] can definitely claim paternity…One despot fell in 2003. We decapitated him. Two despots, in Tunisia and Egypt, fell, and there is absolutely a direct connection between what happened in Iraq in 2003 and what’s happening today throughout the rest of the Arab world. (…) It wasn’t American tanks [that brought about this moment]…It was a homegrown enterprise. It was Egyptians, Tunisians, Libyans conquering their fear – people went out and conquered fear and did something amazing. Fouad Ajami
The United States will have to be prepared for and accept the losses and adversity that are an integral part of staying on, rightly, in so tangled and difficult a setting. Fouad Ajami
The mask of the Assad regime finally falls.. Fouad Ajami
The Iraqis needn’t trumpet the obvious fact in broad daylight, but the balance of power in the Persian Gulf would be altered for the better by a security arrangement between the United States and the government in Baghdad. (…) There remains, of course, the pledge given by presidential candidate Barack Obama that a President Obama would liquidate the American military role in Iraq by the end of 2011. That pledge was one of the defining themes of his bid for the presidency, and it endeared him to the “progressives” within his own party, who had been so agitated and mobilized against the Iraq war. But Barack Obama is now the standard-bearer of America’s power. He has broken with the “progressives” over Afghanistan, the use of drones in Pakistan, Guantánamo, military tribunals, and a whole host of national security policies that have (nearly) blurred the line between his policies and those of his predecessor. The left has grumbled, but, in the main, it has bowed to political necessity. At any rate, the fury on the left that once surrounded the Iraq war has been spent; a residual American presence in Iraq would fly under the radar of the purists within the ranks of the Democratic Party. (…) The enemy will have a say on how things will play out for American forces in Iraq. Iran and its Iraqi proxies can be expected to do all they can to make the American presence as bloody and costly as possible. A long, leaky border separates Iran from Iraq; movement across it is quite easy for Iranian agents and saboteurs. They can come in as “pilgrims,” and there might be shades of Lebanon in the 1980s, big deeds of terror that target the American forces.  (…) Even in the best of worlds, an American residual presence in Iraq will have its costs and heartbreak. But the United States will have to be prepared for and accept the losses and adversity that are an integral part of staying on, rightly, in so tangled and difficult a setting. Fouad Ajami
L’argument selon lequel la liberté ne peut venir que de l’intérieur et ne peut être offerte à des peuples lointains est bien plus fausse que l’on croit. Dans toute l’histoire moderne, la fortune de la liberté a toujours dépendu de la volonté de la ou des puissances dominantes du moment. Le tout récemment disparu professeur Samuel P. Huntington avait développé ce point de la manière la plus détaillée. Dans 15 des 29 pays démocratiques en 1970, les régimes démocratiques avaient été soit initiés par une puissance étrangère soit étaient le produit de l’indépendance contre une occupation étrangère. (…) Tout au long du flux et du reflux de la liberté, la puissance est toujours restée importante et la liberté a toujours eu besoin de la protection de grandes puissances. Le pouvoir d’attraction des pamphlets de Mill, Locke et Paine était fondé sur les canons de la Pax Britannica, et sur la force de l’Amérique quand la puissance britannique a flanché.  (…) L’ironie est maintenant évidente: George W. Bush comme force pour l’émancipation des terres musulmanes et Barack Hussein Obama en messager des bonnes vieilles habitudes. Ainsi c’est le plouc qui porte au monde le message que les musulmans et les Arabes n’ont pas la tyrannie dans leur ADN et l’homme aux fragments musulmans, kenyans et indonésiens dans sa propre vie et son identité qui annonce son acceptation de l’ordre établi. Mr. Obama pourrait encore reconnaître l’impact révolutionnaire de la diplomatie de son prédecesseur mais jusqu’à présent il s’est refusé à le faire. (…) Son soutien au " processus de paix" est un retour à la diplomatie stérile des années Clinton, avec sa croyance que le terrorisme prend sa source dans les revendications des Palestiniens. M. Obama et ses conseillers se sont gardés d’affirmer que le terrorisme a disparu, mais il y a un message indubitable donné par eux que nous pouvons retourner à nos propres affaires, que Wall Street est plus mortel et dangereux que la fameuse " rue Arabo-Musulmane".  Fouad Ajami
Two men bear direct responsibility for the mayhem engulfing Iraq: Barack Obama and Nouri al-Maliki. (…) This sad state of affairs was in no way preordained. In December 2011, Mr. Obama stood with Mr. Maliki and boasted that "in the coming years, it’s estimated that Iraq’s economy will grow even faster than China’s or India’s." But the negligence of these two men—most notably in their failure to successfully negotiate a Status of Forces Agreement that would have maintained an adequate U.S. military presence in Iraq—has resulted in the current descent into sectarian civil war. (…) With ISIS now reigning triumphant in Fallujah, in the oil-refinery town of Baiji, and, catastrophically, in Mosul, the Obama administration cannot plead innocence. Mosul is particularly explosive. It sits astride the world between Syria and Iraq and is economically and culturally intertwined with the Syrian territories. This has always been Mosul’s reality. There was no chance that a war would rage on either side of Mosul without it spreading next door. The Obama administration’s vanishing "red lines" and utter abdication in Syria were bound to compound Iraq’s troubles. Grant Mr. Maliki the harvest of his sectarian bigotry. He has ridden that sectarianism to nearly a decade in power. Mr. Obama’s follies are of a different kind. They’re sins born of ignorance. He was eager to give up the gains the U.S. military and the Bush administration had secured in Iraq. Nor did he possess the generosity of spirit to give his predecessors the credit they deserved for what they had done in that treacherous landscape. Fouad Ajami

Descente en règle dans le NYT et the Nation, silence radio dans les médias comme d’ailleurs dans l’édition en France, notice wikipedia en français de quatre lignes …

Quel meilleur hommage, pour un spécialiste du Monde arabe, que d’être accusé  de racisme par Edward Saïd ?

Et quel silence plus éloquent, au lendemain de sa mort et au moment même de la perte de l’Irak contre laquelle il avait tant averti l’Administration américaine, que celui de la presse française pour l’un des plus respectés spécialistes du Moyen-Orient ?

Qui, si l’on suit les médias qui prennent la peine de parler de lui, avait commis l’impardonnable péché d’appeler de ses voeux l’intervention alliée en Irak …

Et surtout, vis à vis de l’Illusioniste en chef de la Maison Blanche et coqueluche de nos médias, de ne jamais mâcher ses mots ?

Fouad Ajami, Commentator and Expert in Arab History, Dies at 68
Douglas Martin
The New York Times
June 22, 2014

Fouad Ajami, an academic, author and broadcast commentator on Middle East affairs who helped rally support for the United States invasion of Iraq in 2003 — partly by personally advising top policy makers — died on Sunday. He was 68.

The cause was cancer, the Hoover Institution at Stanford University, where Mr. Ajami was a senior fellow, said in a statement

An Arab, Mr. Ajami despaired of autocratic Arab governments finding their own way to democracy, and believed that the United States must confront what he called a “culture of terrorism” after the 2001 terrorist attacks on New York and Washington. He likened the Iraqi dictator Saddam Hussein to Hitler.

Mr. Ajami strove to put Arab history into a larger perspective. He often referred to Muslim rage over losing power to the West in 1683, when a Turkish siege of Vienna failed. He said this memory had led to Arab self-pity and self-delusion as they blamed the rest of the world for their troubles. Terrorism, he said, was one result.

It was a view that had been propounded by Bernard Lewis, the eminent Middle East historian at Princeton and public intellectual, who also urged the United States to invade Iraq and advised President George W. Bush.

Most Americans became familiar with Mr. Ajami’s views on CBS News, CNN and the PBS programs “Charlie Rose” and “NewsHour,” where his distinctive beard and polished manner lent force to his opinions. He wrote more than 400 articles for magazines and newspapers, including The New York Times, as well as a half-dozen books on the Middle East, some of which included his own experiences as a Shiite Muslim in majority Sunni societies.

Condoleezza Rice summoned him to the Bush White House when she was national security adviser, and he advised Paul Wolfowitz, then the deputy secretary of defense. In a speech in 2002, Vice President Dick Cheney invoked Mr. Ajami as predicting that Iraqis would greet liberation by the American military with joy.

In the years following the Iraqi invasion, Mr. Ajami continued to support the action as stabilizing. But he said this month that Prime Minister Nuri Kamal al-Maliki had squandered an opportunity to unify the country after American intervention and become a dictator. More recently, he favored more aggressive policies toward Iran and Syria. Mr. Ajami’s harshest criticism was leveled at Arab autocrats, who by definition lacked popular support. But his use of words like “tribal,” “atavistic” and “clannish” to describe Arab peoples rankled some. So did his belief that Western nations should intervene in the region to correct wrongs. Edward Said, the Palestinian cultural critic who died in 2003, accused him of having “unmistakably racist prescriptions.”

Others praised him for balance. Daniel Pipes, a scholar who specializes in the Middle East, said in Commentary magazine in 2006 that Mr. Ajami had avoided “the common Arab fixation on the perfidy of Israel.”

Fouad Ajami was born on Sept. 19, 1945, at the foot of a castle built by Crusaders in Arnoun, a dusty village in southern Lebanon. His family came from Iran (the name Ajami means “Persian” in Arabic) and were prosperous tobacco farmers. When he was 4, the family moved to Beirut.

As a boy he was taunted by Sunni Muslim children for being Shiite and short, he wrote in “The Dream Palace of the Arabs: A Generation’s Odyssey” (1998), an examination of Arab intellectuals of the last two generations. As a teenager, he was enthusiastic about Arab nationalism, a cause he would later criticize. He also fell in love with American culture, particularly Hollywood movies, and especially Westerns. In 1963, a day or two before his 18th birthday, his family moved to the United States.

He attended Eastern Oregon College (now University), then earned a Ph.D. at the University of Washington after writing a thesis on international relations and world government. He next taught political science at Princeton. In 1980, the School of Advanced International Studies of Johns Hopkins University named him director of Middle East studies. He joined the Hoover Institution in 2011.

Mr. Ajami’s first book, “The Arab Predicament: Arab Political Thought and Practice Since 1967” (1981), explored the panic and sense of vulnerability in the Arab world after Israel’s victory in the 1967 war. His next book, “The Vanishing Imam: Musa al Sadr and the Shia of Lebanon” (1986), profiled an Iranian cleric who helped transform Lebanese Shia from “a despised minority” to effective successful political actors. For the 1988 book “Beirut: City of Regrets,” Mr. Ajami provided a long introduction and some text to accompany a photographic essay by Eli Reed.

“The Dream Palace of the Arabs” told of how a generation of Arab intellectuals tried to renew their homelands’ culture through the forces of modernism and secularism. The Christian Science Monitor called it “a cleareyed look at the lost hopes of the Arabs.”

Partly because of that tone, some condemned the book as too negative. The scholar Andrew N. Rubin, writing in The Nation, said it “echoes the kind of anti-Arabism that both Washington and the pro-Israeli lobby have come to embrace.”

Mr. Ajami received many awards, including a MacArthur Fellowship in 1982 and a National Humanities Medal in 2006. He is survived by his wife, Michelle. In a profile in The Nation in 2003, Adam Shatz described Mr. Ajami’s distinctive appearance, characterized by a “dramatic beard, stylish clothes and a charming, almost flirtatious manner.”

He continued: “On television, he radiates above-the-frayness, speaking with the wry, jaded authority that men in power admire, especially in men who have risen from humble roots. Unlike the other Arabs, he appears to have no ax to grind. He is one of us; he is the good Arab.”

Voir aussi:

The Native Informant
Fouad Ajami is the Pentagon’s favorite Arab.
Adam Shatz
April 10, 2003 | This article appeared in the April 28, 2003 edition of The Nation.

Late last August, at a reunion of Korean War veterans in San Antonio, Texas, Dick Cheney tried to assuage concerns that a unilateral, pre-emptive war against Iraq might "cause even greater troubles in that part of the world." He cited a well-known Arab authority: "As for the reaction of the Arab street, the Middle East expert Professor Fouad Ajami predicts that after liberation in Basra and Baghdad, the streets are sure to erupt in joy." As the bombs fell over Baghdad, just before American troops began to encounter fierce Iraqi resistance, Ajami could scarcely conceal his glee. "We are now coming into acquisition of Iraq," he announced on CBS News the morning of March 22. "It’s an amazing performance."

If Hollywood ever makes a film about Gulf War II, a supporting role should be reserved for Ajami, the director of Middle East Studies at the School of Advanced International Studies (SAIS) at Johns Hopkins University. His is a classic American success story. Born in 1945 to Shiite parents in the remote southern Lebanese village of Arnoun and now a proud naturalized American, Ajami has become the most politically influential Arab intellectual of his generation in the United States. Condoleezza Rice often summons him to the White House for advice, and Deputy Secretary of Defense Paul Wolfowitz, a friend and former colleague, has paid tribute to him in several recent speeches on Iraq. Although he has produced little scholarly work of value, Ajami is a regular guest on CBS News, Charlie Rose and the NewsHour With Jim Lehrer, and a frequent contributor to the editorial pages of the Wall Street Journal and the New York Times. His ideas are also widely recycled by acolytes like Thomas Friedman and Judith Miller of the Times.

Ajami’s unique role in American political life has been to unpack the unfathomable mysteries of the Arab and Muslim world and to help sell America’s wars in the region. A diminutive, balding man with a dramatic beard, stylish clothes and a charming, almost flirtatious manner, he has played his part brilliantly. On television, he radiates above-the-frayness, speaking with the wry, jaded authority that men in power admire, especially in men who have risen from humble roots. Unlike the other Arabs, he appears to have no ax to grind. He is one of us; he is the good Arab.

Ajami’s admirers paint him as a courageous gadfly who has risen above the tribal hatreds of the Arabs, a Middle Eastern Spinoza whose honesty has earned him the scorn of his brethren. Commentary editor-at-large Norman Podhoretz, one of his many right-wing American Jewish fans, writes that Ajami "has been virtually alone in telling the truth about the attitude toward Israel of the people from whom he stems." The people from whom Ajami "stems" are, of course, the Arabs, and Ajami’s ethnicity is not incidental to his celebrity. It lends him an air of authority not enjoyed by non-Arab polemicists like Martin Kramer and Daniel Pipes.

But Ajami is no gadfly. He is, in fact, entirely a creature of the American establishment. His once-luminous writing, increasingly a blend of Naipaulean clichés about Muslim pathologies and Churchillian rhetoric about the burdens of empire, is saturated with hostility toward Sunni Arabs in general (save for pro-Western Gulf Arabs, toward whom he is notably indulgent), and to Palestinians in particular. He invites comparison with Henry Kissinger, another émigré intellectual to achieve extraordinary prominence as a champion of American empire. Like Kissinger, Ajami has a suave television demeanor, a gravitas-lending accent, an instinctive solicitude for the imperatives of power and a cool disdain for the weak. And just as Kissinger cozied up to Nelson Rockefeller and Nixon, so has Ajami attached himself to such powerful patrons as Laurence Tisch, former chairman of CBS; Mort Zuckerman, the owner of US News & World Report; Martin Peretz, a co-owner of The New Republic; and Leslie Gelb, head of the Council on Foreign Relations.

Despite his training in political science, Ajami often sounds like a pop psychologist in his writing about the Arab world or, as he variously calls it, "the world of Araby," "that Arab world" and "those Arab lands." According to Ajami, that world is "gripped in a poisonous rage" and "wedded to a worldview of victimology," bad habits reinforced by its leaders, "megalomaniacs who never tell their people what can and cannot be had in the world of nations." There is, to be sure, a grain of truth in Ajami’s grim assessment. Progressive Arab thinkers from Sadeq al-Azm to Adonis have issued equally bleak indictments of Arab political culture, lambasting the dearth of self-criticism and the constant search for external scapegoats. Unlike these writers, however, Ajami has little sympathy for the people of the region, unless they happen to live within the borders of "rogue states" like Iraq, in which case they must be "liberated" by American force. The corrupt regimes that rule the Arab world, he has suggested, are more or less faithful reflections of the "Arab psyche": "Despots always work with a culture’s yearnings…. After all, a hadith, a saying attributed to the Prophet Muhammad, maintains ‘You will get the rulers you deserve.'" His own taste in regimes runs to monarchies like Kuwait. The Jews of Israel, it seems, are not just the only people in the region who enjoy the fruits of democracy; they are the only ones who deserve them.

Once upon a time, Ajami was an articulate and judicious critic both of Arab society and of the West, a defender of Palestinian rights and an advocate of decent government in the Arab world. Though he remains a shrewd guide to the hypocrisies of Arab leaders, his views on foreign policy now scarcely diverge from those of pro-Israel hawks in the Bush Administration. "Since the Gulf War, Fouad has taken leave of his analytic perspective to play to his elite constituency," said Augustus Richard Norton, a Middle East scholar at Boston University. "It’s very unfortunate because he could have made an astonishingly important contribution."

Seeking to understand the causes of Ajami’s transformation, I spoke to more than two dozen of his friends and acquaintances over the past several months. (Ajami did not return my phone calls or e-mails.) These men and women depicted a man at once ambitious and insecure, torn between his irascible intellectual independence and his even stronger desire to belong to something larger than himself. On the one hand, he is an intellectual dandy who, as Sayres Rudy, a former student, puts it, "doesn’t like groups and thinks people who join them are mediocre." On the other, as a Shiite among Sunnis, and as an émigré in America, he has always felt the outsider’s anxiety to please, and has adjusted his convictions to fit his surroundings. As a young man eager to assimilate into the urbane Sunni world of Muslim Beirut, he embraced pan-Arabism. Received with open arms by the American Jewish establishment in New York and Washington, he became an ardent Zionist. An informal adviser to both Bush administrations, he is now a cheerleader for the American empire.

The man from Arnoun appears to be living the American dream. He has a prestigious job and the ear of the President. Yet the price of power has been higher in his case than in Kissinger’s. Kissinger, after all, is a figure of renown among the self-appointed leaders of "the people from whom he stems" and a frequent speaker at Jewish charity galas, whereas Ajami is a man almost entirely deserted by his people, a pariah at what should be his hour of triumph. In Arnoun, a family friend told me, "Fouad is a black sheep because of his staunch support for the Israelis." Although he frequently travels to Tel Aviv and the Persian Gulf, he almost never goes to Lebanon. In becoming an American, he has become, as he himself has confessed, "a stranger in the Arab world."

Up From Lebanon

This is an immigrant’s tale.

It begins in Arnoun, a rocky hamlet in the south of Lebanon where Fouad al-Ajami was born on September 19, 1945. A prosperous tobacco-growing Shiite family, the Ajamis had come to Arnoun from Iran in the 1850s. (Their name, Arabic for "Persian," gave away their origins.)

When Ajami was 4, he moved with his family to Beirut, settling in the largely Armenian northeastern quarter, a neighborhood thick with orange orchards, pine trees and strawberry fields. As members of the rural Shiite minority, the country’s "hewers of wood and drawers of water," the Ajamis stood apart from the city’s dominant groups, the Sunni Muslims and the Maronite Christians. "We were strangers to Beirut," he has written. "We wanted to pass undetected in the modern world of Beirut, to partake of its ways." For the young "Shia assimilé," as he has described himself, "anything Persian, anything Shia, was anathema…. speaking Persianized Arabic was a threat to something unresolved in my identity." He tried desperately, but with little success, to pass among his Sunni peers. In the predominantly Sunni schools he attended, "Fouad was taunted for being a Shiite, and for being short," one friend told me. "That left him with a lasting sense of bitterness toward the Sunnis."

In the 1950s, Arab nationalism appeared to hold out the promise of transcending the schisms between Sunnis and Shiites, and the confessional divisions separating Muslims and Christians. Like his classmates, Ajami fell under the spell of Arab nationalism’s charismatic spokesman, the Egyptian leader Gamal Abdel Nasser. At the same time, he was falling under the spell of American culture, which offered relief from the "ancestral prohibitions and phobias" of his "cramped land." Watching John Wayne films, he "picked up American slang and a romance for the distant power casting its shadow across us." On July 15, 1958, the day after the bloody overthrow of the Iraqi monarchy by nationalist army officers, Ajami’s two loves had their first of many clashes, when President Eisenhower sent the US Marines to Beirut to contain the spread of radical Arab nationalism. In their initial confrontation, Ajami chose Egypt’s leader, defying his parents and hopping on a Damascus-bound bus for one of Nasser’s mass rallies.

Ajami arrived in the United States in the fall of 1963, just before he turned 18. He did his graduate work at the University of Washington, where he wrote his dissertation on international relations and world government. At the University of Washington, Ajami gravitated toward progressive Arab circles. Like his Arab peers, he was shaken by the humiliating defeat of the Arab countries in the 1967 war with Israel, and he was heartened by the emergence of the PLO. While steering clear of radicalism, he often expressed horror at Israel’s brutal reprisal attacks against southern Lebanese villages in response to PLO raids.

apartment in New York. He made a name for himself there as a vocal supporter of Palestinian self-determination. One friend remembers him as "a fairly typical advocate of Third World positions." Yet he was also acutely aware of the failings of Third World states, which he unsparingly diagnosed in "The Fate of Nonalignment," a brilliant 1980/81 essay in Foreign Affairs. In 1980, when Johns Hopkins offered him a position as director of Middle East Studies at SAIS, a Washington-based graduate program, he took it.

Ajami’s Predicament

A year after arriving at SAIS, Ajami published his first and still best book, The Arab Predicament. An anatomy of the intellectual and political crisis that swept the Arab world following its defeat by Israel in the 1967 war, it is one of the most probing and subtle books ever written in English on the region. Ranging gracefully across political theory, literature and poetry, Ajami draws an elegant, often moving portrait of Arab intellectuals in their anguished efforts to put together a world that had come apart at the seams. The book did not offer a bold or original argument; like Isaiah Berlin’s Russian Thinkers, it provided an interpretive survey–respectful even when critical–of other people’s ideas. It was the book of a man who had grown disillusioned with Nasser, whose millenarian dream of restoring the "Arab nation" had run up against the hard fact that the "divisions of the Arab world were real, not contrived points on a map or a colonial trick." But pan-Arabism was not the only temptation to which the intellectuals had succumbed. There was radical socialism, and the Guevarist fantasies of the Palestinian revolution. There was Islamic fundamentalism, with its romance of authenticity and its embittered rejection of the West. And then there was the search for Western patronage, the way of Nasser’s successor, Anwar Sadat, who forgot his own world and ended up being devoured by it.

Ajami’s ambivalent chapter on Sadat makes for especially fascinating reading today. He praised Sadat for breaking with Nasserism and making peace with Israel, and perhaps saw something of himself in the "self-defined peasant from the dusty small village" who had "traveled far beyond the bounds of his world." But he also saw in Sadat’s story the tragic parable of a man who had become more comfortable with Western admirers than with his own people. When Sadat spoke nostalgically of his village–as Ajami now speaks of Arnoun–he was pandering to the West. Arabs, a people of the cities, would not be "taken in by the myth of the village." Sadat’s "American connection," Ajami suggested, gave him "a sense of psychological mobility," lifting some of the burdens imposed by his cramped world. And as his dependence on his American patrons deepened, "he became indifferent to the sensibilities of his own world."

Sadat was one example of the trap of seeking the West’s approval, and losing touch with one’s roots; V.S. Naipaul was another. Naipaul, Ajami suggested in an incisive 1981 New York Times review of Among the Believers, exemplified the "dilemma of a gifted author led by his obsessive feelings regarding the people he is writing about to a difficult intellectual and moral bind." Third World exiles like Naipaul, Ajami wrote, "have a tendency to…look at their own countries and similar ones with a critical eye," yet "these same men usually approach the civilization of the West with awe and leave it unexamined." Ajami preferred the humane, nonjudgmental work of Polish travel writer Ryszard Kapucinski: "His eye for human folly is as sharp as V.S. Naipaul. His sympathy and sorrow, however, are far deeper."

The Arab Predicament was infused with sympathy and sorrow, but these qualities were ignored by the book’s Arab critics in the West, who–displaying the ideological rigidity that is an unfortunate hallmark of exile politics–accused him of papering over the injustices of imperialism and "blaming the victim." To an extent, this was a fair criticism. Ajami paid little attention to imperialism, and even less to Israel’s provocative role in the region. What is more, his argument that "the wounds that mattered were self-inflicted" endeared him to those who wanted to distract attention from Palestine. Doors flew open. On the recommendation of Bernard Lewis, the distinguished British Orientalist at Princeton and a strong supporter of Israel, Ajami became the first Arab to win the MacArthur "genius" prize in 1982, and in 1983 he became a member of the Council on Foreign Relations. The New Republic began to publish lengthy essays by Ajami, models of the form that offer a tantalizing glimpse of the career he might have had in a less polarized intellectual climate. Pro-Israel intellectual circles groomed him as a rival to Edward Said, holding up his book as a corrective to Orientalism, Said’s classic study of how the West imagined the East in the age of empire.

In fact, Ajami shared some of Said’s anger about the Middle East. The Israelis, he wrote in an eloquent New York Times op-ed after the 1982 invasion of Lebanon, "came with a great delusion: that if you could pound men and women hard enough, if you could bring them to their knees, you could make peace with them." He urged the United States to withdraw from Lebanon in 1984, and he advised it to open talks with the Iranian government. Throughout the 1980s, Ajami maintained a critical attitude toward America’s interventions in the Middle East, stressing the limits of America’s ability to influence or shape a "tormented world" it scarcely understood. "Our arguments dovetailed," says Said. "There was an unspoken assumption that we shared the same kind of politics."

But just below the surface there were profound differences of opinion. Hisham Milhem, a Lebanese journalist who knows both men well, explained their differences to me by contrasting their views on Joseph Conrad. "Edward and Fouad are both crazy about Conrad, but they see in him very different things. Edward sees the critic of empire, especially in Heart of Darkness. Fouad, on the other hand, admires the Polish exile in Western Europe who made a conscious break with the old country."

Yet the old world had as much of a grip on Ajami as it did on Said. In southern Lebanon, Palestinian guerrillas had set up a state within a state. They often behaved thuggishly toward the Shiites, alienating their natural allies and recklessly exposing them to Israel’s merciless reprisals. By the time Israeli tanks rolled into Lebanon in 1982, relations between the two communities had so deteriorated that some Shiites greeted the invaders with rice and flowers. Like many Shiites, Ajami was fed up with the Palestinians, whose revolution had brought ruin to Lebanon. Arnoun itself had not been unscathed: A nearby Crusader castle, the majestic Beaufort, was now the scene of intense fighting.

In late May 1985, Ajami–now identifying himself as a Shiite from southern Lebanon–sparred with Said on the MacNeil Lehrer Report over the war between the PLO and Shiite Amal militia, then raging in Beirut’s refugee camps. A few months later, they came to verbal blows again, when Ajami was invited to speak at a Harvard conference on Islam and Muslim politics organized by Israeli-American academic Nadav Safran. After the Harvard Crimson revealed that the conference had been partly funded by the CIA, Ajami, at the urging of Said and the late Pakistani writer Eqbal Ahmad, joined a wave of speakers who were withdrawing from the conference. But Ajami, who was a protégé and friend of Safran, immediately regretted his decision. He wrote a blistering letter to Said and Ahmad a few weeks later, accusing them of "bringing the conflicts of the Middle East to this country" while "I have tried to go beyond them…. Therefore, my friends, this is the parting of ways. I hope never to encounter you again, and we must cease communication. Yours sincerely, Fouad Ajami."

The Tribal Turn

By now, the "Shia assimilé" had fervently embraced his Shiite identity. Like Sadat, he began to rhapsodize about his "dusty village" in wistful tones. The Vanished Imam, his 1986 encomium to Musa al-Sadr, the Iranian cleric who led the Amal militia before mysteriously disappearing on a 1978 visit to Libya, offers important clues into Ajami’s thinking of the time. A work of lyrical nationalist mythology, The Vanished Imam also provides a thinly veiled political memoir, recounting Ajami’s disillusionment with Palestinians, Arabs and the left, and his conversion to old-fashioned tribal politics.

The marginalized Shiites had found a home in Amal, and a spiritual leader in Sadr, a "big man" who is explicitly compared to Joseph Conrad’s Lord Jim and credited with a far larger role than he actually played in Shiite politics. Writing of Sadr, Ajami might have been describing himself. Sadr is an Ajam–a Persian–with "an outsider’s eagerness to please." He is "suspicious of grand schemes," blessed with "a strong sense of pragmatism, of things that can and cannot be," thanks to which virtue he "came to be seen as an enemy of everything ‘progressive.'" "Tired of the polemics," he alone is courageous enough to stand up to the Palestinians, warning them not to "seek a ‘substitute homeland,’ watan badil, in Lebanon." Unlike the Palestinians, Ajami tells us repeatedly, the Shiites are realists, not dreamers; reformers, not revolutionaries. Throughout the book, a stark dichotomy is also drawn between Shiite and Arab nationalism, although, as one of his Shiite critics pointed out in a caustic review in the International Journal of Middle Eastern Studies, "allegiance to Arab nationalist ideals…was paramount" in Sadr’s circles. The Shiites of Ajami’s imagination seem fundamentally different from other Arabs: a community that shares America’s aversion to the Palestinians, a "model minority" worthy of the West’s sympathy.

The Shiite critic of the Palestinians cut an especially attractive profile in the eyes of the American media. Most American viewers of CBS News, which made him a high-paid consultant in 1985, had no idea that he was almost completely out of step with the community for which he claimed to speak. By the time The Vanished Imam appeared, the Shiites, under the leadership of a new group, Hezbollah, had launched a battle to liberate Lebanon from Israeli control. Israeli soldiers were now greeted with grenades and explosives, rather than rice and flowers, and Arnoun became a hotbed of Hezbollah support. Yet Ajami displayed little enthusiasm for this Shiite struggle. He was also oddly silent about the behavior of the Israelis, who, from the 1982 invasion onward, had killed far more Shiites than either Arafat ("the Flying Dutchman of the Palestinian movement") or Hafez al-Assad (Syria’s "cruel enforcer"). The Shiites, he suggested, were "beneficiaries of Israel’s Lebanon war."

In the Promised Land

By the mid-1980s, the Middle Eastern country closest to Ajami’s heart was not Lebanon but Israel. He returned from his trips to the Jewish state boasting of traveling to the occupied territories under the guard of the Israel Defense Forces and of being received at the home of Teddy Kollek, then Jerusalem’s mayor. The Israelis earned his admiration because they had something the Palestinians notably lacked: power. They were also tough-minded realists, who understood "what can and cannot be had in the world of nations." The Palestinians, by contrast, were romantics who imagined themselves to be "exempt from the historical laws of gravity."

n 1986, Ajami had praised Musa al-Sadr as a realist for telling the Palestinians to fight Israel in the occupied territories, rather than in Lebanon. But when the Palestinians did exactly that, in the first intifada of 1987-93, it no longer seemed realistic to Ajami, who then advised them to swallow the bitter pill of defeat and pay for their bad choices. While Israeli troops shot down children armed only with stones, Ajami told the Palestinians they should give up on the idea of a sovereign state ("a phantom"), even in the West Bank and Gaza. When the PLO announced its support for a two-state solution at a 1988 conference in Algiers, Ajami called the declaration "hollow," its concessions to Israel inadequate. On the eve of the Madrid talks in the fall of 1991 he wrote, "It is far too late to introduce a new nation between Israel and Jordan." Nor should the American government embark on the "fool’s errand" of pressuring Israel to make peace. Under Ajami’s direction, the Middle East program of SAIS became a bastion of pro-Israel opinion. An increasing number of Israeli and pro-Israel academics, many of them New Republic contributors, were invited as guest lecturers. "Rabbi Ajami," as many people around SAIS referred to him, was also receiving significant support from a Jewish family foundation in Baltimore, which picked up the tab for the trips his students took to the Middle East every summer. Back in Lebanon, Ajami’s growing reputation as an apologist for Israel reportedly placed considerable strains on family members in Arnoun.

‘The Saudi Way’

Ajami also developed close ties during the 1980s to Kuwait and Saudi Arabia, which made him–as he often and proudly pointed out–the only Arab who traveled both to the Persian Gulf countries and to Israel. In 1985 he became an external examiner in the political science department at Kuwait University; he said "the place seemed vibrant and open to me." His major patrons, however, were Saudi. He has traveled to Riyadh many times to raise money for his program, sometimes taking along friends like Martin Peretz; he has also vacationed in Prince Bandar’s home in Aspen. Saudi hospitality–and Saudi Arabia’s lavish support for SAIS–bred gratitude. At one meeting of the Council on Foreign Relations, Ajami told a group that, as one participant recalls, "the Saudi system was a lot stronger than we thought, that it was a system worth defending, and that it had nothing to apologize for." Throughout the 1980s and ’90s, he faithfully echoed the Saudi line. "Rage against the West does not come naturally to the gulf Arabs," he wrote in 1990. "No great tales of betrayal are told by the Arabs of the desert. These are Palestinian, Lebanese and North African tales."

This may explain why Iraq’s invasion of Kuwait in 1990 aroused greater outrage in Ajami than any act of aggression in the recent history of the Middle East. Neither Israel’s invasion of Lebanon nor the 1982 Sabra and Shatila massacre had caused him comparable consternation. Nor, for that matter, had Saddam’s slaughter of the Kurds in Halabja in 1988. This is understandable, of course; we all react more emotionally when the victims are friends. But we don’t all become publicists for war, as Ajami did that fateful summer, consummating his conversion to Pax Americana. What was remarkable was not only his fervent advocacy; it was his cavalier disregard for truth, his lurid rhetoric and his religious embrace of American power. In Foreign Affairs, Ajami, who knew better, described Iraq, the cradle of Mesopotamian civilization, a major publisher of Arabic literature and a center of the plastic arts, as "a brittle land…with little claim to culture and books and grand ideas." It was, in other words, a wasteland, led by a man who "conjures up Adolf Hitler."

Months before the war began, the Shiite from Arnoun, now writing as an American, in the royal "we," declared that US troops "will have to stay in the Gulf and on a much larger scale," since "we have tangible interests in that land. We stand sentry there in blazing clear daylight." After the Gulf War, Ajami’s cachet soared. In the early 1990s Harvard offered him a chair ("he turned it down because we expected him to be around and to work very hard," a professor told me), and the Council on Foreign Relations added him to its prestigious board of advisers last year. "The Gulf War was the crucible of change," says Augustus Richard Norton. "This immigrant from Arnoun, this man nobody had heard of from a place no one had heard of, had reached the peak of power. This was a true immigrant success story, one of those moments that make an immigrant grateful for America. And I think it implanted a deep sense of patriotism that wasn’t present before."

And, as Ajami once wrote of Sadat, "outside approval gave him the courage to defy" the Arabs, especially when it came to Israel. On June 3, 1992, hardly a year after Gulf War I, Ajami spoke at a pro-Israel fundraiser. Kissinger, the keynote speaker, described Arabs as congenital liars. Ajami chimed in, expressing his doubts that democracy would ever work in the Arab world, and recounting a visit to a Bedouin village where he "insisted on only one thing: that I be spared the ceremony of eating with a Bedouin."

Since the signing of the Oslo Accords in 1993, Ajami has been a consistent critic of the peace process–from the right. He sang the praises of each of Israel’s leaders, from the Likud’s Benjamin Netanyahu, with his "filial devotion [to] the land he had agreed to relinquish," to Labor leader Ehud Barak, "an exemplary soldier." The Palestinians, he wrote, should be grateful to such men for "rescuing" them from defeat, and to Zionism for generously offering them "the possibility of their own national political revival." (True to form, the Palestinians showed "no gratitude.") A year before the destruction of Jenin, he proclaimed that "Israel is existentially through with the siege that had defined its history." Ajami’s Likudnik conversion was sealed by telling revisions of arguments he had made earlier in his career. Where he had once argued that the 1982 invasion of Lebanon aimed to "undermine those in the Arab world who want some form of compromise," he now called it a response to "the challenge of Palestinian terror."

Did Ajami really believe all this? In a stray but revealing comment on Sadat in The New Republic, he left room for doubt. Sadat, he said, was "a son of the soil, who had the fellah’s ability to look into the soul of powerful outsiders, to divine how he could get around them even as he gave them what they desired." Writing on politics, the man from Arnoun gave them what they desired. Writing on literature and poetry, he gave expression to the aesthete, the soulful elegist, even, at times, to the Arab. In his 1998 book, The Dream Palace of the Arabs, one senses, for the first time in years, Ajami’s sympathy for the world he left behind, although there is something furtive, something ghostly about his affection, as if he were writing about a lover he has taught himself to spurn. On rare occasions, Ajami revealed this side of himself to his students, whisking them into his office. Once the door was firmly shut, he would recite the poetry of Nizar Qabbani and Adonis in Arabic, caressing each and every line. As he read, Sayres Rudy told me, "I could swear his heart was breaking."

Ajami’s Solitude

September 11 exposed a major intelligence failure on Ajami’s part. With his obsessive focus on the menace of Saddam and the treachery of Arafat, he had missed the big story. Fifteen of the nineteen hijackers hailed from what he had repeatedly called the "benign political order" of Saudi Arabia; the "Saudi way" he had praised had come undone. Yet the few criticisms that Ajami directed at his patrons in the weeks and months after September 11 were curiously muted, particularly in contrast to the rage of most American commentators. Ajami’s venues in the American media, however, were willing to forgive his softness toward the Saudis. America was going to war with Muslims, and a trusted native informant was needed.

Other forces were working in Ajami’s favor. For George W. Bush and the hawks in his entourage, Afghanistan was merely a prelude to the war they really wanted to fight–the war against Saddam that Ajami had been spoiling for since the end of Gulf War I. As a publicist for Gulf War II, Ajami has abandoned his longstanding emphasis on the limits of American influence in that "tormented region." The war is being sold as the first step in an American plan to effect democratic regime change across the region, and Ajami has stayed on message. We now find him writing in Foreign Affairs that "the driving motivation of a new American endeavor in Iraq and in neighboring Arab lands should be modernizing the Arab world." The opinion of the Arab street, where Iraq is recruiting thousands of new jihadists, is of no concern to him. "We have to live with this anti-Americanism," he sighed recently on CBS. "It’s the congenital condition of the Arab world, and we have to discount a good deal of it as we press on with the task of liberating the Iraqis."

In fairness, Ajami has not completely discarded his wariness about American intervention. For there remains one country where American pressure will come to naught, and that is Israel, where it would "be hubris" to ask anything more of the Israelis, victims of "Arafat’s war." To those who suggest that the Iraq campaign is doomed without an Israeli-Palestinian peace settlement, he says, "We can’t hold our war hostage to Arafat’s campaign of terror."

Fortunately, George W. Bush understands this. Ajami has commended Bush for staking out the "high moral ground" and for "putting Iran on notice" in his Axis of Evil speech. Above all, the President should not allow himself to be deterred by multilateralists like Secretary of State Colin Powell, "an unhappy, reluctant soldier, at heart a pessimist about American power." Unilateralism, Ajami says, is nothing to be ashamed of. It may make us hated in the "hostile landscape" of the Arab world, but, as he recently explained on the NewsHour, "it’s the fate of a great power to stand sentry in that kind of a world."

It is no accident that the "sentry’s solitude" has become the idée fixe of Ajami’s writing in recent years. For it is a theme that resonates powerfully in his own life. Like the empire he serves, Ajami is more influential, and more isolated, than he has ever been. In recent years he has felt a need to defend this choice in heroic terms. "All a man can betray is his conscience," he solemnly writes in The Dream Palace of the Arabs, citing a passage from Conrad. "The solitude Conrad chose is loathed by politicized men and women."

It is a breathtakingly disingenuous remark. Ajami may be "a stranger in the Arab world," but he can hardly claim to be a stranger to its politics. That is why he is quoted, and courted, by Dick Cheney and Paul Wolfowitz. What Ajami abhors in "politicized men and women" is conviction itself. A leftist in the 1970s, a Shiite nationalist in the 1980s, an apologist for the Saudis in the 1990s, a critic-turned-lover of Israel, a skeptic-turned-enthusiast of American empire, he has observed no consistent principle in his career other than deference to power. His vaunted intellectual independence is a clever fiction. The only thing that makes him worth reading is his prose style, and even that has suffered of late. As Ajami observed of Naipaul more than twenty years ago, "he has become more and more predictable, too, with serious cost to his great gift as a writer," blinded by the "assumption that only men who live in remote, dark places are ‘denied a clear vision of the world.'" Like Naipaul, Ajami has forgotten that "darkness is not only there but here as well."

Voir également:

Middle East expert Fouad Ajami, supporter of U.S. war in Iraq, dies at 68
Ajami was known for his criticism of the Arab world’s despotic rulers, among them Hosni Mubarak, Muammar Gadhafi, and Hafez and Bashar Assad.
Ofer Aderet
Haaretz
Jun. 23, 2014

American-Lebanese intellectual and Middle East scholar Prof. Fouad Ajami has died of cancer, aged 68. He passed away Sunday in the United States.

Ajami, who was an expert on the Middle East, is remembered chiefly for his support of the American invasion of Iraq in 2003. He advised the Bush administration during that period. He was strongly opposed to the dictatorial regimes in the Arab countries, believed that the United States must confront “the culture of terror,” as he called it, and supported an assertive policy in regard to Iran and Syria.

Ajami immigrated to the United States from Lebanon with his family in 1963, when he was 18. At Princeton University, he stood out as a supporter of the Palestinians’ right to self-rule. He later went on to Johns Hopkins University, Baltimore, where he was in charge of the Middle East studies program.

He became well-known for his appearances on current affairs programs on American television, the hundreds of articles he wrote in journals and newspapers, and the six books he published.

Ajami was very close to the administration of George W. Bush and served as an adviser to Condoleezza Rice while she was national security adviser, and to Paul Wolfowitz, who was deputy secretary of defense at the time. In a speech delivered in 2002, Vice President Dick Cheney claimed Ajami had said the Iraqis would greet their liberation by the Americans with rejoicing.

His support for the war in Iraq elicited harsh criticism. He reiterated this support in an interview with Haaretz in 2011, in which he said: “I still support that war, and I think that the liberals who attacked Bush in America and elsewhere, who attacked him mercilessly, need to reexamine their assumptions.”

Ajami was known for his criticism of the Arab world’s despotic rulers, among them Hosni Mubarak in Egypt, Muammar Gadhafi in Libya, and Hafez and Bashar Assad in Syria. He expressed optimism at the time of the Arab Spring, and had recently supported an assertive policy against Iran and Syria.

Fouad Ajami, Great American
His genius lay in the breadth of his scholarship and the quality of his human understanding.
Bret Stephens
The Wall Street Journal
June 23, 2014

Fouad Ajami would have been amused, but not surprised, to read his own obituary in the New York Times. "Edward Said, the Palestinian cultural critic who died in 2003, accused [Ajami] of having ‘unmistakably racist prescriptions,'" quoted obituarist Douglas Martin.

Thus was Said, the most mendacious, self-infatuated and profitably self-pitying of Arab-American intellectuals—a man whose account of his own childhood cannot be trusted—raised from the grave to defame, for one last time, the most honest and honorable and generous of American intellectuals, no hyphenation necessary.

Ajami, who died of prostate cancer Sunday in his summer home in Maine, was often described as among the foremost scholars of the modern Arab and Islamic worlds, and so he was. He was born in 1945 to a family of farmers in a Shiite village in southern Lebanon and was raised in Beirut in the politics of the age.

"I was formed by an amorphous Arab nationalist sensibility," he wrote in his 1998 masterpiece, "The Dream Palace of the Arabs." He came to the U.S. for college and graduate school, became a U.S. citizen, and first made his political mark as an advocate for Palestinian nationalism. For those who knew Ajami mainly as a consistent advocate of Saddam Hussein’s ouster, it’s worth watching a YouTube snippet of his 1978 debate with Benjamin Netanyahu, in which Ajami makes the now-standard case against Israeli iniquity.

Today Mr. Netanyahu sounds very much like his 28-year-old self. But Ajami changed. He was, to borrow a phrase, mugged by reality. By the 1980s, he wrote, "Arab society had run through most of its myths, and what remained in the wake of the word, of the many proud statements people had made about themselves and their history, was a new world of cruelty, waste, and confusion."

What Ajami did was to see that world plain, without the usual evasions and obfuscations and shifting of blame to Israel and the U.S. Like Sidney Hook or Eric Hoffer, the great ex-communists of a previous generation, his honesty, courage and intelligence got the better of his ideology; he understood his former beliefs with the hard-won wisdom of the disillusioned.

He also understood with empathy and without rancor. Converts tend to be fanatics. But Ajami was too interested in people—in their motives and aspirations, their deceits and self-deceits, their pride, shame and unexpected nobility—to hate anyone except the truly despicable, namely tyrants and their apologists. To read Ajami is to see that his genius lay not only in the breadth of the scholarship or the sharpness of political insight but also in the quality of human understanding. If Joseph Conrad had been reborn as a modern-day academic, he would have been Fouad Ajami.

Consider a typical example, from an op-ed he wrote for these pages in February 2013 on the second anniversary of the fall of Hosni Mubarak’s regime:

"Throughout [Mubarak's] reign, a toxic brew poisoned the life of Egypt—a mix of anti-modernism, anti-Americanism and anti-Zionism. That trinity ran rampant in the universities and the professional syndicates and the official media. As pillage had become the obsession of the ruling family and its retainers, the underclass was left to the rule of darkness and to a culture of conspiracy."

Or here he is on Barack Obama’s fading political appeal, from a piece from last November:

"The current troubles of the Obama presidency can be read back into its beginnings. Rule by personal charisma has met its proper fate. The spell has been broken, and the magician stands exposed. We need no pollsters to tell us of the loss of faith in Mr. Obama’s policies—and, more significantly, in the man himself. Charisma is like that. Crowds come together and they project their needs onto an imagined redeemer. The redeemer leaves the crowd to its imagination: For as long as the charismatic moment lasts—a year, an era—the redeemer is above and beyond judgment."

A publisher ought to collect these pieces. Who else could write so profoundly and so well? Ajami understood the Arab world as only an insider could—intimately, sympathetically, without self-pity. And he loved America as only an immigrant could—with a depth of appreciation and absence of cynicism rarely given to the native-born. If there was ever an error in his judgment, it’s that he believed in people—Arabs and Americans alike—perhaps more than they believed in themselves. It was the kind of mistake only a generous spirit could make.

Over the years Ajami mentored many people—the mentorship often turning to friendship—who went on to great things. One of them, Samuel Tadros, a native of Egypt and now a senior fellow at the Hudson Institute, wrote me Monday with an apt valediction:

"Fouad is remarkable because he became a full American, loved this country as anyone could love it, but that did not lessen his passion for what he left behind. He cared deeply about the region, he was always an optimist. He knew well the region’s ills, the pains it gave those who cherished it. God knows it gave him nothing but pain, but he always believed that the peoples of the region deserved better."

Free at Last
Victor Davis Hanson
Commentary Magazine
September 6, 2006

A review of The Foreigner’s Gift: The Americans, the Arabs, and the Iraqis in Iraq by Fouad Ajami (Free Press, 400 pp)

The last year or so has seen several insider histories of the American experience in Iraq. Written by generals (Bernard Trainor’s Cobra II, with Michael Wood), reporters (George Packer’s The Assassins’ Gate), or bureaucrats (Paul Bremer’s My Year in Iraq), each undertakes to explain how our enterprise in that country has, allegedly, gone astray; who is to blame for the failure; and why the author is right to have withdrawn, or at least to question, his earlier support for the project.

Fouad Ajami’s The Foreigner’s Gift is a notably welcome exception—and not only because of Ajami’s guarded optimism about the eventual outcome in Iraq. A Lebanese-born scholar of the Middle East, Ajami, now at the Johns Hopkins School of Advanced International Studies, lacks entirely the condescension of the typical in-the-know Western expert who blithely assures his American readers, often on the authority of little or no learning, of the irreducible alienness of Arab culture. Instead, the world that Ajami describes, once stripped of its veneer of religious pretense, is defined by many of the same impulses—honor, greed, selfinterest—that guide dueling Mafia families, rival Christian televangelists, and (for that matter) many ordinary people hungry for power. As an Arabic-speaker and native Middle Easterner, Ajami has enjoyed singular access to both Sunni and Shiite grandees, and makes effective use here of what they tell him. He also draws on a variety of contemporary written texts, mostly unknown by or inaccessible to Western authors, to explicate why many of the most backward forces in the Arab world are not in the least unhappy at the havoc wrought by the Sunni insurgency in Iraq.

The result, based on six extended visits to Iraq and a lifetime of travel and experience, is the best and certainly the most idiosyncratic recent treatment of the American presence there. Ajami’s thesis is straightforward. What brought George W. Bush to Iraq, he writes, was a belief in the ability of America to do something about a longstanding evil, along with a post-9/11 determination to stop appeasing terror-sponsoring regimes. That the United States knew very little about the bloodthirsty undercurrents of Shiite, Sunni, and Kurdish sectarianism, for years cloaked by Saddam’s barbaric rule—the dictator “had given the Arabs a cruel view of history,” one saturated in “iron and fire and bigotry”—did not necessarily doom the effort to failure. The idealism and skill of American soldiers, and the enormous power and capital that stood behind them, counted, and still count, for a great deal. More importantly, the threats and cries for vengeance issued by various Arab spokesmen have often been disingenuous, serving to obfuscate the genuine desire of Arab peoples for consensual government (albeit on their own terms). In short, Ajami assures us, the war has been a “noble” effort, and will remain so whether in the end it “proves to be a noble success or a noble failure.”

Aside from the obvious reasons he adduces for this judgment—we have taken no oil, we have stayed to birth democracy, and we are now fighting terrorist enemies of civilization—there is also the fact that we have stumbled into, and are now critically influencing, the great political struggle of the modern Middle East. The real problem in that region, Ajami stresses, remains Sunni extremism, which is bent on undermining the very idea of consensual government—the “foreigner’s gift” of his title. Having introduced the concept of one person/one vote in a federated Iraq, America has not only empowered the perennially maltreated Kurds but given the once despised Iraqi Shiites a historic chance at equality. Hence the “rage against this American war, in Iraq itself and in the wider Arab world.”

No wonder, Ajami comments, that a “proud sense of violation [has] stretched from the embittered towns of the Sunni Triangle in western Iraq to the chat rooms of Arabia and to jihadists as far away from Iraq as North Africa and the Muslim enclaves of Western Europe.” Sunni, often Wahhabi, terrorists have murdered many moderate Shiite clerics, taken a terrible toll of Shiites on the street, and, with the clandestine aid of the rich Gulf sheikdoms, hope to prevail through the growing American weariness at the loss in blood and treasure. The worst part of the story, in Ajami’s estimation, is that the intensity of the Sunni resistance has fooled some Americans into thinking that we cannot work with the Shiites—or that our continuing to do so will result in empowering the Khomeinists in nearby Iran or its Hizballah ganglia in Lebanon. Ajami has little use for this notion. He dismisses the view that, within Iraq, a single volatile figure like Moqtadar al-Sadr is capable of sabotaging the new democracy (“a Shia community groping for a way out would not give itself over to this kind of radicalism”). Much less does he see Iraq’s Shiites as the religious henchmen of Iran, or consider Iraqi holy men like Ayatollah Ali al-Sistani or Sheikh Humam Hamoudi to be intent on establishing a theocracy. In common with the now demonized Ahmad Chalabi, Ajami is convinced that Iraqi Shiites will not slavishly follow their Khomeinist brethren but instead may actually subvert them by creating a loud democracy on their doorstep.

In general,according to Ajami, the pathologies of today’s Middle East originate with the mostly Sunni autocracies that threaten, cajole, and flatter Western governments even as they exploit terrorists to deflect popular discontent away from their own failures onto the United States and Israel. Precisely because we have ushered in a long-overdue correction that threatens not only the old order of Saddam’s clique but surrounding governments from Jordan to Saudi Arabia, we can expect more violence in Iraq.

What then to do? Ajami counsels us to ignore the cries of victimhood from yesterday’s victimizers, always to keep in mind the ghosts of Saddam’s genocidal regime, to be sensitive to the loss of native pride entailed in accepting our “foreigner’s gift,” and to let the Iraqis follow their own path as we eventually recede into the shadows. Along with this advice, he offers a series of first-hand portraits, often brilliantly subtle, of some fascinating players in contemporary Iraq. His meeting in Najaf with Ali al-Sistani discloses a Gandhi-like figure who urges: “Do everything you can to bring our Sunni Arab brothers into the fold.” General David Petraeus, the man charged with rebuilding Iraq’s security forces, lives up to his reputation as part diplomat, part drillmaster, and part sage as he conducts Ajami on one of his dangerous tours of the city of Mosul. On a C-130 transport plane, Ajami is so impressed by the bookish earnestness of a nineteen-year-old American soldier that he hands over his personal copy of Graham Greene’s The Quiet American (“I had always loved a passage in it about American innocence roaming the world like a leper without a bell, meaning no harm”).

There are plenty of tragic stories in this book. Ajami recounts the bleak genesis of the Baath party in Iraq and Syria, the brainchild of Sorbonne-educated intellectuals like Michel Aflaq and Salah al-Din Bitar who thought they might unite the old tribal orders under some radical antiWestern secular doctrine. Other satellite figures include Taleb Shabib, a Shiite Baathist who, like legions of other Arab intellectuals, drifted from Communism, Baathism, and panArabism into oblivion, his hopes for a Western-style solution dashed by dictatorship, theocracy, or both. Ajami bumps into dozens of these sorry men, whose fate has been to end up murdered or exiled by the very people they once sought to champion. There are much worse types in Ajami’s gallery. He provides a vividly repugnant glimpse of the awful alGhamdi tribe of Saudi Arabia. One of their number, Ahmad, crashed into the south tower of the World Trade Center on 9/11; another, Hamza, helped to take down Flight 93. A second Ahmad was the suicide bomber who in December 2004 blew up eighteen Americans in Mosul. And then there is Sheik Yusuf alQaradawi, the native Egyptian and resident of Qatar who in August 2004 issued a fatwa ordering Muslims to kill American civilians in Iraq. Why not kill them in Westernized Qatar, where they were far more plentiful? Perhaps because they were profitable to, and protected by, the same government that protected Qaradawi himself. Apparently, like virtue, evil too needs to be buttressed by hypocrisy.

The Foreigner’s Gift is not an organized work of analysis, its arguments leading in logical progression to a solidly reasoned conclusion. Instead, it is a series of highly readable vignettes drawn from Ajami’s serial travels and reflections. Which is hardly to say that it lacks a point, or that its point is uncontroversial—far from it. Critics will surely cite Ajami’s own Shiite background as the catalyst for his professed confidence in the emergence of Iraq’s Shiites as the stewards of Iraqi democracy. But any such suggestion of a hidden agenda, or alternatively of naiveté, would be very wide of the mark. What most characterizes Ajami is not his religious faith (if he has any in the traditional sense) but his unequalled appreciation of historical irony—the irony entailed, for example, in the fact that by taking out the single figure of Saddam Hussein we unleashed an unforeseen moral reckoning among the Arabs at large; the irony that the very vehemence of Iraq’s insurgency may in the end undo and humiliate it on its own turf, and might already have begun to do so; the irony that Shiite Iran may rue the day when its Shiite cousins in Iraq were freed by the Americans. When it comes to ironies, Ajami is clearly bemused that an American oilman, himself the son of a President who in 1991 called for the Iraqi Shiites to rise up and overthrow a wounded Saddam Hussein, only to stand by as they were slaughtered, should have been brought to exclaim in September 2003: “Iraq as a dictatorship had great power to destabilize the Middle East. Iraq as a democracy will have great power to inspire the Middle East.” Ajami himself is not yet prepared to say that Iraq will do so—only that, with our help, it just might. He needs to be listened to very closely.

The Clash
Fouad Ajami
The New York Times
January 6, 2008

It would have been unlike Samuel P. Huntington to say “I told you so” after 9/11. He is too austere and serious a man, with a legendary career as arguably the most influential and original political scientist of the last half century — always swimming against the current of prevailing opinion.

In the 1990s, first in an article in the magazine Foreign Affairs, then in a book published in 1996 under the title “The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order,” he had come forth with a thesis that ran counter to the zeitgeist of the era and its euphoria about globalization and a “borderless” world. After the cold war, he wrote, there would be a “clash of civilizations.” Soil and blood and cultural loyalties would claim, and define, the world of states.

Huntington’s cartography was drawn with a sharp pencil. It was “The West and the Rest”: the West standing alone, and eight civilizations dividing the rest — Latin American, African, Islamic, Sinic, Hindu, Orthodox, Buddhist and Japanese. And in this post-cold-war world, Islamic civilization would re-emerge as a nemesis to the West. Huntington put the matter in stark terms: “The relations between Islam and Christianity, both Orthodox and Western, have often been stormy. Each has been the other’s Other. The 20th-century conflict between liberal democracy and Marxist-Leninism is only a fleeting and superficial historical phenomenon compared to the continuing and deeply conflictual relation between Islam and Christianity.”

Those 19 young Arabs who struck America on 9/11 were to give Huntington more of history’s compliance than he could ever have imagined. He had written of a “youth bulge” unsettling Muslim societies, and young Arabs and Muslims were now the shock-troops of a new radicalism. Their rise had overwhelmed the order in their homelands and had spilled into non-Muslim societies along the borders between Muslims and other peoples. Islam had grown assertive and belligerent; the ideologies of Westernization that had dominated the histories of Turkey, Iran and the Arab world, as well as South Asia, had faded; “indigenization” had become the order of the day in societies whose nationalisms once sought to emulate the ways of the West.

Rather than Westernizing their societies, Islamic lands had developed a powerful consensus in favor of Islamizing modernity. There was no “universal civilization,” Huntington had observed; this was only the pretense of what he called “Davos culture,” consisting of a thin layer of technocrats and academics and businessmen who gather annually at that watering hole of the global elite in Switzerland.

In Huntington’s unsparing view, culture is underpinned and defined by power. The West had once been pre-eminent and militarily dominant, and the first generation of third-world nationalists had sought to fashion their world in the image of the West. But Western dominion had cracked, Huntington said. Demography best told the story: where more than 40 percent of the world population was “under the political control” of Western civilization in the year 1900, that share had declined to about 15 percent in 1990, and is set to come down to 10 percent by the year 2025. Conversely, Islam’s share had risen from 4 percent in 1900 to 13 percent in 1990, and could be as high as 19 percent by 2025.

It is not pretty at the frontiers between societies with dwindling populations — Western Europe being one example, Russia another — and those with young people making claims on the world. Huntington saw this gathering storm. Those young people of the densely populated North African states who have been risking all for a journey across the Strait of Gibraltar walk right out of his pages.

Shortly after the appearance of the article that seeded the book, Foreign Affairs magazine called upon a group of writers to respond to Huntington’s thesis. I was assigned the lead critique. I wrote my response with appreciation, but I wagered on modernization, on the system the West had put in place. “The things and ways that the West took to ‘the rest,’” I wrote, “have become the ways of the world. The secular idea, the state system and the balance of power, pop culture jumping tariff walls and barriers, the state as an instrument of welfare, all these have been internalized in the remotest places. We have stirred up the very storms into which we now ride.” I had questioned Huntington’s suggestion that civilizations could be found “whole and intact, watertight under an eternal sky.” Furrows, I observed, run across civilizations, and the modernist consensus would hold in places like India, Egypt and Turkey.

Huntington had written that the Turks — rejecting Mecca, and rejected by Brussels — would head toward Tashkent, choosing a pan-Turkic world. My faith was invested in the official Westernizing creed of Kemalism that Mustafa Kemal Ataturk had bequeathed his country. “What, however, if Turkey redefined itself?” Huntington asked. “At some point, Turkey could be ready to give up its frustrating and humiliating role as a beggar pleading for membership in the West and to resume its much more impressive and elevated historical role as the principal Islamic interlocutor and antagonist of the West.”

Nearly 15 years on, Huntington’s thesis about a civilizational clash seems more compelling to me than the critique I provided at that time. In recent years, for example, the edifice of Kemalism has come under assault, and Turkey has now elected an Islamist to the presidency in open defiance of the military-bureaucratic elite. There has come that “redefinition” that Huntington prophesied. To be sure, the verdict may not be quite as straightforward as he foresaw. The Islamists have prevailed, but their desired destination, or so they tell us, is still Brussels: in that European shelter, the Islamists shrewdly hope they can find protection against the power of the military.

“I’ll teach you differences,” Kent says to Lear’s servant. And Huntington had the integrity and the foresight to see the falseness of a borderless world, a world without differences. (He is one of two great intellectual figures who peered into the heart of things and were not taken in by globalism’s conceit, Bernard Lewis being the other.)

I still harbor doubts about whether the radical Islamists knocking at the gates of Europe, or assaulting it from within, are the bearers of a whole civilization. They flee the burning grounds of Islam, but carry the fire with them. They are “nowhere men,” children of the frontier between Islam and the West, belonging to neither. If anything, they are a testament to the failure of modern Islam to provide for its own and to hold the fidelities of the young.

More ominously perhaps, there ran through Huntington’s pages an anxiety about the will and the coherence of the West — openly stated at times, made by allusions throughout. The ramparts of the West are not carefully monitored and defended, Huntington feared. Islam will remain Islam, he worried, but it is “dubious” whether the West will remain true to itself and its mission. Clearly, commerce has not delivered us out of history’s passions, the World Wide Web has not cast aside blood and kin and faith. It is no fault of Samuel Huntington’s that we have not heeded his darker, and possibly truer, vision.

Fouad Ajami is a professor of Middle Eastern studies at the School of Advanced International Studies, Johns Hopkins University, and the author, most recently, of “The Foreigner’s Gift.”

Samuel Huntington’s Warning
He predicted a ‘clash of civilizations,’ not the illusion of Davos Man.
Fouad Ajami
The WSJ
Dec. 30, 2008

The last of Samuel Huntington’s books — "Who Are We? The Challenges to America’s National Identity," published four years ago — may have been his most passionate work. It was like that with the celebrated Harvard political scientist, who died last week at 81. He was a man of diffidence and reserve, yet he was always caught up in the political storms of recent decades.

"This book is shaped by my own identities as a patriot and a scholar," he wrote. "As a patriot I am deeply concerned about the unity and strength of my country as a society based on liberty, equality, law and individual rights." Huntington lived the life of his choice, neither seeking controversies, nor ducking them. "Who Are We?" had the signature of this great scholar — the bold, sweeping assertions sustained by exacting details, and the engagement with the issues of the time.

He wrote in that book of the "American Creed," and of its erosion among the elites. Its key elements — the English language, Christianity, religious commitment, English concepts of the rule of law, the responsibility of rulers, and the rights of individuals — he said are derived from the "distinct Anglo-Protestant culture of the founding settlers of America in the seventeenth and eighteenth centuries."

Critics who branded the book as a work of undisguised nativism missed an essential point. Huntington observed that his was an "argument for the importance of Anglo-Protestant culture, not for the importance of Anglo-Protestant people." The success of this great republic, he said, had hitherto depended on the willingness of generations of Americans to honor the creed of the founding settlers and to shed their old affinities. But that willingness was being battered by globalization and multiculturalism, and by new waves of immigrants with no deep attachments to America’s national identity. "The Stars and Stripes were at half-mast," he wrote in "Who Are We?", "and other flags flew higher on the flagpole of American identities."

Three possible American futures beckoned, Huntington said: cosmopolitan, imperial and national. In the first, the world remakes America, and globalization and multiculturalism trump national identity. In the second, America remakes the world: Unchallenged by a rival superpower, America would attempt to reshape the world according to its values, taking to other shores its democratic norms and aspirations. In the third, America remains America: It resists the blandishments — and falseness — of cosmopolitanism, and reins in the imperial impulse.

Huntington made no secret of his own preference: an American nationalism "devoted to the preservation and enhancement of those qualities that have defined America since its founding." His stark sense of realism had no patience for the globalism of the Clinton era. The culture of "Davos Man" — named for the watering hole of the global elite — was disconnected from the call of home and hearth and national soil.

But he looked with a skeptical eye on the American expedition to Iraq, uneasy with those American conservatives who had come to believe in an "imperial" American mission. He foresaw frustration for this drive to democratize other lands. The American people would not sustain this project, he observed, and there was the "paradox of democracy": Democratic experiments often bring in their wake nationalistic populist movements (Latin America) or fundamentalist movements (Muslim countries). The world tempts power, and denies it. It is the Huntingtonian world; no false hopes and no redemption.

In the 1990s, when the Davos crowd and other believers in a borderless world reigned supreme, Huntington crossed over from the academy into global renown, with his "clash of civilizations" thesis. In an article first published in Foreign Affairs in 1993 (then expanded into a book), Huntington foresaw the shape of the post-Cold War world. The war of ideologies would yield to a civilizational struggle of soil and blood. It would be the West versus the eight civilizations dividing the rest — Latin American, African, Islamic, Sinic, Hindu, Orthodox, Buddhist and Japanese.

In this civilizational struggle, Islam would emerge as the principal challenge to the West. "The relations between Islam and Christianity, both orthodox and Western, have often been stormy. Each has been the other’s Other. The 20th-century conflict between liberal democracy and Marxist-Leninism is only a fleeting and superficial historical phenomenon compared to the continuing and deeply conflictual relation between Islam and Christianity."

He had assaulted the zeitgeist of the era. The world took notice, and his book was translated into 39 languages. Critics insisted that men want Sony, not soil. But on 9/11, young Arabs — 19 of them — would weigh in. They punctured the illusions of an era, and gave evidence of the truth of Huntington’s vision. With his typical precision, he had written of a "youth bulge" unsettling Muslim societies, and young, radicalized Arabs, unhinged by modernity and unable to master it, emerging as the children of this radical age.

If I may be permitted a personal narrative: In 1993, I had written the lead critique in Foreign Affairs of his thesis. I admired his work but was unconvinced. My faith was invested in the order of states that the West itself built. The ways of the West had become the ways of the world, I argued, and the modernist consensus would hold in key Third-World countries like Egypt, India and Turkey. Fifteen years later, I was given a chance in the pages of The New York Times Book Review to acknowledge that I had erred and that Huntington had been correct all along.

A gracious letter came to me from Nancy Arkelyan Huntington, his wife of 51 years (her Armenian descent an irony lost on those who dubbed him a defender of nativism). He was in ill-health, suffering the aftermath of a small stroke. They were spending the winter at their summer house on Martha’s Vineyard. She had read him my essay as he lay in bed. He was pleased with it: "He will be writing you himself shortly." Of course, he did not write, and knowing of his frail state I did not expect him to do so. He had been a source of great wisdom, an exemplar, and it had been an honor to write of him, and to know him in the regrettably small way I did.

We don’t have his likes in the academy today. Political science, the field he devoted his working life to, has been in the main commandeered by a new generation. They are "rational choice" people who work with models and numbers and write arid, impenetrable jargon.

More importantly, nowadays in the academy and beyond, the patriotism that marked Samuel Huntington’s life and work is derided, and the American Creed he upheld is thought to be the ideology of rubes and simpletons, the affliction of people clinging to old ways. The Davos men have perhaps won. No wonder the sorrow and the concern that ran through the work of Huntington’s final years.

Mr. Ajami is professor of Middle East Studies at The Johns Hopkins University, School of Advanced International Studies. He is also an adjunct research fellow at Stanford University’s Hoover Institution.

Robert Gates Is Right About Iraq
Fouad Ajami
The New Republic
June 3, 2011

The U.S. war in Iraq has just been given an unexpected seal of approval. Defense Secretary Robert Gates, in what he billed as his “last major policy speech in Washington,” has owned up to the gains in Iraq, to the surprise that Iraq has emerged as “the most advanced Arab democracy in the region.” It was messy, this Iraqi democratic experience, but Iraqis “weren’t in the streets shooting each other, the government wasn’t in the streets shooting its people,” Gates observed. The Americans and the Iraqis had not labored in vain; the upheaval of the Arab Spring has only underlined that a decent polity had emerged in the heart of the Arab world.

Robert Gates has not always been a friend of the Iraq war. He was a member in good standing, it should be recalled, of the Iraq Study Group, a panel of sages and foreign policy luminaries, co-chaired by James Baker and Lee Hamilton, who had taken a jaundiced view of the entire undertaking in Iraq. Their report endorsed a staged retreat from the Iraq war and an accommodation with Syria and Iran. When Gates later joined the cabinet of George W. Bush, after the “thumping” meted out to the Republicans in the congressional elections of 2006, his appointment was taken as a sharp break with the legacy of his predecessor, Donald Rumsfeld. It was an open secret that the outlook of the new taciturn man at the Department of Defense had no place in it for the spread of democracy in Arab lands. Over a long career, Secretary Gates had shared the philosophical approach of Zbigniew Brzezinski and Brent Scowcroft, peers of his and foreign policy “realists” who took the world as it is. They had styled themselves as unillusioned men who had thought that the Iraq war, and George W. Bush’s entire diplomacy of freedom, were projects of folly—romantic, self deluding undertakings in the Arab world.

To the extent that these men thought of the Greater Middle East, they entered it through the gateway of the Israeli-Palestinian struggle. The key to the American security dilemma in the region, they maintained, was an Arab-Israeli settlement that would drain the swamps of anti-Americanism and reconcile the Arab “moderates” to the Pax Americana. This was a central plank of the Iraq Study Group—the centrality of the Israeli-Palestinian issue to the peace of the region, and to the American position in the lands of Islam.

Nor had Robert Gates made much of a secret of his reading of Iran. He and Zbigniew Brzezinski had been advocates of “engaging” the regime in Tehran—this was part of the creed of the “realists.” It was thus remarkable that, in his last policy speech, Gates acknowledged a potentially big payoff of the American labor in Iraq: a residual U.S. military presence in that country as a way of monitoring the Iranian regime next door.

Is Gates right about both the progress in Iraq and the U.S. future in the country? In short, yes. The Iraqis needn’t trumpet the obvious fact in broad daylight, but the balance of power in the Persian Gulf would be altered for the better by a security arrangement between the United States and the government in Baghdad. The Sadrists have already labeled a potential accord with the Americans as a deal with the devil, but the Sadrists have no veto over the big national decisions in Baghdad. If the past is any guide, Prime Minister Nuri Al Maliki has fought and won a major battle with the Sadrists; he crushed them on the battlefield but made room for them in his coalition government, giving them access to spoils and patronage, but on his terms.

Democracy, it turns out, has its saving graces: Nuri Al Maliki need not shoulder alone the burden of sustaining a security accord with the Americans. He has already made it known that the decision to keep American forces in Iraq would depend on the approval of the major political blocs in the country, and that the Sadrists would have no choice but to accept the majority’s decision. The Sadrists would be left with the dubious honor of “resistance” to the Americans—but they would hold onto the privileges granted them by their access to state treasury and resources. Muqtada Al Sadr and the political functionaries around him know that life bereft of government patronage and the oil income of a centralized state is a journey into the wilderness.

There remains, of course, the pledge given by presidential candidate Barack Obama that a President Obama would liquidate the American military role in Iraq by the end of 2011. That pledge was one of the defining themes of his bid for the presidency, and it endeared him to the “progressives” within his own party, who had been so agitated and mobilized against the Iraq war. But Barack Obama is now the standard-bearer of America’s power. He has broken with the “progressives” over Afghanistan, the use of drones in Pakistan, Guantánamo, military tribunals, and a whole host of national security policies that have (nearly) blurred the line between his policies and those of his predecessor. The left has grumbled, but, in the main, it has bowed to political necessity. At any rate, the fury on the left that once surrounded the Iraq war has been spent; a residual American presence in Iraq would fly under the radar of the purists within the ranks of the Democratic Party. They will be under no obligation to give it their blessing. That burden would instead be left to the centrists—and to the Republicans.

It is perhaps safe to assume that Robert Gates is carrying water for the Obama administration—an outgoing official putting out some necessary if slightly unpalatable political truths. Gates is an intensely disciplined man; he has not been a free-lancer, but instead has forged a tight personal and political relationship with President Obama. His swan song in Washington is most likely his gift to those left with maintaining and defending the American position in Iraq and in the Persian Gulf.

It is a peculiarity of the American-Iraq relationship that it could yet be nurtured and upheld without fanfare or poetry. The Iraqis could make room for that residual American presence while still maintaining the fiction of their political purity and sovereignty. For their part, American officials could be discreet and measured; they needn’t heap praise on Iraq nor take back what they had once said about the war—and its costs and follies. Iraq’s neighbors would of course know what would come to pass. In Tehran, and in Arab capitals that once worried about an American security relationship with a Shia-led government in Baghdad, powers would have to make room for this American-Iraqi relationship. The Iranians in particular will know that their long border with Iraq is, for all practical purposes, a military frontier with American forces. It will be no consolation for them that this new reality so close to them is the work of their Shia kinsmen, who come to unexpected power in Baghdad.

The enemy will have a say on how things will play out for American forces in Iraq. Iran and its Iraqi proxies can be expected to do all they can to make the American presence as bloody and costly as possible. A long, leaky border separates Iran from Iraq; movement across it is quite easy for Iranian agents and saboteurs. They can come in as “pilgrims,” and there might be shades of Lebanon in the 1980s, big deeds of terror that target the American forces. The Iraqi government will be called upon to do a decent job of tracking and hunting down saboteurs and terrorists, as this kind of intelligence is not a task for American soldiers. This will take will and political courage on the part of Iraq’s rulers. They will have to speak well of the Americans and own up to the role that American forces are playing in the protection and defense of Iraq. They can’t wink at anti-Americanism or give it succor.

Even in the best of worlds, an American residual presence in Iraq will have its costs and heartbreak. But the United States will have to be prepared for and accept the losses and adversity that are an integral part of staying on, rightly, in so tangled and difficult a setting.

Fouad Ajami teaches at the Johns Hopkins School of Advanced International Studies. He is also a senior fellow at the Hoover Institution.

The Men Who Sealed Iraq’s Fate
Fouad Ajami
The Wall Street Journal
June 15, 2014

Two men bear direct responsibility for the mayhem engulfing Iraq: Barack Obama and Nouri al-Maliki. The U.S. president and Iraqi prime minister stood shoulder to shoulder in a White House ceremony in December 2011 proclaiming victory. Mr. Obama was fulfilling a campaign pledge to end the Iraq war. There was a utopian tone to his pronouncement, suggesting that the conflicts that had been endemic to that region would be brought to an end. As for Mr. Maliki, there was the heady satisfaction, in his estimation, that Iraq would be sovereign and intact under his dominion.

In truth, Iraq’s new Shiite prime minister was trading American tutelage for Iranian hegemony. Thus the claim that Iraq was a fully sovereign country was an idle boast. Around the Maliki regime swirled mightier, more sinister players. In addition to Iran’s penetration of Iraqi strategic and political life, there was Baghdad’s unholy alliance with the brutal Assad regime in Syria, whose members belong to an Alawite Shiite sect and were taking on a largely Sunni rebellion. If Bashar Assad were to fall, Mr. Maliki feared, the Sunnis of Iraq would rise up next.

Now, even as Assad clings to power in Damascus, Iraq’s Sunnis have risen up and joined forces with the murderous, al Qaeda-affiliated Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS), which controls much of northern Syria and the Iraqi cities of Fallujah, Mosul and Tikrit. ISIS marauders are now marching on the Shiite holy cities of Najaf and Karbala, and Baghdad itself has become a target.

In a dire sectarian development on Friday, Iraq’s leading Shiite cleric, Ayatollah Ali al-Sistani, called on his followers to take up arms against ISIS and other Sunni insurgents in defense of the Baghdad government. This is no ordinary cleric playing with fire. For a decade, Ayatollah Sistani stayed on the side of order and social peace. Indeed, at the height of Iraq’s sectarian troubles in 2006-07, President George W. Bush gave the ayatollah credit for keeping the lid on that volcano. Now even that barrier to sectarian violence has been lifted.

This sad state of affairs was in no way preordained. In December 2011, Mr. Obama stood with Mr. Maliki and boasted that "in the coming years, it’s estimated that Iraq’s economy will grow even faster than China’s or India’s." But the negligence of these two men—most notably in their failure to successfully negotiate a Status of Forces Agreement that would have maintained an adequate U.S. military presence in Iraq—has resulted in the current descent into sectarian civil war.

There was, not so long ago, a way for Mr. Maliki to avoid all this: the creation of a genuine political coalition, making good on his promise that the Kurds in the north and the Sunnis throughout the country would be full partners in the Baghdad government. Instead, the Shiite prime minister set out to subjugate the Sunnis and to marginalize the Kurds. There was, from the start, no chance that this would succeed. For their part, the Sunni Arabs of Iraq were possessed of a sense of political mastery of their own. After all, this was a community that had ruled Baghdad for a millennium. Why should a community that had known such great power accept sudden marginality?

As for the Kurds, they had conquered a history of defeat and persecution and built a political enterprise of their own—a viable military institution, a thriving economy and a sense of genuine national pride. The Kurds were willing to accept the federalism promised them in the New Iraq. But that promise rested, above all else, on the willingness on the part of Baghdad to honor a revenue-sharing system that had decreed a fair allocation of the country’s oil income. This, Baghdad would not do. The Kurds were made to feel like beggars at the Maliki table.

Sadly, the Obama administration accepted this false federalism and its façade. Instead of aiding the cause of a reasonable Kurdistan, the administration sided with Baghdad at every turn. In the oil game involving Baghdad, Irbil, the Turks and the international oil companies, the Obama White House and State Department could always be found standing with the Maliki government.

With ISIS now reigning triumphant in Fallujah, in the oil-refinery town of Baiji, and, catastrophically, in Mosul, the Obama administration cannot plead innocence. Mosul is particularly explosive. It sits astride the world between Syria and Iraq and is economically and culturally intertwined with the Syrian territories. This has always been Mosul’s reality. There was no chance that a war would rage on either side of Mosul without it spreading next door. The Obama administration’s vanishing "red lines" and utter abdication in Syria were bound to compound Iraq’s troubles.

Grant Mr. Maliki the harvest of his sectarian bigotry. He has ridden that sectarianism to nearly a decade in power. Mr. Obama’s follies are of a different kind. They’re sins born of ignorance. He was eager to give up the gains the U.S. military and the Bush administration had secured in Iraq. Nor did he possess the generosity of spirit to give his predecessors the credit they deserved for what they had done in that treacherous landscape.

As he headed for the exits in December 2011, Mr. Obama described Mr. Maliki as "the elected leader of a sovereign, self-reliant and democratic Iraq." One suspects that Mr. Obama knew better. The Iraqi prime minister had already shown marked authoritarian tendencies, and there were many anxieties about him among the Sunnis and Kurds. Those communities knew their man, while Mr. Obama chose to look the other way.

Today, with his unwillingness to use U.S. military force to save Syrian children or even to pull Iraq back from the brink of civil war, the erstwhile leader of the Free World is choosing, yet again, to look the other way.

Mr. Ajami, a senior fellow at Stanford’s Hoover Institution, is the author, most recently, of "The Syrian Rebellion" (Hoover Press, 2012).

Voir aussi:

Fouad Ajami on America and the Arabs
Excerpts from the Middle Eastern scholar’s work in the Journal over nearly 30 years.
The Wall Street Journal

June 22, 2014

Editor’s note: Fouad Ajami, the Middle Eastern scholar and a contributor to these pages for 27 years, died Sunday at age 68. Excerpts from his writing in the Journal are below, and a related editorial appears nearby:

"A Tangled History," a review of Bernard Lewis’s book, "Islam and the West," June 24, 1993:

The book’s most engaging essay is a passionate defense of Orientalism that foreshadows today’s debate about multiculturalism and the study of non-Western history. Mr. Lewis takes on the trendy new cult led by Palestinian-American Edward Said, whose many followers advocate a radical form of Arab nationalism and deride traditional scholarship of the Arab world as a cover for Western hegemony. The history of that world, these critics insist, must be reclaimed and written from within. With Mr. Lewis’s rebuttal the debate is joined, as a great historian defends the meaning of scholarship and takes on those who would bully its practitioners in pursuit of some partisan truths.

" Barak’s Gamble," May 25, 2000:

It was bound to end this way: One day Israel was destined to vacate the strip of Lebanon it had occupied when it swept into that country in the summer of 1982. Liberal societies are not good at the kind of work military occupation entails.

"Show Trial: Egypt: The Next Rogue Regime?" May 30, 2001:

If there is a foreign land where U.S. power and influence should be felt, Egypt should be reckoned a reasonable bet. A quarter century of American solicitude and American treasure have been invested in the Egyptian regime. Here was a place in the Arab world—humane and tempered—where Pax Americana had decent expectations: support for Arab-Israeli peace, a modicum of civility at home.
Enlarge Image

Fouad Ajami Getty Images

It has not worked out that way: The regime of Hosni Mubarak has been a runaway ally. In the latest display of that ruler’s heavy handedness, Saad Eddin Ibrahim, a prominent Egyptian-American sociologist, has recently been sentenced to seven years’ imprisonment on charges of defaming the state. It was a summary judgment, and a farce: The State Security Court took a mere 90 minutes to deliberate over the case.

"Arabs Have Nobody to Blame But Themselves," Oct. 16, 2001:

A darkness, a long winter, has descended on the Arabs. Nothing grows in the middle between an authoritarian political order and populations given to perennial flings with dictators, abandoned to their most malignant hatreds. Something is amiss in an Arab world that besieges American embassies for visas and at the same time celebrates America’s calamities. Something has gone terribly wrong in a world where young men strap themselves with explosives, only to be hailed as "martyrs" and avengers.

"Beirut, Baghdad," Aug. 25, 2003:

A battle broader than the country itself, then, plays out in Iraq. We needn’t apologize to the other Arabs about our presence there, and our aims for it. The custodians of Arab power, and the vast majority of the Arab political class, never saw or named the terrible cruelties of Saddam. A political culture that averts its gaze from mass graves and works itself into self-righteous hysteria over a foreign presence in an Arab country is a culture that has turned its back on political reason.
Opinion Video

Editorial Page Editor Paul Gigot pays tribute to Middle East scholar Fouad Ajami. Photo credit: hoover.org

Yet this summer has tested the resolve of those of us who supported the war, and saw in it a chance to give Iraq and its neighbors a shot at political reform. There was a leap of faith, it must be conceded, in the argument that a land as brutalized as Iraq would manage to find its way out of its cruel past and, in the process, give other Arabs proof that a modicum of liberty could flourish in their midst.

"The Curse of Pan-Arabia," May 12, 2004:

Consider a tale of three cities: In Fallujah, there are the beginnings of wisdom, a recognition, after the bravado, that the insurgents cannot win in the face of a great military power. In Najaf, the clerical establishment and the shopkeepers have called on the Mahdi Army of Muqtada al-Sadr to quit their city, and to "pursue another way." It is in Washington where the lines are breaking, and where the faith in the gains that coalition soldiers have secured in Iraq at such a terrible price appears to have cracked. We have been doing Iraq by improvisation, we are now "dumping stock," just as our fortunes in that hard land may be taking a turn for the better. We pledged to give Iraqis a chance at a new political life. We now appear to be consigning them yet again to the same Arab malignancies that drove us to Iraq in the first place.

" Bush of Arabia," Jan. 8, 2008:

Suffice it for them that George W. Bush was at the helm of the dominant imperial power when the world of Islam and of the Arabs was in the wind, played upon by ruinous temptations, and when the regimes in the saddle were ducking for cover, and the broad middle classes in the Arab world were in the grip of historical denial of what their radical children had wrought. His was the gift of moral and political clarity. . . .

We scoffed, in polite, jaded company when George W. Bush spoke of the "axis of evil" several years back. The people he now journeys amidst didn’t: It is precisely through those categories of good and evil that they describe their world, and their condition. Mr. Bush could not redeem the modern culture of the Arabs, and of Islam, but he held the line when it truly mattered. He gave them a chance to reclaim their world from zealots and enemies of order who would have otherwise run away with it.

" Obama’s Afghan Struggle," March 20, 2009:

[President Obama] can’t build on the Iraq victory, because he has never really embraced it. The occasional statement that we can win over the reconcilables and the tribes in Afghanistan the way we did in the Anbar is lame and unconvincing. The Anbar turned only when the Sunni insurgents had grown convinced that the Americans were there to stay, and that the alternative to accommodation with the Americans, and with the Baghdad government, is a sure and widespread Sunni defeat. The Taliban are nowhere near this reckoning. If anything, the uncertain mood in Washington counsels patience on their part, with the promise of waiting out the American presence.

"Pax Americana and the New Iraq," Oct. 6, 2010:

The question posed in the phase to come will be about the willingness of Pax Americana to craft a workable order in the Persian Gulf, and to make room for this new Iraq. It is a peculiarity of the American presence in the Arab-Islamic world, as contrasted to our work in East Asia, that we have always harbored deep reservations about democracy’s viability there and have cast our lot with the autocracies. For a fleeting moment, George W. Bush broke with that history. But that older history, the resigned acceptance of autocracies, is the order of the day in Washington again.

It isn’t perfect, this Iraqi polity midwifed by American power. But were we to acknowledge and accept that Iraqis and Americans have prevailed in that difficult land, in the face of such forbidding odds, we and the Iraqis shall be better for it. We have not labored in vain.


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 312 autres abonnés

%d bloggers like this: