Gaza: N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression "civil innocent" (Hamas’s Newspeak: Will our media ever understand that all the ordinary rules of warfare are upended in Gaza ?)

23 juillet, 2014
http://www.meforum.org/pics/large/529.jpgLaissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Jésus (Matthieu 18: 5)
Une civilisation est testée sur la manière dont elle traite ses membres les plus faibles. Pearl Buck
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Eric Hoffer
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie. G.K. Chesterton
Les mondes anciens étaient comparables entre eux, le nôtre est vraiment unique. Sa supériorité dans tous les domaines est tellement écrasante, tellement évidente que, paradoxalement, il est interdit d’en faire état. René Girard
On admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…) Mais il faut distinguer deux choses. Il y a d’abord le texte chrétien qui pénètre lentement dans la conscience des hommes. Et puis il y a la façon dont les hommes l’interprètent. De ce point de vue, il est évident que le Moyen Age n’interprétait pas le christianisme comme nous. Mais nous ne pouvons pas leur en faire le reproche. Pas plus que nous pouvons faire le reproche aux Polynésiens d’avoir été cannibales. Parce que cela fait partie d’un développement historique. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. (…) Et notre souci des victimes, pris dans son ensemble comme réalité, n’a pas d’équivalent dans l’histoire des sociétés humaines. (…) Le souci des victimes a (…) unifié le monde. René Girard
Je crois que le moment décisif en Occident est l’invention de l’hôpital. Les primitifs s’occupent de leurs propres morts. Ce qu’il y a de caractéristique dans l’hôpital c’est bien le fait de s’occuper de tout le monde. C’est l’hôtel-Dieu donc c’est la charité. Et c’est visiblement une invention du Moyen-Age. René Girard
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la "victime inconnue", comme on dirait aujourd’hui le "soldat inconnu". Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Personne n’évoque les "populations civiles" israéliennes, à croire que tout Israël est un camp militaire et qu’à Gaza, il n’y a que des civils. On ne voit d’ailleurs qu’eux à la T.V. Qui tirent les roquettes et les missiles ? Qui se demande pourquoi les cameramen palestiniens et arabes qui abreuvent le monde de scènes sanguinolentes n’ont jamais montré d’hommes en armes? (…)  Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales. Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques… Shlomo Trigano
Ambulance : camionnette revêtue des insignes du Croissant rouge. Elle a pour fonctions principales : (1) le transport de terroristes vers les lieux d’un attentat, (2) le transport d’armes, (3) l’exhibition télévisée (voir : CNN, BBC, France 2, etc.) au cas où elle a été atteinte par un projectile, et (4), le cas échéant, le transport des blessés (s’en procurer de faux si on n’en a pas de vrais sous la main et arriver à l’hôpital dans un vrai show son et lumière, après avoir prévenu les media susnommées). A ne jamais oublier, plus généralement, dans les mises en scène de douleur palestinienne.
Enfants : futurs suicidés s’ils sont « palestiniens ».
Hamas : organisation charitable ; pourvoyeur de services sociaux pour les Palestiniens ; vecteur de La Rage et de La Frustration. Partisan irréductible de l’extermination des Juifs et d’Israël. Ne traiter le fait que comme exagération rhétorique bien compréhensible de la part des Victimes.
Innocent : catégorie inexistante hors le monde musulman.
Palestinien: (1) bébé phoque de la Gauche européenne et de la Droite bien-pensante. (2) Espèce de victime largement préférée au Tibétain, au Darfourien, à l’Indio et autres. A l’avantage sur les autres d’être corrélatif de la haine du Juif. (3) D’apparition récente, inventé par le Colonel Nasser et fort prisé des régimes arabes et musulmans les jours de sommets diplomatiques. (4) N’est jamais responsable des conséquences de ses actions: c’est toujours la faute des autres.
Proportionnalité: absence de réaction israélienne à une sanglante attaque arabe
Victime : état natif, permanent et éternel du Palestinien. Laurent Murawiec
Tout comme le pacifiste découvre immédiatement l’ennemi chez celui qui n’admet pas sa conception de la paix, les idéologies de la société sans ennemi (par exemple le marxisme) maudissent la guerre, mais préconisent la révolution et exigent que les hommes s’entretuent en vue de mettre la guerre hors-la-loi. On a assez souvent signalé l’imposture que couvre cette attitude et, bien que cet argument appartienne à la polémique courante, il n’est pas inutile de l’évoquer, car il rappelle par trop le ridicule de la querelle hideuse entre Bossuet et Fénelon sur le… pur amour (que n’ont-ils commencé par s’aimer !). La chose la plus grave consiste cependant dans le ressentiment qu’engendre inévitablement la bonne conscience des partisans de ces idéologies : étant donné que leur fin est bonne et hautement humaine, les ennemis ne peuvent être que des criminels ou même l’incarnation du mal (…). C’est ainsi qu’on justifie au nom de l’humanité l’extermination inhumaine des ennemis, car tout est permis pour débarrasser le monde de ces hors-la-loi et hors-l’humanité qui, de ce fait, sont des coupables. Dans ces conditions la notion de paix perd toute signification, étant entendu que politiquement elle consiste en un contrat ou traité, ou plutôt la paix devient impossible. Comment pourrait-il en être autrement, puisque toute action de l’ennemi, fût-elle désintéressée et noble, devient automatiquement perverse, immorale et criminelle, tandis que toute action du révolutionnaire, même scélérate et atroce, devient sainte, juste et irréprochable ? Nier l’ennemi, c’est nier la paix. Il ne faudrait cependant pas jeter la pierre au seul marxisme par exemple, car, par certains côtés, il est un enfant du libéralisme dont l’un des principes essentiels est justement la négation de l’ennemi politique pour ne laisser subsister que les concurrents économiques. (…) On pourrait également montrer que la négation de l’ennemi est contenue dans le fait que la charte des Nations-Unies repose en principe sur une curieuse conception du statu quo. Elle demande aux membres de respecter l’intégrité territoriale des Etats : ce qui signifie que nul Etat ne saurait être amputé par la violence ou annexé de force par un autre. Or quel est le but de toute guerre (en dehors de la guerre civile) ? Ou bien la conquête, c’est-à-dire l’annexion territoriale, ou bien l’indépendance, c’est-à-dire la constitution d’un nouvel Etat qui se détache d’un autre. Si l’O.N.U. condamne la conquête, elle soutient par contre la guerre d’indépendance. Ce propos ne cherche pas à donner tort à l’O.N.U. sur ce point, mais à saisir sans ambages le phénomène de la guerre et à comprendre que certaines théories de la paix sont souvent un bellicisme qui s’ignore. (..) Nous touchons à la lumière de ces exemples, à l’équivoque fondamentale de l’O.N.U. : elle subit pratiquement la réalité de l’ennemi politique tout en le niant théoriquement. Autrement dit, elle reste un haut lieu de la politique, parce qu’elle n’arrive pas et ne peut parvenir à exorciser l’inimitié. Celle-ci demeure à l’arrière-fond de toutes les discussions et les commande, bien qu’on ne veuille pas le reconnaître explicitement. Si nous cherchions des preuves historiques de l’impossibilité d’une politique sans ennemi, nous pourrions entre autres invoquer celle-là. En vérité, une évidence n’a pas besoin de preuves. Ce qui nous paraît déterminant, c’est que la non reconnaissance de l’ennemi est un obstacle à la paix. Avec qui la faire, s’il n’y a plus d’ennemis ? Elle ne s’établit pas d’elle-même par l’adhésion des hommes à l’une ou l’autre doctrine pacifiste, surtout que leur nombre suscite une rivalité qui peut aller jusqu’à l’inimitié, sans compter que les moyens dits pacifiques ne sont pas toujours ni même nécessairement les meilleurs pour préserver une paix existante. On sait aujourd’hui que si les Français et les Anglais avaient eu une autre attitude lors de l’entrée des troupes allemandes dans la zone démilitarisée en 1935, on aurait peut-être réussi à faire tomber Hitler et ainsi empêché la guerre de 1939. Il y a également de fortes chances qu’une action offensive des Alliés les aurait fait passer pour coupables aux yeux de l’opinion mondiale. En général ; on ne connaît qu’après coup l’utilité d’une guerre préventive pour préserver la paix. Julien Freund
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde. Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer. La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien. Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Choses entendues ce lundi 21 juillet sur 2 chaines de TV. LCI: "RAID israélien contre un hôpital palestinien"; France 2: "Un hôpital pris pour cible". Pas la moindre allusion au fait qu’un obus de char peut frapper par erreur un bâtiment civil, ou (ce qui s’est déjà produit), qu’une rampe de lancement de missile du Hamas, ou un tireur palestinien armé d’un lance-missile palestinien aient tiré contre une force israélienne à faible distance de l’aile de l’hôpital touché, s’attirant une réplique guidée électroniquement qui repère automatiquement la source du tir et la détruit. Non, le but recherché, depuis le début de la belligérance anti-israélienne est toujours le même: présenter les soldats de Tsahal comme des monstres assoiffés de sang et tueurs d’enfants. Autre mini-reportage indigne au JT de 20h de France 2 (chaîne nationale de France 2): Le reporter photographe est complaisamment guidé par un médecin (ou un infirmier) au bord des larmes, qui lui présente deux petites filles légèrement blessées en apparence, mais dont l’une, selon le médecin, sera infirme pour la vie (aucun détail sur la nature de la blessure). Puis vient le pire: avec la même mine torturée et sur un ton pathétique, l’employé de l’hôpital raconte devant la caméra, les yeux embués d’émotion: "Vous voyez cette petite fille (l’une des deux blessées), elle voulait être médecin, et maintenant quand on lui demande ce qu’elle fera plus tard, elle dit ‘FABRIQUER DES BOMBES POUR LES JETER SUR LES ISRAELIENS!" Dommage pour la médecine. Dommage surtout pour les citoyens israéliens une fois de plus diabolisés et désignés à la vengeance, et aux pires traitements s’ils venaient à tomber aux mains des fanatiques qui dirigent ce peuple. Comment la chaîne nationale peut-elle se faire le relais, le porte-voix d’une pareille insanité, meurtrière de surcroît. Car ce discours de haine et d’incitation n’est pas le fruit de la douleur: il est une composante systématique du récit nationaliste palestinien, taillé sur mesure et illustré par des clichés de guerre et des exhibitions de victimes palestiniennes sanguinolentes (de préférence des enfants), dont le but est de criminaliser le peuple israélien devant l’opinion internationale, de susciter sa colère, et de la rallier à la cause palestinienne, quelles que soient l’horreur des traitements qui seront infligées aux futures victimes israéliennes, dont leurs ennemis veulent la mort. Alors, le ‘bon citoyen’ ‘politiquement correct’ et ‘défenseur des droits de l’homme’, laissera massacrer "les Juifs", en se justifiant à bon compte en ces termes (ou d’autres analogues), en guise d’épitaphe funéraire: "Y z’avaient qu’à pas prendre la Palestine qui n’est pas à eux ni profiter de leur supériorité militaire écrasante pour massacrer les femmes et les enfants palestiniens." Ah, j’allais oublier: vous avez sans doute remarqué comme les hommes palestiniens – entendez, les combattants du Hamas, sont étrangement absents de ce discours, parce qu’il va de soi que ce n’est pas eux que Tsahal combat, mais les femmes et les enfants! Alors, vous pouvez en être sûrs, on aura depuis longtemps oublié les milliers de missiles tirés depuis des années, de Gaza, sur les villes et les citoyens juifs d’Israël, ainsi que les enlevés, les massacrés, et tout récemment les trois adolescents qui n’avaient ni envahi l’ancienne patrie de leur peuple, ni tué des femmes et des enfants. Normal: ils étaient Juifs, et un juif, même enfant, comme disaient les nazis, cela devient un adulte, un trafiquant ou un ploutocrate et, en Israël, un militaire, donc un tueur." Je reviendrai plus tard sur la honteuse reculade du gouvernement qui autorise dorénavant les manifestations anti-israéliennes (excusez le lapsus ‘politiquement correct’, je voulais dire ANTIJUIVES !) qu’il avait interdites « fermement », il y a tout juste quelques jours… Menahem Macina
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur   Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra (1),  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Why do citizens of democratic societies enthusiastically embrace one of the world’s most murderous Islamist terror organizations, overtly committed not only to the destruction of a sovereign democracy but also to the subordination of Western values and ways of life to a worldwide Islamic caliphate (or umma)? Not out of a genuine concern for Palestinian wellbeing. For although the "Palestine question" has received extraordinary media coverage for decades to the exclusion of far worse humanitarian and political problems, the truth is that no one really cares about the fate of the Palestinians: not their leaders, who have immersed their hapless constituents in disastrous conflicts rather than seize the numerous opportunities for statehood since the Peel Commission report of 1937; not the Arab states, which have brazenly manipulated the Palestinian cause to their self-serving ends; and not Western politicians, the media, NGOs, human rights activists, and church leaders enticed into self-righteous indignation by any Israeli act of self-defense. Had the Palestinians’ dispute been with an Arab, Muslim, or any other non-Jewish adversary, it would have attracted a fraction of the interest that it presently does. No one in the international community pays any attention to the ongoing abuse of Palestinians across the Arab world from Saudi Arabia to Lebanon, which deprives its 500,000-strong Palestinian population of the most basic human rights from property ownership, to employment in numerous professions, to free movement. Nor has there been any international outcry when Arab countries have expelled and/or massacred their Palestinian populations on a grand scale. The fact that the thoroughly westernized King Hussein of Jordan killed more Palestinians in the course of a single month than Israel had in decades was never held against him or dented his widely held perception as a man of peace. (…) Kuwait’s 1991 slaughter of thousands of innocent Palestinians who lived and worked in the emirate (and the expulsion of most of its 400,000-strong Palestinian population) passed virtually unnoticed by the international media, as has the murder of thousands of Palestinians in the ongoing Syrian civil war and the reduction of countless others to destitution and starvation. By contrast, any Palestinian or Arab casualty inflicted by Israel comes under immediate international criticism. Take the blanket media coverage of Israel’s military response in Lebanon (2006) and Gaza (2008- 09, 2012) but not of the original Hezbollah and Hamas attacks triggering it, in stark contrast to the utter indifference to bloodier conflicts going on around the world at the same time. On July 19, 2006, for example, 5,000 Ethiopian troops invaded Somalia in what it claimed was an action to "crush" an Islamist threat to its neighbor’s government. A month later, Sri Lankan artillery has pounded territory held by the rebel Tamil Tigers resulting in mass displacement and over 500 deaths, including an estimated 50 children following the Sri Lankan air force’s bombing of an orphanage. But neither of these events gained any media coverage, let alone emergency sessions of the UN Security Council, just as the bloodbath in Iraq at the time, with its estimated 3,000 deaths a month at the hands of Islamist militants sank into oblivion while the world focused on Lebanon, just as the current slaughter in Syria and Iraq is presently ignored. And what about the-then long-running genocide in Darfur, with its estimated 300,000 dead and at least 2.5 million refugees? Or the war in the Congo, with over four million dead or driven from their homes, or in Chechnya where an estimated 150,000- 160,000 have died and up to a third of the population has been displaced, at the hands of the Russian military? None of these tragedies saw the worldwide mass demonstrations as has been the case during the Lebanon and Gaza crises. Nor should we forget that Hezbollah has been implicated in dozens of international terror attacks from Brussels to Buenos Aires. (…) The killing of Jews and the destruction or seizure of their worldly properties is hardly news. For millennia Jewish blood has been cheap, if not costless, throughout the Christian and Muslim worlds where the Jew became the epitome of powerlessness, a perpetual punching bag and a scapegoat for whatever ills befell society. There is no reason, therefore, why Israel shouldn’t follow in the footsteps of these past generations, avoid antagonizing its Arab neighbors and exercise restraint whenever attacked. But no, instead of knowing its place, the insolent Jewish state has forfeited this historic role by exacting a price for Jewish blood and beating the bullies who had hitherto been able to torment the Jews with impunity. This dramatic reversal of history cannot but be immoral and unacceptable. Hence the global community outrage and hence the world’s media provision of unlimited resources to cover every minute detail of Israel’s "disproportionate" response, but none of the suffering and devastation on the Israeli side. A profoundly depressing state of affairs indeed. But so long as the Palestinians continue to serve as the latest lightning rod against the Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself without incurring the charge of "disproportionate force" – never directed against any other besieged democracy but evocative of the classic anti-Semitic stereotype of Jews as both domineering and wretched, both helpless and bloodthirsty. In the words of the renowned American writer David Mamet, "The world was told Jews used this blood in the performance of religious ceremonies. Now, it seems, Jews do not require the blood for baking purposes, they merely delight to spill it on the ground." Efraim Karsh
The only way to make sense of Hamas’ behavior is to recognize that its goal is not to stop the killing but to exploit it. That explains why Hamas encouraged Gazans to stand atop targeted buildings and ordered them to stay in areas where Israel had issued pre-invasion evacuation warnings. It also explains why Hamas insists that Israel grant concessions in exchange for a cease-fire. Hamas thinks a cease-fire is a favor to Israel. Given the gross imbalance in casualties, that’s a pretty clear statement that Hamas thinks Gazan deaths should bother Israel more than they bother Hamas. That is just the latest display of Hamas’ warped priorities. Another illustration is its tunnels. It has diverted hundreds of thousands of tons of building materials from civilian projects to tunnel construction. The tunnels to Egypt, which are largely for commerce, are rudimentary. The tunnels to Israel, which are for military attacks, are elaborate. Hamas cares more about hurting Israelis than about helping Gazans. William Saletan
All the ordinary rules of warfare are upended in Gaza. Everything about this conflict is asymmetrical—Hamas wears no uniforms and they don’t meet Israeli soldiers on battlefields. With the exception of kaffiyeh scarves, it isn’t possible to distinguish a Hamas militant from a noncombatant pharmacist. In Vietnam, the U.S. military learned guerrilla warfare in jungles. In Gaza, the Jewish state has had to adapt to the altogether surreal terrain of apartment complexes and schoolhouses. There are now reports that Hamas and Islamic Jihad are transporting themselves throughout Gaza in ambulances packed with children. Believe it or not, a donkey laden with explosives detonated just the other day. The asymmetry is complicated even further by the status of these civilians. Under such maddening circumstances, are the adults, in a legal and moral sense, actual civilians? To qualify as a civilian one has to do more than simply look the part. How you came to find yourself in such a vulnerable state matters. After all, when everyone is wearing casual street clothing, civilian status is shared widely. The people of Gaza overwhelmingly elected Hamas, a terrorist outfit dedicated to the destruction of Israel, as their designated representatives. Almost instantly Hamas began stockpiling weapons and using them against a more powerful foe with a solid track record of retaliation. What did Gazans think was going to happen? Surely they must have understood on election night that their lives would now be suspended in a state of utter chaos. Life expectancy would be miserably low; children would be without a future. Staying alive would be a challenge, if staying alive even mattered anymore. To make matters worse, Gazans sheltered terrorists and their weapons in their homes, right beside ottoman sofas and dirty diapers. When Israel warned them of impending attacks, the inhabitants defiantly refused to leave. On some basic level, you forfeit your right to be called civilians when you freely elect members of a terrorist organization as statesmen, invite them to dinner with blood on their hands and allow them to set up shop in your living room as their base of operations. At that point you begin to look a lot more like conscripted soldiers than innocent civilians. And you have wittingly made yourself targets. It also calls your parenting skills into serious question. In the U.S. if a parent is found to have locked his or her child in a parked car on a summer day with the windows closed, a social worker takes the children away from the demonstrably unfit parent. In Gaza, parents who place their children in the direct line of fire are rewarded with an interview on MSNBC where they can call Israel a genocidal murderer. The absurdity of Israel’s Gaza campaigns requires an entirely new terminology for the conduct of wars. "Enemy combatants," "theater of war," "innocent civilians," "casualties of war" all have ambiguous meaning in Gaza. There is nothing casual about why so many Gazans die; these deaths are tragically predictable and predetermined. Hamas builds tunnels for terrorists and their rockets; bomb shelters for the people of Gaza never entered the Hamas leaders’ minds. So much innocence is lost in this citizen army, which serves as the armor for demented leaders and their dwindling arsenal of rockets and martyrs. In Gaza the death toll of civilians is an endgame disguised as a tragedy. It is a sideshow—without death, Hamas has nothing to show for its efforts. Surely there are civilians who have been killed in this conflict who have taken every step to distance themselves from this fast-moving war zone, and children whose parents are not card-carrying Hamas loyalists. These are the true innocents of Gaza. It is they for whom our sympathy should be reserved. The impossibility of identifying them, and saving them, is Israel’s deepest moral dilemma. Thane Rosenbaum
For the moment Israeli ingenuity has shifted the advantage in rocketry to the defense. That may not be the case for very long. Iron Dome has been extremely effective in containing the damage from a barrage of about 2,000 unguided rockets launched from Gaza. Most of these explode harmlessly in empty areas; the few that fly towards targets of value have been taken down with a 90% successs rate. But the advantage may shift back to the offense some time in the next few years. Dr. Uzi Rubin, the architect of Israel’s missile defense, warned last January that Iran and Syria already have GPS-guided ballistic missiles. The Jerusalem Post reported: “This is a strategic threat. Even worse news is coming; ballistic missiles are becoming smart,” he said. In the next five to 10 years, Israel’s enemies will inevitably arm themselves with GPS-guided ballistic missiles such as Scuds, [Rubin] said. “Perhaps Syria already has this capability,” Rubin said. “This can significantly disrupt Israel’s air power. Israel will of course recover. We are talking about escalating a war to quicken it, and end it within three days. They are talking about doing the same. This threat can degrade the IDF’s ground capabilities” via accurate missile strikes on army mobilization and staging grounds, Rubin warned. “It can paralyze Israel’s war economy. And of course, it can inflict massive casualties. I’m not talking about Dresden, but Coventry, perhaps,” he said, referring to cities bombed in World War II. Iron Dome can defend successfully against a handful of rockets fired simultaneously in the general direction of Israeli cities. At some point Israel’s enemies will acquire the capability to fire large salvos of precision-guided weapons at key military or civilian targets and overwhelm the existing defenses. GPS-guided rockets are not that difficult to make. Iron Dome gives Israel a respite, not relief in the long term. Israel has an extraordinary opportunity that may not last. It can protect its citizens from retaliation for the time being. Its right to self-defense is so obvious that Western governments usually hostile to Israeli interests must affirm its right to self-defense. Even the German Left Party (“die Linke”) is split, with some of its leaders attending pro-Israel rallies while others join the largely Muslim demonstrators chanting “Jude, Jude, feiges Schwein, Komm heraus und kaempf allein” (“Jew, Jew, cowardly pig, come out and fight alone”). It has the tacit (and sometimes not entirely tacit) support of Egypt, not to mention the Gulf states, in its war against Hamas. But it cannot afford a repeat of 2012, after which Hamas rebuilt its weapons capability. Where Hezbollah is concerned, the Chinese proverb applies: Kill the chicken while the monkey watches. The reduction of Hamas has to serve as a deterrent for Hezbollah and Syria, not to mention Iran. Israel’s leaders know this well, and outsiders should be cautious about offering tactical advice. But Israel’s friends must be clear that a “pinpoint operation,” as Secretary of State Kerry demanded inadvertently before an open microphone last weekend, does not serve Israel’s urgent interests. Hamas must be rooted out in depth. David P. Goldman
Pourquoi les guerres d’aujourd’hui semblent-elle plus meurtrières que jamais pour les enfants? Pour un journaliste du New Yorker, c’est parce que «les conflits actuels se déroulent de plus en plus souvent à l’intérieur des frontières qu’entre les Etats; les combats sont désormais dans les rues des villes, envahissant les salles de jeux des maisons et les jardins d’enfants.» Cela fait écho à un autre rapport récent de l’ONU, centré sur l’Afghanistan, qui montre que le nombre de victimes parmi les femmes et les enfants a augmenté l’an dernier plus vite que chez les hommes adultes. La cause? La guérilla faite de bombes artisanales contre les véhicules militaires a fait place à des combats armés dans des zones urbaines densément peuplées. Et pourtant, les guerres sont aujourd’hui moins meurtrières pour les civils qu’elles ont pu l’être par le passé. Mais les violences contre les enfants ne sont plus de simples dégâts collatéraux. Des rapports sur les organisations criminelles d’Amérique centrale montrent qu’elles ciblent les enfants, soit pour les recruter, soit pou s’en servir comme d’un moyen de punir ou d’extorquer leurs parents. Boko Haram sait que son action contre les écolières va lui faire une publicité internationale. Les trois adolescents israéliens qui ont été tués le mois dernier ont été clairement et intentionnellement ciblés, comme ce fut le cas pour l’adolescent palestinien tué en représailles, parce que ce sont des enfants. Dans le cadre de son affrontement avec les forces kurdes, EIIL a délibérément pris pour cible les familles avec enfants. Les forces syriennes ont été accusés de viser délibérément des enfants, etc. Dans un monde où la violence se déplace des champs de batailles pour des armées soutenues par l’État à des affrontements de rues entre communautés, les enfants ne sont pas seulement souvent les victimes, ils sont souvent les cibles. Joshua Keating

La guerre n’est décidément plus ce qu’elle était !

Combattants sans uniforme, combats sans champ de bataille,  dépots d’armes et pas de tirs intallés dans des écoles, jardins d’enfants, mosquées ou hôpitaux,  transports de troupes en ambulance, ânes–suicide …

Armée ennemie qui avertit avant ses frappes avec appels téléphoniques, tracts et coups de semonce, autorités ennemies qui fournissent quotidiennement électricité, nourritures et médicaments ou s’excusent et promettent une enquête lors d’erreurs de tir, responsables politiques ennemis accusés de trop bien protéger leur population

A l’heure où, avec l’inexorable montée des pertes palestiniennes, nos belles âmes, médias et djihadistes du dimanche se déchainent comme à leur habitude contre le seul Israël …

En ces temps étranges où  l’ONU elle-même reconnait à nouveau  la présence de roquettes dans l’une de ses écoles après celles qu’elle s’est empressée de rendre à ses propriétaires pour l’usage que l’on sait …

Et que, contre toutes les provisions du droit de la guerre, le porte-parole du Hamas lui-même a vanté le goût supposé de sa population pour le martyre et la mort en boucliers humains …

Pendant que, quand il ne recourt pas à la plus brutale intimidation, le Hamas publie un manuel de novlangue conseillant à ses activistes en ligne de ne parler que de "civils innocents" et d’éviter de révéler que les roquettes sont tirées de zones civiles …

Comment s’expliquer l’incroyable aveuglement de notre presse bien-pensante devant l’évidence ?

A savoir le détournement systématique et cynique, par le Hamas, des valeurs les plus chères de l’Occident, autrement dit le souci des victimes et la défense du plus faible et notamment des enfants …

Et le fait, comme le rappelle très justement Jacques Attali pour le cas des missiles sur son blog, que "rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront, à l’instar du mahatma Gandhi qui écrivait  à son « cher ami » Adolf Hitler pour lui demander d’être raisonnable, que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux ?

Hamas’s Civilian Death Strategy
Gazans shelter terrorists and their weapons in their homes, right beside sofas and dirty diapers.
Thane Rosenbaum
The Wall Street Journal
July 21, 2014

Let’s state the obvious: No one likes to see dead children. Well, that’s not completely true: Hamas does. They would prefer those children to be Jewish, but there is greater value to them if they are Palestinian. Outmatched by Israel’s military, handicapped by rocket launchers with the steady hands of Barney Fife, Hamas is playing the long game of moral revulsion.

With this conflict about to enter its third week, winning the PR war is the best Hamas can hope to achieve. Their weapon of choice, however, seems to be the cannon fodder of their own people, performing double duty in also sounding the drumbeat of Israeli condemnation. If you can’t beat Iron Dome, then deploy sacrificial children as human shields.

Civilian casualties will continue to mount. The evolving story will focus on the collateral damage of Palestinian lives. Israel’s moral dilemma will receive little attention. Each time the ledgers of relative loss are reported, world public opinion will turn against the Jewish state and box Israel into an even tighter corner of the Middle East.

All the ordinary rules of warfare are upended in Gaza. Everything about this conflict is asymmetrical—Hamas wears no uniforms and they don’t meet Israeli soldiers on battlefields. With the exception of kaffiyeh scarves, it isn’t possible to distinguish a Hamas militant from a noncombatant pharmacist. In Vietnam, the U.S. military learned guerrilla warfare in jungles. In Gaza, the Jewish state has had to adapt to the altogether surreal terrain of apartment complexes and schoolhouses.

There are now reports that Hamas and Islamic Jihad are transporting themselves throughout Gaza in ambulances packed with children. Believe it or not, a donkey laden with explosives detonated just the other day.

The asymmetry is complicated even further by the status of these civilians. Under such maddening circumstances, are the adults, in a legal and moral sense, actual civilians? To qualify as a civilian one has to do more than simply look the part. How you came to find yourself in such a vulnerable state matters. After all, when everyone is wearing casual street clothing, civilian status is shared widely.

The people of Gaza overwhelmingly elected Hamas, a terrorist outfit dedicated to the destruction of Israel, as their designated representatives. Almost instantly Hamas began stockpiling weapons and using them against a more powerful foe with a solid track record of retaliation.

What did Gazans think was going to happen? Surely they must have understood on election night that their lives would now be suspended in a state of utter chaos. Life expectancy would be miserably low; children would be without a future. Staying alive would be a challenge, if staying alive even mattered anymore.

To make matters worse, Gazans sheltered terrorists and their weapons in their homes, right beside ottoman sofas and dirty diapers. When Israel warned them of impending attacks, the inhabitants defiantly refused to leave.

On some basic level, you forfeit your right to be called civilians when you freely elect members of a terrorist organization as statesmen, invite them to dinner with blood on their hands and allow them to set up shop in your living room as their base of operations. At that point you begin to look a lot more like conscripted soldiers than innocent civilians. And you have wittingly made yourself targets.

It also calls your parenting skills into serious question. In the U.S. if a parent is found to have locked his or her child in a parked car on a summer day with the windows closed, a social worker takes the children away from the demonstrably unfit parent. In Gaza, parents who place their children in the direct line of fire are rewarded with an interview on MSNBC where they can call Israel a genocidal murderer.

The absurdity of Israel’s Gaza campaigns requires an entirely new terminology for the conduct of wars. "Enemy combatants," "theater of war," "innocent civilians," "casualties of war" all have ambiguous meaning in Gaza. There is nothing casual about why so many Gazans die; these deaths are tragically predictable and predetermined. Hamas builds tunnels for terrorists and their rockets; bomb shelters for the people of Gaza never entered the Hamas leaders’ minds.

So much innocence is lost in this citizen army, which serves as the armor for demented leaders and their dwindling arsenal of rockets and martyrs. In Gaza the death toll of civilians is an endgame disguised as a tragedy. It is a sideshow—without death, Hamas has nothing to show for its efforts.

Surely there are civilians who have been killed in this conflict who have taken every step to distance themselves from this fast-moving war zone, and children whose parents are not card-carrying Hamas loyalists. These are the true innocents of Gaza. It is they for whom our sympathy should be reserved. The impossibility of identifying them, and saving them, is Israel’s deepest moral dilemma.

Mr. Rosenbaum is a senior fellow who directs the Forum on Law, Culture & Society at New York University School of Law.

 Voir aussi:

Palestinian Suffering Used to Demonize Israel
As long as Palestinians continue to serve as lightning rod against Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself.
Efraim Karsh
The Jerusalem Post
July 21, 2014

No sooner had Israel launched Operation Protective Edge to stop the sustained rocket and missile attacks on its civilian population by the Gaza-based Hamas terror organization than it came under a barrage of international criticism, with tens of thousands of violent demonstrators flocking into the streets of London, Paris, Berlin, Oslo, Sydney, Buenos Aires and New York, among other places, to demand an end to the "Gaza slaughter."

How can this be? Why do citizens of democratic societies enthusiastically embrace one of the world’s most murderous Islamist terror organizations, overtly committed not only to the destruction of a sovereign democracy but also to the subordination of Western values and ways of life to a worldwide Islamic caliphate (or umma)? Not out of a genuine concern for Palestinian wellbeing. For although the "Palestine question" has received extraordinary media coverage for decades to the exclusion of far worse humanitarian and political problems, the truth is that no one really cares about the fate of the Palestinians: not their leaders, who have immersed their hapless constituents in disastrous conflicts rather than seize the numerous opportunities for statehood since the Peel Commission report of 1937; not the Arab states, which have brazenly manipulated the Palestinian cause to their self-serving ends; and not Western politicians, the media, NGOs, human rights activists, and church leaders enticed into self-righteous indignation by any Israeli act of self-defense.

Had the Palestinians’ dispute been with an Arab, Muslim, or any other non-Jewish adversary, it would have attracted a fraction of the interest that it presently does. No one in the international community pays any attention to the ongoing abuse of Palestinians across the Arab world from Saudi Arabia to Lebanon, which deprives its 500,000-strong Palestinian population of the most basic human rights from property ownership, to employment in numerous professions, to free movement. Nor has there been any international outcry when Arab countries have expelled and/or massacred their Palestinian populations on a grand scale. The fact that the thoroughly westernized King Hussein of Jordan killed more Palestinians in the course of a single month than Israel had in decades was never held against him or dented his widely held perception as a man of peace.

As the supposedly pro-Palestinian journalist Robert Fisk put it in his memoirs, King Hussein was "often difficult to fault."

Kuwait’s 1991 slaughter of thousands of innocent Palestinians who lived and worked in the emirate (and the expulsion of most of its 400,000-strong Palestinian population) passed virtually unnoticed by the international media, as has the murder of thousands of Palestinians in the ongoing Syrian civil war and the reduction of countless others to destitution and starvation.

By contrast, any Palestinian or Arab casualty inflicted by Israel comes under immediate international criticism.

Take the blanket media coverage of Israel’s military response in Lebanon (2006) and Gaza (2008- 09, 2012) but not of the original Hezbollah and Hamas attacks triggering it, in stark contrast to the utter indifference to bloodier conflicts going on around the world at the same time. On July 19, 2006, for example, 5,000 Ethiopian troops invaded Somalia in what it claimed was an action to "crush" an Islamist threat to its neighbor’s government. A month later, Sri Lankan artillery has pounded territory held by the rebel Tamil Tigers resulting in mass displacement and over 500 deaths, including an estimated 50 children following the Sri Lankan air force’s bombing of an orphanage. But neither of these events gained any media coverage, let alone emergency sessions of the UN Security Council, just as the bloodbath in Iraq at the time, with its estimated 3,000 deaths a month at the hands of Islamist militants sank into oblivion while the world focused on Lebanon, just as the current slaughter in Syria and Iraq is presently ignored.

And what about the-then long-running genocide in Darfur, with its estimated 300,000 dead and at least 2.5 million refugees? Or the war in the Congo, with over four million dead or driven from their homes, or in Chechnya where an estimated 150,000- 160,000 have died and up to a third of the population has been displaced, at the hands of the Russian military? None of these tragedies saw the worldwide mass demonstrations as has been the case during the Lebanon and Gaza crises.

Nor should we forget that Hezbollah has been implicated in dozens of international terror attacks from Brussels to Buenos Aires.

Indeed, the response to its July 18, 1994, terror attack on the Israeli- Argentine Mutual Association (AMIA), a social center catering for Buenos Aires’ large Jewish population, provides an illuminating contrast to the relentless coverage of the 2006 events in Lebanon. It was the worst terror attack in Argentina’s history, killing 100 people and wounding more than 200. More died in this bombing than in any single action in the 2006 Lebanese war. Yet the BBC, which prides itself on the worldwide coverage, didn’t find the atrocity worth mentioning in its evening news bulletin. When confronted with a complaint by the normally timid Board of Deputies, British Jewry’s umbrella organization, the corporation offered an apology of sorts, blaming the omission on a particularly busy day.

What were those daily events that could have possibly diverted the BBC’s attention from the Argentina massacre? A perusal of the papers reveals the British premier of Steven Spielberg’s new film, The Flintstones, attended by the prince of Wales. This was also the day when Gavin Sheerard- Smith, caned and imprisoned for six months in Qatar after being convicted of buying and selling alcohol, returned to Britain professing his innocence, and when David MacGregor, an agoraphobia sufferer jailed for a fortnight for failing to pay poll tax arrears, had his sentenced quashed. An eventful day indeed.

Given the BBC’s indifference to the massacre of Argentinean Jews by Hezbollah, it is hardly surprising that the corporation, along with much of the world’s media, ignored the almost daily rocket attacks by the same group on Israel’s northern border, not to mention the constant outpouring of rockets and missiles from Gaza since the Israeli withdrawal from the territory in 2005.

And why shouldn’t they? The killing of Jews and the destruction or seizure of their worldly properties is hardly news. For millennia Jewish blood has been cheap, if not costless, throughout the Christian and Muslim worlds where the Jew became the epitome of powerlessness, a perpetual punching bag and a scapegoat for whatever ills befell society. There is no reason, therefore, why Israel shouldn’t follow in the footsteps of these past generations, avoid antagonizing its Arab neighbors and exercise restraint whenever attacked. But no, instead of knowing its place, the insolent Jewish state has forfeited this historic role by exacting a price for Jewish blood and beating the bullies who had hitherto been able to torment the Jews with impunity. This dramatic reversal of history cannot but be immoral and unacceptable. Hence the global community outrage and hence the world’s media provision of unlimited resources to cover every minute detail of Israel’s "disproportionate" response, but none of the suffering and devastation on the Israeli side.

A profoundly depressing state of affairs indeed. But so long as the Palestinians continue to serve as the latest lightning rod against the Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself without incurring the charge of "disproportionate force" – never directed against any other besieged democracy but evocative of the classic anti-Semitic stereotype of Jews as both domineering and wretched, both helpless and bloodthirsty. In the words of the renowned American writer David Mamet, "The world was told Jews used this blood in the performance of religious ceremonies. Now, it seems, Jews do not require the blood for baking purposes, they merely delight to spill it on the ground."

The author is professor of Middle East and Mediterranean Studies at King’s College London, a senior researcher at the Begin-Sadat Center for Strategic Studies and at the Middle East Forum, and the author most recently of Palestine Betrayed (Yale, 2010).

Voir également:

 

Gaza, Syrie, Afghanistan… Pourquoi les conflits sont-ils si meurtriers pour les enfants?
Joshua Keating
Slate
Traduit par Johan Hufnagel

20.07.2014

Et pourtant, les guerres sont aujourd’hui moins meurtrières pour les civils qu’elles ont pu l’être par le passé.

Les conflits les plus récents —du moins ceux qui ont reçu la plus grande attention internationale— impliquent particulièrement les enfants. Plus de 50 d’entre eux ont déjà été tués dans les frappes israéliennes sur la bande de Gaza, une crise qui, rappelons-le, a commencé avec l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens. La mort de quatre garçons palestiniens sur une plage de Gaza, comme l’a écrit Anne Barnard du New York Times, «a symbolisé ces attaques aériennes israéliennes dans la bande de Gaza qui tuent des innocents dans ce pauvre et surpeuplé territoire côtier».

Au même moment, ailleurs, les conséquences de la guerre contre la drogue se font particulièrement ressentir sur les enfants qui se trouvent de façon croissante sur la ligne de front. Au Salvador, les meurtres d’enfants ont augmenté tandis que le taux global d’homicide, à la suite d’une trêve dans la guerre des gangs, baissait.

Mentionnons aussi la campagne de terreur conduite par Boko Haram dans le nord du Nigeria, qui a attiré l’attention après l’enlèvement de 223 écolières en avril dernier. La plupart d’entre elles sont toujours entre les mains de la secte.

Le nouveau rapport annuel du Secrétariat général de l’ONU qui examinait la violence contre les enfants en 2013, parle d’un «pic important de meurtres et de mutilation d’enfants dans de nombreux endroits, y compris en Afghanistan et en Irak.» Les Nations Unies ont également enquêté sur plus de 4.000 cas d’enfants soldats recrutés de force.

Pourquoi les guerres d’aujourd’hui semblent-elle plus meurtrières que jamais pour les enfants? Pour un journaliste du New Yorker, c’est parce que «les conflits actuels se déroulent de plus en plus souvent à l’intérieur des frontières qu’entre les Etats; les combats sont désormais dans les rues des villes, envahissant les salles de jeux des maisons et les jardins d’enfants.»

Cela fait écho à un autre rapport récent de l’ONU, centré sur l’Afghanistan, qui montre que le nombre de victimes parmi les femmes et les enfants a augmenté l’an dernier plus vite que chez les hommes adultes. La cause? La guérilla faite de bombes artisanales contre les véhicules militaires a fait place à des combats armées dans des zones urbaines densément peuplées.

Mais les violences contre les enfants ne sont plus de simples dégâts collatéraux. Des rapports sur les organisations criminelles d’Amérique centrale montrent qu’elles ciblent les enfants, soit pour les recruter, soit pou s’en servir comme d’un moyen de punir ou d’extorquer leurs parents. Boko Haram sait que son action contre les écolières va lui faire une publicité internationale.

Les trois adolescents israéliens qui ont été tués le mois dernier ont été clairement et intentionnellement ciblés, comme ce fut le cas pour l’adolescent palestinien tué en représailles, parce que ce sont des enfants. Dans le cadre de son affrontement avec les forces kurdes, EIIL a délibérément pris pour cible les familles avec enfants. Les forces syriennes ont été accusés de viser délibérément des enfants, etc.

Dans un monde où la violence se déplace des champs de batailles pour des armées soutenues par l’État à des affrontements de rues entre communautés, les enfants ne sont pas seulement souvent les victimes, ils sont souvent les cibles.

Voir encore:

Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne : Parlez toujours de « civils innocents »
MEMRI
22 juillet 2014

Dans le cadre des combats qui sévissent dans la bande de Gaza, le ministère de l’Intérieur du Hamas publie des lignes directrices à l’attention des utilisateurs des réseaux sociaux qui diffusent des informations sur les événements et en débattent avec des interlocuteurs étrangers.

Les lignes directrices du ministère, intitulées « Be Aware – Social Media Activist Awareness Campaign » [Soyez vigilants – Campagne de sensibilisation pour les activistes des médias sociaux], sont contenues dans une vidéo d’instruction mise en ligne sur son site officiel et annoncée sur ses pages Twitter et Facebook, ses comptes sociaux et ses forums. [1]

Ces directives ont pour objectif de maintenir la ligne du Hamas et d’autres organisations palestiniennes ; d’empêcher la fuite d’informations susceptibles d’avoir une valeur militaire pour Israël ; de renforcer les efforts de propagande du Hamas en dehors de la bande de Gaza, à la fois dans le monde arabe et en l’Occident ; d’éviter de porter atteinte à l’image du Hamas.

Le Hamas cherche notamment à asseoir le sentiment que ses actions ne sont que des représailles à l’offensive israélienne et que toutes les victimes de Gaza sont des « civils innocents ». De même, il tente d’effacer toute preuve montrant que des roquettes ont été tirées à partir de zones d’habitations à Gaza.

La vidéo contenant les directives, mise en ligne sur le site Internet du ministère de l’Intérieur du Hamas, inclut le texte suivant : « Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. » [2]

« Be Aware – Social Media Activist Awareness Campaign » : Vidéo d’instruction publiée sur la page officielle Facebook du ministère de l’Intérieur du Hamas

Message aux militants Facebook sur le site du ministère de l’Intérieur du Hamas

Voici des extraits des lignes directrices du ministère :

Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza.

Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».

Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse.

Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza.

Pour les administrateurs de pages d’informations sur Facebook : ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »…

En outre, le ministère de l’Intérieur a préparé une série de suggestions destinées aux activistes palestiniens qui dialoguent avec des Occidentaux via les médias sociaux. Le ministère souligne que ces conversations doivent différer des échanges avec d’autres Arabes :

• Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations.

• Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens.

• Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages.

• Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers !

Voir encore:

La somalisation du ciel
Jacques Attali
21 juillet 2014
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde.

Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice.

C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer.

La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien.

Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable.

Il faut d’urgence en tirer cinq conséquences, pour lancer cinq actions. Elles supposent une mobilisation planétaire des grands pays. Elles sont possibles.

1.                 Mettre en place d’urgence une réglementation très rigoureuse et planétaire des routes aériennes, qui s’imposerait à toutes les compagnies aériennes. Il serait fou qu’on puisse le faire pour le football et pas pour la sécurité.

2.                 Lancer une vaste campagne, politique, financière, militaire, pour récupérer tous les missiles sol-air qui sont encore dispersés entre des mains privées à travers le monde. On l’a fait pour d’autres armes, avec succès.

3.                 Plus généralement, mettre au ban des nations tout pays qui vendrait de telles armes à des mouvements séparatistes ou des marchands privés.

Puis, plus spécifiquement, pour l’Europe :

4.                 Renforcer les institutions (de la BERD à l’OSCE en passant par le Conseil de l’Europe) qui rassemblent tous les Européens, c’est-à-dire les membres de l’Union européenne, les Turcs, les Russes et les Ukrainiens.

5.                 Mettre en place une organisation sérieuse de la sécurité en Europe rassemblant tous ces pays, sans être pour autant inféodée aux Etats-Unis, dont les intérêts sont différents.

Je sais qu’une fois de plus, rien de tout cela ne sera fait. Sauf, peut-être, une fois de plus, après la catastrophe, et pas à la place.

Voir encore:

How to Save Gaza
And keep Israel and Hamas from fighting the next war.
William Saletan
Slate
July 22 2014
After two weeks of protests and denunciations, it’s time to acknowledge that outrage won’t end the war in Gaza. The most plausible way to stop this cycle of violence is through internationally supervised demilitarization. Amid so much death and destruction that may seem utterly hopeless. But in fact, many of the tools we need are already in place. Here’s an analysis of the problem and how to fix it.
1. Gazans have no government to protect them. Every day, more civilians die in Gaza. Israel, the country that’s killing them, has agreed to cease-fire proposals. But Hamas, which controls Gaza (though many of its political leaders don’t even live there), rejects these proposals and continues to fire rockets into Israel. You can argue that the rockets justify Israel’s attacks or that they serve merely as a pretext. Either way, they get more Gazans killed.

The only way to make sense of Hamas’ behavior is to recognize that its goal is not to stop the killing but to exploit it. That explains why Hamas encouraged Gazans to stand atop targeted buildings and ordered them to stay in areas where Israel had issued pre-invasion evacuation warnings. It also explains why Hamas insists that Israel grant concessions in exchange for a cease-fire. Hamas thinks a cease-fire is a favor to Israel. Given the gross imbalance in casualties, that’s a pretty clear statement that Hamas thinks Gazan deaths should bother Israel more than they bother Hamas.

That is just the latest display of Hamas’ warped priorities. Another illustration is its tunnels. It has diverted hundreds of thousands of tons of building materials from civilian projects to tunnel construction. The tunnels to Egypt, which are largely for commerce, are rudimentary. The tunnels to Israel, which are for military attacks, are elaborate. Hamas cares more about hurting Israelis than about helping Gazans.
2. The absence of a protector in Gaza has worsened Israel’s behavior. Israel knows from experience that invading and occupying Gaza is bad for Israel. During the present conflict Israel has signaled its willingness to stop, first by unilaterally honoring Egypt’s cease-fire proposal, then by postponing a ground invasion. But Hamas has pressed on, daring Israel to go further. Hamas has pressed on, daring Israel to go further. Israel has unwisely accepted the dare.
Israel has unwisely accepted the dare. Its mission has expanded from bombing the rocket launchers to destroying the tunnels. Predictably, the number of tunnels has grown. The number found so far ranges from 23 to 45. One report, based on infrared satellite imagery, says there might be 60 or more. Now the fighting has spread to Hamas’ suppliers—on Friday there was a mysterious strike in Sudan—and Israeli hawks are talking about recapturing the Gaza-Egypt border. There’s always another mission you can add to make Gaza “safer.”
Worse, Israel has adopted Hamas’ use of human shields as a blanket excuse for civilian deaths. It’s true that Hamas has used civilians this way, putting its rockets in schools, mosques, and hospitals, for example. But Israel has twisted these case-by-case abuses into a categorical claim that every civilian death is Hamas’ fault. This kind of thinking inherently corrupts an invading army. Now some Israeli government ministers are calling for sweeping measures against Gaza, such as cutting off its electricity. The line between fighting Hamas and fighting Gaza is blurring.
3. Israelis have lost faith in a military solution. Since withdrawing its troops from Gaza in 2005 (but maintaining control over Gaza’s borders, coast, and airspace), Israel has fought three wars there. By now, almost no one in Israel, other than the far-right fringe, believes force will stamp out Hamas or teach it a lasting lesson. The missiles get restocked, the tunnels get rebuilt, and every dead Hamas fighter is replaced by at least one more. Israel’s callous phrase for its periodic operations in Gaza—“mowing the grass”—is a confession that force doesn’t work. Israelis expect that after this war, they’ll be at it again within two years.
Each time, the futility becomes clearer. Gaza is so densely populated that you can’t bomb it without killing civilians, and you can’t send in ground forces without getting bogged down in the kind of urban warfare that spells death for invading troops. More than two dozen Israeli soldiers have already died in this operation, and one is missing. If Hamas captures another Gilad Shalit, it could easily extract concessions that would make the invasion a net loss for Israel.
4. There’s an obvious candidate to take over Gaza. Seven years ago, after winning a parliamentary election, Hamas seized military control of Gaza from Mahmoud Abbas, the president of the Palestinian Authority. But times have changed. The Hamas regime is bankrupt, and Abbas, who preaches nonviolence, is the one with access to international agencies and donors. That’s why Hamas agreed in April to form a unity government controlled by Abbas.
Here’s where Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu made a wrong turn. He halted peace talks with Abbas, denounced the merger, and did everything possible to sabotage it. That was stupid, because if anyone can coax Hamas toward a more rational style of government, it’s Abbas. Israelis grouse about Abbas, but he has done a lot to merit their trust. His security forces in the West Bank have cooperated with Israel even when it angers Palestinians.
Abbas would restore a government in Gaza that protects the people. He’s already coaching Hamas on how to respond more intelligently to the Israeli bombardment. (First step: Accept a cease-fire.) He’s meeting with officials from Egypt and other countries, who can help Gaza but have been spurned by Hamas. In effect, he’s being treated internationally as Hamas’ adult supervisor. And Hamas is beginning to listen.
5. The pieces of a solution are in place. Netanyahu and other Israeli politicians are converging on a proposal by Shaul Mofaz, Israel’s former defense minister, to demilitarize Gaza in exchange for $50 billion in aid. That’s nearly 30 times Gaza’s GDP, but it’s not a lot to ask from international donors, who might find it a better use of their money than paying for reconstruction after another Gaza war. (The damage from the last two weeks alone will cost $3 billion.)
A credible international coalition would have to oversee the demilitarization. That’s a useful mission to propose to the many countries that have expressed outrage over the carnage in Gaza: Put your soldiers and your money where your mouth is. (The European Union reaffirmed this commitment on Tuesday: “All terrorist groups in Gaza must disarm.”) Meanwhile, Hamas’ chief arms supplier, Iran, would have to be pressured to back off. Fortunately, Iran has been trying to rebuild good will and is in the midst of productive talks with the United States, to which this issue could be added.
Israel would resist yielding control of Gaza, but current conditions make Israeli flexibility more likely. The success of the Iron Dome anti-missile system has given Israelis confidence that if rockets start flying out of Gaza again, they can withstand the barrage without casualties for a while. The election of an Egyptian government hostile to Hamas strengthens Israel’s trust that Gaza’s Egyptian border won’t become an easy channel for importing weapons. Israelis also complain that loosening restrictions in Gaza after a war with Hamas would reward violence. But Israel accepted that tradeoff 20 years ago, when it agreed to the principle of land for peace.
Hamas, too, has essentially accepted this principle. Netanyahu claims that Hamas, like al-Qaida, “has no resolvable grievance.” That’s nonsense. Last week, Hamas issued a long list of demands, in exchange for which it offered Israel a 10-year truce. Many of these demands, such as an airport and the free flow of commerce across borders and the sea, are perfectly negotiable.
Ten years is a long time. If Gaza could go 10 years without another war, and build an economy that looks more like the West Bank, we might not need another deal to keep the peace in place.

Voir de plus:

Why Israel Needs to Finish the Job Now
David P. Goldman
Spengler
July 21st, 2014

There will be endless admonitions to Israel from the Obama administration, the United Nations, and so forth, demanding an early end to the Gaza war now underway. Israel’s security needs dictate the opposite: Hamas’ capacity to make war must be crippled.

Tel Aviv last week remained one of the safest cities in the world despite the incessant rocket bombardment. In the bomb shelters at the David Intercontinental, we joked about the lack of drinks and canapes at the hotel’s hastily improvised guest mixers. The cafe terraces were full every night on Dizengoff Street. But complacency on Israel’s part would be misplaced, perhaps even fatal. For the moment Israeli ingenuity has shifted the advantage in rocketry to the defense. That may not be the case for very long. Iron Dome has been extremely effective in containing the damage from a barrage of about 2,000 unguided rockets launched from Gaza. Most of these explode harmlessly in empty areas; the few that fly towards targets of value have been taken down with a 90% successs rate. But the advantage may shift back to the offense some time in the next few years.

Dr. Uzi Rubin, the architect of Israel’s missile defense, warned last January that Iran and Syria already have GPS-guided ballistic missiles. The Jerusalem Post reported:

“This is a strategic threat. Even worse news is coming; ballistic missiles are becoming smart,” he said. In the next five to 10 years, Israel’s enemies will inevitably arm themselves with GPS-guided ballistic missiles such as Scuds, [Rubin] said.

“Perhaps Syria already has this capability,” Rubin said. “This can significantly disrupt Israel’s air power. Israel will of course recover. We are talking about escalating a war to quicken it, and end it within three days. They are talking about doing the same. This threat can degrade the IDF’s ground capabilities” via accurate missile strikes on army mobilization and staging grounds, Rubin warned. “It can paralyze Israel’s war economy. And of course, it can inflict massive casualties. I’m not talking about Dresden, but Coventry, perhaps,” he said, referring to cities bombed in World War II.

Iron Dome can defend successfully against a handful of rockets fired simultaneously in the general direction of Israeli cities. At some point Israel’s enemies will acquire the capability to fire large salvos of precision-guided weapons at key military or civilian targets and overwhelm the existing defenses. GPS-guided rockets are not that difficult to make. Iron Dome gives Israel a respite, not relief in the long term.

Israel has an extraordinary opportunity that may not last. It can protect its citizens from retaliation for the time being. Its right to self-defense is so obvious that Western governments usually hostile to Israeli interests must affirm its right to self-defense. Even the German Left Party (“die Linke”) is split, with some of its leaders attending pro-Israel rallies while others join the largely Muslim demonstrators chanting “Jude, Jude, feiges Schwein, Komm heraus und kaempf allein” (“Jew, Jew, cowardly pig, come out and fight alone”). It has the tacit (and sometimes not entirely tacit) support of Egypt, not to mention the Gulf states, in its war against Hamas. But it cannot afford a repeat of 2012, after which Hamas rebuilt its weapons capability. Where Hezbollah is concerned, the Chinese proverb applies: Kill the chicken while the monkey watches. The reduction of Hamas has to serve as a deterrent for Hezbollah and Syria, not to mention Iran.

Israel’s leaders know this well, and outsiders should be cautious about offering tactical advice. But Israel’s friends must be clear that a “pinpoint operation,” as Secretary of State Kerry demanded inadvertently before an open microphone last weekend, does not serve Israel’s urgent interests. Hamas must be rooted out in depth.

Voir encore:

Israel’s arrest of Bedouin man sheds light on Sinai kidnappings of African refugees
Rahat resident allegedly secured ransom payments for gang that abducted Eritrean and Sudanese refugees; Israel Police says ‘well-oiled’ system of kidnappers working in concert with Hebron money changers.
Yanir Yagna

Mar. 25, 2012

A Bedouin resident of southern Israel was charged last week with serving as an accomplice to a criminal organization that kidnapped Eritrean and Sudanese nationals in the Sinai Peninsula and extorted their families for ransom.

The indictment Yusuf al-Qarnawi was presented by Israel’s State Prosecutor’s Office Be’er Sheva District Court on Friday and elucidates the alleged inner workings of the gang.

According to the charges, al-Qarnawi was approached in June 2011 by two alleged kidnappers, one a resident of Sinai and the other from the Gaza Strip, who requested his help in picking up ransom from family members of people they had kidnapped.

Al-Qarnawi was allegedly told to call the family and friends of the asylum seekers kidnapped in the Sinai and receive the ransom payment, according to the indictment, after which he handed the money over to the kidnappers.

The indictment states al-Qarnawi accepted five payments monthly between June 2011 and February 2012, for which he was paid $300 for ransom payments of $20,000 or less, and $450 for ransom payment of more than $20,000.

The indictment goes on to elaborate the gang’s alleged mode of operation. In June 2011, they allegedly kidnapped an Eritrean citizen, held him captive with another 70 prisoners, all blindfolded. During his captivity, he was starved, beaten, and forced to call his family and ask that they pay a $25,000 ransom, under threat of death.

Shortly after, al-Qarnawi sent his brother to pick up a $15,000 ransom from the victim’s family. A day later, they allegedly demanded the family hand over an additional $10,000.

In another case presented in the indictment, two Eritrean women were abducted. They were held chained in captivity in a house with another 40 other kidnapped persons. While in captivity, they were starved, beaten with sticks and tortured by electric shock. One the kidnappers raped one of the woman, says the indictment.

The indictment says that the kidnappers demanded $40,000 for each of the women, threatening that were they not to receive the stated ransom in full they would remove their kidneys and sell them instead. To show the families the seriousness of their intent, the kidnappers would call the victims’ families and let them hear their cries. Al-Qarnawi picked up the ransom for these two victims in person.

Commander Moti Asor of the Israel Police Southern District (Lachish Region) Counter Terror Unit, who headed the investigation, explained how the gang worked:

“The Sudanese and Eritrean citizens travel through the Sinai on their way to Israel. In the Sinai there are families that specialize in smuggling. They charge them money to get them across the border," he said. "About a year ago, these families decided to institutionalize the practice – they started hold the refugees captive and demand ransoms from them ranging between $39,000 to 40,000."

“The refugees held by them are given an opportunity to call their families and friends in Israel," said Asor. "At a later point the kidnappers threaten the kith and kin and have them listen to them torture their loved ones.”

“There is a well-oiled system of kidnappers from Gaza and Sinai, working in concert with money changers in Hebron," he added. "They reached Al-Qarnawi. He was in transport and knew traders in Gaza, that how they found him. They would send him to meetings in Tel Aviv to pick up the money. After the money was received they’d free the prisoner. Al-Qarnawi confessed his part in five cases, but we believe there are many more. There are family members that are afraid to file complaints with the police because they are illegal aliens.”

Voir enfin:

"Tu dois quitter Gaza au plus vite et arrêter de travailler"
Audrey Destouches
Libération
22 juillet 2014

TÉMOIGNAGE Le journaliste palestinien Radjaa Abou Dagga, correspondant de «Ouest France» et ancien collaborateur de «Libération», raconte les tentatives d’intimidation du Hamas.

Correspondant de Ouest France à Gaza et ancien collaborateur de Libération, Radjaa Abou Dagga partage depuis des années son temps entre Paris, où résident sa femme et son fils, et Gaza, où vivent ses parents et où il travaille. Le 18 juin, lorsqu’il veut passer la frontière de Rafah, un officier lui interdit le passage et garde son passeport comme celui de tous les Palestiniens qui tentent de passer en Egypte ce jour-là.

Après quatre semaines bloqué à Gaza sans explications, le journaliste palestinien est convoqué par le service de sécurité du Hamas dimanche dernier. «J’ai reçu l’appel d’un numéro privé. Ils me convoquaient à l’hôpital Al-Shifa, dans le centre de Gaza Ville», explique Radjaa. Il emporte avec lui ses deux téléphones, sa carte de presse et sa petite caméra.

«Es-tu correspondant pour Israël?»
A quelques mètres des urgences où les blessés des bombardements affluent sans cesse, il est reçu dans le service des consultations externes, «une petite section de l’hôpital utilisée comme administration» par une bande de jeunes combattants. «Ils étaient tous bien habillés, s’étonne Radjaa. En civil, avec un pistolet sous la chemise et certains avaient des talkies-walkies». On lui ordonne de vider ses poches, d’enlever ses chaussures et sa ceinture puis il est appelé dans une chambre d’hôpital «qui servait ce jour-là de bureau de commandement à trois personnes».

Un homme tiré à quatre épingles commence son interrogatoire : «Qui es-tu ? Comment t’appelles-tu? Que fais-tu?» «J’étais très surpris par le mode opératoire», avoue Radjaa, qui lui montre sa carte de presse en guise de réponse. Les questions fusent. On lui demande ensuite s’il parle hébreu, s’il a des relations avec Ramallah. Les jeunes partisans du Hamas l’interrogent avec insistance : «Es-tu correspondant pour Israël?» Radjaa répète qu’il travaille uniquement pour des médias français et une chaîne de radio algérienne.

C’est alors qu’un des trois hommes lui délivre ce message : «C’est à toi de choisir. Nous sommes une administration exécutive. Nous te transmettons le message de Qassam. Tu dois rester chez toi et donner tes papiers.» Abasourdi d’être visé par les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, Radjaa essaie de se défendre et surtout de comprendre pourquoi une telle décision a été prise à son encontre. En vain. «Il est impossible de communiquer avec ces gens-là», déplore le journaliste. Il n’est pas le premier à subir ce genre de pressions et les combattants face à lui ne s’en cachent pas. «Ils sont enragés contre la présidence et m’accusent de collaborer avec Mahmoud Abbas», explique-t-il. Reporters sans frontières confirme que ce n’est pas un cas isolé. L’organisation a en effet été alertée des menaces proférées par le Hamas à l’encontre de journalistes palestiniens ou étrangers en raison de leur activité professionnelle.

«C’est pour ton bien»
L’homme qui semble être le chef le relâche finalement en lui assénant : «C’est pour ton bien mais tu dois quitter Gaza au plus vite. Je ne veux plus te voir ici, tu ne dois plus sortir de chez toi et arrêter de travailler.» Il leur explique qu’il est bien trop dangereux pour lui de rentrer maintenant dans son village d’Abassane Alkabira, près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, mais les envoyés de Qassam ne veulent rien entendre : «Tu la fermes.»

Il est trop tard pour prendre la route, Radjaa décide de passer la nuit au bureau de presse Almanara. Vers 22 heures, il reçoit un appel d’Abouhamza, le propriétaire, qui lui demande de quitter les lieux, Radjaa le convainc de l’y laisser dormir. Abouhamza lui raconte qu’il a lui aussi reçu des menaces : «"Si Radjaa vient, le bureau sera fermé" m’ont-ils dit. On ne joue pas avec ces gens-là pendant la guerre». Au matin, Abouhamza vient s’assurer lui-même de son départ. «Il est pro-Hamas», conclut le journaliste.

Depuis, Radjaa se retranche dans sa maison d’Abassane Alkabira. Il a pu récupérer son passeport le lendemain.  Il tentera à nouveau de franchir la frontière de Rafah pour rentrer en France mardi soir.
Recueilli par Audrey Destouches


Algérie: Non à la judaïsation ! (What about the other nakbas? : while salafists protest proposed reopening of the few remaining Algerian synagogues)

17 juillet, 2014
http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/000_PAR2005052589558_0.jpg

Une ancienne synagogue, à Tlemcen, en Algérie, aujourd’hui transformée en école d’arts martiaux

http://jssnews.com/content/assets/2014/07/roquette.jpg

Une ancienne synagogue, à Paris, en France, aujourd’hui transformée en ambassade

http://sonofeliyahu.com/Images/Jewish%20Population.jpg
http://static.dreuz.info/wp-content/uploads/BsnTYzPCAAAebRp-500x351.jpghttps://pbs.twimg.com/media/Bsq5OXZCEAAfS8J.jpg:largeVous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Deutéronome 10: 19
On admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…)  Mais il faut distinguer deux choses. Il y a d’abord le texte chrétien qui pénètre lentement dans la conscience des hommes. Et puis il y a la façon dont les hommes l’interprètent. De ce point de vue, il est évident que le Moyen Age n’interprétait pas le christianisme comme nous. Mais nous ne pouvons pas leur en faire le reproche. Pas plus que nous pouvons faire le reproche aux Polynésiens d’avoir été cannibales. Parce que cela fait partie d’un développement historique. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. (…)  Et notre souci des victimes, pris dans son ensemble comme réalité, n’a pas d’équivalent dans l’histoire des sociétés humaines. (…) Le souci des victimes a (…) unifié le monde. René Girard
L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition. Shmuel Trigano
Quand les synagogues se comportent comme des ambassades il n’est pas étonnant qu’elles subissent les mêmes attaques qu’une ambassade. Pierre Minnaert
Je ne vois pas comment on peut lutter contre la dérive antisémite de jeunes de banlieue quand les synagogues soutiennent Israël. Pierre Minaert
Moi je ne pousse à rien, je constate, et je constate aussi la hausse d’un discours anti juifs chez jeunes maghrébins qui s’explique. Pierre Minnaert ‏
 Quand les rabbins mettent Dieu dans un camp comment s’étonner qu’ils soient attaqués par l’autre ? Ils renforcent l’antisémitisme. Pierre Minnaert
Ils sont environ 7 000 à défiler dans les rues de Paris, ce dimanche 13 juillet, entre Barbès et la Bastille, pour dire leur solidarité avec les Palestiniens. Le parcours a été négocié par les responsables du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), l’organisation héritière de la Ligue communiste révolutionnaire. Pourquoi avoir exigé un parcours qui s’achève à proximité du quartier du Marais, connu pour abriter plusieurs lieux de culte juif ? Le fait est que les responsables de la Préfecture de police l’ont validé. Parmi les manifestants, de nombreuses femmes, souvent voilées, mais surtout des jeunes venus de la banlieue francilienne. Les premiers slogans ciblent Israël, mais aussi la "complicité française". Très vite, les « Allah Akbar » (Dieu est grand) dominent, donnant une tonalité fortement religieuse au cortège. La préfecture de police ne s’attendait pas à une telle mobilisation, mais ses responsables ont vu large au niveau du maintien de l’ordre, puisque cinq "forces mobiles", gendarmes et CRS confondues, ont été mobilisées. C’est à priori suffisant pour sécuriser tous les lieux juifs le long du parcours. Aucune dégradation, aucun incident n’est signalé en marge du cortège, jusqu’à l’arrivée à proximité de la Bastille. Un premier mouvement de foule est observé à la hauteur de la rue des Tournelles, qui abrite une synagogue. Les gendarmes bloquent la voie et parviennent sans difficulté à refouler les assaillants vers le boulevard Beaumarchais. Place de la Bastille, la dispersion commence, accélérée par une ondée, lorsque des jeunes décident de s’en prendre aux forces de l’ordre. De petites grappes s’engouffrent vers les rues adjacentes. Se donnent-ils le mot ? Ils sont entre 200 et 300 à marcher en direction de la synagogue de la rue de la Roquette… où se tient un rassemblement pour la paix en Israël, en présence du grand rabbin. Les organisateurs affirment avoir alerté le commissariat de police, mais l’information n’est apparemment pas remontée jusqu’à la Préfecture de police. Détail important : s’ils avaient su, les responsables du maintien de l’ordre auraient forcément barré l’accès à la rue. Les choses se compliquent très vite, car les manifestants ne sont pas les seuls à vouloir en découdre. Une petite centaine de membres de la LDJ (ligue de défense juive) sont positionnés devant la synagogue de la rue de la Roquette, casques de moto sur la tête et outils (armes blanches) à portée de main. Loin de rester passive, la petite troupe monte au contact des manifestants, comme ils l’ont déjà fait lors d’une manifestation pro-palestinienne organisée Place Saint-Michel quelques jours auparavant. On frôle la bagarre générale, mais la police parvient à s’interposer. Les assaillants refluent vers le boulevard, tandis que les militants juifs reviennent vers la synagogue. Frédéric Ploquin
Une équipe qui a su non seulement séduire au-delà des frontières, mais donner à l’Allemagne une autre image d’elle-même : multiculturelle, ouverte et aimée à l’étranger. Sur les 23 joueurs de la sélection de Joachim Löw, onze sont d’origine étrangère. Outre le trio d’origine polonaise (Piotr Trochowski, Miroslav Klose, Lukas Podolski), qui depuis longtemps n’est plus considéré comme exotique, évoluent sur le terrain Marko Marin, Jérôme Boateng, Dennis Aogo, Sami Khedira ou encore deux joueurs d’origine turque : Serdar Tasci et le jeune prodige Mesut Özil. Tous les observateurs, en Allemagne, s’accordent à reconnaître que cette arrivée de nouveaux talents "venus d’ailleurs" fait beaucoup de bien à l’équipe. "Cela lui donne une aptitude à l’engagement, une envie de reconnaissance, vis-à-vis d’eux-mêmes mais également vis-à-vis des autres", déclarait le ministre de l’intérieur Thomas de Maizière à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Pour Bastian Schweinsteiger, talentueux milieu de terrain, "les diverses influences vivifient l’équipe, elles lui donnent un tout autre tempérament". Une diversité qui fait également beaucoup de bien au pays. A Kreuzberg, le quartier de Berlin où vit la plus importante communauté turque du pays, on défend depuis le début du mondial les couleurs de la Mannschaft. "Les performances des jeunes donnent à notre travail un élan énorme", se réjouit Gül Keskinler, une Turque chargée de l’intégration à la Fédération allemande de football. "L’exemple de Mesut Özil est à cet égard particulièrement important, souligne-t-elle. Les footballeurs ont, à travers leur fonction d’exemple, un rôle très fort, ils sont des ambassadeurs pour la jeunesse." Dans les rues de Berlin, pas de célébration pourtant d’un esprit de fraternité "black blanc beur" tel qu’avait pu le connaître la France après sa victoire au Mondial de 1998. Pour beaucoup d’Allemands, le maillot est rassembleur : peu importe l’origine des joueurs, à la première victoire ils ont été adoptés sans cérémonie. La diversité n’est qu’un élément parmi d’autres dans l’impression de renouveau que donne l’équipe d’Allemagne. "La diversité montre surtout que l’Allemagne va enfin chercher son inspiration ailleurs, estime Holger Cesnat, 35 ans. Le style de l’équipe a changé, il est plus léger, parce que Joachim Löw observe le football pratiqué au-delà des frontières et a rompu avec le style qui prédominait dans le football allemand jusqu’ici." Le Monde
Cela a commencé en 2006, c’était la première fois qu’on osait être fier de son pays, fier de son équipe, cela a libéré beaucoup de choses. Rainer Stich
C’est la première fois que l’équipe est si appréciée à l’étranger. Même en Israël on trouve la Mannschaft sympathique. C’est un sentiment auquel nous ne sommes pas habitués. Emilie Parker
 Cette idée de la France ‘black blanc beur’, c’est quelque chose qui les a beaucoup marqués pour révolutionner leur football. Jean-Jacques Bourdin (RMC)
La danse des Gauchos était de mauvais goût (…) Subitement, la modestie allemande a disparu dans le triomphe. Tagesspiegel (quotidien berlinois)
Plusieurs médias allemands critiquaient mercredi la «Nationalmannschaft» championne du monde pour avoir interprété lors des célébrations du titre mardi à Berlin une danse moquant les adversaires argentins vaincus en finale (1-0 a.p.). Mimant des Argentins courbés, comme par le désespoir et le poids de la défaite, six joueurs de l’équipe ont chanté : «ainsi marchent les Gauchos, les Gauchos marchent ainsi». Puis se relevant bien droits et fiers, ils ont continué : «Ainsi marchent les Allemands, les Allemands marchent ainsi». Ils ont répété la séquence plusieurs fois sous les applaudissements, dans un pays où toute expression ostentatoire de fierté nationale reste sujet à controverse. Libération
Maybe to explain what they sing. They sing: "So gehen die Gauchos, die Gauchos die gehen so. So gehen die Deutschen, die Deutschen die gehen so." ("That’s how the Gauchos walk, the Gauchos walk like this. That’s how the Germans walk, the Germans walk like this.") And it’s important to note that this song is a very common song in Germany for teasing the team that has lost the match. So they didn’t make an entirely new song up by themselves. Reddit
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien spécifique qui fait allégeance à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine. Charte du Hamas (Article six)
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas)
I didn’t actually know that the picture was recycled. I guess I just used it as an illustration – people don’t need to take it as a literal account. If you think of bombs going off that’s pretty much what it looks like.. Twitteuse britannique (16 ans)
Il est interdit de tuer, blesser ou capturer un adversaire en recourant à la perfidie. Constituent une perfidie les actes faisant appel, avec l’intention de la tromper, à la bonne foi d’un adversaire pour lui faire croire qu’il a le droit de recevoir ou l’obligation d’accorder la protection prévue par les règles du droit international applicable dans les conflits armés. Les actes suivants sont des exemples de perfidie : (…) c) feindre d’avoir le statut de civil ou de non-combattant; d) feindre d’avoir un statut protégé en utilisant des signes emblèmes ou uniformes des Nations Unies (…) Protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, I, article 37, alinéa 1, 1977)
Sont interdits les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile. (…) Les personnes civiles jouissent de la protection accordée par la présente Section, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. Protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1949 (I, art. 51, al. 2 & 3)
See, the Hamas and the other terrorist groups like Islamic Jihad are firing from Gaza when their rocketeers and their command posts are embedded in homes, hospitals, next to kindergartens, mosques. And so we are trying to operate, to target them surgically, but the difference between us is that we’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles. So naturally they’re responsible for all the civilian deaths that occur accidentally. Prime Minister Benjamin Netanyahu
Lors d’une inspection, l’agence pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a trouvé "environ 20 roquettes cachées" dans une école vide située dans la bande de Gaza, un "premier" incident du genre. L’Express
If 80 rockets would be fired upon the citizens of Great Britain, No way I wouldn’t be taking action. If an Israeli prime minister would fail to take action, people would say that this is unacceptable. Tony Blair
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Selon bon nombre de ses détracteurs, Israël serait en train de massacrer des civils à Gaza. Pour un membre arabe du parlement israélien, son armée «élimine délibérément des familles entières». Pour Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, Israël est en train de commettre un «génocide –le meurtre de familles entières». Et selon l’Iran, il s’agit de «massacres contre des Palestiniens sans défense». De telles accusations sont fausses. Selon les standards de la guerre, les efforts que déploie Israël pour épargner les civils sont exemplaires. Ce combat n’a pas été décidé par Israël. Selon le Hamas et le Djihad Islamique, les deux organisations terroristes qui contrôlent Gaza, Israël aurait provoqué ces hostilités en arrêtant en Cisjordanie des membres du Hamas. Mais des arrestations sur un territoire ne justifient pas des bombardements aériens sur un autre. Israël ne s’en est pris à Gaza qu’après le tir de plus de 150 roquettes sur son territoire et le refus par les terroristes d’un cessez-le-feu. Plusieurs images publiées ces derniers jours et censées prouver le carnage des bombes israéliennes sont des faux, empruntés à d’autres guerres. Mercredi après-midi, le bilan humain oscillait entre 30 et 50 personnes, voire davantage, une fourchette dépendant du moment choisi pour marquer le début de ce conflit. La moindre mort est tragique, et plus les hostilités dureront, plus le bilan s’alourdira. Pour autant, en sachant qu’Israël a lancé plus de 500 raids aériens, vous pouvez en tirer deux conclusions. La première, c’est que l’armée israélienne est misérablement nulle pour tuer des gens. La seconde, et la plus plausible, c’est qu’elle fait au contraire tout son possible pour ne pas en tuer. Le ministre israélien de la Défense a admis que ses offensives avaient ciblé des «domiciles de terroristes», mais aussi des «armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commandements, des institutions du Hamas [et] des bâtiments officiels». Les logements étaient ceux de chefs militaires du Hamas. Selon les dires d’un officiel israélien, «au Hamas, le moindre petit commandant de brigade n’a désormais plus de maison où rentrer chez lui». En termes légaux, Israël justifie ces attaques en affirmant que ces maisons étaient des «centres de commandement terroristes», impliqués dans des tirs de roquette et autres «activités terroristes». Mais si Israël a parfois tenté (et réussi) de tuer des leaders du Hamas dans leurs voitures, son armée a toujours évité de se prendre sans sommation à leurs maisons. La dernière fois qu’Israël a tiré sur des bâtiments civils à Gaza, voici un an et demi, ses habitants ont été au préalable prévenus par téléphone ou par le parachutage de tracts pour qu’ils quittent les lieux. L’armée israélienne se sert aussi de fusées éclairantes ou de mortiers à faibles charges explosives (la consigne dite du «toquer au toit») pour signaler la survenue de bombardements. (…) Le bilan civil le plus grave –sept morts, selon les informations les plus récentes– est survenu dans le bombardement d’une maison située dans la ville de Khan Younès et appartenant à un leader terroriste. Pour le Hamas, il s’agit d’un «massacre contre des femmes et des enfants». Mais selon des voisins, la famille a été prévenue à la fois par téléphone et par un tir de mortier léger sur le toit. Selon un membre des services de sécurité israéliens, les forces israéliennes ont attendu que la famille quitte le bâtiment pour tirer leur missile. Il ne comprend pas pourquoi des membres de cette famille, avec visiblement certains de leurs voisins, sont retournés à l’intérieur. Pour des personnes vivant sur place, c’est parce qu’ils ont voulu «former un bouclier humain». (…) Difficile, très difficile à dire. Mais, dans ce conflit, quiconque se préoccupe des civils tués délibérément devrait d’abord se tourner vers le Hamas. Les tirs de roquettes de Gaza vers Israël ont commencé bien avant l’offensive israélienne sur Gaza. Au départ, les roquettes sont une idée du Djihad Islamique. Mais, ces derniers jours, le Hamas ne s’est pas fait prier pour la reprendre, et a revendiqué plusieurs tirs de missiles, tombés entre autres sur Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa. William Saletan (Slate)
Trente pour cent des 172 Palestiniens qui ont perdu la vie ces sept derniers jours et nuits dans la bande de Gaza sont des femmes et des enfants, selon l’agence de presse allemande (DPA). Cette dernière s’est basée sur une liste des victimes fournie par le ministère de la Santé à Gaza. Au total des sept journées d’offensives contre Gaza, ce sont 29 femmes qui ont péri, dont sept étaient âgées de moins de 18 ans. On retrouve également parmi les victimes 24 hommes de moins de 18 ans. Environ la moitié sont de jeunes garçons âgés de dix ans ou moins, le plus jeune est un bébé âgé de 18 mois. Il n’est pas immédiatement possible de vérifier combien de civils se trouvent parmi les 119 hommes tués. Deux d’entre eux étaient âgés de 75 et 80 ans. Libre Belgique
Il est 15 h 20 à Gaza, mercredi 16 juillet, quand une terrible déflagration ébranle le front de mer. Quelques minutes plus tard, une seconde frappe retentit. Touchée par ce qui semble être un obus tiré d’un navire israélien, une bicoque de pêcheurs, construite sur la digue du port de pêche, est réduite en un tas de parpaings éclatés et de tôles noircies. A côté des décombres, les corps en partie calcinés de quatre garçons de la même famille, Mohammad, Ahed, Zakariya et Ismail. Ils avaient entre 9 et 11 ans. Les enfants Bakr jouaient sur la plage depuis quelques heures. Certains avaient apporté un ballon, d’autres pêchaient ou grattaient le sable à la recherche de morceaux de métal à revendre. Après la première frappe millimétrée sur la cabane, il semble que les enfants, blessés, aient été pris sciemment pour cible alors qu’ils remontaient la plage pour se mettre à l’abri. A quelques mètres de la cahute, Mohammad Abou Watfah a assisté au carnage : «Les enfants étaient paniqués, ils se sont mis à courir vers la plage. Un deuxième obus les a suivis. Il est tombé à quelques mètres et j’ai perdu connaissance», raconte péniblement le commerçant, touché à l’estomac par des éclats. Le corps ensanglanté, hors d’haleine, des enfants blessés parviennent à la terrasse d’un établissement du bord de mer, alors que résonne l’explosion d’un troisième obus. (…) Dans le service de chirurgie, Tagred, une autre mère du clan Bakr, veille sur son fils, Ahmad, 13 ans, touché à la poitrine par des éclats d’obus: «Ce ne sont que des enfants. Ils ne faisaient rien de mal contre les Israéliens, pleure d’incompréhension la mère palestinienne. Mon fils jouait simplement avec ses cousins et maintenant ils sont tous morts.» «Comment peut-on tirer sur des enfants qui courent ?» L’armée israélienne a annoncé, dans la soirée, qu’elle enquêtait «consciencieusement» pour déterminer les circonstances exactes de la mort des quatre enfants. Expliquant que les frappes visaient, en principe, des membres du Hamas, Tsahal n’a pas exclu la possibilité d’une «erreur» dans cette attaque, dont l’étendue sera de toute évidence difficile à justifier. Le Monde
Mercredi, sous les yeux des journalistes occidentaux, quatre enfants palestiniens ont été tués sur une plage de Gaza après un tir ou une explosion. Immédiatement, les médias occidentaux attribuent leur mort à deux navires de guerre de l’armée israélienne situés au large de la plage. Le 9 juin 2006, sur cette même plage, huit personnes (dont trois enfants) d’une même famille avaient été tuées, et plus de trente autres civils furent blessés par une explosion dont l’origine a été attribuée à l’armée israélienne par les médias occidentaux. Or, après enquête de l’armée israélienne il s’est avéré que l’explosion sur la plage n’a pas pu être provoquée par la marine israélienne car il s’est écoulé 10 minutes entre le dernier tir d’obus et le drame. Les éclats de projectiles qui ont été retirés des corps des personnes blessées ne correspondent à aucune des armes en circulation dans l’armée israélienne. D’autre part, les services de renseignement israéliens et égyptiens sont arrivés à la conclusion que la famille a été victime d’une mine installée par les artificiers du Hamas la semaine précédente, afin d’empêcher les commandos marines israéliens de débarquer sur la côte et d’intercepter ses lanceurs de roquettes. Dans les deux cas, et dans de nombreux autres cas, comme dans celui de l’affaire Al-Dura, il est intéressant de souligner la présence au même moment, d’équipes de télévisions filmant en direct ce qui semble être un non-événement, et qualifié après par les médias de « massacre ». Le Monde juif
So far, 194 Palestinians been killed during Operation Protective Edge; that’s already a higher death toll than that of the entire 2012 Operation Pillar of Defense. Or at least that’s what’s reported in the press, internationally but also in Israel. The truth is that the number of casualties, and the percentage of civilians among the dead, comes exclusively from Palestinian sources. Israel only publishes its version of the body count — which is always significantly lower than the Palestinian account — weeks after such operations end. Meanwhile, the damage to Israel’s reputation is done. During Pillar of Defense, 160 Palestinians were killed, 55 “militants” and 105 civilians, according to Palestinian sources. According to the IDF, 177 Palestinians were killed during the weeklong campaign — about 120 of whom were enemy combatants. A report by the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center says 101 of those killed were terrorists, while 68 were noncombatants. B’Tselem claims 62 combatants and 87 civilians died. And yet, the figures from the Gazan ministry are routinely adopted, unquestioned, by the United Nations. Times of Israel
Hamas and affiliate militant factions out of the Gaza Strip are so far rejecting an Egyptian-proposed cease-fire, having launched far more than 100 rockets since the cease-fire proposal. In exposing Israel’s inability to stem the rocket flow, Hamas is trying to claim a symbolic victory over Israel. Hamas’ spin aside, the military reality paints a very different picture.
Nonstate actors such as Hamas and many of its peer organizations, of course, need some ability to exert force if they are to influence the actions of a state whose imperatives run counter to their own. The Gaza Strip is small and its resource base is limited, reducing the options for force. This makes cheap asymmetric tactics and strategies ideal. For Gaza and its militants, terrorizing the Israeli population through limited force often has previously influenced, constrained or forced the hand of the Israeli government and its subsequent policies. It accomplished this with assassinations, ambushes or suicide bombings targeting security forces or Israeli citizens. A confluence of events later led to a gradual evolution in the conflict. By 2006, the security wall that surrounds and contains the Gaza Strip had eliminated militants’ ability to directly engage the Israeli populace and security personnel, and Israel Defense Forces had completely withdrawn from the territory. Meanwhile, Hezbollah had demonstrated the effectiveness of relatively cheap artillery rockets volleyed into Israel in a high enough volume to seriously disrupt the daily life of Israeli life. While artillery rockets were not new to Gaza, the conditions were ripe for this tactic’s adoption. The intent was to build up a substantial arsenal of the weapons and increase their range to threaten Israel’s entire population as much as possible. (Increased range was also needed to overcome Israel’s growing defensive capabilities.) This would be the asymmetric threat that could be used to project force, albeit limited force, from Gaza. (…) Much of this cyclical nature is because both sides are operating under serious limitations, preventing either from gaining "victory" or some form of permanent resolution. For Israel there are two main limitations. The first is the intelligence gaps created by monitoring from the outside and having no permanent presence on the ground. The Israelis have been unable to stop the rockets from getting into Gaza, cannot be sure where they are exactly and can only degrade the ability to launch with airstrikes and naval strikes. This leads to the second constraint, which is the cost associated with overcoming this gap by doing a serious and comprehensive clearing of the entire strip. Though Operation Cast Lead did have a ground component, it was limited and did not enter the major urban areas or serious tunnel networks within them. This is exactly where many of the resources associated with the rocket threat reside. The intense urban operation that would result if Israeli forces entered those areas would have a huge cost in casualties for Israeli personnel and for civilians, the latter resulting in intense international and domestic pressure being brought to bear against the Israeli government. For decision-makers, the consequences of sitting back and absorbing rocket attacks versus trying to comprehensively accomplish the military objective of eliminating this capability keep weighing on the side of managing the problem from a distance. But the longer the conflict lasts, the more complications the militants in Gaza face as they see their threat of force erode with time. Adversaries adapt to tactics, and in this case Israel Defense Forces have steadily improved their ability to mitigate the disruptive ability of these attacks through a combination of responsive air power and Iron Dome batteries that effectively provide protection to urban populations. Subsequently, the terror and disruption visited upon the Israeli population diminishes slightly, and the pressures on the government lessen. So militants seem to be in a position to maintain their tool, but that tool is becoming less effective and imposing fewer costs. This raises the question of what new tactic or capability the militants will adopt next to exert new costs on Israel. Many surmise the incident that started this latest round — the kidnapping and killing of three Israeli teenagers in the West Bank — might become the tactic of choice if it proves effective in accomplishing its goals and is repeatable. The militants will also almost certainly attempt to refine their projectiles’ accuracy and range through the acquisition of more advanced rockets or even missiles. What is certain regarding the latest round of fighting is that we are far from seeing victory or any form of conclusion and that the conflict will continue to evolve. Stratfor
After Algeria gained its independence, according to its 1963 Nationality Code, it authorized citizenship only to Muslims. It extended citizenship only to those individuals whose fathers and paternal grandfathers were personally Muslim.  All but 6,500 of the country’s 140,000 Jews were essentially driven into exile by this change. Some 130,000 took advantage of their French citizenship and moved to France along with the pied-noirs, settlers of French ancestry. Moroccan Jews who were living in Algeria and Jews from the M’zab Valley in the Algerian Sahara, who did not have French citizenship, as well as a small number of Algerian Jews from Constantine, emigrated to Israel at that time. After Houari Boumediene came to power in 1965, Jews were persecuted in Algeria, facing social and political discrimination and heavy taxes. In 1967-68 the government seized all but one of the country’s synagogues and converted them to mosques. By 1969, fewer than 1,000 Jews were still living in Algeria. Only 50 Jews remained in Algeria in the 1990s. Wikipedia
À la suite des accords d’Évian en mars 1962, les départs sont massifs. Le contexte du conflit israélo-arabe va contribuer à envenimer les relations entre les Musulmans et les Juifs d’Algérie dans les années qui vont suivre. L’indépendance de l’Algérie est proclamée le 5 juillet 1962, et en octobre, on ne compte plus que 25 000 Juifs en Algérie dont 6000 à Alger. En 1971, il n’en reste plus qu’un millier117. En 1975, la Grande synagogue d’Oran, comme toutes les autres, est transformée en mosquée. À l’instar de nombreux cimetières chrétiens, beaucoup de cimetières juifs sont profanés. En 1982, on compte encore environ 200 Juifs, la guerre civile algérienne des années 1990 provoque le départ des derniers membres de la communauté. Le dossier juif reste un sujet tabou car les Juifs résidant dans le pays n’ont pas de personnalités connues, mis à part quelques conseillers ayant travaillé avec le ministre algérien du commerce Ghazi Hidoussi, à cause de la sensibilité du dossier et de son lien avec Israël. Certains partis, notamment nationalistes et islamistes, comme le Mouvement de la renaissance islamique, réagissent violemment à l’accréditation du Lions Clubs et du Rotary Club qu’ils présument d’obédience sioniste et franc-maçonne ainsi qu’à la poignée de main du président algérien Abdelaziz Bouteflika et du premier ministre israélien Ehud Barak, lors des funérailles du roi Hassan II au Maroc en juillet 1999. En 1999, Abdelaziz Bouteflika rend un hommage appuyé aux Juifs constantinois, à l’occasion du 2500e anniversaire de cette ville. En 2000, la tournée qu’Enrico Macias doit effectuer sur sa terre natale est annulée à la suite de pressions internes et malgré l’invitation officielle de la présidence. En mars 2003, un plan d’action avait été mis en place par les autorités françaises et algériennes, pour que les cimetières juifs retrouvent leur dignité et ce, selon un programme établi annuellement. Le projet reste cependant lettre morte dans des dizaines de cimetières communaux dans lesquels existent des carrés juifs. En 2005, deux évènements marquent l’actualité : la tenue d’un colloque des Juifs de Constantine à Jérusalem provoquant une rumeur selon laquelle ils auraient fait une demande d’indemnisation auprès du gouvernement de l’Algérie, à la suite de leur départ en 1962. Cette information sera démentie par les autorités d’Alger et la visite à Tlemcen de 130 Juifs originaires de cette ville, fait sans précédent depuis l’indépendance, est vécue dans l’émotion tant du côté des Juifs Algériens que de celui des Musulmans Algériens[réf. nécessaire]. En décembre 2007, Enrico Macias bien qu’invité par le président français Sarkozy, à l’accompagner en visite officielle en Algérie, il doit renoncer face à l’hostilité et au refus du ministre algérien des Anciens Combattants. En 2009, l’État algérien accrédite un organisme représentant la religion hébraïque en Algérie, présidé par Roger Saïd. On recense 25 synagogues, abandonnées pour la plupart, les Juifs d’Algérie ayant peur d’organiser des cérémonies de culte pour des raisons sécuritaires. Cet organisme devra également agir, en coordination avec le ministère des affaires religieuses sur l’état des tombes juives, particulièrement à Constantine, Blida et Tlemcen[réf. nécessaire]. En janvier 2010, le dernier Juif vivant en Oranie décède à l’hôpital civil d’Oran. En août 2012, le représentant de la communauté juive en Algérie, maitre Roger Saïd chargé de veiller sur les intérêts judéo-algériens décède à Paris. Wikipedia
Although much is heard about the plight of the Palestinian refugees from the aftermath of the 1948 Israeli War of Independence and the 1967 Six Day War, little is said about the hundreds of thousands of Jews who were forced to flee from Arab states before and after the creation of Israel. In fact, these refugees were largely forgotten because they were assimilated into their new homes, most in Israel, and neither the United Nations nor any other international agency took up their cause or demanded restitution for the property and money taken from them. In 1945, roughly 1 million Jews lived peacefully in the various Arab states of the Middle East, many of them in communities that had existed for thousands of years. After the Arabs rejected the United Nations decision to partition Palestine and create a Jewish state, however, the Jews of the Arab lands became targets of their own governments’ anti-Zionist fervor. As Egypt’s delegate to the UN in 1947 chillingly told the General Assembly: “The lives of one million Jews in Muslim countries will be jeopardized by partition.” The dire warning quickly became the brutal reality. Throughout 1947 and 1948, Jews in Algeria, Egypt, Iraq, Libya, Morocco, Syria, and Yemen (Aden) were persecuted, their property and belongings were confiscated, and they were subjected to severe anti-Jewish riots instigated by the governments. In Iraq, Zionism was made a capital crime. In Syria, anti-Jewish pogroms erupted in Aleppo and the government froze all Jewish bank accounts. In Egypt, bombs were detonated in the Jewish quarter, killing dozens. In Algeria, anti-Jewish decrees were swiftly instituted and in Yemen, bloody pogroms led to the death of nearly 100 Jews. Jewish virtual library

Attention: des réfugiés peuvent en cacher d’autres !

A l’heure où, entre boucliers humains et photos et chiffres trafiqués, le martyre du peuple palestinien fait à nouveau la une de nos journaux

Et que nos chères têtes blondes en profitent pour crier "mort aux juifs" à tous les coins de rue et préférentiellement devant les nouvelles ambassades que sont devenues – dixit un responsable écologiste français –  les synagogues

Pendant que 70 ans après l’abomination nazie outre-rhin, l’équipe de la diversité que tout le monde attendait se voit crucifier par sa propre presse pour avoir fêté leur victoire en Coupe du monde en chambrant comme c’est l‘habitude dans leur pays leurs adversaires qualifiés pour l’occasion de gauchos …

Et que, de l’autre côté de la Méditerrannée, on tente de "rejudaïser" un pays qui, entre exil forcé, synagogues transformées en mosquées ou désaffectées et carrés juifs profanés,  avait réussi en un peu plus de 60 ans à effacer 2 000 ans et 90% de sa présence juive   …

Retour sur ces réfugiés dont on ne parle jamais …

A savoir, entre l’extermination des chrétiens arméniens, assyriens ou grecs de Turquie et l’actuel nettoyage ethnique des mêmes chrétiens du reste du Monde musulman, ces quelque 900 000 juifs ethniquement épurés du Monde arabe …

Fact Sheet:
Jewish Refugees from Arab Countries

(Updated January 2013)


Although much is heard about the plight of the Palestinian refugees from the aftermath of the 1948 Israeli War of Independence and the 1967 Six Day War, little is said about the hundreds of thousands of Jews who were forced to flee from Arab states before and after the creation of Israel. In fact, these refugees were largely forgotten because they were assimilated into their new homes, most in Israel, and neither the United Nations nor any other international agency took up their cause or demanded restitution for the property and money taken from them.

Yemenite Jews
Yemenite Jews flee during Operation Magic Carpet

In 1945, roughly 1 million Jews lived peacefully in the various Arab states of the Middle East, many of them in communities that had existed for thousands of years. After the Arabs rejected the United Nations decision to partition Palestine and create a Jewish state, however, the Jews of the Arab lands became targets of their own governments’ anti-Zionist fervor. As Egypt’s delegate to the UN in 1947 chillingly told the General Assembly: “The lives of one million Jews in Muslim countries will be jeopardized by partition.” The dire warning quickly became the brutal reality.

Throughout 1947 and 1948, Jews in Algeria, Egypt, Iraq, Libya, Morocco, Syria, and Yemen (Aden) were persecuted, their property and belongings were confiscated, and they were subjected to severe anti-Jewish riots instigated by the governments. In Iraq, Zionism was made a capital crime. In Syria, anti-Jewish pogroms erupted in Aleppo and the government froze all Jewish bank accounts. In Egypt, bombs were detonated in the Jewish quarter, killing dozens. In Algeria, anti-Jewish decrees were swiftly instituted and in Yemen, bloody pogroms led to the death of nearly 100 Jews.

In January 1948, the president of the World Jewish Congress, Dr. Stephen Wise, appealed to U.S. Secretary of State George Marshall: “Between 800,000 and a million Jews in the Middle East and North Africa, exclusive of Palestine, are in ‘the greatest danger of destruction’ at the hands of Moslems being incited to holy war over the Partition of Palestine … Acts of violence already perpetrated, together with those contemplated, being clearly aimed at the total destruction of the Jews, constitute genocide, which under the resolutions of the General Assembly is a crime against humanity." In May 1948, the New York Times echoed Wise’s appeal, and ran an article headlined, "Jews in Grave Danger in all Muslim Lands: Nine Hundred Thousand in Africa and Asia face wrath of their foes."

With their lives in danger and the situation growing ever more perilous, the Jews of the Arab World fled their homes as refugees.

Of the 820,000 Jewish refugees between 1948 and 1972, more than 200,000 found refuge in Europe and North America while 586,000 were resettled in Israel – at great expense to the Israeli government, and without any compensation from the Arab governments who had confiscated their possessions. The majority of the Jewish refugees left their homes penniless and destitute and with nothing more than the shirts on their backs. These Jews, however, had no desire to be repatriated in the Arab World and little is heard about them because they did not remain refugees for long.

In Israel, a newly independent country that was still facing existential threats to its survival, the influx of immigrants nearly doubled the population and a put a great strain on an economy struggling to just meet the needs of its existing population.  The Jewish State, however, never considered turning away the refugees and, over the years, worked to absorb them into society.

Iraqi Jews
Iraqi Jews flee as refugees to Israel

Overall, the number of Jews fleeing Arab countries for Israel in the years following Israel’s independence was nearly double the number of Arabs leaving Palestine. The contrast between the Jewish refugees and the Palestinian refugees grows even starker considering the difference in cultural and geographic dislocation – most of the Jewish refugees traveled hundreds or thousands of miles to a tiny country whose inhabitants spoke a different language and lived with a vastly different culture. Most Palestinian refugees traveled but a few miles to the other side of the 1949 armistice lines while remaining inside a linguistically, culturally and ethnically similar society.

Moreover, the value of Jewish property left behind and confiscated by the Arab governments is estimated to be at least 50 percent higher than the total value of assets lost by the Palestinian refugees.  In the 1950’s, John Measham Berncastle, under the aegis of the United Nations Conciliation Commission for Palestine, estimated that total assets lost by Palestinian refugees from 1948 – including land, buildings, movable property, and frozen bank accounts – amounted to roughly $350 million ($650 per refugee). Adding in an additional $100 million for assets lost by Palestinian refugees as a result of the Six Day War, an approximate total is $450 million – $4.4 billion in 2012 prices. By contrast, the value of assets lost by the Jewish refugees – compiled by a similar methodology – is estimated at $700 million – roughly $6.7 billion today.

To date, more than 100 UN resolutions have been passed referring explicitly to the fate of the Palestinian refugees. Not one has specifically addressed Jewish refugees. Additionally, the United Nations created a organization, UNRWA, to solely handle Palestinian refugees while all other refugees are handled collectively by UNHRC. The UN even defines Palestinian refugees differently than every other refugee population, setting distinctions that have allowed their numbers to grow exponentially so that nearly 5 million are now considered refugees despite the fact that the number estimated to have fled their homes is only approximately 400-700,000.

Today, nearly half of Israel’s native population descends from the Jewish refugees of the Arab world and their rights must be recognized alongside any discussion of the rights for Palestinian refugees and their descendants. In Israel, the issue of the Jewish refugees has been of preeminent importance during all peace negotiations with the Palestinians, including the 1993 Oslo Accords and the 2000 Camp David summit.  Under the leadership of Prime Minister Benjamin Netanyahu and Deputy Foreign Minister Danny Ayalon, Israel is now calling on United Nations Secretary-General Ban Ki Moon to hold a summit specifically the issue of the Jewish refugees.

In the United States, led by Congressman Jerrold Nadler, efforts are also being made to ensure the world recognizes the plight of these Jewish refugees.  In July 2012, Nadler led a bipartisan group of six congressmen in sponsoring H.R. 6242, legislation that would require the President to submit a regular report to Congress on actions taken relating to the resolution of the Jewish refugee issue. Nadler’s latest effort comes more than four years after he successfully passed H.R. 185, a non-binding resolution asking the President to ensure that explicit reference is made to the Jewish refugees in any international forum discussing Middle East or Palestinian refugees.

Use the resource below to learn more about
the Jewish Refugees from the Arab World:

AlgeriaEgyptIraqLibyaMoroccoSyriaTunisiaYemen (Aden)

Jews in the Arab World
1948
1958
1968
1978
2011
Algeria
140,000
130,000
1,500
1,000
1,500
Egypt
75,000
40,000
1,000
400
100
Iraq
135,000
6,000
2,500
350
7
Libya
38,000
3,750
100
40
0
Morocco
265,000
200,000
50,000
18,000
4,000
Syria
30,000
5,000
4,000
4,500
100
Tunisia
105,000
80,000
10,000
7,000
1,500
Yemen/Aden
63,000
4,300
500
500
250
Total
851,000
469,060
69,600
31,790
~7,500

Algeria

Jews in 1948: 140,000. Jews in 2011: 1,500.

Jewish settlement in Algeria can be traced back to the first centuries of the Common Era. In the 14th century, with the deterioration of conditions in Spain, many Spanish Jews moved to Algeria, among them a number of outstanding scholars including Rav Yitzchak ben Sheshet Perfet (the Ribash) and Rav Shimon ben Zemah Duran (the Rashbatz). After the French occupation of the country in 1830, Jews gradually adopted French culture and were granted French citizenship.

On the eve of WWII, there were around 120,000 Jews in Algeria. In 1934, incited by events in Nazi Germany, Muslims rampaged in Constantine, killing 25 Jews and injuring many more. Starting in 1940, under Vichy rule, Algerian Jews were persecuted socially and economically. In 1948, at the time of Israel’s independence and on the eve of the Algerian Civil War, there were approximately 140,000 Jews living in Algeria, of whom roughly 30,000 lived in the capital.

Nearly all of the Algerian Jews fled the country shortly after it gained independence from France in 1962. The newly established Algerian government harassed the Jewish community, confiscated Jewish property, and deprived Jews of their principle economic rights. As a result, almost 130,000 Algerian Jews immigrated to France and, since 1948, 25,681 Algerian Jews have immigrated to Israel.

According to the State Department, there is now fewer than 2,000 Jews in Algeria and there are no functioning synagogues in the country.

EGYPT

Jews in 1948: 75,000. Jews in 2011: 100.

Jews have lived in Egypt since Biblical times. Israelite tribes first moved to the land of Goshen, the northeastern edge of the Nile Delta, during the reign of the Egyptian pharaoh Amenhotep IV (1375-1358 BCE). By 1897, there were more than 25,000 Jews in Egypt, concentrated in Cairo and Alexandria.

The first Nationality Code was promulgated by Egypt in May 1926 and said that only those "who belonged racially to the majority of the population of a country whose language is Arabic or whose religion is Islam" were entitle to Egyptian nationality. This provision served as the official pretext for expelling many Jews from Egypt.

In 1937, the Jewish population was 63,500 but by 1945, with the rise of Egyptian nationalism and the cultivation of anti-Jewish sentiment, violence erupted against the peaceful Jewish community. That year, 10 Jews were killed, more than 300 injured, and a synagogue, a Jewish hospital, and an old-age home were destroyed. In July 1947, an amendment to Egyptian law stipulated that companies must employ a minimum of 90% Egyptian nationals. This decree resulted in the loss of livelihood for many Jews.

Israel’s establishment led to further anti-Jewish sentiments. Between June and November 1948, bombs set off in the Jewish Quarter of Cairo killed more than 70 Jews and wounded nearly 200, while another 2,000 Jews were arrested and had their property confiscated. Rioting over the following months resulted in more Jewish deaths. In 1956, the Egyptian government used the Sinai Campaign as a pretext for expelling almost 25,000  Jews and confiscating their property while approximately 1,000 more Jews were sent to prisons and detention camps. In November 1956, a government proclamation declared that "all Jews are Zionists and enemies of the state," and promised that they would be soon expelled. Thousands of Jews were ordered to leave the country, allowed to take only one suitcase, a small sum of cash, and forced to sign declarations "donating" their property to the Egyptian government.

By 1957 the Jewish population had fallen to 15,000 and in 1967, after the Six-Day War, there was a renewed wave of persecution and the community dwindled to 2,500. By the 1970’s, after the remaining Jews were given permission to leave the country, the number of Jews feel to just a few hundred. Today, the community is on the verge of extinction with fewer than 100 Jews remaining in Egypt, the majority elderly.

IRAQ

Jews in 1948: 135,000. Jews in 2011: 7.

Jews have lived in modern-day Iraq since before the common era and prospered in what was then called Babylonia until the Muslim conquest in 634 AD. Under Muslim rule, the situation of the Jewish community fluctuated yet at the same time, Jews were subjected to special taxes and restrictions on their professional activity. Under British rule, which began in 1917, Jews fared well economically, but this changed when Iraq gained independence.

In June 1941, the Mufti-inspired, pro-Nazi coup of Rashid Ali sparked rioting and a pogrom in Baghdad. Armed mobs, with the complicity of the police and the army, murdered 180 Jews and wounded almost 1,000. Although emigration was prohibited, many Jews made their way to Mandate Palestine with the aid of an underground movement.

Additional outbreaks of anti-Jewish rioting occurred between 1946 and 1949, and following the establishment of Israel in 1948, Zionism was made a capital crime. In 1950, the Iraqi parliament legalized emigration to Israel, provided that Iraqi Jews forfeited their citizenship before leaving. Between May 1950 and August 1951, the Jewish Agency and the Israeli government succeeded in airlifting approximately 110,000 Jews to Israel in Operation Ezra & Nehemiah. At the same time, 20,000 Jews were smuggled out of Iraq through Iran. A year later the property of Jews who emigrated from Iraq was frozen, and economic restrictions were placed on Jews who remained in the country.

In 1952, Iraq’s government barred Jews from emigrating, and publicly hanged two Jews after falsely charging them with hurling a bomb at the Baghdad office of the U.S. Information Agency. A community that had reached a peak of 150,000 in 1947, dwindled to a mere 6,000 after 1951. Persecutions continued, especially after the Six Day War in 1967, when 3,000 Jews were arrested, dismissed from their jobs, and some hanged in the public square of Baghdad. In one instance, on January 27, 1969, Baghdad Radio called upon Iraqis to “come and enjoy the feast” and some 500,000 people paraded and danced past the scaffolds where the bodies of the hanged Jews swung; the mob rhythmically chanting “Death to Israel” and “Death to all traitors.”

As of 2008, the Jewish Agency for Israel estimated that there were only seven Jews remaining in Iraq while Baghdad’s Meir Tweig synagogue, the last synagogue in use, was closed in 2003 after it became too dangerous to gather openly. The State Department reported in 2011 that anti-Semitism is still widespread in both state-owned and private media outlets and Holocaust denial is often glorified.

LIBYA

Jews in 1948: 38,000. Jews in 2011: 0.

The Jewish community of Libya traces its origin back some 2,500 years to the time of Hellenistic rule under Ptolemy Lagos in 323 B.C.E. in Cyrene. Once home to a very large and thriving Jewish community, Libya is now completely empty of Jews due to anti-Jewish pogroms that spurred immigration to Israel.

At the time of the Italian occupation in 1911, there were approximately 21,000 Jews in the country, the majority in the capital Tripoli. By the late 1930s, fascist anti-Jewish laws were gradually being enforced and the Jewish community was subject to terrible repression. Yet, in 1941, the Jews still accounted for a quarter of Tripoli’s population and maintained 44 synagogues.

In 1942, the Germans occupied the Jewish quarter of Benghazi, plundered shops, and deported more than 2,000 Jews across the desert, where more than one-fifth of them perished. Many Jews from Tripoli were also sent to forced labor camps.

Conditions did not greatly improve following liberation and under the British occupation there were a series of brutal pogroms. One savage pogrom occurred in Tripoli on November 5, 1945, when more than 140 Jews were massacred and almost every synagogue in the city was looted. In June 1948, rioters murdered another 12 Jews and destroyed 280 Jewish homes. When the British legalized emigration in 1949, more than 30,000 Jews fled Libya.

Thousands more Jews fled to Israel after Libya became independent in 1951 and was granted membership in the Arab League. A law passed in December 1958 ordered for the dissolution of the Jewish Community Council. In 1961, a special permit was needed to show proof of being a "true Libyan" and all but six Jews were denied this document.

After the Six-Day War, the Jewish population – numbering roughly 7,000 – was again subjected to pogroms in which 18 people were killed and many more injured; the riots also sparked a near-total exodus from the Jewish community, leaving fewer than 100 Jews in Libya. When Muammar Gaddafi came to power in 1969, all Jewish property was confiscated and all debts to Jews cancelled. Although emigration was illegal, more than 3,000 Jews succeeded in leaving for Israel.

By 1974, there were no more than 20 Jews in the country, and it is believed that Esmeralda Meghnagi, who died in February 2002, was the last Jew to live in Libya.  In October 2011, protests in Tripoli called for the deportation of a Jewish activist who had returned to Libya with the intent of restoring Tripoli’s synagogue. Some protesters’ signs read, “There is no place for the Jews in Libya,” and “We don’t have a place for Zionism.”

MOROCCO

Jews in 1948: 265,000. Jews in 2011: 4,000.

Jews have been living in Morocco since the time of Antiquity, traveling there two millennia ago with Phoenician traders, and the first substantial Jewish settlements developed in 586 BCE after Nebuchadnezzar destroyed Jerusalem and exiled the Jews.

Prior to World War II, the Jewish population of Morocco reached its height of approximately 265,000, and though Nazi deportations did not occur the Jewish community still suffered great humiliation under the Vichy French government. Following the war, the situation became even more perilous.

In June 1948, bloody riots in Oujda and Djerada killed 44 Jews while wounding scores more. That same year, an unofficial economic boycott was instigated against the Moroccan Jewish community. By 1959 Zionist activities were made illegal and in 1963, at least 100,000 Moroccan Jews were forced out from their homes. Nearly 150,000 Jews sought refuge in Israel, France and the Americas.

In 1965, Moroccan writer Said Ghallab described the attitude of Moroccan Muslims toward their Jewish neighbors when he wrote:

"The worst insult that a Moroccan could possibly offer was to treat someone as a Jew … The massacres of the Jews by Hitler are exalted ecstatically. It is even credited that Hitler is not dead, but alive and well, and his arrival is awaited to deliver the Arabs from Israel."

In early 2004, Marrakech had a small Jewish population of about 260 people, most over the age of 60, while Casablanca had the largest community, about 3,000 people. There are still synagogues in use today in CasablancaFez, Marrakech, Mogador, Rabat, Tetuan and Tangier.

The Jewish community now numbers between 4,000 and 5,500 and while the government is one of the most friendly towards Israel, the Jewish community is still the target of sporadic violence. On a Saturday in May 2003, for example, a series of suicide bombers attacked four Jewish targets in Casablanca, though fortunately no Jews were killed.  In a show of kindness, the government subsequently organized a large rally in the streets of Casablanca to demonstrate support for the Jewish community and the king reasserted his family’s traditional protection for the country’s Jews.

SYRIA

Jews in 1948: 30,000. Jews in 2011: 100.

Jews had lived in Syria since biblical times and the Jewish population increased significantly after the Spanish expulsion in 1492. Throughout the generations, the main Jewish communities were to be found in Damascus and Aleppo.

By 1943, the Jewish community of Syria had approximately 30,000 members but In 1944, after Syria gained independence from France, the new Arab government prohibited Jewish immigration to Palestine, severely restricted the teaching of Hebrew in Jewish schools, called boycotts against Jewish businesses, and sat idle as attacks against Jews escalated. In 1945, in an attempt to thwart international efforts to establish a Jewish homeland in Palestine, the Syrian government fully restricted Jewish emigration, burned, looted and confiscated Jewish property, and froze Jewish bank accounts.

When partition was declared in 1947, Arab mobs in Aleppo devastated the 2,500-year-old Jewish community and left it in ruins. Scores of Jews were killed and more than 200 homes, shops and synagogues were destroyed. Thousands of Jews illegally fled as refugees, 10,000 going to the United States and 5,000 to Israel.  All of their property were taken over by the local Muslims.

Over the next few decades, those Syrian Jews that remained were in effect hostages of a hostile regime as the government intensified its persecution of the Jewish population. Jews were stripped of their citizenship and experienced employment discrimination. They had their assets frozen and property confiscated. The community lived under constant surveillance by the secret police. Freedom of movement was also severely restricted and any Jew who attempted to flee faced either the death penalty or imprisonment at hard labor. Jews could not acquire telephones or driver’s licenses and were barred from buying property. An airport road was paved over the Jewish cemetery in Damascus; Jewish schools were closed and handed over to Muslims.

The last Jews to leave Syria departed with the chief rabbi in October 1994. By the middle of 2001, Rabbi Huder Shahada Kabariti estimated that 150 Jews were living in Damascus, 30 in Haleb and 20 in Kamashili. while two synagogues remained open in Damascus. According to the US State Department, there were about 100 Jews left in country as 2011, concentrated in Damascus and Aleppo.  Contact between the Syrian Jewish community is Israel is prohibited.

TUNISIA

Jews in 1948: 105,000. Jews in 2011: 1,500.

The first documented evidence of Jews living in Tunisia dates back to 200 CE. By 1948, the Tunisian Jewish community had numbered 105,000, with 65,000 living in the capital Tunis.

Tunisia was the only Arab country to come under direct German occupation during World War II and, according to Robert Satloff, “From November 1942 to May 1943, the Germans … implemented a forced-labor regime, confiscations of property, hostage-taking, mass extortion, deportations, and executions. They required thousands of Jews in the countryside to wear the Star of David.”

When Tunisia gained independence in 1956, the new government passed a series of discriminatory anti-Jewish decrees. In 1957, the rabbinical tribunal was abolished and a year later the Jewish community councils were dissolved.  The government also destroyed ancient synagogues, cemeteries, and even Tunis’ Jewish quarter for "urban renewal" projects.

During the Six-Day War, Jews were attacked by rioting Arab mobs, while businesses were burned and the Great Synagogue of Tunis was destroyed. The government actually denounced the violence and appealed to the Jewish population to stay, but did not bar them from leaving.

The increasingly unstable situation caused more than 40,000 Tunisian Jews to immigrate to Israel and at least 7,000 more to France. By 1968, the country’s Jewish population had shrunk to around 10,000.

Today, the US State Department estimates that there are 1,500 Jews remaining in Tunisia, with one-third living in and around the capital and the remainder living on the island of Djerba.  The Tunisian government now provides the Jewish community freedom of worship and also provided security and renovation subsidies for the synagogues.

YEMEN (Aden)

Jews in 1948: 63,000. Jews in 2011: 250.

The first historical record of Jews in Yemen is from the third century CE.

In 1922, the government of Yemen reintroduced an ancient Islamic law decreeing that Jewish orphans under age 12 were to be converted to Islam.

In 1947, after the partition vote on Palestine, the police forces joined Muslim rioters in a bloody pogrom in Aden, killing 82 Jews and destroying hundreds of Jewish homes. The pogrom left Aden’s Jewish community economically paralyzed, as most of the stores and businesses were destroyed.

Early in 1948, looting occurred after six Jews were falsely accused of murdering two Arab girls and the government began to forcefully evict the Jews. Between June 1949 and September 1950, Israel ran Operation "Magic Carpet" and brought virtually the entire Yemenite Jewish community – almost 50,000 people – to Israel as refugees.

In 1959, another 3,000 Jews from Aden emigrated to Israel while many more fled as refugees to the US and England. A smaller, continuous migration was allowed to continue into 1962, when a civil war put an abrupt halt to any further Jewish exodus.

Today, there are no Jews in Aden and there are an estimated 250 Jews in Yemen. The Jews are the only indigenous non-Muslim religious minority and the small community that remains in the northern area of Yemen is tolerated and allowed to practice Judaism. However, the community is still treated as second-class citizens and cannot serve in the army or be elected to political positions. Jews are traditionally restricted to living in one section of a city and are often confined to a limited choice of employment.


Sources: Aharon Mor & Orly Rahimiyan, "The Jewish Exodus from Arab Lands," Jerusalem Center for Public Opinion, (September 11, 2012).
"Compensate Jewish Refugees from Arab Countries, Conference Urges," JTA, (September 10, 2012).
Kershner, Isabel. “The Other Refugees.“ Jerusalem Report, (January 12, 20/04).
Littman, David. “The Forgotten Refugees: An Exchange of Population.“ The National Review, (December 3, 2002).
Matas, David, Urman, Stanley A. “Jews From Arab Countries: The Case for Rights and Redress.“ Justice for Jews from Arab Countries, (June 23, 2003).
Sachar, Howard. A History of Israel. Alfred A. Knopf, Inc., New York, 2000.
Stillman, Norman. The Jews of Arab Lands in Modern Times. The Jewish Publication Society of America, 1991.
“Ad Hoc Committee on Palestine – 30th Meeting,” United Nations Press Release GA/PAL/84, (November 24, 1947).
Arieh Avneri, The Claim of Dispossesion, (NJ: Transaction Books, 1984), p. 276.
Jerusalem Post, (December 4, 2003).
Stephen Farrell, "Baghdad Jews Have Become a Fearful Few," New York Times, (June 1, 2008).
US State Department – Religious Freedom Reports (2011); Human Rights Reports (2011)
Roumani, Maurice. The Jews from Arab Countries: A Neglected Issue. WOJAC, 1983
American Jewish Yearbook: 1958, 1969, 1970, 1978, 1988, 2001. Philadelphia: The Jewish Publication Society of America
American Sephardi Federation
"Point of no return: Information and links about the Middle East’s forgotten Jewish refugees"
Jews Indigenous to the Middle East and North Africa (JIMENA)
Association of Jews from the Middle East and North Africa (HARIF)
"Israel Pushing for UN Summit on Jewish Refugees," The Algemeiner, (August 27, 2012).
Hillel Fendel, "US Congress Recognizes Jewish Refugees from Arab Lands," Arutz Sheva, (February 4, 2008).
House Resolution 185 (110th), "Regarding the Creation of Refugee Populations in the Middle East," GovTrack.
House Resolution 6242 (112th), "Relating to the Resolution of the Issue of Jewish Refugees from Arab Countries," GovTrack.

Voir aussi:

Algérie: des salafistes contre les synagogues
RFI

En Algérie, une manifestation a réuni quelques dizaines de personnes dans un quartier populaire de la capitale. Les manifestants, des salafistes, veulent protester contre l’annonce officielle de la réouverture des synagogues dans le pays.

Ce n’est pas la première fois qu’Abdelfattah Hamadache, imam salafiste du quartier de Bellecourt, proche du Front islamique du salut (FIS), appelle à manifester. Il y a quelques semaines, c’était pour s’opposer au ministre du Commerce qui venait de donner plusieurs autorisations d’ouverture de magasins d’alcool.

Vendredi, plusieurs dizaines d’hommes ont manifesté contre la réouverture des synagogues, mesure annoncée par le ministre des Affaires religieuses. Ils considèrent que l’Algérie est musulmane et qu’il n’y a pas de place pour une autre religion.

Cette manifestation, rapidement bloquée par les forces de l’ordre, n’a surpris personne. Mais l’annonce du ministre, en revanche, a laissé certains observateurs sans voix. Chaque été, la police arrête certaines personnes sous prétexte qu’elles mangent en plein jour pendant le ramadan, le ministre affirmant que le respect du jeûne était une affaire personnelle.

Alors lorsqu’il affirme que les synagogues vont être ouvertes après 20 ans de fermeture pour des raisons de sécurité, la presse ne sait pas comment réagir. Si les journaux défendent pour la majorité la liberté de culte, difficile de savoir si la mesure sera vraiment appliquée. Les commentaires se multiplient sur les réseaux sociaux, mais les salafistes, eux, sont bien les premiers à rendre le débat public.

Contre la « judaïsation » de l’Algérie

En Algérie, la communauté juive est discrète, mais elle existe toujours. Les synagogues sont fermées pour des raisons de sécurité depuis que dans les années 1990, deux figures de cette communauté avaient été assassinées.

Les manifestants, qui ont dénoncé cette mesure comme « une provocation contre les musulmans en plein ramadan », disent vouloir s’opposer à la « judaïsation » de l’Algérie. Ils craignent que la réouverture des synagogues soit un premier pas vers une normalisation des relations de l’Algérie avec Israël.

Voir également:

Why doesn’t Israel publish figures and details of Gaza casualties?
The world relies on data from the Hamas-run health ministry, and there’s nothing we can do about that, officials in Jerusalem say
Raphael Ahren
The Times of Israel
July 15, 2014
Raphael Ahren is the diplomatic correspondent at The Times of Israel.

So far, 194 Palestinians been killed during Operation Protective Edge; that’s already a higher death toll than that of the entire 2012 Operation Pillar of Defense. Or at least that’s what’s reported in the press, internationally but also in Israel. The truth is that the number of casualties, and the percentage of civilians among the dead, comes exclusively from Palestinian sources. Israel only publishes its version of the body count — which is always significantly lower than the Palestinian account — weeks after such operations end. Meanwhile, the damage to Israel’s reputation is done.

During Pillar of Defense, 160 Palestinians were killed, 55 “militants” and 105 civilians, according to Palestinian sources. According to the IDF, 177 Palestinians were killed during the weeklong campaign — about 120 of whom were enemy combatants. A report by the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center says 101 of those killed were terrorists, while 68 were noncombatants. B’Tselem claims 62 combatants and 87 civilians died.

Why the confusion, and what is the accurate body count for the current conflict?

For Operation Protective Edge, the only data published so far comes from the health ministry in Gaza. This ministry is run by Hamas, therefore rendering the number of casualties and injuries it reports more than unreliable, said Maj. Arye Shalicar of the Israel Defense Forces Spokesperson’s unit. “Hamas has no shame about lying. We know they’re a terrorist organization that makes cynical use of casualty numbers for propaganda purposes. You can’t trust a single number they publish.”

And yet, the figures from the Gazan ministry are routinely adopted, unquestioned, by the United Nations. “According to preliminary information, over 77 per cent of the fatalities since 7 July have been civilians, raising concerns about respect for international humanitarian law,” states a situation report published Tuesday by the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Once given the stamp of approval of such an important body, these numbers are quoted everywhere else.

“All these publications are not worth the paper they’re written on,” said Reuven Erlich, the director of the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center. “They’re based mostly on Palestinian sources in Gaza, who have a vested interest in showing that we’re killing many civilians.”

His center spends considerable resources on researching the real number of casualties, publishing a daily report with information as reliable as can be obtained. On Monday, the center’s “initial and temporary data” suggested the distribution of those killed so far in Operation Protective Edge is as follows: of 157 Gazans who have died, 57 were terrorist operatives (29 from Hamas, 22 from Palestinian Islamic Jihad and six from other terrorist organizations); 76 were non-involved civilians; and 38 could not be identified.

“The numbers from Gaza’s Health Ministry are very general, they don’t explain who is a terrorist and who is a civilian,” Erlich said. “Knowing how many of the casualties were terrorists and how many were civilians requires very thorough work. You have to check every single name. Such an investigation takes time, and unfortunately every day new names are being added to the list.”

In order to ascertain who was killed and whether the victim is a terrorist or a civilian, the center’s staff looks up their names on Palestinian websites and searches for information about their funerals and for other hints that could shed light on a person’s background.

The authorities in Gaza generally count every young man who did not wear a uniform as a civilian — even if he was involved in terrorist activity and was therefore considered by the IDF a legitimate target, military sources said.

And yet, no official Israeli government body releases any information about casualties caused by Israeli airstrikes in real-time. We simply cannot know what we hit, several officials said. In the West Bank, IDF forces are able to ascertain who dies as a result of IDF actions, but since Israel has no military or civilian presence in Gaza, no information is available during or right after a strike. To be sure, the IDF does investigate claims about casualties, but results are usually only released weeks after the hostilities have ended. By then, the world, gauging Israel’s conduct in part on the basis of available information on civilian casualties, has turned its attention elsewhere.

After Israel’s 2008-9 Operation Cast Lead, many pro-Palestinian activists were outraged over the high number of innocent Palestinians killed. Palestinian sources, widely cited including by the UN, reported 1,444 casualties, of whom 314 were children. Israel, on the other hand, said that 1,166 Gazans were killed — 709 of them were “Hamas terror operatives”, 295 were “uninvolved Palestinians,” while the remaining 162 were “men that have not yet been attributed to any organization.” It put the number of children (under 16-years-old) killed at 89.

The international outrage over the operation played a role in the UN Human Rights Commission’s appointment of a panel to investigate “all violations of international human rights law and international humanitarian law that might have been committed.” Headed by Judge Richard Goldstone, the panel authored the now-notorious “UN Fact Finding Mission on the Gaza Conflict,” also known as Goldstone report. It leveled heavy criticism against Israel, including the assertion that Israel set out deliberately to kill civilians, an allegation which Goldstone, though not his fellow commission members, later retracted.

How difficult it can be to ascertain who is being killed by Israeli airstrikes in Gaza is perhaps best illustrated by an incident from Operation Pillar of Defense, in which the infant son of a BBC employee was killed.

On November 14, 2012, 11-month-old Omar Jihad al-Mishrawi and Hiba Aadel Fadel al-Mishrawi, 19, died after what appeared to be an Israeli airstrike. The death of Omar, the son of BBC Arabic journalist Jihad al-Mishrawi, garnered more than usual media attention and focused anger for the death on Israel. Images of the bereaved father tearfully holding the corpse of his baby went around the world.
Jihad Mishrawi speaks to the media, while carrying the body of his son Omar, on November 15, 2012. (photo credit: screenshot BBC)

Jihad Mishrawi speaks to the media, while carrying the body of his son Omar, on November 15, 2012. (photo credit: screenshot BBC)

Only months later did a UN report clear Israel of the charge it had killed the baby, suggesting instead he was hit by shrapnel from a rocket fired by Palestinians that was aimed at Israel, but missed its mark.

Given the difficulty of determining who exactly was killed by an airstrike in Gaza, Israeli authorities are focusing their public diplomacy efforts on other areas.

Rather than arguing about the exact number of Palestinians killed, and what percentage of them were civilians, officials dealing with hasbara (pro-Israel advocacy) try to engage the public opinion makers in a debate about asymmetrical warfare.

“Our work doesn’t focus on the number of casualties, but rather on Hamas’s methods, which are the sole reason for the fact that civilians are being hurt; and on our method, which is to do everything to avoid civilian casualties,” said Yarden Vatikai, the director of the National Information Directorate at the Prime Minister’s Office.

Prime Minister Benjamin Netanyahu tries to hammer this point home every time he talks to a world leader or to the press. “See, the Hamas and the other terrorist groups like Islamic Jihad are firing from Gaza when their rocketeers and their command posts are embedded in homes, hospitals, next to kindergartens, mosques,” he said Sunday on CBS’s “Face the Nation.” “And so we are trying to operate, to target them surgically, but the difference between us is that we’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles. So naturally they’re responsible for all the civilian deaths that occur accidentally.”

Numbers matter, and although it’s tough to explain the many civilian casualties caused by Israeli air raids, there is nothing the IDF can do about it, officials insist. It’s simply impossible to establish an independent body count while the hostilities are ongoing, admitted a senior official in the government’s hasbara apparatus. “It’s a challenge. But even if you said: No, only 40 or 50 percent of those killed were civilian, and not 70 — would that change anything in the world’s opinion?”

The numbers game is not an arena in which Israel can win, the official said. “When it comes to arguments over the actual justice of our campaign, I think we can win. When it comes to numbers, though, we cannot win. Because first of all, we don’t really have the ability to count the casualties, and secondly, because most people don’t really care that it was, say, only 50 percent and not 60.”

If the UN or other groups want to investigate possible war crimes or the high number of casualties after Operation Protective Edge, Jerusalem will deal with it then, the official said. Even if Israel were to publish its body count at the same time as the Gazan health ministry, it would not prevent a second Goldstone report, he added. “The people involved in these kinds of reports are not interested in the exact numbers. If they want to attack Israel they will do it regardless of the true number of casualties. They have their narrative, and nothing is going to change that.”

Voir encore:

L’Allemagne s’enflamme pour sa Mannschaft "black blanc beur"

Cécile Boutelet – Berlin, correspondance

Le Monde

07.07.2010

"Je ne veux pas forcément qu’ils deviennent champions du monde, je veux surtout qu’ils continuent à jouer." Pour cette Allemande de 39 ans, la demi-finale de la Coupe du monde qui opposera l’Espagne à l’Allemagne, mercredi, sera un rendez-vous de plus avec l’équipe qui lui semble la plus sympathique et la plus talentueuse du Mondial 2010. Une équipe qui a su non seulement séduire au-delà des frontières, mais donner à l’Allemagne une autre image d’elle-même : multiculturelle, ouverte et aimée à l’étranger.

Sur les 23 joueurs de la sélection de Joachim Löw, onze sont d’origine étrangère. Outre le trio d’origine polonaise (Piotr Trochowski, Miroslav Klose, Lukas Podolski), qui depuis longtemps n’est plus considéré comme exotique, évoluent sur le terrain Marko Marin, Jérôme Boateng, Dennis Aogo, Sami Khedira ou encore deux joueurs d’origine turque : Serdar Tasci et le jeune prodige Mesut Özil.

Tous les observateurs, en Allemagne, s’accordent à reconnaître que cette arrivée de nouveaux talents "venus d’ailleurs" fait beaucoup de bien à l’équipe. "Cela lui donne une aptitude à l’engagement, une envie de reconnaissance, vis-à-vis d’eux-mêmes mais également vis-à-vis des autres", déclarait le ministre de l’intérieur Thomas de Maizière à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Pour Bastian Schweinsteiger, talentueux milieu de terrain, "les diverses influences vivifient l’équipe, elles lui donnent un tout autre tempérament".

Une diversité qui fait également beaucoup de bien au pays. A Kreuzberg, le quartier de Berlin où vit la plus importante communauté turque du pays, on défend depuis le début du mondial les couleurs de la Mannschaft. "Les performances des jeunes donnent à notre travail un élan énorme", se réjouit Gül Keskinler, une Turque chargée de l’intégration à la Fédération allemande de football. "L’exemple de Mesut Özil est à cet égard particulièrement important, souligne-t-elle. Les footballeurs ont, à travers leur fonction d’exemple, un rôle très fort, ils sont des ambassadeurs pour la jeunesse."

Dans les rues de Berlin, pas de célébration pourtant d’un esprit de fraternité "black blanc beur" tel qu’avait pu le connaître la France après sa victoire au Mondial de 1998. Pour beaucoup d’Allemands, le maillot est rassembleur : peu importe l’origine des joueurs, à la première victoire ils ont été adoptés sans cérémonie.

La diversité n’est qu’un élément parmi d’autres dans l’impression de renouveau que donne l’équipe d’Allemagne. "La diversité montre surtout que l’Allemagne va enfin chercher son inspiration ailleurs, estime Holger Cesnat, 35 ans. Le style de l’équipe a changé, il est plus léger, parce que Joachim Löw observe le football pratiqué au-delà des frontières et a rompu avec le style qui prédominait dans le football allemand jusqu’ici."

Pour Rainer Stich, 52 ans : "C’est quand même une vraie tendance à l’ouverture. On parie sur des jeunes, sur des joueurs d’origines diverses. Vingt ans après la réunification, le pays n’est plus concentré sur lui-même, sur sa propre réunification. Cela a commencé en 2006, c’était la première fois qu’on osait être fier de son pays, fier de son équipe, cela a libéré beaucoup de choses." Emilie Parker se félicite : "C’est la première fois que l’équipe est si appréciée à l’étranger. Même en Israël on trouve la Mannschaft sympathique. C’est un sentiment auquel nous ne sommes pas habitués."

La Mannschaft "new look", un baromètre de la diversité migratoire
Pierre Weiss
Le Nouvel Observateur
21-06-2014

Jusqu’à très récemment, la sélection allemande comptait peu ou pas de joueurs d’origine immigrée. Explications.

La présence massive de descendants d’immigrés dans l’effectif de la "Deutsche Nationalmannschaft" est un phénomène relativement récent. S’il ne s’apparente pas à une manifestation de rue ni à un scrutin politique, il peut à tout le moins être un révélateur ou un traducteur, intéressant à examiner à ce titre (1).

Formule associée à l’équipe de France championne du monde de football en 1998, le "Black-Blanc-Beur" s’est décliné en Allemagne, depuis le début des années 2000, sous la forme du "multikulti". Un simple regard sur la liste des 23 internationaux sélectionnés par l’entraîneur Joachim Löw à l’occasion du mondial brésilien suffit à identifier six noms trahissant une histoire sociale marquée par le processus "d’émigration-immigration" (2). Il s’agit des défenseurs Jérôme Boateng et Shkodran Mustafi, des milieux de terrain Sami Khedira, Mesut Özil et Lukas Podolski, ainsi que du buteur emblématique Miroslav Klose. A leur manière, ces joueurs cumulant plus de 380 matchs sous le maillot du "Nationalelf" sont un baromètre de la diversité migratoire de la société allemande. En ce sens, ils permettent de rappeler que cette dernière apparaît comme une société d’ancienne immigration (3), à l’instar de ses voisines française ou anglaise. Néanmoins, à la différence de la France, l’Allemagne a maintenu une forte immigration depuis le milieu des années 1990, entre autres pour compenser le vieillissement de sa population active.

En même temps, la composition ethnoculturelle de plus en plus diversifiée de la "Mannschaft" témoigne de signes d’une tangible transformation du mode de constitution de la nation allemande. Profitant de la réforme du Code de la nationalité en 2000 qui mit fin au seul droit du sang, l’Allemagne a en effet tourné la page et de l’équipe nationale et de la communauté des citoyens monochromatiques. Cette sélection de sportifs "new look" traduit enfin un mouvement de modernisation des instances dirigeantes du football allemand, dont l’origine se situe à la charnière du XXe et du XXIe siècles. Ainsi l’espace des joueurs issus de l’immigration est marqué par l’empreinte de la politique antidiscriminatoire menée par le "Deutscher Fußball-Bund" (DFB) et ses organisations-membres.

1 – Les "couleurs" de l’histoire

Depuis la Coupe du monde en 2002, les compositions successives de l’équipe allemande qui a participé aux phases finales du tournoi planétaire sont un bon révélateur de l’histoire des flux migratoires du pays, à l’exception des populations d’origine italienne, portugaise ou marocaine.

Les sportifs immigrés polonais ou enfants d’immigrés représentent le contingent le plus important. Ils sont au nombre de quatre : nés en Pologne, Miroslav Klose, Lukas Podolski et Piotr Trochowski émigrent en Allemagne à la fin des années 1980 ; Tim Borowski, quant à lui, est né en RDA de parents polonais. Leur émigration – ou celle de leur famille – s’inscrit dans le contexte plus large des arrivées massives "d’Aussiedler" (des "réfugiés de souche allemande") entre 1950 et 1989 (4). N’ayant pratiquement pas d’équivalent dans d’autres pays occidentaux, cette forme de migration puise sa source dans les relations conflictuelles entre l’Etat et la "nation ethnique" en Allemagne, mais encore dans les changements politiques et territoriaux résultant des deux guerres mondiales et de la guerre froide.

Les footballeurs immigrés ghanéens ou descendants d’immigrés constituent le second groupe. Ils sont trois : né au Ghana, Gerald Asamoah émigre en Allemagne en 1990 ; concernant David Odonkor et Jérôme Boateng, ils sont nés en RFA et d’origine ghanéenne par leur père. Cette immigration d’Afrique de l’Ouest trouve notamment son explication dans l’histoire de l’empire colonial voulu par Bismarck. Protectorat allemand depuis 1884, le "Togoland" est partagé entre la France et la Grande-Bretagne suite au Traité de Versailles de 1919. En 1956, la partie anglaise de cette province jadis germanisée est rattachée à la République indépendante du Ghana et échappe à l’Etat indépendant du Togo en 1960 (5). Aussi est-il assez cohérent que l’Allemagne soit la destination privilégiée des membres des minorités germanophones implantées au Ghana.

Les joueurs enfants d’immigrés de Turquie se placent en troisième position. Ils sont au nombre de deux : nés outre-Rhin de parents turcs, Mesut Özil et Serdar Tasci incarnent la génération de la "Mannschaft" du mondial de 2010. Leurs ascendants ont émigré en RFA à l’occasion du "Wirtschaftswunder" d’après-guerre. Entre 1961 et 1973, le patronat allemand et les autorités fédérales ont en effet recruté des milliers de travailleurs immigrés originaires de Turquie pour occuper les emplois pénibles dont les nationaux ne voulaient pas, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et de l’automobile (6). Par la suite, cet ensemble d’ouvriers faiblement qualifiés est complété par une immigration familiale dans le cadre des regroupements primaire et secondaire.

2 – La diversification de la communauté des citoyens

La composition de l’équipe allemande des années 2000 affiche l’origine ethnoculturelle de plus en plus diversifiée des Allemands, et le soutien que ces derniers lui apportent, notamment depuis 2006 (7), informe du niveau de consensus rencontré par cette diversification. Le contraste est d’ailleurs saisissant entre cette équipe "multikulti" et la sélection unicolore du siècle dernier. Entre 1934 et 1998, la "Mannschaft" n’a par exemple accueilli qu’un seul joueur d’origine non germanique en la personne de Maurizio Gaudino, descendant d’immigré italien ayant pris part à la Coupe du monde en 1994 (8). Précisons toutefois que ce constat ne vaut que si l’on fait abstraction de la présence importante de footballeurs issus de l’immigration polonaise, mais en réalité "de souche allemande".

A l’inverse, entre 2002 et 2014, le "Nationalelf" a déjà comporté 15 sportifs d’origine non germanique, dont neuf binationaux : Asamoah, Klose, Podolski, Boateng, Cacau, Gomez, Khedira, Özil et Mustafi. D’un côté, l’hétérogénéité frappante de l’équipe des années 2000 témoigne d’une modification tangible du mode de constitution de la nation allemande. Pendant longtemps, le principe fondateur de cette dernière a reposé intégralement sur les liens du sang – "ethnos" (9). Créée par une idéologie "ethnicisante" distinguant ce qui n’est pas allemand au sens "ethnique" du terme, cette frontière institutionnelle explique à la fois l’homogénéité de l’équipe allemande du XXe siècle et l’intégration progressive des joueurs polonais d’ascendance germanique. Menée à son terme par la coalition "rouge-verte", avec le soutien des libéraux et des démocrates-chrétiens, la réforme du Code de la nationalité du 1er janvier 2000 a désormais introduit dans la législation des éléments du droit du sol. Ce dernier facilite la naturalisation des migrants et l’inclusion de leurs descendants. Il est fondé sur une conception de la citoyenneté mettant surtout l’accent sur l’individu au sens politique du terme – "demos". Nés en Allemagne de parents turcs, Mesut Özil et Serdar Tasci ont acquis la nationalité allemande par ce biais. Tous deux ont commencé à jouer en sélection U19, entre 2006 et 2007. Il existe donc un lien de causalité entre le Code de la nationalité et la taille du vivier de footballeurs disponibles pour le système de formation.

D’un autre côté, il faut prendre en compte les effets de l’assouplissement de la politique de nationalité sportive menée par la FIFA ; en particulier ceux du décret de 2009 autorisant un sportif professionnel à changer une fois d’équipe nationale, sans limite d’âge, à condition de n’avoir jamais porté le maillot de sa précédente sélection "A" en compétition. Le cas des frères Boateng est intéressant à scruter à ce titre. S’ils sont tous les deux nés à Berlin, l’un, Jérôme, évolue sous les couleurs de la "Mannschaft", tandis que l’autre, Kevin-Prince, a opté pour le pays de son père, le Ghana.
3 – La modernisation des instances du football allemand

La présence de joueurs de couleur et de sportifs aux patronymes à la consonance étrangère dans le "Nationalelf" traduit en dernier ressort la modernisation des instances dirigeantes du football allemand. A la suite de l’élimination prématurée de l’équipe nationale en quart de finale de la Coupe du monde en 1998, de nombreuses voix s’élevèrent, pour la première fois, contre le système de formation et la politique d’intégration des immigrés menée par le DFB. Parmi elles, on peut citer l’entraîneur du Bayern de Munich de l’époque, Ottmar Hitzfeld, qui déclara dans le "Spiegel" que sans les migrants et leurs descendants, l’Allemagne renonçait inconsidérément à plus de 50 % de la nouvelle génération de footballeurs de haut niveau, potentiellement sélectionnables en équipe nationale (10).

Le développement des attitudes racistes et xénophobes dans les ligues amateurs, les exclusions d’immigrés des clubs allemands et la recrudescence des associations mono-ethniques ont alors conduit les responsables du DFB à utiliser le football à la fois comme un outil de lutte contre la discrimination ethno-raciale et comme un vecteur de promotion de la diversité culturelle. L’arrivée en 2004 d’Oliver Bierhoff en tant que manager général de l’équipe d’Allemagne constitue une étape décisive dans ce processus. Ancien international, Bierhoff est diplômé en sciences économiques et en management de l’Université d’Hagen. Habitué à la rhétorique managériale et proche des milieux entrepreneuriaux, il introduit la thématique de la "diversité" au sein du DFB. Par son travail politique et son capital symbolique, cette notion venue des pays anglo-saxons devient une nouvelle catégorie de l’action sportive à destination des jeunes garçons issus de l’immigration et des classes populaires.

Profitant de l’organisation du Mondial de 2006 en Allemagne, le DFB, appuyé par les pouvoirs publics, lance des initiatives visant à favoriser la pratique du football chez les immigrés et leurs enfants. Cette impulsion donne par exemple naissance à des dispositifs socio-sportifs d’intégration des descendants d’immigrés des quartiers paupérisés des grandes métropoles. Quelle que soit son efficacité en matière de prévention et d’éducation, cette politique antidiscriminatoire est surtout une bonne manière de repérer puis d’inclure de nouveaux talents dans le système de formation du football national. A la Coupe du monde au Brésil, Shkodran Mustafi est là pour nous le rappeler !

La "Mannschaft" new look n’est pas un "miroir" de la société allemande et de ses évolutions. Tout au plus, elle peut en être un reflet déformant. En ce sens, nous avons (trop) rapidement tenté de montrer que les significations contenues dans les manifestations de la diversité migratoire auxquelles donne lieu le spectacle des joueurs du "Nationalelf" sont sans effet historique. Ces significations ne comportent aucune autonomie réelle ; au mieux, elles ne font que traduire un mouvement, sans jamais être en mesure de l’influencer. Autrement dit, dans ce cas précis, elles sont entièrement dépendantes des contextes historique, politico-juridique et socio-sportif. Pour les sciences sociales, le football national n’est finalement qu’une clé de compréhension des sociétés humaines et de leurs transformations (11).

(1) Voir Paul Yonnet, Systèmes des sports, Paris, Editions Gallimard, 1998.

(2) Nous empruntons cette expression au sociologue Abdelmalek Sayad. Cf. son ouvrage intitulé La double absence : des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré, Paris, Editions du Seuil, 1999.

(3) Rien qu?au cours des années 1950-1960, la RFA a par exemple recruté plus de trois millions de travailleurs étrangers suite à des accords conclus avec une série d?Etats : Italie, Espagne, Grèce, Turquie, Maroc, Portugal, Tunisie et Yougoslavie.

(4) 1 238 316 Aussiedler de Pologne se sont installés en Allemagne au cours de cette période. Voir Rainer Ohliger, « Une migration privilégiée. Les Aussiedler, Allemands et immigrés », Migrance, n° 17-18, 2000-2001, pp. 8-17.

(5) Voir Ulrike Schuerkens, Du Togo allemand aux Togo et Ghana indépendants, Paris, Editions L’Harmattan, 2001.

(6) Cf. Ulrich Herbert, Geschichte der Ausländerpolitik in Deutschland. Saisonarbeiter, Zwangsarbeiter, Gastarbeiter, Flüchtlinge, Munich, C. H. Beck, 2001.

(7) Albrecht Sonntag, « Un été noir-rouge-or », in C. Demesmay et H. Stark (éd.), Radioscopies de l’Allemagne 2007, Paris, IFRI Travaux et Recherches, 2007, pp. 19-39.

(8) Voir le site Internet suivant : http://www.dfb.de/index.php?id=11848

(9) Cf. Dominique Schnapper, L’Europe des immigrés : essai sur les politiques d’immigration, Paris, Editions F. Bourin, 1992.

(10) Sur ce point, voir Diethelm Blecking, « Le football allemand, une histoire d’identités multiples », Allemagne d’aujourd’hui, n° 193, 2010, pp. 93-101.

(11) Cf. Norbert Elias et Eric Dunning, Sport et civilisation. La violence maîtrisée, Paris, Editions Fayard, 1994.

Voir enfin:

Manif pro-palestinienne à Paris : deux synagogues prises pour cible

Frédéric Ploquin

Marianne

14 Juillet 2014

Plusieurs manifestations pro-palestiennes ont eu lieu dimanche 13 juillet en France. A Paris, deux synagogues ont été prises pour cible. Voici les faits.

Ils sont environ 7 000 à défiler dans les rues de Paris, ce dimanche 13 juillet, entre Barbès et la Bastille, pour dire leur solidarité avec les Palestiniens. Le parcours a été négocié par les responsables du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), l’organisation héritière de la Ligue communiste révolutionnaire. Pourquoi avoir exigé un parcours qui s’achève à proximité du quartier du Marais, connu pour abriter plusieurs lieux de culte juif ? Le fait est que les responsables de la Préfecture de police l’ont validé.

Parmi les manifestants, de nombreuses femmes, souvent voilées, mais surtout des jeunes venus de la banlieue francilienne. Les premiers slogans ciblent Israël, mais aussi la "complicité française". Très vite, les « Allah Akbar » (Dieu est grand) dominent, donnant une tonalité fortement religieuse au cortège.
La préfecture de police ne s’attendait pas à une telle mobilisation, mais ses responsables ont vu large au niveau du maintien de l’ordre, puisque cinq "forces mobiles", gendarmes et CRS confondues, ont été mobilisées. C’est à priori suffisant pour sécuriser tous les lieux juifs le long du parcours.

Aucune dégradation, aucun incident n’est signalé en marge du cortège, jusqu’à l’arrivée à proximité de la Bastille. Un premier mouvement de foule est observé à la hauteur de la rue des Tournelles, qui abrite une synagogue. Les gendarmes bloquent la voie et parviennent sans difficulté à refouler les assaillants vers le boulevard Beaumarchais.

Place de la Bastille, la dispersion commence, accélérée par une ondée, lorsque des jeunes décident de s’en prendre aux forces de l’ordre. De petites grappes s’engouffrent vers les rues adjacentes. Se donnent-ils le mot ? Ils sont entre 200 et 300 à marcher en direction de la synagogue de la rue de la Roquette… où se tient un rassemblement pour la paix en Israël, en présence du grand rabbin. Les organisateurs affirment avoir alerté le commissariat de police, mais l’information n’est apparemment pas remontée jusqu’à la Préfecture de police. Détail important : s’ils avaient su, les responsables du maintien de l’ordre auraient forcément barré l’accès à la rue.

Les choses se compliquent très vite, car les manifestants ne sont pas les seuls à vouloir en découdre. Une petite centaine de membres de la LDJ (ligue de défense juive) sont positionnés devant la synagogue de la rue de la Roquette, casques de moto sur la tête et outils (armes blanches) à portée de main. Loin de rester passive, la petite troupe monte au contact des manifestants, comme ils l’ont déjà fait lors d’une manifestation pro-palestinienne organisée Place Saint-Michel quelques jours auparavant. On frôle la bagarre générale, mais la police parvient à s’interposer. Les assaillants refluent vers le boulevard, tandis que les militants juifs reviennent vers la synagogue.

Durant le week-end, des manifestations similaires ont été organisées dans plusieurs grandes villes. Selon la police, ils étaient 2 300 à Lille, 1 200 à Marseille et autour de 400 à Bordeaux. Aucun incident n’a été signalé.


Gaza: Avant, j’étais beaucoup plus critique à l’égard d’Israël (Pat Condell discovers the great Palestinian lie)

9 juillet, 2014

http://www.palinfo.com/site/PIC/images/2014/7/9/-1195040700.jpg?&maxwidth=800&maxheight=800&quality=90

http://www.idfblog.com/wp-content/uploads/2014/07/hamas_human_shield.jpg

https://scontent-b-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-xpf1/t1.0-9/p526x296/10411365_4421794800057_5327364847222839514_n.jpg

http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2014/07/Tsahal-armes-Hamas.jpg

Notre journaliste à Gaza confirme que les habitants sont utilisés comme boucliers humains. Richard C. Schneider
Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas)
L’occupation actuelle de la Cisjordanie par Israël est mal et conduit à une instabilité régionale et à une déshumanisation des Palestiniens (…) Israël fait face à une réalité indéniable : il ne peut pas maintenir un contrôle militaire sur un autre peuple indéfiniment. Faire ainsi est non seulement mal, mais c’est aussi une recette pour créer du ressentiment et une instabilité récurrente, a déclaré Gordon. Cela renforce les extrémistes de deux côtés, cela déchire la tissu démocratique israélien et nourrit une deshumanisation mutuelle. (…) Les Etats-Unis soutiendront toujours Israël. Nous combattons pour Israël tous les jours aux Nations Unies (…) Pourtant, en tant que meilleur ami et plus puissant soutien d’Israël, Washington doit pouvoir poser certaines questions fondamentales(…) Comment Israël restera-t-il démocratique et juif s’il essaie de gouverner les millions d’arabes palestiniens qui vivent en Cisjordanie ? Comment aura-t-il la paix s’il ne veut pas délimiter une frontière, mettre un terme à l’occupation et permettre une souveraineté, une sécurité et une dignité palestinienne ? Comment empêcherons nous d’autres états de soutenir les efforts palestiniens dans la communauté internationale, si Israël n’est pas perçu comme impliqué pour la paix ? (…) nous nous trouvons dans une situation délicate (…)  D’un côté, nous n’avons aucun intérêt à un jeu de critique. La difficile réalité est qu’aucune des parties n’a préparé leurs populations ou s’est montrée prête à prendre les décisions difficiles pour un accord. La confiance s’est effritée des deux côtés. Jusqu’à ce qu’elle soit restaurée, aucune des deux parties ne sera probablement prête à prendre des risques pour la paix, même s’ils vivent avec les terribles conséquences qui résultent de cette absence (…) Les « dernières semaines » montrent que l’incapacité de résoudre le conflit israélo-palestinien « implique inévitablement plus de tensions, plus de ressentiment, plus d’injustice, plus d’insécurité, plus de tragédie et plus de peine (…) La vue de familles en deuil, aussi bien israélienne que palestinienne, nous rappelle que le coût du conflit demeure insupportablement haut. (…)  Israël ne devrait pas prendre pour acquis la possibilité de négocier une telle paix avec Abbas qui a montré a plusieurs reprises qu’il était impliqué pour la non violence, la coexistence et la coopération avec Israël. (…)  Les Etats-Unis condamnent fermement ces attaques. (…) Aucun pays ne devrait vivre sous la menace constante d’une violence hasardeuse contre des civils innocents », a rappelé Gordon, dont l’administration avait été fortement critiquée par le gouvernement israélien pour avoir accepté de travailler rapidement avec le nouveau gouvernement d’unité soutenu par le Hamas qui avait été établi le mois dernier. L’administration soutient le droit d’Israël à se défendre contre ces attaques (…)  En même temps, nous apprécions l’appel du Premier ministre Netanyahu à agir responsablement, et nous appelons à notre tour les deux parties à faire tout ce qu’elles peuvent pour ramener le calme et protéger les civils. Philip Gordon (assistant spécial du président américain Barack Obama et coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient)
Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un État palestinien n’est qu’un moyen pour continuer la lutte contre l’Etat d’Israël afin de créer l’unité arabe. En réalité, aujourd’hui, il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les Palestiniens, les Syriens et les Libanais. C’est uniquement pour des raisons politiques et tactiques, que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien, étant donné que les intérêts arabes demandent que nous établissions l’existence d’un peuple palestinien distinct, afin d’opposer le sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie qui est un Etat souverain avec des frontières bien définies, ne peut pas présenter de demande sur Haifa et Jaffa, tandis qu’en tant que palestinien, je peux sans aucun doute réclamer Haifa, Jaffa, Beersheba et Jérusalem. Toutefois, le moment où nous réclamerons notre droit sur l’ensemble de la Palestine, nous n’attendrons pas même une minute pour unir la Palestine à la Jordanie.  Zahir Muhsein (membre du comité exécutif de l’OLP, proche de la Syrie, "Trouw", 31.03. 77)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. (…) Le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israël sont des événements nuls et non avenus. (…) La Charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet. Charte de l’OLP (articles 15, 19 et 33, 1964)
Je mentirais si je vous disais que je vais l’abroger. Personne ne peut le faire. Yasser Arafat (Harvard, octobre 1995)
Des tonnes d’explosifs, de roquettes, de lance-grenades, de grenades, de fusils d’assaut et des missiles anti-chars (…) ont été stockés dans des maisons de civils, des mosquées, des écoles et même des hôpitaux. (…) le Hamas a utilisé les larges espaces ouverts des mosquées pour stocker des armes, ce qui est interdit par le droit international et a ainsi transformé ces zones urbaines en zones de combat. L’utilisation de femmes, personnes âgées et enfants fait partie intégrante de la stratégie terroriste du Hamas. Des écoles ont été piégées, mettant la vie des enfants en danger. Des écoles et des centres d’éducation ont été transformés en sites de lancement de roquettes et de mortiers. (…) les terroristes du Hamas ont placé des rampes de lancement de roquettes à proximité de bâtiments publics tels que des centres médicaux, terrains de football, les bureaux de l’Association palestinienne pour la réhabilitation des handicapés et des stations d’essence (…) Le Hamas a délibérément construit ses infrastructures terroristes et militaires au coeur des infrastructures civiles. IDF
Les tactiques de combat et l’idéologie du Hamas sont, "par excellence, un cas d’école" de violations systématiques du droit international humanitaire. Il n’y a "presqu’aucun exemple comparable" où que ce soit dans le monde d’aujourd’hui d’un groupe qui viole aussi systématiquement les accords internationaux liés aux conflits armés. Irwin Cotler (ancien Ministre de la Justice du Canada, membre du parlement de ce pays et professeur de droit à l’Université McGill de Montreal)
L’Institut américain Pew a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays, dont le Nigeria, en proie aux attaques de Boko Haram. La peur d’un extrémisme islamiste grandit dans les pays majoritairement musulmans du Proche-Orient jusqu’en Asie du Sud, selon un sondage publié mardi aux Etats-Unis. Cette crainte s’est développée depuis un an, du fait de la guerre en Syrie qui continue de faire rage et à laquelle participent des mouvements islamistes, et des attaques meurtrières du mouvement nigérian Boko Haram, relève l’institut américain Pew qui a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays musulmans. Les mouvements islamistes comme Al-Qaeda, le Hezbollah, Boko Haram ou le Hamas, perdent aussi des soutiens. Et le nombre de personnes favorables aux attentats suicide contre des civils a considérablement diminué ces dix dernières années. Le sondage a été réalisé du 10 avril au 25 mai, soit avant l’offensive fulgurante lancée le 9 juin de l’Etat islamique en Irak et en Levant (EIIL), qui se fait appeler Etat islamique (EI), dans le nord et le centre de l’Irak. (…) Une majorité de Palestiniens (53%) ont une opinion défavorable du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de l’enlèvement et du meurtre de trois adolescents. Ce chiffre atteint 63% dans la bande de Gaza. Seuls 46% des Palestiniens considèrent les attentats suicide comme justifiés contre des civils, contre 70% en 2007. Libération
Au sujet de l’islam (…) D’abord, j’aime bien leur symbole, leur croissant lunaire, je le trouve beaucoup plus beau que la croix, peut-être parce qu’il n’a pas quelqu’un cloué dessus.  Pat Condell (cité par Harold Kroto, prix Nobel de chimie 1996)
Des trois dogmes des enfants d’Abraham, les musulmans, les chrétiens et les juifs, mes préférés sont les juifs. Quand je dis je les aime: je pense que toutes les religions sont une insulte à l’humanité, mais les juifs n’ont pas autant de revendications et de recherche de privilèges que les deux autres dogmes. Et, plus important, tandis que les musulmans et chrétiens veulent vous imposer leurs croyances, les juifs se fichent pas mal de ce que vous croyez tant que vous les laissez tranquilles. (…) Maintenant, étant donné l’histoire des juifs, il est facile de comprendre pourquoi ils voudraient avoir leur Etat autonome. Mais le problème, c’est qu’il est au mauvais endroit. Parce que s’il y avait vraiment une justice dans ce monde, Israël occuperait actuellement la moitié de l’Allemagne. Mais ce qu’il y a derrière Israël, ce n’est pas la justice, c’est Jérusalem, autrement dit la Bible et autrement dit la prophétie, autrement dit, comme on le sait, la folie. What about the Jews?
Avant, j’étais beaucoup plus critique à l’égard d’Israël et je croyais qu’il y avait une solution à deux états assez simple. Parce que je croyais que les Arabes étaient de bonne foi. J’aimerais toujours le croire mais les faits me montrent que je serais un imbécile de le croire. Car j’ai vu que chaque concession faite par Israël ne reçoit en réponse que toujours plus d’exigences et de prétextes pour ne pas négocier. Ils auraient pu avoir la paix dix fois s’ils avaient voulu. Mais ils ne veulent pas la paix, ils veulent la victoire et ne seront pas satisfaits tant qu’Israël ne sera pas rayé de la carte. Un membre du Comité central de l’OLP l’a dit récemment à la télévision récemment, ajoutant qu’ils doivent garder ça pour eux car ils tiennent un autre discours au reste du monde. (…) Malgré ce que vous dit l’Agence de relations publiques palestinienne (cad les médias occidentaux) ce n’est pas une question de territoire et ça n’a absolument rien à voir avec la justice ou les droits de l’homme parce que les sociétés arabes ne connaissent pas la signification de ces mots. C’est une question de haine contre les Juifs, commandée par le Coran, prêchée dans les mosquées et enseignée aux enfants dans les pays arabes jour après jour et qui empoisonne génération après génération. les Arabes ne détestent pas les Juifs à cause d’Israël, ils détestent Israël à cause des Juifs. La situation en Cisjordanie et à Gaza existe parce qu’il y a 45 ans plusieurs pays arabes ont attaqué Israël délibérément, avec un avantage numérique écrasant, parce que c’était un Etat juif. Si ça n’avait pas été un Etat juif, ils ne l’auraient pas attaqué, ils l’ont attaqué avec l’intention de l’effacer de la carte et de commettre un génocide mais ils ont échoué parce que les juifs avaient plus de sang dans les veines que les Arabes pensaient. Et qui pourraient s’en étonner après tout ce par quoi ils sont passés dans l’indifférence du reste du monde ? Beaucoup, de Juifs auraient pu échapper aux nazis s’ils avaient eu un endroit où se réfugier mais les autres pays ne voulaient pas d’eux. Le Moufti de Jérusalem à l’époque était un ami d’Hitler et, en bon musulman, il approuvait la Solution finale et avait des plans pour mettre en oeuvre son propre holocauste au Moyen-Orient après la victoire des Nazis. Aussi qui pourrait reprocher aujourd’hui aux Israéliens de se défendre, en sachant très bien qu’ils ont à faire à des gens à qui ils ne peuvent pas faire confiance et en sachant que ces gens les haïssent au point de vouloir les exterminer comme peuple. N’importe qui d’autre dans la même situation se comporterait de la même manière. Je sais que c’est ce que je ferais et je ne suis pas près de m’en excuser. Israël est entouré d’ennemis et a plus intérêt à la paix que n’importe qui d’autre et c’est pour ça qu’il continue à faire des concessions. mais ce n’est pas l’intérêt des leaders palestiniens. La paix, c’est dernière chose qu’ils veulent. Ils ont besoin de maintenir la situation en ébullition, de maintenir leur peuple en colère dans le ressentiment et la haine des Juifs. La paix gâcherait tout parce qu’ils ne seront pas contents tant qu’Israël ne sera pas effacé de la carte et les Juifs jetés à la mer. Il faut que le monde arrête de faire comme si la question palestinienne était une question de justice et de droits de l’homme. Il faut qu’il ait le courage moral d’appeler les choses par leur nom et de mettre un point d’arrêt à cette comédie, cette danse sans fin autour d’une table de négociation qui n’existe pas. Il nous faut rendre aux Arabes le grand service de leur dire la vérité qu’ils ont si cruellement besoin d’entendre que leur haine est la cause de leur misère, qu’ils en sont devenus prisonniers, elle en est arrivée à définir leur véritable identité. Et tant qu’ils n’auront pas trouvé un moyen de libérer leurs coeurs de cette souillure, ils y resteront enchainés et ni eux ni leurs enfants ne seront jamais libres. Printemps arabe ou pas. (…) Combien de générations habitées par la haine pensez-vous qu’il faudra encore sacrifier ? Pat Condell

A l’heure où, coupé de la plupart de ses soutiens après le désastreux enlèvement et assassinat du mois dernier et ne pouvant même plus payer ses fonctionnaires, un Hamas aux abois a repris une fuite en avant qui pourrait finir un jour par lui être fatale …

Et où, terrés dans leurs abris sous-terrains et cachés derrière les boucliers humains de sa population écoles et mosquées comprises, ses leaders balancent à nouveau leurs roquettes à l’aveugle sur les villes israéliennes …

Pendant qu’aussi indécise que jamais et comme à son habitude, l’Administration Obama continue à souffler le chaud et le froid sur ses alliés y compris au moment même où Israël est la victime desdites roquettes …

Et qu’apparemment inconscients de la menace qui pèse sur leur propre territoire et sans compter nos faussaires patentés à la Enderlin ou Fandio, nos belles âmes et nos habituels idiots utiles du terrorisme ont repris comme à leur habitude leurs sempiternelles geigneries et imprécations contre la prétendue disproportion de la réaction israélienne …

Comment, avec l’humoriste britannique Pat Condell, ne pas s’étonner de cette incroyable conspiration du plus pur cynisme du côté arabe et de la plus atterrante hypocrisie ou naïveté du côté occidental …

Qui, décennie après décennie, continue à soutenir le "grand mensonge palestinien" ?

The Great Palestinian Lie
Pat Condell
Oct 11, 20111

Is it racist to criticize the Palestinians as the world’s most tiresome cry-babies with a bogus cause and a plight that’s entirely self-inflicted? I bet it is. I wouldn’t be surprised if it was against the law in certain European countries but I’m going to do it anyway because somebody has to. And I realize I’ll probably lose a few friends with this video but that’s okay. Friends like that, I can do without.

All any of us can do is tell the truth as we see it. I mean as we actually see it and not as we think we’re supposed to see it. The worst thing you can do is to see the truth and tell a lie and I see the Palestinian cause as a lie. A lie designed to exploit Western liberal guilt; like the lie of Islamophobia and the lie of the mythical religion of peace that nobody has ever seen in action.

I used to be a lot more critical of Israel and I used to believe there was a fairly simple two-state solution because I used to believe the Arabs were acting in good faith. I still want to believe that but the evidence tells me I’d be a fool to believe it. Because I’ve seen that every concession Israel makes is met with more demands and more excuses not to negotiate. They could have had peace ten times over if they wanted it. But they don’t want peace. They want victory. And they won’t be happy ‘til Israel is wiped from the map.

A member of Fatah Central Committee said as much on television recently but, as he said, they keep that to themselves and tell the rest of the world a different story. And as part of that story, the bogus claim for Palestinian statehood is currently passing through the United Nations and we’re all waiting to see what plops out the other end. Not that it really matters, because despite what the Palestinian public relations industry (i.e. the Western media) might tell you, this is not about territory and it certainly isn’t about justice or human rights because Arab societies don’t know the meaning of those words.

It’s about Jew hatred, as mandated by the Quran, and as preached in the mosques and taught to the children in Arab countries, day in and day out, generation after poisonous generation. The Arabs don’t hate Jews because of Israel. They hate Israel because of Jews.

The situation in the West Bank and Gaza exists because, 45 years ago, several Arab countries attacked Israel, unprovoked, with overwhelming odds, because it was a Jewish state. If it hadn’t been a Jewish state, they wouldn’t have attacked it. And they attacked with the intention of wiping it from the map and of committing genocide. But they failed because the Jews had a bit more steel in their blood than the Arabs had bargained for. And who could be surprised after all they had been through and after seeing how the rest of the world had responded to their plight.

Large numbers of Jews could have escaped the Nazis if they had somewhere else to go but other countries wouldn’t let them in. The mufti of Jerusalem at the time was a friend of Hitler’s and, good Muslim that he was, he approved of the Final Solution and had plans for his own holocaust in the Middle East, once the Nazis had won the war.

So who can blame the Israelis today for defending themselves as if they mean it? When they know they’re dealing with people they know they can’t trust and who they know hate them enough to want to exterminate them as a people. Anybody else in their situation would behave the same way. I know I would and I wouldn’t apologize for it.

Israel is surrounded by enemies. Peace is more in their interest than anyone else’s: which is why they keep making concessions. But it’s not in the interest of the Palestinian leadership. Peace is the last thing they want. They need to keep the pot boiling. They need to keep their people angry and resentful and hating Jews. Peace would ruin everything because they won’t be happy until Israel is wiped from the map and the Jews have been driven into the sea. If they really believe that’s going to happen, they’re insane. And if they don’t really believe it, they’re even more insane. Wouldn’t you say?

And all you good-hearted Western liberals who keep banging the drum for the poor Palestinians: I sympathize with you because you’re doing it for the right reason. But you’re being used and exploited just as the people in the West Bank and Gaza are being exploited by people who have no intention of negotiating peace because they’re driven, primarily, by crude, irrational, religious hatred.

When you protest for Palestine, you know you’ll be in the company of people who are calling for Jews to be gassed. Do you think that’s an accident? You’re dealing with something here beyond politics and beyond reason. Something truly ugly that drives a spike through all your cozy left/right assumptions and your naivety is helping to stoke it like bellows to a fire.

The world needs to stop pretending that Palestine is about justice and human rights and have the moral courage to call this thing what it is: to put a stop to this charade, this endless dance around a nonexistent negotiating table. We need to do the Arabs a huge favor and tell them the truth they so badly need to hear: that their hatred is the cause of their misery. They’ve become prisoners of it. It has come to define their very identity and until they can find a way to remove this ugly stain from their hearts, they’ll always be chained to it. And they and their children will never be free: Arab Spring or no Arab Spring.

Peace . . . how many wasted generations of hate do you think it will take?

Voir aussi:

Le Hamas plus isolé que jamais
Décapité en Cisjordanie, après la mort de trois jeunes Israéliens, et aux abois à Gaza, où il a rendu le pouvoir, le mouvement palestinien est en crise.
Le Point
01/07/2014 à 17:11

Décapité en Cisjordanie, après l’enlèvement meurtrier de trois jeunes Israéliens, et aux abois à Gaza, où il a officiellement rendu le pouvoir, le Hamas se retrouve encore plus isolé qu’avant la réconciliation avec le président palestinien Mahmoud Abbas, selon des experts. "Le Hamas est responsable et le Hamas paiera", a affirmé lundi soir le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, peu après la découverte des corps des trois jeunes Israéliens enlevés dans un bloc de colonies en Cisjordanie occupée le 12 juin. Le Hamas a nié être impliqué dans le rapt mais a salué l’opération, imputée par Israël à deux de ses membres qu’elle recherche toujours à Hébron. Le mouvement palestinien a averti que "si les occupants se lan(çaient) dans une guerre ou une escalade, ils ouvrir(aient) les portes de l’enfer".

Selon Ghazi Hammad, un haut responsable du mouvement, "toutes les options sont envisageables et le Hamas prend au sérieux les menaces d’Israël. Mais il ne cherche pas l’affrontement, la balle est dans le camp d’Israël". "La découverte des corps a été un choc pour Israël et a révélé une faille, c’est pourquoi Israël veut se venger et en faire payer le prix au Hamas, quelle que soit sa responsabilité", a-t-il déclaré. Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a assuré le 23 juin que la direction politique du mouvement n’avait aucune information sur le rapt, mais a dit "soutenir tout acte de résistance contre l’occupation israélienne, qui doit payer pour sa tyrannie". Cette prise de distance avec l’enlèvement permettra au mouvement islamiste d'"atténuer" le choc de la riposte israélienne, estime Walid al-Moudallal, professeur de sciences politiques à l’Université islamique de Gaza. "Mais le Hamas ne restera pas silencieux s’il est visé. Il se battra si sa survie est en jeu", prévient-il.

"Balle dans le pied"

Selon le correspondant militaire du quotidien israélien Yediot Aharonot, la responsabilité du Hamas est engagée, les ravisseurs ayant sans doute agi, sinon sur ordre, conformément à la ligne fixée par la direction du mouvement. Après son "annus horribilis" dû au renversement par l’armée en Égypte du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, "le Hamas fondait ses espoirs sur le gouvernement de réconciliation palestinien, sa proximité croissante avec l’Occident et sur le monde arabe, principalement l’Égypte", écrit Alex Fishman, mais avec l’enlèvement "il s’est tiré une balle dans le pied". À la suite de l’enlèvement, l’armée israélienne a arrêté 420 Palestiniens en Cisjordanie, dont 305 membres du Hamas, parmi lesquels de nombreux dirigeants et députés du mouvement.

Depuis la découverte des corps lundi, "le Hamas ne veut pas seulement donner à Israël un prétexte pour attaquer, il l’invite même à attaquer pendant le ramadan", estime le commentateur israélien, afin de "détourner l’attention de ce ramadan morose sur l’ennemi qui a gâché la fête : Israël". Il souligne l’amertume soulevée par la perte d’emploi et de salaire des quelque 40 000 ex-fonctionnaires du Hamas depuis la formation, le 2 juin, d’un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes, commun à Gaza et à la Cisjordanie. Signe de cette rancoeur, dans la nuit de lundi à mardi, des hommes masqués ont incendié des caméras de surveillance de banques et des distributeurs automatiques de billets à Gaza.

Étranglé par le blocus israélien de la bande de Gaza et la fermeture de la frontière avec l’Égypte, le Hamas a accepté la réconciliation aux conditions de Mahmoud Abbas afin d’assurer sa survie à terme, au prix d’un abandon du pouvoir sur l’enclave palestinienne, d’après les commentateurs. Mais Moussa Abou Marzouk, le responsable du Hamas chargé du dossier de la réconciliation avec le mouvement Fatah du président palestinien, a accusé dimanche Mahmoud Abbas d’avoir abandonné Gaza à son sort, malgré l’accord de réconciliation. "Aujourd’hui, je crains que le Hamas ne soit invité à revenir pour protéger la sécurité de son peuple, la bande de Gaza ne vivra pas dans le vide. Or, elle n’est ni sous la responsabilité du gouvernement précédent ni sous celle du gouvernement d’entente nationale", a écrit Moussa Abou Marzouk sur sa page Facebook.

Voir également:

La peur de l’extrémisme grandit dans les pays musulmans
Libération/AFP
2 juillet 2014

SONDAGE
L’Institut américain Pew a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays, dont le Nigeria, en proie aux attaques de Boko Haram.

La peur d’un extrémisme islamiste grandit dans les pays majoritairement musulmans du Proche-Orient jusqu’en Asie du Sud, selon un sondage publié mardi aux Etats-Unis. Cette crainte s’est développée depuis un an, du fait de la guerre en Syrie qui continue de faire rage et à laquelle participent des mouvements islamistes, et des attaques meurtrières du mouvement nigérian Boko Haram, relève l’institut américain Pew qui a interrogé plus de 14 200 personnes dans 14 pays musulmans.

Les mouvements islamistes comme Al-Qaeda, le Hezbollah, Boko Haram ou le Hamas, perdent aussi des soutiens. Et le nombre de personnes favorables aux attentats suicide contre des civils a considérablement diminué ces dix dernières années.

Le sondage a été réalisé du 10 avril au 25 mai, soit avant l’offensive fulgurante lancée le 9 juin de l’Etat islamique en Irak et en Levant (EIIL), qui se fait appeler Etat islamique (EI), dans le nord et le centre de l’Irak.

Au Liban, frontalier de la Syrie, 92% des personnes interrogées disent avoir peur de la montée de l’extrémisme islamiste, un chiffre en hausse de 11 points par rapport à 2013, réparti à quasi égalité entre communautés chiites, sunnites, et chrétiennes du pays.

53% des Palestiniens défavorables au Hamas

L’inquiétude grandit aussi en Jordanie et en Turquie, deux pays également frontaliers de la Syrie, qui accueillent des milliers de réfugiés depuis le début du conflit en mars 2011. Quelque 62% des Jordaniens expriment leur inquiétude à propos de l’extrémisme islamiste, en hausse de 13 points par rapport à 2012. En Turquie, 50% partagent cette crainte, un chiffre en hausse de 18 points par rapport à 2012.

«En Asie, de fortes majorités au Bangladesh (69%), au Pakistan (66%) et en Malaisie (63%) s’inquiètent de l’extrémisme islamiste», selon Pew. Ce chiffre est cependant beaucoup moins élevé en Indonésie, un des pays musulmans les plus peuplés, avec 40% des habitants qui sont inquiets.

Une majorité de Nigérians (79%) disent leur opposition à Boko Haram, qui a enlevé en avril quelque 200 jeunes filles, tandis que 59% des Pakistanais affirment détester les talibans.

Une majorité de Palestiniens (53%) ont une opinion défavorable du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de l’enlèvement et du meurtre de trois adolescents. Ce chiffre atteint 63% dans la bande de Gaza. Seuls 46% des Palestiniens considèrent les attentats suicide comme justifiés contre des civils, contre 70% en 2007.
AFP

Voir encore:

ANALYSIS: Stunned by Israel’s fierce response, Hamas sends distress signals
Khaled Abu Toameh
Jerusalem Post
07/09/2014

Hamas apparently expected a limited response to the recent rocket attacks on Israeli cities and towns; The organization is concerned the IDF’s operation could be the end to Hamas’s rule over the Gaza Strip.

Despite fiery statements issued by Hamas spokesmen over the past 48 hours, it was obvious Tuesday night that the Islamist movement was searching for ways to rid itself of the current escalation.

Hamas feels that it has been forced into a confrontation with Israel – one that it did not want at this stage because of its increased isolation and financial crisis.

The massive Israeli air strikes on the Gaza Strip over the past 24 hours have surprised Hamas and other Palestinian groups. Hamas apparently expected a limited response to the recent rocket attacks on Israeli cities and towns. But as the IDF intensified its strikes against Hamas targets – including the homes of some of its top commanders – it became clear to the movement’s leaders that Israel means business.

On Tuesday night, Hamas spokesmen were sending distress signals to various parties. The organization is concerned that if the IDF operation continues for another few days, the movement will pay a very heavy price – one that could even bring about an end to Hamas’s rule over the Gaza Strip.

Hamas accused Israel of “crossing all the redlines” by bombing the homes of its military commanders. This shows that Hamas did not expect Israel to take such a drastic move. Less than 24 hours after the beginning of the IDF offensive, Hamas talked about the need to return to the truce that was reached with Israel in 2012.

A spokesman for Hamas’s armed wing, Izzadin Kassam, listed this demand as part of his movement’s effort to end the current confrontation. The spokesman called for an end to the IDF crackdown on Hamas members in the West Bank, which began after the abduction and murder of three Israeli youths last month.

On Tuesday night, Hamas and other Palestinian groups appealed to Egypt and Arab countries to intervene to stop the IDF operation. Given Hamas’s bad relations with the Egyptian authorities, it’s unlikely that President Abdel Fattah al-Sisi would rush to save the movement that is openly aligned with his enemy, the Muslim Brotherhood.

The Palestinian Authority, which has condemned the Israeli “aggression,” is also unlikely to make a big effort to save Hamas from destruction. In fact, President Mahmoud Abbas and his Fatah faction would be happy to see Hamas severely defeated.

Hamas is beginning to feel the heat and that’s why its leaders, who have gone into hiding, are seeking an “honorable” way out of the confrontation, which, they say, they didn’t want to begin with.

Voir de plus:

Security source: Hamas started this escalation to improve its poor situation
Yaakov Lappin
Jerusalem Post
07/09/2014

After poor results from the kidnapping, Hamas is seeking to achieve an accomplishment.

Hamas initiated the latest round of fighting to try and alleviate the distress it has found itself in recent months, a senior security source said on Tuesday.

In the West Bank, the organization’s position has been damaged by the army’s response to the kidnap and murder of three Israeli youths in June, which resulted in the arrest of hundreds of Hamas members, and raids on weapons caches and against its civilian and economic networks.

In the Gaza Strip, too, the Islamist movement is feeling increased pressure, the source said.

As a result, Hamas is “seeking to achieve an accomplishment,” he said. “Hamas had high expectations two months ago. It had just joined a Palestinian unity government [with Fatah]. Now, it finds itself in a poor situation. It has gotten poor results from the kidnapping, its position in terms of Palestinian security prisoners has worsened [due to the arrest of hundreds of Hamas members last month], and its sovereignty in Gaza has sustained blows,” he continued.

“Hamas is under pressure, and this has caused it to begin shooting [rockets and mortars].

Its status among the public [in the Strip] is also problematic.

In the middle of Ramadan, it has no good news to offer Palestinians recently,” the source said.

Hamas has been directly and indirectly orchestrating the growing rocket salvos from Gaza, which reached a peak on Monday night, when many dozens of rockets were launched within an hour.

“Hamas will always want to be the one that fires the last rocket, and to be able to claim that Israel is deterred. For its part, Israel will gradually increase the scope of its military operation, to obtain deterrence and damage Hamas,” the source said.

Voir aussi:

Faux Fairness at The New York Times
Tamar Sternthal
Times of Israel
July 8, 2014

It’s no wonder then that The Times says it places a premium on fairness, a laudable journalistic value. Its Standards and Ethics guidelines state: “The goal of The New York Times is to cover the news as impartially as possible – ‘without fear or favor,’ in the words of Adolph Ochs, our patriarch.”

Maybe that’s why editors habitually issue a pro-forma condemnation of both Israelis and Palestinians – before it proceeds to single out Israel for real or perceived wrongdoings, while downplaying or ignoring foul play on the other side. Today’s editorial (“Four Horrific Killings”) follows the familiar formula. First, the blanket exhortation to both sides: “It is the responsibility of leaders on both sides to try and calm the volatile emotions that once again threaten both peoples.”

After inserting additional background information (including an egregious factual error about the Israeli prime minister), The Times tackles its real beef. Editors provide a detailed litany of Israeli misdoings, followed by a perfunctory reference to “Hamas’s violence” and unidentified Palestinian “hateful speech”:

After the attack on the Israeli teenagers, some Israelis gave in to their worst prejudices. During funerals for the boys, hundreds of extreme right-wing protesters blocked roads in Jerusalem chanting “Death to Arabs.” A Facebook page named ‘People of Israel Demand Revenge’ gathered 35,000 ‘likes’ before being taken down; a blogger gave prominence to a photo, also on Facebook, that featured a sign saying: “Hating Arabs is not racism, it’s values.” Even Mr. Netanyahu referenced an Israeli poem that reads: “Vengeance for the blood of a small child, Satan has not yet created.” Israelis have long had to cope with Hamas’s violence, including a recent increase in rocket attacks from Gaza. And Palestinians have been fully guilty of hateful speech against Jews.

While readers are treated to a four specific examples of Israelis succumbing to their worst prejudices, The Times does not identify even one single case of recent Palestinian incitement, of which there is no shortage. Palestinians celebrated the kidnapping of Eyal Yifrach, Gil-Ad Shaar and Naphtali Frankel with a social media campaign called “The Three Shalits” which went viral; hateful cartoons in a Palestinian Authority-controlled newspaper and on the Fatah Facebook page; and the distribution of sweets in Gaza. In recent days, Fatah, headed by Palestinian president Mahmoud Abbas, warned Israelis to prepare body bags and declared “We wish for the blood to become rivers.”

After the grossly lopsided accounting, in which The Times deems examples of heated rhetoric worthy of specific mention only when uttered by Israelis, the “Paper of Record” reverts to its faux fairness, describing “an atmosphere in which each side dehumanizes the other.” The editorial closes with its formulaic parity: “These deaths should cause the two communities to think again about the need for a permanent peace, but the loss of four young men may not be motivation enough.”

Subtitled “Can Israeli and Palestinian Leaders End the Revenge Attacks?”, the editorial ought to have been particularly precise in reporting the leaders’ respective words and deeds. And, yet, the author/s grossly erred: “On Sunday, Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, after days of near silence, condemned that killing and promised that anyone found guilty would ‘face the full weight of the law.’”

Netanyahu did not remain silent for days concerning the murder of Muhammad Abu Khdeir. The Israeli prime minister spoke out against the killing of Abu Kheir from July 2, the very same day of the murder. As The Times’ own Isabel Kershner reported: “On Wednesday, after the body of the Palestinian teenager was found in the woods, the prime minister called on Israelis to obey the law, and asked investigators to quickly look into what he called ‘the abominable murder.’”

Netanyahu again denounced the murder Thursday, July 3 at the home of American Ambassador Daniel Shapiro during the July 4th celebration. As CNN reported:

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu pledged Thursday to find the perpetrators responsible for the boy’s killing, an act Netanyahu described as “a despicable crime.”

Netanyahu made the comment during a speech at the American Embassy in Tel Aviv where he and Israeli President Shimon Peres attended the annual July 4 Independence Day party.

Given that The Times editorial writer did not accurately report events recorded last week in the paper’s own news pages, it’s unsurprising that s/he trips up on a Hebrew poem written more than a century ago.

Thus, The Times’ cites Netanyahu’s recitation of a line from Chaim Nachman Bialik’s poem “The Slaughter” as an indication that, he, like the crowds chanting “Death to Arabs” also gave in to his “worst prejudices.” In fact, Bialik’s lines, and Netanyahu’s quotation of them, are widely understood as a call for heavenly justice and a rejection of human vengeance for the killing of a small child. The full stanza in question and the preceding stanza (in translation), which Bialik wrote in response to the Kishinev pogrom) are:

And if there is justice – let it show
itself at once! But if justice show itself
after I have been blotted out from
beneath the skies – let its throne be
hurled down forever! Let heaven rot
with eternal evil! And you, the arrogant,
go in this violence of yours, live by
your bloodshed and be cleansed by it.

And cursed be the man who says:
Avenge! No such revenge – revenge for
the blood of a little child – has yet been
devised by Satan. Let the blood pierce
through the abyss! Let the blood seep
down into the depths of darkness, and
eat away there, in the dark, and breach
all the rotting foundations of the earth.

If there is fairness at The New York Times editorial page — let it show itself at once!

Voir de même:

Un haut responsable américain critique Israël
« Comment Israël peut-il avoir la paix s’il ne veut pas délimiter une frontière, arrêter l’occupation ? » a demandé le chef de la Maison Blanche pour le Proche-Orient, Philipp Gordon dans un discours cinglant à Tel Aviv
Raphael Ahren
Times of Israel
9 juillet 2014
Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israel

« L’occupation actuelle de la Cisjordanie par Israël est mal et conduit à une instabilité régionale et à une déshumanisation des Palestiniens », a déclaré mardi à Tel Aviv un haut responsable du gouvernement américain.

Au cours d’une déclaration de politique étrangère inhabituelle et dure, Philipp Gordon, assistant spécial du président américain Barack Obama et coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, a appelé les dirigeants israéliens et palestiniens à faire les compromis nécessaires pour obtenir un accord de paix permanent.

Jérusalem « ne devrait pas prendre pour acquis la possibilité de négocier » un tel traité avec l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, qui s’est révélé être un partenaire fiable, a déclaré Gordon.

« Israël fait face à une réalité indéniable : il ne peut pas maintenir un contrôle militaire sur un autre peuple indéfiniment. Faire ainsi est non seulement mal, mais c’est aussi une recette pour créer du ressentiment et une instabilité récurrente, a déclaré Gordon. Cela renforce les extrémistes de deux côtés, cela déchire la tissu démocratique israélien et nourrit une deshumanisation mutuelle ».

Faisant son discours à la Conférence israélienne pour la Paix du journal Haaretz, Gordon a réitéré la position d’Obama qu’un accord final devrait être basé sur les frontières de 1967 avec des échanges de terre mutuellement acceptés.

L’administration est consciente qu’Israël doit faire face à des menaces sur plusieurs fronts et Obama reste impliqué pour la sécurité d’Israël, a-t-il déclaré, en s’exprimant le jour où Israël a lancé son l’opération Bordure protectrice pour contrer les tirs de roquettes de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Juste quelques instants plus tard, les participants à la conférence ont dû aller courir se mettre à l’abri après qu’une alerte ait signalé l’approche d’un missile sur Tel Aviv.

« Les Etats-Unis soutiendront toujours Israël. Nous combattons pour Israël tous les jours aux Nations Unies », a-t-il déclaré. Pourtant, en tant que meilleur ami et plus puissant soutien d’Israël, Washington doit pouvoir poser certaines questions fondamentales, a-t-il dit.

Gordon a poursuivi son discours : « Comment Israël restera-t-il démocratique et juif s’il essaie de gouverner les millions d’arabes palestiniens qui vivent en Cisjordanie ? Comment aura-t-il la paix s’il ne veut pas délimiter une frontière, mettre un terme à l’occupation et permettre une souveraineté, une sécurité et une dignité palestinienne ? Comment empêcherons nous d’autres états de soutenir les efforts palestiniens dans la communauté internationale, si Israël n’est pas perçu comme impliqué pour la paix ? »

L’administration a été déçue que les dernières tentatives de négociations de paix organisées par les Etats-Unis aient échoué et qu’actuellement « nous nous trouvons dans une situation délicate », a souligné Gordon.

« D’un côté, nous n’avons aucun intérêt à un jeu de critique. La difficile réalité est qu’aucune des parties n’a préparé leurs populations ou s’est montrée prête à prendre les décisions difficiles pour un accord. La confiance s’est effritée des deux côtés. Jusqu’à ce qu’elle soit restaurée, aucune des deux parties ne sera probablement prête à prendre des risques pour la paix, même s’ils vivent avec les terribles conséquences qui résultent de cette absence ».

Les « dernières semaines » montrent que l’incapacité de résoudre le conflit israélo-palestinien « implique inévitablement plus de tensions, plus de ressentiment, plus d’injustice, plus d’insécurité, plus de tragédie et plus de peine », a-t-il dit. « La vue de familles en deuil, aussi bien israélienne que palestinienne, nous rappelle que le coût du conflit demeure insupportablement haut ».

Dans son discours de 25 minutes, la première intervention d’un haut responsable de la Maison Blanche directement au peuple israélien depuis le discours de mars 2013 d’Obama a Jérusalem, Gordon a rejeté toutes les autres alternatives à la solution de deux états. Il a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à rependre les pourparlers de paix avec l’Autorité palestinienne, en suggérant qu’Abbas était le meilleur dirigeant palestinien que Jérusalem pouvait espérer. « Israël ne devrait pas prendre pour acquis la possibilité de négocier une telle paix avec Abbas qui a montré a plusieurs reprises qu’il était impliqué pour la non violence, la coexistence et la coopération avec Israël ».

A un moment de son discours, Gordon semblait contredire directement une déclaration faite par Netanyahu la semaine dernière concernant les besoins de sécurité d’Israël vis-à-vis sa frontière est.

Se référant aux discussions que le général américain à la retraire John Allen avait tenu avec des officiers de l’armée israélienne concernant les moyens de sécuriser la frontière israélienne avec la Jordanie, Gordon a expliqué que les plans d’Allen prennent en compte « une série d’éventualités, y compris des menaces grandissantes que nous percevons au Moyen-Orient ». Allen évoquait probablement les gains territoriaux effectués lors des récentes semaines par le groupe terroriste radical l’Etat Islamique, anciennement connu comme ISIL ou ISIS.

« Les démarches discutées créeraient une des frontières les plus sure du monde de deux côtés du Jourdain, a expliqué Gordon. En développant une couche de défense qui inclut un renforcement significatif des barrières des deux côtés de la frontière, en s’assurant du nombre adéquat de soldats au sol, en déployant la technologie de dernier cri, un programme global de test rigoureux, nous pouvons rendre la frontière sure contre n’importe quel type de menace conventionnelle ou non conventionnelle, des terroristes individuels aux forces armées conventionnelles ».

Le 29 juin, Netanyahu avait déclaré que l’un des défis centraux pour la sécurité d’Israël était de « stabiliser la zone ouest de ligne de sécurité du Jourdain ». Dans cette partie de la Cisjordanie, le Premier ministre a déclaré « aucune autre force que notre armée et nos services de sécurité ne peut garantir la sécurité d’Israël… Qui sait ce qui l’avenir nous réserve ? La vague de l’ISIS pourrait rapidement être redirigée contre la Jordanie », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Tel Aviv.

Israël devrait donc maintenir un contrôle sécuritaire à long terme du territoire le long du Jourdain quel que soit l’accord avec les Palestiniens, a déclaré le Premier ministre. « L’évacuation des forces israéliennes mènerait directement à l’effondrement de l’Autorité palestinienne et à la montée en puissance de forces islamiques radicales, comme cela a été le cas à Gaza. Cela mettrait sérieusement Israël en danger ».

Dans son discours à l’hôtel David Intercontinental de Tel Aviv, Gordon a également évoqué la pluie de roquettes qui s’abat sur Israël depuis la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. « Les Etats-Unis condamnent fermement ces attaques.

« Aucun pays ne devrait vivre sous la menace constante d’une violence hasardeuse contre des civils innocents », a rappelé Gordon, dont l’administration avait été fortement critiquée par le gouvernement israélien pour avoir accepté de travailler rapidement avec le nouveau gouvernement d’unité soutenu par le Hamas qui avait été établi le mois dernier.

L’administration soutient le droit d’Israël à se défendre contre ces attaques, a-t-il ajouté. « En même temps, nous apprécions l’appel du Premier ministre Netanyahu à agir responsablement, et nous appelons à notre tour les deux parties à faire tout ce qu’elles peuvent pour ramener le calme et protéger les civils ».

Voir enfin:

Les cibles du jihadiste : la tour Eiffel, le Louvre, les festivals…

Élisabeth Fleury

Le Parisien

09.07.2014

Sur le site Islamiste Shoumouk al-Islam, Ali M. s’appelait Abu Naji. Sous ce pseudo, à l’aide d’un logiciel de cryptage et sur une messagerie spécialement dédiée, cet Algérien de 29 ans, marié et père de deux enfants, a élaboré pendant un an des projets d’attentats en France avec l’un des plus hauts responsables d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), alias Redouane18.

Découverts à la suite de l’arrestation d’AliM. il y a un an, ces messages ont été décryptés. Leur lecture fait froid dans le dos. Installé dans le Vaucluse où il travaillait dans une boucherie halal, Ali M., qui s’apprêtait à rejoindre un maquis dans le Sud algérien, serait-il passé à l’acte ? « Il a vécu son arrestation comme un soulagement », indique en tout cas son avocate, Me Daphné Pugliesi.

Sélectionner des cibles
Le 1er avril 2013, AbuNaji est prié de faire parvenir « quelques suggestions relatives à l’orientation à donner à l’activité du jihad à l’endroit où [il se] trouve ». Dès le lendemain, dans un long mail, il s’exécute. « L’objectif qui mérite d’être visé s’avère la population française modeste et paupérisée », écrit-il. Ces futures victimes fréquentent les bars, les marchés, « certaines petites localités et les boîtes de nuit », poursuit-il. Soucieux de préserver les musulmans, Abu Naji suggère notamment d’éviter les centres commerciaux. Les patrouilles de police et de gendarmerie, en revanche, peuvent faire l’objet d’embuscades. De même les centrales d’électricité nucléaire ou encore « les avions au moment du décollage » peuvent être ciblés.

Abu Naji évoque les monuments historiques et énumère, à ce titre, « la tour Eiffel et le musée du Louvre ». Sans citer nommément le Festival d’Avignon, il parle des «manifestations culturelles qui ont lieu dans des villes du sud de la France au cours desquelles des milliers de chrétiens se rassemblent pendant un mois ». « Les artères deviennent noires de monde et une simple grenade peut blesser des dizaines de personnes, détaille-t-il. Je vous laisse imaginer si c’est un engin piégé. »

Constituer un réseau dormant
Visiblement satisfait par la réponse d’Abu Naji, Redouane18 veut à présent tester ses capacités de recruteur. « Est-ce que tu peux disposer d’un contact avec des frères qui auraient eux-mêmes des contacts avec nos frères dans le grand Sud saharien ? » demande-t-il le 6 avril ? Dans un message daté du 18 avril, Abu Naji évoque un « frère de Bel Abbes » et plusieurs autres « désireux de rejoindre l’Organisation ». « Combien sont-ils ? Où résident-ils ? Savent-ils manier des armes ? Ont-ils fait l’objet des poursuites de la part des Tyrans », demande aussitôt son interlocuteur.

Réponse prudente d’Abu Naji : « des frères, il y en a légion, mais je ne sais pas si tous veulent faire le jihad. » Une semaine plus tard, Redouane18 invite Abu Naji et son « frère de Bel Abbes » à rejoindre ses troupes sur place, pour une dizaine de jours, « afin de bénéficier auprès des frères d’une formation militaire et d’un entraînement dans les techniques de combat ». Redouane18 précise : « A la suite de cela, vous retournerez dans le pays où vous résidez et vous attendrez les instructions. »

Partir s’entraîner
Redouane18 est clair : il n’attend aucune aide financière de la part de sa nouvelle recrue. « Nous ne sommes pas dans le besoin quand il s’agit de gérer nos activités », écritil à Abu Naji le 18 avril 2013. « Nous attendons de toi que tu mettes en place un réseau dont tu seras le dirigeant sous la bannière de l’Organisation », poursuit-il. La mission assignée à Abu Naji consistera, dans un premier temps, à « faire des repérages d’objectifs et à collecter des renseignements ». Dans un deuxième temps, « il te sera nécessaire de venir nous rencontrer en vue de planifier ensemble le projet ». Ali M. étant dans le collimateur des autorités algériennes, ses interlocuteurs lui suggèrent de passer par la Tunisie.

« Le plus important à retenir est que je vous annonce que, grâce à Dieu, je suis fin prêt et bien paré », écrit Abu Naji le 1er mai, déterminé à venir participer aux entraînements. Le 17 juin, il a son billet. « J’arriverai dans la capitale tunisienne le 22 juillet », se réjouit-il. Huit jours après ce message, il sera arrêté. « Seule l’interpellation d’Ali M. quelques semaines avant la date effective du déplacement a empêché son départ en Algérie », indique, sur PV, un officier de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

COMPLEMENT:

Correction: July 10, 2014

An editorial on Tuesday about the death of a Palestinian teenager in Jerusalem referred incorrectly to Prime Minister Benjamin Netanyahu’s response to the killing of Muhammad Abu Khdeir. On the day of the killing, Mr. Netanyahu’s office issued a statement saying he had told his minister for internal security to quickly investigate the crime; it is not the case that “days of near silence” passed before he spoke about it.

NYT


Islam: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman (The collapse of a house is a dangerous matter – and not just for its residents, warns Egyptian-German scholar)

31 mai, 2014
http://cdn.theatlantic.com/static/infocus/syria040513/s02_RTR3DAR3.jpg
http://www.jihadwatch.org/wp-content/uploads/2014/05/Muslims-in-Sweden.jpgMontre-moi que Mahomet ait rien institué de neuf : tu ne trouverais rien que de mauvais et d’inhumain, tel ce qu’il statue en décrétant de faire progresser par l’épée la croyance qu’il prêchait. Manuel II Paléologue (empereur byzantin, 1391)
Dans le septième entretien (dialexis — controverse) édité par le professeur Khoury, l’empereur aborde le thème du djihad, de la guerre sainte. Assurément l’empereur savait que dans la sourate 2, 256 on peut lire : « Nulle contrainte en religion ! ». C’est l’une des sourates de la période initiale, disent les spécialistes, lorsque Mahomet lui-même n’avait encore aucun pouvoir et était menacé. Mais naturellement l’empereur connaissait aussi les dispositions, développées par la suite et fixées dans le Coran, à propos de la guerre sainte. Sans s’arrêter sur les détails, tels que la différence de traitement entre ceux qui possèdent le « Livre » et les « incrédules », l’empereur, avec une rudesse assez surprenante qui nous étonne, s’adresse à son interlocuteur simplement avec la question centrale sur la relation entre religion et violence en général, en disant : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ». L’empereur, après s’être prononcé de manière si peu amène, explique ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion de la foi à travers la violence est une chose déraisonnable. La violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme. « Dieu n’apprécie pas le sang — dit-il —, ne pas agir selon la raison, sun logô, est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l’âme, non du corps. Celui, par conséquent, qui veut conduire quelqu’un à la foi a besoin de la capacité de bien parler et de raisonner correctement, et non de la violence et de la menace… Pour convaincre une âme raisonnable, il n’est pas besoin de disposer ni de son bras, ni d’instrument pour frapper ni de quelque autre moyen que ce soit avec lequel on pourrait menacer une personne de mort… L’affirmation décisive dans cette argumentation contre la conversion au moyen de la violence est : ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. Benoit XVI (université de Ratisbonne, 1é septembre 2006)
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. (…) les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de " greffe" du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci . (…) Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial (…) La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. René Girard
Quand les phénomènes s’exaspèrent, c’est qu’ils vont disparaitre. René Girard
Dire que l’islamisme n’est pas l’islam, qu’il n’a rien à voir avec l’islam, est faux. Pour le musulman d’hier et d’aujourd’hui il n’y a qu’un seul Coran comme il n’y a qu’un seul prophète. L’islamiste est autant musulman que le mystique car il s’appuie sur ces deux fondements. Et dans ces deux fondements il y a l’appel au combat. Ici-bas la guerre pour la victoire de l’islam doit être poursuivie tant que l’islam n’est pas entièrement victorieux. La paix n’est envisageable que si la victoire paraît, pour le moment, impossible ou douteuse (sourate 47, verset 35/37). Mais la paix sera plutôt une récompense du paradis, quand toute la terre aura été pacifiée. Comment passer sous silence que pour les musulmans le monde se partage entre le territoire de l’islam (dâr al-Islam) et le territoire non musulman, qualifié de territoire de la guerre (dâr al-harb). (…) Entre l’islam et l’islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais de degré. L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin l’est dans l’oeuf. Il n’y a pas de bon ou mauvais islam, pas plus qu’il n’y a d’islam modéré. En revanche il y a des musulmans modérés, ceux qui n’appliquent que partiellement l’islam. (…) Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle. (…) Là où l’islam est particulièrement dangereux, c’est qu’il englobe toute la vie du croyant, du berceau jusqu’à la tombe, dans tous les domaines et qu’il n’y a pas de séparation entre le public et le privé, pas plus qu’il n’y a de séparation entre le politique et le religieux. L’islam est total, global, il englobe la totalité car tout comportement obéit à une règle. Mais en même temps chaque règle est une règle de comportement religieux, que cette règle soit dans le domaine juridique, politique ou intime. C’est le religieux qui recouvre tout. Le système pleinement réalisé devrait s’appeler théocratie et jamais «démocratie». On nous ment quand on nous affirme que l’islam serait une foi qui se pratique dans la sphère privée, comme le christianisme. L’islam est à la fois une foi, une loi, un droit (fiqh), lequel est l’application de la Loi qu’est la charî’a. Et cette charî’a a prescrit de combattre l’infidèle (jihâd ou qitâl), de lui réserver un traitement inégalitaire (dhimmî), d’appliquer aux musulmans des peines fixes (hudûd) pour des crimes bien définis (adultère (zinâ), apostasie (ridda), blasphème(tajdîf), vol (sariqah), brigandage (qat’ al-tarîq), meurtre (qatl) et bien sûr consommation d’alcool. (…) Pour expliquer les attentats, il suffit de se reporter à la vie du prophète, lequel a justifié l’assassinat politique pour le bien de l’islam. De même, faire peur, inspirer la terreur (rahbat) -dont on a tiré le mot moderne “terrorisme” (irhâb)- était la méthode que le noble modèle préconisait pour semer la panique chez les ennemis de l’islam. Anne-Marie Delcambre
L’idée selon laquelle la diffusion de la culture de masse et des biens de consommation dans le monde entier représente le triomphe de la civilisation occidentale repose sur une vision affadie de la culture occidentale. L’essence de la culture occidentale, c’est le droit, pas le MacDo. Le fait que les non-Occidentaux puissent opter pour le second n’implique pas qu’ils acceptent le premier. Samuel Huntington
Le titre m’est venu de la lecture de l’Apocalypse, du chapitre 20, qui annonce qu’au terme de mille ans, des nations innombrables venues des quatre coins de la Terre envahiront « le camp des saints et la Ville bien-aimée. Jean Raspail
Le 17 février 2001, un cargo vétuste s’échouait volontairement sur les rochers côtiers, non loin de Saint-Raphaël. À son bord, un millier d’immigrants kurdes, dont près de la moitié étaient des enfants. « Cette pointe rocheuse faisait partie de mon paysage. Certes, ils n’étaient pas un million, ainsi que je les avais imaginés, à bord d’une armada hors d’âge, mais ils n’en avaient pas moins débarqué chez moi, en plein décor du Camp des saints, pour y jouer l’acte I. Le rapport radio de l’hélicoptère de la gendarmerie diffusé par l’AFP semble extrait, mot pour mot, des trois premiers paragraphes du livre. La presse souligna la coïncidence, laquelle apparut, à certains, et à moi, comme ne relevant pas du seul hasard. Jean Raspail
Ce qui m’a frappé, c’est le contraste entre les opinions exprimées à titre privé et celles tenues publiquement. Double langage et double conscience… À mes yeux, il n’y a pire lâcheté que celle devant la faiblesse, que la peur d’opposer la légitimité de la force à l’illégitimité de la violence. Jean Raspail
Les pays arabes enregistrent un retard par rapport aux autres régions en matière de gouvernance et de participation aux processus de décision. La vague de démocratisation, qui a transformé la gouvernance dans la plupart des pays d’Amérique latine et d’Asie orientale dans les années quatre-vingts, en Europe centrale et dans une bonne partie de l’Asie centrale à la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix, a à peine effleuré les États arabes. Ce déficit de liberté va à l’encontre du développement humain et constitue l’une des manifestations les plus douloureuses du retard enregistré en terme de développement politique. La démocratie et les droits de l’homme sont reconnus de droit, inscrits dans les constitutions, les codes et les déclarations gouvernementales, mais leur application est en réalité bien souvent négligée, voire délibérément ignorée. Le plus souvent, le mode de gouvernance dans le monde arabe se caractérise par un exécutif puissant exerçant un contrôle ferme sur toutes les branches de l’État, en l’absence parfois de garde-fous institutionnels. La démocratie représentative n’est pas toujours véritable, et fait même parfois défaut. Les libertés d’expression et d’association sont bien souvent limitées. Des modèles dépassés de légitimité prédominent.(…) La participation politique dans les pays arabes reste faible, ainsi qu’en témoignent l’absence de véritable démocratie représentative et les restrictions imposées aux libertés. Dans le même temps, les aspirations de la population à davantage de liberté et à une plus grande participation à la prise de décisions se font sentir, engendrées par l’augmentation des revenus, l’éducation et les flux d’information. La dichotomie entre les attentes et leur réalisation a parfois conduit à l’aliénation et à ses corollaires, l’apathie et le mécontentement. (…) Deux mécanismes parallèles sont en jeu. La position de l’État tutélaire va en s’amenuisant, en partie du fait de la réduction des avantages qu’il est en mesure d’offrir aujourd’hui sous forme de garantie de l’emploi, de subventions et autres mesures incitatives. Par contre, les citoyens se trouvent de plus en plus en position de force étant donné que l’État dépend d’eux de manière croissante pour se procurer des recettes fiscales, assurer l’investissement du secteur privé et couvrir d’autres besoins essentiels. Par ailleurs, les progrès du développement humain, en dotant les citoyens, en particulier ceux des classes moyennes, d’un nouvel éventail de ressources, les ont placés en meilleure position pour contester les politiques et négocier avec l’État. Rapport arabe sur le développement humain 2002
C’est une expérience profondément émouvante d’être à Jérusalem, la capitale d’Israël. Nos deux nations sont séparées par plus de 5 000 miles. Mais pour un Américain à l’étranger, il n’est pas possible de ressentir un plus grande proximité avec les idéaux et les convictions de son propre pays qu’ici, en Israël. Nous faisons partie de la grande fraternité des démocraties. Nous parlons la même langue de liberté et de justice, et nous incarnons le droit de toute personne à vivre en paix. Nous servons la même cause et provoquons les mêmes haines chez les mêmes ennemis de la civilisation. C’est ma ferme conviction que la sécurité d’Israël est un intérêt vital de la sécurité nationale des États-Unis. Et notre alliance est une alliance fondée non seulement sur des intérêts communs, mais aussi sur des valeurs partagées. (…) Quand on vient ici en Israël et qu’on voit que le PIB par habitant est d’environ 21.000 dollars, alors qu’il est de l’ordre de 10.000 dollars tout juste de l’autre côté dans les secteurs gérés par l’Autorité palestinienne, on constate une différence énorme et dramatique de vitalité économique. (…) C’est la culture qui fait toute la différence. Et lorsque je regarde cette ville (Jérusalem) et tout ce que le peuple de cette nation (Israël) a accompli, je reconnais pour le moins la puissance de la culture et de quelques autres choses. Mitt Romney
Le discours de Mitt Romney à Jérusalem, et les déclarations à la presse qui l’ont accompagné n’en finissent décidément pas de faire des vagues. Mitt Romney a parlé du fait que le développement économique et la liberté qui règnent en Israël étaient dues à la culture, et que les handicaps qui marquent le monde musulman et qui touchent les « Palestiniens » auraient aussi une dimension culturelle. Des accusations de racisme ont aussitôt commencé à fuser. (…) Oui, certaines cultures sont plus propices que d’autres au développement économique et à la liberté sous toutes ses formes, et, n’en déplaise aux relativistes, la culture juive est une culture particulièrement propice. La culture du christianisme protestant est plus propice au développement économique et à la liberté que la culture du christianisme catholique, et lorsque des substrats culturels viennent s’ajouter, tels le caudillisme en Amérique latine, les handicaps peuvent devenir écrasants. Oui, les cultures marquées par le confucianisme peuvent susciter le développement économique, mais se trouver confrontées à des obstacles lorsqu’il s’agit de liberté, et cela explique les difficultés de sociétés asiatiques à passer à un fonctionnement post-industriel et post-asiatique. Et oui, hélas, le monde musulman, et en lui tout particulièrement le monde arabe, sont dans une situation de blocage culturel qui ne cesse de s’aggraver et prennent des allures cataclysmiques. Le monde arabe est aujourd’hui dans une phase d’effondrement économique qui s’accompagne d’un effondrement de ses structures politiques et d’une destruction de ses repères culturels. Il ne reste au milieu des décombres qu’une infime minorité de gens ouverts à l’esprit de civilisation et aux sociétés ouvertes, et une immense déferlante islamiste où se mêlent dans le ressentiment, le sectarisme et le tribalisme des gens désireux de revenir à une lecture littéraliste du Coran, des radicaux mélangeant Coran et texte de Marx, Lénine ou Franz Fanon, d’autres qui relisent leurs textes sacrés à la lumière noire de Hitler. Cet effondrement ne fait que commencer. Il va se poursuivre. La situation qui prévaut en Syrie n’en est qu’un fragment. D’autres fragments sont visibles en Libye, dans le Nord du Mali, au Nigeria où agissent les Boko Haram, en Somalie, au Soudan, au Yemen. Il est criminel de ne pas le comprendre. C’est suicidaire aussi. La Russie et la Chine essaient cyniquement de voir quels avantages elles peuvent tirer de l’effondrement et en quoi il peut leur permettre de parasiter le monde occidental. Les dirigeants européens s’essaient à rafistoler une zone euro et une Union Européenne qui sont elles-mêmes au bord de l’effondrement, et font semblant de croire encore aux « promesses du printemps arabe ». Manuel Valls, qui sortait sans doute d’un hôpital où il venait de subir une lobotomie, a parlé le 6 juillet en inaugurant de manière très laïque une mosquée à Cergy Pontoise de l’islam contemporain comme de l’hériter de celui de Cordoue où foisonnait la connaissance. Les dirigeants européens entendent aussi flatter les « Palestiniens » : s’ils ouvraient les yeux (c’est impossible, je sais), et s’ils actionnaient leurs neurones (ce qui est plus impossible encore, je ne l’ignore pas), ils discerneraient que le « mouvement palestinien » est en train de mourir et ne survit que grâce aux injections financières européennes et, pour partie, américaines. Ils discerneraient que le « mouvement palestinien » s’est développé dans les années mille neuf cent soixante quand le nationalisme arabe était soutenu par l’Union Soviétique. L’Union Soviétique n’existe plus. Le nationalisme arabe agonise dans les décombres de Damas. Guy Millière
La Scandinavie est un ensemble qui a connu une très forte émigration au XIXe siècle, contribuant notamment à peupler les Etats-Unis. Mais il n’y avait jamais eu de vrai phénomène d’immigration. Il est très amusant de comparer la diversité des noms de famille en France, où elle est infinie, et en Scandinavie, où il y a très peu de souches. Là-bas, l’immigration débute, même pas dans les années 50 comme au Royaume-Uni, mais seulement dans les années 70. Au début, ces social-démocraties qui n’ont pas eu de colonies ont accueilli à bras ouverts les immigrés avec des conditions très avantageuses. A ceci près que la masse d’arrivants s’est concentrée dans des zones déjà très peuplées : à l’échelle d’un pays, c’est peu, mais à celle de certains quartiers d’Oslo ou de Copenhague, l’équilibre s’est rompu. Par ailleurs, dans une société très ouverte et très égalitaire, la question du statut des femmes a vite posé problème. Les habitants n’ont pas supporté de voir ces femmes avec le voile noir intégral. Même si ces immigrés ne font rien de mal et vont faire leurs courses chez Ikea, la situation est devenue explosive. (…) [aux élections européennes] …Attendons de voir ces résultats pour en tirer des conclusions, mais on peut s’attendre à une poussée. Le suffrage se fait à la proportionnelle. Beaucoup de partis d’extrême droite sous-représentés en raison d’un scrutin majoritaire national vont donc se révéler. La France n’a que deux députés frontistes pour représenter 16% de la population. Le phénomène est le même en Grande-Bretagne, qui a connu une immigration record ces dernières années. Entre 1991 et 2011, la proportion de la population née à l’étranger est passée de 5,8 à 12,5%. Cela risque d’avoir des répercussions dans les urnes fin mai pour le British National Party [BNP] et le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni [Ukip]. Le vote Front national concerne seulement la partie ouest du Nord-Pas-de-Calais, c’est-à-dire, paradoxalement, la zone la plus développée, la mieux réaménagée, la plus agréable. Les centres-villes de Béthune ou de Lens sont devenus des endroits presque riants, alors qu’ils étaient plutôt déprimants. Tout a bougé, on a cassé des corons, et on a également beaucoup redistribué d’aides sociales. En revanche, la partie nord-est de la région est restée en l’état, fidèle au vote communiste. Cette stagnation n’a pas généré de frustrations. Car si personne n’évolue socialement, il n’y a pas non plus, contrairement à la partie ouest, de sentiment de déclassement. Béatrice Giblin
Les Français ont redit hier que la crise économique et sociale n’était rien à côté de la crise identitaire, liée à l’immigration massive et à la déculturation organisée. Les socialistes corsetés n’ont pas de réponse: Manuel Valls a répété qu’il ne changerait pas sa "feuille de route" et qu’il "demandait du temps". L’UMP, pour sa part,  avait un temps touché du doigt la bonne stratégie avec la "ligne Buisson", qui consistait à se dégager des interdits de penser. C’est elle qui s’avère plus nécessaire que jamais si la droite veut regagner la confiance. Pour l’UMP, c’est désormais une question de survie. Il n’est en tout cas pas pensable de répondre par l’immobilisme à cette crise de régime. Ceux qui dénoncent dans le FN le "rejet de l’autre" ne peuvent rejeter ce parti devenu majoritaire, à moins d’ostraciser "La France FN" (titre de Libération, ce lundi). D’autant que le procès en antisémitisme qui est fait par certains au mouvement de Marine Le Pen masque la réalité de la haine antijuive  qui s’observe dans des cités (deux jeunes frères portant la kippa ont été agressés samedi soir devant la synagogue de Créteil). Le "populisme" ne menace aucunement la démocratie, comme l’assurent les oligarques contestés par le peuple et qui s’accrochent, eux, à leur pouvoir. Le vrai danger est l’obscurantisme qui, à Bruxelles samedi, a assassiné quatre personnes, dont deux israéliens, au Musée Juif de la ville; or cette menace-là mobilise beaucoup moins les belles âmes. La diabolisation du mouvement de Marine Le Pen est une paresse intellectuelle des politiques et des médias. Ceux-là ont été ses meilleurs alliés, en instituant son parti comme unique formation à l’écoute des gens. L’échec confirmé de cette méthode oblige à y renoncer. Il est devenu, par la volonté des citoyens, un parti comme un autre. Il doit être jugé sur son programme. L’UMP devra s’en inspirer quand le FN parle de la France. Ivan Rioufol
Si les tendances à la fragmentation perdurent, le mouvement islamiste sera condamné, comme le fascisme et le communisme, à n’être rien de plus qu’une menace pour la civilisation, capable de causer des dommages considérables mais sans jamais pouvoir triompher. Ce frein potentiel au pouvoir islamiste, devenu manifeste seulement en 2013, ouvre la voie à l’optimisme mais pas à la complaisance. Même si les choses semblent meilleures qu’il y a un an, la tendance peut à nouveau s’inverser rapidement. La tâche ardue qui consiste à vaincre l’islamisme demeure une priorité. Daniel Pipes
Abdel-Samad avait prédit, avant le déclenchement des révolutions arabes, l’effondrement du monde musulman sous le poids d’un islam incapable de prendre le virage de la modernité, et l’immigration massive vers l’Occident qui s’en suivrait. L’Occident a intérêt à soutenir les forces laïques et démocratiques dans le monde musulman. Et chez nous, il faut encourager la critique de l’islam au lieu de la réprimer sous prétexte de discours de haine. En apaisant les islamistes et en accommodant leurs demandes obscurantistes dans nos institutions, on ne fait que retarder un processus qui serait salutaire pour les musulmans eux-mêmes, et pour l’humanité. Al Masrd
In the western world, an astounding number of people believe that Islam is overpowering and on the rise. Demographic trends, along with bloody attacks and shrill tones of Islamist fundamentalists, seem to confirm that notion. In reality, however, it is the Islamic world which feels on the defensive and determined to protest vehemently against what it perceives as a western, aggressive style of power politics, including in the economic sphere. In short, a stunning pattern of asymmetric communication and mutual paranoia determines the relationship between (Muslim) East and (Christian) West — and has done so for generations. Regarding Islam, I think that in its present condition it may be many things, except for one — that it is powerful. Indeed, I view today’s Islam as seriously ill — and, both culturally and socially, as in retreat. It can offer few, if any, constructive answers to the questions of the 21st century and instead barricades itself behind a wall of anger and protest. The religiously motivated violence, the growing Islamization of public space and the insistence on the visibility of Muslim symbols are merely nervous reactions to this retreat. The rise of Islamism reflects little more than the profound lack of self-awareness and constructive real-life options for many young Muslims. For all the supposed glory and dynamism in the eyes of its acolytes, it is little more than the desperate act to paint a house in seemingly resplendent colors, while the house itself is about to topple onto itself. But no doubt about it, the collapse of a house is a dangerous matter — and not just for its residents. (…)  As far as I can tell, the “clash of civilizations” seized upon by the late Samuel Huntington has long become reality. But it is important to realize that it takes place not only between Islam and the West, as many suspected it, but also within the Islamic world itself. It is an inner-Islamic clash between individualism and conformity pressure, between continuity and innovation, modernity and the past. (…) Perversely, but predictably, the directly related lack of economic productivity and the growing popular discontent over the inability to tap into a gainful economic life help the radical Islamists to advance their cause. (…) When it comes to the future of Islam, I fear that the road to transformation and modernization will only be reached following a period of collapse. This is especially true in the Arab world, where the prospects for both regional and global advancement appear rather daunting, if not — for now — illusory. A rapidly growing, poor and oppressed population, a lagging educational sector, shrinking oil reserves and drastic climate change undermine any prospects for economic progress. In addition, these factors further intensify the existing regional and religious conflicts. The net effect of this could well be an increasing loss of relevance and authority of the state itself, which could lead to a significant spread of violence. The civil wars in Afghanistan, Iraq, Algeria, Pakistan, Somalia and Sudan are just the beginning of it — although already a most ominous one. The present form of spiritual and material calcification leads me to make a prediction: Many Islamic countries will tumble, and Islam will have a hard time surviving as a political and social idea, and as a culture. What this does to the world community is difficult to assess. However, it is quite clear that this disintegration will result in one of the largest migrations in history. (And this is precisely where the circle of fear is getting closed again — from New York to Germany.) The downfall of the Islamic world would automatically mean that the waves of migration to Europe would increase significantly. For young Muslim immigrants, fleeing poverty and terrorism, Europe does indeed represent a hope for them, as does the United States. Still, they will not manage to shed themselves of their friend-foe thinking. They will migrate into a continent that they by and large despise — and that they hold responsible for their plight. Worse, neither the recipient country’s government institutions nor the long-established Muslim immigrants there can help them to integrate themselves. The spreading violence that came to the fore in the wake of the downfall of their home countries will simply be outsourced, mainly to Europe, because of its non-shielded immigrant situation. Saying so has nothing to do with scaremongering, but is an act of recognizing what’s real. In the ultimate analysis, it is the natural result of the imbalance in the world in which we live. The many sins of the West and the corresponding failures of the Islamic world itself, which are already the stuff of history for centuries, will become very visible again. This is the downside of the globalization process. Hard times await us on both sides of the Mediterranean Sea. Meanwhile, we are all running out of time. Hamed Abdel-Samad
Les musulmans ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ? (…)  les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle? (…) le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière. (…) comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Hamed Abdel-Samad

Islam incapable de prendre le virage de la modernité, absence de structures économiques assurant un réel développement, absence d’un système éducatif efficace, limitation sévère de la créativité intellectuelle  …

Alors qu’avance chaque jour un peu plus dans les marges de nos villes la contre-colonisation islamique …

Et qu’alimentées, de la Syrie à l’Afrique, par les pires conflits de la planète, les vagues d’immigration sauvages et massives prophétisées par Jean Raspail ont déjà commencé à atteindre nos rivages …

Pendant qu’entre Mohamed Merah en France et son possible émule il y  a une semaine à Bruxelles, les "soldats perdus du jihad" ont peut-être déjà commencé eux aussi à rapatrier leur violence dans nos centre-villes …

Et qu’après le discours de vérité de Benoit XVI sur l’islam et face à l’inquiétude qui monte de nos populations de souche, le Pape François comme nos belles âmes et nos médias nous ramènent à l’apaisement le plus servile …

Petite remise des pendules à l’heure avec l’universitaire égypto-allemand Hamed Abd el Samad

Qui, bien solitaire et au péril de sa vie, rappelait il y a trois ans  le caractère illusoire de l’apparente résurgence du monde islamique ..

Et confirmant, après le fameux rapport des Nations Unies d’il y a douze ans, les analyses tant critiquées de Huntington sur le choc des civilisations comme le lien décrit par René Girard entre l’exaspération et la disparition prochaine d’un phénomène …

Montrait que ledit conflit se joue aussi à l’intérieur du monde musulman lui-même et prédisait un effondrement dans les décennies à venir de la Maison-islam …

Aussi nécessaire et salutaire qu’hélas hautement risqué et dangereux …

Et ce pas seulement pour ses résidents …

Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman
Un article paru le 1er décembre 2010 dans le journal Al Marsd au sujet d’un livre du politologue allemand d’origine égyptienne, Abdel-Samad.

Abdel-Samad avait prédit, avant le déclenchement des révolutions arabes, l’effondrement du monde musulman sous le poids d’un islam incapable de prendre le virage de la modernité, et l’immigration massive vers l’Occident qui s’en suivrait.L’Occident a intérêt à soutenir les forces laïques et démocratiques dans le monde musulman. Et chez nous, il faut encourager la critique de l’islam au lieu de la réprimer sous prétexte de discours de haine. En apaisant les islamistes et en accommodant leurs demandes obscurantistes dans nos institutions, on ne fait que retarder un processus qui serait salutaire pour les musulmans eux-mêmes, et pour l’humanité.

Hamed Abd el Samad, chercheur et professeur d’université résidant en Allemagne, a publié en décembre 2010 un ouvrage qu’il a intitulé «la chute du monde islamique». Dans son livre il pose un diagnostic sans concessions sur l’ampleur de la catastrophe qui frappera le monde islamique au cours des trente prochaines années. L’auteur s’attend à ce que cet évènement coïncide avec le tarissement prévisible des puits de pétrole au Moyen-Orient. La désertification progressive contribuerait également au marasme économique tandis qu’on assistera à une exacerbation des nombreux conflits ethniques, religieux et économiques qui ont actuellement cours. Ces désordres s’accompagneront de mouvements massifs de population avec une recrudescence des mouvements migratoires vers l’Occident, particulièrement en direction de l’Europe.

Fort de sa connaissance de la réalité du monde islamique, le professeur Abd el Samad en est venu à cette vision pessimiste. L’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques sont d’après lui les causes principales de la catastrophe appréhendée. Ses origines remontent à un millénaire et elle est en lien avec l’incapacité de l’islam d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier.

À moins d’un miracle ou d’un changement de cap aussi radical que salutaire, Abd el Samad croit que l’effondrement du monde islamique connaîtra son point culminant durant les deux prochaines décennies. L’auteur égyptien a relevé plusieurs éléments lui permettant d’émettre un tel pronostic :

Absence de structures économiques assurant un réel développement
Absence d’un système éducatif efficace
Limitation sévère de la créativité intellectuelle

Ces déficiences ont fragilisé à l’extrême l’édifice du monde islamique, le prédisposant par conséquent à l’effondrement. Le processus de désintégration comme on l’a vu plus haut a débuté depuis longtemps et on serait rendu actuellement à la phase terminale.

L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : «Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ?» Et il pousse le questionnement d’un cran : «Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle?» Et il ajoute : «le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière.»

L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure taboue ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative. S’attaquant indirectement au coran. l’auteur se demande quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux. Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre ! L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable.

L’auteur s’interroge : «comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan civilisationnel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques. Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux.

Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la charia qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre dar el islam et dar el harb (les pays islamiques et les pays à conquérir). L’auteur croit qu’il est impossible pour l’oumma islamique de progresser et d’innover avant qu’elle ne se libère de ses démons, de ses complexes, de ses interdits et avant qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque fusse un prophète, un individu, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique de la religion ou dans sa vie quotidienne.

Source : أستاذ جامعي مصري يتنبأ بسقوط العالم الإسلامي خلال 30 سنة, Al-Masrd, 1 décembre 2010. Traduction de l’arabe par Hélios d’Alexandrie

Voir aussi:

Globalization and the Pending Collapse of the Islamic World

With which tools can Islam, in the eyes of the Islamists, actually conquer the world of today? Or can it?
Hamed Abdel-Samad

The Globalist

September 15, 2010

In the western world, an astounding number of people believe that Islam is overpowering and on the rise. Demographic trends, along with bloody attacks and shrill tones of Islamist fundamentalists, seem to confirm that notion.

In reality, however, it is the Islamic world which feels on the defensive and determined to protest vehemently against what it perceives as a western, aggressive style of power politics, including in the economic sphere.

In short, a stunning pattern of asymmetric communication and mutual paranoia determines the relationship between (Muslim) East and (Christian) West — and has done so for generations.

Regarding Islam, I think that in its present condition it may be many things, except for one — that it is powerful. Indeed, I view today’s Islam as seriously ill — and, both culturally and socially, as in retreat.

It can offer few, if any, constructive answers to the questions of the 21st century and instead barricades itself behind a wall of anger and protest.

The religiously motivated violence, the growing Islamization of public space and the insistence on the visibility of Muslim symbols are merely nervous reactions to this retreat.

The rise of Islamism reflects little more than the profound lack of self-awareness and constructive real-life options for many young Muslims.

For all the supposed glory and dynamism in the eyes of its acolytes, it is little more than the desperate act to paint a house in seemingly resplendent colors, while the house itself is about to topple onto itself.

But no doubt about it, the collapse of a house is a dangerous matter — and not just for its residents.

The key question is this: With which tools can Islam, in the eyes of the Islamists, actually conquer the world of today? After all, in the era of nanotechnology, demographics alone is no longer sufficient to determine the fate of the world.

To the contrary, the rise of half-educated masses without any real prospects for economic and social advancement in too many Muslim countries, in my view, is more of a burden on Islam than on the West.

True, there is a widespread trend which has much of the Islamic world disassociate itself from secular and scientific knowledge in a drastic manner — and which chooses to adopt a profoundly irreconcilable attitude to the spirit of modernity.

At the same time, for all their presumed backwardness and lack of perspective, young Muslims in many countries undergo a distinct individualization process.

True, that development primarily concerns those who are quite intense users of the Internet and who, depending on their personal financial situation, also tend to be devoted to buying modern consumer goods.

Either way, the outcome is a profound shift from the pre-Internet past: They no longer trust the old traditional structures.

These trends can ultimately bring about one of two possible outcomes — a move toward democratization or a step back toward mass fanaticism and violence.

Which outcome it will be depends first and foremost on the frameworks in which these young individuals find themselves.

What is as perplexing as it is remarkable is that, in key countries such as Iran and Egypt, the trend toward radicalization and the opposite outcome of young people managing to free themselves from outdated structures occur simultaneously.

Meanwhile, the battle lines between these two opposing outcomes have hardened more than ever before — and a bitter confrontation has become inevitable.

As far as I can tell, the “clash of civilizations” seized upon by the late Samuel Huntington has long become reality. But it is important to realize that it takes place not only between Islam and the West, as many suspected it, but also within the Islamic world itself.

It is an inner-Islamic clash between individualism and conformity pressure, between continuity and innovation, modernity and the past.

It would be naïve to assume that real political reform — and, along with it, a modernizing reform of Islam — are anything but in the rather distant future.

That will be the case as long as the education systems still favor pure loyalty over freer forms of thinking.

Perversely, but predictably, the directly related lack of economic productivity and the growing popular discontent over the inability to tap into a gainful economic life help the radical Islamists to advance their cause.

Even in the socially and politically better-off Gulf countries, the process of opening up is primarily undertaken by "virtue" of introducing modern consumer culture — rather than as a dynamic renewal of thought. (Hello China.)

The so-called reformers of Islam still dare not approach the fundamental problems of culture and religion. Reform debates are triggered frequently, but never completed.

Hardly anyone asks, “Is there possibly a fundamental shortcoming of our faith?” Hardly anyone dares to attack the sanctity of the Koran.

The Muslim World and the Titanic

Does Islam share the same fate as the Titanic?
Hamed Abdel-Samad

The Globalist

September 16, 2010

Comparing the Muslim world of today with the Titanic just before its sinking, some powerful parallels come to mind — sadly so.

That ship was all alone in the ocean, was considered invincible by its proud makers and yet suddenly became irredeemably tarnished in its oversized ambitions. Within a few seconds, it moved in its self-perception from world dominator to sailing helplessly in the icy ocean of modernity, without any concept of where a rescue crew could come from.

The passengers in the third-class cabins remained asleep, effectively imprisoned, clueless about the looming catastrophe. The rich, meanwhile, managed to rescue themselves in the few lifeboats that were available, while the traveling clergy excelled with heartfelt but empty appeals to those caught in between not to give up fighting.

The so-called Islamic reformers remind me of the salon orchestra, which — in a heroic display of giving the passengers the illusion of normalcy — continued to play on the deck of the Titanic until it went down. Likewise, the reformers are playing an alluring melody, but know full well that no one is listening anyway.

All around the world, we live in times of significant global transformation. The disorienting pressures stemming from that need find a real-life expression in such events as the fight in New York City over the location of a mosque, the abandoned burning of Korans in Florida, or German debates about the presumed economic inferiority of Muslim immigrants (advanced by a central banker, who has since resigned from office).

When it comes to the future of Islam, I fear that the road to transformation and modernization will only be reached following a period of collapse.

This is especially true in the Arab world, where the prospects for both regional and global advancement appear rather daunting, if not — for now — illusory.

A rapidly growing, poor and oppressed population, a lagging educational sector, shrinking oil reserves and drastic climate change undermine any prospects for economic progress. In addition, these factors further intensify the existing regional and religious conflicts.

The net effect of this could well be an increasing loss of relevance and authority of the state itself, which could lead to a significant spread of violence.

The civil wars in Afghanistan, Iraq, Algeria, Pakistan, Somalia and Sudan are just the beginning of it — although already a most ominous one.

The present form of spiritual and material calcification leads me to make a prediction: Many Islamic countries will tumble, and Islam will have a hard time surviving as a political and social idea, and as a culture.

What this does to the world community is difficult to assess. However, it is quite clear that this disintegration will result in one of the largest migrations in history. (And this is precisely where the circle of fear is getting closed again — from New York to Germany.)

The downfall of the Islamic world would automatically mean that the waves of migration to Europe would increase significantly. For young Muslim immigrants, fleeing poverty and terrorism, Europe does indeed represent a hope for them, as does the United States.

Still, they will not manage to shed themselves of their friend-foe thinking. They will migrate into a continent that they by and large despise — and that they hold responsible for their plight.

Worse, neither the recipient country’s government institutions nor the long-established Muslim immigrants there can help them to integrate themselves.

The spreading violence that came to the fore in the wake of the downfall of their home countries will simply be outsourced, mainly to Europe, because of its non-shielded immigrant situation.

Saying so has nothing to do with scaremongering, but is an act of recognizing what’s real. In the ultimate analysis, it is the natural result of the imbalance in the world in which we live.

The many sins of the West and the corresponding failures of the Islamic world itself, which are already the stuff of history for centuries, will become very visible again.

This is the downside of the globalization process. Hard times await us on both sides of the Mediterranean Sea. Meanwhile, we are all running out of time.

Voir également:

L’islamisme probablement condamné à disparaître
Daniel Pipes
The Washington Times
22 juillet 2013

Version originale anglaise: Islamism’s Likely Doom
Adaptation française: Johan Bourlard

Pas plus tard qu’en 2012, les islamistes semblaient pouvoir coopérer en surmontant leurs nombreuses dissensions internes – religieuses (sunnites et chiites), politiques (monarchistes et républicains), tactiques (politiques et violentes), ou encore sur l’attitude face à la modernité (salafistes et Frères musulmans). En Tunisie, par exemple, les salafistes et les Frères musulmans (FM) ont trouvé un terrain d’entente. Les différences entre tous ces groupes étaient réelles mais secondaires car, comme je le disais alors, « tous les islamistes poussent dans la même direction, vers l’application pleine et sévère de la loi islamique (la charia) ».

Ce genre de coopération se poursuit à un niveau relativement modeste, comme on a pu le voir lors de la rencontre entre un membre du parti au pouvoir en Turquie et le chef d’une organisation salafiste en Allemagne. Mais ces derniers mois, les islamistes sont entrés subitement et massivement en conflit les uns avec les autres. Même s’ils constituent toujours un mouvement à part entière caractérisé par des objectifs hégémoniques et utopistes, les islamistes diffèrent entre eux quant à leurs troupes, leurs appartenances ethniques, leurs méthodes et leurs philosophies.

Les luttes intestines que se livrent les islamistes ont éclaté dans plusieurs autres pays à majorité musulmane. Ainsi, on peut observer des tensions entre sunnites et chiites dans l’opposition entre la Turquie et l’Iran due aussi à des approches différentes de l’islamisme. Au Liban, on assiste à une double lutte, d’une part entre sunnites et islamistes chiites et d’autre part entre islamistes sunnites et l’armée. En Syrie c’est la lutte des sunnites contre les islamistes chiites, comme en Irak. En Égypte, on voit les islamistes sunnites contre les chiites alors qu’au Yémen ce sont les houthistes qui s’opposent aux salafistes.

La plupart du temps, toutefois, ce sont les membres d’une même secte qui s’affrontent : Khamenei contre Ahmadinejad en Iran, l’AKP contre les Gülenistes en Turquie, Asa’ib Ahl al-Haq contre Moqtada al-Sadr en Irak, la monarchie contre les Frères musulmans en Arabie Saoudite, le Front islamique de libération contre le Front al-Nosra en Syrie, les Frères musulmans égyptiens contre le Hamas au sujet des hostilités avec Israël, les Frères musulmans contre les salafistes en Égypte, ou encore le choc entre deux idéologues et hommes politiques de premier plan, Omar el-Béchir contre Hassan al-Tourabi au Soudan. En Tunisie, les salafistes (dénommés Ansar al-charia) combattent l’organisation de type Frères musulmans (dénommée Ennahda).

Des différences apparemment mineures peuvent revêtir un caractère complexe. À titre d’exemple, essayons de suivre le récit énigmatique d’un journal de Beyrouth à propos des hostilités à Tripoli, ville du nord du Liban :

Des heurts entre les différents groupes islamistes à Tripoli, divisés entre les mouvements politiques du 8 Mars et du 14 Mars, sont en recrudescence. … Depuis l’assassinat, en octobre, du Général de Brigade Wissam al-Hassan, figure de proue du mouvement du 14 Mars et chef du service des renseignements, des différends entre groupes islamistes à Tripoli ont abouti à une confrontation majeure, surtout après le meurtre du cheikh Abdel-Razzak al-Asmar, un représentant du Mouvement d’unification islamique, quelques heures seulement après la mort d’al-Hassan. Le cheikh a été tué par balles… pendant un échange de tirs survenu lorsque des partisans de Kanaan Naji, islamiste indépendant associé à la Rencontre nationale islamique, ont tenté de s’emparer du quartier général du Mouvement d’unification islamique.

Cet état de fragmentation rappelle les divisions que connaissaient, dans les années 1950, les nationalistes panarabes. Ces derniers aspiraient à l’unification de tous les peuples arabophones « du Golfe [Persique] à l’Océan [Atlantique] » pour reprendre l’expression d’alors. Malgré la grandeur de ce rêve, ses leaders se sont brouillés au moment où le mouvement grandissait, condamnant un nationalisme panarabe qui a fini par s’effondrer sous le poids d’affrontements entre factions toujours plus morcelées. Parmi ces conflits, on note :

Gamal Abdel Nasser en Égypte contre les partis Baas (ou Ba’ath) au pouvoir en Syrie et en Irak.
Le parti Baas syrien contre le parti Baas irakien.
Les baasistes syriens sunnites contre les baasistes syriens alaouites.
Les baasistes syriens alaouites jadidistes contre les baasistes syriens alaouites assadistes.

Et ainsi de suite. En réalité tous les efforts en vue de former une union arabe ont échoué – en particulier la République arabe unie rassemblant l’Égypte et la Syrie (1958-1961) mais également des tentatives plus modestes comme la Fédération arabe (1958), les États arabes unis (1958-1961), la Fédération des Républiques arabes (1972-1977), la domination syrienne du Liban (1976-2005) et l’annexion du Koweït par l’Irak (1990-1991).

Reflet de modèles bien ancrés au Moyen-Orient, les dissensions qui surgissent parmi les islamistes les empêchent en outre de travailler ensemble. Une fois que le mouvement émerge, que ses membres accèdent au pouvoir et l’exercent réellement, les divisions deviennent de plus en plus profondes. Les rivalités, masquées quand les islamistes languissent dans l’opposition, se dévoilent quand ils conquièrent le pouvoir.

Si les tendances à la fragmentation perdurent, le mouvement islamiste sera condamné, comme le fascisme et le communisme, à n’être rien de plus qu’une menace pour la civilisation, capable de causer des dommages considérables mais sans jamais pouvoir triompher. Ce frein potentiel au pouvoir islamiste, devenu manifeste seulement en 2013, ouvre la voie à l’optimisme mais pas à la complaisance. Même si les choses semblent meilleures qu’il y a un an, la tendance peut à nouveau s’inverser rapidement. La tâche ardue qui consiste à vaincre l’islamisme demeure une priorité.

Addendum, 22 juillet 2013. Les subdivisions parmi les nationalistes panarabes des années 1950 me rappellent une parodie du comédien américain Emo Philips (légèrement adaptée pour la lecture) :

Un jour, j’ai vu un type sur un pont, prêt à sauter.

Je lui ai dit. « Ne fais pas ça ! ». Il a répondu : « Personne ne m’aime. »

« Dieu t’aime. Crois-tu en Dieu ? ». Il a répondu : « Oui. »

« Moi aussi ! Es-tu juif ou chrétien ? » Il a répondu : « Chrétien. »

« Moi aussi ! Protestant ou catholique ? » Il a répondu : « Protestant. »

« Moi aussi ! Quelle dénomination ? » Il a répondu : « Baptiste. »

« Moi aussi ! Baptiste du Nord ou du Sud? » Il a répondu : « Baptiste du Nord. »

« Moi aussi ! Baptiste du Nord conservateur ou libéral ? » Il a répondu : « Baptiste du Nord conservateur. »

« Moi aussi ! Baptiste du Nord conservateur de la région des Grands Lacs ou de l’Est ? » Il a répondu : « Baptiste du Nord conservateur de la région des Grands Lacs. »

« Moi aussi ! Baptiste du Nord conservateur de la région des Grands Lacs du Conseil de 1879 ou du Conseil de 1912 ? » Il a répondu : « Baptiste du Nord conservateur de la région des Grands Lacs du Conseil de 1912. »

J’ai répondu : « Meurs, hérétique ! » Et je l’ai poussé en bas du pont.

Voir encore:

Le monde arabe est en phase d’effondrement total
Guy Millière
Dreuz.info
02 août 2012

Le discours de Mitt Romney à Jérusalem, et les déclarations à la presse qui l’ont accompagné n’en finissent décidément pas de faire des vagues. Mitt Romney a parlé du fait que le développement économique et la liberté qui règnent en Israël étaient dues à la culture, et que les handicaps qui marquent le monde musulman et qui touchent les « Palestiniens » auraient aussi une dimension culturelle. Des accusations de racisme ont aussitôt commencé à fuser.

Les gens qui profèrent ces accusations sont-ils si idiots qu’ils confondent race et culture ? Pensent-ils vraiment qu’un Africain noir né chrétien et qui se convertit à l’islam change de race, ou qu’un Suédois blond devenu musulman va soudain devenir un Arabe du Proche-Orient ? Je ne peux imaginer que ces gens sont des idiots, je les pense plutôt pervers et imprégnés de haine envers la réussite. Et je les considère animés d’une aversion envers ce qui peut permettre au genre humain de s’émanciper et de s’accomplir.

L’une des notions économiques essentielles développées ces dernières années par des économistes qui vont de David Landes, auteur de « La richesse et la pauvreté des nations », un livre fondamental, à Thomas Sowell auteur de Migrations and Cultures, Race and Cultures, et Conquests and Cultures, de Lawrence Harrison, auteur de Underdevelopment Is A State of Mind à Samuel Huntington, auteur avec Harrison de Culture Matters, est celle de « capital culturel ». J’ai moi-même introduit et exposé l’importance de cette notion dans La Septième dimension.

Ignorer cette notion est ne rien comprendre au monde contemporain et, dans un contexte de guerre, de famines et de fanatisme, il est criminel de ne rien comprendre au monde contemporain.

Oui, certaines cultures sont plus propices que d’autres au développement économique et à la liberté sous toutes ses formes, et, n’en déplaise aux relativistes, la culture juive est une culture particulièrement propice.

La culture du christianisme protestant est plus propice au développement économique et à la liberté que la culture du christianisme catholique, et lorsque des substrats culturels viennent s’ajouter, tels le caudillisme en Amérique latine, les handicaps peuvent devenir écrasants.

Oui, les cultures marquées par le confucianisme peuvent susciter le développement économique, mais se trouver confrontées à des obstacles lorsqu’il s’agit de liberté, et cela explique les difficultés de sociétés asiatiques à passer à un fonctionnement post-industriel et post-asiatique.

Et oui, hélas, le monde musulman, et en lui tout particulièrement le monde arabe, sont dans une situation de blocage culturel qui ne cesse de s’aggraver et prennent des allures cataclysmiques.

Le monde arabe est aujourd’hui dans une phase d’effondrement économique qui s’accompagne d’un effondrement de ses structures politiques et d’une destruction de ses repères culturels. Il ne reste au milieu des décombres qu’une infime minorité de gens ouverts à l’esprit de civilisation et aux sociétés ouvertes, et une immense déferlante islamiste où se mêlent dans le ressentiment, le sectarisme et le tribalisme des gens désireux de revenir à une lecture littéraliste du Coran, des radicaux mélangeant Coran et texte de Marx, Lénine ou Franz Fanon, d’autres qui relisent leurs textes sacrés à la lumière noire de Hitler.

Cet effondrement ne fait que commencer. Il va se poursuivre. La situation qui prévaut en Syrie n’en est qu’un fragment. D’autres fragments sont visibles en Libye, dans le Nord du Mali, au Nigeria où agissent les Boko Haram, en Somalie, au Soudan, au Yemen.

Il est criminel de ne pas le comprendre. C’est suicidaire aussi.

La Russie et la Chine essaient cyniquement de voir quels avantages elles peuvent tirer de l’effondrement et en quoi il peut leur permettre de parasiter le monde occidental.

Les dirigeants européens s’essaient à rafistoler une zone euro et une Union Européenne qui sont elles-mêmes au bord de l’effondrement, et font semblant de croire encore aux « promesses du printemps arabe ». Manuel Valls, qui sortait sans doute d’un hôpital où il venait de subir une lobotomie, a parlé le 6 juillet en inaugurant de manière très laïque une mosquée à Cergy Pontoise de l’islam contemporain comme de l’hériter de celui de Cordoue où foisonnait la connaissance.

Les dirigeants européens entendent aussi flatter les « Palestiniens » : s’ils ouvraient les yeux (c’est impossible, je sais), et s’ils actionnaient leurs neurones (ce qui est plus impossible encore, je ne l’ignore pas), ils discerneraient que le « mouvement palestinien » est en train de mourir et ne survit que grâce aux injections financières européennes et, pour partie, américaines. Ils discerneraient que le « mouvement palestinien » s’est développé dans les années mille neuf cent soixante quand le nationalisme arabe était soutenu par l’Union Soviétique. L’Union Soviétique n’existe plus. Le nationalisme arabe agonise dans les décombres de Damas.

Les membres de l’administration Obama font preuve d’autant de stupidité que les dirigeants européens. C’est pour cela qu’on les aime bien en Europe.

C’est ainsi en tout cas : les dirigeants de l’Autorité Palestinienne ne représentent plus rien que leur propre imposture et le rôle que les Européens et l’administration Obama veulent bien leur accorder par pur crétinisme.

Le Hamas régit la bande de Gaza qui va peu à peu se fondre dans l’Egypte islamiste et délabrée. Et le Hamas est prêt à s’emparer de l’Autorité Palestinienne. Or, le Hamas n’en a que faire d’un « Etat palestinien » : il rêve de califat. Il raisonne en termes de dar el islam et de dar el harb. Il n’en a rien à faire de la Judée-Samarie que ses larbins appellent Cisjordanie. Il fait partie intégrante de la déferlante islamiste présente.

Au terme de la tempête qui prend forme, le monde musulman sera en ruines, décomposé, chaotique. Une recomposition s’enclenchera peut-être. Il n’y aura pas de place dans cette reconstruction pour l’Autorité Palestinienne. Il n’y en aura pas pour le nationalisme arabe.

Il y aura une place pour Israël, le seul pays qui a les moyens de surnager au milieu de ce grand océan de tourbe.

Je ne sais s’il y aura une place pour l’Europe. Je dois dire que j’en doute.

Je veux espérer qu’il y aura une place pour les Etats-Unis. Ce sera l’un des enjeux de l’élection de novembre prochain. Dois-je dire que j’espère très vivement que Mitt Romney sera élu. Les Etats-Unis ont besoin d’un Président à la Maison Blanche. Et si ce Président comprend non seulement les vertus du libre marché, mais aussi l’importance du capital culturel, c’est un atout supplémentaire.

Voir encore:

L’effondrement de la Civilisation arabe?

Thérèse Zrihen-Dvir

Le 14 Février, 2011

(Inspiré de l’étude de Michael Fraley),

Il y a cinq ans environ, le lieutenant colonel James G. Lacey, publiait un article dans le journal : Marine Institute: Démarches: "L’effondrement Imminent de la Civilisation Arabe". " Il y contestait les conclusions de deux livres qui avaient particulièrement influencé la récente politique étrangère et la grande stratégie : La Crise de L’Islam : Guerre Sainte et Terreur Impie, par Bernard Lewis – et "Le Choc des Civilisations et restructuration de l’ordre Mondial, par Samuel P. Huntington.

Il déclarait dans son article : Une compréhension plus perspicace des événements nous dirige vers la conclusion que la civilisation arabe (pas les musulmans) tend à s’effondrer, et par coïncidence la majorité arabe est musulmane. Tout comme la chute de l’empire romain entraina l’effondrement de l’Europe occidentale, sans pour cela effriter le Christianisme.

Sa thèse souligne que, tandis que l’Islam lui-même continue de s’accroître et de prospérer autour du monde (en effet, il poursuit assidûment des percées intelligentes au sein des états occidentaux), comme il fut le cas spécialement dans le monde arabe, là où l’ont notait des troubles de décomposition de civilisation.

Mais Lacey n’est pas le seul – Azmi Bashara écrivait en 2003, dans le journal Al-Ahram, du Caire : Les arabes … sont dans un état double de délabrement qui défie l’esprit même de ceux qui espéraient un été chaud de décadence poste-guerre… La nation (Arabe) sera divisée entre ceux qui dansent à chaque battement de scandale et défaite, et ceux qui se font exploser pour devenir le gong assourdissant et rebondissant des rites religieux.

Écrivant sur le journal Wall Street, Fouad Ajami entamait son article "Autocratie et le déclin des Arabes", par cette étrange vision : "Je me suis senti si jaloux," disait Abdulmonem Ibrahim, un jeune activiste politicien, sur les récentes émeutes en Iran. "Nous sommes confondus par l’organisation et la diligence par laquelle le mouvement iranien opère. En Égypte, chacun peut compter le nombre d’activistes sur une main." Ce degré d'"envier l’Iran" nous cite l’état de stagnation des politiques arabes. La révolution iranienne n’est guère plaisante, mais elle rend son dû aux iraniens : ils ont foncé dans les rues pour contester le mandat des théocrates.

Maintenant que Moubarak a été déposé, la question que nous nous posons tous : était-ce en effet la victoire du peuple de l’Égypte, ou une victoire des islamistes radicaux?"

L’effondrement d’une civilisation ?

Les troubles récents dans le monde arabe, révèlent l’insatisfaction des peuples qui se sont érigés depuis plusieurs dizaines d’années. Mais est-ce bien plus profond et plus ample qu’une série d’insurrections? Maintenant que le siège historique de la puissante culture arabe a été basculé, est-ce l’indication d’un renouvellement ou d’une décomposition de la civilisation dans son ensemble? Colonel Lacey avait prédit les soulèvements actuels traitant le cas de ces événements comme les signes précurseurs de la fin de l’ère arabe. Il reste toutefois une revendication monumentale et Lacey reconnait le scepticisme que cette revendication rencontrera.

La question qui suit est : comment se fait-il que le monde libre n’ait pas identifié et prévu l’effondrement d’une civilisation entière? La réponse est simple, aucune personne vivante n’a jamais assisté à un phénomène pareil. L’effondrement d’une civilisation n’a réellement tenu place que durant l’époque de l’obscurantisme. L’effondrement d’une civilisation s’étend sur de nombreuses années et s’effectue presque imperceptiblement dans la mare des événements quotidiens.

Les graines d’un tel effondrement, si c’est bien ce que nous voyons, pourraient avoir été ensemencées il y 600 ans, selon Lacey, avec l’aube de la Renaissance dans toute l’Europe Occidentale. Toutefois, il est fort possible que le sort de la civilisation arabe ait été fixé deux siècles plus tôt, avec l’exil de Ibn Rushd (plus connu en Occident sous Averroes).

Voies différentes

À un temps lorsque les philosophes occidentaux se mesuraient à des questions d’ontologie (la nature d’être) et d’épistémologie (théorie de la connaissance), les califes des états arabes et leurs universitaires choisis manipulaient les débats philosophiques différemment, comme ils n’ont jamais cessé de le faire d’ailleurs: par des accusations d’infidélité aux écritures, des peines d’incarcération, l’exil, et peine de mort. Ibn Rushd contestait la pensée dominante d’Al Ghazali (1059-1111) adoptant plutôt la tradition d’Ibn Sina, philosophe islamique persan du 11ème siècle.

Yousif Fajr Raslan écrivait : Endigué par la résistance aveugle des académiciens du calife, Ibn Rushd tourna vers la philosophie grecque, où il trouva son idéal chez Aristote… Il appliqua le raisonnement rational de la théologie, approche qui souleva ses collègues contre lui et contre la philosophie dans son ensemble, pour ne pas mentionner leur haine particulière envers les philosophes grecques. Ibn Rushd fut banni, mettant fin à tout espoir de renouveau philosophique et introduction de rationalité historique dans la culture arabe.

Les philosophes occidentaux avaient traversé la Renaissance et les périodes d’empirisme, développant la "méthode scientifique". Les grands penseurs occidentaux, depuis Thomas Aquinas avaient débattu le thème des relations entre la métaphysique et le physique, de concert avec les issues autoritaires et la recherche de la vérité. Les académiciens éclairés chrétiens et séculiers ensemble présentaient des idées de "loi naturelle", droits de propriété, et "contrat social".

Les érudits arabes, en revanche, soutenaient Ibn Khaldun (1332-1406) né dans ce qui est couramment connu aujourd’hui, la Tunisie moderne, le considérant comme l’un des plus grands penseurs politiques. Sa définition du gouvernement en tant "qu’une institution qui empêche l’injustice autre qu’elle ne la garantie" domine encore la pensée politique arabe.

Choix politiques

Si Lacey disait vrai, et nous sommes réellement les témoins de l’effondrement de la civilisation arabe dans son ensemble, cela n’augure rien de bon pour l’Occident. Les pouvoirs capables et prêts à combler le vide ne sont ni disposés, ni passifs dans leur attitude envers les pays de l’Occident. Ce qui se développe en Égypte pourrait bien présager ce qui se passera dans le reste du monde arabe. La question clef est la suivant : est-ce que l’influence occidentale a été suffisamment instillée chez les égyptiens, au point de les converger vers une démocratie légitime et durable? Sinon, nous verrons probablement une répétition du scénario iranien des années 1970, pas seulement en Egypte, mais dans le monde arabe entier.

Le Colonel Lacey nous a présenté le cas du déclin de la civilisation arabe selon le modèle de la guerre froide: plus précisément, par la tactique de la restriction. Jusqu’à présent, les USA ont largement abusé de cette grande stratégie. Malheureusement, les maladresses de l’administration américaine et ses réactions tempérées face aux événements de l’Égypte, risque de leur faire perdre l’allié le plus important de la région, et conséquemment leur capacité d’inverser le pouvoir d’une vague énorme du radicalisme islamique.

Leurs options uniques pour renforcer leurs relations avec les puissances amies de la région, résident dans leur soutien de ceux qui cherchent la liberté et la démocratie, et leur support des états véritablement libres. Il devient encore plus impératif d’assurer la croissance continuelle de l’Iraq et sa réussite, mais encore plus critique est de restreindre l’Iran et minimiser son ingérence dans les affaires des nations arabes.

Rien dans tout ce programme n’est aisé. Une bonne compréhension de la nature véritable des troubles dans les états arabes devrait produire des mesures plus préventives. Elle doit donner plus de clarté dans la stratégie américaine future de la région. Sinon, nous risquons de voir tantôt l’ascension d’un Islam radical et la déchéance de la civilisation arabe.

Voir enfin:

"Beaucoup de partis d’extrême droite vont se révéler aux européennes"
Catherine CALVET et Jonathan BOUCHET-PETERSEN
Libération
2 mai 2014

INTERVIEW
Entre la crise économique, le rejet des minorités et les blessures historiques, la géographe Béatrice Giblin s’attend à une poussée du Front national et consorts lors du scrutin du 25 mai.

Avec l’émergence électorale du Front national au tournant des années 80, la France a longtemps fait figure d’«exception en Europe», rappelle la géographe Béatrice Giblin, qui a dirigé l’ouvrage collectif l’Extrême droite en Europe. Mais à quelques semaines des élections européennes du 25 mai, la situation est bien différente : l’Autriche, les Pays-Bas et la Belgique, puis l’Europe du Nord ont à leur tour «connu la percée de partis d’extrême droite revendiquant la préférence nationale, dénonçant le cosmopolitisme, le multiculturalisme et, plus directement encore, la présence des étrangers». Même phénomène, dans une moindre mesure, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Quant à la Grèce, avec Aube dorée, et surtout la Hongrie, avec la dérive du Premier ministre Viktor Orbán sur fond de montée du Jobbik, elles inquiètent au plus haut point Béatrice Giblin.

Au-delà des particularismes régionaux ou nationaux, souvent liés à des raisons historiques, le rejet des musulmans semble se généraliser dans le discours des extrêmes droites en Europe…

C’est leur principal carburant commun, même si la Hongrie fait exception car il n’y a pas eu l’équivalent d’une arrivée rapide de musulmans dans ce pays. L’antisémitisme y reste dominant, même s’il existe des exemples où islamophobie et antisémitisme cohabitent : au Front national, Jean-Marie Le Pen était pro-irakien par antisémitisme et Marine Le Pen est pro-israélienne car son créneau consiste d’abord à stigmatiser les musulmans. Mais revenons à la Hongrie, qui est un cas très intéressant et très inquiétant. Viktor Orbán a de nouveau presque obtenu la majorité absolue lors du dernier scrutin [deux tiers des sièges aux législatives du 6 avril, ndlr], tandis que la montée du Jobbik se poursuit et, vu ce que véhicule cette formation, il y a de quoi avoir peur. A la manière de Marine Le Pen, les responsables du Jobbik présentent mieux et ont fait le ménage en virant notamment ceux qui osaient s’habiller comme sous la dictature Horthy, mais le fond du discours reste le même. Et parmi les parlementaires du Jobbik exclus, certains ont créé l’Aube hongroise, à l’instar de l’Aube dorée grecque.

En quoi le contexte hongrois est-il à part ?

Un pays qui a perdu deux tiers de son territoire et une grande partie de sa population ne s’en remet pas. Il a ensuite fait la grande erreur de choisir les nazis, précisément pour retrouver la grande Hongrie. Il a payé une deuxième fois, si j’ose dire. Tout ça laisse des traces. Quand j’y suis allée, j’ai été frappée par le fait qu’on voyait partout les cartes de la grande Hongrie : sur les sets de table, des autocollants collés aux vitres des voitures et même dans une pharmacie. Dans des parcs publics, il y a des plates-bandes où le pays actuel est représenté avec des fleurs rouges, autour desquelles il y a la grande Hongrie en blanc, et même du bleu pour montrer qu’à l’époque, elle avait accès à la mer. Cela va jusque-là. C’est sans comparaison avec ce que la France a connu en Alsace-Lorraine : cela nous a pourtant suffisamment marqués pour partir la fleur au fusil en 1914.

Vous évoquez là une époque très lointaine, non ?

En effet, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, cela faisait presque soixante-dix ans que la Hongrie tentait de récupérer sa grandeur perdue. A l’échelle de l’histoire, ce n’est pas grand-chose. Et il faudrait d’ailleurs aller voir comment les manuels scolaires hongrois relatent désormais ce fait. Viktor Orbán entretient à dessein cette mythologie. D’une manière générale, l’extrême droite surfe sur ces blessures historiques.

On voit dans votre livre que toutes les extrêmes droites ne sont pas antieuropéennes. Certains régionalistes sont proeuropéens, manière pour eux de passer au-dessus de leur Etat…

C’est notamment vrai en Flandre ou en Espagne avec Plataforma per Catalunya, même si on ne peut pas dire de manière générale que le régionalisme catalan est d’extrême droite. Plataforma, dont on parle assez peu en France mais avec qui Marine Le Pen entretient des liens, développe clairement un discours anti-immigrés et plus particulièrement antimusulmans. Plataforma mélange cela avec un nationalisme régional sur fond d’ultralibéralisme, ce qui en fait un cocktail étonnant.

En Scandinavie, où cohabitent des pays qui appartiennent à l’Union européenne et d’autres pas, des pays prospères et des pays en crise, l’extrême droite est pourtant chaque fois présente…

La Scandinavie est un ensemble qui a connu une très forte émigration au XIXe siècle, contribuant notamment à peupler les Etats-Unis. Mais il n’y avait jamais eu de vrai phénomène d’immigration. Il est très amusant de comparer la diversité des noms de famille en France, où elle est infinie, et en Scandinavie, où il y a très peu de souches. Là-bas, l’immigration débute, même pas dans les années 50 comme au Royaume-Uni, mais seulement dans les années 70. Au début, ces social-démocraties qui n’ont pas eu de colonies ont accueilli à bras ouverts les immigrés avec des conditions très avantageuses. A ceci près que la masse d’arrivants s’est concentrée dans des zones déjà très peuplées : à l’échelle d’un pays, c’est peu, mais à celle de certains quartiers d’Oslo ou de Copenhague, l’équilibre s’est rompu. Par ailleurs, dans une société très ouverte et très égalitaire, la question du statut des femmes a vite posé problème. Les habitants n’ont pas supporté de voir ces femmes avec le voile noir intégral. Même si ces immigrés ne font rien de mal et vont faire leurs courses chez Ikea, la situation est devenue explosive.

A l’instar des sondages flatteurs pour le Front national, on annonce des scores élevés pour l’extrême droite aux élections européennes…

Attendons de voir ces résultats pour en tirer des conclusions, mais on peut s’attendre à une poussée. Le suffrage se fait à la proportionnelle. Beaucoup de partis d’extrême droite sous-représentés en raison d’un scrutin majoritaire national vont donc se révéler. La France n’a que deux députés frontistes pour représenter 16% de la population. Le phénomène est le même en Grande-Bretagne, qui a connu une immigration record ces dernières années. Entre 1991 et 2011, la proportion de la population née à l’étranger est passée de 5,8 à 12,5%. Cela risque d’avoir des répercussions dans les urnes fin mai pour le British National Party [BNP] et le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni [Ukip].

Ces partis d’extrême droite peuvent-ils avoir une stratégie commune au Parlement européen ?

S’ils sont assez nombreux pour peser, ils se rapprocheront : ça ne posera aucun problème au Jobbik de faire cause commune avec le FN, avec le BNP ou avec les Démocrates suédois. Même si l’Ukip, dirigé par l’eurosceptique Nigel Farage qui compte 13 députés européens, préfère s’allier avec Debout la République du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan plutôt qu’avec le Front national, et que le FN juge le BNP infréquentable, les contacts sont déjà nombreux. Cela passe beaucoup par Internet, un outil que toutes les extrêmes droites d’Europe maîtrisent très bien. Au Parlement, leur ferment sera en premier lieu un discours très antieuropéen. Et tant que la Banque centrale ne desserrera pas l’étau en faisant marcher la planche à billets pour retrouver de la croissance et des emplois, l’europhobie comme le repli national seront porteurs. Et on continuera à aller dans le mur.

Aux élections municipales, la victoire du Front national à Hénin-Beaumont vous a-t-elle surprise ?

Avec toute la couverture médiatique, les journalistes auraient presque été déçus si Steeve Briois, militant d’Hénin depuis très longtemps, n’avait pas gagné ! Mais il ne l’a emporté que de 32 voix dans une ville de plus de 20 000 habitants : il reste donc une bonne partie de gens structurés à gauche. Je suis très prudente avec le concept à la mode de gaucho-lepénisme, ne serait-ce que parce que je le trouve méprisant. Il faut être prudent dans la façon dont on parle de ces électeurs, qui sont souvent désespérés au moment de choisir un bulletin FN. Il est vrai toutefois que le discours antimondialisation et anti-élites de Marine Le Pen rencontre un écho.

Vous avez étudié précisément le vote FN dans le bassin minier de Hénin-Beaumont. Vous en avez une lecture géographique…

Le vote Front national concerne seulement la partie ouest du Nord-Pas-de-Calais, c’est-à-dire, paradoxalement, la zone la plus développée, la mieux réaménagée, la plus agréable. Les centres-villes de Béthune ou de Lens sont devenus des endroits presque riants, alors qu’ils étaient plutôt déprimants. Tout a bougé, on a cassé des corons, et on a également beaucoup redistribué d’aides sociales. En revanche, la partie nord-est de la région est restée en l’état, fidèle au vote communiste. Cette stagnation n’a pas généré de frustrations. Car si personne n’évolue socialement, il n’y a pas non plus, contrairement à la partie ouest, de sentiment de déclassement.


Turquie: Ca fait des années que M. Erdoğan est arrivé à son arrêt (First crack in the Ankara Consensus ? : The West has refused to believe what Turks have known for years)

4 juin, 2013
http://cdncms.todayszaman.com/todayszaman/2006/09/15/erdogan_b.jpgLa démocratie et ses fondements jusqu’à aujourd’hui peuvent être perçus à la fois comme une fin en soi ou un moyen. Selon nous la démocratie est seulement un moyen. Si vous voulez entrer dans n’importe quel système, l’élection est un moyen. La démocratie est comme un tramway, il va jusqu’où vous voulez aller, et là vous descendez. Erdogan
 C’est avant tout une question de vision des choses (…) Nous sommes prêts à jouer un rôle de médiateur dans divers conflits, grâce à nos solides relations avec les différents groupes ethniques et religieux, notamment turcophones [présents dans les Balkans, au Caucase, en Russie, à Chypre et au Proche-Orient].  (…) Nous avons une conception de la sécurité pour tous, et une conception de la paix qui nécessite à la fois un dialogue de haut niveau sur le plan politique, une interdépendance sur le plan économique et la prise en compte de la diversité culturelle. Ahmet Davutoglu (ministre des affaires étrangères turc, 2009)
Nous exprimerons notre appréciation profonde de la foi musulmane qui a tant fait au long des siècles pour améliorer le monde, y compris mon propre pays. Barack Hussein Obama (Ankara, avril 2009)
Ce n’est pas toujours en allant de mal en pis que l’on tombe en révolution. Il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne les sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège. Le régime qu’une révolution détruit vaut presque toujours mieux que celui qui l’avait immédiatement précédé, et l’expérience apprend que le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d’ordinaire celui où il commence à se réformer. Il n’y a qu’un grand génie qui puisse sauver un prince qui entreprend de soulager ses sujets après une oppression longue. Le Mal qu’on souffrait patiemment comme inévitable semble insupportable dès qu’on conçoit l’idée de s’y soustraire. Tocqueville
Le Consensus de Pékin (ou Consensus de Beijing) est un terme décrivant la diplomatie et le modèle de développement proposé par la République populaire de Chine, en particulier auprès des pays en voie de développement, notamment en Afrique. L’Occident et la Chine ont ici des positions très différentes sur les besoins et méthodes pour soutenir le développement de ces pays. La position occidentale est contenue dans le Consensus de Washington, avec pour axes principaux le libre-échange, la lutte contre la corruption, la transparence, les droits civiques et la démocratisation, ainsi que la défense des droits de l’homme. De son côté, l’approche diplomatique chinoise prête une grande estime à la non ingérence (indépendance pour les affaires internes) de tout pays, ainsi qu’un développement « à la chinoise » : structurel (chemins de fer, ports, barrages, etc) et économique d’abord (industrie, mines, pétrole), puis éventuellement civique. Wikipedia
Dans certains cas, il s’agit d’une omerta, dans d’autres, d’une ignorance crasse, et parfois cela relève de la pure naïveté. Lorsqu’on parle de la Chine, en Occident, c’est essentiellement en termes économiques, alors qu’il s’agit d’économie politique. Nombre de nos économistes ne l’ont pas compris. Ils savent manier les chiffres, mais ils ne sont pas formés pour penser politiquement. Or il faut penser l’économie chinoise en termes politiques, sinon il est impossible de comprendre ce qui s’y passe. Certains ont aussi intérêt à ne pas trop comprendre. Les règles du jeu que les Chinois voudraient imposer aux experts étrangers sont très claires : en aucun cas ils ne doivent exposer le vrai rôle du parti. Ceux qui acceptent de se plier à ces règles ne cherchent évidemment pas la transparence. Il est significatif qu’en Occident on présente Hu Jintao comme le "président chinois" alors que son titre le plus important est celui de secrétaire général du PC. Richard McGregor
Il va sans dire que nombre de pays en développement envient le succès de la Chine. Quel pays pauvre refuserait trois décennies de croissance à 10%? Et quel despote ne voudrait pas d’une croissance à 10%, tout en ayant l’assurance de rester au pouvoir pour longtemps? (…) Par ailleurs, la Chine est parvenue à ce résultat en ignorant délibérément les conseils de l’Occident; elle a su tirer parti des avantages du marché, sans pour autant succomber à l’ensemble de ses charmes. Pendant des années, les banquiers du monde entier se sont rendus à Pékin pour prêcher la bonne parole de la libéralisation financière, conseillant aux dirigeants chinois de laisser flotter leur monnaie et d’ouvrir leur compte de capital. Comment reprocher aux Chinois d’avoir compris que cette recommandation était évidemment motivée par des intérêts personnels? Une théorie à la mode veut que le succès de la Chine ait donné naissance à un nouveau «consensus de Pékin», qui remettrait en cause l’importance de l’économie de marché et de la démocratie —les deux marques de fabrique du «consensus de Washington». Le consensus de Pékin proposerait ainsi un système économique pragmatique et une politique autoritariste prête à l’emploi. Mais observez le modèle chinois de plus près, et vous verrez qu’il n’est pas si simple de le l’imiter. La plupart des pays en développement n’ont pas la tradition et la complexité bureaucratique de la Chine; la structure du parti lui donne une capacité à mobiliser des ressources et à diriger ses fonctionnaires qu’ils ne peuvent égaler. La République démocratique du Congo pourrait-elle établir et administrer un département de l’organisation? En Chine, l’autoritarisme ne pourrait fonctionner sans les ressources du parti. Richard McGregor
Tout se passe comme si, à l’heure actuelle, s’effectuait une distribution des rôles entre ceux qui pratiquent le repentir et l’autocritique – les Européens, les Occidentaux – et ceux qui s’installent dans la dénonciation sans procéder eux-mêmes à un réexamen critique analogue de leur propre passé – en particulier les pays arabes et musulmans. Tout indique même que notre mauvaise conscience, bien loin de susciter l’émulation, renforce les autres dans leur bonne conscience. Jacques Dewitte (L’exception européenne, 2009)
L’identité de la démocratie libérale a été révélée au monde par sa protection du régime le plus criminel de l’histoire de l’Humanité, le régime sioniste, en utilisant la grosse tromperie qu’est l’holocauste". Ahmadinejad (commémorations du 20e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, le 3 juin 2009)
On ne peut pas être musulman et laïque en même temps (…). Le milliard et demi de musulmans attend que le peuple turc se soulève. Nous allons nous soulever. Avec la permission d’Allah, la rébellion va commencer". Erdogan  (1992)
Notre démocratie est uniquement le train dans lequel nous montons jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les croyants nos soldats. Erdogan (1997)
L’expression ‘islam modéré’ est laide et offensante,  il n’y a pas d’islam modéré. L’Islam est l’Islam. Erdogan (2007)
La mondialisation en constituants de grands ensembles régionaux entraîne partout la diminution de l’Etat-Nation. Plus la mondialisation s’accroit, plus l’Islam se propage. Ömer Dinçer (proche conseiller politique d’Erdogan)
Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité. Erdogan (Paris, avril 2010)
La Turquie a besoin d’un nouvel esprit de conquête. Grâce à ce parc, nos enfants regarderont vers le futur à travers notre glorieuse histoire. Erdogan (inauguration du musée Panorama 1453)
Ni la mosquée d’Al Aksa, ni le tombeau du prophète Ibrahim ni la tombe de Rachel n’ont été et ne seront jamais des sites juifs, mais uniquement musulmans. Erdogan (mars 2010)
Avec 72 professionnels des médias actuellement emprisonnés, dont au moins 42 journalistes et 4 collaborateurs le sont en lien avec leur activité professionnelle, la Turquie est la plus grande prison du monde pour les journalistes. Un triste paradoxe pour un pays qui se présente comme un modèle régional de démocratie. Cet état de fait, inédit depuis la fin du régime militaire, n’a pourtant rien d’étonnant, au regard des problèmes structurels de la justice turque : un cadre législatif encore largement répressif, aux dispositions si larges et floues qu’elles autorisent tous les excès ; une culture judiciaire volontiers paranoïaque, arc-boutée sur des objectifs sécuritaires au mépris des droits de la défense et de la liberté de l’information. La grande majorité des journalistes emprisonnés sont des représentants de médias pro-kurdes, ce qui souligne une nouvelle fois le caractère indissociable de la liberté de l’information et de la recherche d’une solution pacifique à la question kurde. Reporters sans frontières
Depuis longtemps, un bon nombre de nos pseudo-experts, à la naïveté confondante, nous affirment, contre toute évidence, que l’Islam peut parfaitement faire bon ménage avec la démocratie, qu’il ne s’agit que d’une religion « comme les autres » qui ne déborde pas de la vie privée, que rien dans le Coran ne s’oppose aux valeurs de liberté et d’égalité qui sont les nôtres et qu’il ne faut surtout pas confondre quelques poignées d’extrémistes islamistes fanatiques avec les « braves » musulmans qui se contentent de faire leurs cinq prières quotidiennes, de respecter le Ramadan et, éventuellement, d’aller à La Mecque, tout en vivant sereinement au sein de nos sociétés occidentales. C’est d’ailleurs là le discours officiel que tous nos dirigeants, incapables de faire face aux innombrables problèmes de l’immigration, nous ressassent inlassablement avec la plus totale des mauvaises fois. Devant les inquiétudes de certains qui connaissent un peu le sujet, inquiétudes encore ravivées par le fiasco du fameux « printemps arabe » qui a amené à Tunis, à Tripoli et au Caire, non pas la démocratie annoncée mais des régimes islamistes, ces « bons esprits » nous sortaient immanquablement « le modèle turc ». A les entendre, le parti islamique-conservateur du Premier ministre Erdogan, au pouvoir à Ankara depuis 2002, avait su réaliser la synthèse entre Islam et démocratie et démontrer qu’on pouvait tout à fait être un adepte du Coran tout en respectant la liberté de chacun, l’égalité entre hommes et femmes et tous les droits qui nous semblent aujourd’hui fondamentaux dans une société si ce n’est civilisée du moins du XXIème siècle. Les progrès économiques incontestables de la Turquie, sa volonté d’entrer dans l’Europe et le souvenir d’Ataturk laissaient croire à ces « gogos » qu’Erdogan avait réussi l’impossible en mélangeant le Coran et la Déclaration des Droits de l’homme, les paroles du Prophète et le modernisme. Et ils nous racontaient alors qu’il ne fallait surtout pas s’inquiéter des « petites dérives » des nouveaux régimes issus du « printemps arabe » qui voulaient imposer la Charia à leurs peuples et n’hésitaient pas évoquer le Djihad contre l’Occident judéo-chrétien. Tout cela, nous disaient-ils, n’était que de pure forme, tout allait rapidement rentrer dans l’ordre et tout le monde, de Tunis au Caire, allait bien vite suivre « le modèle turc » et adopter un Islam modéré, raisonnable, « gentil » avec tout le monde. Les manifestations qui se déroulent actuellement à Istanbul et qui se propagent dans d’autres villes turques apportent un cinglant démenti à tous ces discours rassurants. (…) il serait temps que nos « experts » (et nos dirigeants) ouvrent les yeux et s’aperçoivent que, dès qu’il est au pouvoir, l’Islam, même s’il se dit « modéré », ne pense qu’à imposer sa loi dans tous les domaines. Les manifestants de la place Taksim, de gauche comme de droite, des communistes aux kémalistes, nous lancent un appel au secours et, plus encore, un signal d’alarme qu’il faut écouter. Non, « le modèle turc » ne prouve pas que l’Islam peut s’accommoder avec la démocratie. Au contraire même. Il démontre que dès qu’ils sont au pouvoir les Islamiques se transforment en Islamistes. Thierry Desjardins
Nous sommes (…) dans un mouvement citoyen du type Indignés qui risque de perdurer. Il s’inscrit dans une série de conflits sociaux, par exemple la grève des ouvriers de l’entreprise d’État Tekel en 2009 ou bien les mouvements de contestation dans les universités en 2010 puis 2012… La nouveauté, c’est que le mouvement de protestation a gagné de nombreuses villes et que nous ne sommes plus dans des revendications sectorielles. Il reflète l’inquiétude qu’inspire l’évolution de l’AKP à une partie de l’opinion publique. Après trois législatures successives, l’AKP a de plus en plus de pouvoir et le fait sentir. Il s’appuie sur la légitimité des urnes pour imposer son projet de société: réforme du système éducatif au profit des établissements religieux, tentative de réduction du délai légal pour avorter, restriction des ventes d’alcool. Plus grave, l’élaboration de la nouvelle Constitution s’enlise et l’AKP est soupçonné de vouloir faire passer son propre texte par le biais d’un référendum. Or cette nouvelle Constitution, qui visait au début à renforcer l’État de droit, ambitionne maintenant d’instaurer un régime présidentiel qui permettrait à Recep Tayyip Erdogan de rester au pouvoir jusqu’en 2023. C’est d’autant plus inquiétant que l’opposition, faible et divisée, n’apparaît pas comme une alternative crédible. Enfin, le conflit syrien et la crainte qu’il ne déstabilise la Turquie ont remis en cause les choix diplomatiques proclamés ces dernières années par l’AKP, notamment sa politique de réconciliation avec le régime de Bachar el-Assad. (…)  En ce qui concerne Erdogan, sa réaction est assez déconcertante. On a l’impression qu’il n’a pas pris la mesure de l’événement. Il a fallu l’intervention du président Abdullah Gül pour qu’il se décide à retirer les forces de police qui cernaient la place Taksim. Et puis il y a ces déclarations un peu provocatrices: il s’est vanté par exemple de pouvoir rassembler 200.000 personnes quand «ils rassemblent vingt personnes». Enfin, il vient d’entamer une tournée au Maghreb qui pourrait être perçue comme une forme de mépris à l’égard des manifestants et qui pourrait radicaliser le mouvement de contestation. Cette intransigeance inquiète jusqu’à ses partisans et compromet sa candidature à la prochaine présidentielle. (…) Il existe une spécificité de la Turquie, qui vit depuis environ un siècle sous un régime de droit séculier. En Turquie, il n’y a jamais eu de débat sur l’application de la charia comme en Tunisie, en Égypte ou en Libye. Ce qui est sûr, c’est que ce modèle devait beaucoup à Erdogan et que l’image du premier ministre turc sort ternie de cette affaire. Jean Marcou
Dans un pays démocratique, lorsque le pouvoir politique confond la majorité parlementaire et le pouvoir absolu, applique une censure générale par l’intimidation sur la grande majorité des médias, emprisonne des dizaines de journalistes, des centaines d’étudiants et de responsables politiques, méprise systématiquement toute forme d’opposition politique et sociale, n’hésite pas à attaquer avec une brutalité choquante des manifestants pacifiques, affirme avec fierté que rien ne pourra les arrêter, va ouvertement à l’encontre des décisions de justice, il laisse comme seule forme d’expression la manifestation populaire. (…) il est capital et urgent que les soutiens provenant des pays étrangers, en l’occurrence de la France, se multiplient pour (…) casser cette image illusoire entretenue par le Parti de la justice et du développement (AKP) et qui trouvait étrangement un fort écho dans les pays occidentaux, notamment en France, d’une Turquie qui serait désormais plus démocratique, plus tolérante, plus ouverte. Alors que de nombreux chercheurs et journalistes évoquaient encore il y a quelques mois un éventuel modèle démocratique que la Turquie pourrait proposer aux pays issus du Printemps arabe, la réalité est cruellement éloignée de cette image. Le Premier ministre Erdogan invitait, il y a quelques mois, le président syrien Bachar al-Assad à «quitter le pouvoir au lieu de continuer à tyranniser son peuple». Comment pourra-t-il justifier le comportement de ses propres forces de l’ordre à l’égard de ses propres citoyens alors que les images de ces derniers jours sont en train de faire le tour du monde? L’ironie du sort est qu’aujourd’hui c’est le même Bachar al-Assad qui invite Erdogan, en reprenant exactement la même formultaion, à "cesser de tyranniser son propre peuple". Alican Tayla
Lorsqu’il était maire d’Istanbul, M. Erdoğan a dit un jour: "la démocratie est comme un tramway. Lorsque vous arrivez à votre arrêt, vous descendez." Peut-être désespéré de trouver en Turquie une preuve que l’islamisme est compatible avec la démocratie, l’Occident a refusé de croire ce que les Turcs savent eux: cela fait des années que M. Erdoğan est arrivé à son arrêt. Michael Rubin

Et si, contrairement à ce que nous serine depuis cinq ans le plus antiaméricain des présidents américains, le prétendu Consensus d’Ankara allait lui aussi succomber à la fameuse Loi de Tocqueville ?

Multiplication des minarets dans tout Istanbul, choix pour le troisième pont du Bosphore du nom du sultan qui a massacré plus de 40 000 Alévis (minorité musulmane chiite), port du voile dans les universités, voire du hidjab dans les lycées religieux, interdiction du rouge à lèvres des hôtesses de l’air et de s’embrasser dans les métros, contrôle de la vente de l’alcool, cours religieux obligatoire à l’école primaire et secondaire, refux de la reconnaissance des autres lieux de culte, ‘injonction répétée aux femmes de faire "au moins trois enfants", suppression de la pilule du lendemain, accès à l’avortement plus difficile, contrôle des journaux, des étudiants en prison, des militaires et des tribunaux, projet de nouvelle constitution avant les élections présidentielles de 2014 pour entériner la majorité pro-islamiste …

En ce 24e anniversaire d’un massacre où, par son indifférence, l’identité de la démocratie libérale a une fois de plus été révélée au monde par sa protection du régime le plus criminel de l’histoire de l’Humanité …

Et où, livrant peut-être leur dernier combat derrière une petite poignée d’écologistes dans "la plus grande prison du monde pour journalistes", les Turcs savent eux depuis longtemps que le tramway de leur prétendu démocrate de premier ministre est arrivé à son arrêt à lui …

Comment ne pas voir, avec l’enseignant-chercheur turc Alican Tayla et le politologue américain Michael Rubin, le même aveuglement occidental devant la vraie nature d’un régime jusqu’ici présenté, forte croissance et gros contrats obligent, comme l’équivalent musulman du fameux et prétendu indépassable modèle chinois ?

Turquie: la répression de Taksim montre à la France le vrai visage d’Erdogan

Alican Tayla

Slate

02/06/2013

En tant que citoyen turc inquiet depuis longtemps des carences démocratiques, j’apporte mon soutien au mouvement de contestation pacifique qui consiste à demander au gouvernement Erdogan de ne plus ignorer les revendications pour les libertés fondamentales.

Dans un pays démocratique, lorsque le pouvoir politique confond la majorité parlementaire et le pouvoir absolu, applique une censure générale par l’intimidation sur la grande majorité des médias, emprisonne des dizaines de journalistes, des centaines d’étudiants et de responsables politiques, méprise systématiquement toute forme d’opposition politique et sociale, n’hésite pas à attaquer avec une brutalité choquante des manifestants pacifiques, affirme avec fierté que rien ne pourra les arrêter, va ouvertement à l’encontre des décisions de justice, il laisse comme seule forme d’expression la manifestation populaire.

C’est pourquoi, les manifestations pacifiques qui ont éclaté au parc de Gezi à Taksim, qui se sont propagées à une vitesse incroyable d’abord dans presque tous les quartiers d’Istanbul, ensuite dans de nombreuses villes de la Turquie et qui se sont maintenues malgré une violence extrêmement démesurée des forces de l’ordre ne sont ni étonnantes, ni illégitimes.

L’histoire récente de la Turquie, particulièrement depuis le coup d’Etat militaire du 12 septembre 1980, est marquée par une centralisation du pouvoir exécutif et de nombreuses répressions musclées des manifestations de tout type d’opposition. C’est donc la première fois que des citoyens de bords totalement différents, de l’extrême gauche jusqu’aux groupuscules l’extrême droite, de façon très hétérogène, manifestent massivement, ensemble contre l’autoritarisme gouvernemental.

C’est aussi la première fois qu’une partie de la jeunesse turque, issue de la génération post-années 1980, se politise de façon très rapide et spontanée et, frustrée de ne trouver aucun parti politique les représentant, s’organise activement via les réseaux sociaux pour se faire entendre.

Par conséquent, en tant que citoyen de la Turquie, inquiet depuis longtemps des carences démocratiques, je ne peux qu’apporter mon soutien au mouvement de contestation pacifique qui consiste essentiellement à demander au gouvernement du Premier ministre Erdogan de ne plus ignorer les revendications pour les libertés fondamentales, pour le respect des opinions différentes, pour la tolérance des mouvements d’opposition et notamment pour que les forces de l’ordre cessent leur intervention brutale contre les citoyens sans armes et qui ne constituent aucune véritable menace à l’ordre public.

Par ailleurs, il est capital et urgent que les soutiens provenant des pays étrangers, en l’occurrence de la France, se multiplient pour trois raisons principales. Premièrement, le fait que les médias locaux continuent de ne proposer qu’une couverture extrêmement timide, biaisée et insuffisante de ces évenements a donné naissance à une grande frustration parmi les manifestants en Turquie. Sans oublier que la place relativement faible accordée à la violence policière par les médias français montre aussi l’importance de ce soutien.

Deuxièmement, de nombreux Turcs ont l’espoir qu’une pression venant des pays étrangers qui demanderaient au gouvernement de ne pas franchir les lignes fondamentales en matière de répression, pourrait avoir plus d’effet que les demandes formulées par les partis politiques d’opposition et les citoyens turcs auxquelles le gouvernement continue de n’accorder aucune attention.

La troisième raison consiste à casser cette image illusoire entretenue par le Parti de la justice et du développement (AKP) et qui trouvait étrangement un fort écho dans les pays occidentaux, notamment en France, d’une Turquie qui serait désormais plus démocratique, plus tolérante, plus ouverte. Alors que de nombreux chercheurs et journalistes évoquaient encore il y a quelques mois un éventuel modèle démocratique que la Turquie pourrait proposer aux pays issus du Printemps arabe, la réalité est cruellement éloignée de cette image.

Le Premier ministre Erdogan invitait, il y a quelques mois, le président syrien Bachar al-Assad à «quitter le pouvoir au lieu de continuer à tyranniser son peuple». Comment pourra-t-il justifier le comportement de ses propres forces de l’ordre à l’égard de ses propres citoyens alors que les images de ces derniers jours sont en train de faire le tour du monde? L’ironie du sort est qu’aujourd’hui c’est le même Bachar al-Assad qui invite Erdogan, en reprenant exactement la même formultaion, à «cesser de tyranniser son propre peuple».

Note : au moment où ces lignes sont en train d’être écrites la violence de la police continue à s’exercer brutalement sur les manifestants assemblés à Ankara.

Voir aussi:

The Roots of the Turkish Uprising

While the U.S. has celebrated Turkey as a model of Muslim democracy, Turks have found freedom increasingly elusive.

Michael Rubin

WSJ

June 3, 2013

Two months ago, Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan feted the International Olympic Committee in Istanbul, courting the committee’s vote for Turkey’s cosmopolitan cultural capital to host the 2020 Summer Olympics. Over the past few days, in that same city, tear gas has wafted over centuries-old mosques as police clashed with growing crowds of angry Turks, sending more than a thousand to the hospital and, according to some reports, a few to the morgue.

When a small group of environmentalists banded together on May 28 to save an Istanbul park from being turned into a shopping mall, their sit-in hardly seemed likely to spark what is already being called the Turkish Spring. The government’s harsh response—eventually water cannon and tear gas would be used—spurred popular outrage that quickly spread to Ankara, Izmir and more than a dozen other cities and towns across the country. The Turks’ reaction seems to have caught Prime Minister Erdoğan, not to mention many Western observers, entirely by surprise. It shouldn’t have. The unrest has been long brewing.

For the casual tourist or visiting congressman in Turkey in recent months, Mr. Erdoğan likely appeared to be on a roll. His Justice and Development Party, known by its Turkish abbreviation AKP, had won three straight general elections since 2002, increasing its popular vote to 50% in 2011 from 34% in the first election. Mr. Erdoğan’s able economic stewardship—coupled with falling fertility and a large working-age population—fostered unprecedented economic growth. In 2010 and 2011, growth exceeded 8%, putting Turkey behind only China in terms of modern, non-oil-based economies. Istanbul was booming.

Mr. Erdoğan appeared to relish suggesting to Turks that he was unstoppable. Upon winning his latest term, he compared himself to the 16th-century Ottoman architect Sinan, who built Istanbul’s most glorious monuments. The prime minister has certainly aspired to remake the country: In recent years, Mr. Erdoğan began work on a third Istanbul airport and a new bridge to span the Bosporus. He has promised to dig a 30-mile "second Bosporus" to connect the Black Sea and Sea of Marmara. The prime minister has also proposed to build a giant mosque, capable of accommodating 30,000 worshipers, on a hilltop above the city.

Riding high and dominating all branches of government, the charismatic Mr. Erdoğan dispensed with political compromise and doubled down on Islamism and old vendettas. He antagonized Turkey’s minority Alevi population—one-quarter of Turkey’s 75 million citizens—by naming the new Istanbul bridge now under construction after Selim I, a 16th-century sultan who massacred 40,000 Alevis. The proposed skyline-dominating mosque antagonized secularists, and new laws that would dramatically restrict the purchase and drinking of alcohol in Istanbul’s Western-leaning districts provoked liberals. So on May 31, when Mr. Erdoğan dismissed the environmentalist protesters as "marginal elements" after the first police assault, for many it was the last straw.

Washington over the past decade has made a habit of celebrating Turkey as a model of Muslim democracy. But from Turks’ perspective, economic and political freedom have become increasingly elusive.

While Turkey’s balance sheet looks good at first glance—its debt-to-GDP ratio was 36% in 2012, compared with the U.S.’s 105%—Mr. Erdoğan has accumulated more foreign debt in his rule than all of Turkey’s previous prime ministers combined. Last year’s drop in growth to 2.2% from 8.8% in 2011 was a wake-up call that Turkey might not always be able to make its payments. Turks are also saddled by household debt, which has increased 3,600% since the AKP took office.

Against this backdrop, many Turks are enraged by signs that Mr. Erdoğan and his aides have enriched themselves while in power. Few believe the prime minister’s explanation that his newfound wealth—millions of dollars in property and a reputed eight Swiss bank accounts, according to U.S. diplomatic cables released by WikiLeaks—is the result of wedding gifts received by his son.

Turks remember that 13 corruption cases pending from his Istanbul mayoral tenure remain suspended only because he enjoys parliamentary immunity. Many Turks suspect that Mr. Erdoğan’s personal investment in the redevelopment of Taksim Square—where the protesters now face off against police—is quite literal.

The past week’s protests have highlighted the lack of press freedom in Turkey. Exhibit A: As police attacked the protesters, CNN Türk broadcast a cooking show. Tens of thousands of Turks have signed petitions calling on CNN in the U.S. to cut ties with its pro-Erdoğan affiliate. For reporters who do cover the government critically, such pursuits can be dangerous: Turkey imprisons more journalists than any other country in the world, according to Reporters Without Borders.

Alas, signs of the Obama administration’s benign indifference to matters in Turkey may have convinced the prime minister that he has a free pass. When President Obama wanted to laud U.S.-Turkish ties last month to mark Mr. Erdoğan’s Washington visit, the White House placed the president’s article in Sabah, formerly an opposition newspaper before it was seized by the Turkish government in 2007 and transferred to Mr. Erdoğan’s son-in-law. The same day that the two leaders met, the Turkish government confiscated yet another opposition media company. President Obama was silent.

With the protests continuing, many Turks fear that Mr. Erdogan may soon target social media—an important form of communication for the protesters. "There is now a scourge that is called Twitter. The best examples of lies can be found there," the prime minister declared on June 3. "To me, social media is the worst menace to society."

As he consolidates power and contends with protesters, Mr. Erdoğan appears to have little to fear from the military, which in past decades might have imposed its wishes on the government. Beginning in 2007, Mr. Erdoğan imprisoned dozens of Turkish generals—a power play that won cheers in many diplomatic circles because he had excised the military’s role in politics. But the prime minister also refused to allow any new body to serve as constitutional guarantors. Bülent Arınç, now Mr. Erdoğan’s chief deputy, famously threatened to dissolve the constitutional court if it found AKP legislation unconstitutional. Mr. Erdoğan’s efforts to write a new constitution—one that would cement his power into the next decade—have convinced many Turks that the street protests now rocking the country are secularism’s last stand.

As Istanbul’s mayor, Mr. Erdoğan once said: "Democracy is like a streetcar. When you come to your stop, you get off." Perhaps desperate to find in Turkey proof that Islamism is compatible with democracy, the West has refused to believe what Turks know: Mr. Erdoğan arrived at his stop years ago.

Mr. Rubin is a resident scholar at the American Enterprise Institute.

Voir également:

Le "modèle turc" ?

Thierry Desjardins

03/06/13

Depuis longtemps, un bon nombre de nos pseudo-experts, à la naïveté confondante, nous affirment, contre toute évidence, que l’Islam peut parfaitement faire bon ménage avec la démocratie, qu’il ne s’agit que d’une religion « comme les autres » qui ne déborde pas de la vie privée, que rien dans le Coran ne s’oppose aux valeurs de liberté et d’égalité qui sont les nôtres et qu’il ne faut surtout pas confondre quelques poignées d’extrémistes islamistes fanatiques avec les « braves » musulmans qui se contentent de faire leurs cinq prières quotidiennes, de respecter le Ramadan et, éventuellement, d’aller à La Mecque, tout en vivant sereinement au sein de nos sociétés occidentales. C’est d’ailleurs là le discours officiel que tous nos dirigeants, incapables de faire face aux innombrables problèmes de l’immigration, nous ressassent inlassablement avec la plus totale des mauvaises fois. Devant les inquiétudes de certains qui connaissent un peu le sujet, inquiétudes encore ravivées par le fiasco du fameux « printemps arabe » qui a amené à Tunis, à Tripoli et au Caire, non pas la démocratie annoncée mais des régimes islamistes, ces « bons esprits » nous sortaient immanquablement « le modèle turc ».

A les entendre, le parti islamique-conservateur du Premier ministre Erdogan, au pouvoir à Ankara depuis 2002, avait su réaliser la synthèse entre Islam et démocratie et démontrer qu’on pouvait tout à fait être un adepte du Coran tout en respectant la liberté de chacun, l’égalité entre hommes et femmes et tous les droits qui nous semblent aujourd’hui fondamentaux dans une société si ce n’est civilisée du moins du XXIème siècle. Les progrès économiques incontestables de la Turquie, sa volonté d’entrer dans l’Europe et le souvenir d’Ataturk laissaient croire à ces « gogos » qu’Erdogan avait réussi l’impossible en mélangeant le Coran et la Déclaration des Droits de l’homme, les paroles du Prophète et le modernisme. Et ils nous racontaient alors qu’il ne fallait surtout pas s’inquiéter des « petites dérives » des nouveaux régimes issus du « printemps arabe » qui voulaient imposer la Charia à leurs peuples et n’hésitaient pas évoquer le Djihad contre l’Occident judéo-chrétien. Tout cela, nous disaient-ils, n’était que de pure forme, tout allait rapidement rentrer dans l’ordre et tout le monde, de Tunis au Caire, allait bien vite suivre « le modèle turc » et adopter un Islam modéré, raisonnable, « gentil » avec tout le monde.

Les manifestations qui se déroulent actuellement à Istanbul et qui se propagent dans d’autres villes turques apportent un cinglant démenti à tous ces discours rassurants. Non, la Turquie d’Erdogan et de son parti l’AKP n’est pas un modèle de cohabitation pacifique entre l’Islam et la démocratie. Même si Erdogan a été élu et réélu le plus légalement du monde, il a instauré une véritable dictature (rampante) de l’Islam sans que l’Occident ait voulu s’en apercevoir. L’étude du Coran est désormais obligatoire dans les écoles, le port du voile est vivement conseillé (la propre épouse d’Erdogan ne le quitte pas), les minorités religieuses sont malmenées, la liberté d’expression est sévèrement contrôlée (des dizaines de journalistes sont en prison), le droit à l’avortement réduit, comme la consommation d’alcool, etc., etc.

Ce qui ressemble à un début d’insurrection en Turquie a commencé parce qu’une poignée d’écologistes voulait sauver un petit parc du centre d’Istanbul qui devait être détruit pour laisser la place à un grand centre commercial. Mais rapidement tout a dégénéré. Et la place Taksim d’Istanbul s’est mise à ressembler à la place Tahrir du Caire, des milliers de Stambouliotes réclamant la démission d’Erdogan, l’abrogation de toutes les lois islamistes imposées les unes après les autres tout au cours des dernières années et la fin de ce « modèle turc ». La répression a été sans ménagement et ce « printemps turc » ne va sans doute pas renverser Erdogan qui est encore soutenu par une majorité de la population, notamment les classes les plus pauvres qui lui savent gré des progrès économiques qu’il a pu réaliser. Mais il serait temps que nos « experts » (et nos dirigeants) ouvrent les yeux et s’aperçoivent que, dès qu’il est au pouvoir, l’Islam, même s’il se dit « modéré », ne pense qu’à imposer sa loi dans tous les domaines. Les manifestants de la place Taksim, de gauche comme de droite, des communistes aux kémalistes, nous lancent un appel au secours et, plus encore, un signal d’alarme qu’il faut écouter. Non, « le modèle turc » ne prouve pas que l’Islam peut s’accommoder avec la démocratie. Au contraire même. Il démontre que dès qu’ils sont au pouvoir les Islamiques se transforment en Islamistes.

Voir aussi:

Un nouvel Empire ottoman pour M. Erdogan

Le Monde

03.06.2013

Ali Karababa (Responsable des relations publiques à la FUAF (Fédération Union des Alévis de France))

La crise de la place de Taksim a soulevé le questionnement de tout un peuple et de l’opinion politique internationale. L’avenir de la Turquie reste sombre. L’objectif de Recep Tayyip Erdogan est d’installer un régime autoritaire islamique personnalisé avant le centenaire de la république turque en 2023.

Une démarche progressive et stratégique : pour rappel, avant son élection en tant que premier ministre en 2002, Recep Tayyip Erdogan avait promis de construire des minarets dans tout Istanbul. L’ancien maire de la métropole turque avait même été condamné à une peine de prison en 1998 pour incitation à la haine avec les propos suivants d’un théoricien du nationalisme turc Zia Gokalp (1876-1924) : "Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats".

Ayant compris le pouvoir des militaires et juges, il établit une nouvelle réforme pour le droit de juger les forces armées et les autres piliers de l’Etat turc. L’affaire Ergenekon et Bayloz lui permet de faire taire l’armée et les journaux. Le 19 décembre 2012, d’après reporters sans frontière, avec 72 professionnels des médias actuellement emprisonnés, la Turquie est la plus grande prison du monde pour les journalistes. Lors des événements du parc Gezi, les grandes chaines nationales n’ont pas retransmises de façon objective la dureté des interventions policières. Par le contrôle des journaux, des étudiants en prison, des militaires et des tribunaux Recep Tayyip Erdogan limite le risque de répression et de critique.

Sur le plan national, le premier Ministre entreprend des projets hors norme à l’exemple de son ego. Sur le plan de la laïcité, il durcit le ton envers les Alévis. Il maintient les cours religieux obligatoires dans l’école primaire et secondaire, refuse la reconnaissance envers leurs lieux de culte. Il va même nommer le troisième pont du Bosphore "Yavuz Selim Sultan", nom du sultan qui a massacré plus de 40 000 Alévis. Les coupables de l’incendie du 2 Juillet 1993 avec la mort de 33 alévis ont été libérés pour cause de délai de prescription. L’autorisation du port du voile dans les universités, voir même de porter le hidjab dans les lycées religieux transforme le mode de vie de tous les citoyens. L’interdiction du rouge à lèvres des hôtesses de Turkish Airlines, de s’embrasser dans les métros et le contrôle de la vente de l’alcool montrent l’islamisation via l’assimilation de toute la population.

Sur le plan international, la Turquie voulait d’abord rebondir dans la scène internationale avec la crise syrienne pour jouer son rôle de médiateur. Mais devant l’échec, elle essaye depuis plusieurs mois de prendre part à l’opposition en aidant les armées rebelles et en abritant plus de 400 000 réfugiés. Le but réel est clair : faire tomber le régime de Bachar Al-Assad pour ramener leurs frères sunnites au pouvoir. Les 51 personnes victimes de l’attentat de Reyhanli sont en réalité les victimes de la politique internationale de Recep Tayyip Erdogan. Cette région où Turcs, Kurdes, Syriens, Sunnites, Alévis, Alaouites se mélangent est maintenant devenue un microcosme de la guerre civile syrienne.

Nouvelle constitution et pacte de paix turco-kurde : Une révision totale à la place de nouveaux amendements devrait être réalisée courant 2013 pour obtenir une nouvelle législation avant les élections présidentielles de 2014 dans l’objectif précis d’entériner la majorité pro-islamiste. La deuxième évidence de ce nouvel acte est bien entendu la radicalisation islamiste avec l’appui législatif. Enfin, le modèle étatique tend à évoluer vers un système présidentiel semi-français et semi-américain, mais avec des touches personnelles. Le président sera élu au suffrage universel tous les quatre ans. Le poste de premier ministre serait supprimé. Le président aura alors le plein pouvoir autant pour dissoudre l’Assemblée nationale que pour déterminer son budget. En parallèle, le chef de l’Etat restera aussi le chef de son parti politique. Voici la troisième évidence, Recep Tayyip Erdogan se prépare un costume de président omnipotent sur mesure.

Après trente années de guerre et près de quarante mille morts, le gouvernement de l’AKP consent enfin à initier un processus de paix avec comme pierre angulaire la lettre rédigée par Abdullah Öcalan. Öcalan demande à son peuple la réunification à travers la fraternité de l’islam. Grâce à cet acte de paix, Recep Tayyip Erdogan augmentera son influence dans l’est de la Turquie, confortant ainsi sa majorité. Ce pacte de paix n’est qu’une simple pièce du puzzle de la synthèse islamique pan sunnite à venir.

Erdal Kilickaya, président de la FUAF (Fédération Union des Alévis de France), avait déjà alerté les médias dans son article paru sur le monde le 30 Juillet 2012 "les Alévis tirent la sonnette d’alarme" et à travers le meeting de Strasbourg où plus de 10 000 Alévis ont dit non à cette politique d’assimilation. Nous nous devons tous t’empêcher la construction de cet édifice inhumain où la seule loi de la majorité religieuse sera la réalité.

Ali Karababa (Responsable des relations publiques à la FUAF (Fédération Union des Alévis de France)

Voir de même:

"Erdogan ne semble pas avoir pris la mesure de l’événement"

Arielle Thedrel

Le Figaro

04/06/2013

INTERVIEW – Pour Jean Marcou, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble et spécialiste de la Turquie, la réaction «déconcertante» du premier ministre turc «ternit son image».

LE FIGARO. – Peut-on déjà parler de «Printemps turc»?

Jean MARCOU. – Nous sommes plutôt dans un mouvement citoyen du type Indignés qui risque de perdurer. Il s’inscrit dans une série de conflits sociaux, par exemple la grève des ouvriers de l’entreprise d’État Tekel en 2009 ou bien les mouvements de contestation dans les universités en 2010 puis 2012… La nouveauté, c’est que le mouvement de protestation a gagné de nombreuses villes et que nous ne sommes plus dans des revendications sectorielles. Il reflète l’inquiétude qu’inspire l’évolution de l’AKP à une partie de l’opinion publique. Après trois législatures successives, l’AKP a de plus en plus de pouvoir et le fait sentir. Il s’appuie sur la légitimité des urnes pour imposer son projet de société: réforme du système éducatif au profit des établissements religieux, tentative de réduction du délai légal pour avorter, restriction des ventes d’alcool.

Plus grave, l’élaboration de la nouvelle Constitution s’enlise et l’AKP est soupçonné de vouloir faire passer son propre texte par le biais d’un référendum. Or cette nouvelle Constitution, qui visait au début à renforcer l’État de droit, ambitionne maintenant d’instaurer un régime présidentiel qui permettrait à Recep Tayyip Erdogan de rester au pouvoir jusqu’en 2023. C’est d’autant plus inquiétant que l’opposition, faible et divisée, n’apparaît pas comme une alternative crédible. Enfin, le conflit syrien et la crainte qu’il ne déstabilise la Turquie ont remis en cause les choix diplomatiques proclamés ces dernières années par l’AKP, notamment sa politique de réconciliation avec le régime de Bachar el-Assad. La Syrie se révèle aujourd’hui un piège pour la Turquie.

Erdogan est-il sérieusement menacé, y compris par une intervention de l’armée?

Je ne crois pas pour le moment que la situation soit assez grave pour légitimer une intervention de l’armée. En ce qui concerne Erdogan, sa réaction est assez déconcertante. On a l’impression qu’il n’a pas pris la mesure de l’événement. Il a fallu l’intervention du président Abdullah Gül pour qu’il se décide à retirer les forces de police qui cernaient la place Taksim. Et puis il y a ces déclarations un peu provocatrices: il s’est vanté par exemple de pouvoir rassembler 200.000 personnes quand «ils rassemblent vingt personnes». Enfin, il vient d’entamer une tournée au Maghreb qui pourrait être perçue comme une forme de mépris à l’égard des manifestants et qui pourrait radicaliser le mouvement de contestation. Cette intransigeance inquiète jusqu’à ses partisans et compromet sa candidature à la prochaine présidentielle.

Le modèle turc est-il remis en cause?

Il existe une spécificité de la Turquie, qui vit depuis environ un siècle sous un régime de droit séculier. En Turquie, il n’y a jamais eu de débat sur l’application de la charia comme en Tunisie, en Égypte ou en Libye. Ce qui est sûr, c’est que ce modèle devait beaucoup à Erdogan et que l’image du premier ministre turc sort ternie de cette affaire.

Voir aussi:

Turquie : les raisons de la colère de la jeunesse laïque

Laure Marchand

Le Figaro

Publié le 04/06/2013

Le ressentiment des jeunes Turcs envers le premier ministre a éclaté au grand jour lorsque les autorités ont tenté de démolir un parc, non loin de la place Taksim.

• Quel a été le détonateur de la révolte?

La défense d’un petit parc attenant à la place Taksim, sur la rive européenne d’Istanbul, menacé de destruction par un projet de réaménagement urbain est à l’origine de la contestation qui a gagné l’Anatolie et Ankara, la capitale. La police a tenté de déloger par la force les quelques centaines de militants qui s’étaient installés dès mardi dernier entre les arbres. C’est la brutalité de la réponse des forces de l’ordre, l’usage disproportionné de gaz lacrymogènes et de canons à eau qui a servi de révélateur à cette immense colère populaire. Samedi, par dizaines de milliers, des Turcs ont convergé vers Taksim, centre névralgique de la métropole sur sa rive européenne, forçant les autorités à lâcher du lest et à ordonner le retrait des forces de l’ordre. «La répression extrêmement brutale des manifestations pacifiques de la place Taksim est proprement scandaleuse, s’est alarmé John Dalhusien, directeur d’Amnesty International pour l’Europe. Elle a largement envenimé la situation dans les rues d’Istanbul, où des dizaines de personnes ont été blessées.» Des centaines de blessés ont été recensés à travers la Turquie ces derniers jours et deux personnes ont été tuées.

• Qui sont les protestataires?

«Les gens qui participent au mouvement le font à titre individuel, explique Élise Massicard, responsable de l’Observatoire de la vie politique turque à l’Institut français d’études anatoliennes. Même s’il y a beaucoup de sympathisants du CHP (le Parti républicain du peuple, fondé par Atatürk, NDLR), ils ne viennent pas à ce titre. Un spectre très large de la gauche turque est représenté.» Les kémalistes, qui défendent l’héritage laïque et nationaliste de Mustafa Kemal, constituent le gros des troupes. À leurs côtés, on trouve aussi des membres d’organisations d’extrême gauche et des libéraux, déçus par le tournant conservateur de la politique d’Erdogan. Des nationalistes de droite et des profils plus conservateurs ont également répondu à l’appel, en nombre plus restreint. Les artistes et les alévis, qui appartiennent à une branche minoritaire de l’islam discriminée par les autorités, sont particulièrement mobilisés. «La dimension générationnelle est également essentielle, le mouvement est porté par les jeunes et les lycéens sont très nombreux», précise la chercheuse associée au Ceri, le Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po. Enfin, cette révolte est aussi celle des femmes. L’injonction répétée du premier ministre de faire «au moins trois enfants», la suppression de la pilule du lendemain et un accès à l’avortement plus difficile font partie des griefs énoncés.

• Que reprochent-ils à Erdogan?

« Erdogan, démission!» La revendication a été reprise par les manifestants, d’Edirne, près de la frontière bulgare, à Antakya (Hatay), ville à la lisière de la Syrie. Les protestataires ressentent un profond mépris de la part du premier ministre et se sentent totalement exclus des orientations sociétales. Le terme de «bande de vandales» qu’il emploie pour qualifier ceux qui marchent «main dans la main avec les terroristes» ne fait que renforcer leur sentiment. Pour eux, ce ton cassant et goguenard est révélateur de ses dérives autoritaires. Au pouvoir depuis 2002, le premier ministre a tourné le dos aux réformes libérales qu’il promouvait au début de son règne. Les premières années, les négociations d’adhésion à l’Union européenne renforçaient la démocratie turque. Le processus s’est totalement grippé. Des centaines de journalistes, avocats, étudiants, militants d’extrême gauche ou Kurdes sont en prison, accusés de «terrorisme». Toutes les institutions ont été mises au pas. L’absence de contre-pouvoir et une opposition incapable de proposer une alternative crédible ont laissé le champ libre à un mode de gouvernement hégémonique.

S’agit-il d’un conflit entre laïques et islamistes?

Une partie importante des manifestants accuse le premier ministre de vouloir islamiser la société et de trahir le concept de laïcité défini par le kémalisme. Les atteintes systématiques contre l’alcool cristallisent les critiques. Exemple de l’absence de débat au Parlement, une loi sur l’alcool a ainsi été inscrite à l’agenda et votée en 48 heures au mois de mai. Elle prévoit l’interdiction de la vente au détail après 22 heures, ainsi que dans un périmètre de 100 mètres autour des mosquées et des établissements éducatifs. En plus du cours de religion hebdomadaire obligatoire, le nouveau programme prévoit un enseignement optionnel de la vie de Mahomet et du Coran. Un choix éducatif qui passe d’autant plus mal qu’Erdogan a ouvertement déclaré vouloir former «une jeunesse religieuse».

Voir encore:

La Turquie, première prison au monde pour les journalistes

Reporters sans frontières

19 décembre 2012

A l’occasion de la publication de son bilan annuel, Reporters sans frontières rend publiques les conclusions d’une enquête de plusieurs mois sur les journalistes emprisonnés en Turquie.

« Avec 72 professionnels des médias actuellement emprisonnés, dont au moins 42 journalistes et 4 collaborateurs le sont en lien avec leur activité professionnelle, la Turquie est la plus grande prison du monde pour les journalistes. Un triste paradoxe pour un pays qui se présente comme un modèle régional de démocratie. Cet état de fait, inédit depuis la fin du régime militaire, n’a pourtant rien d’étonnant, au regard des problèmes structurels de la justice turque : un cadre législatif encore largement répressif, aux dispositions si larges et floues qu’elles autorisent tous les excès ; une culture judiciaire volontiers paranoïaque, arc-boutée sur des objectifs sécuritaires au mépris des droits de la défense et de la liberté de l’information. La grande majorité des journalistes emprisonnés sont des représentants de médias pro-kurdes, ce qui souligne une nouvelle fois le caractère indissociable de la liberté de l’information et de la recherche d’une solution pacifique à la question kurde », a rappelé l’organisation.

« Les autorités turques ont, semble-t-il, commencé à prendre la mesure du problème. Le ‘troisième paquet de réformes judiciaires’ (loi 6352 du 5 juillet 2012) a abouti ces derniers mois à la remise en liberté conditionnelle d’une quinzaine de journalistes, dont certains étaient en prison depuis des années. Mais ils restent en sursis, et surtout, un nombre encore plus important de prisonniers attend toujours de revoir le jour. Pire, le rythme des interpellations, emprisonnements et procès n’a guère ralenti, comme l’a encore montré la semaine dernière l’arrestation de la journaliste Sadiye Eser, du quotidien de gauche Evrensel. A ce jour, Reporters sans frontières a dénombré au moins soixante-et-une interpellations au cours de l’année 2012. »

« Malgré un paysage médiatique vaste et diversifié, le journalisme critique ou d’investigation reste trop souvent criminalisé en Turquie ; une tendance que le regain de tension sur la question kurde n’a fait que renforcer. Seule une réforme en profondeur de la loi antiterroriste et l’abolition d’une vingtaine d’articles liberticides du code pénal seront en mesure d’y remédier. A condition que ces évolutions législatives s’accompagnent d’une mutation de la pratique judiciaire, en conformité avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : un recours beaucoup moins systématique à la détention provisoire, le respect du droit à l’information sur les sujets d’intérêt général, la protection des sources journalistiques, une justice plus indépendante et plus transparente », a conclu Reporters sans frontières.

Note méthodologique

La liste de journalistes emprisonnés présentée ci-dessous correspondant au « baromètre de la liberté de la presse » publié sur le site de Reporters sans frontières. L’établissement de cet outil répond à une méthodologie précise, uniforme pour tous les pays, qui nécessite une étude approfondie de chaque cas. N’y figurent que les noms de journalistes, collaborateurs ou net-citoyens dont Reporters sans frontières a pu établir qu’ils étaient emprisonnés en lien avec leur activité journalistique. Pour en juger, l’organisation prend en compte des éléments issus de la procédure judiciaire (dossier d’accusation, défense, questions posées au cours de l’interrogatoire) et des éléments d’analyse contextuelle (sujets traités par le journaliste, existence d’un contentieux préalable, contexte politique).

La faiblesse des charges, l’absence d’éléments de preuve convaincants, l’assimilation hâtive de tâches professionnelles (conversations avec des personnalités faisant l’objet de poursuites judiciaires, possession de documents émanent d’organisations illégales, couverture de manifestations pacifiques…) à des actes illégaux, le prolongement injustifié de la détention provisoire, constituent des facteurs déterminants dans la plupart des cas listés ci-dessous.

Le « baromètre de la liberté de la presse » ne constitue pas une liste exclusive des journalistes défendus par l’organisation. L’absence du nom d’un journaliste emprisonné ne constitue pas une présomption de culpabilité, pas plus que sa présence ne signale automatiquement la reconnaissance d’une innocence totale : Reporters sans frontières ne se substitue pas à la justice, mais se prononce sur la pertinence d’une mesure de détention. A la lumière des éléments dont elle dispose, l’organisation demande dans certains cas l’abandon des charges pesant sur le journaliste ; dans d’autres, elle demande une remise en liberté conditionnelle et la tenue d’un procès équitable.

Plusieurs facteurs rendent les recherches concernant les journalistes emprisonnés en Turquie particulièrement difficiles. Le premier est l’opacité et la lenteur de la justice : la plupart d’entre eux passent de longs mois, parfois des années en détention, avant même de connaître la nature des accusations portées contre eux. Les prévenus, leurs proches et leurs avocats n’ont pas toujours accès à l’ensemble de leur dossier.

Un autre obstacle important est la forte politisation des médias, et la perception largement répandue que la presse est dépourvue de toute autonomie. Cet héritage de l’histoire récente affecte non seulement le travail des journalistes, mais aussi celui de la justice : procureurs et juges sont prompts à assimiler journalisme engagé et militantisme politique, voire terrorisme. On ne compte plus les déclarations en ce sens de personnalités publiques : en 2011, la déclaration du premier ministre Recep Tayyip Erdogan assimilant un livre non publié d’Ahmet Sik à « une bombe » avait fait sensation. C’était pourtant peu en comparaison avec le discours du ministre de l’Intérieur Idris Naim Sahin, qui considérait fin décembre 2011 que « la peinture (…), la poésie, ou divers écrits » pouvaient constituer des actes de terrorisme.

Aussi la justice turque substitue-t-elle souvent une analyse politique à l’analyse légale et judiciaire qu’elle devrait effectuer : si un journaliste couvre la question kurde sous un jour critique à l’égard des autorités, par exemple, c’est qu’il partage l’agenda politique du PKK, et donc qu’il y appartient. Reporters sans frontières incite la justice turque à respecter les conventions internationales ratifiées par la Turquie, prévoyant que l’exercice de la liberté d’expression ne peut être limité dans ces circonstances que par l’incitation explicite à la haine ou à la violence. L’organisation rappelle en outre que les standards du Conseil de l’Europe et de l’OSCE recommandent de ne pas punir d’emprisonnement les abus de la liberté d’expression, du fait de l’effet d’intimidation que cela induit.

Reporters sans frontières appelle la justice à libérer immédiatement l’ensemble des journalistes et collaborateurs emprisonnés en lien avec leur activité professionnelle. L’organisation se tient à la disposition des autorités pour discuter des mesures à prendre pour remédier aux racines de ce problème. Reporters sans frontières en appelle également à la collaboration des avocats, des proches et des collègues des journalistes dont les cas sont toujours en investigation, pour rassembler un complément d’information.

Lire le rapport d’enquête de RSF "Médias et justice en Turquie : entre méfiance et réflexes sécuritaires" (juin 2011)

Journalistes emprisonnés en lien avec leur activité professionnelle :

• Bayram Namaz • Füsun Erdogan • Hikmet Ciçek • Tuncay Özkan • Mustafa Balbay • Soner Yalçin • Yalçin Küçük • Turan Özlü • Hasan Özgünes • Tayip Temel • Cengiz Kapmaz • Abdullah Cetin • Ayse Oyman • Cagdas Kaplan • Dilek Demirel • Ertus Bozkurt • Fatma Koçak • Hüseyin Deniz • Ismail Yildiz • Kenan Kirkaya • Mazlum Özdemir • Deniz Yildirim • Nahide Ermis • Nevin Erdemir • Nilgün Yildiz • Nurettin Firat • Ömer Celik • Ömer Ciftçi • Ramazan Pekgöz • Sadik Topaloglu • Selahattin Aslan • Semiha Alankus • Sibel Güler • Yüksek Genç • Zeynep Kuray • Ziya Ciçekçi • Zuhal Tekiner • Mehmet Emin Yildirim • Turabi Kisin • Özlem Agus • Zeynep Kuris • Sadiye Eser

Collaborateurs des médias emprisonnés en lien avec leur activité professionnelle :

• Pervin Yerlikaya • Saffet Orman • Cigdem Aslan • Irfan Bilgiç

Journalistes et collaborateurs de médias emprisonnés, dont les cas restent pour l’heure en investigation :

• Ali Konar • Faysal Tunç • Ferhat Ciftçi • Hamit Dilbahar • Kenan Karavil • Murat Ilhan • Nuri Yesil • Ömer Faruk Caliskan • Sevcan Atak • Seyithan Akyüz • Sahabettin Demir • Ahmet Birsin • Sebahattin Sürmeli • Ferhat Arslan • Sultan Saman • Bahar Kurt • Musa Kurt • Mustafa Gök • Erdal Süsem • Hatice Duman • Hakan Soytemiz • Erol Zavar • Miktat Algül • Sükrü Sak • Mehmet Haberal

Voir par ailleurs:

Turquie: à Ankara, "fanfare des casseroles" contre le gouvernement

Voilà

02/06/2013

Il est 21h00 pile à Ankara et un concert inédit de casseroles secoue les quartiers résidentiels d’Ankara. Armés d’ustensiles de cuisine, les protestataires dénoncent bruyamment le régime du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qu’ils accusent d’autoritarisme.

"L’heure est venue de renvoyer Erdogan dans les limbes de l’Histoire", crie une femme, accompagnée de ses deux enfants sur le balcon de son appartement du quartier chic de Cankaya, fiefs des tenants de la laïcité.

Munis de sifflets, des voisins allument et éteignent les lumières de leurs appartements en guise de protestation. "Tayyip démission, Tayyip démission. Regarde combien nous sommes", crient-ils.

Özcan, un jeune étudiant en économie est descendu au rez-de-chaussée avec un drapeau turc, sous les applaudissements des voisins et de ses parents. "On ne peut pas être plus pacifique, est-ce que la police va aussi nous gazer ?", interroge l’étudiant.

"Il ne s’agit plus du projet de Gezi Park (le parc dont la suppression est à l’origine du mouvement à Istanbul), c’est devenu un mouvement (de contestation) contre le gouvernement qui s’immisce de plus en plus dans notre vie privée", explique Hamdi, qui ne veut pas donner son nom de famille.

A ses côtés, sa femme qui tape frénétiquement avec une grosse cuillère sur une casserole en acier. Le bruit est assourdissant.

Mobilisation

"Ce n’est pas parce qu’un gouvernement est démocratiquement élu avec 50% des suffrages qu’il a le droit de faire ce qu’il lui plaît", commente Hamdi, qui dénonce la loi restreignant la vente et la consommation d’alcool votée la semaine dernière par le Parlement.

Dans un entretien accordé dimanche à la chaîne privée Show TV, M. Erdogan, musulman pratiquant, a justifié ce texte par des motifs de santé publique. "Celui qui boit est un alcoolique", a-t-il sèchement dit, avant de nuancer: "je ne veux pas dire tout le monde, mais ceux qui boivent régulièrement".

Et plus tôt dans la journée, devant un parterre constitué dans l’ensemble de ses supporters, il a refusé toute concession, qualifiant les protestataires de "bande de vandales".

Et il a ensuite lancé: "Si l’on veut organiser des rassemblements, si c’est un mouvement social, alors quand ils rassemblent 20 personnes, j’en rassemblerai 200.000. Quand ils réuniront 100.000 personnes, je mobiliserai un million de partisans de mon parti".

"Ce sont des fascistes", juge un jeune homme au volant de sa voiture en klaxonnant. Sa petite amie agite à ses côtés le drapeau turc et entonne une marche militaire qui loue les réformes du fondateur de la Turquie moderne et laïque, Mustafa Kemal Atatürk.

Dans les rues d’Ankara, la mobilisation touche tous les âges. "J’ai 63 ans et tout ce que je veux, c’est la tranquillité dans ce beau pays", dit Cengiz, un ingénieur à la retraite. "Mais lorsque vous sentez que votre mode de vie est menacé, vous n’avez pas d’autre choix que d’aller manifester, c’est tout", ajoute-t-il.

Le concert de casseroles "à la turque" n’est pas une spécialité d’Ankara. A la tombée de la nuit, il résonne aussi dans de nombreux quartiers d’Istanbul sur le thème "gouvernement, démission!"

Voir encore:

Le monde vu de Turquie

Ni Orient ni Occident, les choix audacieux d’Ankara

Wendy Kristianasen

 Les blogs du Diplo

3 juin 2010

La Cour constitutionnelle a annoncé le 21 janvier l’annulation d’une loi restreignant les prérogatives des tribunaux militaires. Cette décision, comme celle de l’interdiction du plus important parti prokurde, confirme les tensions liées aux tentatives de démocratisation interne. En revanche, un consensus se dessine à Ankara sur la nouvelle politique étrangère de la Turquie.

« C’est avant tout une question de vision des choses », assure M. Ahmet Davutoglu, ministre des affaires étrangères turc. Et sa propre vision n’est pas étriquée : voulant la paix et la sécurité pour la région, il estime que son pays — membre à la fois du G20 et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) — se trouve bien placé pour y contribuer. M. Davutoglu est l’architecte de la nouvelle politique d’Ankara, qui repose sur un principe, « zéro problème avec les voisins », et sur le soft power, un pouvoir fondé sur la persuasion et la négociation. Principal conseiller du premier ministre en matière de politique étrangère après l’éclatante victoire du Parti de la justice et du développement (AKP) lors des législatives du 3 novembre 2002, il est le chef de la diplomatie depuis mai 2009.

« Nous sommes prêts à jouer un rôle de médiateur dans divers conflits, grâce à nos solides relations avec les différents groupes ethniques et religieux, notamment turcophones [présents dans les Balkans, au Caucase, en Russie, à Chypre et au Proche-Orient] », affirme M. Davutoglu. Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là : « Nous avons une conception de la sécurité pour tous, et une conception de la paix qui nécessite à la fois un dialogue de haut niveau sur le plan politique, une interdépendance sur le plan économique et la prise en compte de la diversité culturelle. »

M. Davutoglu n’est pas un politicien, c’est un universitaire qui n’a aucun mandat électif ; et il n’a pas seulement réfléchi à une politique étrangère novatrice pour la Turquie, il l’a mise en œuvre lui-même. Il dresse la liste de ses réalisations : « Soixante et un accords signés avec la Syrie ; quarante-huit avec l’Irak ; l’obligation de visa levée pour huit pays voisins ; la résolution du problème de la présidence du Liban avec la Syrie ; deux protocoles signés avec l’Arménie. » Et, sans même parler de ses tentatives de médiation entre Israël et les Palestiniens, cette liste pourrait être allongée, car il a aussi supervisé les pourparlers indirects entre la Syrie et Israël en 2007-2008. « Nous avons frôlé, non pas la paix, mais un accord permettant des négociations directes, estime-t-il. L’attaque d’Israël contre Gaza, en décembre 2008, a mis un terme à tout ce travail. Gaza ne faisait pas partie des sujets abordés, mais cette guerre a eu un effet négatif. Pour qu’une médiation soit efficace, il faut qu’il y ait une volonté de paix. Quand Israël aura une telle volonté, nous serons prêts à l’écouter. »

Les Turcs de toutes obédiences s’accordent pour reconnaître à cette stratégie une cohérence motivée par des ambitions économiques et sécuritaires, ainsi qu’une idée bien précise de la place de la Turquie dans le monde. Cette politique intervient à un moment crucial où le pouvoir renvoie son armée dans les casernes, tandis que resurgissent les sombres secrets de son « Etat profond [1] ». Elle ouvre la voie à la démocratisation de ses structures, accompagne l’émergence de nouvelles élites et la présence croissante d’une classe moyenne très active.

Incident entre le premier ministre turc et M. Shimon Pérès

« Il existe une nouvelle dynamique, et elle est alimentée par le peuple, mais l’Occident ne la comprend pas, souligne Ihsan Bal, professeur à l’Académie de police. Cela a débuté en 2003, lorsque les Etats-Unis ont voulu utiliser la Turquie comme porte d’entrée pour envahir l’Irak ; c’est le peuple — les députés et leurs électeurs — qui a dit “non”. »

On pourrait s’attendre à ce que la population s’inquiète en priorité des conséquences de la crise financière mondiale et du chômage — qui s’élève à 15 %, et sans doute à 30 % chez les jeunes. On découvre, en réalité, qu’elle se préoccupe plutôt de Gaza. Il y a un an, cinq mille personnes brandissant des drapeaux sont allées accueillir le premier ministre Recep Tayyip Erdogan à son retour du Forum économique mondial de Davos. Il venait de « claquer la porte » d’un débat télévisé organisé, le 29 janvier 2009, avec le président israélien Shimon Pérès. M. Erdogan lui avait lancé : « Vous êtes en train de tuer des gens », et l’animateur ne lui avait pas permis de réfuter la justification apportée par M. Pérès à la guerre contre Gaza lancée un mois plus tôt [2]. Les Turcs s’intéressent beaucoup à la Palestine. Ils apprécient également la sincérité des sentiments de M. Erdogan, son charisme et ses origines modestes.

Des observateurs ont noté que les Etats-Unis n’étaient pas mécontents de l’incident entre M. Pérès et le premier ministre turc — qui a transformé ce dernier en héros pour le monde arabe et musulman —, même s’ils auraient souhaité voir la Turquie témoigner de la sympathie au Fatah, et pas seulement au Hamas, afin d’aider à relancer le « processus de paix ». D’autres pensent que son appui au gouvernement du Hamas (visible notamment à travers l’invitation de son chef, M. Khaled Mechaal, à Ankara) devrait rapporter certains dividendes ; par exemple, la libération du soldat israélien Gilad Shalit, capturé le 25 juin 2006 et détenu depuis dans la bande de Gaza.

L’arrivée au pouvoir de l’AKP, en 2002, n’a pas empêché le maintien de liens étroits avec Israël, comme l’ont montré ses efforts de médiation avec la Syrie. Mais le climat a changé à partir de l’intervention israélienne de 2008 à Gaza. L’annulation d’exercices militaires conjoints, en octobre 2009, l’a confirmé. En janvier 2010, la Turquie a bruyamment réagi contre le traitement « humiliant » qu’avait fait subir le vice-ministre israélien des affaires étrangères Danny Ayalon à son ambassadeur en Israël [3]. Elle a menacé de rappeler son diplomate, et demandé des excuses qu’elle a obtenues.

Cela signifie-t-il un changement radical dans les rapports entre les deux pays ? Mme Meliha Altunısık, professeure à la Middle East Technical University d’Ankara, explique que, après la guerre de Gaza, « n’importe quel gouvernement aurait eu à infléchir sa politique et à critiquer Israël — qui, d’ailleurs, avec ses dirigeants actuels, est de plus en plus isolé. Avec M. [Barack] Obama au pouvoir, sa position stratégique est en déclin ». De nombreux Turcs soulignent aussi que leur pays est devenu plus important pour Israël, même sur le plan économique, qu’Israël pour la Turquie. Ils envisagent un possible amenuisement des relations mais rien de plus, car ils ne tiennent pas davantage que les Arabes à ce qu’Ankara coupe les ponts avec Israël.

« Les responsables de la région, note Mme Altunısık, se tournent vers la Turquie et l’incitent à jouer un rôle constructif. L’économie est la clé, mais la personnalité de M. Erdogan joue également : j’ai rencontré des femmes, au centre de Damas, qui apprennent le turc à cause de lui ! Tout a commencé en 2003, lorsque Ankara a tenu tête aux Etats-Unis et refusé de laisser utiliser le pays comme une base de la guerre en Irak. Dominait le sentiment que, contrairement aux autres dirigeants, il avait réussi à faire quelque chose. »

« En revanche, poursuit-elle, on voit nettement la concurrence que se livrent Ankara et Téhéran : par son soutien ouvert à Gaza, son engagement dans les négociations entre la Syrie et Israël, sa contribution à la résolution de la crise présidentielle libanaise, la Turquie a essayé de voler la vedette à l’Iran. Ankara tire de multiples avantages de sa volonté de résoudre les problèmes par la coopération : le développement de ses relations avec les Etats arabes et l’Iran, des gains économiques, ainsi que la stabilité dans cette partie du monde. Pour la Turquie, c’est, à long terme, une stratégie “gagnant-gagnant”. »

L’Iran est pratiquement le seul sujet de politique étrangère qui divise les Turcs. Pour M. Yavuz Baydar, correspondant politique de Today’s Zaman, un quotidien anglophone proche du gouvernement, il ne faut pas s’inquiéter de ce qui se passe entre M. Erdogan et le président Mahmoud Ahmadinejad : « Tous deux sont issus du peuple et se conduisent comme des gens ordinaires, même s’ils se méfient l’un de l’autre. » Pour certains, en revanche, les tentatives de médiation sur la question du nucléaire iranien sont au mieux naïves, au pis dangereuses. Ces divergences reflètent les difficultés à saisir les ambitions de Téhéran, mais aussi la crainte d’une situation explosive aux portes de la Turquie.

Parmi les pays arabes, c’est la Syrie qui fait rêver les Turcs. Sur les campus, des professeurs évoquent leur voyage à Damas. Si l’on considère les anciennes et mauvaises relations entre les deux pays — avec le soutien syrien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les années 1980, les revendications de Damas sur le Hatay (autrefois le sandjak d’Alexandrette) [4] ou encore la question du partage de l’eau —, l’évolution actuelle tient un peu du miracle.

Un ajustement naturel aux réalités de l’après-guerre froide

Concernant Bagdad, l’intérêt des relations économiques et sociales comme les efforts de la Turquie pour obtenir que les groupes sunnites s’assoient à la table des négociations font qu’un calme relatif règne à la frontière turco-irakienne — et un trait a bien été tiré sur l’offensive turque menée en 2007 contre les rebelles du PKK dans le nord de l’Irak. En Afrique également, les relations prospèrent, notamment avec la Libye et le Soudan. Néanmoins, le premier ministre a récemment commis une « gaffe » vis-à-vis de ce dernier pays : il y a en effet déclaré, le 9 novembre 2009, que les crimes de guerre israéliens étaient pires que ceux pour lesquels le président Omar Al-Bachir avait été inculpé par la Cour pénale internationale [5]. Enfin, la présence « non combattante » de mille sept cent cinquante soldats turcs en Afghanistan contribue à la bonne image d’Ankara dans la région.

Mais la Turquie ne regarde pas seulement vers le monde musulman : elle se projette aussi vers la Russie, la Serbie, la Géorgie et même l’Arménie. Deux protocoles ont été signés avec cette dernière, le 10 octobre 2009, pour établir des relations diplomatiques et ouvrir les frontières. Sur le dossier épineux de Chypre, enfin, l’espoir se fait jour que, avec le nouveau premier ministre grec Georges Papandréou, quelques progrès puissent être obtenus.

La nouvelle ligne diplomatique turque, ses ambitions à l’Est comme au Sud, reflètent-elles, ainsi que le suggère ici ou là la presse occidentale, la renaissance d’une « mission ottomane » [6] ? Ce concept ne figure ni dans le vocabulaire, ni dans la réflexion des dirigeants et du peuple turcs. Pour M. Temel Iskit, ancien diplomate qui fut, dans les années 1980, le premier directeur général du ministère chargé des affaires européennes au sein du gouvernement turc, les accusations de « néo-ottomanisme » visent à faire croire « que la Turquie s’islamise et ne tient plus à rejoindre l’Europe ». Selon lui, elles sont injustifiées, et « proviennent de capitales qui rejettent l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne, ainsi que de la presse américaine pro-israélienne ».

M. Iskit a autrefois été un sympathisant du Parti républicain du peuple (CHP), mouvement d’opposition laïque de centre gauche dont l’origine remonte au parti unique créé par le père de l’indépendance, Mustapha Kemal, dit Atatürk. Comme beaucoup d’autres, il a perdu confiance dans la ligne de son organisation et dans son dirigeant, M. Deniz Baykal. « Après une vie passée à défendre tout ce qui était tabou — l’Arménie, Chypre, les Kurdes —, j’ai révisé mes opinions et décidé de m’exprimer. » Il tient une chronique dans Taraf, le quotidien indépendant d’Istanbul [7].

Cette attitude nouvelle de la Turquie sur la scène internationale représente-t-elle un changement d’orientation stratégique ? « La Turquie a toujours occupé une place géopolitique centrale, considère M. Iskit. Mais, à cause de sa jeunesse et de sa lutte pour l’indépendance, au lendemain de la première guerre mondiale, puis de la guerre froide, notre pays a constamment été sur la défensive. Ce qui a changé, c’est qu’il a commencé à se démocratiser grâce aux critères de Copenhague [8], adoptés avant que l’AKP n’arrive au pouvoir, puis avec le consentement de l’armée à cesser toute ingérence sur le terrain politique. Cette démocratisation a débouché sur un nouvel esprit de coopération et de négociation. »

Kadri Gürsel, éditorialiste du quotidien laïque Milliyet et commentateur populaire à la télévision, affirme que « l’actuelle orientation de la politique étrangère turque aurait été adoptée par n’importe quel gouvernement ». Et il ajoute : « Nos atouts en politique étrangère ont été multipliés par le boom économique en 2002-2003, par l’ouverture des négociations pour l’adhésion à l’Union européenne, et par le règlement d’un problème de sécurité majeur avec la capture d’[Abdullah] Öcalan [9]. Nous assistons à un ajustement naturel de la Turquie aux réalités de l’après-guerre froide et de la mondialisation, qui ont créé une nouvelle dynamique. Mais un parti laïque n’aurait pas aussi bien tiré profit de la situation : l’AKP se sent à l’aise au Proche-Orient, en particulier avec les sunnites. » Cependant, même si, par exemple, nombre de ministres et de conseillers parlent arabe, il n’existe pas selon lui d’« axe oriental », ni de changement dans les alliances.

Etre à la fois occidental, démocratique, moderne et musulman

A ses yeux, la situation économique de la Turquie explique beaucoup de choses : « Elle est condamnée à une croissance fondée sur les exportations, parce qu’il n’existe pas de structure d’épargne intérieure. Elle doit donc trouver de nouveaux marchés, en premier lieu au Proche-Orient. Globalement, cela a fonctionné : les membres du gouvernement gèrent correctement l’économie, et ils ont le sens du commerce, même s’ils ont tendance à monopoliser les profits pour les leurs. Ils aident ainsi la base sociale de l’AKP, en Anatolie, à former une nouvelle classe moyenne, ce qui représente une police d’assurance pour une démocratie stable. »

M. Soli Özel, professeur de relations internationales à l’université Bilgi d’Istanbul, estime, lui, que beaucoup en Occident ont du mal à accepter une Turquie décidant elle-même de ses priorités. L’AKP, qui a de très bonnes relations avec les Etats-Unis, souhaite la stabilité, une zone de prospérité et de sécurité aspirant à la paix, contrairement à Israël et à l’Iran. Soulignant lui aussi une continuité dans la politique étrangère turque, M. Özel remarque : « L’AKP a conceptualisé cela mieux que d’autres. »

« La question du caractère “occidental” de la Turquie concerne moins son orientation stratégique que le fait de savoir si elle deviendra un vrai pays occidental, explique-t-il encore. Si l’Union européenne se met elle-même hors de l’équation parce qu’elle ne comprend pas bien les agissements de la Turquie — qui sont pourtant dans l’intérêt de l’Occident —, la plupart de nos relations avec l’étranger seront conduites à travers les Etats-Unis. Au cas où on en arriverait là, Washington insistera-t-il pour que la Turquie devienne un véritable pays occidental et démocratique ? Si les Etats-Unis poussent l’Union à aller de l’avant dans l’adhésion de la Turquie, ce sera la preuve que nous avons atteint ce stade. »

Ankara espère que M. Obama réussira mieux que M. George W. Bush. « Sa conception des choses est différente, explique Yasemin Congar, rédacteur en chef de Taraf et spécialiste des Etats-Unis. Il a des atouts : ses origines, sa formation multiculturelle et sa connaissance du monde musulman. Les Turcs n’oublient pas qu’il se prénomme aussi Hussein. » Son discours du Caire en faveur d’un dialogue avec l’islam et du respect des droits de la personne, en juin 2009, fait écho aux préoccupations d’Ankara. Mais son incapacité à obtenir d’Israël l’arrêt total de la colonisation en Palestine et sa décision d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan ont déçu ; aussi faudra-t-il des signaux forts de la Maison Blanche sur le dossier palestinien pour dissiper la méfiance de l’opinion turque.

L’amertume à l’égard de l’Europe est réelle, et ressort dans tous les discours sur la politique étrangère. Les reproches adressés au gouvernement, accusé de ne pas avoir recherché avec suffisamment d’enthousiasme l’adhésion à l’Union, n’ont plus guère de poids depuis que M. Nicolas Sarkozy et Mme Angela Merkel se sont prononcés pour le « non ». L’idée que, par son prestige renforcé, notamment au Proche-Orient, le pays sera en mesure d’apporter davantage à l’Union semble mieux reçue. Et, s’il n’est pas invité à y entrer, il n’en restera pas moins que son rôle sur la scène internationale aura augmenté.

Secrétaire général de l’Association des industriels et des entrepreneurs de Turquie (Tüsiad), traditionnellement aux mains des vieilles familles laïques d’Istanbul, M. Zafar Yavan se plaint : « Le gouvernement n’a pas bougé assez vite sur l’Union européenne, particulièrement en ce qui concerne les marchés publics et d’autres questions économiques, ce qui a suscité des doutes sur son engagement. » Il nuance toutefois son propos en soulignant que « le ralentissement du processus de convergence a plus à voir avec M. Sarkozy qu’avec la Turquie. Celle-ci progressera avec ou sans ce gouvernement, car la démocratisation engagée par l’AKP restera : c’est un processus à sens unique. Le rythme de ses réformes et sa persévérance sont sans comparaison avec les actions des gouvernements précédents. »

Amertume à l’égard de l’Europe, ouverture vers l’Est et le Sud

Ex-ministre CHP de la justice, Mme Ayse Celikel a toutes les raisons de s’opposer au gouvernement de l’AKP, notamment parce qu’elle dirige une association (Cagdas Yasam Dernegi) qui dispense un enseignement laïque pour les filles et se trouve actuellement soumise « aux pressions du pouvoir, avec quatorze employés interpellés sans que les chefs d’accusation aient été portés à leur connaissance ». Se qualifiant de « kémaliste, mais avec un esprit ouvert », elle reconnaît que, « avec l’adhésion à l’Union européenne passée au second plan, le gouvernement est engagé dans un exercice d’équilibre dans ses ouvertures vers l’Est et le Sud ». Mais elle précise : « Tant qu’il ne s’éloigne pas davantage de l’Europe, ou ne se rapproche pas plus de l’Iran, je suis d’accord. »

Et que pense M. Armagan Kuloglu, général à la retraite et l’un des principaux membres du nouveau Centre d’études stratégiques sur le Moyen-Orient ? Il se proclame ataturkcu (« disciple d’Atatürk »), mais pas kémaliste — ce qui implique « la défense de la nation turque sur une base ethnique ». Il a sûrement quelques critiques à formuler ? Bien sûr, il défend les vieux dogmes : « Le nord de Chypre doit être reconnu comme un Etat ; les Kurdes ne sont pas un problème ; l’Arménie doit cesser d’affirmer qu’il y a eu génocide… » Pourtant, lui aussi estime qu’« il n’y a eu aucun changement d’orientation ni renversement d’alliances : le gouvernement cherche tout simplement de bonnes relations avec les pays voisins, et c’est la première fois que cela arrive » grâce à l’évolution de la Syrie, de l’Irak et de l’Iran. Il ne critique même pas la politique gouvernementale face à l’Union européenne, « sauf quand elle fait des concessions ». Il « serait heureux que la Turquie n’entre pas dans l’Union, parce que cela signifierait le partage de notre souveraineté, précise-t-il aussi, et que, n’étant ni les Pays-Bas ni l’Italie, ce partage affecterait notre sécurité ». S’il défend le rôle traditionnel de l’armée dans la politique, M. Kuloglu concède qu’elle perd de l’influence, et qu’il y a eu en son sein « certains comportements ambitieux confirmés par l’affaire Ergenekon » (cf. note 1).

De nombreux Turcs craignent que le gouvernement AKP, à force de jongler avec trop de balles, ne finisse par en laisser tomber quelques-unes. Certains n’adhèrent pas à l’idée du « zéro problème avec les voisins et pas de bâton », autrement dit : au règlement des conflits par la persuasion et les avantages économiques. Et si la carotte ne fonctionnait pas sans le bâton ? Si la Turquie allait se trouver en danger pour avoir surestimé son potentiel de soft power ?

A sa manière, Mme Altunısık répond à ces craintes : « Pour l’instant, la question est prématurée. Et puis, elle ne prend pas en compte l’essentiel : la manière dont se mène la politique étrangère est aussi importante que les résultats finaux. La Turquie passait auprès de tous ses voisins pour une puissance périphérique ; maintenant, vous ne pouvez discuter de l’avenir de nombreuses régions du monde sans parler d’elle. »

Notes

[1] L’affaire Ergenekon a mis au jour un complot impliquant des militaires et visant à déstabiliser le gouvernement de l’AKP. Les dernières révélations incluent un projet d’assassinat du vice-premier ministre Bülent Arinç. L’enquête en cours a permis de faire la lumière sur les opérations de contre-guérilla menées dans le Kurdistan turc, et menace de dévoiler les activités de ce que les Turcs appellent l’« Etat profond » : une alliance militaro-mafieuse accusée de tirer les ficelles dans l’ombre. Lire, par exemple, « State’s dirty laundry might come out with “cosmic room” search », Sunday’s Zaman, Istanbul, 3 janvier 2010.

[2] On peut voir des vidéos de la polémique sur http://www.YouTube.com

[3] L’ambassadeur avait dû attendre longuement dans un couloir ; après quoi, devant les journalistes, M. Ayalon avait refusé de lui serrer la main et l’avait fait asseoir sur un siège plus bas que le sien. Seul le drapeau israélien était visible dans son bureau. Le vice-ministre reprochait à la Turquie la diffusion sur une chaîne privée d’un téléfilm jugé antisémite, ainsi que les nouvelles critiques du premier ministre Erdogan après un raid israélien sur la bande de Gaza.

[4] Cette province occupée par la France en 1916 faisait partie de la Syrie sous mandat français. Elle a été cédée par Paris à la Turquie en 1939.

[5] Today’s Zaman, Istanbul, 10 novembre 2009.

[6] Cf. Delphine Strauss, « Turkey’s Ottoman mission », Financial Times, Londres, 23 novembre 2009.

[7] Depuis le mois de janvier 2010, Taraf publie une édition en turc du Monde diplomatique.

[8] Les critères d’accession à l’Union européenne tels que définis à Copenhague en 1993 sont de trois ordres : politique, économique et acceptation des acquis communautaires.

[9] Dirigeant du PKK arrêté en février 1999.

Voir enfin:

The Muslim Civil War

Standing by while the Sunnis and Shiites fight it out invites disaster.

Bret Stephens

Yusuf al-Qaradawi, the prominent Sunni cleric, said Friday that Hezbollah and Iran are "more infidel than Jews and Christians." Coming from the guy who once lauded Hitler for exacting "divine punishment" on the Jews, that really is saying something.

That the war in Syria is sectarian was obvious almost from the start, despite the credulous belief that Bashar Assad ran a nonsectarian regime. That a sectarian ruling minority fighting for its life would not fold easily was obvious within months, despite happy guarantees that the regime’s downfall would come within weeks. That a sectarian war in Syria would stir similar religious furies in Iraq and Lebanon was obvious more than a year ago, despite wishful administration thinking that staying out of Syria would contain the war to Syria alone.

What should be obvious today is that we are at the dawn of a much wider Shiite-Sunni war, the one that nearly materialized in Iraq in 2006 but didn’t because the U.S. was there, militarily and diplomatically, to stop it. But now the U.S. isn’t there. What’s left to figure out is whether this megawar isn’t, from a Western point of view, a very good thing.

The theory is simple and superficially compelling: If al Qaeda fighters want to murder Hezbollah fighters and Hezbollah fighters want to return the favor, who in their right mind would want to stand in the way? Of course it isn’t just Islamist radicals of one stripe or another who are dying in Syria, but also little children and aging grandparents and every other innocent and helpless bystander to the butchery.

But here comes the whispered suggestion: If one branch of Islam wants to be at war with another branch for a few years—or decades—so much the better for the non-Islamic world. Mass civilian casualties in Aleppo or Homs is their tragedy, not ours. It does not implicate us morally. And it probably benefits us strategically, not least by redirecting jihadist energies away from the West.

Wrong on every count.

Similar thinking was popular in the 1980s during the Iran-Iraq War. The war left as many as 1.4 million corpses on the battlefield, including thousands of child soldiers, and caused both countries billions in economic damage. And how did the West benefit from that? It’s true that the price of crude declined sharply almost every year of the war, but that only goes to show how weak the correlation is between Persian Gulf tensions and oil prices.

Otherwise, the 1980s were the years of the tanker wars in the Gulf, including Iraq’s attack on the USS Stark; the hostage-taking in Lebanon; and the birth of Hezbollah, with its suicide bombings of the U.S. Marine barracks and embassy in Beirut. Iraq invaded Kuwait less than two years after the war’s end. Iran emerged with its revolutionary fervors intact—along with a rekindled interest in developing nuclear weapons.

In short, a long intra-Islamic war left nobody safer, wealthier or wiser. Nor did it leave the West morally untainted. The U.S. embraced Saddam Hussein as a counterweight to Iran, and later tried to ply Iran with secret arms in exchange for the release of hostages. Patrolling the Strait of Hormuz, the USS Vincennes mistakenly shot down an Iranian jetliner over the Gulf, killing 290 civilians. Inaction only provides moral safe harbor when there’s no possibility of action.

Maybe that’s what President Obama is secretly aiming for. Had he armed Syria’s rebels early in the conflict, he could have empowered a moderate opposition, toppled the regime, sidelined Sunni jihadists, prevented the bloodbath we now have, stemmed the refugee crisis and dealt a sharp strategic setback to Iran—all without any U.S. military involvement.

Had he moved against Assad after the latter’s use of chemical weapons, the president could have demonstrated the seriousness of U.S. red lines—this time with limited and surgical use of U.S. military assets. (By the way, whatever happened to that U.N. fact-finding mission on Syrian chemical weapons that Mr. Obama promised back in April?)

Yet if Mr. Obama were to move against Assad today, the odds of success would be far longer. He would be going against an emboldened and winning despot, brazenly backed by Russia. And he would be abetting a fractured insurgency, increasingly dominated by radicals answering the call of jihad. The administration has gone from choosing not to take action to having no choice but to remain passive. Thus does global order give way to global disorder.

It’s tempting to rejoin that Syria is small and faraway, and that if Vladimir Putin or Iran’s Ayatollah Khamenei want to play in the Syrian dung heap they’re welcome to it. But these guys aren’t dupes getting fleeced at a Damascene carpet shop. They are geopolitical entrepreneurs who sense an opportunity in the wake of America’s retreat.

Maybe Americans will feel better after ceding the field to these characters. But we won’t be safer. And as a former Chicago friend of Mr. Obama used to say, the chickens sometimes do come home to roost.


Religion de paix et d’amour: La diffamation continue ! (Land of smiles no more: will islamist violence finally turn the dream to nightmare?)

20 mai, 2013
http://jcdurbant.files.wordpress.com/2013/05/b66e8-aonterror.jpghttp://jcdurbant.files.wordpress.com/2013/05/901bb-thai-smiles.jpg?w=320&h=192Oh I come from a land, from a faraway place where the caravan camels roam where they cut off your ear. If they don’t like your face, it’s barbaric, but, hey, it’s home! Paroles d’Aladdin (Disney)
These great tragedies and collective punishments that are wiping out villages, towns, cities and even entire countries, are Allah’s punishments of the people of these countries, even if they are Muslims. We know that at these resorts, which unfortunately exist in Islamic and other countries in South Asia, and especially at Christmas, fornication and sexual perversion of all kinds are rampant. The fact that it happened at this particular time is a sign from Allah. It happened at Christmas, when fornicators and corrupt people from all over the world come to commit fornication and sexual perversion. That’s when this tragedy took place, striking them all and destroyed everything. It turned the land into wasteland, where only the cries of the ravens are heard. I say this is a great sign and punishment on which Muslims should reflect. All that’s left for us to do is to ask for forgiveness We must atone for our sins, and for the acts of the stupid people among us and improve our condition. We must fight fornication, homosexuality, usury, fight the corruption on the face of the earth, and the disregard of the lives of protected people. Sheik Fawzan Al-Fawzan (member of the Senior Council of Clerics, Saudi Arabia’s highest religious body and professor at the Al-Imam University)
En lisant le Coran et les paroles du Prophète Mahomet, on peut facilement voir que l’Islam est une religion de paix et d’amour, mais il semble qu’Hollywood n’a ni accès facile aux ressources de base sur l’Islam ni n’est capable de les interpréter correctement. Ekrem Dumanli
Les Arabes sont le groupe le plus dénigré de l’histoire d’Hollywood. Ils sont dépeints, fondamentalement, comme des untermenschen moins qu’humains, un terme employé par les Nazis pour discréditer les bohémiens et les juifs. Ces images sont avec nous depuis plus d’un siècle. Jack Shaheen
Dans tous les films qu’ils font, chaque fois qu’un Arabe prononce le mot Allah? Quelque chose explose. Eyad Zahra (jeune réalisateur)
Selon la firme britannique « Aon » spécialisée dans la gestion des risques et de l’assurance contre le terrorisme, le top 10 des pays à risque de terrorisme (comprenez islamiste) sont, dans l’ordre, l’Afghanistan, l’Inde, l’Irak, le Nigeria, le Pakistan, la Russie, la Somalie, la Syrie, la Thaïlande et Yémen. Tous ces pays sont musulmans ou ont une forte population islamique (donc potentiellement islamiste) à l’exception de la Thaïlande. Diable, mais que vient faire dans cette liste lugubre le pays de Siam, réputé pour être le pays du sourire? La Thaïlande est même classée avant le Yémen, l’un des pays les plus instables et, islamiquement parlant, l’un des plus agités au monde. Riposte laïque

Après Hollywood, la diffamation continue avec l’industrie du tourisme !

Pourquoi, après des siècles de pillages, guerres et esclavage (et sans compter plus récemment trafic de petites filles, crimes d’honneur et attaques à l’acide), l’islam garde-t-il une si mauvaise image? nous demandions-nous dans un précédent billet

A l’heure où, remplissage de nappes phréatiques oblige, nombres d’Occidentaux comencent à rêver de rivages plus souriants …

Voilà qu’en remet une couche la firme britannique Aon spécialisée dans la gestion des risques et de l’assurance contre le terrorisme …

Accusant à présent sans parler des heures de queue et de contrôle nécessitées par ses dévots les plus zélés …

La religion de paix et d’amour de nous rendre bientôt inacessible la moitié des pays du monde …

Y compris, après semble-t-il le Déluge d’Allah de Noël 2005 contre la nouvelle Sodome, le Pays du sourire lui-même …

Classé dorénavant, pour le risque terroriste grâce aux correligionnaires de feus Mahomet et Ben Laden, juste entre la Syrie et le Yemen …

Thaïlande : les barbus à l’assaut du pays du sourire

Messin Issa

Riposte laïque

19 mai 2013

Selon la firme britannique « Aon » spécialisée dans la gestion des risques et de l’assurance contre le terrorisme, le top 10 des pays à risque de terrorisme (comprenez islamiste) sont, dans l’ordre, l’Afghanistan, l’Inde, l’Irak, le Nigeria, le Pakistan, la Russie, la Somalie, la Syrie, la Thaïlande et Yémen.

Tous ces pays sont musulmans ou ont une forte population islamique (donc potentiellement islamiste) à l’exception de la Thaïlande. Diable, mais que vient faire dans cette liste lugubre le pays de Siam, réputé pour être le pays du sourire? La Thaïlande est même classée avant le Yémen, l’un des pays les plus instables et, islamiquement parlant, l’un des plus agités au monde.

La Thaïlande, qui a une communauté musulmane d’à peine 5% de la population totale, soit quelques 3,5 millions d’âmes, se retrouve ainsi dans un groupe de pays où les musulmans sont de 3 à 60 fois plus nombreux (10 millions de musulmans en Somalie et près de 180 millions en Inde et au Pakistan).

En fait, le problème n’est pas dans le nombre. Un proverbe marocain dit : « Un poisson pourri suffit à empester tout un panier ».

Aucun pays au monde ne peut se prévaloir d’être à l’abri du terrorisme islamique. La menace vient de l’existence même de l’islam. Au lieu de le mettre en quarantaine, beaucoup de pays lui ont ouvert les portes.

La Norvège, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, l’Angleterre et bien d’autres pays qui ont voulu se montrer hospitaliers et généreux en accueillant de malheureux musulmans accablés par la misère et la guerre, s’en mordent aujourd’hui les doigts. Ces musulmans sont devenus, en de nombreux endroits, dans les cités et les villes, les maîtres des lieux et dictent leurs lois aux autorités et aux populations autochtones. Les attentats islamistes sont devenus tellement récurrents de par le monde qu’on ne dit même plus attentat islamiste, on dit juste « attentat ». L’épithète « islamiste », qui s’impose de lui-même, est éludé pour des raisons d’accommodement électoral…

Dans ce classement mondial du risque terroriste 2013, la firme britannique, qui ne cite pourtant pas les USA où les attentats et les tentatives d’attentat sont fort courants, attribue à la Thaïlande un risque de 4 sur une échelle de 5, ce qui correspond à un niveau « élevé ».

La Thaïlande fait face à des attaques quotidiennes menées par des islamistes dans le Sud du pays. Cantonnés tout particulièrement dans 3 provinces (Pattani, Narathiwat et Yala qui faisaient partie d’un sultanat malais jusqu’au début du XXe siècle, avant d’être rattachées à la Thaïlande dans le cadre d’un traité avec les Anglais en 1909), les musulmans, sunnites dans leur grande majorité, se sont lancés début 2004 dans une violente confrontation avec le pouvoir en place en s’en prenant à tout ce qui en est représentatif, y compris les enseignants et les moines bouddhistes.

Ce qu’il est convenu d’appeler « l’insurrection islamique » avait débuté le 4 janvier par des attaques contre 19 écoles et un dépôt militaire où plusieurs soldats avaient été tués. Depuis, on recense plus de 5.500 morts, dont 500 l’an dernier.

Comme partout ailleurs, les musulmans opèrent par bombes, voitures piégées et embuscades. Comme en Algérie dans les années 90, comme en France avec Merah tout récemment, ils n’épargnent ni les femmes, ni les enfants.

Ainsi, le 1er mai dernier, quatre hommes en uniforme des forces de sécurité thaïlandaises ont ouvert le feu sur un groupe de villageois devant une épicerie dans la province de Pattani faisant six morts. Deux des assaillants se sont ensuite dirigés vers les victimes et ont tiré sur chacun d’eux à bout portant dans la tête. L’une des victimes à être exécutée de cette façon était un enfant de deux ans. Plus de 100 douilles de fusils M16, HK33 et AK-47 ont été trouvées sur les lieux.

L’association Human Right Watch a d’ailleurs fermement dénoncé « la brutalité monstrueuse des insurgés quand ils ont tiré sur un jeune enfant de deux ans à bout portant avec des fusils d’assaut ».

Le lendemain de cette tuerie, des tracts islamistes, distribués dans les mosquées, les marchés et les salons de thé locaux, revendiquaient fièrement ce massacre. « Les six cadavres dans Pattani sont une leçon pour les Siamois [Thaïs] pour leur rappeler que nous allons tous les tuer, clame le texte. Les enfants et les femmes ne seront pas épargnés. Nous allons tout faire pour que les Siamois acceptent nos revendications. »

Mais la Thaïlande n’est pas menacée par ses seuls musulmans locaux. Elle semble être aussi dans le collimateur d’Al Qaeda.

En février dernier, les services de sécurité thaïlandais avaient fait avorter une opération terroriste contre le consulat américain à Chiang Mai, dans le nord du pays. La police avait alors fait circuler une liste de 15 personnes suspectées de séjourner à Chiang Mai pour mener cette opération. Parmi les 15, trois étaient des Algériens. Il y avait également deux Afghans, deux Syriens et deux Yéménites. Les six autres provenaient de l’Erythrée, de l’Ethiopie, de la Jordanie de la Palestine, de la Somalie et du Soudan.

Pauvre Thaïlande ! Les islamistes lui en veulent. Parce que c’est le pays du sourire et que le rire et le sourire ne sont très appréciés dans l’islam…

Le pays du sourire, du sexe et du soleil pourrait n’être bientôt que le pays d’un seul « S » : la Sunna !

Et que vive le tourisme dans le royaume de Siam !

Messin Issa

Ancien journaliste marocain

Voir aussi:

New terrorism, risk assessment released

UPI

May 15, 2013

LONDON, May 15 (UPI) — Forty-four percent of 200 countries and territories evaluated in a new assessment face the risk of terrorism and political violence this year, a study said.

The study conducted by Britain’s Aon Risk Solutions, the risk management business of Aon Plc., and The Risk Advisory Group Plc. The findings of the assessment are highlighted on its 10th annual Terrorism and Political Violence Map, with an online and interactive version providing a global and country level view on the ratings.

"The global economic crisis, shifting geopolitical balances and two years of unusually high levels of civil upheaval present challenges and opportunities for businesses looking to expand," said Henry Wilkinson, head of the Intelligence and Analysis practice at Risk Advisory.

"North and West Africa and the Middle East stand out as regions of increasing risk. Civil wars in Libya and Syria in particular have contributed to violent risks in nearby countries. Egypt returns to the highest risk rating this year due to persistent civil tumult, political instability and terrorism.

"While Northern Europe has seen some improvements, evident in the U.K.’s improved rating, fiscal and economic pressures mean businesses in Southern European countries still face a higher level of risk associated with civil disruption," he said.

A total of 11 countries — including Argentina, Egypt and Jordan — have increased risk ratings this year, while 19 countries were downgraded in risk, including Germany, Italy and Britain.

Countries with the highest risk of terrorism and political violence are Afghanistan, India, Iraq, Nigeria, Pakistan, Russia, Somalia, Syria, Thailand and Yemen, the study said.

The Middle East is the most unstable region, with 64 percent of its countries attaining high or severe risk ratings.

Voir enfin:

Thailand: Land Of Smiles Or Total Tourist Trap?

Reuters

07/22/2012

BANGKOK, July 22 (Reuters) – Two Canadian sisters die mysteriously in their rented bungalow on an idyllic Thai island, believed poisoned. Less than a week later, a 60-year-old Australian woman is stabbed to death in a botched robbery outside a luxury resort in Phuket.

Their deaths are the latest in a tumult of violence and intrigue to shake tourism in postcard-perfect Thailand, raising questions over whether it is squandering a prized asset by failing to protect travellers arriving in record numbers.

Other headlines are less dramatic but equally troubling: taxi driver mafias, transvestite thieves, pollution, tourist brawls, traffic accidents, and at airports, radar glitches, flight delays and long immigration queues.

"The Tourism Authority of Thailand (TAT) think numbers are going up so people must like it here, but the problem is the quality of their visit has gone down," said Larry Cunningham, Australia’s Honorary Consul to Phuket, an island described by travel guide Lonely Planet as "one of the world’s most famous dream destinations".

The government has vowed to tackle "mafias" in tourist areas, while in February, Cunningham appealed to Phuket’s government to stop jet-ski operators who hire thugs and demand compensation for equipment damage renters did not cause.

Last year, a German television show broadcast footage of sewage pumped into the sea at popular Kata and Karon beaches.

The problems have so far failed to dull Thailand’s centuries-old exotic allure. Its palm-fringed islands, gilded temples, spicy cuisine and racy nightlife helped draw 19 million visitors in 2011, generating 776 billion baht ($24.5 billion) in revenue, up 31 percent from 2010, ministry data shows.

Even so, tourism’s contribution to GDP has barely increased since 2003 and now hovers at 6 percent. And with unspoiled destinations in neighbouring Myanmar opening up, Thailand is under pressure to decide what type of tourism it wants.

Phuket, for example, is at risk of sharing the same fate as another beach destination: Pattaya.

"SIN CITY"

A two-hour drive from Bangkok, Pattaya struggles to shake off a seedy reputation as Thailand’s "Sin City" and with red-light entertainment, crime and unchecked development, it is synonymous with sleaze and spoiled beaches.

"We still think of tourism too much in a opportunistic, money-making way," said opposition lawmaker and former finance minister Korn Chatikavanij. "We are putting the future of the industry at risk."

Tourist safety is another pressing issue.

The Fédération Internationale de l’Automobile (FIA)- a motor sport governing body – shows Thailand has the highest U.S. tourist road fatality rate in the developing world, after Honduras. Britain’s foreign office warns of robberies and "vicious unprovoked attacks by gangs" on the party island, Koh Phangan.

Some tourists say standards fell short of expectations.

"In general Thailand feels safe but tour guides and drivers are more aggressive," says Mattias Ljungqvist, 31, a Swede who first visited the country a decade ago.

The TAT says it does not have regulations to tackle crime head on and safety and environmental preservation issues are encumbered by local bureaucracy.

But with plans to promote Thailand to new markets in South America and Central Asia, there is little evidence of its tourism ambitions slowing down.

Thai Prime Minister Yingluck Shinawatra last month said the government’s tourism policy would focus on generating 2 trillion baht in revenue within five years. The Ministry of Tourism and Sports plans to spend 2.6 billion baht on developing and promoting tourist attractions in 2013.

It hopes to attract 21 million visitors this year, among them big spenders.

"People who enjoy eco-tourism tend to spend a lot of money and we are definitely targeting that type of tourist," said Chattan Khunjara Na Ayudhya, a public relations director at TAT. (Editing by Jason Szep, Andrew R.C. Marshall and Ed Lane)

Voir enfin:

Réseau musulman d’Oxford responsable de viol, esclavage, prostitution et traffic de petites filles

Albert Bertold

17 mai 2013

Réseau de trafic sexuel de jeunes filles blanches

The Independant a demandé à une journaliste musulmane, Binah Shah, d’exposer le réseau de musulmans pakistanais pédophiles spécialisé dans un commerce sexuel de jeunes filles à Oxford qui dura 8 ans.

Akhtar Dogar, 32 ans, Anjum Dogar, 31 ans, Mohammed Karrar, 38 ans, Bassam Karrar, 33 ans, Kamar Jamil, 27 ans, Assad Hussain, 32 ans, et Zeeshan Ahmed, 27 ans ont été condamnés pour crimes sexuels dans une affaire qui a impliqué des jeunes filles à partir de 11 ans, qui ont été droguées et violées par le plus grand réseau de prostitution d’enfants jamais découvert en Grande Bretagne.

Les circonstances sont les mêmes qu’à Rochdale : un groupe d’individus pakistanais et musulmans avait été arrêté alors qu’ils avaient organisé la prostitution de jeunes filles blanches vulnerables, confiées à des orphelinats, et les traitaient comme des esclaves sexuelles pendant que les autorités faisaient mine de regarder ailleurs.

Une journaliste, Allison Pearson, avait écrit un article violent dans The Telegraph où elle condamnait la police, les services sociaux, et la justice, qui craignaient d’être vus comme racistes, ce qui eu pour conséquence que des centaines de jeunes filles furent trahies par le système qui était supposé les protéger. Elle dénonça la culture des musulmans pakistanais où les hommes apprennent que les femmes n’ont aucune valeur, et qu’elles peuvent être utilisées comme objets pour le sexe, particulièrement les femmes blanches, parce qu’elles sont plus libres que les musulmanes pakistanaises.

En tant que musulmane pakistanaise, conclut Binah Shah, je suis très heureuse que ces hommes soient sous les verrous, et je suis désolée que cela ne soit pas arrivé plus tôt. J’applaudis le système judiciaire anglais qui ne leur a fait aucun cadeau. Ils le méritaient. Au Pakistan, nous devrions appliquer nos lois contre les crimes sexuels, et nous devons changer les attitudes sociales sur le statut de la femme. Nous avons maintenant des lois contre le harcèlement sexuel et contre les crimes « d’honneur », les attaques à l’acide et la violence domestique, et ces distorsions médiévales de la loi islamique qui terrorisent les femmes pakistanaises ont été interdites.


Attentats de Boston: La surveillance pour tous ! (Why should Muslims and leftists be less deserving of surveillance than right-wing extremist groups ?)

21 avril, 2013
http://tundratabloids.com/wp-content/uploads/2013/04/fbi-interviewed-dead-olderbrother-tsarnaev-could-have-deported-him-20.4.2013.pngL’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. (…) Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme. René Girard
The Tsarnaev brothers pulled off their terrorist attack with great skill but made a fatal mistake in letting their faces and bodies be seen at a heavily photographed international sporting event. This meant that multiple images of them were available for a massive law enforcement squad to comb over and, after three days, identify them by name and appearance. This rapid identification was not unprecedented – the London police had done likewise in the July 2005 suicide bombings but because none of the four perpetrators survived that attack, that was more a theoretical achievement than a practical one. To the best of my knowledge, the Tsarnaevs were the first terrorists to be tracked down via still and video pictures. (…) But how to avoid doing so? Hoodies leave the face exposed. Ski masks arouse suspicion in temperate weather, as do Halloween masks all but one night a year, and stocking masks at any time. Obviously, they should have put on Islamic full body covers that show only the eyes (niqabs) or nothing at all (burqas). These garments have multiple and unique virtues, totally hiding the wearers identity; being legitimate attire in any weather and in any place; permitting the discreet transport of weapons; giving off the helpfully false impression of being worn by women, which both reduces suspicion and misleads witnesses; usefully creating a social barrier; maximizing personal prerogatives; and being ideologically appropriate, sending an unmistakable Islamist signal. (…) One must expect future non-suicide bombers to turn to niqabs or burqas. (As many terrorists and criminals repeatedly have done so.). But why wait for them to engage in more murders? Why close the barn door only after the horse has run away? Far smarter would be to ban the niqab and burqa in public places now, before tragedy occurs. Daniel Pipes
L’attaque de Bourgas était une attaque sur le sol européen contre un Etat membre de l’Union européenne. Nous espérons que les Européens vont tirer les conclusions qui s’imposent. Les conclusions annoncées par la Bulgarie aujourd’hui sont claires: le Hezbollah était directement responsable de cette atrocité. Il n’y a qu’un seul Hezbollah, c’est une organisation unique avec un commandement unique. C’est une nouvelle confirmation de ce que nous savions déjà: que le Hezbollah et son parrain l’Iran orchestrent une campagne terroriste à travers les pays et les continents. Benjamin Netanyahou
Il y a des informations concernant des financements et une appartenance au Hezbollah de deux personnes, dont l’auteur de l’attentat. (Ces personnes) possédaient des passeports de l’Australie et du Canada" et "vivaient sur le territoire libanais depuis 2006 et 2010. Tsvetan Tsvetanov (ministre bulgare de l’Intérieur)
Tamerlan Tsarnaev a été entendu en 2011 par la police américaine après l’avertissement d’un pays étranger, a confirmé vendredi le FBI, qui pourrait ainsi être placé dans l’embarras. Les autorités du pays en question, qui n’a pas été précisé, le soupçonnaient d’être «un adepte de l’islam radical» sur le point de quitter les Etats-Unis pour rejoindre un mouvement armé, a précisé le FBI vendredi soir. L’audition de Tamerlan Tsarnaev et de sa famille n’a pas permis «de découvrir une quelconque activité terroriste», pas plus que les recherches concernant leurs déplacements, leurs activités sur internet ou leur entourage, ajoute l’agence. 20 minutes
A l’été 1996, le monde avait les yeux rivés sur Atlanta pour les Jeux olympiques. Sous la protection et les auspices du régime de Washington, des millions de personnes étaient venues pour célébrer les idéaux du monde socialiste. Les multinationales ont dépensé des milliards de dollars et Washington avait mis en place une armée de sécurité pour protéger le meilleur de ces jeux. (…) L’objectif de l’attaque du 27 juillet était de confondre, de mettre en colère et dans l’embarras le gouvernement de Washington aux yeux du monde pour son abominable autorisation de l’avortement à la demande. Le plan était de forcer l’annulation des Jeux, ou au moins de créer un état d’insécurité, pour vider les rues autour des lieux et ainsi rendre inutiles les vastes sommes d’argent investies. Le plan sur lequel je me suis finalement rabattu était d’utiliser cinq explosifs chronométrés low-tech à placer un à la fois et en des jours successifs tout au long du calendrier olympique, chacun précédé d’un avertissement de quarante à cinquante minutes sur le 911. Les lieu et heure de la détonation devaient être donnés, et l’intention était de ce fait de faire évacuer chacune des zones visées, laissant seuls exposés au risque potentiel de blessure les forces de l’ordre en uniforme et armées. « Les attaques devaient commencer dès le début des Jeux olympiques, mais en raison d’un manque de planification, cela a été reporté d’une semaine. J’avais espéré sincèrement atteindre ces objectifs sans nuire à des civils innocents. Eric Randolph
Aux Etats-Unis, les musulmans sont plus résistants, mais pas à l’abri du message radical. Malgré les perspectives économiques, la puissante force d’attraction des racines religieuses des individus et de l’identité peut parfois prendre le dessus sur la nature assimilatrice de la société américaine, faite de réussite professionnelle, stabilité financière et confort matériel. Mitchell Silber et Arvin Bhatt
Certains utiliseront cette menace comme un argument contre l’immigration, mais cela serait punir tout le monde pour les péchés de quelques uns. La menace radicale intérieure est vraiment un argument à la vigilance, notamment au sein de communautés enclines à produire des terroristes. Autrement dit, surveiller les groupes d’étudiants étrangers aux États-Unis, certaines communautés d’immigrants qui ont produit des jihadistes et, oui, même les mosquées et d’autres lieux musulmans. L’important est d’être assez familier avec ces communautés, pour connaître et être suffisamment en confance avec leurs dirigeants de sorte que ces hommes et ces femmes alertent les forces de l’ordre lorsque que l’un de leurs membres semble s’être radicalisé. Cela offense certains défenseurs des libertés civiles et l’Associated Press qui s’en sont pris à la police de New York pour la pratique dans une série d’histoires en 2011. Dans le sillage de Boston, cela semble particulièrement peu judicieux. Les policiers de New York disent qu’ils ont poursuivi leur surveillance, en vertu de garanties juridiques appropriées, et nous espérons qu’ils continueront. Le gouvernement américain surveille des groupes extrémistes de droite, parce que nous savons qu’ils sont dangereux. La police ne devrait pas s’abstenir de faire la même chose pour les groupes musulmans ou immigrés simplement parce que cela serait jugé moins politiquement correct. Comme le montrent les événements de la semaine à Boston, ne pas le faire serait bien trop coûteux. Le Wall Street Journal

Attention: un scandale peut en cacher un autre !

Responsable de l’attentat des Jeux d’Atlanta accusé d’attaque indiscriminée de civils alors qu’en alertant la police 45 minutes auparavant il avait tout fait pour l’éviter, groupe suprémaciste texan faussement soupçonné d’avoir tué un juge et son épouse, organisation terroriste libanaise et ses commanditaires iraniens contraints de déployer leurs actions jusqu’en Bulgarie devant le refus indu de l’Europe de toute reconnaissance digne de ce nom …

Alors qu’au lendemain de la mort et de la capture des Mérah américains responsables de la dernière tuerie islamiste en date …

Une opinion et des médias obsédés par les groupes extrémistes de droite continuent comme si de rien n’était leur refus de voir l’évidence …

Pendant qu’après la Maison Blanche, Hollywood se décide enfin à reconnaitre leur dû aux Weathermen et les parlementaires français comme néo-zélandais l’avancée incommensurable du mariage pour tous

Comment ne pas voir avec le WSJ…

Sous prétexte de correction politique et face aux efforts toujours plus méritants des musulmans et de leurs soutiens d’extrême-gauche se tuant littéralement à prouver leur bonne volonté meurtrière

La scandaleuse injustice d’une surveillance policière réservée aux seuls groupes extémistes de droite ?

The Brothers Tsarnaev

Mohsin Hamid

The WSJ

April 20, 2013

The terrorist suspects next door.

Events in Boston were moving so quickly on Friday that it’s impossible to draw too many conclusions. But the emergence of Dzhokhar and Tamerlan Tsarnaev as the chief terror suspects who paralyzed a great American city deserves at least some reflection.

One consoling thought is the admirable behavior of the citizens of greater Boston and its law enforcers. The point may seem banal, but it’s no small matter that the public largely heeded the government’s orders to stay off the streets and take the day off so police could track down the younger brother, 19-year-old Dzhokhar, who was captured Friday night after a day-long manhunt.

Bostonians have endured enormous disruption this week, but the city has shown a remarkable civility and calm throughout it all. Many lives were saved because of the rapid triage work by volunteers at the bomb scene. Bloomberg News reports that one of the marathon bombing’s victims also helped the FBI identify a suspect after he awoke from surgery at the hospital. The suspect had dropped a bag at Jeff Bauman’s feet and looked him in the eye minutes before it exploded. Mr. Bauman lost both legs below the knee but got his man.

As for the brothers, we will learn more about their motives, their training and whether they acted alone or as part of a network. What we have already learned is that they are immigrants from Chechnya, of the Muslim faith, and that 26-year old Tamerlan was uncomfortable in American society despite having lived here for about a decade.

The Associated Press reported that he was quoted in a Boston University student magazine in 2010 as saying, "I don’t have a single American friend. I don’t understand them." Mother Jones reported that a video attributed to a Tamerlan Tsarnaev extolled an extremist religious prophecy associated with al Qaeda. None of this is definitive but it might be illustrative.

If such alienation turned to jihad, it would not be the first time. The radicalization of young Muslims in the West, in particular children of the well-off, is by now a familiar story. The London bombers of 2005 were middle-class Pakistani immigrants from Birmingham. Faisal Shahzad, the failed Times Square bomber, was a naturalized citizen from Pakistan.

After the London bombings, many Americans took comfort in the belief that immigrants to the U.S. are better assimilated than they are in Europe. But that may be more conceit than fact, at least in regard to some young men. "My Son the Fanatic" is a novella by Hanif Kureishi that speaks to the difficulties of acculturation of second-generation Muslims. The recent Pulitzer Prize- winning play, "Disgraced," covers related ground.

Mitchell Silber and Arvin Bhatt explained how this can evolve into a threat in an instructive paper for the New York Police Department in 2007,

"Radicalization in the West: The Homegrown Threat." The intelligence analysts looked at several cases here and abroad and described the process by which otherwise "unremarkable" men leading regular lives become jihadists.

"Muslims in the U.S. are more resistant, but not immune to the radical message," they wrote. "Despite the economic opportunities in the United States, the powerful gravitational pull of individuals’ religious roots and identity sometimes supersedes the assimilating nature of American society which includes pursuit of a professional career, financial stability and material comforts." The Tsarnaev brothers may be an example.

Some will use this threat as an argument against immigration, but that would punish everyone for the sins of a few. The "homegrown" radical threat is really an argument for vigilance, especially within communities prone to producing terrorists.

This means surveilling foreign student groups in the U.S., certain immigrant communities that have produced jihadists, and, yes, even mosques and other Muslim venues. The key is to be familiar enough with these communities, to know and be trusted enough by their leaders, so those man and women will alert law enforcers when someone appears to have become radicalized.

This offends some civil libertarians, and the Associated Press excoriated the NYPD for the practice in a series of stories in 2011. In the wake of Boston, this looks notably misguided. New York’s police say they’ve kept at it, under appropriate legal safeguards, and we hope they will continue.

The U.S. government watches right-wing extremist groups because we know they are dangerous. The police shouldn’t refrain from doing the same to Muslim or immigrant groups merely because that is deemed less politically correct. As the week’s events in Boston show, the costs of doing otherwise are too high.

Voir aussi:

Tamerlan Tsarnaev a été entendu en 2011 par le FBI

20 minutes

20/04/2013

ETATS-UNIS – Le FBI l’a confirmé. Il pourrait ainsi être placé dans l’embarras…

Tamerlan Tsarnaev a été entendu en 2011 par la police américaine après l’avertissement d’un pays étranger, a confirmé vendredi le FBI, qui pourrait ainsi être placé dans l’embarras. Les autorités du pays en question, qui n’a pas été précisé, le soupçonnaient d’être «un adepte de l’islam radical» sur le point de quitter les Etats-Unis pour rejoindre un mouvement armé, a précisé le FBI vendredi soir. L’audition de Tamerlan Tsarnaev et de sa famille n’a pas permis «de découvrir une quelconque activité terroriste», pas plus que les recherches concernant leurs déplacements, leurs activités sur internet ou leur entourage, ajoute l’agence.

«Un coup monté», selon la mère des deux suspects

Interrogée par le service en langue anglaise de la chaîne de télévision Russia Today, la mère des deux suspects a pour sa part affirmé que son fils aîné était surveillé par le FBI depuis au moins trois ans et que la police fédérale américaine était parfaitement au courant de ses activités. «Il était contrôlé par le FBI depuis quelque chose comme trois à cinq ans», a dit Zoubeidat Tsarnaeva, employant en anglais le faux-ami du mot russe signifiant «surveiller». «Ils savaient ce que mon fils était en train de faire, ils savaient quels sites il consultait sur internet» a-t-elle ajouté.

D’après Russia Today, qui l’a interrogée au téléphone, Zoubeidat Tsarnaeva se trouvait à Makhachkala, la ville du Daguestan où elle réside. Comme Anzor, leur père interrogé vendredi par les médias, Zoubeidat Tsarnaeva pense que ses enfants ont été manipulés. «C’est vraiment, vraiment difficile à entendre. Et en tant que mère, tout ce que je peux dire, c’est que je suis vraiment convaincue, je suis sûre à 100% qu’il s’agit d’un coup monté» a-t-elle dit. On ignore donc d’où provenait l’avertissement mentionné par le FBI mais Tamerlan Tsarnaev aurait effectué un voyage en Russie l’année dernière.

«Très perturbant de savoir qu’il était sur les écrans radar du FBI»

Les deux suspects, originaires de Tchétchénie, sont nés au Kirghizistan et vivaient depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis, où rien ne pouvait laisser croire qu’il s’agissait d’extrémistes. Le cadet a la nationalité américaine Rien n’indiquait jusqu’ici que les frères Tsarnaev étaient connus des services de police.

«C’est une information nouvelle pour moi et c’est très perturbant de savoir qu’il était sur les écrans radar du FBI» a réagi Michael McCaul, député républicain du Texas et président de la commission Sécurité de la Chambre des représentants. Les services de sécurité américains avaient auparavant indiqué ne disposer d’aucune information permettant d’établir un lien entre les frères Tsarnaev et un mouvement islamiste tel qu’Al Qaïda.

Voir également:

Procureurs assassinés au Texas : un ex-juge et sa femme incriminés

France info

18 Avril 2013

Deux procureurs ont été tués dans l’Etat du Texas, en janvier puis fin mars dernier. Après avoir soupçonné un groupe de défense de la suprémacie de la race blanche, l’enquête a connu un rebondissement ces derniers jours. Un ancien juge de paix et sa femme ont été mis en accusation.

L’affaire avait suscité beaucoup d’émoi au Texas le mois dernier. Non seulement le procureur du comté de Kaufman, près de Dallas et sa femme avaient été retrouvés morts chez eux. Mais en plus, il ne s’agissait pas du premier crime. Un autre procureur travaillant dans le même bureau avait été assassiné deux mois plus tôt.

De quoi envisager aussitôt un lien entre les deux affaires. Les enquêteurs avaient même poussé le raisonnement jusqu’à relier ces deux meurtres, à un troisième, celui du directeur d’une prison dans le Colorado le 19 mars. Dans leur ligne de mire : un groupe de "suprémacistes", la Fraternité aryenne.

De la fausse piste aux arrestations

Mais la piste s’est avérée fausse. Car les recherches ont éloigné les enquêteurs de cette piste d’extrême droite, pour les conduire à un email anonyme annonçant d’autres attaques, et à un ancien juge de paix, renvoyé pour avoir été confondu dans une affaire de vol. Tout est alors allé très vite.

L’ancien magistrat a été arrêté samedi, et accusé de "menace à caractère terroriste", pour avoir rédigé cet email. Quand à sa femme, elle a "avoué son implication dans la planification et la mise à exécution des meurtres par balle", indique son mandat d’arrestation. Mise en accusation mercredi, elle a néanmoins affirmé que c’est son mari qui avait appuyé sur la gâchette.

Voir encore:

Deux procureurs assassinés au Texas, les "suprémacistes" suspectés

France info

1 Avril 2013

Un procureur a été retrouvé mort samedi dans le comté de Kaufman, près de Dallas au Texas. Deux mois après le meurtre de son adjoint et deux semaines après celui d’un directeur de prison. Coïncidences ? Les autorités locales en doutent et soupçonnent un groupe de défenseurs de la race blanche.

Le FBI, les Texas Rangers et d’autres services judiciaires participent à l’enquête sur le meurtre du procureur et sa femme © Reuters – Shannon Stapleton

Il y a deux mois, le procureur de Kaufman Mike McLelland, ancien GI’s de l’opération Tempête du désert en Irak jouait les fier-à-bras, promettant une traque sans fin à la "racaille" qui venait d’assassiner son adjoint, Franck Hasse. Il ne quittait jamais son arme, "même pour promener son chien", disait-il, se décrivant comme "un soldat". Pourtant, il a été retrouvé mort samedi, chez lui, à quelques kilomètres de Dallas, avec son épouse, le corps criblé de balles. Selon les témoignages, le couple aurait été abattu par un ou deux hommes, visages masqués.

"Une attaque ciblée", affirme la police qui refuse de tirer des conclusions trop hâtives, mais estime tout de même que deux meurtres de procureurs à deux mois d’intervalle, dans une ville de 106.000 habitants, c’est un peu trop pour n’être qu’une coïncidence.

Sur les traces de la Fraternité aryenne

Dans le viseur des autorités, la Fraternité aryenne, prônant la défense de la suprématie blanche. Un premier lien avait été établi après le meurtre de Franck Hasse, meurtre perpétré le 19 janvier, jour où le département de la Justice avait annoncé par communiqué l’ouverture d’une enquête par le bureau du procureur de Kaufman contre ce groupe d’extrême droite pour une affaire de racket.

Mais l’affaire ne s’arrêterait pas là. Car le FBI s’est déjà intéressé aux liens entre le meurtre de Franck Hasse et celui du directeur d’une prison du Colorado le 19 mars. Le suspect principal de ce dernier assassinat, mort dans une course-poursuite avec la police deux jours plus tard, faisait précisément partie de la Fraternité aryenne et portait des tatouages de croix gammées.

>>> Si vous avez du mal à suivre, le New York Times a tenté de remonter le temps pour illustrer les possibles connections entre ces différentes affaires.

La branche texane de la Fraternité aryenne est présentée comme un gang responsable de meurtres, d’incendies criminels, d’agressions et autres crimes. Il est décrit comme "enclin à la violence et aux menaces violentes pour maintenir une discipline interne ainsi qu’à des représailles contre les personnes soupçonnées de collaborer avec les forces de l’ordre". La Fraternité aryenne ("Aryan brotherhood") fait partie de la mouvance suprémaciste, qui comme son nom l’indique, revendique la suprématie de la race blanche. Des groupuscules surveillés de près par la SLPC aux États-Unis.

Voir encore:

Hezbollah : les révélations des enquêteurs bulgares

Alexandre Lévy

Le Figaro

07/02/2013

Le Figaro a recueilli des confidences sur le rapport top secret de la Commission nationale de sécurité bulgare qui a conclu à la responsabilité du Hezbollah dans l’attentat de Burgas contre un bus israélien en 2012.

Jacque Filipe Martin, Ralph William Rico et Brian Jameson. Deux jeunes Canadiens et un Australien sur les bords de la mer Noire à l’été 2012. Des touristes en goguette? Non, pour les autorités bulgares, ces trois hommes sont les responsables de l’attentat anti-israélien du 18 juillet 2012 qui a fait six morts et une trentaine de blessés à l’aéroport de Burgas, à l’est du pays.

Le premier y a laissé sa peau, déchiqueté par la charge explosive de plus de 3 kg qu’il transportait dans son sac à dos; ses deux complices sont repartis, via un autre pays européen, vers le Liban dont ils sont tous originaires. Des binationaux, le «cauchemar» des services de sécurité.

«Toutes les pistes mènent à Beyrouth»

«Toutes les pistes mènent à Beyrouth», résume un responsable policier au lendemain de la session extraordinaire du Conseil de sécurité, le 5 février, à l’issue duquel Sofia a officiellement mis en cause le Hezbollah dans cet acte sans précédent sur le sol bulgare. «Il y a des informations concernant des financements et une appartenance au Hezbollah de deux personnes», a affirmé le ministre de l’Intérieur Tsvetan Tsvetanov, après six heures de débats à huis clos pendant lesquels les membres du Conseil ont pris connaissance du rapport préliminaire établi par les services de sécurité bulgares et leurs partenaires occidentaux sur cette affaire – un texte classé «secret-défense».

Grâce aux confidences de certains des membres du Conseil, on peut néanmoins établir les éléments qui ont permis cette mise en cause tant attendue par Washington et Tel-Aviv qui se sont empressés de remettre la pression sur l’Union européenne pour qu’elle reconnaisse le Hezbollah comme «organisation terroriste».

Les terroristes voulaient faire un maximum de victimes

Les transferts d’argent en provenance du Liban tout d’abord. Ils avaient pour destinataire le porteur du passeport australien du trio, que les enquêteurs considèrent comme l’artificier du groupe. Les faux permis de conduire américains retrouvés en Bulgarie étaient tous fabriqués dans le même atelier libanais – un lieu «connu» des services de renseignement occidentaux.

Les enquêteurs bulgares disposeraient également d’une photo sur laquelle figureraient des proches parents de l’un des présumés terroristes aux côtés de membres du Hezbollah. Enfin, les policiers ont également établi avec exactitude le timing des déplacements du trio. Ils sont arrivés par avion en Bulgarie munis de leurs véritables passeports, après avoir transité par trois autres pays européens. Mais leur point de départ était Beyrouth, où, selon, le patron de l’antigang de Sofia, Stanimir Florov, les deux survivants se trouvent aujourd’hui.

Autre conclusion importante: l’explosion sur le parking de l’aéroport de Burgas, présentée comme un attentat suicide au début, est aujourd’hui considérée comme «accidentelle». «Les terroristes voulaient faire exploser la bombe à distance dans le bus en mouvement, faisant ainsi le maximum de victimes tout en effaçant leurs traces. Mais soit le porteur de la bombe a fait une mauvaise manipulation, soit il s’est fait avoir par ses coéquipiers», affirme une source policière.

Ayant reconstitué le parcours des trois hommes en Bulgarie, les enquêteurs sont également persuadés qu’ils n’avaient pas un comportement de fanatiques islamiques mais plutôt de «James Bond en herbe». Et ils n’ont boudé les plaisirs de la vie. «Ils ont fréquenté des hôtels de charme et des restaurants fins, souvent joliment accompagnés», disent-ils.

Ottawa a confirmé que l’un de ses ressortissants est bien impliqué dans cet attentat, précisant qu’il a quitté le sol canadien à l’âge de 12 ans. Les autorités australiennes sont également à la recherche de «Brian», alors que le gouvernement libanais s’est engagé à «coopérer» avec les enquêteurs bulgares. La véritable identité du troisième terroriste, mort dans l’attentat, reste en revanche un mystère. «Force est de constater que les organisateurs de cet attentat ont trouvé un homme que personne ne pleure, ni ne regrette», conclut un policier occidental spécialisé dans la lutte antiterroriste.

Voir enfin:

The Homegrown Terrorist Threat to the US Homeland (ARI)

Lorenzo Vidino

ARI 171/2009

18/12/2009

Theme: Radicalisation into violence affects some small segments of the American Muslim population and recent events show that a threat from homegrown terrorism of jihadist inspiration does exist in the US.

Summary: The wave of arrests and thwarted plots recently seen in the US has severely undermined the long-held assumption that American Muslims, unlike their European counterparts, are virtually immune to radicalisation. In reality, as argued in this ARI, evidence also existed before the autumn of 2009, highlighting how radicalisation affected some small segments of the American Muslim population exactly like it affects some fringe pockets of the Muslim population of each European country. After putting forth this argument, this paper analyses the five concurring reasons traditionally used to explain the divergence between the levels of radicalisation in Europe and the US: better economic conditions, lack of urban ghettoes, lower presence of recruiting networks, different demographics and a more inclusive sense of citizenship. While all these characteristics still hold true, they no longer represent a guarantee, as other factors such as perception of discrimination and frustration at US foreign policies could lead to radicalisation. Finally, the paper looks at the post-9/11 evolution of the homegrown terrorist threat to the US homeland and examines possible future scenarios.[1]

Analysis: The American authorities and public have been shocked by the tragic events of 5 November 2009, when Army Major Nidal Malik Hasan allegedly opened fire against fellow soldiers inside the Fort Hood military base, killing 13 people and wounding 30 others. The shooting triggered a heated debate over Major Hasan’s motives. Earlier analyses focused on personal and psychological factors, such as his alleged distress towards his forthcoming deployment to Iraq and the abuses he had reportedly suffered from other soldiers. As the days went by, more and more evidence surfaced pointing to Major Hasan’s radical Islamist sympathies. Colleagues and acquaintances described many instances in which the Virginia-born Army psychiatrist had expressed extremely negative feelings towards the US and praised acts of violence against it. Reports also indicated that the FBI had investigated Major Hasan’s e-mail conversations with Anwar al Awlaqi, a US-born Yemeni-based cleric known for his fiery rhetoric and links to two of the 9/11 hijackers.

Authorities have so far been reluctant to officially label the Fort Hood shooting an act of terrorism and, at the time of writing, various investigations are exploring all angles of this tragic event. While it might be premature, if ever possible, to identify the full spectrum of motives behind Major Hasan’s actions, it is fair to say that radical Islamist ideology had an influence on his worldview. In any case, the Fort Hood shooting comes at the tail end of two months that have challenged many of the assumptions on terrorism and radicalisation in the US that have shaped the debate for more than a decade. Since September 2009, in fact, a staggering series of arrests has taken place on US soil:

On 20 September, FBI agents arrested two Afghan immigrants in Colorado and one in New York.[2] According to the authorities, one of the men, Najibullah Zazi, had trained in an al-Qaeda training camp in Pakistan and, once back in the US, had purchased large quantities of chemical substances in various beauty supply stores. Zazi allegedly intended to mix the substances and detonate them against targets throughout the New York metropolitan area. The authorities described Zazi’s plot as the most serious threat against the US homeland uncovered since 9/11.[3]

On 24 September, a 19-year-old Jordanian immigrant was arrested for having parked what he believed to be a car bomb in the car park of a 60-story skyscraper in downtown Dallas, Texas.4 Before driving the car to the site, Hosam Hamer Husein Smadi had made a video which he believed would have been sent to Osama bin Laden.[5]

On the same day but in an unrelated plot, Michael C. Finton, a 29-year-old American-born convert to Islam, parked a car that he also believed laden with explosives outside a federal courthouse in Springfield, Illinois.[6] In both the Finton and the Smadi cases, federal agents had approached the two men after unearthing information about their desire to commit acts of violence, led them to believe they were affiliated to al-Qaeda and supplied them with explosives that the men wrongly believed to be active.

On 21 October, the authorities indicted two Boston-area natives, Tarek Mehanna and Ahmad Abousamra, with various conspiracy charges.[7] According to the indictment, the men, who had been extremely active in online jihadist forums, had been trying to join various al-Qaeda affiliates since 2001 and had also planned attacks inside the US (reportedly targeting a local shopping mall and various US government officials).

On 27 October, the authorities arrested two long-time Chicago residents of Pakistani descent and charged them with conspiracy to provide material support and/or to commit terrorist acts against overseas targets.[8] According to the charges the two men had been in close contact with senior leaders of Pakistani jihadist groups Lashkar e Taiba and Harakat ul Jihad Islami and one of them, Daood Gilani, had travelled to Denmark to conduct surveillance of the facilities of the Danish newspaper Jyllands Posten for a possible attack against it. On 7 December the authorities charged Gilani also with conducting surveillance of various targets in Mumbai in the two years preceding the deadly November 2008 attack on the Indian city. According to the indictment, upon accepting the task Gilani changed his name to David Headley and travelled at least five times to Mumbai, confident that his new name and American passport would not attract the attention of the Indian authorities. After each trip he travelled to Pakistan, where he shared the pictures, videotapes and notes he had taken with senior Lashkar e Taiba operatives.[9]

On 28 October, the federal authorities in Detroit proceeded to arrest 11 members of Ummah, a group of mostly African-American converts to Islam, on charges that ranged from mail fraud to illegal possession and sale of firearms. Most suspects were arrested without opposing resistance, but Luqman Ameen Abdullah (alias Christopher Thomas), the group’s leader, fired at agents and was subsequently killed. While the case cannot be considered a full-fledged terrorism investigation, it nevertheless involves a US-based radical Islamist network. Ummah, in fact, is a group that, according to authorities, ‘seeks to establish a separate Sharia-law governed state within the United States’ and whose members have been involved in violent acts in the past.[10]

Finally, in early December, the Pakistani authorities arrested five American Muslims in the city of Sargodha. The five, all US citizens in their late teens and early 20s who had gone missing from their northern Virginia homes a few days earlier, had reportedly been in touch via the Internet with senior militants of various al-Qaeda-affiliated organisations and allegedly intended to train with local outfits to fight against US forces.[11]

All these plots are very diverse in their origin, degree of sophistication and characteristics of the individuals involved. Yet they all contribute to paint the picture of the complex and rapidly changing reality of terrorism of Islamist inspiration in the US. Moreover, they smash or, at least, severely undermine an assumption that has been widely held by policymakers and analysts over the last 15 years. The common wisdom, in fact, has traditionally been that American Muslims, unlike their European counterparts, were virtually immune to radicalisation. Europeans, argued this narrative, have been unable to integrate their immigrant Muslim population and radicalisation is the inevitable by-product of the discrimination and socio-economic disparity suffered by European Muslims. America, on the other hand, is more open to its immigrants and has been able to integrate its Muslims, making them impervious to radicalisation.

The wave of arrests of the last months of 2009 has contributed to shedding light on a reality that is significantly more nuanced, showing that radicalisation affects some small segments of the American Muslim population exactly like it affects some fringe pockets of the Muslim population of each European country. Evidence supporting this view has been available for a long time, as the cases of American Muslims joining radical Islamist groups date back to the 1970s.[12] According to data collected by the NYU Center on Law and Security, for example, more than 500 individuals have been convicted by the American authorities for terrorism-related charges since 9/11.[13] Most of them are US citizens or long-time US residents who underwent radicalisation inside the US. While making a numerically accurate comparison is not easy, it is fair to say that the number of American Muslims involved in violent activities is either equal or only slightly lower than that of any European country with a comparable Muslim population.

Yet, despite this evidence, for a long time the American authorities and commentators seemed unable to acknowledge the existence of radicalisation among small segments of the American Muslim population. In the FBI’s parlance, for example, until 2005, the term ‘homegrown terrorism’ was still reserved for domestic organisations such as anti-government militias, white supremacists and eco-terrorist groups such as the Earth Liberation Front. Such groups were termed ‘homegrown’ to distinguish them from jihadist terrorist networks, even though some of the latter possessed some of the very same characteristics (membership born and raised in the US and a focus on US targets). Since the cause of the jihadists was perceived to be foreign, the US government did not label them as ‘homegrown’, despite the typically homegrown characteristics of many of them.

The July 2005 attacks in London led the US authorities to look at the homegrown issue with renewed attention. As an increasing number of cells that clearly possessed homegrown characteristics were uncovered throughout the country, the authorities began to re-assess the definition of homegrown. By 2006 top FBI and DHS officials began to openly speak of homegrown terrorism of jihadist inspiration inside the US, even describing it as a threat ‘as dangerous as groups like al-Qaeda, if not more so’.[14] As a consequence of this reassessment, the US authorities began to ask themselves if the emergence of relatively large numbers of radicalised second-generation Muslims that had been observed in Europe could also take place in the US. This fear led to an increased attention on the dynamics and causes of radicalisation among Muslims in both Europe and North America.

Comparing Radicalisation in Europe and America

Five concurring reasons have traditionally been used to explain the divergence between the levels of radicalisation in Europe and the US. The first one is related to the significantly better economic conditions of American Muslims. While European Muslims generally languish at the bottom of most rankings that measure economic integration, American Muslims fare significantly better, and the average American Muslim household’s income is equal to, if not higher, than the average American’s.[15] As the many cases of militants who came from privileged backgrounds have proved, economic integration is not always an antidote to radicalisation, but it is undeniable that radical ideas find a fertile environment among unemployed and disenfranchised youth. A direct consequence of economic integration is the lack of Muslim ghettoes in the US. Areas of large European cities with a high concentration of poor Muslim immigrants have been ideological sanctuaries where radicals could freely spread their message and where radical Islam has become a sort of counterculture. The American Muslim community’s economic conditions have prevented the formation of such enclaves in the US.

Geographic dispersion, immigration patterns and tougher immigration policies have also prevented the formation of extensive recruiting and propaganda networks as those that have sprung up in Europe. While places such as Brooklyn’s al-Farooq mosque or Tucson’s Islamic Center saw extensive jihadist activities in the 1990s, they pale in comparison to recruiting headquarters such as London’s Finsbury Park, Hamburg’s al-Quds mosque or Milan’s Islamic Cultural Institute. Moreover, the fact that large segments of the American Muslim population belong to ethnicities that have traditionally espoused moderate interpretations of Islam has been cited as another reason for America’s lower levels of radicalism. In fact, Muslims from the Iranian and Indian American communities, which account for vast segments of America’s Muslim population, have traditionally embraced moderate forms of Islam and have been, to varying degrees, almost impervious to radicalisation.

Finally, commentators have often pointed out that America is a country built on immigration, traditionally accepting immigrants of all races and religions as citizens. European countries, on the other hand, have been unable to develop a sense of citizenship not linked to century-long identifying factors such as ethnicity and religious affiliation. In a nutshell, it is easy to become American, while it is very difficult for immigrants, particularly if they are not white and Christian, to be accepted as full-fledged Germans, Frenchmen or Spaniards. This sense of exclusion is traditionally cited as one of the factors driving some European Muslims to radicalisation, while the more inclusive nature of American society would prevent American Muslims from undergoing the same process.

While all these characteristics still hold true, they no longer represent a guarantee. Factors such as perception of discrimination and frustration at US foreign policies could lead to radicalisation, irrespective of favourable economic conditions. Experts and community leaders have repeatedly warned about the growing alienation of American Muslims, particularly among those of the second generation. These frustrations could produce what Steven Simon refers to as ‘a rejectionist generation’, which could embrace radical interpretations of Islam.[16] The same conclusion has been reached by a widely publicised report released by the New York Police Department Intelligence Division in 2007. ‘Despite the economic opportunities in the United States’, reads the report, ‘the powerful gravitational pull of individuals’ religious roots and identity sometimes supersedes the assimilating nature of American society which includes pursuit of a professional career, financial stability and material comforts’.[17]

Future Scenarios

The terrorist threat to the US homeland has evolved significantly over the last eight years. Until mid-2003 virtually all of the terrorist conspiracies intended to strike against American soil had been planned, albeit with varying degrees of involvement, by Khalid Sheikh Mohammed (KSM) and al-Qaeda’s central leadership. The arrest of KSM and many of his top lieutenants, al-Qaeda’s loss of the Afghan sanctuary and the significant improvement in homeland security measures triggered a shift that began to materialise in late 2003. With the exception of the 2006 Transatlantic Plot, a plot hatched by UK-based militants apparently directed by al-Qaeda members in Pakistan to detonate liquid explosives on board several US-bound flights, every single attack against the American homeland thwarted by US authorities since then appears to have been conceived by individuals acting independently from al-Qaeda’s leadership.[19]

The individuals involved in these plots have been an odd mix of low-ranking al-Qaeda affiliates and jihad enthusiasts who had never had any contact with al-Qaeda or other established organisations. And most of them have been characterised by the absolute operational independence of the planners. The result of this shift from leader-led to homegrown has been a remarkable decrease in the sophistication of the operations planned, as most of the plotters were amateurish if not embarrassingly clumsy, lacking the basic tradecraft and capabilities to operate undetected or mount any sort of sophisticated attack.

While this was true until a few months ago, there are indications that things are changing. Recent investigations have shown that a small yet increasing number of American Muslims have been travelling to Pakistan to acquire operational skills and establish contacts with various jihadist outfits. One well known case is that of Bryant Neal Vinas, a 26 year-old Long Island native who was captured in Pakistan and brought back to the US in November 2008.[20] Vinas, who had allegedly participated in a rocket attack against a US military base in Afghanistan, decided to cooperate with American interrogators and has since provided ‘an intelligence gold mine’.[21] Thanks to Vinas’ information the authorities have been able to identify and arrest several American and European militants who had also trained with al-Qaeda and affiliated groups in the Afghanistan/Pakistan region.

While this ‘Pakistan connection’ is not new to the European authorities, it is a disturbing new development for their American counterparts. To be sure, Americans had trained with various Afghanistan/Pakistan-based jihadist outfits before and after 9/11. In 2003, for example, the US authorities dismantled the so-called ‘paintball jihad’ network in northern Virginia.[22] The network was formed by a dozen young men from the Washington suburbs who had travelled to Pakistan immediately after 9/11, where they trained with Lashkar-e-Taiba. But what seemed to be isolated cases are increasingly becoming the norm. Moreover, in the case of Vinas and at least two of the cases from the fall of 2009 (the Najibullah Zazi/New York plot and the Chicago/Denmark plot) authorities have noticed with apprehension that American militants returning from Pakistan were significantly better trained and organised than the homegrown jihadists who had been operating in the US over the last few years. The ‘Pakistan connection’, that operational link to organised outfits in the Afghanistan/Pakistan area that makes amateurish homegrown networks graduate into more professional terrorist clusters, has been crucial in the development of jihadist networks in Europe over the last five years and it now appears to have become a significant factor also in the US.

Given these dynamics, one of the scenarios that the US authorities take into particular consideration is the case of a homegrown cluster that, thanks to the directions and skills obtained from al-Qaeda or various al-Qaeda-affiliated networks in Afghanistan/Pakistan, manages to reach sufficient operational sophistication to carry out a significant attack against the American homeland.[23] And if traditionally authorities estimated that al-Qaeda’s leadership intended to strike inside the US only with a mass-casualty attack that would at least rival the actions of 9/11, lately this assessment has been revised.[24] Recent cases have shown that not only independent clusters but also American networks operating in cooperation with Afghanistan/Pakistan-based groups are focusing on less grandiose plans, considering that even a less ambitious attack –on the scale of the 2004 Madrid or 2005 London bombings– would be a success.

If Afghanistan/Pakistan is a major source of concerns, the authorities have also been monitoring the possible impact of the Somali conflict on American domestic security. Over the last few years, in fact, a few dozen young American Muslims have travelled to Somalia to fight and train alongside al-Shabaab, the local Islamist militia battling the Somali government and African Union troops. Most of them have been ethnic Somalis, sons of the large Somali diaspora community present in Minneapolis, Seattle and other American cities. One of them, 27-year-old Minneapolis college student Shirwa Ahmed, reportedly blew himself up in a suicide bombing in northern Somalia in October 2008.[25] Another four Minneapolis residents have been reported killed in the African country since then. A few non-ethnic Somali Americans have also reportedly joined al-Shabaab. While the New Jersey native of Egyptian descent Amir Mohamed Meshal and Massachusetts-born convert Daniel Maldonado have been arrested after leaving Somalia, Alabama native Omar Hammami is still very much active inside the country, starring in several English language al-Shabaab propaganda videos under the nom de guerre Abu Mansour al Amriki.

While there are no indications that al-Shabaab is planning an attack within the US, its increased focus on global issues and public support for al-Qaeda make the hypothesis not that far-fetched. Moreover, while many of the foreign fighters joining al-Shabaab, whether from the US, Europe or other regions, are Somalis driven by some sort of nationalist sentiment, others are aspiring jihadists whose interest in the African country is mostly tactical and temporary. It is safe to assume that many of them, given the opportunity, would use the skills acquired in Somalia against other targets. Questioned by American interrogators after his arrest, in fact, Daniel Maldonado described his experience in the African country with these words: ‘I would be fighting the Somali militia, and that turned into fighting the Ethiopians, and if Americans came, I would fight them too’.[26] The fact that Maldonado was in close contact with the individuals arrested in Boston in October 2009 provides additional evidence as to why the ‘Somalia connection’ is considered a serious threat.

Conclusion: Since 9/11 the American counterterrorism posture has been extraordinarily aggressive, both domestically and globally. Extensive overseas military and intelligence gathering actions, the introduction of enhanced investigative powers, a significantly improved inter-agency coordination and, in general, a constant high level of vigilance have allowed the authorities to keep the country safe from terrorist attacks. While some civil libertarians might have a point in questioning some of the tools used to do so, the achievement is nevertheless remarkable. At the same time, though, the US seems to be lacking a long-term strategy to confront the threat of radicalisation on the domestic front. The authorities have in fact been unable to conceive a policy that would pre-emptively tackle the issue of radicalisation, preventing young American Muslims from embracing extremist ideas in the first place.

Various intelligence and law enforcement agencies have reached out to the academic community to better understand the social, political and psychological causes of radicalisation. But the limited understanding of the issue, coupled with the overlap of jurisdiction between often competing federal, state and local authorities, has prevented the implementation of a systematic, nationwide programme to combat radicalisation. Solutions are, to be sure, hard to find. Europeans, who experienced the problem of radicalisation of segments of their own Muslim communities well before the US, are still struggling with the same issue and are only now attempting to put in place coherent anti-radicalisation programmes, the success of which must still be verified. Equally challenging have been the efforts, on both sides of the Atlantic, to find reliable and representative organisations within various Muslim communities to be employed as partners in anti-radicalisation activities. Clearly, more attention and analysis should be devoted to the issue. But the awareness that homegrown terrorism of jihadist inspiration does exist in the US is a necessary starting point. The events of the fall of 2009 provided, if needed, additional evidence to suggest so.

Lorenzo Vidino

Fellow at the Initiative on Religion in International Affairs, Belfer Center for Science and International Affairs, Kennedy School of Government, Harvard University and a Peace Scholar at the US Institute of Peace

[1] It goes without saying that various forms of homegrown terrorism have long threatened the US, some of them well before those of jihadist inspiration. Right-wing militias, radical environmentalist groups and, to a lesser degree, some fringe left-wing and anarchist groups are very much active inside the country and have occasionally carried out violent acts over the last few years. Yet it is undeniable that, in terms of magnitude, frequency and sophistication, homegrown terrorism of jihadist inspiration currently represents the most immediate threat against the US and is therefore the subject of this analysis.

[2]http://www.fbi.gov/pressrel/pressrel09/zazi_092009.htm.

[3] Kevin Johnson, ‘Alleged terror threat seen as “most serious” since 9/11 attacks’, USA Today, 25/IX/2009.

[4]http://dallas.fbi.gov/dojpressrel/pressrel09/dl092409.htm.

[5] Jon Nielsen, ‘FBI says Dallas terror plot suspect made video to send to Osama bin Laden’, Dallas Morning News, 5/X/ 2009.

[6] http://www.usdoj.gov/usao/ilc/press/2009/09September/24Finton.html.

[7] http://boston.fbi.gov/dojpressrel/pressrel09/bs102109a.htm.

[8] http://www.justice.gov/usao/iln/pr/chicago/2009/pr1027_01.pdf.

[9] http://www.justice.gov/opa/pr/2009/December/09-nsd-1304.html.

[10] http://detroit.fbi.gov/dojpressrel/pressrel09/de102809.htm.

[11] Waqar Gilani & Jane Perlez, ‘5 US Men Arrested Said to Plan Jihad Training’, New York Times, 11/XII/2009.

[12] For an overview, see Lorenzo Vidino, ‘Homegrown Jihadist Terrorism in the United States: A New and Occasional Phenomenon?’, Studies in Conflict and Terrorism, vol. 32, 1/I/2009, p. 1-17.

[13] http://www.lawandsecurity.org/publications/TTRCHighlightsSept25th.pdf.

[14] Remarks of FBI Director Robert Muller, City Club of Cleveland, 23/VI/2006.

[15] Muslim Americans: Middle Class and Mostly Mainstream, Pew Research Center, 22/V/2007, p. 24-5.

[16] Steven Simon, Statement before the Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs, 12/IX/2006.

[17] Report by Mitchell D. Silber and Arvin Bhatt, New York Police Department Intelligence Division, Radicalization in the West: The Homegrown Threat, August 2007, p. 8.

[18] Bruce Hoffman, ‘The Use of the Internet by Islamic Extremists’, Testimony before the House Permanent Select Committee on Intelligence, 4/V/2006.

[19] Vidino, ‘Homegrown Jihadist Terrorism in the United States’.

[20] US v. Bryant Neal Vinas, Superseding Indictment, US District Court, Eastern District of New York, 08-823 (NGG) (S-1), 28/I/2009.

[21] ‘Man Was “Gold Mine” of Terror Intel’, Associated Press, 31/VII/2009.

[22] Terrorism in the United States, 2002-2005, unclassified report by the Federal Bureau of Investigation,http://www.fbi.gov/publications/terror/terrorism2002_2005.htm.

[23] Interview with various FBI officials, September/October 2009, Boston and Washington DC.

[24] David Johnston & Eric Schmitt, ‘Smaller-Scale Terrorism Plots Pose New and Worrisome Threats, Officials Say’, New York Times, 31/X/2009.

[25] http://minneapolis.fbi.gov/dojpressrel/pressrel09/mp112309.htm.

[26] Affidavit of FBI Special Agent Jeremiah A. George in US v. Daniel Joseph Maldonado, US District Court, Southern District of Texas, H-07-125M, 13/II/2007.


Attentats de Boston: Des Maghrébins infiltrés du Canada ? (French judge surprised that a US far right anti-government movement would suddenly target civilians)

19 avril, 2013
Suspects wanted for questioning in relation to the Boston Marathon bombing April 15 are revealed during an FBI news conference in BostonEspérons que le terroriste du marathon de Boston est un Américain blanc. Salon
White privilege is knowing that even if the Boston Marathon bomber turns out to be white, his or her identity will not result in white folks generally being singled out for suspicion by law enforcement, or the TSA, or the FBI. White privilege is knowing that even if the bomber turns out to be white, no one will call for whites to be profiled as terrorists as a result, subjected to special screening, or threatened with deportation. White privilege is knowing that if the bomber turns out to be white, he or she will be viewed as an exception to an otherwise non-white rule, an aberration, an anomaly, and that he or she will be able to join the ranks of Tim McVeigh and Terry Nichols and Ted Kaczynski and Eric Rudolph and Joe Stack and George Metesky and Byron De La Beckwith and Bobby Frank Cherry and Thomas Blanton and Herman Frank Cash and Robert Chambliss and James von Brunn and Robert Mathews and David Lane and Michael F. Griffin and Paul Hill and John Salvi and James Kopp and Luke Helder and James David Adkisson and Scott Roeder and Shelley Shannon and Dennis Mahon and Wade Michael Page and Byron Williams and Kevin Harpham and William Krar and Judith Bruey and Edward Feltus and Raymond Kirk Dillard and Adam Lynn Cunningham and Bonnell Hughes and Randall Garrett Cole and James Ray McElroy and Michael Gorbey and Daniel Cowart and Paul Schlesselman and Frederick Thomas and Paul Ross Evans and Matt Goldsby and Jimmy Simmons and Kathy Simmons and Kaye Wiggins and Patricia Hughes and Jeremy Dunahoe and David McMenemy and Bobby Joe Rogers and Francis Grady and Demetrius Van Crocker and Floyd Raymond Looker and Derek Mathew Shrout, among the pantheon of white people who engage in (or have plotted) politically motivated violence meant to terrorize and kill, but whose actions result in the assumption of absolutely nothing about white people generally, or white Christians in particular. And white privilege is being able to know nothing about the crimes committed by most of the terrorists listed above — indeed, never to have so much as heard most of their names — let alone to make assumptions about the role that their racial or ethnic identity may have played in their crimes. White privilege is knowing that if the Boston bomber turns out to be white, we will not be asked to denounce him or her, so as to prove our own loyalties to the common national good. It is knowing that the next time a cop sees one of us standing on the sidewalk cheering on runners in a marathon, that cop will say exactly nothing to us as a result. White privilege is knowing that if you are a white student from Nebraska — as opposed to, say, a student from Saudi Arabia — that no one, and I mean no one would think it important to detain and question you in the wake of a bombing such as the one at the Boston Marathon. And white privilege is knowing that if this bomber turns out to be white, the United States government will not bomb whatever corn field or mountain town or stale suburb from which said bomber came, just to ensure that others like him or her don’t get any ideas. And if he turns out to be a member of the Irish Republican Army we won’t bomb Belfast. And if he’s an Italian American Catholic we won’t bomb the Vatican. In short, white privilege is the thing that allows you (if you’re white) — and me — to view tragic events like this as merely horrific, and from the perspective of pure and innocent victims, rather than having to wonder, and to look over one’s shoulder, and to ask even if only in hushed tones, whether those we pass on the street might think that somehow we were involved. Tim Wise
Despite widespread speculation that “white supremacists” were behind the killings of two prosecutors in Texas (and the wife of one of the prosecutors), it turned out that a disgruntled Texas Justice of the Peace was behind the murders. As in the Newtown and Boston Marathon cases, initial media speculation and reporting was almost entirely wrong. National media attention on the case mostly dropped once the “white supremacist” angle was gone. LI
A l’été 1996, le monde avait les yeux rivés sur Atlanta pour les Jeux olympiques. Sous la protection et les auspices du régime de Washington, des millions de personnes étaient venues pour célébrer les idéaux du monde socialiste. Les multinationales ont dépensé des milliards de dollars et Washington avait mis en place une armée de sécurité pour protéger le meilleur de ces jeux. (…) L’objectif de l’attaque du 27 juillet était de confondre, de mettre en colère et dans l’embarras le gouvernement de Washington aux yeux du monde pour son abominable autorisation de l’avortement à la demande. Le plan était de forcer l’annulation des Jeux, ou au moins de créer un état d’insécurité, pour vider les rues autour des lieux et ainsi rendre inutiles les vastes sommes d’argent investies. Le plan sur lequel je me suis finalement rabattu était d’utiliser cinq explosifs chronométrés low-tech à placer un à la fois et en des jours successifs tout au long du calendrier olympique, chacun précédé d’un avertissement de quarante à cinquante minutes sur le 911. Les lieu et heure de la détonation devaient être donnés, et l’intention était de ce fait de faire évacuer chacune des zones visées, laissant seuls exposés au risque potentiel de blessure les forces de l’ordre en uniforme et armées. "Les attaques devaient commencer dès le début des Jeux olympiques, mais en raison d’un manque de planification, cela a été reporté pd’une semaine. J’avais espéré sincèrement atteindre ces objectifs sans nuire à des civils innocents. Eric Randolph
C’est à proximité d’une scène où se déroulait chaque soir un spectacle que s’est produite l’explosion, au pied d’une tour de quatre étages utilisée pour les éclairages et le son. Le quartier est immédiatement bouclé. Les mesures d’évacuation ne seront prises qu’après l’alerte donnée par le garde Richard Jewell. Ce dernier deviendra rapidement le suspect numéro un lorsqu’il déclare avoir aperçu un sac et affirme avoir alerté les forces de sécurité. Peu avant l’explosion, la police reconnaîtra avoir reçu une alerte téléphonique mais l’appel n’a jamais été répercuté auprès de la police et des gardes du parc. Selon le FBI, l’engin explosif, une bombe artisanale composée d’un tube en métal contenant des clous et des vis, était caché dans un sac à dos abandonné. Une personne, présentée comme un "Américain blanc, sans accent particulier", avait prévenu la police par téléphone de l’imminence de l’explosion. Radio France
Depuis la double explosion de lundi aux États-Unis, la piste du terrorisme interne était surtout évoquée, notamment celle de l’extrême droite. Mais le juge Bruguière trouvait "étrange que cette mouvance américaine, focalisée dans un combat contre les institutions fédérales ou leurs représentants, s’en prennent subitement à des civils et même à des enfants, dans un attentat aveugle". (…) Si la piste islamiste devait se vérifier, l’ancien magistrat invite à s’intéresser à ce qui se passe dans la communauté islamiste au Canada. «L’opération contre la base pétrolière de BP en Algérie, en janvier dernier, agrégeait deux islamistes venus du Canada.» Et l’ancien juge d’ajouter: «L’opération terroriste de Mogadiscio, le 14 avril dernier, qui fit 34 morts, avait été pilotée également par un Canadien et en incluait un autre dans le commando.» (…) «c’est aussi par le Canada que Hamed Ressam avait tenté de passer pour réaliser un attentat contre l’aéroport de Los Angeles en 1999, en prélude aux actions du 11 septembre 2001». Selon lui, le nord des États-Unis, avec sa frontière terrestre, est «perméable». Le Figaro

Alors que le FBI publie des photos de deux suspects ayant apparemment déposé les sacs à dos contenant les bombes des attentats du marathon de Boston d’il y a quatre jours …

Et que, certains s’en réjouissant déjà explicitement à l’avance, l’hypothèse, y compris sur les réseaux sociaux, du terrorisme interne d’extrême-droite est jusque là la plus souvent évoquée …

Qui à part le juge antiterroriste Bruguière jugeant sérieuse la piste islamiste éventuellement infiltrée du Canada ….

S’étonne qu’une mouvance jusque là caractérisée par sa focalisation sur l’Etat fédéral et ses représentants s’attaque soudain à des civils d’une manière aveugle?

Et qui prend la peine de rappeler par exemple que contrairement à l’attaque délibérément anti-civils de Boston   ….

Le militant anti-avortement Eric Rudolph et auteur de l’attentat des Jeux d’Atlanta de 1996 avait, en appelant à l’avance la police qui n’avait hélas pas répercuté à temps l’avertissement, tout fait pour éviter les victimes civiles ?

Boston : Bruguière juge la piste islamiste sérieuse

Jean-Marc Leclerc

Le Figaro

18/04/2013

Alors que le FBI aurait identifié sur des photos deux suspects, possibles ressortissants du Maghreb ou du Moyen-Orient, l’ancien vice-président du tribunal de Paris chargé de la coordination antiterroriste en France, Jean-Louis Bruguière, explique pourquoi il faut prendre au sérieux la piste islamiste dans les attentats de Boston. Resté très proche des autorités américaines, l’ex-juge l’assurait au Figaro dès le 16 avril, au lendemain des attaques sur le sol américain: «Ce n’est pas parce qu’al-Qaida au Pakistan prétend ne pas être l’auteur d’une agression que celle-ci n’a rien à voir avec le djihad». Lui a évoqué d’emblée l’hypothèse d’un acte d’al-Qaida en Afrique, type Aqmi (al-Qaida pour le Maghreb islamique ). Un acte peut-être en lien avec les soubresauts au Mali et plus généralement dans la région subsaharienne, «où le djihad s’internationalise», rappelle-t-il.

Depuis la double explosion de lundi aux États-Unis, la piste du terrorisme interne était surtout évoquée, notamment celle de l’extrême droite. Mais le juge Bruguière trouvait «étrange que cette mouvance américaine, focalisée dans un combat contre les institutions fédérales ou leurs représentants, s’en prennent subitement à des civils et même à des enfants, dans un attentat aveugle».

Nitrate de fioul ou poudre noir

L’explosion filmée et largement diffusée par les médias a fait dire à cet observateur avisé, qui a visionné des dizaines de films d’attentats et assisté à de nombreuses reconstitutions techniques, que «l’explosif employé à Boston n’était pas un explosif brisant, de type semtex ou penthrite».

Selon lui, «les images font plutôt penser à une explosion de nitrate de fioul ou de poudre noire, très usités par les islamistes radicaux». Le morceau, retrouvé sur place, de la cocotte-minute contenant l’explosif accrédite, il est vrai, une telle hypothèse. Par ailleurs, «le mélange avec des billes d’acier et de clous, pour faire un maximum de victimes, ainsi que les explosions coordonnées, sont typiques de la signature des commandos type Aqmi ou Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC)». Il cite comme exemple les attentats de Madrid en 2004.

À quelle logique répondrait une telle agression? «Le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), issu d’une scission d’Aqmi en 2011, a annoncé récemment qu’il comptait internationaliser son combat et il s’appuie sur les islamistes libyens, spécule le juge Bruguière. Par ailleurs, dans la région, le groupuscule islamiste du Nigeria Boko Haram, responsable notamment de l’enlèvement d’une famille française au Cameroun, a revendiqué son allégeance à al-Qaida.»

Le précédent Hamed Ressam

Si la piste islamiste devait se vérifier, l’ancien magistrat invite à s’intéresser à ce qui se passe dans la communauté islamiste au Canada. «L’opération contre la base pétrolière de BP en Algérie, en janvier dernier, agrégeait deux islamistes venus du Canada.» Et l’ancien juge d’ajouter: «L’opération terroriste de Mogadiscio, le 14 avril dernier, qui fit 34 morts, avait été pilotée également par un Canadien et en incluait un autre dans le commando.»

Jean-Louis Bruguière rappelle que «c’est aussi par le Canada que Hamed Ressam avait tenté de passer pour réaliser un attentat contre l’aéroport de Los Angeles en 1999, en prélude aux actions du 11 septembre 2001». Selon lui, le nord des États-Unis, avec sa frontière terrestre, est «perméable».

Et l’ex-juge de conclure: «Si c’est bien cette piste africaine qui émerge, ce serait un bouleversement géopolitique majeur, car ces actions placeraient l’Afrique au centre des préoccupations de la population américaine. Et les États-Unis restent rarement sans réagir…» Les enquêteurs du FBI disent ne vouloir pour l’heure privilégier aucune thèse.

Voir aussi:

Attentat de Boston: Le FBI lance un appel à témoin pour identifier deux suspects

Philippe Berry

20 minutes

19/04/2013

ETATS-UNIS – Des photos et une vidéo ont été publiées. Selon les autorités, le suspect numéro 2 est vu en train de déposer un sac à dos près de la ligne d’arrivée…

De notre correspondant aux Etats-Unis

Ce sont les deux hommes les plus recherchés des Etats-Unis. Jeudi, trois jours après le double attentat de Boston, le FBI a dévoilé des photos et une vidéo de deux «suspects». Les autorités demandent l’aide du public pour identifier les deux hommes, décrits comme «extrêmement dangereux».

La vidéo, filmée par plusieurs caméras de surveillance

Deux hommes relativement jeunes

La mauvaise qualité des images ne permet pas de déterminer avec exactitude leur âge ou leur race. Ils marchent sans se presser. L’un porte une casquette de golf sombre et des lunettes de soleil (suspect #1). L’autre a une casquette blanche portée à l’envers, qui laisse davantage voir son visage (suspect #2). Ils ont tous les deux un sac à dos.

Pourquoi sont-ils considérés comme suspects?

Le FBI aurait pu les qualifier de «personnes d’intérêt» mais le terme «suspect» est plus fort.Sur une autre vidéo non dévoilée, le suspect #2 est vu en train de déposer son sac à dos au niveau du site de la seconde explosion, quelques minutes avant la détonation, selon le FBI. Le sac à dos du premier ressemble aux restes de celui retrouvé au niveau de la ligne d’arrivée. Les deux hommes marchent ensemble, à quelques mètres de distance.

Les internautes au travail

Sur Reddit, un fil de discussion a rassemblé plus de 2.000 commentaires en moins d’une heure. Le modèle des casquettes a vite été identifié (Bridgestone et Ralph Lauren). Un internaute appelle tous ceux présents sur la ligne d’arrivée, lundi, à se replonger dans leurs photos pour essayer d’en dénicher une de meilleure définitions que celles des caméras de vidéosurveillance. Un autre demande aux redditeurs de ne publier ni noms ni adresses, pour éviter les erreurs et un lynchage accidentel. «Innocent until proven guilty», rappelle un dernier, alors que le New York Post a publié, la veille, une photo de deux prétendus «suspects». Ils ont depuis été innocentés par les autorités.

L’analyste de Tom Fuentes, ex-directeur adjoint du FBI

«Ce qui frappe, c’est le confort, la nonchalance, avec laquelle ils marchent, surtout pour des hommes, si ce sont les coupables, qui portent une bombe dans leur sac à dos. C’est le signe d’une confiance et d’une expérience avec les explosifs qu’on peut trouver chez des ex-soldats ou des militants terroristes», analyse Fuentes, interrogé sur CNN, jeudi soir.

Combien de temps avant une identification?

Une source au FBI dit à Reuters que les autorités espèrent les identifier «en quelques heures». Selon CBS, le FBI dispose déjà de plusieurs pistes.

Voir de même:

Attentats à Boston : les internautes mènent leur propre enquête

Blandine Le Cain

8/04/2013

Une chasse à l’homme a été lancée sur les réseaux sociaux pour identifier des suspects potentiels, après l’appel du FBI à fournir toutes les photos et vidéos disponibles.

Les forces de police américaines redoublent d’effort pour mettre la main sur le ou les responsables des explosions du marathon de Boston. Les spectateurs présents ont été invités par le FBI à fournir tous les éléments – photos, vidéos, témoignages – qui pourraient les y aider. Un appel massivement suivi, qui a engendré une enquête parallèle et communautaire sur les réseaux sociaux.

Une page Findbostonbombers (Trouver les terroristes de Boston) a été lancée sur le site Reddit, réseau social de partage de liens qui sont soumis au vote des internautes. En 24 heures d’existence, elle affiche plus de 200 discussions. Le principe? Les internautes postent photos et vidéos du marathon, puis observent, zooment, recoupent et partagent leur moindre soupçon, cercles colorés et flèches à l’appui, pour débusquer le moindre suspect.

Une marque de sac, un vêtement, un simple «air suspect» ou «inquiétant», et les théories s’échaffaudent au fil des centaines de commentaires: «L’homme au manteau noir et au sweat gris (à gauche). Sa réaction est bizarre (…) Il ne se retourne pas vers le son de l’explosion (comme les autres), il continue d’avancer…», pointe un internaute. Ou encore: «Comment le sac de cette femme s’est retrouvé de l’autre côté de la barrière? Peut-il contenir la bombe?» Apparaissent alors «suspect potentiel», hyptohèse «plausible», «théorie»… La traque numérique s’organise: des albums photos ont été créés, ainsi qu’un document Google, que chacun peut alimenter. Il récapitule les indices: explosifs utilisés, caractéristiques de la Cocotte-Minute, listings des possibles suspects.

Des risques de dérive

Les concordances repérées par des internautes peuvent orienter les enquêteurs du FBI, auprès de qui certains contributeurs disent avoir témoigné. Les enquêteurs ont d’ailleurs reconnu avoir eu écho d’une photo montrant une silhouette sur un toit, postée sur Twitter, et qui avait agité de nombreux membres, même s’ils refusent de commenter toute photo émanant du grand public. Le site Reddit permet par ailleurs de valoriser les indices bien argumentés. Mais les risques de dérive existent.

Montage visant à identifier le Blue Robe Guy (nous avons floutté son visage).

Montage visant à identifier le Blue Robe Guy (nous avons floutté son visage).

Des médias ont ainsi relaté l’histoire du «Blue Robe Guy», «l’homme en robe de chambre bleue», surnommé ainsi à cause de la veste bleue qu’il porte. Son sac à dos ressemble à celui retrouvé par les enquêteurs, il a été aperçu près du lieu des explosions. Certains ajoutent qu’il «correspond au profil du type de personnes ayant fait cela». Des éléments faibles, mais qui ont poussé des internautes à poster des photos de lui sur Facebook afin de l’identifier, sans précaution.

À mesure que cette enquête communautaire prend de l’ampleur, les critiques émergent. Y compris parmi les contributeurs: «Nous n’avons pas plus de dix sources», tempère un internaute, pour qui ce travail de recherche ne se fait pas «parce qu’on a une chance de trouver le terroriste», mais parce que «c’est rassurant». «Il y a plus de chance de “trouver le terroriste” en faisant ça qu’en ne le faisant pas», lui rétorque un autre utilisateur. Des phénomènes similaires avaient été observés lors de la tuerie de Newtown. Résultat: une mauvaise information sur le nom – Ryan Lanza au lieu d’Adam Lanza – avait mis à l’index toute une série d’innocents.

Voir également:

Explosions au marathon de Boston: le souvenir des attentats d’Atlanta 96

Yannick Cochennec

Slate

15/04/2013

On a encore que très peu de détails sur les explosions qui ont eu lieu ce 15 avril 2013 à la fin du marathon de Boston. Néanmoins, ce n’est pas la première fois qu’un événement sportif est endeuillé aux Etats-Unis. Au premier rang, bien sûr, les Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996.

A la veille des JO, les autorités américaines avaient affiché leur sérénité dans le sillage de l’attentat à la bombe d’Oklahoma City, survenu le 19 avril 1995 et qui avait fait 168 morts et des centaines de blessés, carnage réalisé sous l’autorité de Timothy McVeigh. «Je pense pouvoir affirmer que nos plans de sécurité ont été conçus dès le début avec le potentiel d’une telle tragédie à l’esprit», avait déclaré A.D. Frazier, l’officier responsable de la sécurité au comité d’organisation des Jeux d’Atlanta.

L’explosion d’un Boeing de la TWA reliant New York à Paris à quelques heures du début des Jeux olympiques avait toutefois entraîné une vigilance encore plus accrue. Mais en dépit de la mise en place d’un dispositif très onéreux et contraignant, une bombe avait explosé en pleins Jeux, au parc du Centenaire, le 27 juillet à 1h09 du matin. Bilan: 2 morts et quelque 150 blessés.

L’affaire tourna d’abord à la confusion lorsqu’un procès médiatique fut intenté à Richard Jewells après l’attentat. Cet agent de sécurité avait trouvé un paquet suspect avant que les bombes n’explosent. Désigné «suspect numéro un» par le FBI, il était devenu la cible des médias américains qui avaient vite fait le raccourci entre suspect et coupable.

Le vrai coupable, Eric Rudolph, un militant anti-avortement, fut arrêté seulement le 31 mai 2003 après des années de traque. Lors de sa comparution, il lut cette déclaration au sujet de ses motivations au-delà d’autres crimes commis dans le sud des Etats-Unis contre des cliniques pratiquant l’avortement:

«A l’été 1996, le monde avait les yeux rivés sur Atlanta pour les Jeux olympiques. Sous la protection et les auspices du régime de Washington, des millions de personnes étaient venues pour célébrer les idéaux du monde socialiste. Les multinationales ont dépensé des milliards de dollars et Washington avait mis en place une armée de sécurité pour protéger le meilleur de ces jeux. (…) L’objectif de l’attaque du 27 juillet était de confondre, de mettre en colère et dans l’embarras le gouvernement de Washington aux yeux du monde pour son abominable autorisation de l’avortement à la demande. Le plan était de forcer l’annulation des Jeux, ou au moins de créer un état d’insécurité, pour vider les rues autour des lieux et ainsi rendre inutiles les vastes sommes d’argent investies.»

Eric Rudoph fut condamné à la prison à vie en 2005.

Wednesday, Apr 17, 2013 01:24 AM CEST

Voir aussi:

Let’s hope the Boston Marathon bomber is a white American

There is a double standard: White terrorists are dealt with as lone wolves, Islamists are existential threats

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Let's hope the Boston Marathon bomber is a white AmericanTimothy McVeigh, Osama Bin Laden(Credit: AP/David Longstreath)
Updated: Sirota responds to critics of this piece over here.

As we now move into the official Political Aftermath period of the Boston bombing — the period that will determine the long-term legislative fallout of the atrocity — the dynamics of privilege will undoubtedly influence the nation’s collective reaction to the attacks. That’s because privilege tends to determine: 1) which groups are — and are not — collectively denigrated or targeted for the unlawful actions of individuals; and 2) how big and politically game-changing the overall reaction ends up being.

This has been most obvious in the context of recent mass shootings. In those awful episodes, a religious or ethnic minority group lacking such privilege would likely be collectively slandered and/or targeted with surveillance or profiling (or worse) if some of its individuals comprised most of the mass shooters. However, white male privilege means white men are not collectively denigrated/targeted for those shootings — even though most come at the hands of white dudes.

Likewise, in the context of terrorist attacks, such privilege means white non-Islamic terrorists are typically portrayed not as representative of whole groups or ideologies, but as “lone wolf” threats to be dealt with as isolated law enforcement matters. Meanwhile, non-white or developing-world terrorism suspects are often reflexively portrayed as representative of larger conspiracies, ideologies and religions that must be dealt with as systemic threats — the kind potentially requiring everything from law enforcement action to military operations to civil liberties legislation to foreign policy shifts.

“White privilege is knowing that even if the bomber turns out to be white, no one will call for your group to be profiled as terrorists as a result, subjected to special screening or threatened with deportation,” writes author Tim Wise. “White privilege is knowing that if this bomber turns out to be white, the United States government will not bomb whatever corn field or mountain town or stale suburb from which said bomber came, just to ensure that others like him or her don’t get any ideas. And if he turns out to be a member of the Irish Republican Army we won’t bomb Dublin. And if he’s an Italian-American Catholic we won’t bomb the Vatican.”

Because of these undeniable and pervasive double standards, the specific identity of the Boston Marathon bomber (or bombers) is not some minor detail — it will almost certainly dictate what kind of governmental, political and societal response we see in the coming weeks. That means regardless of your particular party affiliation, if you care about everything from stopping war to reducing the defense budget to protecting civil liberties to passing immigration reform, you should hope the bomber was a white domestic terrorist. Why? Because only in that case will privilege work to prevent the Boston attack from potentially undermining progress on those other issues.

To know that’s true is to simply consider how America reacts to different kinds of terrorism.

Though FBI data show fewer terrorist plots involving Muslims than terrorist plots involving non-Muslims, America has mobilized a full-on war effort exclusively against the prospect of Islamic terrorism. Indeed, the moniker “War on Terrorism” has come to specifically mean “War on Islamic Terrorism,” involving everything from new laws like the Patriot Act, to a new torture regime, to new federal agencies like the Transportation Security Administration and Department of Homeland Security, to wars in Iraq and Afghanistan to mass surveillance of Muslim communities.

By contrast, even though America has seen a consistent barrage of attacks from domestic non-Islamic terrorists, the privilege and double standards baked into our national security ideologies means those attacks have resulted in no systemic action of the scope marshaled against foreign terrorists. In fact, it has been quite the opposite — according to Darryl Johnson, the senior domestic terrorism analyst at the Department of Homeland Security, the conservative movement backlash to merely reporting the rising threat of such domestic terrorism resulted in DHS seriously curtailing its initiatives against that particular threat. (Irony alert: When it comes specifically to fighting white non-Muslim domestic terrorists, the right seems to now support the very doctrine it criticized Democratic presidential candidate John Kerry for articulating — the doctrine that sees fighting terrorism as primarily “an intelligence-gathering, law-enforcement, public-diplomacy effort” and not something more systemic.)

Enter the Boston bombing. Coming at the very moment the U.S. government is planning to withdraw from Afghanistan, considering cuts to the Pentagon budget, discussing civil liberties principles and debating landmark immigration legislation, the attack could easily become the fulcrum of all of those contentious policy debates — that is, depending on the demographic profile of the assailant.

If recent history is any guide, if the bomber ends up being a white anti-government extremist, white privilege will likely mean the attack is portrayed as just an isolated incident — one that has no bearing on any larger policy debates. Put another way, white privilege will work to not only insulate whites from collective blame, but also to insulate the political debate from any fallout from the attack.

It will probably be much different if the bomber ends up being a Muslim and/or a foreigner from the developing world. As we know from our own history, when those kind of individuals break laws in such a high-profile way, America often cites them as both proof that entire demographic groups must be targeted, and that therefore a more systemic response is warranted. At that point, it’s easy to imagine conservatives citing Boston as a reason to block immigration reform defense spending cuts and the Afghan War withdrawal and to further expand surveillance and other encroachments on civil liberties.

If that sounds hard to believe, just look at yesterday’s comments by right-wing radio host Laura Ingraham, whose talking points often become Republican Party doctrine. Though authorities haven’t even identified a suspect in the Boston attack, she (like other conservatives) seems to already assume the assailant is foreign, and is consequently citing the attack as rationale to slam the immigration reform bill.

The same Laura Ingraham, of course, was one of the leading voices criticizing the Department of Homeland Security for daring to even report on right-wing domestic terrorism. In that sense, she perfectly embodies the double standard that, more than anything, will determine the long-term political impact of the Boston bombing.

At 1:30 p.m. ET Wednesday, David Sirota will be debating Breitbart.com’s Ben Shapiro on guns here.

David Sirota David Sirota is a nationally syndicated newspaper columnist, magazine journalist and the best-selling author of the books "Hostile Takeover," "The Uprising" and "Back to Our Future." E-mail him at ds@davidsirota.com, follow him on Twitter @davidsirota or visit his website

Voir également:

Le fait – Atlanta 1996

Un attentat qui a fait craindre le pire.

Près d’un quart de siècle après le premier attentat terroriste de l’histoire olympique (Munich, 1972), les Jeux ont encore tremblé sur leur socle centenaire à Atlanta avec l’explosion d’une bombe artisanale dans un parc du centre-ville.

Samedi 27 juillet 1996. Neuvième jour des Jeux. Il est 01H20 locale (05H20 GMT) dans le parc du Centenaire, situé en plein coeur d’Atlanta. Un lieu très fréquenté où les touristes et les jeunes se retrouvent pour faire la fête depuis le début des Jeux. L’ambiance est joyeuse et animée lorsqu’une violente explosion se produit. La panique s’empare de tout le monde. L’attentat fera un mort et plus de 110 blessés. Un caméraman turc décèdera d’une crise cardiaque en courant pour se rendre sur les lieux du drame.

La vigilance des forces de sécurité –plus de 35.000 personnes– a été prise en défaut dans un endroit et à un moment où on s’y attendait le moins. Le fameux FBI et les plus hautes autorités américaines avaient pourtant assuré qu’Atlanta serait "la ville la plus sûre du monde".

La police prévenue.

C’est à proximité d’une scène où se déroulait chaque soir un spectacle que s’est produite l’explosion, au pied d’une tour de quatre étages utilisée pour les éclairages et le son. Le quartier est immédiatement bouclé. Les mesures d’évacuation ne seront prises qu’après l’alerte donnée par le garde Richard Jewell. Ce dernier deviendra rapidement le suspect numéro un lorsqu’il déclare avoir aperçu un sac et affirme avoir alerté les forces de sécurité. Peu avant l’explosion, la police reconnaîtra avoir reçu une alerte téléphonique mais l’appel n’a jamais été répercuté auprès de la police et des gardes du parc.

Selon le FBI, l’engin explosif, une bombe artisanale composée d’un tube en métal contenant des clous et des vis, était caché dans un sac à dos abandonné. Une personne, présentée comme un "Américain blanc, sans accent particulier", avait prévenu la police par téléphone de l’imminence de l’explosion.

Richard Jewell (34 ans) est alors présenté comme le principal suspect dans la presse nationale et locale. Il sera lavé de tout soupçon par le FBI en octobre 1996 et obtiendra d’importants dédommagements.

Ce nouvel acte de violence est condamné par les autorités du monde entier, à commencer par le président Bill Clinton qui dénonce "un acte de terreur maléfique et lâche". Le chef de l’état américain précise aussi que "toutes les mesures nécessaires" seront prises pour protéger les athlètes.

Les Jeux continuent.

Très vite, environ trois heures après, le CIO réagit par la voix de son vice-président, le prince Alexandre de Mérode, qui déclare que les Jeux d’Atlanta continueront. "Je viens d’avoir au téléphone le président Samaranch et je peux vous confirmer que les Jeux continueront", déclare-t-il à l’AFP.

Et, de fait, les compétitions reprennent. Une minute de silence est observée sur tous les sites et les drapeaux olympiques sont mis en berne en ce samedi 27 juillet, l’une des journées phares des JO avec notamment l’épreuve-reine: la finale du 100 mètres en athlétisme.

Lors de la cérémonie de clôture, Juan Antonio Samaranch reviendra sur cet attentat en faisant observer une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats des JO de Munich et d’Atlanta. "Aucun acte de terrorisme n’a jamais détruit ni ne détruira jamais le Mouvement olympique, affirmera-t-il dans son allocution aux quelque 83.000 personnes du stade olympique. J’aimerais à présent vous demander de vous lever et d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes de ces actes terribles".

Plus de deux ans après l’attentat, la justice américaine identifiera son auteur présumé. Il s’agit d’Eric Rudolph (32 ans), proche des milices et mouvements religieux extrémistes hostiles au gouvernement fédéral, également soupçonné de deux autres attentats commis dans la région d’Atlanta dans les mois suivants. Un mandat d’arrêt a été rendu public le 14 octobre 1998 contre Rudolph qui demeure toujours introuvable en dépit de recherches menées par des centaines d’agents des forces de l’ordre.

Voir encore:

L’auteur présumé de l’attentat des Jeux olympiques d’Atlanta a été arrêté

Eric Leser

Le Monde

03.06.03

Après cinq ans de recherches, la police américaine a capturé, samedi 31 mai, Eric Robert Rudolph. Ce « survivaliste », héros de l’extrême droite américaine, est accusé d’avoir fait exploser trois autres bombes

Après cinq années de cavale dans les forêts des Appalaches, le « survivaliste » Eric Robert Rudolph, 36 ans, a été arrêté par hasard, samedi 31 mai, dans la petite ville de Murphy, en Caroline du Nord. Un policier débutant, Jeffrey Postell, 21 ans, l’a interpellé à 3 heures du matin pour une simple tentative de vol dans un supermarché.

Il a été identifié un peu plus tard au commissariat. Avant les attaques du 11 septembre 2001, Eric Rudolph était l’un des hommes les plus recherchés par le FBI. Il est considéré comme étant l’auteur de quatre attentats à la bombe, dont celui en juillet 1996 à Atlanta pendant les Jeux olympiques. Il aurait au total tué deux personnes et blessé plus d’une centaine d’autres. La police fédérale s’était lancée à sa poursuite en 1998 avec des moyens considérables, mais avait été incapable de le retrouver. Il a disparu dans les montagnes, devenant aux yeux des organisations d’extrême droite américaines un héros, vivant dans la nature et narguant l’Etat fédéral. Au plus fort de la chasse à l’homme, les T-shirts et autres autocollants avec l’inscription « Run, Rudolph, run » (Cours, Rudolph, cours) et « Eric Rudolph the Hide and Seek Champion of the World » (Eric Rudolph champion du monde de cache-cache) se vendaient par milliers en Caroline du Nord. Deux chansons country ont même été écrites à sa gloire. Le FBI enquête sur les complicités dont il aurait bénéficié. Il pense avoir retrouvé son campement, à quelques centaines de mètres de la ville. Quand il a été interpellé, il était certes amaigri mais en parfaite santé, cheveux courts, et vêtements impeccables.

Selon les enquêteurs, Eric Rudolph aurait posé le 27 juillet 1996 la bombe remplie de clous et de morceaux de métal qui a tué Alice Hawthorne, 44 ans, et blessé plus d’une centaine de personnes au Parc olympique du centenaire à Atlanta. L’explosion s’était produite pendant un concert et avait provoqué une incroyable panique. A l’époque, l’arrêt des Jeux avait même été évoqué. Les autorités avaient rapidement arrêté Richard Jewell, un garde de sécurité, avant de le libérer et de le disculper après une controverse sur la façon dont l’enquête était menée. Six mois plus tard, le 16 janvier 1997, deux bombes explosaient à l’extérieur d’un centre de planning familial à Atlanta, blessant sept passants. Le 21 février, un autre attentat à l’explosif, toujours à Atlanta, était commis devant une boîte de nuit fréquentée par des homosexuels, blessant cinq personnes. Un deuxième engin, qui devait sauter à l’arrivée des équipes de secours, était rendu inoffensif au dernier moment par la police. Enfin, le 29 janvier 1998, une bombe sautait près d’un centre médical pratiquant l’avortement à Birmingham dans l’Alabama, tuant l’officier de police Robert Sanderson et rendant presque aveugle l’infirmière Emily Lyons.

Eric Rudolph, qui a abandonné le collège pour s’engager dans l’armée entre 1987 et 1989 avant d’être renvoyé pour avoir fumé de la drogue, était alors repéré alors qu’il s’enfuyait des abords de la clinique. Un témoin avait retenu le numéro de la plaque de son pick-up immatriculé en Caroline du Nord.

Les différents attentats avaient été revendiqués par une mystérieuse organisation baptisée l’« Armée de Dieu ». Les lettres envoyées aux médias utilisaient les mêmes termes et expressions qu’un groupe de suprématistes blancs opposé à l’avortement, à l’homosexualité et antisémite, Christian Identity, dont le quartier général se trouve près de la ville de Murphy. Le FBI faisait alors le rapprochement avec Eric Rudolph. Au printemps 1998, des centaines d’agents étaient envoyés à sa recherche dans la forêt nationale de Nantahala. Mais il échappait aux chiens, aux hélicoptères, aux détecteurs électroniques et aux patrouilles de volontaires. Une récompense de 1 million de dollars pour sa capture ne donnait pas non plus le moindre résultat. Après des mois d’échec, un agent du FBI évoquait même la possibilité qu’il soit mort dans les bois.

Eric Rudolph comparaît lundi 2 juin devant la Cour fédérale d’Asheville en Caroline du Nord et sera transféré ensuite à Birmingham ou à Atlanta. S’il est jugé coupable, il est passible de la peine de mort. « C’est un message à tous les terroristes, nationaux ou étrangers. Nous ne cesserons pas de les poursuivre », a déclaré, le 31 mai, John Ashcroft, le ministre américain de la justice.

Voir enfin:

Excerpts from Eric Rudolph’s statement

The Associated Press

USA today

4/13/2005

Excerpts from Eric Rudolph’s written statement, handed out by his attorneys Wednesday after his guilty pleas to four bombings across the South, including the deadly blast at the 1996 Atlanta Olympics. The statement marked the first time Rudolph has offered a motive for the attacks. He entered the pleas in exchange for prosecutors not seeking the death penalty:

"I have deprived the government of its goal of sentencing me to death."

"The fact that I have entered an agreement with the government is purely a tactical choice on my part and in no way legitimates the moral authority of the government to judge this matter or impute my guilt."

"Abortion is murder. And when the regime in Washington legalized, sanctioned and legitimized this practice, they forfeited their legitimacy and moral authority to govern."

"I am not an anarchist. I have nothing against government or law enforcement in general. It is solely for the reason that this government has legalized the murder of children that I have no allegiance to nor do I recognize the legitimacy of this particular government in Washington."

"There are those who would say to me that the system in Washington works. They say that the pro-life forces are making progress, that eventually Roe v. Wade will be overturned, that the culture of life will ultimately win over the majority of Americans and the horror of abortion will be outlawed. Yet, in the meantime thousands die everyday. … I ask these peaceful Christian law-abiding Pro-Life citizens, is there any point at which all of the legal remedies will not suffice and you would fight to end the massacre of children? How many decades have to pass, how many millions have to die? … I think that your inaction after three decades of slaughter is a sufficient answer to all of these questions."

"No politician in Washington will ever seriously threaten abortion on demand. And the fools who listen to them, in their hearts, know this but do not care. You so-called ‘Pro-Life,’ ‘good Christian people’ who point your plastic fingers at me saying that I am a ‘murderer,’ that ‘two wrongs don’t make a right,’ that even though ‘abortion is murder, those who would use force to stop the murder are morally the same,’ I say to you that your lies are transparent."

"Answer me, is the causus belli of promoting democracy in the Middle East more weighty for waging war than the systematic murder of your own citizens?"

"Along with abortion, another assault upon the integrity of American society is the concerted effort to legitimize the practice of homosexuality. Homosexuality is an aberrant sexual behavior, and as such I have complete sympathy and understanding for those who are suffering from this condition. Practiced by consenting adults within the confines of their own private lives, homosexuality is not a threat to society. Those consenting adults practicing this behavior in privacy should not be hassled by a society which respects the sanctity of private sexual life. But when the attempt is made to drag this practice out of the closet and into the public square in an "in your face" attempt to force society to accept and recognize this behavior as being just as legitimate and normal as the natural man/woman relationship, every effort should be made, including force if necessary, to halt this effort."

"Any conscientious individual afflicted with homosexuality should acknowledge that a healthy society requires a model of sexual behavior to be held up and maintained without assault. Like other humans suffering from various disabilities homosexuals should not attempt to infect the rest of society with their particular illness."

On the Olympic Park bombing, which killed one person and wounded 111:

"For many years I thought long and hard on these issues and then in 1996 I decided to act. In the summer of 1996, the world converged upon Atlanta for the Olympic Games. Under the protection and auspices of the regime in Washington millions of people came to celebrate the ideals of global socialism. Multinational corporations spent billions of dollars, and Washington organized an army of security to protect these best of all games. Even thought (sic) the conception and purpose of the so-called Olympic movement is to promote the values of global socialism, as perfectly expressed in the song "Imagine" by John Lennon, which was the theme of the 1996 Games — even though the purpose of the Olympics is to promote these despicable ideals, the purpose of the attack on July 27th was to confound, anger and embarrass the Washington government in the eyes of the world for its abominable sanctioning of abortion on demand."

"The plan was to force the cancellation of the Games, or at least create a state of insecurity to empty the streets around the venues and thereby eat into the vast amounts of money invested. The plan was conceived in haste and carried out with limited resources, planning and preparation — it was a monster that kept getting out of control the more I got into it. Because I could not acquire the necessary high explosives, I had to dismiss the unrealistic notion of knocking down the power grid surrounding Atlanta and consequently pulling the plug on the Olympics for their duration."

"The plan that I finally settled upon was to use five low-tech timed explosives to be placed one at a time on successive days throughout the Olympic schedule, each preceded by a forty to fifty minute warning given to 911. The location and time of detonation was to be given, and the intent was to thereby clear each of the areas, leaving only uniformed arms-carrying government personnel exposed to potential injury.

"The attacks were to have commenced with the start of the Olympics, but due to a lack of planning this was postponed a week. I had sincerely hoped to achieve these objections without harming innocent civilians."

"After the disaster at Centennial Park, I resolved to improve my devices and focus the blasts upon a very narrow target. Towards this end I acquired a quantity of high explosives (dynamite)."

On the 1997 bombing at a women’s health clinic in Sandy Springs, Ga., which involved two explosive devices and wounded six people:

"The abortion mill was closed that day but occasionally there was staff on hand to clean their blood-stained equipment, and these minions and the facility itself were the targets of the first device. The second device placed at the scene was designed to target agents of the Washington government."

On the 1997 bombing on the gay nightclub in Atlanta, which wounded five patrons:

"The first device was designed not necessarily to target the patrons of this homosexual bar, but rather to set the stage for the next device, which was again targeted at Washington agents. The attack itself was meant to send a powerful message in protest of Washington’s continued tolerance and support for the homosexual political agenda."

On the 1998 bombing at a women’s health clinic in Birmingham, Ala., which killed an off-duty police officer and maimed a nurse:

"The object was to target the doctor-killer, but because the device was prematurely discovered by the security guard, it had to be detonated with only the assistant-killers in the target area. … I had nothing against Lyons and Sanderson. They were targeted for what they did, not who they were as individuals."

On his five years on the lam:

"Washington was lucky that day in Birmingham, they had a witness who happened into a fortuitous position, and my truck was identified. I knew something was amiss based upon the early reports coming out of Birmingham so I prepared to make a move as I debated within myself whether or not to run or fight them in court. I chose the woods."

"The next year was a starving time. Hunted and haggard, I struggled to survive. But I am a quick study, and so I learned to adapt to my situation. I adapted so well, I decided to take my fight to my enemies.


"Bus de l’aparheid": Pour d’obscures raisons, les Arabes se font exploser dans les bus et les Israéliens trouvent ça très gênant (How are you supposed to cohabit with people theologically, politically and culturally committed to your destruction ?)

11 mars, 2013
Toutes choses égales par ailleurs, Chavez, c’est de Gaulle plus Léon Blum. De Gaulle parce qu’il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c’est-à-dire le Front populaire, parce qu’il lutte contre les injustices. Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, (…) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a pendant ces quatorze ans respecté les droits de l’homme. Victorin Lunel (ministre de l’Outre-Mer, envoyé de la France à l’enterrement de Chavez)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. (…) Le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israël sont des événements nuls et non avenus. (…) La Charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet. Charte de l’OLP (articles 15, 19 et 33, 1964)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien spécifique qui fait allégeance à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine. Charte du Hamas (Article six, 1988)
If, and as long as between the Jordan and the sea, there is only one political entity, named Israel, it will end up being either non-Jewish or non-democratic…If the Palestinians vote in elections, it is a binational state, and if they don’t, it is an apartheid state. Ehud Barak (security conference, 2010)
"Separate but equal?" Yediot Ahranot
On the bus to Israeli apartheid. Haaretz
The separate bus lines for Palestinians that went into operation on Monday recall racial segregation in the United States and are bringing Israel closer to apartheid. Aeyal Gross (Haaretz)
Many people don’t class the Israeli situation as apartheid because for a long time, Israel refrained from the characteristics of petty apartheid, like separate roads, cafés and buses. This bus situation is a step in the direction of petty apartheid because people are being segregated in their daily activities. Ofra Yeshua-Lyth
For some strange reason, Arabs blow themselves up in buses and Israelis find that very unnerving. Yisrael Maida
The mayor told the government that people are afraid on the buses because of security problems and fights with Palestinians and he needs separate lines.  If you take a bus at five in the afternoon the bus is full of Arabs and there is no place to sit. And people are afraid someone will blow it up. Chen Keddem (spokeswoman for Eli Shaviro, the mayor of the West Bank settlement of Ariel)
Obviously, everyone will start screaming ‘apartheid’ and ‘racism’ now. This really doesn’t feel right, and maybe [the ministry] should find a different solution, but the situation right now is impossible. One driver (Ynet news service)
Driving a bus full of only Palestinians might turn out to be tricky. It could be unnerving and it might also create other problems. It could be a scary thing. Driver
There are two reasons for the move. First, there’s the obvious security issue: there is a dreadful history of Palestinian suicide bombing on Israeli buses. Israelis are understandably afraid, especially in the context of mass incitement by the Palestinian Authority, and would rather Palestinians took their trips to Israel on their own buses. (Are you absolutely sure you wouldn’t feel the same way?) The second reason, which explains why Israel has made its move now, is that due to more generous arrangements for the Palestinians, Israel is now granting more work permits. More workers, more buses. More Palestinian workers, more buses for Palestinians.  The Commentator
The situation in the past few months in which Israeli citizens have been compelled to ride on bullet-proof buses under IDF instruction and find buses full of people from the Arab population, is absurd, not to mention the security risk involved. On the other hand, the Arab population is compelled to pay a fortune for unlicensed drivers to pick them up straight from the crossing. The current solution is good for all. It allows Arabs to ride cheaper and regulated buses. Herzl Ben-Ari (Karnei Shomron Regional Council Chairman)
Maintaining tight security in one of the top terror targets in the world will inevitably bump up repeatedly – and unpleasantly – against issues of human rights.  Jake Wallis Simons
Critics note that the impetus behind the new lines wasn’t to ease the burden of Palestinian commuters, but rather a response to appeals by Jewish settler leaders who didn’t want to share buses with Palestinians. That point is accepted by the spokeswoman for Eli Shaviro, the mayor of the West Bank settlement of Ariel, who pushed for the lines, Ben Hur, the chairman of the Afakim Bus Co., which runs the lines, and the Transportation Ministry. Many settler leaders have long pushed for such a move, and the decision comes as their sway within Likud is on the rise. (…) A Palestinian placed a bomb on a Tel Aviv municipal bus last year that wounded 21. Between the late 1990s through the mid 2000s, Palestinian suicide bombers waged scores of attacks against Israeli targets, many of them public buses. Those attacks have since subsided. Palestinians and Israelis living side-by-side in the West Bank are governed by a dual system riven with inequalities that rarely make headlines in Israel. Parallel legal systems govern the lives of both peoples. Israelis charged with a crime in the West Bank are channeled into Israel’s criminal justice system, where the rights and legal protections are on par with any Western democracy. Palestinians are subjected to military courts, established after Israel won the West Bank from Jordan during the Arab-Israeli war in 1967. Many of the protections enshrined in Israel’s legal code don’t exist in the military courts, where military appellate court judges draw on Jordanian law, British-era laws and Israeli military decrees dating back to 1967. Israel says the dual systems are necessary to battle Palestinian terror networks. The WSJ
The term "apartheid state," as applied to Israel, gained traction largely as a result of former US President Jimmy Carter’s 2006 book "Israel: Peace Not Apartheid." The term "apartheid" refers to the conditions that formerly existed in South Africa where a 20% white minority controlled the 80% black majority through a brutally oppressive regime, which included segregationist laws and police who routinely brutalized and killed them with impunity. Blacks could not vote own property or businesses under apartheid. Those who have used the same term to describe Israel have fundamentally misapplied its meaning, failing to take into account circumstances so incongruent to comparative realities on the ground it renders the user of said term illiterate, seriously prejudiced, or both. Indeed, how come virtually every group of people have at least one country they call home, but if the Jews want one they are deemed "racist?" Another under publicized fact is that the Arabs who live in Israel are quite content living under Israeli law. They vote, own property and businesses, and face no segregation. In fact, life in Israel is so appealing that on a couple of occasions when the Palestinian Authority publically threatened to annex east Jerusalem, the Israeli office of immigration was flooded by Arabs applying for citizenship in Israel, because they did not want to live under Arab rule. (…) In South Africa, the apartheid system was an outgrowth from the British Commonwealth. Its intent was to ensure whites remained in control. In Israel’s case its birth was approved by a 72% majority vote of the United Nations. The Arabs had already received almost 90% of the land originally set aside by the British as a national homeland for the Jewish people. Yet in spite of being overwhelming beneficiaries of what was to be Jewish land, the Arabs refused to accept a tiny partition for a Jewish state. They attacked Israel 24 hours after it declared statehood. Since then, the Arabs have made Israel’s destruction a cornerstone of their existence. Groups such as the PLO, Hamas, Fatah and Hezbollah have been birthed, each with charters requiring the destruction of Israel and the eradication of Zionism. Terror attacks have been perpetrated against Israeli civilians since it became a state. Between 1948 and 1999, some 2,000 Israelis had been killed by terrorists, which amounts to an average of 43 killings annually. In 2000, construction of Israel’s security barrier began. This is also when the second "Intifada" started. The year 2000 also saw a spike in the average of civilians killed from 43 to 288 per year, until 2003, when the first phase of the barrier was completed. That’s an increase of over 600% annually. Apparently Israel’s critics conveniently ignored this when making “apartheid wall” accusations. Today, with approximately 70% of the security barrier complete, the number of terror attacks has been dramatically reduced. In spite of the reduction in killings, Arab leaders continue to laud murderers as heroes, naming streets and public squares after them. When officials like Palestinian leader Mahmoud Abbas are publically honoring murderers, is it any wonder Israel has to take proactive measures to protect its civilians by constructing a security barrier? By attempting to ensure its survival as the only home of the Jewish people against Arabs who are theologically, politically and culturally committed to its destruction, Israel is labeled an "apartheid state." Dan Calic

Comment est-on censé cohabiter avec des gens "théologiquement, politiquement et culturellement engagés à la destruction" de son Etat ?

Après les freedom rides de Meat Shearim …

Et le passage catastrophique d’une comédienne suppléante d’un candidat à un poste de représentant des Français de l’étranger de toute évidence non préparée dans une émission de divertissement de France 2 …

Pendant que nos ministres socialistes se pâment sur les mérites du premier dictateur venu …

Et qu’en Israël même sans parler des retraités du FBI israélien qui se sentent obligés de jouer aux "juifs utiles", les dirigeants palestiniens peaufinent leur "nouvelle stratégie de "résistance populaire" qui évite de recourir aux attentats et aux armes à feu pour se concentrer sur des manifestations coordonnées contre la présence israélienne dans les Territoires" ….

Retour sur le dernier épisode de la campagne de diffamation contre Israël …

Suite aux accusations d’apartheid de journaux et groupes de défense des droits civiques israéliens contre, suite à la hausse des travailleurs de Cisjordanie autorisés à travailler en Israël et la pression des implantations israéliennes, l’instauration par le Ministère israélien de nouveaux bus pour les travailleurs palestiniens …

Où, comme précédemment pour la barrière de sécurité qui a presque totalement réduit les attentats dont le nombre de victimes au moment de sa construction en 2000 étaient montés à 288 par an, nombre de nos belles âmes oublient les conditions très particulières de cohabitation avec une population dont les dirigeants sont, comme le rappelle l’éditorialiste israélien Dan Calic, "théologiquement, politiquement et culturellement engagés à la destruction" de votre Etat …

Apartheid? Think again

Op-ed: Why is Israel considered racist for seeking to protect itself against hostile, murderous Arabs?

Dan Calic

04.03.13

The term "apartheid state," as applied to Israel, gained traction largely as a result of former US President Jimmy Carter’s 2006 book "Israel: Peace Not Apartheid." The term "apartheid" refers to the conditions that formerly existed in South Africa where a 20% white minority controlled the 80% black majority through a brutally oppressive regime, which included segregationist laws and police who routinely brutalized and killed them with impunity. Blacks could not vote own property or businesses under apartheid.

Those who have used the same term to describe Israel have fundamentally misapplied its meaning, failing to take into account circumstances so incongruent to comparative realities on the ground it renders the user of said term illiterate, seriously prejudiced, or both.

Indeed, how come virtually every group of people have at least one country they call home, but if the Jews want one they are deemed "racist?"

Another under publicized fact is that the Arabs who live in Israel are quite content living under Israeli law. They vote, own property and businesses, and face no segregation. In fact, life in Israel is so appealing that on a couple of occasions when the Palestinian Authority publically threatened to annex east Jerusalem, the Israeli office of immigration was flooded by Arabs applying for citizenship in Israel, because they did not want to live under Arab rule.

By contrast, South Africa’s blacks certainly weren’t lining up at government offices desperate to remain subjugated under apartheid.

In South Africa, the apartheid system was an outgrowth from the British Commonwealth. Its intent was to ensure whites remained in control. In Israel’s case its birth was approved by a 72% majority vote of the United Nations. The Arabs had already received almost 90% of the land originally set aside by the British as a national homeland for the Jewish people.

Yet in spite of being overwhelming beneficiaries of what was to be Jewish land, the Arabs refused to accept a tiny partition for a Jewish state. They attacked Israel 24 hours after it declared statehood.

Killers honored

Since then, the Arabs have made Israel’s destruction a cornerstone of their existence. Groups such as the PLO, Hamas, Fatah and Hezbollah have been birthed, each with charters requiring the destruction of Israel and the eradication of Zionism.

Terror attacks have been perpetrated against Israeli civilians since it became a state. Between 1948 and 1999, some 2,000 Israelis had been killed by terrorists, which amounts to an average of 43 killings annually. In 2000, construction of Israel’s security barrier began. This is also when the second "Intifada" started.

The year 2000 also saw a spike in the average of civilians killed from 43 to 288 per year, until 2003, when the first phase of the barrier was completed. That’s an increase of over 600% annually. Apparently Israel’s critics conveniently ignored this when making “apartheid wall” accusations.

Today, with approximately 70% of the security barrier complete, the number of terror attacks has been dramatically reduced.

In spite of the reduction in killings, Arab leaders continue to laud murderers as heroes, naming streets and public squares after them. When officials like Palestinian leader Mahmoud Abbas are publically honoring murderers, is it any wonder Israel has to take proactive measures to protect its civilians by constructing a security barrier?

By attempting to ensure its survival as the only home of the Jewish people against Arabs who are theologically, politically and culturally committed to its destruction, Israel is labeled an "apartheid state." Yet it seems those who invoke such labels deserve a label of their own: Anti-Semites.

Voir aussi:

Slandering the Jewish state

Op-ed: Instead of criticizing ‘Israeli apartheid,’ rights group should focus on Syria, Saudi Arabia

Gerald M. Steinberg

Ynetnews

03.12.12

Over the past few weeks "Israeli apartheid week" events have occurred at a number of campuses throughout North America and Europe. This year’s timing is especially unfortunate: while this political warfare, accompanied by BDS (boycott, divestment and sanctions) campaign is happening, the Syrian regime is massacring its own people.

In light of this, it is especially sad that people who call themselves human rights activists waste their time and energy attacking Israel. It is clear that the campaign explicitly targets the existence of Israel as the nation-state of the Jewish people. In the words of Professor Irwin Cotler, former Canadian attorney general, "Let there be no mistake about it: to indict Israel as an Apartheid State is prologue and justification for the dismantling of the Jewish State, for the criminalization of its supporters, and for the consequential silencing of their speech."

BDS Campaign

This campaign immorally exploits the suffering of the real victims of apartheid and racism, and transforms a complex political dispute between the Palestinians and Israel into a racial conflict. The comparison was categorically rejected and denounced by Judge Richard Goldstone in The New York Times. Goldstone, who is a former justice of the South African Constitutional Court, wrote that, "In Israel, there is no apartheid. Nothing there comes close to the definition of apartheid under the 1998 Rome Statute…"

Goldstone added that "while ‘apartheid’ can have broader meaning, its use is meant to evoke the situation in pre-1994 South Africa. It is an unfair and inaccurate slander against Israel, calculated to retard rather than advance peace negotiations."

Many others who had experienced the real apartheid expressed similar views. Benjamin Pogrund, who was a journalist in South Africa, wrote, "Use of the apartheid label is at best ignorant and naive and at worst cynical and manipulative."

Infinite hypocrisy

This cynicism is especially prominent now that Assad’s regime is mercilessly massacring its own people. During the past month, hundreds of people were murdered just in the city of Homs. But in Syria, where an Alawite minority has been oppressing the Sunni majority for decades, the regime – like other dictatorships – was immune to criticism until the outbreak of brutal violence in the recent months, especially from groups claiming to promote human rights.

Does a state in which a small minority violently oppresses the majority not deserve a week (in Israel’s case, actually a month) of attention focused on its crimes? And what about Saudi Arabia, which bans members of other religions from entering parts of the country, and where women are not allowed to drive or leave their house without a family member accompanying them? Where is “Saudi discrimination week”? And we haven’t even mentioned the situation of Christians in Israel’s neighbors, in Gaza and in the West bank. The examples are infinite, as is the hypocrisy.

In the face of these blatant double standards, the power of the "apartheid" campaign is derived from resources that are available in both political and financial forms. Politically, as noted, this divisive agenda is supported by the Arab and Islamic blocs in the United Nations and associated institutions, with active support from Russia and China. They firmly reject any attempt to condemn real human rights violations, and use anti-Israel campaigns to divert criticism.

Financially, the availability of significant European government funding allows ostensible human rights organizations to actively promote the "apartheid" libel. At the same time, these organizations are embarrassingly silent when faced with human rights violations in the Muslim-Arab world in general and in Syria specifically. At most, they issue belated and half-hearted condemnations.

Finally, the crude exploitation of the "apartheid" libel and the accompanying BDS campaigns are the antithesis of the mutual acceptance required for peace, and serve the purposes of murderous dictatorships. As Judge Goldstone wrote, "The mutual recognition and protection of the human dignity of all people is indispensable to bringing an end to hatred and anger. The charge that Israel is an apartheid state is a false and malicious one that precludes, rather than promotes, peace and harmony."

Gerald M. Steinberg is the founder and president of NGO Monitor and professor of political science at Bar Ilan University

Voir également:

Palestinian-only buses: Israeli apartheid?

 Jake Wallis Simons

March 4th, 2013

Israel has been accused of encouraging racial segregation after a new Palestinian-only bus service was launched

The balance between security and civil liberties is a delicate one in Israel. A few years ago I was travelling there with a few friends from Britain. One of us happened to be of African Islamic heritage. The security personnel at Ben Gurion airport gave him an especially hard time, questioning him at length in private and searching his luggage forensically. It was unsettling for him, and awkward – to say the least – for the rest of us. Was this racism? Or the necessary evil of prudent security measures? I take no pleasure in suggesting that it was the latter. Actually, the friend in question feels the same way.

This is the episode that springs to mind when I learn that Israel has launched Palestinian-only buses on Highway Five between the West Bank and Tel Aviv. The Transport Ministry explained that the new bus service was intended to "improve public transport services for Palestinian workers entering Israel", replacing unofficial buses that were demanding "exorbitant prices". They also said that Palestinian workers would not be prevented from travelling on regular public transport, either in Israel or on the West Bank.

Palestinian rights groups, however, were concerned that this was a fig-leaf for what would become wholesale discrimination at checkpoints, with Israeli police taking matters into their own hands and forcing Palestinians to use the new buses exclusively.

Defenders of the plan offer a rationale that is largely security-based. As Yisrael Maidad, a prominent figure on the Israeli Right, sardonically put it, "since we ride buses with Arabs every day in Israel, it’s not a racist thing but for some strange reason, Arabs blow themselves up in buses and Israelis find that very unnerving."

The language is inflammatory, but the statement is not without its kernel of truth. Maintaining tight security in one of the top terror targets in the world will inevitably bump up repeatedly – and unpleasantly – against issues of human rights. The question, as with my experience at Ben Gurion airport, is where one draws the line. In Israel, this matter is debated frequently and officially by moral philosophers and religious figures, particularly when it comes to military operations. They get it wrong sometimes, and spectacularly so. But often, on a day-to-day basis, they get it right.

Nevertheless, it has to be noted that the timing is strange. Apart from the blast on the bus in Tel Aviv during the last Gaza offensive, there hadn’t been a suicide attack on Israel’s bus network for six and a half years, which is a striking figure given that 29,000 Palestinians commute to Israel daily. This suggests that although the new bus service is being used by some groups to highlight security concerns, its real purpose is far more practical. Having said that, the current plans are merely one step away from enforced segregation; this may very well cause more problems than it solves, and may set a troubling precedent.

But as the fur flies in the media and the blogosphere, it seems to me that one point has not been made clearly enough. It has become a cliché to criticise Israel for being an apartheid state. Given the fact that the introduction of a segregated bus route provokes such a domestic and international furore, does this epithet withstand scrutiny? Many, such as Aeyal Gross in Ha’aretz, are arguing vociferously that the current issue demonstrates that we are "on the bus to Israeli apartheid". Which suggests that we aren’t there yet.

Voir encore:

Split Israel Bus Lines Spur Segregation Debate

New Transport for Palestinian Workers From West Bank Brings Touchy Issue of Inequality Between Two Peoples to Forefront

Charles Levinson

Wall Street journal

March 4, 2013

TEL AVIV—New bus lines for Palestinians, created at the urging of Jewish settler leaders in the West Bank, have sparked a debate over segregation in Israel and refocused attention on the inequalities that govern Palestinians and Israelis in the territory.

The two new lines began operating on Monday, ferrying Palestinian day laborers commuting between the West Bank and blue-collar jobs in Tel Aviv. Previously, those Palestinians commuted via a series of private minibuses—whose fares are far higher than on the new public bus lines—or on public bus lines serving primarily Jewish settlers in the northern West Bank.

The new bus lines have created a controversy in Israel, rare in a country whose conflict-hardened citizens appear to have grown weary of headlines dealing with the daily grind of Israel’s management of the West Bank amid a low-intensity conflict with the Palestinians.

"Separate but equal?" asked Israel’s centrist daily Yediot Ahranot newspaper on Monday. "On the bus to Israeli apartheid," read an editorial headline in the left-of-center Haaretz paper.

Both Jewish Israelis and Palestinians can still ride on both the new and the old lines, said Israel’s Minister of Transportation Yisrael Katz, a conservative stalwart within Prime Minister Benjamin Netanyahu’s Likud Party. That means they are not legally segregated, he says.

"Adding new bus lines servicing Palestinian areas is not segregation," a Katz spokesman said. "Anyone can ride on any bus. There are now just more buses."

Indeed, several Palestinian laborers returning on the new bus line from Tel Aviv to the West Bank on Monday said the new lines appeared to be an improvement that will ease their arduous daily commute, at least a little.

But critics note that the impetus behind the new lines wasn’t to ease the burden of Palestinian commuters, but rather a response to appeals by Jewish settler leaders who didn’t want to share buses with Palestinians. That point is accepted by the spokeswoman for Eli Shaviro, the mayor of the West Bank settlement of Ariel, who pushed for the lines, Ben Hur, the chairman of the Afakim Bus Co., which runs the lines, and the Transportation Ministry.

Many settler leaders have long pushed for such a move, and the decision comes as their sway within Likud is on the rise.

"The mayor told the government that people are afraid on the buses because of security problems and fights with Palestinians and he needs separate lines," said Shaviro spokeswoman Chen Keddem.

The roughly 50,000 Palestinians who have permits to work in Israel have been carefully screened and vetted by Israeli security services.

Ms. Keddem said that verbal squabbles—but not physical ones—do take place on mixed Palestinian-Israeli buses, but mostly over competition for seats. Ms. Keddem said she wasn’t aware of any more serious security incidents.

"If you take a bus at five in the afternoon the bus is full of Arabs and there is no place to sit," she said. "And people are afraid someone will blow it up."

A Palestinian placed a bomb on a Tel Aviv municipal bus last year that wounded 21. Between the late 1990s through the mid 2000s, Palestinian suicide bombers waged scores of attacks against Israeli targets, many of them public buses. Those attacks have since subsided.

Palestinians and Israelis living side-by-side in the West Bank are governed by a dual system riven with inequalities that rarely make headlines in Israel.

Parallel legal systems govern the lives of both peoples. Israelis charged with a crime in the West Bank are channeled into Israel’s criminal justice system, where the rights and legal protections are on par with any Western democracy. Palestinians are subjected to military courts, established after Israel won the West Bank from Jordan during the Arab-Israeli war in 1967.

Many of the protections enshrined in Israel’s legal code don’t exist in the military courts, where military appellate court judges draw on Jordanian law, British-era laws and Israeli military decrees dating back to 1967. Israel says the dual systems are necessary to battle Palestinian terror networks.

"Buses are a symbol of segregation," said Hagit Ofran, of Peace Now, an Israeli pro-peace group. "That may be the reason we get so much interest about it. Segregation is all over the occupation, but when it comes to buses it looks very bad."

Anything that hints at segregation, with its historical connection to South African apartheid and the American civil-rights movement, is a particularly explosive issue in a country that takes pride in being a Western-style democracy.

But the issue has increasingly sneaked into the public debate. The country’s Minister of Defense, Ehud Barak, was perhaps the first senior Israeli leader to publicly warn that Israel’s policies in the West Bank risked leading Israel toward being "an apartheid state."

"If, and as long as between the Jordan and the sea, there is only one political entity, named Israel, it will end up being either non-Jewish or non-democratic…If the Palestinians vote in elections, it is a binational state, and if they don’t, it is an apartheid state," Mr. Barak said at a security conference in 2010.

All six living ex-directors of Israel’s internal Shin Bet security service, the lead agency in fighting Palestinian terror, recently participated in the Oscar-nominated documentary The Gatekeepers, to warn against Israel’s continued presence in the West Bank.

Voir de plus:

Separate but equal bus lines?

Ynetnews

03.04.13

Palestinian workers travelling between West Bank, Israel to use separate public transportation after settlers complain of potential security risks. Leftists call these ‘apartheid lines’, Transportation Minister Katz says ‘Palestinians entering Israel will be able to ride on all public transportation lines’

Reuters, Itamar Fleishman

Tension, delays and chaos ensue on the first day segregated, Palestinian-Israeli bus lines are operated in the West Bank.

On Monday morning, a riot broke out at the exit point of the Eyal crossing, adjacent to Qalqilya after numerous Palestinian laborers could not get to work within the Green Line. They protested the fact that as of now, they must arrive at the crossing from far-off places in the West Bank since the new bus lines are their only means of entering central Israel.

In response, Transportation Minister Yisrael Katz said that "Palestinians entering Israel will be able to ride on all public transportation lines, including all those already existing in the West Bank."

In addition, according to a Transport Ministry announcement, Katz instructed that all new Afikim bus company lines will be reinforced immediately according to demand. "In light of the great overflow on the few lines operated this morning, the ministry will asses the possibility that lines will leave from additional West Bank points, making it easier for the travelers."

Israel launched two Palestinians-only bus lines in the West Bank on Monday, a step an Israeli rights group described as racist and which the Transport Ministry called an improvement in service.

The ministry opened the lines, to be used by Palestinian laborers travelling between the West Bank and Israel, after settlers complained that Palestinians on mixed buses were a security risk.

The separate Palestinian bus line initiative aroused a wave of reactions from both sides of the Israeli political spectrum. Leftists called upon the Transport Ministry to cancel what they call "Apartheid lines."

Meretz Chairwoman Zahava Gal-On turned to Katz and demanded that he "immediately cancel the segregated lines in the West Bank. Separate bus lines for Palestinians prove that occupation and democracy cannot coexist," she said.

According to Gal On, the decision to separate between Jews and Arabs stems from settler pressure and not from the desire to improve upon services for the Palestinians. "Separation on buses based on ethnicity was customary in the past in racist regimes around the world and is unacceptable in a democratic country."

Peace Now activists also protested the operation of these lines and said, "the decision to (operate) separate bus lines in the territories is shocking and turns racism into the norm. A Palestinian Rosa Parks is needed to insist upon sitting on Jewish bus lines, (someone) who won’t surrender to discrimination."

Conversely, Karnei Shomron Regional Council Chairman Herzl Ben-Ari, one of the leading pressure-putters on the Transport Ministry for finding a solution to the overload and the tension on the regular West Bank bus lines commented as well.

Ben-Ari said that "the situation in the past few months in which Israeli citizens have been compelled to ride on bullet-proof buses under IDF instruction and find buses full of people from the Arab population, is absurd, not to mention the security risk involved. On the other hand, the Arab population is compelled to pay a fortune for unlicensed drivers to pick them up straight from the crossing. The current solution is good for all. It allows Arabs to ride cheaper and regulated buses."

"Creating separate bus lines for Israeli Jews and Palestinians is a revolting plan," Jessica Montell, director of the B’Tselem rights group, said on Army Radio. "This is simply racism. Such a plan cannot be justified with claims of security needs or overcrowding."

עומס בעלייה לאוטובוס. הבוקר במעבר אייל (צילום: גור דותן)

Overload on Palestinians-only buses (Photo: Gur Dotan)

Ibrahim, from the West Bank village of Bidya said, "it is impossible for to make it all the way here. I need to leave an hour and a half earlier because I live far from the Eyal crossing, and if I miss the bus – my whole workday is gone."

Fauzi, who lives in the village of Zaita, adjacent to the West Bank city of Ariel, requested to arrive to work in Israel and was also delayed at the Eyal crossing. He expressed his frustration regarding the situation and said "this chaos is unclear to me. I need to drive an hour and a half just to get to the bus, and now it is not clear if there are even enough buses."

Additional laborers who arrived at the crossing, verbally confronted Transport Ministry and Afikim bus company representatives, who were guarded by police officers who arrived at the scene to maintain order.

"The Ministry of Transport has not issued any instruction or prohibition that prevents Palestinian workers from travelling on public transport in Israel nor in Judea and Samaria," it said, referring to the West Bank.

"Furthermore, the Ministry of Transport is not authorized to prevent any passenger from using public transport services."

Rights groups, however, voiced concern that Israeli police at checkpoints in the West Bank would remove Palestinian passengers from regular bus lines and order them to use the new ones.

Police spokesman Micky Rosenfeld said all Palestinians returning to the West Bank would be searched for stolen property, describing this as a routine Israeli precaution.

He said he did not know whether and how this might affect Palestinian travel on regular buses.

Voir de plus:

Penser qu’il s’agit de ségrégation est d’une incongruité absolue

Gilles-William Goldnadel

Avocat franco-israélien, essayiste et militant associatif

Newsring

07 mars 2013

D’après ce que je sais, il ne s’agit pas du tout de ségrégation, c’est un service de transport qui a été mis en place, à des prix particuliers, pour les Arabes de Cisjordanie. Pour autant, si un Arabe de Cisjordanie veut prendre un bus israélien ou avec des Juifs, il ne va pas être rejeté. Donc, de ce point de vue-là, le parallèle avec l’apartheid sud-africain de la grande époque ou bien avec la ségrégation dans le Sud des Etats-Unis est particulièrement injuste et injustifié. C’est une facilité qui a été faite pour améliorer le sort des Palestiniens et on est en train de transformer ça, de manière totalement abusive, en un outil de ségrégation, ce qui est faux.

Qu’il y ait un climat de peur parce que des Palestiniens se sont fait sauter dans des bus, je peux parfaitement le comprendre. De la même manière qu’il est très compréhensible qu’un Palestinien qui n’a rien à se reprocher n’aime pas se voir regarder de travers. C’est la situation qui veut cela mais nous sommes ici à des années lumières du principe juridique d’une ségrégation entre telle ou telle ethnie. Justement, les choses étant ce qu’elles sont dans ce bas monde, on a sans doute en raison de cela voulu faciliter la vie des Arabes, et de manière assez perverse, ça se retourne contre l’autorité qui veut améliorer la situation. Je pressens qu’en raison de cette polémique on finisse par revenir sur cette décision et les premiers perdants seront, une fois de plus, les Arabes de Palestine.

Concernant les deux bus incendiés, il y a des gens qui ont envie de jeter de l’huile sur le feu et, comme la polémique a l’air de prendre, ils appuient là où ça fait mal. Mais ça ne valide en rien l’hypothèse de la ségrégation. Pour bien connaître Israël et les israéliens, je sais qu’il ne leur serait jamais venu à l’idée de faire un bus qui serait strictement autorisé pour telle ethnie et strictement prohibé pour une autre. C’est une incongruité absolue quand on connaît le système israélien et, d’ailleurs, ce serait contraire à la loi.

On a voulu mettre en place un service qui était objectivement pour faciliter la vie des Arabes donc des esprits chagrins ont considéré que, puisqu’il s’agissait de bus pour des Arabes, cela voulait dire que l’on séparait les Juifs des Arabes Dès lors, la polémique s’est enflammée.

Nous ne sommes pas dans une situation actuelle où les Arabes viennent se faire sauter dans les bus. Heureusement, cela fait des années que ce n’est pas arrivé. Donc le fantasme en question ou la peur, même compréhensible, ne sont pas prégnants. A l’époque où les bus explosaient sans cesse, je comprends très bien qu’un israélien qui voyait un Arabe rentrer dans un bus avec un grand anorak se demandait ce qu’il y avait dessous. Mais quel rapport avec la ségrégation? C’est simplement la crainte et le soupçon qui prévalent évidemment dans ce type de situation. Les choses étaient-elles bien différentes après l’explosion du métro de Saint Michel en 1995?

Voir aussi:

Israël: deux bus destinés aux travailleurs palestiniens incendiés

L’Express

05/03/2013

Deux bus destinés aux travailleurs palestiniens se rendant en Israël ont été incendiés dans le nord du pays. La mise en place de ces lignes lundi avait provoqué la colère des Palestiniens et des défenseurs des droits de l’homme.

ISRAEL – Le lancement des lignes reliant le passage d’Eyal, près de Qalqiliya, à Tel-Aviv fait suite à des protestations de colons mécontents de devoir partager les transports avec les Palestiniens.

Les véhicules n’auront roulé que quelques heures. Deux bus, utilisés sur les nouvelles lignes destinées aux travailleurs palestiniens se rendant en Israël, ont "apparemment été incendiés" dans le nord du pays, dans la nuit de lundi à mardi.

"Nous explorons toutes les pistes", a indiqué la porte-parole de la police, Louba Samri. Celle-ci précise qu’une enquête sur le sinistre, dans le village arabe israélien de Kfar Qassem, a été ouverte et qu’aucun suspect n’a été arrêté.

Des sources policières citées par la radio militaire estiment que les véhicules ont été incendiés en signe de protestation: Israël a lancé lundi un service de bus destiné aux travailleurs palestiniens, s’attirant des accusations de "ségrégation" dans les transports, de la part d’organisations de défense des droits de l’homme.

"Une mesure raciste"

"C’est une politique de ségrégation raciste qu’appliquent tous les gouvernements israéliens consécutifs", a déclaré mardi le vice-ministre palestinien du Travail Assef Saïd. Le secrétaire général du Syndicat des travailleurs palestiniens a de son côté dénoncé "une mesure raciste" dans une déclaration à la radio officielle Voix de la Palestine, soulignant que "les bus utilisés par les travailleurs sont souvent visés par les colons et les extrémistes israéliens".

Le lancement des lignes reliant le passage d’Eyal, près de Qalqiliya, dans le nord de la Cisjordanie, à l’agglomération de Tel-Aviv fait suite à des protestations de colons mécontents de devoir partager les transports avec les Palestiniens, invoquant des risques d’attentat. Jusqu’à présent, les travailleurs palestiniens empruntant ce passage se rendaient jusqu’à un arrêt de bus proche d’une colonie juive, où ils embarquaient avec les passagers israéliens, ou utilisaient des transporteurs clandestins.

"Les nouvelles lignes de bus ne sont pas deux lignes séparées pour les Palestiniens mais plutôt deux lignes dédiées, destinées à améliorer les services de transports offerts aux travailleurs palestiniens qui entrent en Israël par le passage d’Eyal", s’est défendu Israël Katz, le ministre israélien des Transports.

Le maire d’une colonie a demandé l’aide de l’armée

Celui-ci a affirmé que ces nouvelles lignes visaient à "remplacer les opérateurs pirates qui transportent les travailleurs à des prix exorbitants", et a indiqué s’assurer que "les Palestiniens entrant en Israël puissent circuler à bord de tous les transports publics, y compris les lignes opérant en Judée-Samarie [Cisjordanie]".

Le maire de la colonie d’Ariel, dans le nord de la Cisjordanie, Ron Nachman, décédé depuis, avait indiqué en novembre sur sa page Facebook avoir demandé à l’armée, à la police et au ministère des Transports, d'"empêcher les Palestiniens de monter dans des bus desservant Ariel". Il avait assuré que ses interlocuteurs "travaillaient à une solution".

En 2011, des activistes palestiniens ont été arrêtés pour être montés dans des bus israéliens en Cisjordanie, en signe de protestation contre la ségrégation.

Avec AFP

Voir enfin:

Israël craint le début d’une nouvelle intifada

Adrien Jaulmes

Le Figaro

24/02/2013

La mort d’un jeune Palestinien dans une prison israélienne intervient dans un climat déjà très détérioré.

De notre correspondant à Jérusalem

La mort d’un détenu palestinien dans une prison israélienne a fait encore monter la tension en Cisjordanie ce week-end, où les incidents entre Palestiniens et soldats israéliens se sont récemment multipliés au point de faire craindre à Israël le début d’une nouvelle intifada.

Arafat Jaradat, un Palestinien âgé de 30 ans, est mort samedi après-midi dans la prison israélienne de Meggido, officiellement d’un arrêt cardiaque.

Résidant d’un village proche de Hébron, Jaradat avait été arrêté lundi près de la colonie de Kiryat Arba pour avoir jeté des pierres contre des soldats et des civils israéliens. Ayant reconnu les faits, il avait été incarcéré à la prison de Meggido en attendant d’être jugé. Selon les autorités israéliennes, il souffrait de traumatismes dus à des blessures anciennes et, après son examen par un médecin, son interrogatoire avait été suspendu. Cette version des faits n’a pas convaincu la famille de Jaradat, qui a affirmé qu’il était en parfaite santé. Les autorités palestiniennes ont demandé l’ouverture d’une enquête. Le ministre palestinien des Prisonniers, Issa, Qaraqaë, a affirmé dimanche soir lors d’une conférence de presse que l’autopsie du détenu avait révélé «des fractures sur tout le corps et sur le crâne» de la victime, ce qui, selon lui «prouve qu’Israël l’a assassiné».

Des milliers de détenus en grève de la faim

Plusieurs milliers de détenus Palestiniens ont annoncé qu’ils suivraient une journée de grève de la faim en solidarité avec Jaradat. Cette mort survient dans un climat déjà particulièrement tendu. Depuis plusieurs jours, les manifestations se multiplient en Cisjordanie pour réclamer la libération de quatre détenus palestiniens en grève de la faim intermittente depuis plusieurs mois.

Deux de ces détenus, Samir Issaoui et Iman Sharouna, font partie du millier de prisonniers palestiniens libérés en échange du soldat Gilad Shalit. Ils ont été de nouveau arrêtés pour avoir repris leurs activités clandestines. Les deux autres, Jafar Ezzedine et Tariq Kaadan, membre du Djihad islamique, ont été arrêtés ces derniers mois pour avoir fomenté des attentats en Cisjordanie.

Les manifestations de soutien à ces quatre détenus se sont multipliées. Vendredi, la police israélienne est intervenue devant la prison d’Ofer, à côté de Ramallah, et dans la Vieille Ville de Jérusalem pour disperser des manifestants palestiniens. La mort de Jaradat a donné le signal d’autres manifestations en Cisjordanie.

Pour ajouter à la détérioration du climat, trois Palestiniens ont été blessés par balles près de la colonie de Shilo, dans le nord de la Cisjordanie. Les colons sont soupçonnés d’avoir ouvert le feu.

Les incidents se sont multipliés en Cisjordanie depuis la fin de l’opération «Pilier de défense» lancée par Israël en novembre 2012 contre le Hamas à Gaza. À plusieurs reprises, ces derniers mois, l’armée israélienne a mis en garde contre la possibilité d’une troisième intifada. Les Israéliens accusent l’Autorité palestinienne de fomenter ces troubles, selon la nouvelle stratégie de «résistance populaire», qui évite de recourir aux attentats et aux armes à feu pour se concentrer sur des manifestations coordonnées contre la présence israélienne dans les Territoires.


"Printemps arabe": Pourquoi l’hiver est probablement inévitable (It’s the youth bulge, stupid!)

7 décembre, 2012
Le facteur clé est le facteur démographique. En règle générale, les gens qui vont tuer des gens sont les hommes de 16 à 30 ans. Samuel Huntington
As South Africa gears up to celebrate Youth Day this week, it might be worthwhile to consider the effect, and impact, a young population can have on a country. Today, our global village can be neatly divided between countries with growing (young) populations, and those with declining (ageing) populations. Countries with more than 40% of the population aged between 15 and 29 ­(Generation Y) are labelled as having a “youth bulge”. Youth bulges are usually associated with unrest, urban disturbance and, at the extreme end, revolts and revolution. They can set the stage for mass social change as we have witnessed in the Arab world: ­another global hotspot where youth bulges occur. The political revolts in Egypt, Tunisia and Libya were fuelled by relatively young citizens fed up with high rates of unemployment and the lack of democratic governments. (…) South Africa has an extreme youth bulge, with 65.8% of our population under the age of 30. This in itself should be a large red flag. But youth bulges do not always negatively affect a country. In fact, a youth bulge can be a country’s main asset, if – and only if – that country has two things in place: a brilliant education system and ample employment opportunities. South Africa, unfortunately, has neither. (…) Our internal youth bulges are growing in all the wrong places. Dion Chang
In a country with a youth bulge, as the young adults enter the working age, the country’s dependency ratio– that is, the ratio of the non-working age population to the working age population—will decline. If the increase in the number of working age individuals can be fully employed in productive activities, other things being equal, the level of average income per capita should increase as a result. The youth bulge will become a demographic dividend. However, if a large cohort of young people cannot find employment and earn satisfactory income, the youth bulge will become a demographic bomb, because a large mass of frustrated youth is likely to become a potential source of social and political instability. Therefore, one basic measure of a country’s success in turning the youth bulge into a demographic dividend is the youth (un)employment rate.  Unfortunately, the recent record has not been favorable. While unemployment rates are naturally higher for young people, given their limited work experience, the double digit unemployment rates presented in Figure 2 are worrisome. Typically, the prevailing youth unemployment rates are about twice the rate of the general workforce.  The situation in the Middle East and North Africa (MENA) and in the countries of Europe and Central Asia is particularly troubling: youth unemployment is on the order of 20 percent or even higher. In addition, informality is more prevalent among youth in MENA, so even for those who are employed, there may be problems with job quality. East Asian economies have been able to turn to the youth bulge into a demographic dividend. Take the Republic of Korea as an example. Over the past forty years, the dependency ratio declined substantially in Korea. In addition to dramatic GDP growth and rapid increases in average wages, youth unemployment has been below 12 percent and often in the single digits in recent years. The same is true for China. Its dependency ratio followed a similar pattern to Korea’s. Since initiating economic reforms since the late 1970, China has been able to generate millions of new jobs while also relocating young workers from lower productivity agricultural activities to higher productivity manufacturing—all without experiencing high unemployment among the youthful labor force. In recent decades, countries in North Africa have also experienced dramatic declines in the dependency ratio; however, as we saw above, youth unemployment has been a severe problem.(…) The youth unemployment issue has been in the news with respect to the “Arab Spring.”  Many youth protesting in the streets have relatively high education levels. A recent World Bank report finds that for oil importing countries in the Middle East and North Africa, government sector employment is oversized relative to other middle-income countries, while oil exporters have a high growth sector – oil production—that is not labor intensive. The report concludes “…the number of jobs created in the last decade was considerably less than the number needed to address key challenges, such as high youth unemployment, low labor force participation rates, especially among women, and fast –growing labor forces.” (…) First, for an economy to be competitive in both the domestic and international market, it should follow its comparative advantage, as determined by its endowment structure.  In the early stage of development, sectors that the economy has comparative advantage will be labor or resource intensive. Examples include light manufacturing, smallholder agriculture, fishing and mining. Only a few activities like mining are likely to be capital intensive in this early stage. In the later stages of development, the competitive sector will become increasingly capital intensive, as capital accumulates thus changing the country’s endowment structure. Justin Yufu Lin
L’erreur était que personne n’a fait attention à l’explosion de la population palestinienne. La population palestinienne a été multipliée par presque 6 dans les 50 dernières années. (…) au Liban, en Tunisie et en Algérie une femme a moins de deux enfants en moyenne. même si le Hamas devrait décider de tout signer tout, leurs jeunes hommes vont déchirer ces accords en morceaux. (…) La Palestine est un cas particulier. Ils n’ont jamais eu aucune chance de développement parce qu’ils ont toujours été sous soutien international. Gunnar Heinsohn
Une femme tunisienne a 1,7 enfant en moyenne. En France, elle en a bien souvent 6, parce que le gouvernement français la paie pour ça. Bien entendu, l’argent n’a jamais été destiné aux Tunisiennes en particulier, mais les Françaises ne sont pas intéressées par cet argent, tandis que les Tunisiennes ne sont que trop heureuses de le recevoir. (…) Dans les pays occidentaux, nous avons partout ce système d’allocations sociales qui est à peine utilisé par la population locale. D’un autre côté, il y a cette population immigrante dont les femmes ne peuvent être compétitives sur le marché du travail local. Pour les Danoises et les Allemandes, les allocations sont trop faibles pour être attractives. Pas pour les immigrants. Ce que l’on voit donc en Angleterre, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, ce sont des femmes issues de l’immigration qui complètent leur éventuel petit salaire par les deniers publics. Ce n’est pas un revenu extraordinaire, mais ça leur suffit. Et cela crée un genre de « carrière » réservé aux femmes, un modèle que leurs filles suivront. (…) Mais les fils n’ont pas ce choix. Ils ont grandi dans les basses couches de la société, sans les compétences intellectuelles nécessaires pour améliorer leur position. Ce sont ces garçons qui mettent le feu à Paris, ou dans des quartiers de Brême. Certains d’entre eux parviennent jusqu’à l’université et deviennent des leaders pour les autres – pas des pauvres, mais de jeunes hommes de rang social peu élevé, qui croient être opprimés à cause de leur confession musulmane, alors qu’en réalité c’est le système social qui a créé cette classe de perdants. Gunnar Heinsohn
Les chrétiens sont très largement surestimés dans les estimations, jusqu’à 12% —la CIA leur accorde 10%, plus de deux fois plus que notre estimation (4,6%). Il y a là comme une extrapolation à la démographie de la surreprésentation des chrétiens syriens dans le monde prestigieux des affaires et de la culture. Pourtant, ils sont parmi les premières victimes de leur succès en termes de transition démographique avancée, le payant par un recul de leur nombre en valeur relative, sinon absolue. Pour ces raisons démographiques, ils ne constituent qu’une force d’appoint qui pèse peu dans la balance: faible fécondité, tombée à quelque 1,8 enfant par femme, et forte émigration hors du pays. La ville d’Alep, la plus «chrétienne» de Syrie, illustre remarquablement ce déclin, des 30% (sans doute exagérés) de chrétiens dans les années 40 à 3,5% aujourd’hui. (…) Cette transition à deux vitesses signifie que la population majoritaire, déjà très nombreuse, est alimentée en sus par un flux de naissances très abondantes et en augmentation, là où la minorité ou les minorités (à l’exception notoire des Kurdes) voient leurs naissances s’atrophier et diminuer. Dans un contexte de conflit, la transposition des chiffres démographiques en chiffres militaires est automatique: tous les ans, à 18 ans ou un peu plus, des jeunes issus de la majorité vont se présenter de plus en plus nombreux sous les drapeaux, alors même qu’en face les jeunes issus des minorités sont de moins en nombreux. Le youth bulge syrien, l’explosion démographique des jeunes à l’âge d’entrée dans l’armée, est uniquement l’affaire de la majorité. Entre 1963 et 2012, leurs effectifs ont été multipliés par 5,3 dans la majorité sunnite, mais seulement par 2,4 dans la minorité chiite. (…) Dans l’ensemble de ce pays de 21,6 millions d’habitants, la transition démographique piétine. Malgré la baisse rapide de la mortalité infantile (18/1000), la fécondité reste élevée et constante, avec 3,5 enfants lors de l’enquête sur la santé de la famille de 2009, ce qui situe la Syrie au rang des pays arabes les plus féconds (70% de plus que la Tunisie, 60% de plus que le Maroc, deux fois plus que le Liban). Avec des différences régionales phénoménales: les gouvernorats de minorités, Lattaquié et Tartous, ou celui de Soueida, où la fécondité est désormais très basse, ne croissent qu’au rythme de 1,6%, l’an contre 2,5% pour le reste du pays. Youssef Courbage

Pourquoi l’hiver est probablement inévitable …

Populations éduquées (souvent christianisées- les Juifs ont été expulsés depuis longtemps) victimes, entre un meilleur contrôle des naissances et l’attrait de l’émigration, de leurs succès et en perte de vitesse démographique, populations arriérées encore en plein boom démographique …

A l’heure où une classe moyenne éduquée et plutôt urbaine ayant largement réussi sa transition démographique voit, de la Tunisie à l’Egypte, sa demande de liberté confisquée par des partis islamistes appuyés principalement sur des masses issus plutôt des classes populaires et des petites villes ou campagnardes et surtout, "youth bulge" intérieur ou régional oblige, nettement plus jeunes et plus nombreuses …

Pendant que, contraints par les menaces de massacres qui s’annoncent (à l’aide peut-être même d’ADM chimiques), l’Occident se retouve, tout en continuant à financer via l’ONU les véritables usines à bébés et terroristes palestinennes, à armer des masses d’islamistes fanatisées suceptibles, comme  avant eux en Tunisie ou en Libye, de métastaser le cancer jihadiste dans le reste de la région …

Tout en risquant de développer sur son propre sol, entre le chômage massif et un Etat-providence pris en otage par la démagogie et le politiquement correct, des masses de jeunes toujours plus déracinés et susceptibles d’être tentés par les certitudes des barbus …

Comment ne pas voir, avec la lumineuse analyse de la situation syrienne par Youssef Courbage sur Slate, que le dit "printemps arabe est très probablement, au moins à court et à moyen terme, voué à une inéluctable hiverisation?

Ce que la démographie nous dit du conflit syrien

Sunnites, alaouites, Kurdes, chrétiens, druzes… La guerre en cours depuis dix-huit mois se joue aussi dans le poids et la vitesse de croissance des différents groupes qui se partagent le territoire ou s’entredéchirent.

Youssef Courbage

Slate

15.10.12

Des enfants jouent dans des ruines, au nord de la Syrie, le 8 octobre 2012. REUTERS/Stringer.- Des enfants jouent dans des ruines, au nord de la Syrie, le 8 octobre 2012. REUTERS/Stringer. -

Avec 33.000 morts et 340.000 réfugiés hors des frontières, la démographie est évidemment présente dans le conflit qui ravage la Syrie depuis mars 2011, ce délicat bras de fer où l’on se contente souvent d’une vérité qui, pour n’être pas reconnue, est pourtant connue de tous: un groupe confessionnel minoritaire démographiquement, les alaouites (originaire du chiisme musulman), monopoliserait le pouvoir et ses multiples instruments. Ou, de manière plus nuancée: l’ensemble des minoritaires, peu ou prou unifiés, se seraient ralliés à ce pouvoir, s’opposant par là même à la majorité de la population.

La dimension démographique du conflit se joue aussi dans le poids et la vitesse de croissance des différents groupes qui se partagent le territoire ou s’entredéchirent, facteur décisif vis-à-vis du pouvoir central. En effet, la transition démographique —vecteur essentiel de la modernisation des sociétés— n’y avance pas au même rythme: si le conflit est inscrit dans l’état démographique des forces en présence, il se joue donc aussi dans le mouvement (natalité, mortalité, migrations…) qui différencie ou oppose ces populations, par leur natalité surtout [1].

D’abord, la question la plus simple: que pèsent démographiquement les différents groupes aujourd’hui? Malgré le mutisme officiel (recensement, état-civil, enquêtes…), les estimations abondent: plus de 40% de minoritaires selon certaines estimations très généreuses; beaucoup moins selon la nôtre, qui les amène à 27%.

Cette «bataille de chiffres» en serait restée à ce stade si elle n’avait dégénéré en conflit ouvert entre diverses factions de la population. Occultée par l’idéologie dominante de l’Etat-Nation syrien, la démographie communautaire [2] a repris des couleurs, comme sous le mandat français (1920-1944), qui avait divisé un temps la Syrie en Etats confessionnels, communautaires ou régionaux: alaouite, druze, sandjak d’Alexandrette, et même un Etat de Damas et un Etat d’Alep.

Les sunnites, dominants démographiquement, dominés politiquement

Démographie et pouvoir sont en porte-à-faux, les sunnites arabes (73% de la population) vivant depuis 1963 une situation d’éclipse politique. Mais s’agit-il vraiment d’un groupe? Plutôt d’un agrégat composite, urbain, rural, bédouin, très hétérogène, régionaliste, sans ossature réelle après la destruction du parti des Frères Musulmans en 1982, qui s’était fait fort —sans réussir— de rallier les sunnites de Syrie.

Les années 2011-2012 amorcent peut-être un semblant de regroupement, dans la mouvance d’une guerre qui pour la première fois n’épargne aucune des villes moyennes à dominante sunnite et rapproche symboliquement les deux capitales, Damas et Alep, longtemps rivales.

Pour autant, le pouvoir syrien ne manque pas d’y entretenir des groupes d’intérêt, des milieux d’affaires à la pègre, en passant par le souk de Damas, plus récemment celui d’Alep, qui lui sont obligés. Les allégeances ne sont jamais évidentes, il n’y a pas congruence parfaite entre le sunnisme syrien et l’opposition au régime.

Les Kurdes, minorité démographique politiquement dominée

Qu’en est-il des minorités? A défaut d’une unité nationale réelle, le pouvoir tente de les agréger au noyau dur alaouite. Il s’agit là d’un impératif démographique aux fortes connotations politiques et militaires.

Les Kurdes, qui représentent 8% de la population (certaines estimations vont jusqu’à 10%, ce qui en ferait la première minorité du pays devant les alaouites), principalement sunnites (95%), ne jouent pas la carte sunnite, mais ne penchent pas pour autant du côté d’un pouvoir qui les a privés de la majeure partie de ce qu’ils jugent être leurs droits nationaux, de la reconnaissance de leur langue, voire, pour de larges pans de la population, de la nationalité syrienne.

En 1962, un «recensement» de la région principalement kurdophone de la Jézira, a abouti à priver de la nationalité syrienne 120.000 Kurdes désormais considérés comme étrangers. Plus de 300.000 Kurdes apatrides vivaient en Syrie à la promulgation du décret d’avril 2011 de restitution de la nationalité syrienne aux Kurdes. Un geste destiné à les rallier à la cause du pouvoir après plusieurs décennies d’ostracisme, mais dont seulement 6.000 personnes auraient bénéficié.

Leur forte concentration géographique aux frontières de la Turquie et de l’Irak, jointe à leur croissance démographique —la plus élevée du pays—, favorise les penchants sécessionnistes, à l’écoute des Kurdes de Turquie ou d’Irak, un peu moins d’Iran. C’est pourquoi l’opposition syrienne, qui se méfiait des pulsions sécessionnistes kurdes, a tardé à enrôler des opposants de ce côté. Mais récemment, le Conseil national syrien a élu un Kurde, Abdelbasset Sida, à sa tête.

Pour ajouter à l’ambivalence de la situation de cette minorité à l’égard du pouvoir central, il faut souligner les liens entre une partie des Kurdes de Syrie et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), anti-turc, occasionnellement pro-syrien et se retrouvant donc loyaliste par la force des choses.

Les yazidis, cette archi-minorité kurdophone non-musulmane, se distinguent eux par leur religion des Kurdes musulmans. Démographiquement et politiquement, ils pèsent d’un poids négligeable.

Les chrétiens, minoritaires proches du pouvoir?

Les chrétiens sont très largement surestimés dans les estimations, jusqu’à 12% —la CIA leur accorde 10%, plus de deux fois plus que notre estimation (4,6%). Il y a là comme une extrapolation à la démographie de la surreprésentation des chrétiens syriens dans le monde prestigieux des affaires et de la culture. Pourtant, ils sont parmi les premières victimes de leur succès en termes de transition démographique avancée, le payant par un recul de leur nombre en valeur relative, sinon absolue.

Pour ces raisons démographiques, ils ne constituent qu’une force d’appoint qui pèse peu dans la balance: faible fécondité, tombée à quelque 1,8 enfant par femme, et forte émigration hors du pays. La ville d’Alep, la plus «chrétienne» de Syrie, illustre remarquablement ce déclin, des 30% (sans doute exagérés) de chrétiens dans les années 40 à 3,5% aujourd’hui.

Les chrétiens se sont souvent retrouvés comme minoritaires mais proches du pouvoir —parfois à leur corps défendant—, un pouvoir qui tente, surtout depuis le conflit en cours, de les agréger encore plus au noyau dur. Mais ils ne sont unis ni sur le plan confessionnel ni sur le plan politique.

Leur présence au sein du parti au pouvoir, le Baath, ne date pas d’aujourd’hui et, faut-il le rappeler, l’un de ses fondateurs, Michel Aflak, était un Syrien chrétien. Une certaine continuité puisque le ministre de la Défense Daoud Rajha, tué dans l’attentat de Damas en juillet dernier, était chrétien. Et l’armement de miliciens chrétiens en soutien du régime a été tenté, mais certains groupes chrétiens —des Assyriens— ont pris les armes contre le pouvoir, tout en restant en marge de l’opposition.

Les dignitaires ecclésiastiques chrétiens ont, pour la plupart, mais avec des exceptions notables, prêté allégeance au pouvoir. Mais leurs voix sont largement compensées par celles des opposants chrétiens, qui siègent aux plus hautes instances du Conseil national syrien ou des autres groupes de l’opposition.

Les moins politisés des chrétiens vivent eux mal les visées du pouvoir sur le Liban, qui remontent surtout à 1975, alors qu’ils ont tissé depuis des temps immémoriaux des relations poussées, familiales notamment, avec le pays —ce qui n’est d’ailleurs pas un phénomène chrétien seulement, mais celui de Syriens de toutes confessions, pour qui le Liban reste une option comme pays-refuge.

Parmi les chrétiens, les Arméniens, pour la plupart originaires de Cilicie, se découvrent eux des affinités avec la république d’Arménie, qui pourrait bien devenir une autre patrie-refuge.

Attitude contrastée des autres minorités

Comme ceux des chrétiens, les effectifs des druzes, concentrés dans le Djébel Druze (gouvernorat de Soueida), sont largement surévalués: 500.000, voire 700.000, contre moins de 400.000 effectivement. Cela tient en partie à l’imprécision du décompte des Druzes expulsés du Golan à la suite de la guerre israélo-arabe de 1967.

L’ambivalence rencontrée chez les Kurdes ou les chrétiens se retrouve chez eux. Le réflexe minoritaire les pousserait à faire front avec les autres minorités, mais un long contentieux avec les pouvoirs successifs qui se sont succédés depuis l’Indépendance jusqu’au coup d’état de 1963 et l’éviction des officiers druzes de l’armée les inciterait à la méfiance vis-à-vis des autorités.

Ces druzes de Syrie —originaires pour la plupart du Mont-Liban après leur migration forcée au XVIIIe siècle— manquent d’un leadership national, qu’ils trouvent en partie au Liban en la personne de Walid Joumblatt, le leader du PSP libanais, un druze qui se fait fort d’encourager ses coreligionnaires de l’autre côté de la frontière à refuser de servir dans l’armée et dans les services de sécurité.

Pour les archi-minorités, qui comptent peu du point de vue démographique, les préférences politiques sont également contrastées. Cela va des Turkmènes, les plus opposants, car sunnites, turcophones et en symbiose avec la Turquie, aux chiites duodécimains, plus en phase avec l’Iran et son allié syrien.

Les Ismaéliens, des chiites non-duodécimains, seraient –modérément— proches du pouvoir. Les Tcherkesses, des sunnites non-arabes originaires du Caucase, semblent plutôt neutres dans le conflit en cours. Mais leur malaise se traduit par le fait que certains envisageraient le «retour» en «Russie».

En définitive, ces minoritaires dominés, si on agrégeait leurs effectifs, se retrouveraient à mi-chemin du pouvoir et de l’opposition, mais en aucun cas une force décisive ni pour les uns ni pour les autres.

Les alaouites: une minorité démographique politiquement dominante

Que les alaouites, de leur côté, soient la minorité au pouvoir ou celle du pouvoir importe peu. Comme mentionné plus haut, les cercles confessionnels et politiques ne se recoupent jamais intégralement. Et de la même façon que le pouvoir a réussi à fidéliser nombre de sunnites, l’opposition compte également de prestigieuses personnalités alaouites.

Les alaouites font corps avec la Syrie, mais leur présence déborde le cadre syrien: plus de 400.000 alaouites arabes (à ne pas confondre avec les 15 millions d’Alévis des turcophones chiites) vivent en Turquie. Près de 100.000 au Liban, paradoxalement le seul pays qui leur accorde une reconnaissance officielle, un état-civil et une représentation parlementaire comme alaouites. En revanche, en Turquie et en Syrie, ils sont officiellement musulmans, mais ne peuvent se réclamer de leur confession précise.

L’actualité brûlante a ravivé l’intérêt accordé à leur religion. Issue de l’islam chiite duodécimain, elle s’en est éloignée par son caractère trinitaire, initiatique, syncrétique. Que les alaouites croient à la transmigration des âmes (métempsycose) —ce qui n’est pas sans effet sur leur faible fécondité comme chez les druzes—, se passent de mosquées, tolèrent l’alcool, ne voilent pas leurs femmes, etc., les a mis au ban de l’islam officiel.

Toutefois, depuis 1936 et surtout depuis 1973, les alaouites tentent de s’insérer dans le giron de l’islam officiel chiite, voire sunnite. Mais plus que par leur religion, c’est par leur asabiyya, ce concept forgé au XIVème siècle par Ibn Khaldoun, une valorisation du réseau social où les liens sont surdéterminés par l’appartenance familiale, clanique ou communautaire, qu’ils se distinguent des autres Syriens. Cette asabiyya a été aiguisée par leur histoire conflictuelle avec le pouvoir central, de Saladin jusqu’aux Ottomans en passant par les Mamelouks, les plus féroces de leurs adversaires.

Une histoire faite aussi d’oppression socioéconomique, qui allait vivifier leur solidarité. Seul le mandat français, et pour une brève période (1922-1936), a tenté de les rallier au pouvoir central —avec des succès très mitigés— en leur concédant l’«Etat des Alaouites». Piètre consolation, puisque cette entité, selon le géographe Etienne de Vaumas, était «coupée du reste du monde… conservatoire d’une société condamnée à un dépérissement qui pour être lent n’en était pas moins certain».

De cette préhistoire antérieure au coup d’Etat de 1963, il est resté beaucoup de rancœurs. Les alaouites ont conservé la mémoire de leurs pères, métayers chez les seigneurs féodaux de la plaine et surtout de la ville-symbole sunnite de Hama. Celle aussi des petites filles que l’on «vendait» comme bonnes à tout faire, aux bourgeois et petits-bourgeois des villes de Lattaquié, Damas, Alep et jusqu’à Beyrouth.

Seul vecteur de l’ascenseur social, le parti Baath et la profession militaire. Ce fut d’abord le fait du mandat français, qui recruta, hors de toute relation de proportionnalité avec leur population, des alaouites dans ses bataillons du Levant, présence qui se perpétua après l’indépendance. La démographie militaire montre qu’en 1955, 65% des sous-officiers étaient alaouites et le Comité militaire, chargé du recrutement dans les académies militaires, entre leurs mains. Mais la majorité des officiers restaient sunnites.

De 1963 à 1970, le pouvoir confortera leurs positions au sein de l’appareil et de l’armée, allant crescendo jusqu’au coup d’état de 1970, avant la vigoureuse correction survenue entre 1970 et 1997, année où 61% des principales personnalités militaires et des forces de sécurité étaient alaouites et 35% sunnites.

Un mouvement correctif socioéconomique

Du «mouvement correctif» engagé en 1970, idéologique (abandon de la référence au socialisme), politique et militaire, naîtra un autre mouvement correctif socioéconomique de longue haleine, dont les effets laissent une empreinte forte sur les statistiques, celles du recensement de 2004 notamment.

Rurales avant l’indépendance à plus de 97%, les populations alaouites dominaient, dès 1990, les villes du littoral: 55% à Lattaquié, 70% à Tartous, 65% à Banias, villes, qui sous le mandat français, étaient encore des bastions sunnites (78% environ). L’ascension des alaouites dans l’armée, les services de sécurité, la fonction publique, les entreprises d’Etat et, plus récemment, dans le secteur privé, leur a également assuré une présence marquée à Damas, à Homs, à Hama, mais non à Alep. L’accès à la ville, à l’administration, à l’enseignement, notamment universitaire (avec un système de discrimination positive pour les bourses à l’étranger), a donné un coup de fouet à leur mobilité dans l’échelle sociale.

La rente de situation ainsi générée au profit des alaouites ressort parfaitement des données de 2003-2004. Leur niveau de vie est franchement plus élevé qu’ailleurs (sauf dans la capitale): la dépense mensuelle par personne atteignait 3.310 livres syriennes (un peu moins de 40 euros d’aujourd’hui) dans la région côtière, pour 2.170 seulement dans le gouvernorat d’Alep.

Tous les indicateurs vont d’ailleurs dans le même sens: faible proportion d’actifs dans l’agriculture, un secteur à basse productivité; faible taux d’analphabétisme des adultes, notamment féminin; faible proportion de filles de 5-24 ans non-scolarisées; enfin, une plus forte féminisation de la main-d’œuvre non-agricole, un autre et important critère de la modernité.

L’Etat a également fourni avec plus de générosité aux gouvernorats côtiers l’électricité, l’eau potable, les réseaux d’égouts. Ces statistiques ne signifient pas que les alaouites sont tous devenus aisés ou se sont tous métamorphosés de paysans sans terre en petits ou grands bourgeois: il existe naturellement plus d’un village ou un quartier de ville alaouites pauvres. Mais en moyenne, leur région a connu une progression sans pareil.

Les risques des transitions à deux vitesses

Les alaouites ne sont pas les seuls à connaître au fil des années cette érosion de leurs taux de natalité, solidaires par cette transition démographique des druzes (bien représentés par les gouvernorats de Soueida et de Quneitra) et des chrétiens (disséminés dans tout le pays). En 2004, le nombre moyen d’enfants par femme de la région côtière était tombé à 2,1, soit le seuil de renouvellement des générations (1,8 chez les druzes et autant chez les chrétiens).

La même année, et pour ne retenir que les lieux qui ont fait la une des journaux par l’intensité des combats, la fécondité était de 3,8 enfants par femme à Alep (presque deux fois plus), 3,1 dans le pourtour rural de Damas, 3,5 à Hama, 3,1 à Homs, 5,1 à Idleb, 6,2 à Deir el Zor. A Dera’a, qui a inauguré la série sanglante, elle était de 4,6.

Cette transition à deux vitesses signifie que la population majoritaire, déjà très nombreuse, est alimentée en sus par un flux de naissances très abondantes et en augmentation, là où la minorité ou les minorités (à l’exception notoire des Kurdes) voient leurs naissances s’atrophier et diminuer.

Dans un contexte de conflit, la transposition des chiffres démographiques en chiffres militaires est automatique: tous les ans, à 18 ans ou un peu plus, des jeunes issus de la majorité vont se présenter de plus en plus nombreux sous les drapeaux, alors même qu’en face les jeunes issus des minorités sont de moins en nombreux. Le youth bulge syrien, l’explosion démographique des jeunes à l’âge d’entrée dans l’armée, est uniquement l’affaire de la majorité. Entre 1963 et 2012, leurs effectifs ont été multipliés par 5,3 dans la majorité sunnite, mais seulement par 2,4 dans la minorité chiite.

L’impossible partition

Devant ce conflit qui s’éternise, d’aucuns en viennent à penser que l’ultime recours serait la partition du pays et la création d’un mini-état alaouite, d’un réduit ou d’une zone de repli dans la zone côtière —une nouveauté dans la région, où le Liban a connu seize ans de guerre civile et a réussi à échapper à la partition, de même que l’Irak malgré la région autonome kurde.

Mais ce sont surtout des raisons démographiques qui rendent ces projets chimériques. En 2012, le «réduit» alaouite compte 1,8 million d’habitants. Sa population se décompose en 1,2 millions d’alaouites et 665.000 non alaouites, dont 340.000 sunnites, les plus exposés aux transferts de population en cas d’aggravation du conflit. Les autres communautés des deux gouvernorats de Lattaquié et Tartous, chrétiens et ismaéliens, seraient moins exposés.

Mais en dehors de ces deux gouvernorats, la Syrie compte un million d’alaouites, presque autant qu’à Lattaquié et Tartous. Pour la plupart, ils sont désormais très enracinés dans leurs lieux de vie et n’entretiennent plus que des liens ténus avec leurs villages ou leurs villes d’origine. Ces chiffres imposants montrent bien toute la démesure d’un découpage de la Syrie, inimaginable du fait du brassage de ses populations.

Youssef Courbage


A lire sur le sujet, de Youssef Courbage: Christian and Jews under Islam (avec Philippe Fargues, Tauris, 1998); «La population de la Syrie: des réticences à la transition (démographique)», in Baudoin Dupret, Youssef Courbage et al., La Syrie au présent, reflet d’une société (Paris, Actes-Sud, 2007).

D’autres auteurs: Jacques Weulersse, Le pays des Alaouites (Tours, 1940); Etienne de Vaumas, «Le Djebel Ansarieh. Eude de géographie humaine», Revue de géographie alpine (1960); Hana Batatu, Syria’s peasantry, the descendants of its lesser notables, and their politics, (Princeton U.P., 1999); Fabrice Balanche, La région alaouite et le pouvoir syrien(Karthala, 2006).

[1] Dans l’ensemble de ce pays de 21,6 millions d’habitants, la transition démographique piétine. Malgré la baisse rapide de la mortalité infantile (18/1000), la fécondité reste élevée et constante, avec 3,5 enfants lors de l’enquête sur la santé de la famille de 2009, ce qui situe la Syrie au rang des pays arabes les plus féconds (70% de plus que la Tunisie, 60% de plus que le Maroc, deux fois plus que le Liban). Avec des différences régionales phénoménales: les gouvernorats de minorités, Lattaquié et Tartous, ou celui de Soueida, où la fécondité est désormais très basse, ne croissent qu’au rythme de 1,6%, l’an contre 2,5% pour le reste du pays. Revenir à l’article

[2] A l’époque ottomane, la population de la Syrie était recensée selon la religion: musulmane (sans distinction des confessions détaillées), chrétienne (confessions détaillées) et juive. Sous le mandat français, les recensements mentionnaient la confession précise. Les recensements ultérieurs de 1947 et de 1960 donnaient la religion, mais non la confession précise, habitude qui fut abandonnée avec le recensement de 1970. L’état civil, en revanche, a longtemps continué à mentionner la religion pour les musulmans et les chrétiens, précisant pour ces derniers leur confession détaillée.

Les estimations actuelles sont fondées sur des projections démographiques réalisées à partir de données anciennes, des évaluations effectuées par des spécialistes du milieu syrien (Balanche, de Vaumas, Weulersse) et sur des imputations de certains paramètres démographiques à partir de données régionales (par exemple les gouvernorats de Lattaquié et Tartous pour les alaouites, celui de Soueida pour les druzes). On a donc en main des ordres de grandeurs raisonnables, mais en aucun cas des chiffres irréfutables à 100% comme auraient pu l’être ceux de recensements qui mentionneraient la confession détaillée ou la langue maternelle.

Voir aussi:

Youth Bulge: A Demographic Dividend or a Demographic Bomb in Developing Countries?

Justin Yifu Lin World Bank, 2012-01-05
The youth bulge is a common phenomenon in many developing countries, and in particular, in the least developed countries.   It is often due to a stage of development where a country achieves success in reducing infant mortality but mothers still have a high fertility rate. The result is that a large share of the population is comprised of children and young adults, and today’s children are tomorrow’s young adults.
Figures 1 (a)-(b) provide some illustrative examples. Dividing the world into more and less developed groupings (by UN definitions) reveals a large difference in the age distribution of the population. The share of the population in the 15 to 29 age bracket is about 7 percentage points higher for the less developed world than the more developed regions. In Africa (both Sub-Saharan and North Africa), we see that about 40 percent of the population is under 15, and nearly 70 percent is under 30 (Figure 1(a)). In a decade, Africa’s share of the population between 15 and 29 years of age may reach 28 percent of its population.  In some countries in “fragile situations” (by World Bank definitions), almost three-quarters of the population is under 30 (examples in Figure 1(b)), and a large share of 15-29 year olds will persist for decades to come (Figures 1(c) and (d)).

Source: Author’s calculations based on data from United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2011). World Population Prospects: The 2010 Revision. Medium fertility scenario is used for the 2050 projections.
In a country with a youth bulge, as the young adults enter the working age, the country’s dependency ratio– that is, the ratio of the non-working age population to the working age population—will decline. If the increase in the number of working age individuals can be fully employed in productive activities, other things being equal, the level of average income per capita should increase as a result. The youth bulge will become a demographic dividend. However, if a large cohort of young people cannot find employment and earn satisfactory income, the youth bulge will become a demographic bomb, because a large mass of frustrated youth is likely to become a potential source of social and political instability1.Therefore, one basic measure of a country’s success in turning the youth bulge into a demographic dividend is the youth (un)employment rate.  Unfortunately, the recent record has not been favorable. While unemployment rates are naturally higher for young people, given their limited work experience, the double digit unemployment rates presented in Figure 2 are worrisome. Typically, the prevailing youth unemployment rates are about twice the rate of the general workforce.   The situation in the Middle East and North Africa (MENA) and in the countries of Europe and Central Asia is particularly troubling: youth unemployment is on the order of 20 percent or even higher. In addition, informality is more prevalent among youth in MENA, so even for those who are employed, there may be problems with job quality2.

Source: World Development Indicators and ILO Global Employment Trends for Youth. Two lines for MENA in recent years are for the separate sub-regions of the Middle East and North Africa by ILO definitions.
East Asian economies have been able to turn to the youth bulge into a demographic dividend. Take the Republic of Korea as an example. Over the past forty years, the dependency ratio declined substantially in Korea (Figure 4(a)). In addition to dramatic GDP growth and rapid increases in average wages, youth unemployment has been below 12 percent and often in the single digits in recent years (ILO data cited above). The same is true for China. Its dependency ratio followed a similar pattern to Korea’s (Figure 1(a)). Since initiating economic reforms since the late 1970, China has been able to generate millions of new jobs while also relocating young workers from lower productivity agricultural activities to higher productivity manufacturing—all without experiencing high unemployment among the youthful labor force. In recent decades, countries in North Africa have also experienced dramatic declines in the dependency ratio (Figure 3(b)); however, as we saw above (Figure 2), youth unemployment has been a severe problem.

Source: United Nations, World Population Prospects: the 2010 Revision.
 The Traditional Policy Response: Prepare the Youthful Supply of Labor
The conventional approach for dealing with youth bulge is to make young people job ready. The idea is that young people’s skills – or more broadly, human capital—needs to be increased to enhance their productivity in the labor market. The 2007 World Development Report, Development and the Next Generation, lays out the policy agenda by focusing on five key life transitions: learning, work, health, family, and citizenship. Three “lenses” are used to focus the policy discussion: opportunities, capabilities and second chances.   Basic skills and access to secondary and tertiary education, for example, are needed to create opportunities, while capabilities to make the right decisions for seizing opportunities can be enhanced through better information, access to credit and other factors. On the other hand, when outcomes are negative—for example, poor decisions lead to low levels of education or exposure to communicable diseases—young adults may need access to services that can help them re-start their economic and personal lives. The 2007 WDR emphasized both the skills upgrading and the institutional setting for improving economic outcomes for young people.
The above discussion provides a useful framework for mitigating youth unemployment issue from the supply side; however, demand for labor services is essential for absorbing new entrants to the workforce. Such a shift in demand can be achieved only by a dynamic change in economic structure. Countries that have been successful in this regard move from a high share of employment in agriculture towards an increasing share of employment in manufacturing first and then gradually to the service sector in the post industrialization stage. Generally, this structural change is accompanied by rural-urban migration, and it usually starts in labor intensive manufacturing.  On an aggregate level, one can look at the sectoral shift out of agriculture and into industry and services – both in terms of value-added and employment. For example, Egypt in 1980 had a GDP per capita (in constant 2005 PPP dollars) of $2,400, while China was only at $524 and Korea was already ten times higher at $5500 (WDI data).   Egypt had only a slightly higer share of agriculture and employment in GDP, compared to Korea; however, this structure largely stagnated in the case of Egypt in the ensuing decades (Figures 4(a) and (b)). Meanwhile, China now with a GDP per capita of $6800 (2005 constant PPP) has a lower share of agriculture in total value added and the employment share has declined continuously.  On a more micro level, countries like Korea have then moved up the industrial ladder to more sophisticated and more capital intensive goods, as capital has accumulated with high investment rates over time3. Throughout this process, shifting labor demand creates opportunities for working age population to be employed in jobs moving from lower productivity sectors to higher productivity sectors.

Source: World Development Indicators
The youth unemployment issue has been in the news with respect to the “Arab Spring.”   Many youth protesting in the streets have relatively high education levels. A recent World Bank report4 finds that for oil importing countries in the Middle East and North Africa, government sector employment is oversized relative to other middle-income countries, while oil exporters have a high growth sector – oil production—that is not labor intensive. The report concludes “…the number jobs created in the last decade was considerably less than the number needed to address key challenges, such as high youth unemployment, low labor force participation rates, especially among women, and fast –growing labor forces.”5 The emerging new leaders in the Middle East and North Africa are acutely aware of the urgent need to tackle youth unemployment.  Indeed, the WDR 2013 on jobs, which is being drafted now and is being shared in outline form with diverse stakeholders, will grapple with this issue, among others.
How the New Structural Economics (NSE) and the Growth Identification and Facilitation Framework (GIFF) can help put young people to work
A successful development strategy that will facilitate the structural change and create job opportunities for youth can be based upon the principles outlined in the New Structural Economics (NSE) and its policy implementation via the Growth Identification and Facilitation Framework6.  The NSE highlights that a country’s economic structure is endogenous to its endowment structure; however, the government needs to play a facilitating role in the process of structural change and this role needs to be structured according to clearly defined principles.
First, for an economy to be competitive in both the domestic and international market, it should follow its comparative advantage, as determined by its endowment structure.  In the early stage of development, sectors that the economy has comparative advantage will be labor or resource intensive. Examples include light manufacturing, smallholder agriculture, fishing and mining. Only a few activities like mining are likely to be capital intensive in this early stage. In the later stages of development, the competitive sector will become increasingly capital intensive, as capital accumulates thus changing the country’s endowment structure. In the industrial upgrading towards more capital intensive production, infrastructure needs to be improved simultaneously to reduce the firms’ transaction costs, and there is a clear role for government to play in this regard.
Secondly, if a country follows the above principle, its factor endowment upgrading will be fast (due to large profits and a high return to investment), and its industrial structure should be upgraded accordingly. The upgrading entails information (for example, which new industries to invest), coordination (improvement in “hard” (e.g., transport) and “soft” (institutional) infrastructure), and externalities (useful information generated by  “first movers”). All of these aspects involve externalities or public (semi-public) goods that the market will not automatically resolve on its own. The government needs to play facilitating role in help the private sector overcome these issues in order to achieve dynamic growth.
A practical approach for the government to operationalize the NSE is laid out in the six steps of the Growth Identification and Facilitation Framework.   Without getting into all the details, the six steps are: (i) identify the list of tradable goods and services that have been produced for about 20 years in dynamically growing countries with similar endowment structures and a per capita income that is about 100 percent higher than their own; (ii) among the industries in that list, the government may give priority to those in which some domestic private firms have already entered spontaneously, and try to identify the obstacles that are preventing these firms from upgrading the quality of their products or the barriers that limit entry to those industries by other private firms; (iii) some of those industries in the list may be completely new to domestic firms, and the government could adopt specific measures to encourage firms in the higher-income countries identified in the first step to invest in these industries; (iv) governments should pay close attention to successful self discoveries by private enterprises and provide support to scale up those industries; (v) in developing countries with poor infrastructure and an unfriendly business environment, the government can invest in industrial parks or export processing zones and make the necessary improvements to attract domestic private firms and/or foreign firms that may be willing to invest in the targeted industries; and (vi) the government may also provide limited incentives to domestic pioneer firms or foreign investors that work within the list of industries identified in step 1 in order to compensate for the non-rival, public knowledge created by their investments.
As above data reveal, the youth bulge will be an important demographic phenomenon in developing countries, and especially in Sub-Saharan African countries, in the coming decades. While it is important to increase the employability of young people themselves, it is also essential to facilitate dynamic structural change to create jobs for youth. By doing so, the youth bulge can be transformed into a demographic dividend, and the demographic bomb can be defused.

[3] There are numerous studies on the productivity of Korean firms. One recent paper studies the pattern of productivity catch-up between Korean and Japanese firms: Moosup Jung, Keun Lee, and Kyoji Fukao, “Total Factor Producitivity of the Korean Firms and Catching Up with the Japanese Firms,” Seoul Journal of Economics, 2008, Vol. 21 (1).
[4] World Bank, 2011, “Striving for Better Jobs: The Challenge of Informality in the Middle East and North Africa.”
[5] Ibid, page 48.
[6] See Justin Yifu Lin, “New Structural Economics: A Framework for Rethinking Development,” World Bank Research Observer, no. 2,   Vol. 26 (September 2011), pp. 193-221; Justin Yifu Lin and Celestin Monga, “Growth Identification and Facilitation: the Role of State in the Process of Dynamic Growth”, Development Policy Review, Vol. 29, No. 3 (May 2011), pp. 264-290; and Justin Yifu Lin, 2012, New Structural Economics: A Framework for Rethinking Development and Policy, Washington, DC: World Bank.

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