Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle.Bat Ye’or
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
Le dôme célèbre aussi l’Islam triomphant, au centre d’une ville majoritairement chrétienne et à forte communauté juive. Le dôme aurait ainsi mis en valeur la victoire de l’Islam, complétant la révélation des deux autres religions monothéistes, et aurait permis à l’état nouveau de rivaliser en magnificence avec les grands sanctuaires chrétiens de Jérusalem et de Syrie. Plusieurs arguments appuient cette interprétation : la taille du dôme, sa position théâtrale dans la ville et son ancien revêtement brillant, de céramiques à fond d’or prouvent qu’il était fait pour être vu de loin. De plus, son plan centré, donne l’impression que le monument irradie dans toutes les directions, concourant également à un effet scénique. (…) Le choix du lieu lui-même est extrêmement symbolique : lieu sacré juif, où restent encore des ruines des temples hérodiens, laissé à l’abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur cette religion, il est à nouveau utilisé sous l’Islam, marquant alors la victoire sur les Chrétiens et, éventuellement, une continuité avec le judaïsme. (…) Enfin, l’historien Al-Maqdisi, au Xe siècle, écrit que le dôme a été réalisé dans la but de dépasser le Saint-Sépulcre, d’où un plan similaire, mais magnifié. De cette analyse on a pu conclure que le dôme duRocher peut être considéré comme un message de l’Islam et des Umayyades en direction des chrétiens, des Juifs, mais également des musulmans récemment convertis (attirés par les déploiements de luxe des églises chrétiennes) pour marquer le triomphe de l’Islam. Wikipedia
Jérusalem apparaît 669 fois et Sion (qui signifie habituellement Jérusalem, et parfois la terre d’Israël) 154 fois dans la Bible juive, soit 823 fois au total. La Bible chrétienne mentionne Jérusalem 154 fois et Sion 7 fois. En revanche, comme le relève le chroniqueur Moshe Kohn, Jérusalem et Sion apparaissent aussi fréquemment dans le Coran «que dans la Bhagavad Gita hindoue, le Tao te King taoïste, le Dhammapada bouddhiste et le Zend Avesta de Zarathoustra» – c’est-à-dire tout simplement pas. Daniel Pipes
Il n’y a pas de preuve tangible qu’il y ait la moindre trace ou le moindre vestige juif que ce soit dans la vieille ville de Jérusalem ou dans le voisinage immédiat. Communiqué du ministère palestinien de l’Information (10 décembre 1997)
Le mur d’Al-Buraq [Mur des Lamentations] et sa place sont une propriété religieuse musulmane…[Il fait] partie de la mosquée Al Aqsa. Les Juifs n’ont aucun lien avec cet endroit. Mufti de Jérusalem (nommé par Yasser Arafat, Al Ayyam [journal de l'Autorité palestinienne], 22 novembre 1997)
Le mur d’Al-Buraq est une propriété musulmane et fait partie de la mosquée Al Aqsa. Hassan Tahboob (Ministre des Affaires religieuses de Yasser Arafat, dans interview accordée à l’agence de presse, IMRA, le 22 novembre 1997)
Ce n’est pas du tout le mur des Lamentations, mais un sanctuaire musulman. Yasser Arafat (Maariv, 11 octobre 1996)
Tous les événements liés au roi Saul, au roi David et au roi Rehoboam se sont déroulés au Yémen, et aucun vestige hébreu n’a été trouvé en Israël pour la bonne et simple raison qu’ils n’y ont jamais vécu. Jarid al-Kidwa (historien arabe, au cours d’un programme éducatif de l’OLP, juin 1997, cité dans Haaretz le 6 juillet 1997)
Jérusalem n’est pas une ville juive, en dépit du mythe biblique qui a été semé dans certains esprits…Il n’y a pas d’évidence tangible de l’existence juive d’un soi-disant « Temple du mont Era »…on doute de l’emplacement du mont du Temple…il se peut qu’il ait été situé à Jéricho ou ailleurs. Walid Awad (directeur des publications pour l’étranger du ministère de l’Information de l’OLP, interviewé par l’agence de presse IMRA, le 25 décembre 1996)
Abraham n’était pas juif, pas plus que c’était un Hébreu, mais il était tout simplement irakien. Les Juifs n’ont aucun droit de prétendre disposer d’une synagogue dans la tombe des patriarches à Hébron, lieu où est inhumé Abraham. Le bâtiment tout entier devrait être une mosquée. Yasser Arafat (Jerusalem Report, 26 décembre 1996)
[La Shoa] est un mensonge des Sionistes concernant de soi-disant massacres perpétrés contre les Juifs.Al Hayat Al Jadeeda ( journal de l’Autorité palestinienne, 3 septembre 1997)
[Notre but est] d’éliminer l’Etat d’Israël et d’établir un Etat qui soit entièrement palestinien. Yasser Arafat (session privée avec des diplomates arabes en Europe, 30 janvier 1996)
La lutte contre l’ennemi sioniste n’est pas une question de frontières, mais touche à l’existence même de l’entité sioniste.Bassam-abou-Sharif (porte-parole de l’OLP, Kuwait News Agency – Agence de presse koweïtienne, 31 mai 1996)
A document found in the Cairo Geniza describes the way in which Umar I brought a group of Jews to the site of the Temple in order to clean it. The Jewish elders were asked to identify the stone known as the Foundation Stone. When it was found and identified, Umar ordered « a sanctuary to be built and a dome to be erected over the stone and overlaid with gold. » As a reward, Umar permitted the Jews to return to Jerusalem and establish the Jewish Quarter. Reuven Hammer
Les colons ont gagné. (…) L’avenir d’Israel, de sa démocratie, du sionisme libéral et de la paix dépendra de la manière dont le judaisme saura résister à l’eschatologie.Charles Enderlin
Selon la sociologue, Tamar Herman, l’immense majorité du public israélien n’acceptera certainement pas une souveraineté musulmane palestinienne sur l’ensemble de ce qui est le troisième lieu saint de l’Islam. Tout au plus, une partie des Juifs israéliens séculiers pourraient accepter un partage du mont. Les sionistes religieux et aussi certains ultra-orthodoxes s’opposent à toute concession sur ce lieu saint juif et, au contraire, réclament le droit d’y prier. C’est la victoire du fondamentalisme messianique telle que je la décris dans mon livre " Au nom du Temple. Israël et l’irrésistible ascension du messianisme juif. 1967-2013."Charles Enderlin
Les Israéliens et leurs chefs politiques, de droite comme de gauche, ont été incapables, depuis la guerre des Six-Jours, en 1967, de répondre à l’alternative existentielle suivante : Israël est-il le pays des juifs – visant à la libération nationale d’un peuple jadis opprimé, et dans ce contexte qu’importe de contrôler tout ou partie seulement de la Terre biblique ? Ou Israël est-il le pays juif (et non pas des juifs) répondant à une exigence divine et messianique : contrôler et prendre possession à tout jamais de chaque centimètre carré de la "terre juive", au risque de déclarer une guerre perpétuelle avec les Palestiniens et de susciter des troubles civils au sein même de la société israélienne ? (…) Le livre de Charles Enderlin est… effrayant. Parce qu’il raconte sans détour ni afféterie comment et à quel point les messianistes juifs n’ont cessé de dévorer l’Israël laïc, imposant à la droite comme à la gauche leur idéologie (radicalement antidémocratique), leurs méthodes (musclées, parfois fascisantes, souvent violentes) et leurs certitudes idéologiques (ce sont eux les "bons" juifs, tout contradicteur n’étant qu’un traître méritant châtiment). La conclusion d’Enderlin est terrifiante : le rouleau compresseur messianiste ne cesse d’avancer sur Israël dans une irrésistible progression, provoquant une tout aussi irrésistible régression. Puisse-t-il se tromper. Maurice Szafran (Marianne)
Attention: une idéologie peut en cacher une autre !
Qui avait mis fin à 19 ans, sous autorité jordanienne et entre profanations de synagogues et désécrations de cimetières, d’interdiction de présence juive dans la vieille ville comme dans les lieux saints du judaïsme …
Alors que, pour cause d’occupation depuis treize siècles par les mosquées-coucou des disciples de Mahomet, les juifs ne peuvent toujours prier sur l’esplanade de leur ancien temple …
Pendant que, fidèle à elle-même, la Patrie autoproclamée des droits de l’homme exprime ses réserves sur les seuls raids israéliens contre les transferts de missiles syriens au Hezbollah …
Comment ne pas voir l’incroyable aveuglement de nos belles âmes …
Pour qui, à l’instar du tristement célèbre faussaire de France 2 Charles Enderlin et face au contre-sionisme mimétique des Palestiniens en particulier et des musulmans en général …
La "juste solution" du conflit proche-oriental ne saurait passer que par le renoncement d’Israël à sa capitale historique et à son premier lieu saint?
Si l’on avait le moindre doute quant au refus israélien d’une ‘’juste solution’’ pour le conflit proche-oriental, grâce aux bons soins du ‘’professionnel’’ (avec guillemets) Charles Enderlin, le public en est informé. Il suffit de lire le tout début des articles publicisant son dernier livre, voire seulement leurs titres, pour connaître le nom du coupable, du fauteur de paix. Des papiers, favorables au livre, repris, évidemment, par les alliés idéologiques de celui-ci tel Palestine Solidarité qui se targue d’être un « Site d’information sur la Palestine, le Moyen-Orient… » (Sic).
Ne dit-on pas qui se ressemble s’assemble?
Un livre dans lequel, assure le JDD, « Défilent (…) des portraits de rabbins enflammés, de colons armés, de dirigeants politiques pris au piège et, en creux, les contours d’une population israélienne otage de ses extrémismes ».
Un livre qui garantit que depuis la guerre des six jours de 1967 « la mouvance des colons est devenue une force dominante dans la société israélienne, avec un discours théologique eschatologique » dixit le ‘’journaliste’’ (avec guillemets) de France 2.
Dominante ? Sur quoi s’appuie l’auteur pour affirmer cette ‘’vérité’’ sinon sur sa seule doctrine voyant en l’Israélien le fauteur de paix ? Doctrine que l’on aperçoit déjà sur la quatrième de couverture de son livre intitulé « Au nom du Temple » et qui installe l’israélien comme « colon » du lieu le plus saint du Judaïsme.
La présentation de l’éditeur, faite bien sûr avec l’accord de l’auteur, assure que « Plongeant ses sources dans la haute antiquité biblique, le fondamentalisme messianique juif a pris son essor en juin 1967, après la conquête de la Cisjordanie et, surtout, du Haram Al-Sharif, le troisième lieu saint de l’Islam – là où se trouvent aussi les ruines du Temple d’Hérode, là où le patriarche Abraham avait prétendu sacrifier son fils Isaac ».
Si le lecteur avait, jusqu’à ce jour, le moindre doute quant à la ‘’sainteté’’ de l’esplanade des mosquées il est levé par ce ton catégorique. Une sainteté obtenue par la montée au ciel de Mahomet à partir de mosquées… qui, cependant, n’existaient pas encore à la mort de celui-ci.
Quelque peu gênant, non ? Mais de cela il n’en sera pas fait mention dans le livre.
Quant à Abraham…si le lieu du sacrifice est ‘’supposé’’, alors chacun se demandera à quand l’affirmation que c’est Ismaël et non Isaac qui était l’enfant chéri du patriarche prêt à être sacrifié pour l’amour de D… ?
Si ce petit détail est symptomatique, les interviews de Charles Enderlin sont parlantes.
Dans un entretien diffusé sur les ondes de France info, celui-ci affirme : « Le conflit entre Israéliens et Palestiniens était territorial. Il est en train de devenir religieux ».
Ce qui est comique lorsque l’on sait que le Hamas et le Hezbollah, mouvements religieux, ou encore, pour ne parler que de ceux-là, l’Iran théocratie musulmane participent, depuis des décennies, à toutes les tentatives d’éradication de l’Etat d’Israël. Des participations prouvées qui n’ont nullement donné envie d’écrire un livre à l’envoyé permanent à Jérusalem afin de dénoncer les ‘’imams enflammés, les criminels de guerre et contre l’humanité ‘’palestiniens’’ ou autres, les dirigeants politiques pris au piège et, en creux, les contours d’une population palestinienne otage de ses extrémismes’’.
Cette dénonciation, il est vrai ne paye pas financièrement, voire peut être dangereuse pour la santé !
Autre affirmation d’Enderlin :
« Aujourd’hui, avec 350 000 Israéliens dans les colonies de Cisjordanie, la création d’un Etat palestinien indépendant sur ce territoire paraît quasiment impossible ». Sans oublier les « 200.000 Israéliens installés dans des colonies urbaines à Jérusalem-Est ».
A n’en pas douter, l’auteur veut vendre son bouquin et empocher de juteuses royalties ! Tout autre journaliste, cogitant quelque peu aurait annoncé l’exigence israélienne. A savoir que tout accord de paix comprendra l’annexion définitive des « colonies urbaines » de Jérusalem ainsi que celles des blocs d’implantations situées près de la future frontière.
Ce qui réduira considérablement le nombre de « colons » présents sur le territoire de la future « Palestine » à quelques dizaines de milliers et qui, si une véritable paix s’instaure, pourront devenir binationaux. Ce qui laisse totalement ouvertes les chances de paix satisfaisant les deux peuples, mais pas certains dirigeants rêvant d’un ‘’droit de retour’’ de « réfugiés » au sein même de l’Etat d’Israël afin, par la démographie, le transformer en un énième pays musulman.
De cela, non plus, le livre n’entretiendra pas son lecteur !
Ni, sans doute, sur les plans de paix proposés, malgré la ‘’dominance’’ de la mouvance des « colons » depuis 1967, par Ehud Barak en l’an 2000, ou encore par Ehud Olmert en 2008. Il y a seulement cinq ans ! Deux plans refusés par l’Autorité palestinienne car n’intégrant pas le retour de centaines de milliers de soi-disant « réfugiés » au sein de l’état juif ni la propriété totale et exclusive de la veille ville de Jérusalem.
Mieux ! Ce pamphlet accusateur ne rappellera sans doute pas qu’en 2009 Benjamin Netanyahou, alors tout juste devenu Premier ministre, a accepté le principe d’un état ‘’palestinien’’ suivi, en 2010, d’un moratoire de dix mois des constructions dans les implantations de la Judée et la Samarie.
Deux gestes forts de la part d’un politique sensé être un ‘’ auxiliaire de cette mouvance extrémiste’’ dominant la société israélienne ! Un ‘’complice’’ soutenu dans ses efforts, jusqu’à ce jour, par une très large majorité de celle-ci qui est prête à la solution de deux états pour deux peuples mais non pas à une capitulation aux oukases des amis d’Enderlin.
A n’en pas douter, suite à ces faits tangibles, factuels, nul ne pourra soutenir, sans se fourvoyer, la thèse que la « mouvance des colons » domine la société israélienne et empêche la paix d’advenir! Ni que l’idéologie fétide de gauche, systématiquement anti-israélienne, ne mène pas la ‘’réflexion’’ (avec guillemets) de Charles Enderlin.
Charles Enderlin dément sur Amazon.fr avec véhémence n’avoir jamais été officier dans l’armée israélienne. Serait-ce une tare pour lui qui se targue d’avoir défendu son pays à maintes reprises ?
En Israël, le paysage politique se transforme, sous l’influence de la religion. La référence biblique devient majeure dans le débat public. Elle influence le développement des colonies. Le journaliste Charles Enderlin a enquêté.
Charles Enderlin : enquête sur la droite religieuse en Israël
Charles Enderlin publie Au nom du Temple (Seuil). Selon lui, aucun doute: "Le conflit entre Israéliens et Palestiniens était territorial. Il est en train de devenir religieux". Le journaliste analyse l’essor du messianisme juif, ce mouvement qui entend faire reposer la politique israélienne sur des fondements bibliques. Ce sionisme religieux existe depuis longtemps, mais il connaît un vif succès depuis quelques années.
De plus en plus d’Israéliens rêvent de reconstruire le Temple, détruit en 70 après JC, à l’emplacement du troisième lieu saint de l’Islam, l’esplanade des mosquées. Ils en font un symbole. Mais leur but est plus large, selon Charles Enderlin : "Occuper la terre d’Israël, créer des colonies, s’y installer le plus possible. Aujourd’hui, avec 350 000 Israéliens dans les colonies de Cisjordanie, la création d’un Etat palestinien indépendant sur ce territoire paraît quasiment impossible".
Charles Enderlin observe une montée en puissance de cette tendance à la fois religieuse et politique. Le messianisme imprègne de plus en plus la société israélienne, initialement libérale : "Des études sociologiques montrent que 51% des Israéliens juifs pensent que le messie va arriver. Le grand débat politique, c’est : l’Etat doit-il être d’abord juif et ensuite démocratique ou bien démocratique et juif ?"
Critique: Victoire militaire d’Israël, la guerre des Six Jours marque aussi le début de la débâcle du sionisme laïc et socialiste.
Annettte Lévy-Willard
Libération
12 avril 2013
On le savait mais le livre de Charles Enderlin le rappelle avec force : le tournant dans l’histoire d’Israël a bien été cette année 1967, où l’Etat hébreu a gagné la guerre des Six Jours. Victoire militaire, victoire indispensable à la survie d’Israël, menacé de destruction par l’attaque des pays arabes voisins. Et, paradoxe, cette guerre gagnée va se transformer en défaite politique du sionisme laïc et socialiste des origines. Cette année-là, et au nom d’un «droit divin», la religion et l’occupation des territoires du «Grand Israël» vont peu à peu envahir – polluer – la vie politique israélienne.
En ce mois de juin 1967 donc, les soldats de Tsahal repoussent l’armée jordanienne, pénètrent dans la Vieille Ville de Jérusalem et pleurent en découvrant le vestige du Temple des Hébreux, détruit par Titus dix-neuf siècles plus tôt, le mur des Lamentations (ou mur occidental du Temple), où sont construits des lieux sacrés de l’autre monothéisme, la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher. Les rabbins se précipitent pour récupérer le Mont du Temple, ce symbole de la «rédemption d’Israël».
A la tête des troupes israéliennes, le général et ministre de la Défense Moshe Dayan, est le héros de la guerre, et un laïc convaincu. Tout comme Theodor Herzl, l’inventeur du sionisme au XIXe siècle, pour qui «l’Etat des Juifs» n’est pas un Etat religieux : «Nous ne permettrons pas aux velléités théocratiques de nos chefs religieux d’émerger.» Laïc comme les premiers chefs de l’Etat hébreu, David Ben Gourion et Golda Meir. Ce jour-là, Dayan a le bon réflexe : il ordonne qu’on retire le drapeau israélien planté sur le Dôme du Rocher. «Nous ne sommes pas venus pour conquérir les lieux saints des autres ou restreindre leurs droits religieux, mais pour assurer l’intégrité de la ville et y vivre avec d’autres dans la fraternité», déclare-t-il à la radio israélienne.
Le lendemain, les soldats prennent la ville palestinienne de Hébron où seraient enterrés les patriarches de la Bible. Même ferveur messianique des religieux et même intervention ferme de Dayan : «C’est une mosquée depuis mille trois cents ans, les Juifs doivent se contenter de la visiter et de prier devant les tombes.» Le rabbin aumônier des armées refuse d’obéir : «Il n’y a pas ici de terre arabe, dit-il. C’est un héritage divin.»
Avec l’occupation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie, de Gaza et du Golan, les organisations et partis annexionnistes et religieux font irruption sur la scène politique. Et ne cesseront de progresser. Ceux qui veulent garder le «Grand Israël» et construire un Etat religieux s’opposent aux Israéliens laïcs et modernes, qui reconnaissent la nécessité d’un Etat palestinien. Une bataille «Juifs contre Israéliens», disent les extrémistes religieux.
Le journaliste Charles Enderlin, correspondant à Jérusalem de France 2, a écrit de nombreux livres d’analyse politique sur la question de la paix au Proche-Orient. Dans Au nom du Temple, il retrace l’engrenage désespérant de la non-paix : la progression de la religion, les reculades des Premiers ministres, la colonisation… Avec près de 500 000 colons de l’autre côté de la ligne de 1967, la situation est-elle irréversible ? Ou Israël et le judaïsme résisteront-ils à l’appel du messianisme ?
Au nom du temple. Israël et l’irrésistible ascension du messianisme juif (1967-2013) de Charles Enderlin Seuil, 381 pp, 20 €.
Au nom du Temple, de Charles Enderlin, Seuil, 375 p., 20 euros.
C’est de nouveau un livre de mise en garde que vient de signer Charles Enderlin. Trois décennies de reportages pour France 2 à Jérusalem, d’enquêtes et de réflexions. En 2002, son Rêve brisé, deux ans après l’échec retentissant des accords de Camp David entre Ehoud Barak et Yasser Arafat, avait envoyé un premier message : la responsabilité du naufrage de la négociation n’était pas due uniquement au recul d’Arafat mais aussi à la partie israélienne qui n’était pas prête à la paix.
En 2006, dans Les Années perdues, son récit de la deuxième Intifada illustrait la volonté d’Ariel Sharon d’enfoncer le clou, de casser ce qui restait de l’Autorité palestinienne. Mais le fond de l’affaire est, selon lui, ailleurs. Dans la montée inexorable de l’extrême droite religieuse en Israël et sa volonté de moins en moins cachée de reprendre le mont du Temple. Pour démontrer sa thèse d’un messianisme continuel, Enderlin reprend l’histoire presque de zéro dans Au nom du Temple. Depuis 1967 et la guerre des Six-Jours, il raconte, documents à l’appui, comment l’alliance des colons et des religieux nationalistes a puissamment fait pression sur les gouvernements successifs de l’État hébreu pour annexer toujours davantage de terres arabes dans le seul but de reconquérir Jérusalem, tout Jérusalem, y compris ce Haram Al-Sharif, esplanade des mosquées qui domine le Mur des lamentations.
Défilent dans ces pages des portraits de rabbins enflammés, de colons armés, de dirigeants politiques pris au piège et, en creux, les contours d’une population israélienne otage de ses extrémismes. Dans cette chronologie, l’assassinat d’Yitzhak Rabin en novembre 1995 se lit d’un regard plus instruit. Depuis la percée aux élections de janvier du parti du Foyer juif, son leader Naftali Bennett est devenu un poids lourd du cabinet Netanyahou, lequel a toujours pensé et affirmé que "la Bible est le cadastre d’Israël". De quoi s’interroger sur les chances du secrétaire d’État américain John Kerry de remettre le processus de paix sur les rails.
Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2 à Jérusalem dépuis 1981, répond aux questions de Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, à l’occasion de la parution de son ouvrage « Au nom du Temple Israël et l’irrésistible ascension du messianisme juif, 1967-2013 » (Editions du Seuil, 2013).
Le titre de votre ouvrage signifie-t-il que pour vous les sionistes religieux et Jabotinsky, qui voulaient ériger un mur d’acier envers la population arabe ont gagné ?
Les faits sont là : depuis 1967, la guerre de Six jours et la conquête des territoires occupés, la droite nationaliste et le mouvement fondamentaliste messianique ont réussi à installer 360 000 colons en Cisjordanie avec un taux de croissance de 5%. Il est impossible d’en évacuer la plus grande partie. Souvenez-vous, il avait fallu 13000 militaires et policiers pour déménager les colons de Gaza. Or, aujourd’hui, rien que dans une colonie comme Beit El, près de Ramallah, on compte 8000 habitants… et il y a plus d’une centaine de colonies de ce genre au cœur de la Cisjordanie. Cela, sans parler des blocs urbains proches de la ligne verte. Il faut rappeler qu’actuellement plus de 40% des officiers d’infanterie sont des sionistes religieux dont un pourcentage important habite des colonies, certaines même « sauvages » non autorisées par le gouvernement israélien. Obéiront-ils à l’ordre d’évacuer leurs proches ?
Ce n’est pas tout, le problème qui a fait capoter les négociations de Camp David, en juillet 2000, est toujours là ! Jérusalem-Est, la vieille ville et le Haram Al Sharif, les saintes mosquées où se trouve aussi le mont du Temple, le lieu saint juif. Les Musulmans refusent d’accorder une forme quelconque de souveraineté à Israël et au Judaïsme dans ce qui est le troisième lieu saint de l’Islam… A Camp David, Ehoud Barak avait déclaré que c’était la pierre de fondation du sionisme et qu’aucun chef de gouvernement israélien ne saurait y renoncer. Selon tous les sondages, c’est également le point de vue de l’immense majorité des Israéliens. A priori, le sionisme religieux et Jabotinsky ont gagné. La solution à deux Etats a probablement vécu.
Vous estimez en citant Zeev Sternhell que la défaite de la gauche israélienne remonte au fait que Rabin n’a pas osé évacuer la colonie d’Hébron après le massacre de Goldstein qui a tué 29 Palestiniens et blessé 125, le 25 février 1994.
Yitzhak Rabin craignait un affrontement sanglant avec les colons qui menaçaient de s’opposer physiquement à l’évacuation de la colonie extrémiste située au cœur de Hébron. Il s’agissait de quelques dizaines de fidèles du rabbin raciste Meir Kahana, une mouvance à laquelle appartenait Godstein. Leur évacuation devait constituer un message important aux Palestiniens, au moment où, selon le Shin Beth, le Hamas préparait des attentats suicides en représailles au massacre du caveau des Patriarches. Selon le professeur Zeev Sternhell, « Si Israël avait évacué Hébron après le meurtre de Goldstein, les choses auraient tourné d’une autre manière. La droite aurait compris qu’elle avait en face d’elle une gauche capable de résister, alors qu’elle pensait toujours être intellectuellement, moralement, idéologiquement, beaucoup plus forte que la gauche. Quand Rabin a cédé face aux gens d’Hébron, il a apporté la preuve qu’ils avaient raison. Ce fut là le grand malheur de l’époque ».
L’année suivante, Shimon Pérès, a décidé de limiter les travaux de la commission d’enquête judiciaire sur les circonstances de l’assassinat de Rabin. Elle ne devait pas s’intéresser aux rabbins qui avaient, religieusement, condamné à mort le Premier ministre, pas à l’incitation à la violence de la droite… Pérès espérait ainsi obtenir le soutien de la droite religieuse modérée et conférer ainsi une certaine légitimité au processus d’Oslo. On connaît le résultat !
Politiquement, où en est le fondamentalisme messianique que vous décrivez ?
Ses représentants – du parti « La maison juive » – occupent des postes clés au gouvernement et à la Knesset. Naftali Bennet, le ministre de l’Economie et de l’Industrie, est un ancien président du conseil des colonies de même que Nissan Slomiansky qui dirige la commission parlementaire des finances. Ouri Ariel, colon, un des fondateurs du mouvement Goush Emounim – Le bloc de la foi-, a le portefeuille de l’Habitat. Au sein du Likoud, au moins un tiers des membres du comité central viennent des colonies de Cisjordanie. Moshé Feiglin, qui milite pour la reconstruction du Temple juif est député et vice président de la Knesset, etc. Dans mon livre, je définis le fondamentalisme messianique comme un mouvement révolutionnaire pour qui la fin justifie les moyens. Ses partisans ont infiltré tous les niveaux de l’administration israélienne et constitue aujourd’hui, un des principaux courants au sein de la société israélienne. Selon la sociologue Tamar Hermann, 51 % des Israéliens juifs croient en la venue du Messie. Parmi eux, il y a les religieux mais aussi des traditionalistes et des séculiers. 67 % d’entre eux croient encore que le peuple juif est le peuple élu… C’est le résultat de développements démographiques, mais aussi le résultat de l’influence croissante du discours sioniste religieux dans l’ensemble du système éducatif. La gauche sioniste, libérale, n’a pas réussi à combattre ces tendances.
Couverture du livre Au nom du Temple : l’irrésistible ascension du messianisme juif en Israël, 1967-2013
Auteur : Charles Enderlin
Date de saisie : 20/04/2013
Genre : Documents Essais d’actualité
Editeur : Seuil, Paris, France
Prix : 20.00 €
ISBN : 9782021044072
GENCOD : 9782021044072
Sorti le : 04/04/2013
Les présentations des éditeurs : 20/04/2013
Plongeant ses sources dans la haute antiquité biblique, le fondamentalisme messianique juif a pris son essor en juin 1967, après la conquête de la Cisjordanie et, surtout, du Haram Al-Sharif, le troisième lieu saint de l’Islam – là où se trouvent aussi les ruines du Temple d’Hérode, là où le patriarche Abraham avait prétendu sacrifier son fils Isaac.
Convaincus que le monde est entré dans l’ère eschatologique, les militants de ce mouvement religieux, allié à la droite nationaliste, s’opposent à toute concession territoriale, et a fortiori à la création d’un État palestinien souverain et indépendant. Les idéaux, la politique, les principes qui avaient inspiré le sionisme des origines, libéral et pragmatique, ont été, à mesure que progressait la pénétration du fondamentalisme juif dans la société israélienne, de plus en plus marginalisés.
Dans ce nouveau document d’enquête, Charles Enderlin décrit la lente diffusion de l’idée messianique et son corollaire, le développement de la colonisation juive en Cisjordanie, qui rend impossible toute solution à deux États. Un nouvel Israël est-il en train de naître, menant le Proche-Orient à un point de non-retour ?
Charles Enderlin est le correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981. Il est l’auteur d’une fameuse trilogie sur le conflit israélo-palestinien, publiée chez Fayard : Paix ou guerres (1997 et 2004), Le Rêve brisé (2002), 40.000 exemplaires vendus, Les Années perdues (2006). Puis, chez Albin Michel : Par le feu et par le sang (2008) et Le Grand aveuglement (2009). Ses livres sont pratiquement tous réédités au Livre de poche.
La revue de presse Annette Lévy-Willard – Libération du 11 avril 2013
On le savait mais le livre de Charles Enderlin le rappelle avec force : le tournant dans l’histoire d’Israël a bien été cette année 1967, où l’Etat hébreu a gagné la guerre des Six Jours…
Le journaliste Charles Enderlin, correspondant à Jérusalem de France 2, a écrit de nombreux livres d’analyse politique sur la question de la paix au Proche-Orient. Dans Au nom du Temple, il retrace l’engrenage désespérant de la non-paix : la progression de la religion, les reculades des Premiers ministres, la colonisation… Avec près de 500 000 colons de l’autre côté de la ligne de 1967, la situation est-elle irréversible ? Ou Israël et le judaïsme résisteront-ils à l’appel du messianisme ?
Les courts extraits de livres : 20/04/2013
Extrait de l’introduction
«Chaque fois qu’on introduit le messianisme en politique, les choses se gâtent. Cela ne peut mener qu’à la catastrophe.»
Gershom Scholem, 14 août 1980
Londres, juillet 1937. La commission d’enquête dirigée par sir Robert Peel publie son rapport sur la situation en Palestine à la suite de la révolte arabe. Elle propose la création de deux États. Les Juifs recevraient la plaine côtière à l’exception de Jaffa, de Gaza et de la Galilée. Les Arabes, le reste de la Palestine. Jérusalem et Bethléem formeraient une enclave sous mandat britannique.
Pour la première fois depuis sa création, à la fin du XIXe siècle, le mouvement sioniste doit maintenant clairement définir son objectif final. Quelle sera la nature de l’État qu’il entend édifier ? S’agit-il de transformer le Juif diasporique en un citoyen responsable dans le cadre d’une communauté unie autour de principes, d’idéaux et d’une tradition issue de l’histoire biblique – la question de l’étendue de son territoire et de ses frontières étant alors secondaire ? Serait-ce plutôt l’aboutissement de l’aspiration millénaire du peuple juif à retrouver ses racines, à libérer la Terre d’Israël et renouer avec l’aventure biblique ? L’État, dans ce cas, ne serait qu’un moyen pour y parvenir, pas un but en soi.
A Zurich, un mois plus tard, le XXe Congrès sioniste s’ouvre dans une atmosphère tendue. David Ben Gourion, qui dirige l’Agence juive, est favorable au partage de la Palestine sans pour autant renoncer à l’idée du droit historique des Juifs sur la Terre d’Israël, fondement du mouvement sioniste. Mais, à ses yeux, il convient d’être réaliste. Seuls l’immigration, le développement économique, la force militaire et d’éventuelles négociations avec les pays arabes détermineront, pense-t-il, les frontières du futur État. Il l’explique en ces termes, dans une lettre adressée à son fils Amos :
«La création d’un État, même limité, servira de levier puissant pour nos efforts en vue de délivrer la terre dans son ensemble. Nous amènerons dans cet État le plus possible de Juifs. Plus de deux millions, pensons-nous. Nous créerons une économie diversifiée, fondée sur l’agriculture, l’industrie, la mer. Nous mettrons sur pied une force de défense, une armée exemplaire, je n’ai pas le moindre doute là-dessus. Ensuite, j’en suis certain, cela ne nous empêchera pas de nous installer sur les autres parties du pays, que ce soit dans le cadre d’un accord et d’une entente avec nos voisins arabes ou d’une autre manière. [...]»…
L’opposition à cette stratégie est quasi générale. Plusieurs dirigeants travaillistes, parmi lesquels Golda Meyerson (Meir), futur Premier ministre d’Israël, et Yitzhak Tabenkin, qui prône l’instauration du socialisme sur l’ensemble de la Terre d’Israël, sont convaincus que Robert Peel veut imposer au mouvement sioniste qu’il accepte la formation d’un État croupion et ils rappellent la promesse faite en 1917 par lord Balfour : «Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif, et il emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui porte atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives de Palestine ainsi qu’aux droits et aux statuts politiques dont les Juifs jouissent dans les autres pays.»
France Télévisions a instrumentalisé la justice pour faire obstacle à la vérité
Luc Rosenzweig
25 Février 2013
Lundi 16 janvier, devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris, se tenait, pour la troisième fois, une audience où Charles Enderlin et France Télévisions demandaient à la justice française de condamner Philippe Karsenty, directeur de Médias-Ratings, un site web de notation des médias, pour diffamation dans l’affaire Al-Dura. Karsenty a mis en cause l’authenticité d’un reportage diffusé dans le JT de France 2, le 30 septembre 2000, dans lequel Charles Enderlin, directeur du bureau de France 2 à Jérusalem, commentait des images filmées à Gaza par le cameraman palestinien Talal Abou Rahma, collaborateur habituel de la chaîne publique française. Dans le commentaire, Charles Enderlin affirme que ces images montrent la mort d’un enfant, Mohammed Al-Dura, victime de tirs de l’armée israélienne alors que son père, Jamal aurait, lui, été grièvement blessé.
Cette nouvelle audience devant la Cour d’appel de Paris faisait suite à l’annulation, par la Cour de cassation, de l’arrêt de cette même Cour d’appel, laquelle, en mai 2008, avait relaxé Philippe Karsenty du chef de diffamation, infirmant ainsi un premier jugement prononcé en sa défaveur par le tribunal de grande instance de Paris.
Quoique parfaitement fondé en droit, le motif de la cassation est pour le moins étonnant pour ceux qui se soucient de l’établissement de la vérité dans cette interminable affaire. La Cour a en effet considéré que l’arrêt de la présidente de la Cour d’appel ordonnant à France Télévisions de mettre à la disposition de la Cour les « rushes » (les images tournées, mais non diffusées) du reportage contesté était en contradiction avec les procédures judiciaires en matière de diffamation. Il appartient en effet au prévenu, et à lui seul, d’apporter à la justice les preuves et documents pouvant attester de sa bonne foi et de la véracité des accusations portées.
C’est pourtant cette divulgation publique qui permit, dans les mois qui suivirent, d’établir « beyond reasonable doubt » comme diraient les Américains, que ce reportage était une supercherie, voire une mise en scène pure et simple. C’est pourquoi, au cœur de ce deuxième procès en appel, Charles Enderlin et France 2 n’ont pas plaidé sur la véracité des faits rapportés, mais sur le fait que Philippe Karsenty, au moment où, en novembre 2004, il portait de graves accusations contre France 2, Charles Enderlin et Arlette Chabot, directrice de l’information de la chaîne publique, ne répondait pas aux critères pouvant excuser la diffamation, notamment en matière d’enquête sérieuse et de prudence dans la formulation. Comme ces subtilités sont difficilement perceptibles par le grand public, une condamnation définitive de Karsenty permettrait à Enderlin et à France 2 de clamer que l’affaire est close, et que la vérité des faussaires est devenue vérité judiciaire. Il n’en est évidemment rien, et c’est avec une parfaite placidité que je peux, aujourd’hui, réaffirmer que Charles Enderlin et France 2 se sont rendus complices d’un bidonnage éhonté commis par leur cameraman de Gaza, dont les conséquences furent dramatiques1 [1]. Je suis certain que France 2 ne poursuivra plus aucun de ceux qui partagent ce point de vue, comme la documentariste allemande Esther Schapira, le philosophe Pierre-André Taguieff2 ou tous ceux qui s’apprêtent à publier de nouveaux ouvrages ou à réaliser de nouveaux documentaires sur la question. Car l’affaire a tellement évolué, grâce notamment à la persévérance de Philippe Karsenty, que désormais tout procès en diffamation serait perdu par la chaîne publique. C’est pourquoi, pour les faussaires et leurs complices, il est essentiel d’obtenir, le 3 avril, un arrêt de la Cour d’appel en leur faveur. Cela leur permettra de continuer à s’appuyer sur la justice française pour empêcher l’émergence, en France, d’une vérité déjà largement admise dans d’autres pays, notamment en Israël, aux États-Unis et en Allemagne.
Pour avoir été, depuis mai 2004, partie prenante du débat sur ce sujet, j’ai pu observer comment Charles Enderlin et France 2 ont mis toute leur énergie à empêcher la vérité de surgir en instrumentalisant sans vergogne la justice française.
La mise en cause du reportage de France 2 commença, quelques semaines après sa diffusion, par une enquête lancée à la demande du général Yom Tov Samia, alors commandant les forces engagées à Gaza. Cette enquête, à laquelle participa le physicien israélien Nahum Shahaf, mit en lumière quelques éléments invalidant la thèse d’Enderlin, concernant notamment la provenance des tirs ayant prétendument tué l’enfant et grièvement blessé le père, et l’heure auquel le drame était censé s’être déroulé. À la suite de ces premières révélations, d’autres personnes enquêtent : le journaliste américain James Fallows, du prestigieux mensuel Atlantic Monthly, la documentariste allemande Esther Schapira, l’universitaire américain Richard Landes et le site d’information francophone israélien Mena, dirigé par Stéphane Juffa. Tous parviennent à la conclusion que la version présentée par France 2 ne tient pas. En 2003, un psychanalyste français, Gérard Huber, correspondant en France de la Mena, publiait un livre intitulé Contre-expertise d’une mise en scène qui synthétise tous les arguments étayant la thèse de la supercherie.
Le doute commence à se propager, et des journalistes reconnus sur la place de Paris se posent des questions. Raison pour laquelle la direction de France 2 invite trois d’entre eux, dont l’auteur de ces lignes, à visionner les « rushes » de Talal Abou Rahma au siège de la chaîne. Le principal effet de cette séance est de mettre en lumière les incohérences, contradictions et mensonges de Talal Abou Rahma et de Charles Enderlin dans leur défense de l’authenticité des faits rapportés. Au lieu d’accepter ma suggestion de mettre un terme définitif aux interrogations de ceux qui doutent en demandant à Jamal Al-Dura de se soumettre à une expertise médico-légale indépendante, France 2 envoie Talal Abou Rahma filmer les cicatrices, bien réelles, que le père de l’enfant prétendu mort porte sur tout le corps. Ces images seront présentées à la presse lors d’une projection d’où sont exclus tous les médias jugés défavorables à la thèse de France 2. On verra plus loin que ce film, qui persuada la plupart des journalistes présents de la bonne foi de France 2, allait se retourner contre elle. Sûre de son fait, la chaîne publique se lance alors dans un combat judiciaire pour écraser définitivement ses contradicteurs. France 2 cependant, n’attaque pas en diffamation ceux qui sont directement à l’origine de sa mise en cause : la Mena, Gérard Huber ou Esther Schapira, qui, dans un premier film, conclut que l’enfant est bien mort, mais exonère les soldats israéliens de la responsabilité de ce drame. Elle choisit, à dessein, de traîner devant les tribunaux des sites internet qui n’ont fait que reprendre ces informations. Ce choix n’est pas le fruit du hasard, mais vise à éviter que le tribunal reconnaisse aux critiques de Charles Enderlin l’excuse de la bonne foi et d’un travail d’enquête réel. Dans la ligne de mire de la chaîne se trouvent Pierre-Itzhak Lurçat, un Franco-Israélien qui anime le site de la Ligue de défense juive, Charles Gouz, un médecin retraité qui dirige le site Désinfos.com, et Philippe Karsenty de Médias-Ratings. Le premier est relaxé pour des raisons de procédure : il n’a pas pu être établi qu’il était l’administrateur du site concerné. En revanche, Charles Gouz et Philippe Karsenty sont condamnés en dépit d’une demande de relaxe de l’avocat général, le tribunal estimant que les critères juridiques de la diffamation s’appliquent en la matière : enquête insuffisante, manque de prudence dans la formulation etc…En prime, le tribunal avalise le refus de France 2 de rendre publics les « rushes » du cameraman sous le fallacieux prétexte de la protection des sources, totalement inadéquat en l’espèce. Forte de ses condamnations, France 2 mobilise alors le ban et l’arrière-ban de la profession pour dénoncer la « campagne de calomnies » dont serait victime son correspondant à Jérusalem.
La Cour d’appel, en 2008, infirme le jugement, et c’est ce qui permet, pour la première fois, à tout un chacun de se faire une idée de ce qui s’est réellement passé le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim. Des experts en balistique et de médecine légale, totalement indépendants, à qui les images sont projetées, concluent que la version présentée par Enderlin est contraire à toute vraisemblance (absence de sang sur les vêtements des victimes, impossibilité que les traces de balles sur le mur puissent provenir de la position israélienne etc.). De plus, après avoir longuement hésité à rompre le secret médical, un chirurgien israélien déclare que les cicatrices présentes sur le corps de Jamal Al-Dura sont la conséquence de blessures à l’arme blanche subies par ce dernier lors d’une rixe à Gaza en 1994, et de l’intervention chirurgicale qu’il avait réalisée pour greffer des tendons sur sa main. Le CRIF, resté jusque-là très en retrait dans cette affaire, interpelle alors France 2 et le CSA pour que la lumière soit faite au plus vite. Il y a donc le feu à la maison France 2, et son président d’alors, Patrick de Carolis, accepte une médiation entre la chaîne publique et le CRIF, confiée à la LICRA. Celle-ci propose de faire venir Jamal Al-Dura à Paris pour qu’il se soumette à une expertise médico-légale confiée à des médecins légistes désignés par les deux parties.
Dans un premier temps, Charles Enderlin se réjouit, sur son blog, de cette initiative, dont il affirme qu’elle lui rendra, enfin, justice. Les semaines et les mois passent, et France 2, qui était chargée d’organiser le voyage en France de Jamal Al-Dura, est aux abonnés absents. Interrogés par Richard Prasquier, président du CRIF, les dirigeants de France Télévisions répondent que le blocus de Gaza par Israël empêche Jamal Al-Dura de se rendre à Ramallah, en Cisjordanie, pour renouveler son passeport périmé. Cette version est immédiatement contredite par le ministère israélien des Affaires étrangères qui se dit prêt à accorder, à tout moment, un sauf-conduit à Jamal Al-Dura pour se rendre à Ramallah, et une autorisation de prendre l’avion pour Paris à l’aéroport de Tel Aviv. Quelques jours plus tard, on apprend que Jamal Al-Dura, de sa propre initiative (!) a décidé de porter plainte en diffamation contre Actualité juive, un hebdo communautaire paraissant à Paris, qui avait publié un entretien du Dr Yehuda David, réalisé par Clément Weill-Raynal, rédacteur en chef adjoint à France 32 [2]. Cela fournit à France 2 un nouveau prétexte − « ne pas interférer dans une procédure en cours » − pour se tirer du mauvais pas de l’accord passé avec le CRIF. Cela permet surtout de gagner du temps, en attendant que la Cour de cassation se prononce sur l’arrêt de la Cour d’appel favorable à Philippe Karsenty. Parallèlement, France Télévisions exerce des pressions sur l’ARD, première chaîne de télévision allemande, pour qu’elle renonce à la diffusion et à la vente à l’étranger du nouveau film d’Esther Schapira, qui conclut, cette fois-ci, à la très grande probabilité d’une mise en scène de la mort d’un enfant. France Télévisions menace même de rompre ses accords de coopération avec l’ARD. Contrairement à la plupart des médias français, la télévision allemande ne se laisse pas intimider, diffuse le film, et le vend dans plusieurs pays, dont Israël.
Nous en sommes là. L’opinion publique s’est, depuis longtemps, désintéressée de l’affaire. Les juges de la Cour d’appel de Paris pourront, certes, infirmer l’arrêt de leurs collègues en se drapant dans une interprétation littérale du droit en matière de diffamation. Summum jus, summa injuria (« Justice excessive devient injustice ») disaient sagement les Anciens. Sur l’attitude de France 2, et de l’ensemble des appareils de pouvoir venus à sa rescousse, l’Histoire jugera.
Douze années de polémiques…
30 septembre 2000. France 2 diffuse, au « 20 heures », un reportage, commenté par Charles Enderlin, semblant montrer la mort d’un enfant palestinien, Mohammed Al-Dura, tué intentionnellement par des balles de l’armée israélienne dans les bras de son père.
3 octobre 2000. Talal Abou Rahma, le cameraman, déclare sous serment au « Palestinian Centre for Human Rights » de Gaza que les Israéliens ont tué l’enfant intentionnellement.
4 octobre 2000. Jamal Al-Dura est hospitalisé à l’hôpital d’Aman, où il recevra la visite du roi de Jordanie.
12 octobre 2000. Deux réservistes israéliens égarés à Ramallah sont lynchés aux cris de « Vengeance pour Al-Dura ! ».
19 octobre 2000. Le chercheur israélien Nahum Shahaf demande, en vain, l’accès aux « rushes » de France 2.
25 octobre 2000. Dans Télérama, Charles Enderlin affirme avoir coupé l’agonie de l’enfant au montage.
Février 2002. Le journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, est décapité pour venger la « mort » du petit Mohammed.
18 mars 2002. La chaîne publique allemande ARD diffuse Drei Kugeln für ein todes Kind (« Trois balles pour un enfant mort ») d’Esther Schapira.
Janvier 2003. Gérard Huber publie, aux éditions Raphaël Contre-expertise d’une mise en scène.
Octobre/décembre 2003. Richard Landes, professeur à l’université de Boston, rencontre Charles Enderlin qui lui permet de visionner les « rushes ».
21 octobre 2004. Daniel Leconte, Denis Jeambar et Luc Rosenzweig visionnent les « rushes » avec Arlette Chabot.
18 novembre 2004. Arlette Chabot organise une conférence de presse pour communiquer ses « preuves ».
22 novembre 2004. Philippe Karsenty, de Media-Ratings déclare : « Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement. »
19 octobre 2006. Philippe Karsenty est condamné pour diffamation contre France 2 et Charles Enderlin, bien que le procureur ait demandé sa relaxe. Philippe Karsenty fait appel.
10 septembre 2007. L’armée israélienne envoie une demande officielle à France 2 « en vue de communication des rushes ».
19 septembre 2007. Ouverture du procès en appel en diffamation intenté par France 2 et Charles Enderlin contre Philippe Karsenty.
3 octobre 2007. La présidente de la Cour, Laurence Trébucq, ordonne officiellement à France 2 de présenter les « rushes ». Charles Enderlin et France 2 se pourvoient en cassation.
12 décembre 2007. Le Dr Yehuda David révèle que les cicatrices de Jamal Al-Dura ne datent pas du 30 septembre 2000.
21 mai 2008. Philippe Karsenty gagne en appel le procès pour diffamation intenté par France 2 et Charles Enderlin contre lui.
27 mai 2008. Le Nouvel Observateur publie la pétition « Pour Charles Enderlin ».
Juin 2008-septembre 2008. Le président du CRIF, Richard Prasquier, obtient de France Télévisions la création d’une commission d’enquête, mais elle ne verra jamais le jour…
4 mars 2009. La chaîne publique allemande ARD diffuse un nouveau documentaire d’Esther Schapira, L’Enfant, la mort et la vérité, qui démonte la mise en scène diffusée de France 2.
14 juillet 2009. Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, fait attribuer la Légion d’honneur à Charles Enderlin.
Mai 2010. Pierre-André Taguieff publie, aux PUF, La Nouvelle propagande antijuive qui consacre 100 pages à l’affaire Al-Dura.
7 Octobre 2010. Charles Enderlin publie un livre sur l’affaire Al-Dura : Un enfant est mort.
21 octobre 2010. Le bureau du Premier ministre israélien émet un communiqué contredisant la version de France 2.
28 février 2012. La Cour de Cassation annule la relaxe de Philippe Karsenty, contre l’avis de l’avocat général, et ordonne que l’affaire soit rejugée par la Cour d’appel de Paris.
16 janvier 2013. Lors du nouveau procès en appel, le procureur « s’en remet à la sagesse de la Cour », qui prononcera son arrêt le 3 avril 2013.
La diffusion de ces images provoqua, début octobre 2000, des émeutes dans les villages arabes d’Israël, qui provoquèrent 13 morts, et servirent de prétexte aux djihadistes pakistanais pour exécuter, devant une caméra, le journaliste américain Daniel Pearl. ↩ [3]
Yehuda David et Clément Weill-Raynal ont été condamnés en première instance. La Cour d’appel relaxe Yehuda David, mais maintient, sur un point de détail, la condamnation de Clément Weill-Raynal, qui s’est pourvu en cassation. ↩ [4]
Je m’attendais à une belle émission, et ce fut effectivement une belle émission. J’aimerais en voir plus souvent de semblables. Cela me permettrait de devenir un bon antisémite français.
L’émission s’appelait Un œil sur la planète : pour cette fois, l’expression appropriée aurait été un œil borgne sur la planète. D’ailleurs, je pense que c’est l’explication fondamentale.
Les journalistes qui font l’émission sont borgnes, ce qui les empêche de voir une bonne partie de la réalité qui les entoure. Ils sont aussi en partie sourds, car il est des mots qu’ils n’entendent pas.
Ils sont tellement ignorants en histoire qu’ils ont dû retripler leur sixième et rater leur bac à vingt cinq ans.
Ils souffrent aussi de déficiences mentales assez marquées, car lorsque leur interlocuteur les prend pour des imbéciles, ils montrent avec un sourire niais que l’interlocuteur concerné a raison.
Le sujet était la création de l’Etat palestinien. Tous les Palestiniens montrés étaient des gens doux et gentils qui souffraient sans cesse pour toutes les raisons imaginables, à croire qu’ils étaient atrocement persécutés par de monstrueux sadiques appelés les Juifs, parfois, les Israéliens.
Certains de ces gens doux et gentils rejoignaient des groupes armés désireux de tuer les monstrueux sadiques d’en face, ces sales Juifs, et il était fatal, à l’évidence, que des gens doux et gentils en arrivent là : quand la souffrance devient insupportable et quand les persécutions atroces durent trop longtemps, même le plus doux des agneaux peut se mettre à crier et à se rebeller.
On a montré Gaza enfermé entre de hauts murs par les Juifs. On a dit que les Juifs ne voulaient pas que les terres soient cultivées sur une bande de trois cent mètres le long de la frontière, juste pour empêcher des agriculteurs de planter des légumes et pour faire mourir de faim des familles entières.
On a montré les tunnels de contrebande vers l’Egypte et pas longtemps après, dans un centre commercial, le seul escalator de Gaza, flambant neuf. Ils sont vraiment forts les Palestiniens doux et gentils. Ils ont réussi à faire passer un escalator par des tunnels d’un mètre de large.
On a évoqué les tirs de roquettes sur Gaza, mais on a expliqué que ces tirs se faisaient en représailles aux tirs des Juifs, qui, semble-t-il tirent sur des Palestiniens doux et gentils de Gaza rien que pour le plaisir.
Il y a eu un beau passage sur la Judée-Samarie, expliquant que les Juifs coupent l’eau aux Palestiniens qui, sans cela, cultiveraient tellement que la région serait aussi prolifique et féconde que la Beauce. Les Juifs empêchent les cultivateurs de cultiver et veulent faire mourir de soif les gens doux et gentils : une honte.
Et le journaliste croit savoir qu’avant les Juifs, la Judée-Samarie était verdoyante. J’attendais des photos de la Judée-Samarie verdoyante d’avant les Juifs. Il semble que le journaliste ne les ait pas trouvées.
Bien sûr, le mur a été évoqué.
Et là, les Juifs ont construit un mur enfermant les gens doux et gentils d’un côté du mur tout en laissant le jardin que les gens doux et gentils cultivent de l’autre côté du mur.
Du pur sadisme. Il n’a pas été question d’attentats ou de terrorisme, car, comme chacun le sait, il n’y a jamais eu d’attentats ou de terrorisme. S’il y en avait eu, le journaliste l’aurait dit.
On a vu Ramallah, belle, propre, neuve, avec une police souriante et scrupuleuse, des services administratifs qui fonctionnent. On donnerait un Etat les yeux fermés à ces gens là. Surtout lorsqu’on est borgne et qu’on ne demande pas pourquoi toutes les rues ont des noms de terroristes ou d’auteur d’attentat suicide.
On a vu Hebron et les humiliations incessantes que des Juifs colonisateurs font subir aux gens doux et gentils. On n’a pas entendu parler des gens assassinés ou égorgés par des gens doux et gentils, sans doute parce que des Juifs assassinés, cela n’existe pas non plus.
On a appris que Jérusalem Est était très largement colonisée, que des Juifs y démolissaient cyniquement des maisons de gens doux et gentils, et qu’on y construisait des maisons pour les Juifs. Quels gens répugnants, ces Juifs !
On a vu des gens dans un camp de réfugiés au Liban, et ces gens souffrent aussi énormément à cause des Juifs : les Juifs les ont chassés de chez eux en 1948, le droit international, a dit le journaliste, leur donne le droit de rentrer chez eux, mais comme les Juifs violent sans cesse le droit international, ils doivent pendre au mur la clé de leur maison que des Juifs occupent indûment.
Le fait que les Arabes palestiniens n’ont pas le droit de s’intégrer à la société libanaise a été évoqué par quelqu’un qui a dit que c’était parce qu’il fallait d’abord libérer la Palestine. Le journaliste a trouvé l’explication convaincante.
C’est vrai, quoi ! Si on ne peut pas faire revenir cinq millions de personnes qui n’ont jamais mis les pieds en Israël, et dont l’arrière grand père est parti sur ordre des autorités arabes, pour quinze jours, le temps que tous les Juifs soient massacrés, c’est injuste !
Est-ce de la faute de ces gens si les Juifs n’ont pas été tous massacrés ! Les Juifs se sont défendus : c’est dire à quel point ils sont ignobles.
On a très peu vu Israël : l’œil borgne n’a pas vu qu’Israël existait, et il a préféré ne pas voir. Cela aurait été risqué pour lui de se promener au milieu de Juifs, ces gens sont si méchants ! Pas étonnant si Hitler les détestait !
Se disant qu’il devait quand même équilibrer son discours, le journaliste a rencontré, pour une minute trente Uzi Landau, ministre du gouvernement israélien. Il n’a pas pu tenir davantage qu’une minute trente : une minute trente de vérité après une dose intensive de mensonges, c’est dangereux pour le rythme cardiaque, surtout chez les borgnes.
On a aperçu Charles Enderlin, dont la réputation n’est plus à faire. Et on a eu dix minutes d’interview d’Avraham Burg qui a pu dire amplement que le gouvernement présent d’Israël pratique l’apartheid, est composé de racistes et de gens d’extrême-droite.
Pour de l’information, çà c’est de l’information.
Le dernier volet était consacré aux Etats-Unis : comment se fait-il que le peuple américain aime tant les Juifs et Israël ? Comment se fait-il que tant d’hommes politiques américains soutiennent Israël ? Le journaliste l’œil borgne n’a pas tardé à trouver la réponse : le lobby juif, bien sûr. L’argent juif qui va de pair avec le lobby juif.
Ces sales juifs achètent les hommes politiques qui sont, bien sûr, très corrompus et vendus au pouvoir juif. Ils placent des journalistes juifs dans les médias, et dans ces conditions, comment voudriez-vous que l’information soit aussi bien faite qu’en France ?
Et puis il y a des Chrétiens qui ne sont pas antisémites, et qui sont même tout le contraire, et qui parlent avec déférence du peuple juif comme du peuple élu pour apporter au monde le message de Dieu. Et ces Chrétiens sont influents.
Le peuple américain est sous influence juive et chrétienne. Il est composé de gens qui ne sont pas capables de penser par eux-mêmes et qui n’ont pas les bonnes informations.
Obama a fait son possible, et a dénoncé Israël dans son discours au Caire, ce qui a beaucoup plu aux musulmans et, a dit le journaliste, a été un pas en avant en direction de la paix, mais Obama n’a pas pu poursuivre dans cette direction. Pourquoi ? Demandez au lobby juif.
Les explications finales ont été fournies par un ami d’Ismael Haniyeh, Jimmy Carter, qui lui aussi a parlé d’apartheid israélien, puis par deux auteurs antisémites, auteurs d’un best seller qui s’est bien vendu en France : The Israel Lobby, Stephen Walt et John Measheimer, qui ont expliqué à quel point le soutien américain à Israël était irrationnel, et que c’est à cause de ce soutien irrationnel que tout le terrorisme islamique existait sur la planète, y compris les attentats du onze septembre.
Une superbe explication. Très convaincante.
Sans le soutien américain à Israël, plus d’Israël, donc plus de problèmes. Les musulmans du monde entier se comporteraient comme des moines bouddhistes. Les gens doux et gentils du Moyen Orient n’auraient plus à souffrir.
Et c’est vrai : si Israël n’existait pas et si les Etats-Unis ne soutenaient pas Israël, il ne se serait rien passé le onze septembre.
Je savais bien que le onze septembre, c’était à cause d’Israël ! J’y vois enfin clair. Et je sais aussi que si Hassan el-Banna a fondé les Frères musulmans en 1928, c’est parce qu’Israël a été fondé en 1948. C’est logique.
Dans un prochain documentaire que j’attends avec impatience, on m’expliquera sans doute que Syed Ahmad Shaheed, djihadiste des années 1820 en Inde était devenu djihadiste à cause de la création d’Israël en 1948.
Ce fut une belle émission, oui.
Réflexion faite, je me passerai d’en voir de semblables. Mais c’est à force de faire des émissions de ce genre que l’antisémitisme remonte en France, dans le sillage de la haine d’Israël. France 2 fait partie du service public.
Les missions du service public ne me semblaient pas inclure l’incitation à la haine, la propagation de l’antisémitisme et la falsification de l’histoire. Mais c’était avant qu’on embauche dans le service public des journalistes borgnes, en partie sourds, déficients mentalement et ignorants en histoire.
Je leur enverrais bien le prochain livre que je publie, début novembre, vu le titre, « Comment le peuple palestinien fut inventé », je suis certain qu’il va leur plaire.
Hamas leader Dr. Salah Bardawil called on Palestinian political leaders in the Authority and the factions to review the Palestinian political program to face the repercussions of the remarks made by Obama on Thursday during his visit to Jerusalem and West Bank. Bardawil described in a press statement to Quds Press the U.S. President statements calling for recognizing Israel as a Jewish state as "the most dangerous statement by an American president regarding the Palestinian issue." He added that the recognition of the State of Israel means practically abolishing the right of refugees to return and tampering with the fate of the Palestinians from the 1948-occupied territories. "This shows that Obama has turned his back to all Arabs … This is serious and requires that the Palestinian leadership reformulates its political program to address this deception." Al Qassam
Tranquillement, sans que personne ne l’annonce, le conflit israélo-palestinien est passé d’une nécessité à un passe-temps pour les diplomates américains. Comme n’importe quel passe-temps — construction de modèles réduits d’avions ou de chandails au tricot — certains jours vous travaillez dessus, certains jours, vous ne travaillez pas. Cela dépend de votre humeur, mais qu’importe finalement si le chandail est terminé ou non. Obama a travaillé sur ce passe-temps au début de son premier mandat. Il a vite été coincé lorsqu’il a été repoussé par les deux parties, et, par conséquent, il a adopté, tout à fait rationnellement, à mon avis, une attitude de négligence bénigne. Tout cela dans l’indifférence générale. (…) Le conflit le plus déstabilisateur de la région est la guerre civile entre chiites et sunnites qui chauffe, le Liban, la Syrie, l’Irak, le Koweït, le Bahreïn et le Yémen. Alors qu’il serait une bonne chose d’ériger un Etat palestinien en paix avec Israël, la question est aujourd’hui restera-t-il un État syrien, un Etat libyen et l’État égyptien. Enfin, alors que la nécessité pour l’Amérique de forger la paix israélo-palestinienne n’a jamais été plus faible, les obstacles n’ont jamais été plus élevés : Israël a maintenant installé 300 000 imlantations en Cisjordanie et les attaques à la roquette du Hamas sur Israël depuis Gaza ont sérieusement érodé l’appétit de la majorité silencieuse israélienne de se retirer de la Cisjordanie, puisqu’une seule petit roquette fusée tirée de là-bas pourrait fermer l’aéroport international israélien de Lod. Pour toutes ces raisons, Obama pourrait bien être le premier président américain à visiter Israël en touriste. Thomas Friedman
Keeping Iran from sprinting to a single bomb now so that it can amble toward 50 bombs once Mr. Obama is out of office is not a policy worthy of any American presidency. I’d also like to hear the president tell Palestinians during his visit to Bethlehem that what really stands between them and a state isn’t Israel or its settlements. Israel dismantled its settlements in Sinai for the sake of peace with Egypt, and dismantled them again in Gaza in the interests of disengaging from the restive coastal strip. Most Israelis would gladly do so again for the sake of a real peace with the Palestinians. But Israelis can have no confidence in such a peace so long as Palestinians elect Hamas to power, cheer the rocketing of Israeli cities, insist on a « right of return » to Tel Aviv and Haifa, play charades at the U.N., refuse to negotiate directly with Israel, and raise their children on a diet of anti-Semitic slurs. Bret Stephens
Pourquoi donc ce grand écart entre le verbe et les actes? En premier lieu à cause du Congrès. Sénateurs et représentants, démocrates comme républicains, sont extrêmement défavorables à des pressions sur Israël au moment où son voisinage s’islamise (Égypte), implose en guerre civile (Syrie) ou se nucléarise (Iran). En second lieu, Obama a d’autres dossiers brûlants à traiter – outre sa lutte interne avec les républicains sur les questions socio-économiques -, à commencer par la bombe iranienne, cauchemar non seulement d’Israël, mais aussi des alliés arabes sunnites pétrolifères de Washington (Arabie saoudite). Il doit aussi gérer les tensions montantes avec la Russie, la Chine, la Corée du Nord ou encore le Pakistan ; devant ces titans asiatiques surarmés et les risques de conflits entre eux (Inde/Pakistan, Chine/Japon, etc.), le dossier palestinien apparaît franchement marginal, surtout par ces temps de calme relatif. Le locataire de la Maison-Blanche tapera-t-il du poing sur la table durant son second mandat? Non, d’autant moins que la nouvelle coalition de «Bibi» est plus présentable que la précédente, dépourvue de ministres ultraorthodoxes mais riche de la très appréciée Tzipi Livni, en charge du… processus de paix. Mais, en définitive, la vraie question n’est-elle pas de savoir si Obama croit encore possible le règlement du conflit israélo-palestinien? Si tel n’est pas le cas, on lui souhaite un agréable séjour touristique au Proche-Orient. Frédéric Encel
Bien qu’il puisse y avoir certains dans les mondes arabes et musulmans, qui prendront à cœur de sermon du président sur la coexistence et les objectifs communs, le chant des manifestants qui l’a accueilli à Ramallah aujourd’hui, dans lequel la foule réclamait des fusils lance-grenades et non plus de coopération avec les États-Unis, était peut-être une lecture plus précise de l’opinion publique. (…) Le président a peut-êrtre estimé qu’il devait faire précéder tout discours de paix par un émouvant hymne au sionisme et le droit d’Israël à se défendre contre ses ennemis, afin qu’ils se sentent suffisamment en sécurité pour accepter le compromis. Mais à une culture politique palestinienne qui cherche toujours la délégitimisation d’Israël, ceci est une invitation à la confrontation, pas l’accomodement. Tant que le nationalisme palestinien restera lié au rejet du sionisme, il sera difficile, voire impossible, pour même un leader palestinien plus fort qu’Abbas de faire la paix. Et c’est pourquoi que sans aucun doute à la frande frustration du président Obama, il continuerat à éviter comme la peste les pourparlers. Le discours de Jérusalem d’Obama sur les vertus d’une solution à deux États n’est pas plus susceptibles de produire un que celui de Bush donné en 2002 en devenant le premier président américain à approuver officiellement la création d’un Etat palestinien. A ce moment là aussi, Bush favait ormulé son appui au concept dans un contexte de sécurité israéliennes et des droits des Palestiniens (bien que Bush ait également approuvé la démocratie palestinienne, un point qu’Obama judicieusement évité puisque Abbas en est actuellement à sa neuvième année d’un mandat de quatre ans). Mais même si l’appui sincère de Bush a contribué à encourager ensuite le premier ministre Ariel Sharon à se retirer de la bande de Gaza (une erreur colossale qui s’a aggravé la sécurité du pays et qui ne sera répète ni par Netanyahu ni par aucun autre dirigeant israélien en Cisjordanie), il n’a en rien fait bouger les Palestiniens. malgré tout son brio rhétorique, les chances d’Obama de réussir là où Bush a échoué sont minimes. (…) L’ironie ici, c’est que la droite juve qui attaquera Obama pour son discours aura probablement aussi tort quant à son impact que la gauche qui l’encense. Tant que les Palestiniens resteront réticents à faire la paix, peu importe ce que pourront dire les israéliens ou Obama sur le sujet.Jonathan S. Tobin
Vous avez dit "vacances de Monsieur Hulot" ?
Batterie du système antimissile "Dôme de fer", Musée national, Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste, tombes de Rabin et de Theodor Herzl, basilique de la Nativité à Bethléem, Pétra …
Au lendemain de la dernière balade en Palestine du Touriste en chef et maitre es téléprompteries de la Maison Blanche …
Qui, entre les incessants gages aux panislamistes et l’abandon de ses anciens alliés aux allahakbaristes du prétendu "printemps arabe", avait passé l’essentiel de son premier mandat à multiplier les gestes d’hostilité à l’égard du gouvernement israélien …
Mais qui, détérioration de la situation syrienne et survol de territoire en cas de bombardement du programme nucléaire iranien obligent et mis à part le rappel du statut d’Etat juif d’Israël, semble néanmoins avoir obtenu des excuses israéliennes pour une évidente provocation turque …
L’éditorialiste américain Jonathan S. Tobin rappelle, après le spécialiste français du Proche-Orient Frédéric Encel il y a quelques jours, la futilité de l’entreprise …
Tant que les dirigeants palestiniens continueront à refuser la paix …
Jewish left-wingers are cheering President Obama’s Jerusalem speech in which he once again made the case for a two-state solution. Some are hoping that this will mean a renewed campaign of U.S. pressure on the Netanyahu government. With a new secretary of state in John Kerry who may well be foolish enough to believe he can succeed where so many other American peace processers have failed, perhaps they are right. But it is also possible that although Obama was eager to reiterate his ideas about the necessity of peace, the only real insights about the impact of the presidential visit may be coming from Palestinians and some of their cheerleaders.
While they will also welcome the president’s reassertion of the right of the Palestinians to a state of their own and his criticisms of Jewish settlements, it is far more probable that the part of his address today that will resonate with them is the section in which he laid out at length not only a defense of Zionism but a case for Israel’s right to self-defense and America’s ironclad guarantee of its security. Though there may be some in the Muslim and Arab worlds who will take to heart the president’s sermon on coexistence and shared goals, the chant of demonstrators that greeted him in Ramallah today, in which the crowd chanted for rocket propelled grenades, not more cooperation with the U.S., was perhaps a more accurate reading of public opinion.
Were Palestinian Authority head Mahmoud Abbas, whom the president inaccurately praised as a “partner for peace,” really interested in pursuing a two-state solution, he would take up the president’s challenge and agree, as Obama insisted during their joint press conference, to a new round of peace talks without insisting on preconditions. But the odds that the embattled Abbas, who is far more worried about Hamas than he is about Israel or the U.S., will do that are slim, making any new U.S. initiative a fool’s errand.
Those who would dismiss the president’s speeches as meaningless rhetoric shouldn’t underestimate the power of words, especially from an American president, to set the tone in the region. But those who think Obama’s appeal to Israelis to force their leaders to once again take risks for peace (something that runs contrary to the verdict of the recent Israeli election) may not only be misreading the mood of the Israeli public; they are also ignoring the Palestinians.
It should first be understood that merely stating America’s desire for a renewal of the peace process without demanding anything from the parties other than that they return to the peace table does not in any way constitute pressure on Israel. To the contrary, while Israel’s new government is under no illusion about the president wanting them to change course on settlements, they heard no concrete proposals from him that they must either refuse or accede to. In Ramallah, Obama echoed Netanyahu when he pointed out that the Palestinian demand that Israel concede every main point on borders and settlements prior to the negotiations was a formula for inaction, not peace. Israel’s position remains that it is ready to talk about everything without preconditions and that is exactly what Obama endorsed. Though it is possible Obama may follow this up with pressure on Netanyahu in the coming months and years, his speech actually made it very plain that pressure for peace would have to come from the Israel public and not from an American president who has learned his lesson about the futility of trying to impose his will on the Jewish state or on a Palestinian Authority that has consistently disappointed him.
While some on the Jewish right may only be listening to the latter part of the president’s speech in which he criticized settlements, what they need to understand is that Israel’s enemies probably stopped listening after the part where he endorsed Zionism and said those who wish to erase Israel are wasting their time. It will be those words and not his call for mutual understanding that will have the most impact.
The president may have felt that he had to precede any talk about peace with a stirring paean to Zionism and the right of Israel to defend itself against its enemies in order to make them feel safe enough to compromise. But to a Palestinian political culture that still seeks Israel’s delegitimization, that is an invitation to confrontation, not accommodation. So long as Palestinian nationalism is bound up with rejection of Zionism, it will be difficult, if not impossible, for even a stronger Palestinian leader than Abbas to make peace. And that is why he will, no doubt to President Obama’s frustration, continue to avoid talks like the plague.
Obama’s Jerusalem speech about the virtues of a two-state solution is no more likely to produce one than the one George W. Bush gave in 2002 when he became the first U.S. president to officially endorse the creation of a Palestinian state. Then, too, Bush couched his support for the concept in a context of Israeli security and Palestinian rights (though Bush also endorsed Palestinian democracy, a point that Obama wisely avoided since Abbas is now serving in the ninth year of a four-year term). But while Bush’s heartfelt support helped encourage then Prime Minister Ariel Sharon to withdraw from Gaza (a colossal blunder that has worsened the country’s security and that neither Netanyahu nor any other Israeli leader will repeat in the West Bank), it did nothing to move the Palestinians. For all of his rhetorical brilliance, Obama’s chances of succeeding where Bush failed are minimal.
In the absence of any peace proposal that will hinge on American pressure on Israel to make concessions, nothing will come of Obama’s peace advocacy. Obama’s critics on the right, both here and in Israel, may say that his Zionist rhetoric is insincere and that the only aspects of his speeches that can be believed are those that call for Israeli concessions. But while he may not, as Aaron David Miller said, be “in love with the idea of Israel,” he gave a plausible impression of someone who is an ardent supporter of that idea this week. After this trip, it is simply not possible to claim he is Israel’s enemy, even if some of his advice to it is unwise.
The irony here is that the Jewish right that will attack Obama for his speech is probably as wrong about its impact as the left that cheers it. As long as the Palestinians remain unwilling to make peace, it doesn’t matter what the Israelis do or what Obama says about the subject.
Frédéric Encel, géopolitologue et professeur à l’ESG Management School, souligne que le président américain n’a jamais menacé de sanctions Benyamin Netanyahu pour sa conduite du dossier palestinien.
Frédéric Encel
Le Figaro
À en croire la plupart des observateurs, les relations israélo-américaines, à l’instar de celles qui prévalent entre Barack Obama et Benyamin Netanyahu depuis (et pour encore!) quatre années, seraient exécrables. Or rien n’est moins vrai.
Certes, le président américain reproche à son vis-à-vis israélien depuis leur investiture concomitante, début 2009, de ne pas faire assez d’efforts pour reprendre les pourparlers avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le lui exprime ouvertement: poignées de main glaciales à chacune de leurs entrevues, critiques publiques, absence de visite en Israël jusqu’à présent, etc. Les quatre mandats successifs de Bill Clinton et George Bush junior avaient habitué les Israéliens à plus de chaleur! Mais ces pressions ne sont pas sérieuses. Car un président américain exerçant de véritables pressions les assortit de menaces de sanctions.
En décembre 1948, Harry Truman (pourtant pro-israélien) exhorte David Ben Gourion à replier ses troupes victorieuses du Sinaï égyptien en pleine première guerre israélo-arabe, sous peine de blocus économique. Israël ne pourrait survivre à une telle mesure, et le fondateur de l’État juif s’incline. En octobre 1956, Dwight Eisenhower menace le même premier ministre de la même sanction s’il ne se retire pas du même territoire, conquis lors de la campagne de Suez. Tout comme leurs alliés français et britanniques, les Israéliens sont contraints de se retirer du sol égyptien. En octobre 1991, George Bush senior menace Yitzhak Shamir de lui refuser 10 milliards de garanties bancaires nécessaires à intégrer le million d’immigrants juifs d’URSS fraîchement arrivés s’il rejette la conférence internationale de Madrid. Bien que faucon, Shamir s’y rendra finalement… Barack Obama, lui, n’a jamais menacé le nationaliste Netanyahu de sanctions, sur aucun plan.
Économiquement d’abord, même si Israël dépend nettement moins de son allié qu’autrefois, Obama aurait pu menacer de diminuer l’aide américaine annuelle de 3 milliards de dollars. Il n’en fit rien. Diplomatiquement ensuite, il aurait pu, à l’Assemblée générale comme au Conseil de sécurité des Nations unies, s’abstenir ou même condamner Jérusalem à l’instar de la majorité des autres capitales lors des votes concernant plusieurs affaires – la flottille turque (juin 2009), le rapport Goldstone (novembre 2009), ou encore la reconnaissance de l’État de Palestine (novembre 2012). Or les États-Unis (ainsi que leurs alliés micro-insulaires du Pacifique!) soutinrent indéfectiblement Israël durant tout le mandat d’Obama. Militairement, enfin, ce dernier aurait pu refuser la livraison à Tsahal des puissantes bombes perforantes BLU et GBU ou ralentir la coopération balistique du programme «Dôme de fer», fragilisant Israël tant face à l’Iran que vis-à-vis du Hamas et du Hezbollah. Il s’en abstint. Comme l’indiquait le président hébreu Shimon Pérès lors de sa récente visite à Paris, jamais la coopération technologique et militaire israélo-américaine n’aura au contraire atteint une telle intensité.
Pourquoi donc ce grand écart entre le verbe et les actes? En premier lieu à cause du Congrès. Sénateurs et représentants, démocrates comme républicains, sont extrêmement défavorables à des pressions sur Israël au moment où son voisinage s’islamise (Égypte), implose en guerre civile (Syrie) ou se nucléarise (Iran). En second lieu, Obama a d’autres dossiers brûlants à traiter – outre sa lutte interne avec les républicains sur les questions socio-économiques -, à commencer par la bombe iranienne, cauchemar non seulement d’Israël, mais aussi des alliés arabes sunnites pétrolifères de Washington (Arabie saoudite). Il doit aussi gérer les tensions montantes avec la Russie, la Chine, la Corée du Nord ou encore le Pakistan ; devant ces titans asiatiques surarmés et les risques de conflits entre eux (Inde/Pakistan, Chine/Japon, etc.), le dossier palestinien apparaît franchement marginal, surtout par ces temps de calme relatif.
Le locataire de la Maison-Blanche tapera-t-il du poing sur la table durant son second mandat? Non, d’autant moins que la nouvelle coalition de «Bibi» est plus présentable que la précédente, dépourvue de ministres ultraorthodoxes mais riche de la très appréciée Tzipi Livni, en charge du… processus de paix. Mais, en définitive, la vraie question n’est-elle pas de savoir si Obama croit encore possible le règlement du conflit israélo-palestinien? Si tel n’est pas le cas, on lui souhaite un agréable séjour touristique au Proche-Orient.
Frédéric Encel est l’auteur de l’«Atlas géopolitique d’Israël» (Autrement, 2012)
Le président américain entame aujourd’hui une visite de quatre jours, sans plan de paix, mais avec l’espoir de redorer son image dans la région.
Lorraine Millot Correspondante à Washington
Avant même son arrivée en Israël aujourd’hui, Barack Obama ne jure plus que par «Bibi». Dans une interview à la télévision israélienne, au grand amusement des diplomates, le président américain n’a cessé d’employer le surnom du Premier ministre de l’Etat hébreu pour assurer que sa relation avec «Bibi» est «professionnelle et formidable». Fini donc le temps des insultes, quand le président américain se voulait trop occupé pour recevoir le même Benyamin Nétanyahou de passage à l’ONU, ou lorsqu’un journaliste bien introduit à la Maison Blanche, Jeffrey Goldberg, pouvait rapporter, en janvier encore, qu’Obama considérait le dirigeant israélien comme un «lâche».
Le voyage de quatre jours que Barack Obama entame aujourd’hui en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Jordanie, vise à remettre la relation israélo-américaine sur de meilleurs rails après toute une série de malentendus, épreuves de force et crises de nerfs.
«Touriste». Le Président n’arrive pas porteur d’une «nouvelle initiative» de paix, a prévenu d’entrée la Maison Blanche, qui s’est efforcée de réduire les attentes autant que possible à l’approche de cette visite. Le principal objectif d’Obama sera de «parler directement aux Israéliens», a souligné son conseiller Ben Rhodes. L’apogée du voyage sera un discours aux jeunes Israéliens demain, au Centre des conventions de Jérusalem, explique-t-on à Washington, dans l’espoir de faire un peu mieux apprécier Obama en Israël (il y est encore très impopulaire) et de pouvoir par la suite s’appuyer sur l’opinion publique locale pour peser sur Nétanyahou. «Le conflit israélo-palestinien n’est plus une nécessité, mais seulement un hobby pour les diplomates américains», en a déduit l’éditorialiste du New York Times Thomas Friedman. «Obama pourrait bien être le premier président américain à visiter Israël en touriste», poursuivait-il dans un récent éditorial bien senti.
A défaut de présenter ses propositions de paix lors de ce voyage, Obama a prévu de multiplier les étapes symboliques : en Israël, il visitera une batterie du système antimissile «Dôme de fer», il ira au Musée national admirer les manuscrits de la mer Morte, se recueillera à Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste, et aussi sur les tombes d’Yitzhak Rabin et de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste. L’idée est d’honorer les racines historiques d’Israël pour corriger une impression malheureuse donnée par Obama qui, dans son fameux discours du Caire au monde musulman, avait semblé fonder toute la légitimité d’Israël sur l’Holocauste. La visite sur la tombe de Herzl sera pour le moins inhabituelle, comme le soulignait Martin Indyk lors d’un récent briefing au think tank Brookings. «J’espère qu’ils réussiront à la trouver», ironisait cet ancien ambassadeur américain à Tel-Aviv, avouant n’y être lui-même encore jamais allé.
Côté palestinien, Barack Obama a prévu de se rendre à la basilique de la Nativité à Bethléem – adressant ainsi un geste aux chrétiens pris dans la tourmente des printemps arabes -, et de rencontrer quelques jeunes à Ramallah, de façon plus informelle, en marge de ses entretiens avec Mahmoud Abbas et le Premier ministre, Salam Fayyad. En Jordanie enfin, Obama compte visiter le site de Pétra plutôt qu’un des camps où des centaines de milliers de réfugiés syriens affluent. S’il s’en tient à ce programme, le président américain risque effectivement de donner une allure «touristique» à ce voyage.
«Nuance». Les sujets sérieux de discussion avec les dirigeants israéliens et palestiniens ne manqueront tout de même pas, le plus pressant restant le programme nucléaire iranien. Washington et l’Etat hébreu ont des «différences de nuance» sur l’Iran, rappelle Natan Sachs, un autre expert de l’institut Brookings : «Les Israéliens mettent l’accent sur la capacité nucléaire iranienne, tandis que les Américains se focalisent sur l’arme nucléaire elle-même, ce qui fait une différence importante de calendrier.»
Au cours de son interview à la télévision israélienne enregistrée la semaine dernière, Obama a estimé que Téhéran «aurait encore besoin d’à peu près un an pour développer une arme nucléaire». Lors de son fameux discours aux Nations unies de septembre, Benyamin Nétanyahou avait annoncé que l’Iran pourrait construire sa première bombe dès le printemps ou l’été 2013. Puisque l’heure est au «redémarrage» de la relation, en public du moins, Obama et «Bibi» devraient pourtant afficher lors de cette visite une même approche : donner encore quelques mois de négociation à l’Iran, tout en le menaçant de frappes militaires s’il ne saisit pas cette dernière chance.
In case you haven’t heard, President Obama leaves for Israel next week. It is possible, though, that you haven’t heard because it is hard for me to recall a less-anticipated trip to Israel by an American president. But there is a message in that empty bottle: Little is expected from this trip — not only because little is possible, but because, from a narrow U.S. point of view, little is necessary. Quietly, with nobody announcing it, the Israeli-Palestinian conflict has shifted from a necessity to a hobby for American diplomats. Like any hobby — building model airplanes or knitting sweaters — some days you work on it, some days you don’t. It depends on your mood, but it doesn’t usually matter when that sweater gets finished. Obama worked on this hobby early in his first term. He got stuck as both parties rebuffed him, and, therefore, he adopted, quite rationally in my view, an attitude of benign neglect. It was barely noticed.
The shift in the Israeli-Palestinian conflict from necessity to hobby for the U.S. is driven by a number of structural changes, beginning with the end of the cold war. There was a time when it was truly feared that an Arab-Israeli war could trigger a wider superpower conflict. During the October 1973 war, President Nixon raised America’s military readiness to Defcon 3 to signal the Soviets to stay away. That is not likely to happen today, given the muted superpower conflict over the Middle East. Moreover, the discovery of massive amounts of oil and gas in the U.S., Canada and Mexico is making North America the new Saudi Arabia. So who needs the old one?
Of course, oil and gas are global commodities, and any disruption of flows from the Middle East would drive up prices. But though America still imports some oil from the Middle East, we will never again be threatened with gas lines by another Arab oil embargo sparked by anger over Palestine. For China and India, that is another matter. For them, the Middle East has gone from a hobby to a necessity. They are both hugely dependent on Middle East oil and gas. If anyone should be advancing Arab-Israeli (and Sunni-Shiite) peace diplomacy today it is the foreign ministers of India and China.
Writing in Foreign Policy magazine last week, Robin M. Mills, the head of consulting at Manaar Energy, noted that “according to preliminary figures reported this week, China has overtaken the United States as the world’s largest net oil importer.” Mills described this as a “shift as momentous as the U.S. eclipse of Britain’s Royal Navy or the American economy’s surpassing of the British economy in the late 19th century. … The United States is set to become the world’s biggest oil producer by 2017.”
At the same time, while the unresolved Israeli-Palestinian conflict emotionally resonates across the Arab-Muslim world, and solving it is necessary for regional stability, it is clearly not sufficient. The most destabilizing conflict in the region is the civil war between Shiites and Sunnis that is rocking Lebanon, Syria, Iraq, Kuwait, Bahrain and Yemen. While it would be a good thing to erect a Palestinian state at peace with Israel, the issue today is will there be anymore a Syrian state, a Libyan state and an Egyptian state.
Finally, while America’s need to forge Israeli-Palestinian peace has never been lower, the obstacles have never been higher: Israel has now implanted 300,000 settlers in the West Bank, and the Hamas rocket attacks on Israel from Gaza have seriously eroded the appetite of the Israeli silent majority to withdraw from the West Bank, since one puny rocket alone from there could close Israel’s international airport in Lod.
For all these reasons, Obama could be the first sitting American president to visit Israel as a tourist.
Good news for Israel, right? Wrong. While there may be fewer reasons for the U.S. to take risks to resolve the Israeli-Palestinian conflict, there is still a powerful reason for Israel to do so. The status quo today may be tolerable for Israel, but it is not healthy. And more status quo means continued Israeli settlements in, and tacit annexation of, the West Bank. That’s why I think the most important thing Obama could do on his trip is to publicly and privately ask every Israeli official he meets these questions:
“Please tell me how your relentless settlement drive in the West Bank does not end up with Israel embedded there — forever ruling over 2.5 million Palestinians with a colonial-like administration that can only undermine Israel as a Jewish democracy and delegitimize Israel in the world community? I understand why Palestinian dysfunction and the Arab awakening make you wary, but still. Shouldn’t you be constantly testing and testing whether there is a Palestinian partner for a secure peace? After all, you have a huge interest in trying to midwife a decent West Bank Palestinian state that is modern, multireligious and pro-Western — a totally different model from the Muslim Brotherhood variants around you. Everyone is focused on me and what will I do. But, as a friend, I just want to know one thing: What is your long-term strategy? Do you even have one?”
In contrast to the high expectations the White House cultivated in pre-Cairo visit statements, Obama has downplayed his visit to Israel.
Why is US President Barack Obama coming to Israel today? In 2008, then president George W. Bush came to celebrate Israel’s 60th Independence Day, and to reject Israeli requests for assistance in destroying Iran’s nuclear installations.
In 1996, then-president Bill Clinton came to Israel to help then-prime minister Shimon Peres’s electoral campaign against Likud leader Binyamin Netanyahu.
It is possible that Obama is coming here in order to build up pro-Israel bonafides. But why would he bother? Obama won his reelection bid with the support of the overwhelming majority of American Jews. Their support vindicated his hostility toward Israel in his first term. He has nothing to prove.
It is worth comparing Obama’s visit to Israel at the start of his second term of office, with his visit to Cairo at the outset of his first term in office.
Ahead of that trip, the new administration promised that the visit, and particularly Obama’s “Address to the Muslim World,” would serve as a starting point for a new US policy in the Middle East. And Obama lived up to expectations.
In speaking to the “Muslim World,” Obama signaled that the US now supported pan-Islamists at the expense of US allies and Arab nationalist leaders, first and foremost then Egyptian president Hosni Mubarak. Moreover, in castigating Israel for its so-called “settlements”; channeling Iranian President Mahmoud Ahmadinejad by intimating that Israel exists because of the Holocaust; and failing to travel from Cairo to Jerusalem, preferring instead to visit a Nazi death camp in Germany, Obama signaled that he was downgrading US ties with the Jewish state.
In sharp contrast to the high expectations the Obama White House cultivated in pre-Cairo visit statements and leaks, Obama and his advisers have downplayed the importance of his visit to Israel, signaling there will be no significant changes in Obama’s policies toward Israel or the wider Middle East.
For instance, in his interview with Israel television’s Channel 2 last week, on issue after issue, Obama made clear that there will be no departure from his first term’s policies. He will continue to speak firmly and do nothing to prevent Iran from developing the means to produce nuclear weapons.
He will not release convicted Israeli agent Jonathan Pollard from federal prison despite the fact that Pollard’s life sentence, and the 28 years he has already served in prison are grossly disproportionate to all sentences passed on and served by offenders who committed similar crimes.
As for the Palestinians, Obama repeated his fierce opposition to Jewish communities beyond the 1949 armistice lines, and his insistence that Israel must get over its justified fears regarding Palestinian intentions and withdraw from Judea and Samaria, for its own good.
Given that all of these are positions he has held throughout his presidency, the mystery surrounding his decision to come to Israel only grows. He didn’t need to come to Israel to rehash policies we already know.
Much of the coverage of Obama’s trip has focused on symbolism. For instance, the administration decided to boycott Ariel University by not inviting its students to attend Obama’s speech to students from all other universities that is set to take place on Thursday in Jerusalem. In boycotting Ariel, Obama’s behavior is substantively the same as that of Britain’s Association of University Teachers. In 2005 that body voted to boycott University of Haifa and Ben-Gurion University in the Negev. But while the AUT’s action was universally condemned, Obama’s decision to bar Israelis whose university is located in a city with 20,000 residents just because their school is located beyond the 1949 armistice lines has generated litte attention.
Then again, seeing as Obama’s snub of Ariel University is in keeping with the White House’s general war with anyone who disputes its view that Judea and Samaria are Arab lands, the lack of outrage at his outrageous behavior makes sense. It doesn’t represent a departure from his positions in his first term.
The only revealing aspect of Obama’s itinerary is his decision to on the one hand bypass Israel’s elected representatives by spurning the invitation to speak before the Knesset; and on the other hand to address a handpicked audience of university students – an audience grossly overpopulated by unelectable, radical leftists.
In the past, US presidents have spoken before audiences of Israeli leftists in order to elevate and empower the political Left against the Right. But this is the first time that a US president has spurned not only the elected Right, but elected leftist politicians as well, by failing to speak to the Knesset, while actively courting the unelectable radical Left through his talk to a university audience.
Clinton constantly embraced the Israeli Left while spurning the Right – famously refusing to meet with then prime minister Binyamin Netanyahu in 1997 while both leaders’ jets were parked on the same tarmac at Los Angeles International Airport.
Clinton’s assiduous courtship of Israel’s Left enabled him to portray himself as a true friend of Israel, even as he openly sought to undermine and overthrow the elected government of the country.
But Clinton always favored leftist politicians – Shimon Peres and Ehud Barak – over rightist politicians. He did not spurn leftist politicians in favor of even more radical unelectable leftists.
So what does Obama seek to achieve with this novel practice? Clearly he is not attempting to use the opportunity of addressing this audience to express contrition for his first term’s policies. In his interview with Channel 2, Obama spoke of the instability on Israel’s borders – but never mentioned the key role he played in overthrowing Mubarak and empowering the Muslim Brotherhood, thus emptying of meaning Israel’s peace treaty with the most populous Arab state.
He never mentioned that his feckless handling of Syria’s civil war ensured that the moderate opposition forces would be eclipsed by radical Islamists affiliated with al-Qaida, as has happened, or expressed concern that al-Qaida forces are now deployed along Syria’s border with Israel, and that there is a real and rising danger that Syria’s arsenals of chemical and biological weapons, as well as its ballistic missiles, will fall into their hands. Indeed, Tuesday it was reported that the al-Qaida infiltrated opposition attacked regime forces with chemical weapons.
Obama will not use his speech before Prime Minister Binyamin Netanyahu’s most outspoken critics to express remorse over the hostility with which he treated Israel’s leader for the past four years. He will not admit that his decision to coerce Israel into suspending Jewish property rights in Judea and Samaria in his first term gave the PLO justification for refusing to meet with or negotiate with the Israeli government.
So since he doesn’t think he’s done anything wrong, and he intends to continue the same policies in his second term, why did he decide to come to Israel? And why is he addressing, and so seeking to empower the radical, unelectable Left? Obama’s speech in Cairo to the Muslim world was held at the Islamist Al-Azhar Univerity. By speaking at Al-Azhar, Obama weakened Mubarak in three different ways. First, Al-Azhar’s faculty members regularly issue religious rulings calling for the murder of non-Muslims, prohibiting the practice of Judaism, and facilitating the victimization of women. In stating these views, Al-Azhar’s leadership has demonstrated that their world view and values are far less amenable to American strategic interests and moral values than Mubarak’s world view was. By speaking at Al-Azhar, Obama signaled that he would reward the anti-American Islamists at the expense of the pro-American Arab nationalists.
Second, in contempt of Mubarak’s explicit wishes, Obama insisted on inviting members of the Muslim Brotherhood to attend his speech. In acting as he did, Obama signaled that under his leadership, the US was abandoning its support for Mubarak and transferring its sympathies to the Muslim Brotherhood.
Finally, by addressing his remarks to the Muslim nation, Obama was perceived as openly rejecting Egyptian nationalism, and indeed the concept of unique national identities among the various Arab states. In so doing, Obama undercut the legitimacy of the Egyptian regime while legitimizing the pan- Islamic Muslim Brotherhood which rejects nationalism in favor of a call for the establishment of a global caliphate.
As subsequent events showed, the conditions for the Egyptian revolution that brought the Muslim Brotherhood to power were prepared during Obama’s speech at al-Azhar.
It is possible that in addressing the unelected radical Left in Jerusalem, Obama seeks to undermine the legitimacy of the Israeli government. But if that is the plan, then it would bespeak an extraordinary contempt and underestimation of Israeli democracy. Such a plan would not play out the same way his Egyptian speech did.
There are two possible policies Obama would want to empower Israel’s radical, unelectable Left in order to advance. First, he could be strengthening these forces to help them pressure the government to make concessions to the Palestinians in order to convince the Palestinian Authority to renew negotiations and accept an Israeli peace offer.
While Obama indicated in his interview with Channel 2 that this is his goal, it is absurd to believe it. Obama knows there is no chance that the Palestinians will accept a deal from Israel. PA chief Mahmoud Abbas and his predecessor Yasser Arafat both rejected Israeli peace offers made by far more radical Israeli governments than the new Netanyahu government. Moreover, the Palestinians refused to meet with Israeli negotiators while Mubarak was still in power. With the Muslim Brotherhood now in charge in Cairo, there is absolutely no way they will agree to negotiate – let alone accept a deal.
This leaves another glaring possibility. Through the radical Left, Obama may intend to foment a pressure campaign to force the government to withdraw unilaterally from all or parts of Judea and Samaria, as Israel withdrew from the Gaza Strip in 2005. If this is Obama’s actual policy goal, it would represent a complete Europeanization of US policy toward Israel. It was the EU that funded radical leftist groups that pushed for Israel’s unilateral withdrawals from Lebanon in 2000 and Gaza in 2005.
And in the past week, a number of commentators have spoken and written in favor of such a plan.
The truth we don’t know why Obama is coming to Israel. The Obama administration has not indicated where its Israel policy is going. And Obama’s Republican opposition is in complete disarray on foreign policy and not in any position to push him to reveal his plans.
What we can say with certainty is that the administration that supports the “democratically elected” Muslim Brotherhood in Egypt, and did so much to clear all obstacles to its election, is snubbing the democratically elected Israeli government, and indeed, Israel’s elected officials in general. Obama’s transmission of this message in the lead-up to this visit, through symbols and action alike does not bode well for Israel’s relations with the US in the coming four years.
Attendez un peu, vous n’avez encore rien entendu. Al Jolson
Je ne crois pas que la Russie soviétique désire la guerre. Ce qu’elle désire, ce sont les fruits de la guerre et une expansion illimitée de sa puissance et de ses doctrines. Toutefois, ce que nous devons considérer ici aujourd’hui, pendant qu’il en est encore temps, c’est la prévention permanente de la guerre et la réalisation de conditions de la paix et de la démocratie aussi rapidement que possible dans tous les pays. Nous ne viendrons pas à bout des difficultés et des dangers en nous voilant la face. Nous ne les ferons pas disparaître en attendant simplement de voir ce qui va se passer ; nous ne les écarterons pas non plus par une politique d’apaisement. Ce qu’il faut, c’est un arrangement et plus nous tardons à le conclure, plus il sera difficile à trouver et plus les dangers qui nous menacent deviendront importants. Ce que j’ai pu voir chez nos amis et alliés russes pendant la guerre, m’a convaincu qu’il n’y a rien qu’ils admirent autant que la force et rien qu’ils respectent moins que la faiblesse, surtout la faiblesse militaire. C’est pourquoi la vieille doctrine d’un équilibre des forces est hasardeuse. Nous ne pouvons nous permettre, s’il est en notre pouvoir de l’éviter, de nous appuyer sur des marges étroites et d’éveiller ainsi les tentations d’une épreuve de force. Si les démocraties occidentales s’unissent dans le strict respect des principes de la Charte des Nations unies, leur influence dans la propagation de ces principes sera immense et personne ne sera capable de les molester. Mais si elles sont divisées, si elles manquent à leur devoir et qu’elles laissent échapper ces années ô combien importantes, alors une catastrophe risque effectivement de s’abattre sur nous tous. La dernière fois, j’ai tout vu venir et je l’ai crié à mes propres concitoyens et au monde mais personne n’y a prêté attention. Jusqu’en 1933 ou même jusqu’en 1935, l’Allemagne aurait peut-être pu être sauvée du terrible destin qui s’est abattu sur elle et nous aurions peut-être pu échapper tous aux malheurs que Hitler a lâchés sur l’humanité. Jamais dans toute l’histoire une guerre n’aurait pu être évitée plus facilement par une action engagée au moment opportun que celle qui vient de ravager de si vastes étendues du globe. Cette guerre aurait pu être évitée à mon avis sans coup férir, et l’Allemagne pourrait être puissante, prospère et honorée aujourd’hui ; mais personne ne voulait écouter et l’un après l’autre nous fûmes tous aspirés par l’affreux tourbillon. Nous devons absolument faire en sorte, Mesdames et Messieurs, que cela ne se reproduise plus.Churchill (Fulton, Missouri, 1946)
If the United States actually demonstrates that it will work to help advance rather than thwart Iranian interests, the course of Iranian politics as well as the future of U.S.-Iranian relations could be forever altered. John Brennan
They are not jihadists, for jihad is a holy struggle, an effort to purify for a legitimate purpose, and there is nothing–absolutely nothing–holy or pure or legitimate or Islamic about murdering innocent men, women and children. (…) We are not waging a war against terrorism because terrorism is but a tactic that will never be defeated, any more than a tactics of war will. (…) In all my travels the city I have come to love most is al-Quds, Jerusalem, where three great faiths come together (…) (20 percent recidivism rate for terrorists released from Guantanamo Bay prison) isn’t that bad”(…) People sometimes use that figure, 20 percent, say ‘Oh my goodness, one out of five detainees returned to some type of extremist activity," (…) “You know, the American penal system, the recidivism rate is up to something about 50 percent or so, as far as return to crime. Twenty percent isn’t that bad.” (…) "violent extremists” are victims of “political, economic and social forces.” (…) “Hezbollah is a very interesting organization" (…) ”There is certainly the elements of Hezbollah that are truly a concern to us what they’re doing. And what we need to do is to find ways to diminish their influence within the organization and to try to build up the more moderate elements.” John Brennan
The FBI gave a guided tour of one of our most sensitive counter-terrorism facilities to a known Hamas operative. Gaffney
John Brennan is the man under whom President Obama has consolidated the unprecedented power of assassination. He directly controls and oversees all aspects of the program that had been previously divided between the Pentagon, the CIA, and other officials. Patrick Poole
Les drones américains ont liquidé plus de monde que le nombre total des détenus de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les prisonniers de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout.Kurt Volker
Not since 1988 (…) has the U.S. government focused on the Iranian military force that specifically protects the country’s Islamic order and most often attacks abroad, variously called the Pasdaran or Sepah in Persian and the Iranian Revolutionary Guard Corps or IRGC in English. This roughly 125,000-strong elite force, created in 1980, has an outsized role in Iran’s political and economic life. It possesses its own army, navy, and air force units, it controls ballistic missile programs, and it shares control over the country’s nuclear program. It runs the Basij, which enforces strict Islamic mores on the Iranian public. Its military forces are more important than the regular armed forces. Its Quds Force of about 15,000 agents spreads the Khomeini revolution abroad via infiltration and assassination. Its graduates staff key positions in the Iranian government. The IRGC has played a lead role attacking Americans, their allies, and their interests, especially when one includes the IRGC’s many documented surrogates and partners, such as Hezbollah, Hamas, the Muqtada al-Sadr movement, even the Taliban and al-Qaeda. IRGC accomplishments include the 1983 Marine barracks and U.S. Embassy bombings in Lebanon, the 1992 and 1994 bombings of Jewish targets in Argentina, the 1996 Khobar barracks bombing in Saudi Arabia, the 2011 attempt to kill the Saudi ambassador in Washington, and provisioning Hamas with missiles for its 2012 war with Israel (which are already being re-provisioned). In all, IRGC attacks have caused the deaths of more than 1,000 American soldiers, and many more members of other armed forces and non-combatants. The U.S. government has condemned the IRGC as a state sponsor of terrorism and designated it as a proliferator of weapons of mass destruction. (…) Confrontation means Washington exploits "the full range of options available to curb the IRGC short of preventive attacks on nuclear sites." He argues that U.S. forces have the right to and should target factories and storage facilities for arms, facilities associated with the IRGC (bases, ports, trucks, planes, ships), arms shipments about to be exported, and IRGC units. Sofaer’s goal is not just to to curb IRGC violence but also to "undermine IRGC credibility and influence, and help convince Iran to negotiate in earnest" over its nuclear weapon program. Daniel Pipes
Nobody in the British leadership said, “I have a great idea. Let’s help fascist regimes take power and then they’ll be our friends and become more moderate! That’s the equivalent of what Brennan does. (…) What would have happened if President Harry Truman turned over American defense, diplomacy, and intelligence in 1946 to those who said that Stalin wanted peace and that Communist rule in Central Europe was a good thing? (…) Of course, Hizballah does not need to stage terrorist attacks if it holds state power! Terrorism is only a tactic to seize control of countries. If you give revolutionaries their goal then why do they need to continue using such a tactic? Yet putting them in power does not increase stability, improve the lives of people, or benefit U.S. interests. If al-Qaeda, for example, overthrew the Iraqi or Saudi government you would see a sharp decline in terrorist attacks! If the Muslim Brotherhood rules Egypt, Tunisia, or Syria it doesn’t need to send suicide bombers into the marketplaces. (…) The same, by the way, would apply to anywhere else in the world. If Communist rebels took power in Latin American or Asian countries you wouldn’t find them hanging out in the jungles raiding isolated villages.In Brennan’s terms, that means the problem would be solved. Instead, the correct response is parallel to Winston Churchill’s point in his 1946 Fulton, Missouri, speech: “I do not believe that Soviet Russia desires war. What they desire is the fruits of war and the indefinite expansion of their power and doctrines.” This is what Brennan — and the Obama Administration — fails to understand regarding this point. The danger is not terrorism but a dangerous revolutionary movement that becomes even more dangerous if it controls entire states, their resources, and their military forces. Barry Rubin
Alors qu’une 2e administration Obama qui aura liquidé plus de monde avec ses drones que n’en aura incarcéré la prison de Guantanamo qu’elle avait pourtant promis de fermer …
Présente pour les postes critiques de secrétaire d’Etat, secrétaire à la Défense et directeur de la CIA …
Un remarquable trio de champions déclarés de l’apaisement voire du déni pur et simple face à la menace jihadiste …
Pendant que l’ancien candidat démocrate à la présidentielle de 2000 et prix Nobel de la paix Al Gore revend sa chaine cablée aux propriétaires de Jihad TV et, de Tunis à Tombouctou, maitres-propagateurs du jihad planétaire …
Comment ne pas repenser, avec le commentateur Barry Ruben, au célèbre avertissement de Churchill du début de la Guerre froide face à la menace soviétique ?
ETATS-UNIS – A l’orée de son second mandat, le président américain a nommé trois de ses hommes aux postes clés de la sécurité nationale.
Un entourage qui fait grand bruit. Le président américain a nommé lundi les nouveaux secrétaire d’Etat à la Défense et directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), respectivement Chuck Hagel et John Brennan. Ces deux postes sont cruciaux pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Problème : le premier est réputé anti-Israël et souple vis-à-vis de l’Iran, le second traîne un scandale quant à ses méthodes musclées d’interrogation.
Chuck Hagel, 66 ans, se voit reprocher ses positions passées, dont sa supposée tiédeur envers Israël et son refus de sanctions contre Téhéran. Il a cependant assuré lundi qu’il n’y a “pas la moindre preuve que je sois anti-israélien, pas le moindre vote qui aurait pu causer du tort à Israël”. De son côté, le président a encensé “le leader que nos soldats méritent”. En effet, Hagel est un ancien militaire reconnu, blessé au combat et décoré. “Chuck sait que la guerre n’est pas une abstraction, a asséné Obama. Il sait qu’envoyer de jeunes Américains pour combattre et être blessés dans la poussière et la boue est quelque chose que nous ne faisons que lorsque c’est absolument nécessaire.” Hagel s’était notamment opposé à la décision de George W. Bush d’envahir l’Irak en 2003.
Drones et interrogatoires musclés
John Brennan, 57 ans, actuellement conseiller antiterroriste du président, génère plus de controverse. Sa mise en avant met également en lumière les recherches sur les drones pour effectuer des attaques armées, qu’il soutient avec force. Le sénateur républicain John McCain, ancien militaire chevronné et ex-candidat à la présidentielle de 2008, a ouvert les hostilités : “La nomination de Brennan pose beaucoup de questions. Notamment sur son rôle dans les programmes dits d’interrogation ‘avancée’ au sein de la CIA et son engagement envers ceux-ci.” Barack Obama, lui, met en avant “ses précieuses connaissances” des affaires étrangères. Durant ses vingt-cinq années au sein de la CIA, il a été entre autres chef d’agence en Arabie saoudite et connaît bien le Proche-Orient.
Hagel et Brennan rejoindraient le sénateur John Kerry, précédemment nommé au secrétariat d’Etat. Une sainte Trinité pour le second mandat de Barack Obama qui pourrait indiquer un changement dans la politique étrangère des Etats-Unis au Proche-Orient.
Le président américain Barack Obama (C) annonce la nomination de Chuck Hagel (G) au Pentagone et de John Brennan (D) à la CIA, à Washington le 7 janvier 2013.
Le président américain Barack Obama (C) annonce la nomination de Chuck Hagel (G) au Pentagone et de John Brennan (D) à la CIA, à Washington le 7 janvier 2013. REUTERS/Kevin Lamarque
POLITIQUE – La tâche va être difficile pour le président américain, qui doit faire confirmer les nominations du conservateur atypique Chuck Hagel, critiqué pour certains de ses propos, et John Brennan, jusqu’alors conseiller du président pour la lutte antiterroriste, que certains lient aux méthodes d’«interrogatoire poussé» utilisées sous l’administration Bush…
Avec les arrivées de Chuck Hagel et de John Brennan, respectivement au poste de secrétaire à la Défense et à la tête de la CIA, qui complètent la nomination du sénateur John Kerry à la tête du département d’Etat, l’équipe chargée des questions de sécurité nationale du président Barack Obama est désormais au complet. Cependant, ces deux choix risquent de susciter la controverse.
Le choix de Chuck Hagel, un conservateur atypique, pour remplacer l’actuel titulaire du portefeuille de la Défense, Leon Panetta, risque en effet de passer difficilement au Sénat, qui doit entériner les deux nominations et où les alliés du président démocrate ne disposent pas de la majorité qualifiée nécessaire pour surmonter une obstruction des républicains.
Un «choix incroyablement controversé»
Les détracteurs de l’ancien sénateur républicain du Nebraska rappellent qu’il s’est opposé non seulement aux sanctions contre l’Iran ou la Libye mais a aussi critiqué l’influence de ce qu’il a appelé le «lobby juif» à Washington. Le président a souligné que le choix de Chuck Hagel était conforme à une tradition bipartisane plus nécessaire que jamais, selon lui, à Washington.
Les élus républicains n’ont pas caché dimanche que le processus de confirmation de la nomination de Chuck Hagel serait difficile. Le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, qui s’est souvent exprimé sur le sujet, a parlé sur la chaîne de télévision CNN de «choix incroyablement controversé». Ses détracteurs affirment que Chuck Hagel, qui a quitté le Sénat en 2008, s’est parfois opposé aux intérêts d’Israël, votant plusieurs fois contre les sanctions américaines à l’encontre de l’Iran. Ses partisans affirment au contraire que son soutien pour Israël n’est pas à démontrer.
Forcing
Devant le Sénat, Chuck Hagel devra aussi expliquer certains de ses propos. En 1998, il avait estimé qu’un candidat à un poste d’ambassadeur n’était pas qualifié parce qu’il était «ouvertement, agressivement gay». Il s’est depuis excusé pour ces propos. Chuck Hagel, qui s’est rapproché de Barack Obama quand ils étaient tous deux sénateurs en raison de leur opposition commune à la guerre en Irak, a aussi été l’un des plus fervents avocats de l’assouplissement des sanctions américaines contre Cuba. En 2011, dans une interview au Financial Times, il prônait une «cure d’amaigrissement» pour le Pentagone.
La confirmation de la nomination de Chuck Hagel suggère que Barack Obama n’a pas voulu apparaître en position de faiblesse en semblant se rendre à ses opposants et être forcé de choisir quelqu’un d’autre que son favori pour un poste très en vue. Déjà, il a dû renoncer à confier la direction de la diplomatie américaine à Susan Rice, représentante permanente des Etats-Unis à l’ONU, en raison de l’opposition des républicains. Le risque pour le président démocrate, en faisant le forcing pour la nomination de Chuck Hagel, est d’entamer le capital politique dont il a besoin pour la prochaine série de négociations sur le budget avec les républicains.
«Interrogatoire poussé»
La nomination de John Brennan, conseiller du président pour la lutte antiterroriste depuis son premier mandat, pour succéder au général David Petraeus, qui a dû démissionner de la principale agence d’espionnage américaine en novembre après la révélation d’une liaison extraconjugale, risque de faire également des vagues à Washington. John Brennan semble avoir toujours été le choix de Barack Obama pour diriger la CIA. Mais l’opposition pourrait venir des associations de défense des droits de l’homme.
John Brennan, qui a déjà travaillé pendant 25 ans à la CIA, n’avait pas été retenu pour la direction de l’agence du renseignement en 2008 compte tenu des interrogations suscitées par les méthodes d’«interrogatoire poussé», certaines assimilables à la torture, utilisées sur les personnes soupçonnés de terrorisme sous l’administration Bush. John Brennan avait à l’époque démenti tout lien avec ces méthodes d’interrogatoire, mais avait retiré sa candidature.
Depuis, l’homme a été salué pour son rôle dans la préparation de l’opération qui a permis l’élimination d’Oussama ben Laden en mai 2011 au Pakistan. Ses partisans estiment que cet épisode aidera à faire taire les critiques et permettra de faire passer sa nomination. «Les états de service de Brennan (…) l’ont préparé à être un directeur exceptionnel de la CIA. Brennan a la pleine confiance du président, a expliqué un haut responsable de l’administration Obama. Pendant quatre ans, il a vu le président tous les jours, et été à ses côtés pour ses décisions les plus difficiles.»
I did a lot of soul-searching before writing my latest article, “After the Fall: What Do You Do When You Conclude America is (Temporarily or Permanently) Kaput?” Of course, I believed every word of it and have done so for a while. But would it depress readers too much? Would it just be too grim?
Maybe U.S. policy will just muddle through the next four years and beyond without any disasters. Perhaps the world will be spared big crises. Possibly the fact that there isn’t some single big superpower enemy seeking world domination will keep things contained.
Perhaps that is true. Yet within hours after its publication I concluded that I hadn’t been too pessimistic. The cause of that reaction is the breaking story that not only will Senator John Kerry be the new secretary of state; that not only will the equally reprehensible former Senator Chuck Hagel be secretary of defense, but that John Brennan, the president’s counterterrorism advisor, will become CIA chief.
About two years ago I joked that if Kerry would become secretary of state it was time to think about heading for that fallout shelter in New Zealand. This trio in power — which along with Obama himself could be called the four horseman of the Apocalypse for U.S. foreign policy — might require an inter-stellar journey.
Let me stress that this is not really about Israel. At the end of Obama’s second term, U.S.-Israel relations will probably be roughly where they are now. Palestinian strategy — both by the Palestinian Authority and Hamas — has left the United States no diplomatic or “peace process” option on that front. The problem is one of eroding U.S. interests, especially the American position in the Middle East but also in other parts of the world.
You can read elsewhere details about these three guys. Here, I will merely summarize the two basic problems:
–Their ideas and views are horrible. This is especially so on Middle Eastern issues but how good are they on anything else? True, they are all hostile to Israel but this isn’t the first time people who think that way held high office. Far worse is that they are pro-Islamist as well as being dim-witted about U.S. interests in a way no foreign policy team has been in the century since America walked onto the world stage.
Brennan is no less than the father of the pro-Islamist policy. What Obama is saying is this: My policy of backing Islamists has worked so well, including in Egypt, that we need to do even more! All those analogies to 1930s’ appeasement are an understatement. Nobody in the British leadership said, “I have a great idea. Let’s help fascist regimes take power and then they’ll be our friends and become more moderate! That’s the equivalent of what Brennan does.
–They are all stupid people. Some friends said I shouldn’t write this because it is a subjective judgment and sounds mean-spirited. But honest, it’s true. Nobody would ever say that their predecessors — Hillary Clinton, Robert Gates, and David Petraeus — were not intelligent and accomplished. But these guys are simply not in that category. Smart people can make bad judgments; regular people with common sense often make bad judgments less often. But stupid, arrogant people with terrible ideas are a disaster.
Brennan’s only life accomplishment has been to propose backing radical Islamists. As a reward, he isn’t just being made head of intelligence for the Middle East but for the whole world! Has Brennan any proven administrative skill? Any knowledge of other parts of the world? No. All he has is a proximity to Obama and a very bad policy concept. What’s especially ironic here is that by now, the Islamist policy has clearly failed and a lot of people are having second thoughts.
With Brennan running the CIA, though, do you think there will be critical intelligence evaluations of the Muslim Brotherhood, Hizballah, or even Hamas? Is the CIA going to warn U.S. leaders about the repression against women, Christians, and moderates? Will there be warnings that Islamists are taking over Syria or reports on Islamist involvement in killing Americans in Benghazi? Can we have confidence about U.S. policy toward Iran?
To get some insight into his thinking, consider the incident in which a left-wing reporter, forgetting there were people listening, reminded Brennan that in an earlier private conversation he admitted favoring engagement not only with the Lebanese terrorist group Hizballah, but also the Palestinian terrorist group Hamas. Ask yourself this question: when an American intelligence chief told Congress that the Muslim Brotherhood was a moderate, secular group who approved that line of argument?
Kerry, of course, was the most energetic backer of sponsoring Syrian dictator Bashir al-Assad before the revolt began. Now he will be the most energetic backer of putting the Muslim Brotherhood into power in Syria. Here is a man who once generalized about American soldiers in Vietnam as being baby-killers and torturers (such things certainly happened but Kerry made the blame collective, except for himself of course).
As for Hagel, suffice it to say that the embarrassing quotes and actions from him in the past — including his opposition to sanctions against Iran — fueled a response to his proposed nomination so strong that the administration had to back down for a while.
What would have happened if President Harry Truman turned over American defense, diplomacy, and intelligence in 1946 to those who said that Stalin wanted peace and that Communist rule in Central Europe was a good thing?
Obama has been president of the United States for four years. Yet in foreign policy, having some decent and competent people in high positions mitigated the damage. Well, the reins are now loosed; the muzzle is off.
I apologize for being so pessimistic but look at the cast of characters? When it comes to Obama Administration foreign policy’s damage on the world and on U.S. interests one can only say, like the great singer Al Jolson, folks, you ain’t seen nothing yet.
To get a sense of his thinking, check out Brennan’s article, “The Conundrum of Iran: Strengthening Moderates without Acquiescing to Belligerence,” Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol. 618, Terrorism: What the Next President Will Face (Jul., 2008), pp. 168-179. Here’s the conclusion:
If the United States actually demonstrates that it will work to help advance rather than thwart Iranian interests, the course of Iranian politics as well as the future of U.S.-Iranian relations could be forever altered.
The Obama Administration followed this advice during its first two years with the result being total failure. The theme of the 2008 article carries over to his view of the Muslim Brotherhood. If the United States shows it is friendly, helpful, and does not oppose their taking power then revolutionary Islamists will become moderate.
For example, he also proposes a U.S. policy, “to tolerate, and even to encourage, greater assimilation of Hezbollah into Lebanon’s political system….” This step, he suggests, will reduce “the influence of violent extremists in the organization.”
Of course, Hizballah does not need to stage terrorist attacks if it holds state power! Terrorism is only a tactic to seize control of countries. If you give revolutionaries their goal then why do they need to continue using such a tactic? Yet putting them in power does not increase stability, improve the lives of people, or benefit U.S. interests. If al-Qaeda, for example, overthrew the Iraqi or Saudi government you would see a sharp decline in terrorist attacks! If the Muslim Brotherhood rules Egypt, Tunisia, or Syria it doesn’t need to send suicide bombers into the marketplaces.
The same, by the way, would apply to anywhere else in the world. If Communist rebels took power in Latin American or Asian countries you wouldn’t find them hanging out in the jungles raiding isolated villages.
In Brennan’s terms, that means the problem would be solved. Instead, the correct response is parallel to Winston Churchill’s point in his 1946 Fulton, Missouri, speech: “I do not believe that Soviet Russia desires war. What they desire is the fruits of war and the indefinite expansion of their power and doctrines.”
This is what Brennan — and the Obama Administration — fails to understand regarding this point. The danger is not terrorism but a dangerous revolutionary movement that becomes even more dangerous if it controls entire states, their resources, and their military forces.
President Obama’s determination to keep his Middle East outreach agenda alive, no matter how at odds with reality, continues. Yesterday, John Brennan, Deputy National Security Adviser for Homeland Security and Counterterrorism, was nominated to head the CIA, replacing scandal-scarred David Petraeus. “John knows what our national security demands,” Obama announced.
“John has an invaluable perspective on the forces, the history, the culture, the politics, economics, the desire for human dignity driving so much of the changes in today’s world…He knows the risks that our intelligence professionals face every day.”
At best, the 25-year CIA veteran’s record is a mixed bag. At worst, he becomes another link in the administration’s efforts to normalize relations with Islamic terrorists.
Brennan was considered to run the CIA after the president was elected for the first time in 2008. But he withdrew his name from consideration after critics derided his support for the Bush administration’s enhanced interrogation techniques, a charge he denied. “It has been immaterial to the critics that I have been a strong opponent of many of the policies of the Bush administration such as the pre-emptive war in Iraq and coercive interrogation tactics, to include waterboarding,” Brennan wrote at the time.
In 2009, Brennan came under fire again, as the result of the colossal intelligence failure that allowed terrorist Umar Farouk Abdulmutallab to board Northwest Airlines Flight 253 on Christmas Day 2009, during which he attempted to detonate an underwear bomb. Abdulmutallab was able to board the fight despite several red flags, including intercepted conversations between Abdulmutallab and American terror cleric Anwar al-Awlaki, a British visa rejection, and a warning from his own father, who went to the U.S. embassy in Abuja, where he told officials of receiving a letter in which his son talked about “sacrificing himself.”
After calls for his resignation, Brennan responded to the criticism in a USA Today editorial. “Politically motivated criticism and unfounded fear-mongering only serve the goals of al-Qaeda,” he wrote. ”Terrorists are not 100-feet tall. Nor do they deserve the abject fear they seek to instill.” One suspects those on board Flight 253 might disagree. Yet Brennan doubled down, and insisted on treating Abdulmutallab as a criminal, rather than an enemy combatant, contending that it is “naive to think that transferring Abdulmutallab to military custody would have caused an outpouring of information. There is little difference between military and civilian custody, other than an interrogator with a uniform. The suspect gets access to a lawyer, and interrogation rules are nearly identical,” Brennan contended.
Brennan further cemented his soft-on-terror credentials only days later in a February 13, 2010 speech at New York University law school’s Islamic Center. In front of a largely Muslim audience, he called for trying 9/11 terrorist Khalid Sheikh Mohammed in a civilian court. ”We are trying to push this forward as best we can, but we also need non-obstruction from certain forces in our government,” he contended. “There are stiff winds delaying us from bringing this man to justice.” Those stiff winds came from the Obama administration itself, which rejected a guilty plea from KSM in 2008, in order to try him in civilian court.
During the same speech, Brennan endorsed the administration’s determination to delete words like “jihadist” and “war on terror” from its lexicon. “They are not jihadists, for jihad is a holy struggle, an effort to purify for a legitimate purpose, and there is nothing–absolutely nothing–holy or pure or legitimate or Islamic about murdering innocent men, women and children,” Brennan insisted. “We are not waging a war against terrorism because terrorism is but a tactic that will never be defeated, any more than a tactics of war will.” In another telling moment, Brennan’s first referred to Jerusalem as al-Quds, which is its Arabic name. ”In all my travels the city I have come to love most is al-Quds, Jerusalem, where three great faiths come together,” he said.
During the question and answer period, Brennan contended that a 20 percent recidivism rate for terrorists released from Guantanamo Bay prison “isn’t that bad” when compared to the American penal system. ”People sometimes use that figure, 20 percent, say ‘Oh my goodness, one out of five detainees returned to some type of extremist activity,’” Brennan said. “You know, the American penal system, the recidivism rate is up to something about 50 percent or so, as far as return to crime. Twenty percent isn’t that bad.” That Brennan could compare one-in-five hardcore terrorists returning to the task of waging war against the West with regular criminals of all kinds, demonstrates either a monumental level of naiveté, or a disingenuousness bordering on delusion.
In another speech given in May 2010 at the Nixon Center, Brennan upped the ante yet again, asserting that that “violent extremists” are victims of “political, economic and social forces.” Reuters reveals additional comments Brennan made, following his return from Lebanon:
“Hezbollah is a very interesting organization,” Brennan told a Washington conference, citing its evolution from “purely a terrorist organization” to a militia to an organization that now has members within the parliament and the cabinet. ”There is certainly the elements of Hezbollah that are truly a concern to us what they’re doing. And what we need to do is to find ways to diminish their influence within the organization and to try to build up the more moderate elements,” Brennan said.”
Again, one might be forgiven for wondering what constitutes a “moderate” in an organization that has carried out a series of worldwide terror attacks over the course of decades, yearns for Israel’s annihilation and, prior to 9/11, was responsible for killing more Americans than any other terrorist organization in the world.
Unfortunately, Brennan’s infatuation with outreach is not limited to Hezbollah. In 2010, columnist Patrick Poole revealed that Hamas operative Kifah Mustapha was given a guided tour of the “National Counterterrorism Center and other secure government facilities, including the FBI’s training center at Quantico.” Mustapha was an unindicted co-conspirator in the Holy Land foundation case, during which his colleagues were convicted of funding Hamas, yet another U.S.-designated terrorist organization. Center for Security Policy chief Frank Gaffney, a former Reagan administration official, demanded Brennan’s resignation as a result. ”The FBI gave a guided tour of one of our most sensitive counter-terrorism facilities to a known Hamas operative,” Gaffney said. “It is clear that the cluelessness fostered by Mr. Brennan is causing an empowering of the wrong sorts of Muslims in America and endangering the American people.”
Brennan penchant for revealing America’s secrets continued in 2012. When the United States thwarted another would-be underwear bomber last May, Brennan inadvertently revealed we had a double-agent working on the case when he briefed former counter-terrorism advisors who subsequently got work as TV commentators. He told them that the bomber was never a threat because America had “inside control” of the situation. The former advisors reached the inexorable conclusion shortly thereafter. May was also the month Judicial Watch finally obtained documents, via a Freedom of Information Act, from the U.S. Department of Defense (DOD) and the Central Intelligence Agency (CIA,) revealing that Brennan and Defense Department officials disclosed to Hollywood filmmakers the identity of the SEAL Team Six operator and commander involved in taking out Osama Bin Laden. A transcript of a meeting held July 14, 2011, reveals that ”documents seemingly reference John O. Brennan, Chief Counterterrorism Advisor to President Obama and Denis McDonough, who serves as President Obama’s Deputy National Security Advisor.”
“These documents, which took nine months and a federal lawsuit to disgorge from the Obama administration, show that politically-connected film makers were giving extraordinary and secret access to bin Laden raid information, including the identity of a Seal Team Six leader,” said Judicial Watch President Tom Fitton. “It is both ironic and hypocritical that the Obama administration stonewalled Judicial Watch’s pursuit of the bin Laden death photos, citing national security concerns, yet seemed willing to share intimate details regarding the raid to help Hollywood filmmakers release a movie ‘perfectly timed to give a home-stretch boost’ to the Obama campaign.”
All of the above suggests that John Brennan is, at the least, an extremely dubious pick to head the CIA. But a story by Associated Press columnist Kimberly Dozier entitled, “Who Will US Drones Target? Who Will Decide?” paints an even more disturbing picture of Brennan, who she contends has “seized the lead in guiding the debate on which terror leaders will be targeted for drone attacks or raids, establishing a new procedure to vet both military and CIA targets. The move concentrates power over the use of lethal U.S. force outside war zones at the White House,” she writes. She further noted that while some intelligence officials are comfortable with the new process, others expressed concern about ”how easy it has become to kill someone.”
PJ Media’s Patrick Poole puts it more directly: “John Brennan is the man under whom President Obama has consolidated the unprecedented power of assassination. He directly controls and oversees all aspects of the program that had been previously divided between the Pentagon, the CIA, and other officials,” he writes.
A soft-on-terror approach, combined with an appetite for unprecedented powers, makes John Brennan a perfect fit for a president with the same proclivities. So does a dubious mixture of incompetence and arrogance. It remains to be seen whether the Senate thinks such qualities work for the nation as a whole. Since the Senate is controlled by Democrats, one suspects that Brennan’s confirmation will be little more than a formality.
As Americans seek to find an alternative to the stark and unappetizing choice of accepting Iran’s rabid leadership having nuclear weapons or pre-emptively bombing its nuclear facilities, one analyst offers a credible third path. Interestingly, it’s inspired by a long-ago policy toward a different foe – the Reagan administration’s ways of handling the Soviet Union – yet this unlikely model offers a useful prototype.
Abraham D. Sofaer, a former U.S. district judge and legal adviser to the State Department, now a senior fellow at the Hoover Institution, argues in Taking On Iran: Strength, Diplomacy and the Iranian Threat (Hoover Institution, 2013) that since the fall of the shah during the Carter administration, Washington "has responded to Iranian aggression with ineffective sanctions and empty warnings and condemnations."
Not since 1988, he notes, has the U.S. government focused on the Iranian military force that specifically protects the country’s Islamic order and most often attacks abroad, variously called the Pasdaran or Sepah in Persian and the Iranian Revolutionary Guard Corps or IRGC in English. This roughly 125,000-strong elite force, created in 1980, has an outsized role in Iran’s political and economic life. It possesses its own army, navy, and air force units, it controls ballistic missile programs, and it shares control over the country’s nuclear program. It runs the Basij, which enforces strict Islamic mores on the Iranian public. Its military forces are more important than the regular armed forces. Its Quds Force of about 15,000 agents spreads the Khomeini revolution abroad via infiltration and assassination. Its graduates staff key positions in the Iranian government.
The IRGC has played a lead role attacking Americans, their allies, and their interests, especially when one includes the IRGC’s many documented surrogates and partners, such as Hezbollah, Hamas, the Muqtada al-Sadr movement, even the Taliban and al-Qaeda. IRGC accomplishments include the 1983 Marine barracks and U.S. Embassy bombings in Lebanon, the 1992 and 1994 bombings of Jewish targets in Argentina, the 1996 Khobar barracks bombing in Saudi Arabia, the 2011 attempt to kill the Saudi ambassador in Washington, and provisioning Hamas with missiles for its 2012 war with Israel (which are already being re-provisioned).
In all, IRGC attacks have caused the deaths of more than 1,000 American soldiers, and many more members of other armed forces and non-combatants. The U.S. government has condemned the IRGC as a state sponsor of terrorism and designated it as a proliferator of weapons of mass destruction.
Sofaer advocates a supple two-pronged approach to Tehran: "confront IRGC aggression directly and negotiate with Iran."
Confrontation means Washington exploits "the full range of options available to curb the IRGC short of preventive attacks on nuclear sites." He argues that U.S. forces have the right to and should target factories and storage facilities for arms, facilities associated with the IRGC (bases, ports, trucks, planes, ships), arms shipments about to be exported, and IRGC units. Sofaer’s goal is not just to to curb IRGC violence but also to "undermine IRGC credibility and influence, and help convince Iran to negotiate in earnest" over its nuclear weapon program.
Negotiations means talking to Tehran about outstanding issues, rather than trying to punish it with aloofness. Sofaer quotes James Dobbins, a former special U.S. envoy to Afghanistan, as expressing this view: "It is time to apply to Iran the policies which won the Cold War, liberated the Warsaw Pact, and reunited Europe: détente and containment, communication whenever possible, and confrontation whenever necessary. We spoke to Stalin’s Russia. We spoke to Mao’s China. In both cases, greater mutual exposure changed their system, not ours. It’s time to speak to Iran, unconditionally, and comprehensively." More broadly, along with Chester A. Crocker, another former American diplomat, Sofaer sees diplomacy as "the engine that converts raw energy and tangible power into meaningful political results."
The IRGC coordinated the 1996 Khobar Towers barracks bombing in Saudi Arabia, killing 19 U.S. military personnel.
Confronting and negotiating in tandem, Sofaer expects, will put great pressure on Tehran to improve its behavior generally (e.g., regarding terrorism) and possibly lead it to shut down the nuclear program, while leaving available a preemptive strike on the table "if all else fails."
Former secretary of state George P. Shultz, in his foreword to Taking on Iran, calls Sofaer’s idea "an alternative that should have been implemented long ago." Indeed, the time is well overdue to respond to IRGC atrocities with the language of force that Iranian leaders only understand – and which has the additional benefit of possibly avoiding greater hostilities.
Mr. Pipes (www.DanielPipes.org) is president of the Middle East Forum.
C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature. André Gide
Dans l’expression ‘gouvernement islamique’, pourquoi jeter d’emblée la suspicion sur l’adjectif ‘islamique’ ? Le mot ‘gouvernement’ suffit, à lui seul, à éveiller la vigilance. Foucault (dec. 1978)
Khomeini est une sorte de figure à la Gandhi. William Sullivan (ambassadeur américain à Téhéran)
Khomeini (…) n’est pas un ‘mujahid fou", mais un homme d’une intégrité et d’une honnêteté impeccables.James Bill (conseiller de Carter, Newsweek, February 12, 1979)
Supposer que l’Ayatollah Khomeiny est un dissimulateur est presque iconcevable. Son style politique est d’exprimer son point de vue réel d’une manière provocante et sans concession. Peu importe les conséquences. Il a peu d’incitations pour devenir brusquement sournois pour flatter l’opinion publique américaine. Ainsi, le dépeindre comme fanatique, réactionnaire et porteur de préjugés bruts apparait heureusement et certainement faux. Aussi, ce qui est encourageant, c’est que son entourage de proches conseillers est uniformément composé d’individus modérés et progressistes. (…) En dépit de ces turbulences, beaucoup d’Iraniens non religieux parlent de cette période comme l’heure de gloire de l’Islam. Après avoir créé un nouveau modèle de révolution populaire fondée, pour l’essentiel, sur les tactiques nonviolentes, l’Iran pourrait bien finalement nous fournir le modèle de gouvernance humaine dont ont désespérément besoin les pays du tiers-monde.Richard Falk (universitaire de Princeton et conseiller de Carter, « Trusting Khomeini », NYT, February 16, 1979)
Nombre des déclarations [de l'Iran] sont certes répréhensibles, mais elles ne constituent pas une incitation au génocide. Personne ne les a mises en oeuvre. Kenneth Roth (président de Human Rights Watch)
L’ex-otage britannique au Liban, Terry Waite, a effectué une visite à Beyrouth la semaine dernière, 25 ans après son enlèvement par le Jihad islamique, un groupe pro-iranien proche du Hezbollah, rapportait dimanche un journaliste du Sunday Telegraph qui l’a accompagné durant son voyage. (…) Au cours de sa visite, M. Waite, 73 ans, s’est réuni lundi dernier avec le responsable des relations internationales au sein du Hezbollah, Ammar Moussawi, pour des "discussions de réconciliation". La réunion a duré près de deux heures. Il a affirmé au journal britannique avoir demandé au parti islamiste libanais d’aider les réfugiés chrétiens syriens qui ont fui les violences dans leur pays. Terry Waite est un ancien émissaire du chef de l’Église anglicane de l’époque, Robert Runcie. Il a été enlevé au Liban en 1987 alors qu’il tentait de négocier la libération de quatre otages occidentaux. Accusé d’être un espion, il a été détenu par le Jihad islamique pendant 1 760 jours avant d’être libéré en 1991. (…) Au cours de sa réunion avec M. Moussawi, le Britannique s’est montré très critique vis-à-vis des soulèvements en cours dans le monde arabe, dénonçant l’islamisation des révolutions. "Le Printemps arabe s’est transformé en un pouvoir d’oppression et non de liberté", a-t-il dit au responsable du Hezbollah qui l’a en retour qualifié de "grand homme".L’Orient du jour
Lors de la crise des missiles de Cuba, les États-Unis n’ont pas été confrontés à Cuba, mais à l’Union Soviétique. Israël n’a pas été confronté à Gaza, mais à l’Iran. Michael B. Oren (ambassadeur israélien aux États-Unis et historien militaire)
Même pour les normes de l’Afrique des années 1990, le RUF avait mis la barre très haut pour la brutalité. Ses soldats étaient principalement des enfants enlevés à leurs parents, nourris à la cocaïne et aux amphétamines. Son financement provenait des diamants du sang. Il s’était fait une véritable réputation pour l’amputations des membres de ses victimes. Ses campagnes militaires portaient des noms comme "tout doit disparaitre". En janvier 1999, six mois avant le témoignage de Mme Rice du Sénat, le RUF fit le siège de la capitale, Freetown. "Le RUF a incendié des maisons avec leurs occupants toujours à l’intérieur, découpé à la machette les membres ou arraché les yeux au couteau de ses victimes, violé les enfants et abattu de nombreuses personnes dans la rue, » a écrit Ryan Lizza dans The New Republic. "En trois semaines, le RUF tué quelques 6 000 personnes, principalement des civils." Que faire avec un tel groupe? L’Administration Clinton a eu une idée. Amorcer un processus de paix. Il n’a pas semblé faire problème que Sankoh était manifestement irrécupérable et probablement psychotique. Ni qu’il avait violé les accords antérieurs pour mettre fin à la guerre. « Si vous traitez Sankoh comme un homme d’État, il le deviendra", telle était la théorie opératoire au Département d’Etat, selon un membre du personnel du Congrès cité par M. Lizza. Au lieu de traiter Sankoh comme une partie du problème, sinon le problème lui-même, le Département allait le traiter comme faisant partie de la solution. Un représentant du RUF fut donc invité à Washington pour des entretiens. Jesse Jackson fut nommé au poste d’envoyé spécial du président Clinton. (…) Un mois plus tard, les voeux de Mme Ricefurent exaucés avec la signature de l’Accord de paix de Lomé. C’était un incroyable Il s’agissait d’un document. Au nom de la réconciliation, les combattants du RUF furent amnistiés. Sankoh devint vice-président de la Sierra Leone. Pour adoucir l’affaire, il était également chargé de la commission chargée de surveiller le commerce des diamants du pays. Tout cela fut imposé au Président Kabbah. En septembre 1999, Mme Rice salua les efforts de"pratiques" du pasteur Jackson, de l’ambassadeur américain Joe Melrose "et de beaucoup d’autres" pour avoir contribué à la signature de l’accord de Lomé. Pendant des mois par la suite, Mme Rice célèbra les accords à chaque occasion. le pasteur Jackson, dit-elle, avait « joué un rôle particulièrement important, » comme l’avait fait Howard Jeter, son adjoint au Département. Lors d’une séance de questions-réponses avec des journalistes africains le 16 février 2000, elle défendit la participation de Sankoh au gouvernement, notant que "il y a plusieurs cas où des accords de paix dans le monde ont envisagé la conversion de mouvements rebelles en partis politiques". Qui plus est, les États-Unis étaient même prêts à donner un coup de main à Sankoh, pourvu qu’il se tienne bien. "Parmi les institutions de gouvernement que nous sommes prêts à aider," dit-elle, "il y a bien sûr la Commission des ressources quel dirige M. Sankoh." Bien entendu. Trois mois plus tard, le RUF prenait 500 casques bleus des Nations Unies en otage et menaçait à nouveau Freetown. L’Accord de Lomé était devenu lettre morte. Bret Stephens
La croissance économique qui a suivi la révolution était agitée et insoutenable, note Gaidar, reprenant un thème de son ouvrage précédent, "L’effondrement d’un Empire". Dans "Russie: une vision à long terme," il se tourne rapidement vers les mois qui ont suivi l’effondrement soviétique, citant les notes de service catastrophiques sur la famine imminente et la désintégration sociale qui s’entassaient sur son bureau en novembre 1991. Il réfute plusieurs idées sur ce qui s’est passé à cette époque, y compris l’affirmation fausse que la réforme économique avait provoqué la crise – i.e., que la stabilisation monétaire, la privatisation et la libéralisation des prix avaient entraîné une chute catastrophique de production. Une telle revendication, pour Gaidar, vient du fait de regarder le problème du mauvaise côté. L’argent soviétique n’était pas de l’argent réel, tout comme la production soviétique n’était pas de la vraie production. L’économie avait créé des produits et services dont personne ne voulait, par l’intermédiaire de processus qui détruisaient la valeur au lieu de le créer. L’arrêt des fausses incitations à produire ne pouvait que provoquerque l’effondrement de la production enregistrée. La réforme était nécessaire parce que les dirigeants soviétiques avaient hérité d’une crise qui menaçait l’existence même du pays. Gaidar conclut en évaluant les dirigeants actuels de la Russie. "Il n’est pas difficile d’être populaire et avoir un soutien politique", écrit-il, "lorsque vous disposez de dix années de croissance du revenu réel à 10 pour cent par an". Mais cette époque est révolue. Le régime doit maintenant choisir entre répression ("tentant mais suicidaire") et ce qu’il appelle "la libéralisation réglementée". En particulier, il soutient que la Russie doit rétablir la liberté d’expression, ouvrir son processus de prise de décision, instituer un système judiciaire indépendant et mener une "guerre contre la corruption". Taiwan, l’Espagne et le Chili sont pour lui des exemples à suivre. Edward Lucas
Reuel Marc Gerecht, de la Fondation pour la défense des démocraties et Brian Katulis du Center for American Progress soutenaient "Plutôt des islamistes élus que des dictateurs » (…) Katulis a accusé les dictatures d’encourager « les sortes d’idéologies » qui ont conduit au 9/11 et Gerecht a insisté que ce sont les juntes militaires, pas les islamistes, qui sont généralement « le véritable danger. … Le seul moyen d’obtenir un ordre plus libéral au Moyen-Orient, c’est par l’intermédiaire des électeurs croyants" qui portent les islamistes au pouvoir. Katulis a soutenu que les islamistes élus changent et deviennent moins idéologiques et plus pragmatiques ; que pris dans la mélée de la politique au jour le jour ils évoluent pour se concentrer sur les « besoins fondamentaux », tels que la sécurité et l’emploi.(…) En seulement trois mois, Morsi a montré qu’il aspire à des pouvoirs dictatoriaux supérieurs à ceux de Moubarak et que son règne laisse présager une encore plus grande calamité pour l’Égypte que Moubarak. Il a parfaitement justifié notre point de vue à Jasser et à moi qu’il vaut mieux des dictateurs que des islamistes élus. Comme je l’ai indiqué au cours du débat, les Occidentaux doivent fermer avec détermination la porte aux dictateurs idéologiques comme les islamistes tout en faisant pression sur les dictateurs avides pour qu’ils fassent place à la société civile. Telle est la la seule porte de sortie de ce faux choix entre deux formes de tyrannie. Daniel Pipes
A l’heure où, avec les missiles de Gaza, la révolution iranienne vient pour la énième fois de confirmer tout le potentiel qu’avait laissé escomter il y a plus de 40 ans son lancement franco-américain sur les fronts baptismaux …
Et où, de l’ONU à l’ex-otage du Hezbollah Terry Waite, la même bien-pensance occidentale est repartie pour un tour avec l’adoubement d’organisations qui continuent à appeler à l’annihilation d’un de leurs voisins …
Comment ne pas être attendri avec l’islamologue Daniel Pipes commentant la nouvelle expérience en cours et en direct de l’Egypte …
Par la confondante et indéfectible constance avec laquelle les belles âmes qui nous gouvernent …
Continuent à ignorer pour la diplomatie la leçon de Gide sur la littérature ?
Washington Times title: "Islamists are worse than dictators"
Who is worse, President Mohamed Morsi, the elected Islamist seeking to apply Islamic law in Egypt, or President Husni Mubarak, the former dictator ousted for trying to start a dynasty? More broadly will a liberal, democratic order more likely emerge under Islamist ideologues who prevail through the ballot box or from greedy dictators with no particular agenda beyond their own survival and power?
Morsi’s recent actions provide an answer, establishing that Islamists are yet worse than dictators.
This issue came up in an interesting debate for Intelligence Squared U.S. in early October when Reuel Marc Gerecht of the Foundation for the Defense of Democracies and Brian Katulis of the Center for American Progress argued "Better elected Islamists than dictators," while Zuhdi Jasser of the American Islamic Forum for Democracy and I argued the counter-argument. Well, no one really argued "for" anyone. The other team did not endorse Islamists, we certainly did not celebrate dictators. The issue, rather, was which sort of ruler is the lesser of two evils, and can be cudgeled to democracy.
Katulis blamed dictatorships for fostering "the sorts of ideologies" that led to 9/11 and Gerecht insisted that military juntas, not Islamists, generally are "the real danger. … The only way you’re going to get a more liberal order in the Middle East is through people of faith" who vote Islamists into office. Katulis argued that elected Islamists change and morph, becoming less ideological and more practical; they evolve in response to the rough and tumble of politics to focus on "basic needs" such as security and jobs.
President Mohamed Morsi meeting with Australia’s Prime Minister Julie Gillard in Sept. 2012.
In Iraq, Gerecht professed to find that "a tidal wave of people who were once hard core Islamists who … have become pretty profound democrats, if not liberals." As for Egypt, he noted approvingly but inaccurately that "The Muslim Brotherhood is having serious internal debates because they haven’t figured out how to handle [their success]. That’s what we want. We want them to fight it out."
Jasser and I replied to this catalogue of inaccuracies (military juntas led to 9/11?) and wishful thinking (true believers will compromise on their goals? a tidal wave of Iraqi Islamists became liberals?) by stating first that ideologues are "dictators on steroids" who don’t moderate upon reaching power but dig themselves in, building foundations to remain indefinitely in office. Second, ideologues neglect the very issues that our opponents stressed – security and jobs – in favor of implementing Islamic laws. Greedy dictators, in contrast, short on ideology and vision, do not have a vision of society and so can be convinced to move toward economic development, personal freedoms, an open political process, and rule of law (for example, South Korea).
Lo and behold, Morsi and the Muslim Brotherhood have followed exactly our script. Since taking power in August, Morsi (1) sidelined the military, then focused on entrenching and expanding their supremacy, most notably by issuing a series of orders on Nov. 22 that arrogated autocratic powers to him and spreading Zionist conspiracy theories about his opponents. He then (2) rammed through an Islamist-oriented constitution on Nov. 30 and called a snap referendum on it Dec. 15. Consumed with these two tasks, he virtually ignored the myriad issues afflicting Egypt, especially the looming economic crisis and the lack of funds to pay for imported food.
Morsi’s power grab stimulated anti-Islamist Egyptians to join forces as the "National Salvation Front" and confront Islamists in the most violent street clashes in six decades, forcing him partially to retreat from his Nov.22 orders. Ironically, after deftly sidelining the military in August, Morsi’s overreach created circumstances that returned ultimate authority to the generals, who can intervene for or against him. By choosing Islamist sympathizers as top officers and offering the military enhanced privileges in the proposed constitution, he has in all likelihood won their support. Martial law appears likely next.
In just three months, Morsi has shown that he aspires to dictatorial powers greater than Mubarak’s and that his rule portends to be an even greater calamity for Egypt than was Mubarak’s. He has neatly vindicated Jasser’s and my point: better dictators than elected Islamists. As I noted in the debate, Westerners should slam the door hard on ideological dictators like Islamists while pressuring greedy dictators to allow civil society. That offers the only exit from the false choice of two forms of tyranny.
Mr. Pipes (www.DanielPipes.org) is president of the Middle East Forum.
Voir aussi:
The Other Susan Rice File
How to embrace psychotic murderers and alienate a continent.
Bret Stephens
The WSJ
December 11, 2012
The trouble with a newspaper column lies in the word limit. Last week, I wrote about some of Susan Rice’s diplomatic misadventures in Africa during her years in the Clinton administration: Rwanda, Ethiopia, the Democratic Republic of Congo. But there wasn’t enough space to get to them all.
And Sierra Leone deserves a column of its own.
On June 8, 1999, before the Senate Foreign Relations Committee, Ms. Rice, then the assistant secretary of state for African affairs, delivered testimony on a range of issues, and little Sierra Leone was high on the list. An elected civilian government led by a former British barrister named Ahmad Kabbah had been under siege for years by a rebel group known as the Revolutionary United Front, led by a Libyan-trained guerrilla named Foday Sankoh. Events were coming to a head.
Even by the standards of Africa in the 1990s, the RUF set a high bar for brutality. Its soldiers were mostly children, abducted from their parents, fed on a diet of cocaine and speed. Its funding came from blood diamonds. It was internationally famous for chopping off the limbs of its victims. Its military campaigns bore such names as "Operation No Living Thing."
In January 1999, six months before Ms. Rice’s Senate testimony, the RUF laid siege to the capital city of Freetown. "The RUF burned down houses with their occupants still inside, hacked off limbs, gouged out eyes with knives, raped children, and gunned down scores of people in the street," wrote Ryan Lizza in the New Republic. "In three weeks, the RUF killed some 6,000 people, mostly civilians."
What to do with a group like this? The Clinton administration had an idea. Initiate a peace process.
It didn’t seem to matter that Sankoh was demonstrably evil and probably psychotic. It didn’t seem to matter, either, that he had violated previous agreements to end the war. "If you treat Sankoh like a statesman, he’ll be one," was the operative theory at the State Department, according to one congressional staffer cited by Mr. Lizza. Instead of treating Sankoh as part of the problem, if not the problem itself, State would treat him as part of the solution. An RUF representative was invited to Washington for talks. Jesse Jackson was appointed to the position of President Clinton’s special envoy.
It would be tempting to blame Rev. Jackson for the debacle that would soon follow. But as Ms. Rice was keen to insist in her Senate testimony that June, it was the Africa hands at the State Department who were doing most of the heavy lifting.
"It’s been through active U.S. diplomacy behind the scenes," she explained. "It hasn’t gotten a great deal of press coverage, that we and others saw the rebels and the government of Sierra Leone come to the negotiating table just a couple of weeks ago, in the context of a negotiated cease-fire, in which the United States played an important role."
A month later, Ms. Rice got her wish with the signing of the Lomé Peace Accord. It was an extraordinary document. In the name of reconciliation, RUF fighters were given amnesty. Sankoh was made Sierra Leone’s vice president. To sweeten the deal, he was also put in charge of the commission overseeing the country’s diamond trade. All this was foisted on President Kabbah.
In September 1999, Ms. Rice praised the "hands-on efforts" of Rev. Jackson, U.S. Ambassador Joe Melrose "and many others" for helping bring about the Lomé agreement.
For months thereafter, Ms. Rice cheered the accords at every opportunity. Rev. Jackson, she said, had "played a particularly valuable role," as had Howard Jeter, her deputy at State. In a Feb. 16, 2000, Q&A session with African journalists, she defended Sankoh’s participation in the government, noting that "there are many instances where peace agreements around the world have contemplated rebel movements converting themselves into political parties."
What was more, the U.S. was even prepared to lend Sankoh a helping hand, provided he behaved himself. "Among the institutions of government that we are prepared to assist," she said, "is of course the Commission on Resources which Mr. Sankoh heads."
Of course.
Three months later, the RUF took 500 U.N. peacekeepers as hostages and was again threatening Freetown. Lomé had become a dead letter. The State Department sought to send Rev. Jackson again to the region, but he was so detested that his trip had to be canceled. The U.N.’s Kofi Annan begged for Britain’s help. Tony Blair obliged him.
"Over a number of weeks," Mr. Blair recalls in his memoirs, British troops "did indeed sort out the RUF. . . . The RUF leader Foday Sankoh was arrested, and during the following months there was a buildup of the international presence, a collapse of the rebels and over time a program of comprehensive disarmament. . . . The country’s democracy was saved."
Today Mr. Blair is a national hero in Sierra Leone. As for Ms. Rice and the administration she represented, history will deliver its own verdict.
Voir également:
Dancing Around Genocide
David Feith
The WSJ
December 5, 2012
Is promoting genocide a human-rights violation? You might think that’s an easy question. But it isn’t at Human Rights Watch, where a bitter debate is raging over how to describe Iran’s calls for the destruction of Israel. The infighting reveals a peculiar standard regarding dictatorships and human rights and especially the Jewish state.
Human Rights Watch is the George Soros-funded operation that has outsize influence in governments, newsrooms and classrooms world-wide. Some at the nonprofit want to denounce Iran’s regime for inciting genocide. "Sitting still while Iran claims a ‘justification to kill all Jews and annihilate Israel’ . . . is a position unworthy of our great organization," Sid Sheinberg, the group’s vice chairman, wrote to colleagues in a recent email.
But Executive Director Kenneth Roth, who runs the nonprofit, strenuously disagrees.
Asked in 2010 about Iranian President Mahmoud Ahmadinejad’s statement that Israel "must be wiped off the map," Mr. Roth suggested that the Iranian president has been misunderstood. "There was a real question as to whether he actually said that," Mr. Roth told The New Republic, because the Persian language lacks an idiom for wiping off the map. Then again, Mr. Ahmadinejad’s own English-language website translated his words that way, and the main alternative translation— "eliminated from the pages of history"—is no more benign. Nor is Mr. Ahmadinejad an outlier in the regime. Iran’s top military officer declared earlier this year that "the Iranian nation is standing for its cause that is the full annihilation of Israel."
Mr. Roth’s main claim is legalistic: Iran’s rhetoric doesn’t qualify as "incitement"—which is illegal under the United Nations Genocide Convention of 1948—but amounts merely to "advocacy," which is legal.
"The theory" to which Human Rights Watch subscribes, he has written in internal emails, "is that in the case of advocacy, however hateful, there is time to dissuade—to rebut speech with speech— whereas in the case of incitement, the action being urged is so imminently connected to the speech in question that there is no time to dissuade. Incitement must be suppressed because it is tantamount to action."
Mr. Roth added in another email: "Many of [Iran's] statements are certainly reprehensible, but they are not incitement to genocide. No one has acted on them."
Really? What about the officials, soldiers and scientists behind Iran’s nuclear program? Mostafa Ahmadi Roshan was a senior nuclear scientist until his death in a car explosion this year. His widow afterward boasted: "Mostafa’s ultimate goal was the annihilation of Israel."
Hezbollah, the Lebanese terror group founded by the Tehran regime, is also unabashed about its motivations. Then there’s Hamas, the Tehran-backed Palestinian terror group whose founding charter declares that "Israel will exist and will continue to exist until Islam will obliterate it, just as it obliterated others before it."
If building nuclear weapons and deploying Hezbollah and Hamas aren’t "action" in Mr. Roth’s view, what is? "Incitement to genocide did occur in Rwanda," he has written to colleagues. "Radio Milles Collines identified the locations of Tutsis and directed organized gangs to hunt them down, which they promptly did, in real time."
So if genocidal talk isn’t causing genocidal action in "real time," Human Rights Watch must sit on its hands. That approach seems to miss the purpose of both the Genocide Convention—to stop genocide before it happens, not simply litigate it afterward—and of human-rights activism generally.
For decades Human Rights Watch has done brave reporting behind the Iron Curtain, in Saddam Hussein’s Iraq, communist China and other dark corners. Yet its silence on Iran’s genocidal rhetoric fits a pattern toward Israel.
Mr. Roth, when asked to comment for this article, said that a Human Rights Watch committee may review Iran’s rhetoric, but in his view Tehran isn’t inciting genocide and claims to the contrary are "part of an effort to beat the war drums against Iran." In other words, Tehran will continue to call for Israel’s obliteration—and Human Rights Watch will continue to sit back and watch.
Mr. Feith is an assistant editorial features editor at the Journal
The hope that democracy would bloom in Egypt following our collusion in removing Hosni Mubarak looks more and more delusional every day. Even our foreign policy wishful thinkers are no longer peddling the canard that the Islamist Muslim Brotherhood is “secular” and “moderate,” thus proving that Muslims devoted to the global expansion of Islam and illiberal Sharia law can be liberal democrats friendly to our interests. But despite being mugged by the Islamist reality, too many democracy promoters in the West still refuse to acknowledge that the Iranian Revolution, not the American Revolution, is the likely model for the so-called “Arab Spring.”
The latest moves by president Mohammed Morsi to aggrandize Muslim Brotherhood power in Egypt would not surprise anyone even casually familiar with that organization’s aims and ideology. But even those presumably in the know still cling to the Western narrative predicated on Western assumptions. For example, New York Times Cairo bureau chief David Kirkpatrick recently said, “The Brotherhood, they’re politicians. They are not violent by nature, and they have over the last couple of decades evolved more and more into a moderate — conservative but religious, but moderate — regular old political force.” It takes just such a massive failure of imagination to ignore the illiberal and Islamist implications of Morsi’s recent autocratic behavior, which is consistent with nearly 90 years of Muslim Brotherhood jihadist goals like “the Koran is our law” and “death for the sake of Allah is the highest of our aspirations.” Is that not an aim “violent by nature”? What other global “regular old political force” endorses such illiberal aspirations? Like many Westerners, Kirkpatrick confuses pragmatism for moderation.
And don’t be fooled by the fact that Morsi’s November 22 decree insulating his actions from judicial review has been partially rescinded. The decree already has served its purpose. The Islamist-dominated assembly has finished writing the new constitution that enshrines Sharia law, and a referendum on it will be held on Saturday. Ominously, Morsi has deployed the army as “security,” giving it the right to arrest civilians. As the Wall Street Journal reports, “If voters pass the constitution on Saturday, it could give Islamists a nearly free hand to redraft the architecture of Egypt’s nascent democracy.” Andrew McCarthy last week quoted Morsi adviser Khairat al-Shater to give us a hint at what purpose that new constitutional structure would serve: “to subjugate people to God on earth” and “to organize our life and the lives of the people on the basis of Islam,” which is “our main and overall mission as Muslim Brothers.” As for Kirkpatrick’s old-fashioned pol Morsi, Freedom Center Shillman Fellow Raymond Ibrahim recently reported that a Muslim Brotherhood official said on Egyptian television that “Supreme Guide” Muhammed Badie “rules Morsi.” If true, this means an Egyptian government hostile to Israel and supportive of the terrorist gang Hamas, which like Badie explicitly endorses genocide, and committed to the “Grand Jihad” of subverting Western civilization from within.
But what about the protesters in Tahrir Square? Don’t they represent a significant liberal opposition to an Iran-like state arising in Egypt? We will know after Saturday, when a postponement of the referendum, or a result rejecting the constitution, will demonstrate that the thousands protesting in Cairo we see on the news represent the preferences of 83 million Egyptians we don’t see. But as Andrew Bostom reports, research by Vote Compass Egypt suggests that 70% of Egyptians will vote for a constitution that legalizes religious intolerance and ignores fundamental human rights, an outcome consistent with several years of polling in Egypt that consistently has found widespread support for Sharia law. Perhaps that’s why the liberals are trying to postpone the vote and are calling for a boycott. They understand that “democracy” understood only as popular sovereignty will lead to illiberal and tyrannical results. If you don’t believe them, listen to influential cleric Sheik Yasser Borhami, who said of the new constitution, “This constitution has more complete restraints on rights than ever existed before in any Egyptian constitution. This will not be a democracy that can allow what God forbids, or forbid what God allows.”
Meanwhile, another venue of revolution against a brutal dictator, Syria, also looks more and more likely to result in chaos favorable not to liberal democracy, but to the Muslim Brotherhood and the more explicitly jihadist gangs fighting against Assad. According to the New York Times, the al-Qaeda franchise Al-Nusra Front “has become one of the uprising’s most effective fighting forces” since “its fighters, a small minority of the rebels, have the boldness and skill to storm fortified positions and lead other battalions to capture military bases and oil fields. As their successes mount, they gather more weapons and attract more fighters.” Other Islamist groups were recently seen in a video leading a sing-along extolling terrorism, the destruction of the World Trade Center, and the Taliban. More frightening still, another video has surfaced that — assuming it’s authentic — shows the Free Syrian Army killing rabbits with some sort of poison gas.
But don’t worry, the new “opposition alliance” endorsed by France and the US is lead by Moaz al–Khatib. As J.E. Dyer reports, Khatib is “a Muslim Brotherhood member with a history of anti-Semitic, anti-Western statements, who has castigated as ‘revisionists’ fellow Muslims (like Alawites) whose beliefs differ on the margins, and who believes that the bombing of Israelis is ‘evidence of God’s justice.’” Yet despite all the signs that, as Frontpage’s Daniel Greenfield wrote recently, “Syria is coming down to a race between the Iranian allied Syrian government, the Muslim Brotherhood and Al Qaeda,” according to the London Sunday Times, “The United States is launching a covert operation to send weapons to Syrian rebels for the first time,” including “mortars, rocket-propelled grenades and anti-tank missiles.” Some of the weapons come from “the stockpiles of Muammar Gaddafi” and “include SA-7 missiles, which can be used to shoot down aircraft.” It’s looking more and more like a reprise of the debacle in Libya, where US military power was used to arm and empower jihadist gangs like the one that assassinated 4 Americans in Benghazi.
So this is what ten years of democracy promotion in the Middle East have brought us: illiberal states increasingly dominated by unstable mixtures of jihadist terrorists and more tactically savvy Islamists like the Muslim Brotherhood who both share the goal of creating some version of Iran’s Islamic government. In short, we will have colluded in creating states hostile to our interests and security, and those of our closest ally in the region, Israel. Such are the fruits of foreign policy wishful thinking.
Voir enfin:
Shock Therapy’s Unsung Hero
Edward Lucas
The WSJ
December 11, 2012
The causes of modern economic growth are one great mystery, the sources of Russia’s plight another. Only someone with the intellectual ambition of Yegor Gaidar would try to penetrate both mysteries in a single volume.
Gaidar was for two decades one of the most important intellectual forces in Russia. As deputy prime minister he launched the country’s sprint to a market economy in November 1991, amid the ruins of the Soviet system. Personally austere and intellectually rigorous, he despised the corruption and cronyism that took root in Russia in the 1990s. But he was still more disillusioned by the authoritarian course plotted by Vladimir Putin after he became president in 2000. Gaidar died in 2009, at age 53.
"Russia: A Long View" synthesizes this remarkable man’s thinking about economics, history and politics. It ranges from the puzzles of slowing GDP per capita in the agrarian societies of the Neolithic Age to the quirks of alcohol consumption in 19th-century Germany. It is an uncompromising tombstone of a book, first published in Russia in 2005 but only posthumously in English, in an exemplary translation by Antonina W. Bouis.
Despite its Russo-centric title, Anders Åslund, the Swedish economist, describes "Russia: A Long View," in the book’s foreword, as one of the best single-volume economic histories of the world ever written.
It opens with a survey of Marxist analysis of economic growth. Gaidar has some sympathy for Karl Marx himself, who in Gaidar’s view saw the weaknesses in his own theories more clearly than his followers did. But he blasts the Marxist simplicities that surrounded much Soviet-era thinking about economic development—in particular the Marxian assumption that economies conform to "the iron laws of history." Far from obeying iron laws, Gaidar says, modern economies find themselves subject to "an incomplete, continuing process of dynamic transformations without precedent in world history."
Having established his theoretical framework, Gaidar turns to the root causes of Russia’s backwardness. He places special emphasis on the eclipse of the self-governing medieval republic of Novgorod in northern Russia, a polity akin, he says, to Italy’s then-thriving city-states.
When Novgorod was subjugated by Moscow in the 15th century, becoming part of Russia’s vast feudal apparatus, Russia became separated "culturally, religiously, politically and ideologically from the center of innovation that Western Europe was rapidly becoming." Whereas elements of a "taxpayers’ based democracy" were becoming entrenched in Europe, Russia’s system was of the "Eastern despotic type," based on maximizing the resources that the state could extract from the peasant population.
In the years before the Russian Revolution, Gaidar argues, the country was beginning to shed the burden of its past, with urbanization and fast economic growth narrowing the gap with Europe. But communist economics brought a sharply different course, marked by the state ownership of property, the bureaucratic allocation of resources, forced industrialization, militarism and ruthless political repression.
The economic growth that followed the revolution was fitful and unsustainable, Gaidar notes, recapitulating a theme of his earlier book, "Collapse of an Empire." In "Russia: A Long View," he turns quickly to the months after the Soviet collapse, citing the graphic memorandums about impending famine and social breakdown that piled up on his desk in November 1991. He rebuts several ideas about what happened at that time, including the bogus claim that economic reform caused the crisis—i.e., that price liberalization, monetary stabilization and privatization resulted in a catastrophic fall in output.
Such a claim, Gaidar says, comes from viewing the problem the wrong way round. Soviet money wasn’t real money, just as Soviet output wasn’t real production. The economy created goods and services that nobody wanted via processes that destroyed value rather than creating it. Ending phony incentives to produce was bound to send recorded output crashing down. Reform was necessary because the Soviet leadership had bequeathed a crisis that threatened the country’s very existence.
Gaidar concludes by assessing Russia’s current leadership. "It is not hard to be popular and have political support," he writes, "when you have ten years of growth of real income at 10 percent a year." But that era is over. The regime must now choose between repression ("tempting but suicidal") and what he calls "regulated liberalization."
In particular, he argues that Russia needs to restore freedom of speech, open up its process of decision- making, institute an independent judiciary and wage a "war on corruption." Taiwan, Spain and Chile, he says, offer examples of how to do it. It would be a task worthy of Gaidar’s own talents, if only he were around to offer them.
Mr. Lucas is the author of "Deception," a new book on Russian espionage, and "The New Cold War: Putin’s Russia and the Threat to the West."
C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser. Rivarol
Quand Alfred Nobel créa ses prix, à la fin du XIXe siècle, la Suède et la Norvège étaient confédérés sous un seul et même monarque. L’inventeur de la dynamite, Suédois, voulut confier aux Norvégiens l’une de ses distinctions. Ce fut le prix de la paix. Mais Oslo n’ayant pas d’Académie prestigieuse, analogue à l’Institut Karolinska de Stockholm, le choix des lauréats fut confié à un comité de cinq membres élu par le parlement local. A parlement de gauche, comité de gauche, et inversement : il en va ainsi depuis plus d’un siècle. Et le Nobel de la paix s’en ressent. Le comité actuel est dirigé par Thorbjorn Jagland, ancien premier ministre socialiste et ancien ministre des Affaires étrangères, dont les passages au pouvoir ont tous été entachés de scandales, de gaffes diverses et de prises de position anti-américaines ou anti-israéliennes. On sait également aujourd’hui qu’il était considéré par le KGB, tout au long des années 1970 et 1980, comme un « contact confidentiel ». Voilà qui explique beaucoup de choses, on en conviendra.Michel Gurfinkiel
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie.Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Nous sommes réunis ici parce que nous avons reconnu le potentiel de la jeunesse de Palestine. Contre toute attente, ils continuent à apprendre, travailler, rêver et aspirer à un avenir meilleur. Et le jour où nous nous souvenons de ces jeunes qui ont été tués dans toutes sortes de circonstances terribles – les enfants belges ayant perdu la vie dans une tragédie terrible, et quand on pense à ce qui s’est passé à Toulouse aujourd’hui, quand on se rappelle ce qui s’est passé en Norvège il y a un an, quand on sait ce qui est en train de se passer en Syrie, quand on voit ce qui est en train de se passer à Gaza et dans différentes parties du monde – nous nous souvenons des jeunes gens et des enfants qui perdent la vie. Voici des jeunes gens qui demandent de ne pas être des leaders dans l’avenir, mais d’être pris au sérieux en tant que leaders d’aujourd’hui. Et c’est vers eux que nous devons tourner nos regards et eux que nous devons écouter et c’est à eux que je rends hommage. Catherine Ashton (Haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour l’Union européenne, Bruxelles 19.03.12)
C’est (…) le prix du courage, de l’audace, de la solidarité.François Hollande
Awarding the Nobel Peace Prize to the European Union certainly puts the prize given to Barack Obama in 2009 in perspective. Apparently, the once-significant award has become the self-esteem builder for undeserving underachievers, a sort of gold star for grown-ups. These days every kid gets a t-ball trophy so now every anti-American pseudo-intellectual can get a Nobel Peace Prize. Jennifer Rubin
What kind of a society consciously and purposely sacrifices its own youth for political gain and tactical advantage? Today the overwhelming majority of Palestinian Arabs nurture a blind hatred of Israel. They created a cultural milieu of vengeance, violence and death – preparing their children to be sacrifices in a death cult. Proud parents dress up their toddlers not in clown costumes, but with suicide belts, and countless others celebrate their children’s deaths with traditional sweet holiday cakes and candies. Indeed, Palestinian children continue to learn, work, dream and aspire for a better future – but that future is void of the state of Israel and the Jewish people. Only when their textbooks cease to preach hate and stop using gruesome examples of killing Jews can we even begin to think of a promising future for these children, and for the region as a whole.Eli E. Hertz
Retour, avec Hélène Keller-Lind, sur l’un des récents hauts faits de sa représentante pour les affaires étrangères et la sécurité, Catherine Ashton …
Qui dans une phrase qui en disait long sur le dit courage de l’Europe …
Réussissait l’exploit de non seulement louer le "potentiel" des enfants palestiniens, comme vient d’ailleurs de le confirmer il y a un mois à Gaza le Hamas lui-même, mais de comparer leur sort à celui des enfants juifs abattus par le jihadiste de Toulouse …
Catherine Ashton a tenu des propos honteux mais significatifs en s’adressant à des jeunes Palestiniens le 19 mars 2012 à Bruxelles. Même si elle s’en défend aujourd’hui, elle osait la comparaison entre les assassinats barbares d’enfants juifs dans une école Ozar Hathorah à Toulouse ce jour-là et « ce qui se passe à Gaza » selon elle, oubliant au passage les enfants du sud d’Israël, soumis, il y a quelques jours encore à une vague de terreur venant de la Bande de Gaza. Quant au Conseil des droits de l’homme, ce jour-là il recevait un responsable du Hamas. Vives réactions israéliennes.
« Ce qui s’est passé à Toulouse et…ce qui est en train de se passer à Gaza »
« Nous sommes réunis ici parce que nous avons reconnu le potentiel de la jeunesse de Palestine. Contre toute attente, ils continuent à apprendre, travailler, rêver et aspirer à un avenir meilleur. Et le jour où nous nous souvenons de ces jeunes qui ont été tués dans toutes sortes de circonstances terribles – les enfants belges ayant perdu la vie dans une tragédie terrible, et quand on pense à ce qui s’est passé à Toulouse aujourd’hui, quand on se rappelle ce qui s’est passé en Norvège il y a un an, quand on sait ce qui est en train de se passer en Syrie, quand on voit ce qui est en train de se passer à Gaza et dans différentes parties du monde – nous nous souvenons des jeunes gens et des enfants qui perdent la vie. Voici des jeunes gens qui demandent de ne pas être des leaders dans l’avenir, mais d’être pris au sérieux en tant que leaders d’aujourd’hui. Et c’est vers eux que nous devons tourner nos regards et eux que nous devons écouter et c’est à eux que je rends hommage ».
C’est par cette déclaration que Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne, terminait son intervention prononcée devant « de jeunes représentants des réfugiés palestiniens », rencontre organisée par l’UNWRA – organisme ad hoc créé pour les seuls réfugiés palestiniens sont la condition est héréditaire, autre particularité et privilège -, l’Union européenne et le gouvernement belge.
Cela est confondant qu’elle puisse ainsi mettre dans le même sac un accident de la route, aussi terrible ait-il pu être, ou l’assassinat délibéré de petits enfants juifs dans une école. Confondant qu’elle puisse mettre au présent ce qui se passe, selon elle, à Gaza et serait donc aussi terrible que ces assassinats. Confondant qu’elle oublie de mentionner les quelques jours de terreur auxquels ont été soumis les enfants du sud d’Israël alors que des terroristes palestiniens, qu’elle ne saurait voir, ont lancé des centaines de roquettes, missiles et obus de mortier sur un million d’Israéliens au rythme d’un tir toutes les 20 minutes.
On s’interroge quant à savoir quel qualificatif conviendrait pour qualifier cette « responsable » européenne ?
Israël outré
Israël a réagi, bien entendu. Le 20 mars, le Premier ministre qualifiait ainsi cette tuerie : « la tragédie et le caractère impitoyable de cet acte frappent ; son inhumanité et sa barbarie sont indescriptibles » et commentait ainsi la déclaration de Catherine Ashton : « ce qui m’a le plus touché c’est cette comparaison entre le massacre délibéré en France et les frappes défensives et précises de Tsahal contre des terroristes qui prennent des enfants comme bouclier humains ».
La veille Benjamin Netanyahou avait souligné dans un communiqué qu’il n’y avait pas encore eu de « condamnation d’un des organes de l’ONU, mais que …le Conseil des droits de l’homme, a invité ce jour un haut représentant du Hamas – ce jour où nous avons eu cet assassinat sauvage, ils ont choisi d’inviter un membre du Hamas. Cet individu-là a condamné les Etats-Unis pour avoir éliminé ce meurtrier par excellence, Ben Laden, et il représente une organisation qui vise indistinctement les enfants et les adultes, les femmes et les hommes. Les innocents sont leur cible privilégiée. Ils tuent des Juifs partout – c’est dans leur nature – tuer des Juifs partout où on les trouve – c’est ce qu’ils font. Et c’est ce que le Conseil des droits de l’homme a décidé de faire aujourd’hui – inviter cher lui un membre du Hamas. Donc, je n’ai qu’une chose à dire au Conseil des droits de l’homme de l’ONU : Qu’avez-vous à faire avec les droits de l’homme ? Vous devriez avoir honte de vous ».
Quant au ministre de la Défense d’Israël, Ehoud Barak, il condamnait également fermement les comparaisons faites par la Haute Représentante entre ces assassinats à Toulouse et ce qui se déroule en Syrie ou dans la Bande de Gaza, où, dit-il, « Tsahal agit avec les plus grandes précautions pour protéger la vie des innocents ».
Depuis Chengdu en Chine le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman déclarait que les remarques de Catherine Ashton sont « indignes et qu’il espérait qu’elle allait les réviser et se rétracter ». Il ajoutait : « Israël est le pays le plus moral au monde et bien que nous soyons contraints de combattre des terroristes qui opèrent à partir de zones de population, Tsahal tout son possible pour ne pas porter atteinte aux civils bien qu’ils protègent des terroristes. Aucune armée au monde n’est plus morale que Tsahal qui met ses propres soldats en danger pour minimiser les risques pour les populations civiles ». Il ajoutait que les enfants o qui Mme Ashton devrait penser sont ceux du sud d’Israël qui vivent dans la peur constante des attaques lancées depuis Gaza ».
Quant à Catherine Ashton, le 20 mars, elle affirmait que ses propos avaient été déformés….Or, ses propos peuvent être vérifiés ci-dessus.
Les millions d’€ de l’UE pour les Palestiniens et les salaires versés aux terroristes
Elle disait en préambule de son discours à quel point « la région est un élément clé de la politique » de l’UE, ajoutant qu’elle est et a été aussi « une priorité clé » pour elle-même « dès le début de son entrée en fonction ». Et soulignait que cela se traduisait en gestes pendant toute cette semaine. Ainsi, l’Union européenne a-t-elle signé un accord avec le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, attribuant 35 millions d’€ à l’Autorité palestinienne. Ce qui fait partie des 300 millions annuels qui lui sont donnés par la seule Union européenne, « le donateur le plus important et le plus loyal. Dont l’activité a commencé en 1971 avec, depuis 11 ans, plus d’un milliard 300 millions de soutien apporté à l’UNRWA et des contributions de membres de l’EU qui ont représenté près de 40 % de l’apport total », se félicitait Catherine Ashton dans ce même discours.
Subventions accordées aujourd’hui alors que le Fonds Monétaire International vient de constater dans un Rapport qu’il manque 500 millions d’€ à l’Autorité palestinienne. Certains donateurs sont en retard pour les versements attendus. Mais il faut également souligner que les bailleurs de fonds arabes ne font pas preuve d’une grande générosité ou que le budget de l’Autorité palestinienne est grevée par des dépenses telles que les « salaires » payés aux terroristes palestiniens jugés et emprisonnés – plus de 4 millions d’€ mensuels – ou le soutien apporté aux campagnes anti-israéliennes, comme la campagne BDS.
Angélisme confondant
Évoquant le rôle joué par une jeunesse courageuse dans les révolutions arabes et en Syrie, Catherine Ashton prenait en exemple ses hôtes palestiniens en en faisant un éloge dithyrambique entièrement déconnecté de la réalité, emprunt d’un angélisme confondant. Traduire une grande partie de ses déclarations s’avérait donc nécessaire. La Haute représentante de l’Union européenne déclarait en effet : « Comme les jeunes qui nous ont rejoint aujourd’hui, ils veulent la liberté, ils veulent avoir leurs chances, ils veulent des emplois, ils veulent une éducation, ils veulent un avenir, ils veulent un pays. Ils veulent un endroit où ils peuvent vivre dans la paix et la sécurité, où ils peuvent grandir et se développer, et avoir leur propre famille, un avenir et un lieu qui leur appartienne. Je veux affirmer que les jeunes gens qui sont ici sont des membres à part entière de cette conférence. Nous avons le privilège d’être avec eux et de bénéficier de leur inspiration.
Au cours des deux prochains jours nous allons écouter les voix des futurs leaders de leurs communautés et les futurs dirigeants d’un Etat palestinien. Lors de ma dernière visite à Gaza j’ai eu le privilège de rencontrer un groupe de jeunes: Yasmeen qui est ici avec nous aujourd’hui, mais j’ai également rencontré Ali, et Motaz, Smaher, Sahar et ils m’ont dit un certain nombre de choses au cours de cette réunion et je vais les citer.
« Nous ne pouvons pas attendre, nous avons besoin de prendre l’avenir entre nos mains et de le faire en travaillant ensemble ».
« Nous avons besoin de voir le monde et le monde a besoin de nous voir parce que nous sommes comme d’autres jeunes dans le monde, nous avons les mêmes préoccupations, nous avons les mêmes rêves ».
« Même si je vis dans la Bande de Gaza, qui est une prison, je vais continuer à aimer et à expliquer sa beauté et l’énergie et l’espoir de tous les jeunes autour de moi ».
« Nous ne nous plaignons, nous ne pouvons pas nous plaindre, nous avons besoin de susciter l’espoir et la passion au sujet de Gaza et de sa communauté ».
«La liberté viendra à travers l’éducation et la connaissance, Internet est notre fenêtre sur le monde. Nous avons besoin de créer de la curiosité et faire connaître nos droits ».
Je soutiens que ces citations parlent d’elles-mêmes et nous ne pouvons pas les décevoir. Ils n’ont pas cherché d’excuses. Nous ne devrions pas chercher d’excuses non plus. Quand j’étais dans la Bande de Gaza, lorsque j’ai visité la Palestine et la Cisjordanie, j’ai vu le rôle que les jeunes jouent dans leurs communautés et comme je l’ai déjà dit un certain nombre de fois, en particulier le rôle des jeunes femmes, parce que le sort des droits des femmes dans un certain sens dicte le destin de l’avenir du Printemps arabe. Les femmes qui ont été au centre des changements qui sont en cours et restera en leur centre. Ce n’est pas seulement une question de politique ou de morale, c’est aussi une question économique. L’engagement de tous dans l’avenir est crucial ». http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/EN/foraff/129054.pdf
Catherine Ashton ne voit pas les véritables problèmes des Palestiniens
Il semble que Catherine Ashton n’ait jamais entendu parler des violences faites aux femmes palestiniennes par leur mari. Pourtant, le 8 mars dernier le Bureau Central des Statistiques Palestinien nous apprenait que 37 % des femmes palestiniennes subissent des violences de la part de leur mari. Le chiffre étant de 58,1 % dans la Bande de Gaza que la Haute Représentante décrit en termes si élogieux. Des femmes souvent illettrées – 7,1 % – et sans emploi – 24,7 % -, mariées dès l’âge de 15 ans.
Quant à prétendre que les Palestiniens ne se plaignent pas, c’est ne pas voir que devenus des pleureuses professionnelles leurs dirigeants sont parvenus à se faire verser des subsides bien plus importantes qu’aucun autre peuple. Subsides détournées en grande partie dans une corruption endémique.
Toujours dithyrambique, Catherine Ashton, évoque dans ce discours les « records Guiness » des enfants palestiniens de Gaza coachés par l’UNRWA : « le plus grand nombre de personnes qui prennent part à des jeux de parachute ; la plus grande impression à la main ; le plus de ballons de football driblés simultanément ; le plus de cerf-volants que l’on fait voler simultanément ». Et si l’on ne peut qu’applaudir et se réjouir pour ces enfants gazaouis, le reste du discours laisse sans voix : « j’ai un cerf-volant de Gaza dans mon bureau. Si on leur en donne l’occasion, les enfants de Gaza peuvent réussir tout ce qu’ils veulent. C’est ce que je dis au Premier ministre Netanyahou chaque fois que je le rencontre ». In reste sans voix. D’autant que c’est la seule fois, dans ce discours, que la Haute Représentante fera la moindre allusion à quoi que ce soit d’israélien….
Awarding the Nobel Peace Prize to the European Union certainly puts the prize given to Barack Obama in 2009 in perspective. Apparently, the once-significant award has become the self-esteem builder for undeserving underachievers, a sort of gold star for grown-ups. These days every kid gets a t-ball trophy so now every anti-American pseudo-intellectual can get a Nobel Peace Prize.
But in fairness, President Obama has killed Osama bin Laden and numerous drone-targeted jihadists so he’s done more (albeit after his award) to keep the peace and secure the West than Europe has done in all the years since 1945.
Now, the nations of Eastern Europe formerly dominated by the Soviet Union have accomplished something, throwing off the yoke of communism in peaceful revolutions, forming democratic governments and, in large part, embracing free markets. Perhaps the Nobel Peace Prize should have gone to just a few of the E.U. members ( e.g., the Czech Republic, Poland).
As for the rest of the E.U., these countries don’t even warrant a Miss Congeniality trophy. Albert Schweitzer, Lech Walesa and the E.U. — which is not like the others?
Western E.U. countries have severely cut their defense spending, off-loading their defense and the defense of others to the United States, which has continued to do the heavy lifting everywhere from Bosnia to Afghanistan. Instead of peace, the E.U. has given us economic implosion and social unrest. Greece, Spain and France have had more riots than has anywhere else on the planet, and the riots have been for entirely selfish ends. People grown dependent on the state and bereft of the work ethic are having serial temper tantrums in country after country as they face the reality that one must repay what you borrow.
In sum, the E.U. is getting a pat on the back for just showing up, or hanging on long enough to grab the prize. (It can use the prize money, to be sure.) To be rewarded for survival (or for not attacking your neighbor), of course, misses the point. The Nobel Prize is for those who extend peace, promote human rights and do something for others. Where has the E.U. promoted peace? It’s flopped as an interlocutor in the Middle East. It’s come up empty in defanging the Iranian nuclear menace.
And what about human rights? In Europe anti-Semitism is on the rise. An Anti-Defamation League survey this year found “particularly high levels of anti-Semitism in three nations. ‘In Hungary, Spain and Poland, the numbers for anti-Semitic attitudes are literally off the charts and demand a serious response from political, civic and religious leaders,’ said [ADL head Abe] Foxman.”
Immigrants? In May, the Wall Street Journal reported: “Ipsos MORI’s global poll of 24 countries on attitudes to immigration included nine EU member states. In seven of them, the majority of those surveyed regard immigration as having had a negative impact on their country; Sweden and Poland were the only exceptions. Most citizens think there are too many immigrants in their country, and this tends to correlate most strongly with the perception that immigrants place a burden on public services. . . . Compared to countries elsewhere in the world, our survey shows that European citizens are the least willing to accept that immigrants make their country a more interesting place to live.”
You see the problem? The Nobel Peace Prize is supposed to go to “the person who shall have done the most or the best work for fraternity between nations, for the abolition or reduction of standing armies and for the holding and promotion of peace congresses.” In a sane world George W. Bush, whose President’s Emergency Plan for AIDS Relief saved millions of lives in Africa, or the U.S. Marines, who have liberated tens of millions from barbarous rule, would get the prize. But in the nest of moral insanity occupied by intellectual elites it goes to the E.U. How fitting. How tragic.
"… We can forgive the Arabs for killing our children. We cannot forgive them for forcing us to kill their children…. We will only have peace with the Arabs when they love their children more than they hate us."
Golda Meir, former Israeli Prime Minister, 1972
What kind of a society consciously and purposely sacrifices its own youth for political gain and tactical advantage? Suicide bombers are an escalation of a small-arms war introduced during the first Intifada (1987-1993 Palestinian’s uprising) and championed by Palestinian leaders, even prior to Arafat’s arrival from Tunis in July 1994. Today the overwhelming majority of Palestinian Arabs nurture a blind hatred of Israel. They created a cultural milieu of vengeance, violence and death – preparing their children to be sacrifices in a death cult. Proud parents dress up their toddlers not in clown costumes, but with suicide belts,1 and countless others celebrate their children’s deaths with traditional sweet holiday cakes and candies.
Protecting our children is a universal trait that unites the Family of Man. But in Palestinian society, that standard has been turned on its head
Around the world, children are precious gifts to their parents and keys to the future. The loving care we invest in our own children is a human trait that unites different cultures: rich and poor, traditional and hi-tech. The toughest job parents have is to raise their children while making everyday sacrifices and decisions for them. We hug them, love them and watch them grow up, praying that they will come to no harm, and doing everything we can to ensure that.
From the poorest barrios in South America to the most wretched slums of Cairo, parents strive to make sure there is food for their children and money for their children’s education. Parents everywhere walk a fine line between the need for parental guidance and youthful independence, setting rules for what their children can and cannot do, trying to ensure that their children will not make mistakes that endanger them. Parents raise their children with the hope that they will grow into happy, responsible, caring, and contributing members of society. That is what unites the Family of Man from Caracas to the Caucuses, from Timbuktu to Katmandu.
It is clear that in Palestinian society something has gone dreadfully wrong. Children in Palestinian communities in the West Bank and Gaza are turned into ‘self-destructing human bombs’ capable of carrying out casualty terrorist attacks in the struggle between Palestinians and Israelis – a phenomenon whose seeds can be traced to the first Intifada.
It happened because Arab communities within the civil jurisdiction of self-rule under the Palestinian Authority (which includes 97 percent of the Arab residents in the West Bank and 100 percent of those in Gaza) foster a culture that prepares children for armed conflict, consciously and purposely putting them in harm’s way for political gain and tactical advantage in their war against Israel. The PA buses children to violent flashpoints far from their neighborhoods and Arab snipers often hide among the young during battle, using children as human shields. Teenaged perpetrators of suicide attacks have become the norm.2
In the first Intifada, a similar pattern surfaced, in which women and children led riots while young men in their late teens and early 20s, armed with rocks, sling shots, Molotov cocktails and grenades operated from the rear.3
There were thousands of Molotov cocktail attacks, more than 100 hand grenade attacks and more than 500 attacks with guns or explosive devices over the course of the first Intifada. Children in elementary and junior high school were encouraged to stone Israelis using rocks and slingshots, knowing that Israeli soldiers could do little beyond taking the youngsters into custody and fining their parents in the hopes they would ground their children. Instead, Palestinian parents sent their children back onto the streets. Some were killed. Others were maimed.
Palestinian society praised the transformation of its children into combatants during the first Intifada, dubbing them fondly “the children of the rocks.” Mahmud Darwish, the Palestinian national poet laureate, wrote a poem after the outbreak of the first Intifada, which sanctioned and sanctified their deaths, and praised “Arab youth on the road to victory, each with a coffin on his shoulder.”4 The poem eventually was set to music, encouraging countless Palestinian children to endanger themselves as a form of socially-condoned conduct that would bring them fame and prestige should they be hurt. This nihilistic bent took an even more destructive path in the second Intifada, as the ‘weapons of choice’ moved from rocks to explosives and the role of the children moved from reckless life-threatening behavior to conscious premeditated suicidal acts.
Clearly horrified by the use of children in armed conflict, Israeli author and peace advocate Aharon Megged wrote during the first Intifada:
“Not since the Children’s Crusade in 1212 … has there been a horror such as this – no people, no land where adults send children age 8-9 or 14-15 to the front, day-after-day, while they themselves hide in their houses or go out to work far-far away. They continue, and send them time-after-time, and don’t stop them even when they know they are liable to be killed, maimed, beaten or arrested.”
But the use of children to fight grownup battles, which germinated in the first Intifada in 1987, has run the full course – not only teaching and training children to kill, a crime shared by those behind an estimated 300,000 child soldiers around the world, but indoctrinating their own offspring to take their own lives.5
Palestinian society abuses its children, teaching them to hate and kill themselves to kill others
Under self-rule on the West Bank and Gaza, child sacrifice has turned into a normative part of the socialization process as the phenomenon of suicide bombers has escalated to epidemic proportions.6
From an early age, children are fed anti-Zionist, anti-Jewish and anti-Western hate propaganda. Mosques, schools, summer camps, and even children’s television programs are exploited to encourage children to become martyrs in an act that will bring them respect and parental pride:
In Hamas-run kindergartens, signs on the walls read: “The children of the kindergarten are the shahids (holy martyrs) of tomorrow.”7
A television show called “The Children’s Club” shows a young Palestinian, age 9 or 10 proclaiming, “When I wander into Jerusalem, I will become a suicide bomber.”8
The Palestinian Authority-controlled television,9 broadcasts MTV-style videos for teens that glorify suicide bombing and martyrdom.
A 6th grade Palestinian textbook, Our Beautiful Language, includes the “Shahid Song” that encourages death in war as a shahid or martyr. Other textbooks carry similar messages.
At a Palestine Authority summer camp in 2002, 25,000 children were trained in how to make firebombs, use firearms, and ambush and kidnap targeted enemies.10
An Islamic Jihad summer school massages the libidos of teenage boys by telling them they will “liberate Palestine from the Jews” by becoming martyrs, and promise the boys that they will be greeted by 72 virgins.11
Kindergartens, schools, summer camps, and school sports tournaments (and other institutions) are named after terrorists and young suicide bombers, who are used as pedagogic role models.12
One of the most chilling examples of Palestinian role modeling occurred in the case of Aziz Salha, age 20, a participant in the lynching of two Israelis at the Ramallah police station in October 2000.13 The London Telegraph reported how Salha “choked one of the soldiers while others beat him. When he saw that his hands were covered in blood, he went to the window and showed them to the crowd below.” This unforgettable scene, captured by a foreign news crew, is used as the focus for adoration and reenactment14 in Gaza kindergartens, much as children in American public school might reenact the signing of the Declaration of Independence.
Throughout the Palestinian territories, walls are plastered with posters of young martyrs who are idolized by Palestinian youth the way other teens worship rock stars.
Against such a backdrop, Wajdi Hatab, age 14, told his classmates days before being killed: “When I become a martyr, give out kannafa (traditional cake).”15
B’tselem, an Israeli human rights organization that monitors Israeli conduct toward Arabs in the West Bank and Gaza, sharply rebuked Palestinian leadership for making little effort to keep children away from potentially violent confrontations.16
Bassam Zakhour, a bereaved Palestinian father, was far more frank. He blamed Palestinian Authority television for enticing his 14 year-old son to run off with two other schoolmates ‘to kill Jews.’ The trio was chosen by Hamas handlers because their ‘innocent’ looks would not arouse suspicion. They entered a Jewish settlement with knives and explosives packed in their schoolbags.17
Indeed, the age of children volunteering for suicide missions is dropping from men in their 20s to children in their teens and preteens.
At the same time, the scope of violence between the first Intifada and the second has escalated. Where Palestinian children threw rocks in the 1980s, they began throwing firebombs in 2000. In more than three years of guerrilla warfare since 2000, Palestinian leaders use children in warfare against Israel in other ways as well.
Toddlers have served as cover for terrorist activity by hiding munitions in their clothing. Paramedics found an explosive belt with 21 kilograms of explosives hidden under the pad of an ambulance stretcher carrying an ill Palestinian child.18 The Hezbollah weekly journal reported19 that children had helped make weapons and ammunition in the Jenin refugee camp, and then clashed with Israeli forces after they were armed with grenades and explosives. In July 2003, two Palestinian assailants posed as a family, accompanied by a female accomplice with a 4-year-old child (her niece). The accomplice and child were used as bait in the knife-point kidnapping of a Jewish cab driver. Later, another child passed through Israeli checkpoints while carrying supplies to the kidnappers.20
In addition to growing more lethal, terrorist acts are also gradually involving more Palestinian teenagers, including girls.21 Some examples of these alarming trends:22
February 16, 2002. An 18-year-old boy blew himself up outside a pizzeria in the territories, killing three Israelis and wounding 30.
March 30, 2002. A 16-year-old girl walked into a Jerusalem supermarket and detonated a bomb concealed under her clothing, killing two Israelis and wounding 22 others.
April 23, 2002. Three teenagers from Gaza, armed with knives and explosives, were killed attempting to crawl under a perimeter fence to attack residents of a Jewish settlement.
May 2002. A 16-year-old boy with a suicide belt strapped to his body, was arrested in a taxi near Jenin
June 13, 2002. A 15-year old girl was arrested for throwing a firebomb at IDF soldiers. She admitted she was a recruit.
July 30, 2002. A 17-year-old boy from Beit Jala, an Arab suburb of Jerusalem, became disoriented after being dropped off by his adult handler, blew himself up outside a virtually empty falafel stand in the city and injured five Israelis.
The milieu that encourages hatred and revenge and glorifies death draws more and more children into violence. On January 11, 2003, two children, ages 8 and 14, who had armed themselves with knives, were apprehended in an Israeli settlement after trying to stab a Jewish passerby.23 Are these isolated incidents? A survey of 1,000 Palestinian children between the ages of 9 and 16, conducted by the Islamic University in Gaza, found that 73 percent of the children surveyed wanted to be martyrs.24
Countless Palestinian parents support, encourage and praise the sacrifice of their children in suicide bombings and other terrorist attacks.
Arab culture holds these child-soldiers in such high regard that parents accept the deaths of their children with pride. A June 2002 public opinion survey conducted by the independent Arab-polling institute Jerusalem Media and Communications Center, found 68 percent of Palestinian adults support suicide bombing operations.25 The father of a 13- year-old says, “I pray that God will choose him [to be a martyr].” The father of another youth who carried out a June 2002 attack outside a Tel Aviv disco declares: “I am very happy and proud of what my son did, and frankly, I’m a bit jealous.”26 Financial incentives to families of suicide bombers also provide parents with reason to acquiesce, especially given the poverty of a majority of Arabs in the West Bank and Gaza, where living standards have plummeted since September 2000.
The Palestinian Authority pays parents $2,000 for each child killed and $300 for each wounded child.
Saudi Arabia pledged $250 million as part of a billion-dollar fund established to aid families whose children are killed.
The Arab Liberation Front, a group loyal to former Iraqi President Saddam Hussein, was paying $10,000 to the parents of each child killed and $25,000 for suicide bombers.27
Moral support also comes from other Arab nations. The Saudi ambassador to Great Britain wrote an ode to a 17-year-old female suicide bomber. One of the most frightful messages among those who justify young suicides came from Dr. Adel Sadeq, chairman of the Arab Psychiatrists Association and head of the department of psychiatry at Ein Shams University in Cairo. He wrote an open letter to President George W. Bush entitled, “Class Isn’t Over Yet, Stupid” that declared:28
“Don’t you understand, stupid, that when a girl of 18 springs blows herself up, this means that her cause is right, and that her people will be victorious sooner or later?”
In an interview on Egyptian satellite TV Iqraa, Dr. Sadeq further clarified.
“Our culture is one of sacrifice, loyalty and honor. … Bush was mistaken when he said that the girl was killing the future when she chose to kill herself. On the contrary: She died so that others would live. … When the martyr dies a martyr’s death, he attains the height of bliss…. The message to Israel is that we will not cease. … It is very important to convey this message. … The child who threw a stone in 1993 today wraps himself in an explosive belt. … Either we will exist or we will not exist. Either the Israelis or the Palestinians – there is no third option.”29
Some parents and social organizations do protest the barbaric use of children as warriors, although not necessarily criticizing suicide bombing as a tactic. Unfortunately, they are small voices in the wilderness.
Some Arab parents have condemned the use of children as combatants, but their voices are isolated and they carry the risk of being ostracized and vilified. In December 2000, a local group of Palestinian women trade unionists called on the Palestinian Authority to stop using children as cannon fodder: “We don’t want to send our sons to the front line, but they are being taken by the Palestinian Authority,” said a mother of six from the West Bank city of Tulkarem.30 A nurse from Gaza who spoke out on television was condemned in the Arabic media as a traitor. Others reveal that they have been threatened by armed Fatah officials for discouraging their children from participating in clashes.31
While Palestinian leaders exhort the public into volunteering their children for suicide missions, they make sure their own children are not among the volunteers.
Many Palestinian leaders who tell parents that it is their patriotic duty to sacrifice their children32 have sent their own offspring abroad (as have other Palestinians with the financial means), while others keep their own children under close supervision to ensure their safety.
Past’s PA Chairman Yasser Arafat, for instance, sent his wife and young daughter to Paris, where they reportedly lived on a generous monthly PA allowance of $100,000, The Palestinians’ First Lady Suha endorsed suicide operations: “There would have been no greater honor” than watching her son take his own life for the Palestinian struggle for independence – if only she had a son, the Sorbonne graduate told a London-based Arabic paper.33
In October 2000, a London-based Lebanese columnist, Hodo Husseini, condemned Palestinian leadership in the pan-Arab daily Al Sharq al-Awsat by asking: “What kind of enlightened independence will rise on the blood of the children, while the leaders [and] their [own] children and grandchildren are sheltered?” She and other critics were branded as “too Westernized to understand” in an editorial published in the PA’s state-controlled daily Al Hayat al-Jadida.
One of the most poignant protests against turning children into warriors came from Abu Saber, a bereaved father. He wrote to the London Arabic daily Al-Hayat about his eldest son who had been convinced to become a shahid, and how he learned that his dead son’s friends “were starting to wrap themselves like snakes around my other son, not yet 17, to direct him down the same path … to avenge his brother’s death.” He asked in anguish:34
“By what right do these leaders send the young people, even young boys in the flower of their youth, to their deaths? Who gave them religious or any other legitimacy to tempt our children and urge them to their deaths?… Why until this very moment haven’t we seen one of the sons or daughters of any of these people don an explosive belt and go out to carry out in deed, not in words, what their fathers preach day and night?”
In his letter, Abu Saber cited by name sheikhs and leaders who had sent their sons abroad “the moment the Intifada broke out” – including the son of the past head of Hamas in Gaza – the late Dr. Abdul Al-Rantisi,35 whose wife, he charged, “has refrained from sending her son Muhammad to blow himself up. Instead, she sent him to Iraq, to complete his studies there.”
International law prohibits using children to fight
Article 38 of the United Nations Convention on the Rights of the Child (adopted in 1989) condemns the recruitment and involvement of children in hostilities and armed conflicts. In 2000, the UN General Assembly adopted a treaty that raises the age limit for compulsory recruitment and participation in combat to age 18. Article 36 of the same UN document calls on states to protect children against any kind of exploitation.36
United Nations Under-Secretary-General Olara Otunni condemned terrorist groups’ use of children as human shields, gunmen and suicide bombers. At a UN Security Council debate on January 14, 2003 devoted to measures to protect children in armed conflict, he said:
“We have witnessed child victims at both ends of these acts: Children have been used as suicide bombers and children have been killed by suicide bombings. Nothing can justify this. I call on the Palestinian authorities to do everything within their powers to stop all participation by children in this conflict.”37
The UN could do much more. Although the United Nations Relief and Works Agency (or UNRWA) funds nearly all PA-controlled schools in the West Bank and Gaza, UNRWA rejects criticism that it allows Palestinian pedagogues and educators to propagate hatred of Israel and identification with suicidal martyrdom, saying UNRWA has no mandate to set curricula or means to control terrorist activity within its camps.38
When Arab children are killed or injured, it makes headlines in Western media reports. But rather than investigate who is behind the participation of children in armed confrontation, Western journalists tend to report what they see on the streets.
Moreover, the age-old news adage, “If it bleeds, it leads,” is all the more true when the victims are children. No matter what the circumstances, the sight of a wounded or dead child is heartrending.
Journalists in Palestinian areas also are subject to threats and intimidation, and their film is confiscated if they take what Palestinian leadership considers “unflattering” footage that “undermines” the PA’s message.39 Aware that manipulation of children gives them a bad image abroad, Palestinian leaders have tried to hide their role in enticing children to endanger or kill themselves from Western cameras. The Palestinian Journalists Syndicate, a union of Arab journalists, forbids its news photographers from taking pictures of children who carry weapons or participate in activities sponsored by militant groups. Those who ignore the ban are threatened with disciplinary procedures.40
In the meantime, the cynical manipulation of Palestinian children continues unchecked.
Palestinians are killing their children because they make effective delivery systems for killing Israelis. They also sacrifice them because wounded or dead children paint Israelis as heartless and cruel in the eyes of the world and the Israelis themselves
Five months into the first Intifada in 1988, a Palestinian leader told an Israeli reporter: “We will make you cruel.” He said the use of women and children on the front lines, leading violent riots, would make Israelis look bad in the eyes of the world and make the Israelis hate themselves because Israel is morally sensitive.
In the first Intifada, the strategy of sending children into battle worked on both fronts: it produced painful headlines and anguished Israelis, leading to negative coverage of Israel abroad, including articles by American Jews who worried that Israel was losing its soul. The feeling of having been ‘tainted’ was reflected in a letter sent by an Israeli medic in the reserves to MK Haim Oron, writing that while his unit’s behavior was devoid of any case where “soldiers or officers stepped out of bounds,” the unpleasant task of apprehending rock-throwing youth was unbearable. “But now the Palestinians hate me and I hate myself. So what the hell do I do?”41
While the mobilization of children on the front lines did not have the effect Palestinians ultimately sought – a unilateral Israeli withdrawal without peace – Palestinians did note the success the strategy had in demonizing Israel in the eyes of the world and the Israelis themselves. This so-called success encouraged Palestinians to enlarge the role of their children by using them as human shields, direct combatants and suicide bombers and by glorifying, rather than mourning, their deaths.
As long as the deaths of children serve the Palestinian cause, Palestinian leaders will continue to employ this strategy. If deploying Palestinian children as combatants and targeting Israeli children is to halt, the world community must take a clear moral stand.
The death of Arab children on the front lines – extolled as shahids or martyrs – has become a cynical weapon in the arsenal of Arab leaders. They have learned that when their children are killed, they gain world sympathy, especially in Europe and North America – where the death of any child is viewed as a tragedy and portrayed as such in the media, regardless of circumstance.
In January 1990, at the close of the second year of the first Intifada, an Israeli journalist wrote of the sacrifice of Palestinian children and what seems to fuel it:42
“The numbers are horrendous. However these child victims of the Intifada are not targets. They are weapons. Few … in the West stop to ask – Who sends children to the front with coffins on their shoulders and potentially lethal projectiles in their hand? … The Intifada is unconventional warfare, using women and children as weapons, because it is a psychological war … [for] the hearts and minds of world opinion … to erode traditional support of Israel by the diaspora … to victimize Israelis by manipulating moral sensibilities inherent in Jewish ethics and Western society to undermine motivation and paralyze the Israeli body politic by systematic de-legitimization of our self-image … The only way to break this brutal and vicious circle and put an end to Palestinian moral-mental blackmail is to get to the source and recognize that the youthful victims and their elder victimizers hail from the same camp.”
Not much has changed since then except that the Palestinians’ exploitation of children has reached new heights. Their 1988 threat to Israel – “We will make you cruel” – hangs in the air. With sometimes 20 or more tips of planned terrorist attacks in their final stage of execution every day, Israelis are forced, against their will and against their humanitarian instincts, to take extreme measures to protect their own children from these onslaughts. Perversely, Israel is condemned for protecting herself from these lethal ‘children.’ To add insult to injury, the hapless victims are often not mentioned by name in the world press – not even in short obituaries – while the young perpetrators are the focus of compassionate coverage, with long, empathetic profiles like the one about the suicide bomber in The New York Times Sunday Magazine. It described the killer as a person who “raised doves and adored children.”43
A 2002 Washington Post editorial headlined “Death Wish,” following a conference in which 57 Islamic nations rejected the idea that Palestinian ‘resistance’ to Israel had anything to do with terrorism, said:
“In effect, the Islamic conference sanctioned not only terrorism but also suicide as a legitimate political instrument…. It is hard to imagine any other grouping in the world’s nations that could reach such a self-destructive and morally repugnant conclusion.”44
The Post castigated Muslim states and suggested their behavior was liable to be the seeds to their own destruction. It concluded:
“The Palestinian national cause will never recover – nor should it – until its leadership is willing to break definitely with the bombers.
IN A NUTSHELL
A criminal Palestinian Arab leadership, along with cowardly and intimidated Palestinian parents on the West Bank and Gaza, exploit their children to engage in armed conflict – in opposition to values held by the rest of the civilized world and in flagrant violation of international law and common decency.
There is no excuse – nor any widespread precedent among the wretched of the earth – for sacrificing the youth of any society for political gain and tactical advantage. If this is to stop, the culpability must be put squarely on the shoulders of Palestinian society and others who legitimize, support and ‘understand’ such child sacrifice.
12 Among those memorialized, Dalal Mughrabi, who took part in the killing of 36 Israelis and Gail Rubin, the niece of U.S. Senator Abraham Ribicoff in 1978. See:
32 For instance, Hafiz Barghouthi, editor of the PA daily Al Hayat al-Jadida, labeled those who refuse to endanger their children “traitors”; see David Schenker, “An Arab Debate on ‘Child Sacrifice,’” Jerusalem Post, November 15, 2000, at:
39 For a radio documentary on the intimidation of Palestinian journalists, see the Australian Broadcasting Company transcript: Robert Bolton, “The State of the Media and Journalism in the Palestinian Territories,” February 4, 1999 at:
Le facteur clé est le facteur démographique. En règle générale, les gens qui vont tuer des gens sont les hommes de 16 à 30 ans.Samuel Huntington
As South Africa gears up to celebrate Youth Day this week, it might be worthwhile to consider the effect, and impact, a young population can have on a country. Today, our global village can be neatly divided between countries with growing (young) populations, and those with declining (ageing) populations. Countries with more than 40% of the population aged between 15 and 29 (Generation Y) are labelled as having a “youth bulge”. Youth bulges are usually associated with unrest, urban disturbance and, at the extreme end, revolts and revolution. They can set the stage for mass social change as we have witnessed in the Arab world: another global hotspot where youth bulges occur. The political revolts in Egypt, Tunisia and Libya were fuelled by relatively young citizens fed up with high rates of unemployment and the lack of democratic governments. (…) South Africa has an extreme youth bulge, with 65.8% of our population under the age of 30. This in itself should be a large red flag. But youth bulges do not always negatively affect a country. In fact, a youth bulge can be a country’s main asset, if – and only if – that country has two things in place: a brilliant education system and ample employment opportunities. South Africa, unfortunately, has neither. (…) Our internal youth bulges are growing in all the wrong places. Dion Chang
In a country with a youth bulge, as the young adults enter the working age, the country’s dependency ratio– that is, the ratio of the non-working age population to the working age population—will decline. If the increase in the number of working age individuals can be fully employed in productive activities, other things being equal, the level of average income per capita should increase as a result. The youth bulge will become a demographic dividend. However, if a large cohort of young people cannot find employment and earn satisfactory income, the youth bulge will become a demographic bomb, because a large mass of frustrated youth is likely to become a potential source of social and political instability. Therefore, one basic measure of a country’s success in turning the youth bulge into a demographic dividend is the youth (un)employment rate. Unfortunately, the recent record has not been favorable. While unemployment rates are naturally higher for young people, given their limited work experience, the double digit unemployment rates presented in Figure 2 are worrisome. Typically, the prevailing youth unemployment rates are about twice the rate of the general workforce. The situation in the Middle East and North Africa (MENA) and in the countries of Europe and Central Asia is particularly troubling: youth unemployment is on the order of 20 percent or even higher. In addition, informality is more prevalent among youth in MENA, so even for those who are employed, there may be problems with job quality. East Asian economies have been able to turn to the youth bulge into a demographic dividend. Take the Republic of Korea as an example. Over the past forty years, the dependency ratio declined substantially in Korea. In addition to dramatic GDP growth and rapid increases in average wages, youth unemployment has been below 12 percent and often in the single digits in recent years. The same is true for China. Its dependency ratio followed a similar pattern to Korea’s. Since initiating economic reforms since the late 1970, China has been able to generate millions of new jobs while also relocating young workers from lower productivity agricultural activities to higher productivity manufacturing—all without experiencing high unemployment among the youthful labor force. In recent decades, countries in North Africa have also experienced dramatic declines in the dependency ratio; however, as we saw above, youth unemployment has been a severe problem.(…) The youth unemployment issue has been in the news with respect to the “Arab Spring.” Many youth protesting in the streets have relatively high education levels. A recent World Bank report finds that for oil importing countries in the Middle East and North Africa, government sector employment is oversized relative to other middle-income countries, while oil exporters have a high growth sector – oil production—that is not labor intensive. The report concludes “…the number of jobs created in the last decade was considerably less than the number needed to address key challenges, such as high youth unemployment, low labor force participation rates, especially among women, and fast –growing labor forces.” (…) First, for an economy to be competitive in both the domestic and international market, it should follow its comparative advantage, as determined by its endowment structure. In the early stage of development, sectors that the economy has comparative advantage will be labor or resource intensive. Examples include light manufacturing, smallholder agriculture, fishing and mining. Only a few activities like mining are likely to be capital intensive in this early stage. In the later stages of development, the competitive sector will become increasingly capital intensive, as capital accumulates thus changing the country’s endowment structure. Justin Yufu Lin
L’erreur était que personne n’a fait attention à l’explosion de la population palestinienne. La population palestinienne a été multipliée par presque 6 dans les 50 dernières années. (…) au Liban, en Tunisie et en Algérie une femme a moins de deux enfants en moyenne. même si le Hamas devrait décider de tout signer tout, leurs jeunes hommes vont déchirer ces accords en morceaux. (…) La Palestine est un cas particulier. Ils n’ont jamais eu aucune chance de développement parce qu’ils ont toujours été sous soutien international.Gunnar Heinsohn
Une femme tunisienne a 1,7 enfant en moyenne. En France, elle en a bien souvent 6, parce que le gouvernement français la paie pour ça. Bien entendu, l’argent n’a jamais été destiné aux Tunisiennes en particulier, mais les Françaises ne sont pas intéressées par cet argent, tandis que les Tunisiennes ne sont que trop heureuses de le recevoir. (…) Dans les pays occidentaux, nous avons partout ce système d’allocations sociales qui est à peine utilisé par la population locale. D’un autre côté, il y a cette population immigrante dont les femmes ne peuvent être compétitives sur le marché du travail local. Pour les Danoises et les Allemandes, les allocations sont trop faibles pour être attractives. Pas pour les immigrants. Ce que l’on voit donc en Angleterre, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, ce sont des femmes issues de l’immigration qui complètent leur éventuel petit salaire par les deniers publics. Ce n’est pas un revenu extraordinaire, mais ça leur suffit. Et cela crée un genre de « carrière » réservé aux femmes, un modèle que leurs filles suivront. (…) Mais les fils n’ont pas ce choix. Ils ont grandi dans les basses couches de la société, sans les compétences intellectuelles nécessaires pour améliorer leur position. Ce sont ces garçons qui mettent le feu à Paris, ou dans des quartiers de Brême. Certains d’entre eux parviennent jusqu’à l’université et deviennent des leaders pour les autres – pas des pauvres, mais de jeunes hommes de rang social peu élevé, qui croient être opprimés à cause de leur confession musulmane, alors qu’en réalité c’est le système social qui a créé cette classe de perdants. Gunnar Heinsohn
Les chrétiens sont très largement surestimés dans les estimations, jusqu’à 12% —la CIA leur accorde 10%, plus de deux fois plus que notre estimation (4,6%). Il y a là comme une extrapolation à la démographie de la surreprésentation des chrétiens syriens dans le monde prestigieux des affaires et de la culture. Pourtant, ils sont parmi les premières victimes de leur succès en termes de transition démographique avancée, le payant par un recul de leur nombre en valeur relative, sinon absolue. Pour ces raisons démographiques, ils ne constituent qu’une force d’appoint qui pèse peu dans la balance: faible fécondité, tombée à quelque 1,8 enfant par femme, et forte émigration hors du pays. La ville d’Alep, la plus «chrétienne» de Syrie, illustre remarquablement ce déclin, des 30% (sans doute exagérés) de chrétiens dans les années 40 à 3,5% aujourd’hui. (…) Cette transition à deux vitesses signifie que la population majoritaire, déjà très nombreuse, est alimentée en sus par un flux de naissances très abondantes et en augmentation, là où la minorité ou les minorités (à l’exception notoire des Kurdes) voient leurs naissances s’atrophier et diminuer. Dans un contexte de conflit, la transposition des chiffres démographiques en chiffres militaires est automatique: tous les ans, à 18 ans ou un peu plus, des jeunes issus de la majorité vont se présenter de plus en plus nombreux sous les drapeaux, alors même qu’en face les jeunes issus des minorités sont de moins en nombreux. Le youth bulge syrien, l’explosion démographique des jeunes à l’âge d’entrée dans l’armée, est uniquement l’affaire de la majorité. Entre 1963 et 2012, leurs effectifs ont été multipliés par 5,3 dans la majorité sunnite, mais seulement par 2,4 dans la minorité chiite.(…) Dans l’ensemble de ce pays de 21,6 millions d’habitants, la transition démographique piétine. Malgré la baisse rapide de la mortalité infantile (18/1000), la fécondité reste élevée et constante, avec 3,5 enfants lors de l’enquête sur la santé de la famille de 2009, ce qui situe la Syrie au rang des pays arabes les plus féconds (70% de plus que la Tunisie, 60% de plus que le Maroc, deux fois plus que le Liban). Avec des différences régionales phénoménales: les gouvernorats de minorités, Lattaquié et Tartous, ou celui de Soueida, où la fécondité est désormais très basse, ne croissent qu’au rythme de 1,6%, l’an contre 2,5% pour le reste du pays. Youssef Courbage
Pourquoi l’hiver est probablement inévitable …
Populations éduquées (souvent christianisées- les Juifs ont été expulsés depuis longtemps) victimes, entre un meilleur contrôle des naissances et l’attrait de l’émigration, de leurs succès et en perte de vitesse démographique, populations arriérées encore en plein boom démographique …
A l’heure où une classe moyenne éduquée et plutôt urbaine ayant largement réussi sa transition démographique voit, de la Tunisie à l’Egypte, sa demande de liberté confisquée par des partis islamistes appuyés principalement sur des masses issus plutôt des classes populaires et des petites villes ou campagnardes et surtout, "youth bulge" intérieur ou régional oblige, nettement plus jeunes et plus nombreuses …
Pendant que, contraints par les menaces de massacres qui s’annoncent (à l’aide peut-être même d’ADM chimiques), l’Occident se retouve, tout en continuant à financer via l’ONU les véritables usines à bébés et terroristes palestinennes, à armer des masses d’islamistes fanatisées suceptibles, comme avant eux en Tunisie ou en Libye, de métastaser le cancer jihadiste dans le reste de la région …
Tout en risquant de développer sur son propre sol, entre le chômage massif et un Etat-providence pris en otage par la démagogie et le politiquement correct, des masses de jeunes toujours plus déracinés et susceptibles d’être tentés par les certitudes des barbus …
Comment ne pas voir, avec la lumineuse analyse de la situation syrienne par Youssef Courbage sur Slate, que le dit "printemps arabe est très probablement, au moins à court et à moyen terme, voué à une inéluctable hiverisation?
Sunnites, alaouites, Kurdes, chrétiens, druzes… La guerre en cours depuis dix-huit mois se joue aussi dans le poids et la vitesse de croissance des différents groupes qui se partagent le territoire ou s’entredéchirent.
Youssef Courbage
Slate
15.10.12
- Des enfants jouent dans des ruines, au nord de la Syrie, le 8 octobre 2012. REUTERS/Stringer. -
Avec 33.000 morts et 340.000 réfugiés hors des frontières, la démographie est évidemment présente dans le conflit qui ravage la Syrie depuis mars 2011, ce délicat bras de fer où l’on se contente souvent d’une vérité qui, pour n’être pas reconnue, est pourtant connue de tous: un groupe confessionnel minoritaire démographiquement, les alaouites (originaire du chiisme musulman), monopoliserait le pouvoir et ses multiples instruments. Ou, de manière plus nuancée: l’ensemble des minoritaires, peu ou prou unifiés, se seraient ralliés à ce pouvoir, s’opposant par là même à la majorité de la population.
La dimension démographique du conflit se joue aussi dans le poids et la vitesse de croissance des différents groupes qui se partagent le territoire ou s’entredéchirent, facteur décisif vis-à-vis du pouvoir central. En effet, la transition démographique —vecteur essentiel de la modernisation des sociétés— n’y avance pas au même rythme: si le conflit est inscrit dans l’état démographique des forces en présence, il se joue donc aussi dans le mouvement (natalité, mortalité, migrations…) qui différencie ou oppose ces populations, par leur natalité surtout [1].
D’abord, la question la plus simple: que pèsent démographiquement les différents groupes aujourd’hui? Malgré le mutisme officiel (recensement, état-civil, enquêtes…), les estimations abondent: plus de 40% de minoritaires selon certaines estimations très généreuses; beaucoup moins selon la nôtre, qui les amène à 27%.
Cette «bataille de chiffres» en serait restée à ce stade si elle n’avait dégénéré en conflit ouvert entre diverses factions de la population. Occultée par l’idéologie dominante de l’Etat-Nation syrien, la démographie communautaire [2] a repris des couleurs, comme sous le mandat français (1920-1944), qui avait divisé un temps la Syrie en Etats confessionnels, communautaires ou régionaux: alaouite, druze, sandjak d’Alexandrette, et même un Etat de Damas et un Etat d’Alep.
Les sunnites, dominants démographiquement, dominés politiquement
Démographie et pouvoir sont en porte-à-faux, les sunnites arabes (73% de la population) vivant depuis 1963 une situation d’éclipse politique. Mais s’agit-il vraiment d’un groupe? Plutôt d’un agrégat composite, urbain, rural, bédouin, très hétérogène, régionaliste, sans ossature réelle après la destruction du parti des Frères Musulmans en 1982, qui s’était fait fort —sans réussir— de rallier les sunnites de Syrie.
Les années 2011-2012 amorcent peut-être un semblant de regroupement, dans la mouvance d’une guerre qui pour la première fois n’épargne aucune des villes moyennes à dominante sunnite et rapproche symboliquement les deux capitales, Damas et Alep, longtemps rivales.
Pour autant, le pouvoir syrien ne manque pas d’y entretenir des groupes d’intérêt, des milieux d’affaires à la pègre, en passant par le souk de Damas, plus récemment celui d’Alep, qui lui sont obligés. Les allégeances ne sont jamais évidentes, il n’y a pas congruence parfaite entre le sunnisme syrien et l’opposition au régime.
Les Kurdes, minorité démographique politiquement dominée
Qu’en est-il des minorités? A défaut d’une unité nationale réelle, le pouvoir tente de les agréger au noyau dur alaouite. Il s’agit là d’un impératif démographique aux fortes connotations politiques et militaires.
Les Kurdes, qui représentent 8% de la population (certaines estimations vont jusqu’à 10%, ce qui en ferait la première minorité du pays devant les alaouites), principalement sunnites (95%), ne jouent pas la carte sunnite, mais ne penchent pas pour autant du côté d’un pouvoir qui les a privés de la majeure partie de ce qu’ils jugent être leurs droits nationaux, de la reconnaissance de leur langue, voire, pour de larges pans de la population, de la nationalité syrienne.
En 1962, un «recensement» de la région principalement kurdophone de la Jézira, a abouti à priver de la nationalité syrienne 120.000 Kurdes désormais considérés comme étrangers. Plus de 300.000 Kurdes apatrides vivaient en Syrie à la promulgation du décret d’avril 2011 de restitution de la nationalité syrienne aux Kurdes. Un geste destiné à les rallier à la cause du pouvoir après plusieurs décennies d’ostracisme, mais dont seulement 6.000 personnes auraient bénéficié.
Leur forte concentration géographique aux frontières de la Turquie et de l’Irak, jointe à leur croissance démographique —la plus élevée du pays—, favorise les penchants sécessionnistes, à l’écoute des Kurdes de Turquie ou d’Irak, un peu moins d’Iran. C’est pourquoi l’opposition syrienne, qui se méfiait des pulsions sécessionnistes kurdes, a tardé à enrôler des opposants de ce côté. Mais récemment, le Conseil national syrien a élu un Kurde, Abdelbasset Sida, à sa tête.
Pour ajouter à l’ambivalence de la situation de cette minorité à l’égard du pouvoir central, il faut souligner les liens entre une partie des Kurdes de Syrie et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), anti-turc, occasionnellement pro-syrien et se retrouvant donc loyaliste par la force des choses.
Les yazidis, cette archi-minorité kurdophone non-musulmane, se distinguent eux par leur religion des Kurdes musulmans. Démographiquement et politiquement, ils pèsent d’un poids négligeable.
Les chrétiens, minoritaires proches du pouvoir?
Les chrétiens sont très largement surestimés dans les estimations, jusqu’à 12% —la CIA leur accorde 10%, plus de deux fois plus que notre estimation (4,6%). Il y a là comme une extrapolation à la démographie de la surreprésentation des chrétiens syriens dans le monde prestigieux des affaires et de la culture. Pourtant, ils sont parmi les premières victimes de leur succès en termes de transition démographique avancée, le payant par un recul de leur nombre en valeur relative, sinon absolue.
Pour ces raisons démographiques, ils ne constituent qu’une force d’appoint qui pèse peu dans la balance: faible fécondité, tombée à quelque 1,8 enfant par femme, et forte émigration hors du pays. La ville d’Alep, la plus «chrétienne» de Syrie, illustre remarquablement ce déclin, des 30% (sans doute exagérés) de chrétiens dans les années 40 à 3,5% aujourd’hui.
Les chrétiens se sont souvent retrouvés comme minoritaires mais proches du pouvoir —parfois à leur corps défendant—, un pouvoir qui tente, surtout depuis le conflit en cours, de les agréger encore plus au noyau dur. Mais ils ne sont unis ni sur le plan confessionnel ni sur le plan politique.
Leur présence au sein du parti au pouvoir, le Baath, ne date pas d’aujourd’hui et, faut-il le rappeler, l’un de ses fondateurs, Michel Aflak, était un Syrien chrétien. Une certaine continuité puisque le ministre de la Défense Daoud Rajha, tué dans l’attentat de Damas en juillet dernier, était chrétien. Et l’armement de miliciens chrétiens en soutien du régime a été tenté, mais certains groupes chrétiens —des Assyriens— ont pris les armes contre le pouvoir, tout en restant en marge de l’opposition.
Les dignitaires ecclésiastiques chrétiens ont, pour la plupart, mais avec des exceptions notables, prêté allégeance au pouvoir. Mais leurs voix sont largement compensées par celles des opposants chrétiens, qui siègent aux plus hautes instances du Conseil national syrien ou des autres groupes de l’opposition.
Les moins politisés des chrétiens vivent eux mal les visées du pouvoir sur le Liban, qui remontent surtout à 1975, alors qu’ils ont tissé depuis des temps immémoriaux des relations poussées, familiales notamment, avec le pays —ce qui n’est d’ailleurs pas un phénomène chrétien seulement, mais celui de Syriens de toutes confessions, pour qui le Liban reste une option comme pays-refuge.
Parmi les chrétiens, les Arméniens, pour la plupart originaires de Cilicie, se découvrent eux des affinités avec la république d’Arménie, qui pourrait bien devenir une autre patrie-refuge.
Attitude contrastée des autres minorités
Comme ceux des chrétiens, les effectifs des druzes, concentrés dans le Djébel Druze (gouvernorat de Soueida), sont largement surévalués: 500.000, voire 700.000, contre moins de 400.000 effectivement. Cela tient en partie à l’imprécision du décompte des Druzes expulsés du Golan à la suite de la guerre israélo-arabe de 1967.
L’ambivalence rencontrée chez les Kurdes ou les chrétiens se retrouve chez eux. Le réflexe minoritaire les pousserait à faire front avec les autres minorités, mais un long contentieux avec les pouvoirs successifs qui se sont succédés depuis l’Indépendance jusqu’au coup d’état de 1963 et l’éviction des officiers druzes de l’armée les inciterait à la méfiance vis-à-vis des autorités.
Ces druzes de Syrie —originaires pour la plupart du Mont-Liban après leur migration forcée au XVIIIe siècle— manquent d’un leadership national, qu’ils trouvent en partie au Liban en la personne de Walid Joumblatt, le leader du PSP libanais, un druze qui se fait fort d’encourager ses coreligionnaires de l’autre côté de la frontière à refuser de servir dans l’armée et dans les services de sécurité.
Pour les archi-minorités, qui comptent peu du point de vue démographique, les préférences politiques sont également contrastées. Cela va des Turkmènes, les plus opposants, car sunnites, turcophones et en symbiose avec la Turquie, aux chiites duodécimains, plus en phase avec l’Iran et son allié syrien.
Les Ismaéliens, des chiites non-duodécimains, seraient –modérément— proches du pouvoir. Les Tcherkesses, des sunnites non-arabes originaires du Caucase, semblent plutôt neutres dans le conflit en cours. Mais leur malaise se traduit par le fait que certains envisageraient le «retour» en «Russie».
En définitive, ces minoritaires dominés, si on agrégeait leurs effectifs, se retrouveraient à mi-chemin du pouvoir et de l’opposition, mais en aucun cas une force décisive ni pour les uns ni pour les autres.
Les alaouites: une minorité démographique politiquement dominante
Que les alaouites, de leur côté, soient la minorité au pouvoir ou celle du pouvoir importe peu. Comme mentionné plus haut, les cercles confessionnels et politiques ne se recoupent jamais intégralement. Et de la même façon que le pouvoir a réussi à fidéliser nombre de sunnites, l’opposition compte également de prestigieuses personnalités alaouites.
Les alaouites font corps avec la Syrie, mais leur présence déborde le cadre syrien: plus de 400.000 alaouites arabes (à ne pas confondre avec les 15 millions d’Alévis des turcophones chiites) vivent en Turquie. Près de 100.000 au Liban, paradoxalement le seul pays qui leur accorde une reconnaissance officielle, un état-civil et une représentation parlementaire comme alaouites. En revanche, en Turquie et en Syrie, ils sont officiellement musulmans, mais ne peuvent se réclamer de leur confession précise.
L’actualité brûlante a ravivé l’intérêt accordé à leur religion. Issue de l’islam chiite duodécimain, elle s’en est éloignée par son caractère trinitaire, initiatique, syncrétique. Que les alaouites croient à la transmigration des âmes (métempsycose) —ce qui n’est pas sans effet sur leur faible fécondité comme chez les druzes—, se passent de mosquées, tolèrent l’alcool, ne voilent pas leurs femmes, etc., les a mis au ban de l’islam officiel.
Toutefois, depuis 1936 et surtout depuis 1973, les alaouites tentent de s’insérer dans le giron de l’islam officiel chiite, voire sunnite. Mais plus que par leur religion, c’est par leur asabiyya, ce concept forgé au XIVème siècle par Ibn Khaldoun, une valorisation du réseau social où les liens sont surdéterminés par l’appartenance familiale, clanique ou communautaire, qu’ils se distinguent des autres Syriens. Cette asabiyya a été aiguisée par leur histoire conflictuelle avec le pouvoir central, de Saladin jusqu’aux Ottomans en passant par les Mamelouks, les plus féroces de leurs adversaires.
Une histoire faite aussi d’oppression socioéconomique, qui allait vivifier leur solidarité. Seul le mandat français, et pour une brève période (1922-1936), a tenté de les rallier au pouvoir central —avec des succès très mitigés— en leur concédant l’«Etat des Alaouites». Piètre consolation, puisque cette entité, selon le géographe Etienne de Vaumas, était «coupée du reste du monde… conservatoire d’une société condamnée à un dépérissement qui pour être lent n’en était pas moins certain».
De cette préhistoire antérieure au coup d’Etat de 1963, il est resté beaucoup de rancœurs. Les alaouites ont conservé la mémoire de leurs pères, métayers chez les seigneurs féodaux de la plaine et surtout de la ville-symbole sunnite de Hama. Celle aussi des petites filles que l’on «vendait» comme bonnes à tout faire, aux bourgeois et petits-bourgeois des villes de Lattaquié, Damas, Alep et jusqu’à Beyrouth.
Seul vecteur de l’ascenseur social, le parti Baath et la profession militaire. Ce fut d’abord le fait du mandat français, qui recruta, hors de toute relation de proportionnalité avec leur population, des alaouites dans ses bataillons du Levant, présence qui se perpétua après l’indépendance. La démographie militaire montre qu’en 1955, 65% des sous-officiers étaient alaouites et le Comité militaire, chargé du recrutement dans les académies militaires, entre leurs mains. Mais la majorité des officiers restaient sunnites.
De 1963 à 1970, le pouvoir confortera leurs positions au sein de l’appareil et de l’armée, allant crescendo jusqu’au coup d’état de 1970, avant la vigoureuse correction survenue entre 1970 et 1997, année où 61% des principales personnalités militaires et des forces de sécurité étaient alaouites et 35% sunnites.
Un mouvement correctif socioéconomique
Du «mouvement correctif» engagé en 1970, idéologique (abandon de la référence au socialisme), politique et militaire, naîtra un autre mouvement correctif socioéconomique de longue haleine, dont les effets laissent une empreinte forte sur les statistiques, celles du recensement de 2004 notamment.
Rurales avant l’indépendance à plus de 97%, les populations alaouites dominaient, dès 1990, les villes du littoral: 55% à Lattaquié, 70% à Tartous, 65% à Banias, villes, qui sous le mandat français, étaient encore des bastions sunnites (78% environ). L’ascension des alaouites dans l’armée, les services de sécurité, la fonction publique, les entreprises d’Etat et, plus récemment, dans le secteur privé, leur a également assuré une présence marquée à Damas, à Homs, à Hama, mais non à Alep. L’accès à la ville, à l’administration, à l’enseignement, notamment universitaire (avec un système de discrimination positive pour les bourses à l’étranger), a donné un coup de fouet à leur mobilité dans l’échelle sociale.
La rente de situation ainsi générée au profit des alaouites ressort parfaitement des données de 2003-2004. Leur niveau de vie est franchement plus élevé qu’ailleurs (sauf dans la capitale): la dépense mensuelle par personne atteignait 3.310 livres syriennes (un peu moins de 40 euros d’aujourd’hui) dans la région côtière, pour 2.170 seulement dans le gouvernorat d’Alep.
Tous les indicateurs vont d’ailleurs dans le même sens: faible proportion d’actifs dans l’agriculture, un secteur à basse productivité; faible taux d’analphabétisme des adultes, notamment féminin; faible proportion de filles de 5-24 ans non-scolarisées; enfin, une plus forte féminisation de la main-d’œuvre non-agricole, un autre et important critère de la modernité.
L’Etat a également fourni avec plus de générosité aux gouvernorats côtiers l’électricité, l’eau potable, les réseaux d’égouts. Ces statistiques ne signifient pas que les alaouites sont tous devenus aisés ou se sont tous métamorphosés de paysans sans terre en petits ou grands bourgeois: il existe naturellement plus d’un village ou un quartier de ville alaouites pauvres. Mais en moyenne, leur région a connu une progression sans pareil.
Les risques des transitions à deux vitesses
Les alaouites ne sont pas les seuls à connaître au fil des années cette érosion de leurs taux de natalité, solidaires par cette transition démographique des druzes (bien représentés par les gouvernorats de Soueida et de Quneitra) et des chrétiens (disséminés dans tout le pays). En 2004, le nombre moyen d’enfants par femme de la région côtière était tombé à 2,1, soit le seuil de renouvellement des générations (1,8 chez les druzes et autant chez les chrétiens).
La même année, et pour ne retenir que les lieux qui ont fait la une des journaux par l’intensité des combats, la fécondité était de 3,8 enfants par femme à Alep (presque deux fois plus), 3,1 dans le pourtour rural de Damas, 3,5 à Hama, 3,1 à Homs, 5,1 à Idleb, 6,2 à Deir el Zor. A Dera’a, qui a inauguré la série sanglante, elle était de 4,6.
Cette transition à deux vitesses signifie que la population majoritaire, déjà très nombreuse, est alimentée en sus par un flux de naissances très abondantes et en augmentation, là où la minorité ou les minorités (à l’exception notoire des Kurdes) voient leurs naissances s’atrophier et diminuer.
Dans un contexte de conflit, la transposition des chiffres démographiques en chiffres militaires est automatique: tous les ans, à 18 ans ou un peu plus, des jeunes issus de la majorité vont se présenter de plus en plus nombreux sous les drapeaux, alors même qu’en face les jeunes issus des minorités sont de moins en nombreux. Le youth bulge syrien, l’explosion démographique des jeunes à l’âge d’entrée dans l’armée, est uniquement l’affaire de la majorité. Entre 1963 et 2012, leurs effectifs ont été multipliés par 5,3 dans la majorité sunnite, mais seulement par 2,4 dans la minorité chiite.
L’impossible partition
Devant ce conflit qui s’éternise, d’aucuns en viennent à penser que l’ultime recours serait la partition du pays et la création d’un mini-état alaouite, d’un réduit ou d’une zone de repli dans la zone côtière —une nouveauté dans la région, où le Liban a connu seize ans de guerre civile et a réussi à échapper à la partition, de même que l’Irak malgré la région autonome kurde.
Mais ce sont surtout des raisons démographiques qui rendent ces projets chimériques. En 2012, le «réduit» alaouite compte 1,8 million d’habitants. Sa population se décompose en 1,2 millions d’alaouites et 665.000 non alaouites, dont 340.000 sunnites, les plus exposés aux transferts de population en cas d’aggravation du conflit. Les autres communautés des deux gouvernorats de Lattaquié et Tartous, chrétiens et ismaéliens, seraient moins exposés.
Mais en dehors de ces deux gouvernorats, la Syrie compte un million d’alaouites, presque autant qu’à Lattaquié et Tartous. Pour la plupart, ils sont désormais très enracinés dans leurs lieux de vie et n’entretiennent plus que des liens ténus avec leurs villages ou leurs villes d’origine. Ces chiffres imposants montrent bien toute la démesure d’un découpage de la Syrie, inimaginable du fait du brassage de ses populations.
Youssef Courbage
A lire sur le sujet, de Youssef Courbage:Christian and Jews under Islam (avec Philippe Fargues, Tauris, 1998); «La population de la Syrie: des réticences à la transition (démographique)», in Baudoin Dupret, Youssef Courbage et al.,La Syrie au présent, reflet d’une société (Paris, Actes-Sud, 2007).
[1] Dans l’ensemble de ce pays de 21,6 millions d’habitants, la transition démographique piétine. Malgré la baisse rapide de la mortalité infantile (18/1000), la fécondité reste élevée et constante, avec 3,5 enfants lors de l’enquête sur la santé de la famille de 2009, ce qui situe la Syrie au rang des pays arabes les plus féconds (70% de plus que la Tunisie, 60% de plus que le Maroc, deux fois plus que le Liban). Avec des différences régionales phénoménales: les gouvernorats de minorités, Lattaquié et Tartous, ou celui de Soueida, où la fécondité est désormais très basse, ne croissent qu’au rythme de 1,6%, l’an contre 2,5% pour le reste du pays. Revenir à l’article
[2] A l’époque ottomane, la population de la Syrie était recensée selon la religion: musulmane (sans distinction des confessions détaillées), chrétienne (confessions détaillées) et juive. Sous le mandat français, les recensements mentionnaient la confession précise. Les recensements ultérieurs de 1947 et de 1960 donnaient la religion, mais non la confession précise, habitude qui fut abandonnée avec le recensement de 1970. L’état civil, en revanche, a longtemps continué à mentionner la religion pour les musulmans et les chrétiens, précisant pour ces derniers leur confession détaillée.
Les estimations actuelles sont fondées sur des projections démographiques réalisées à partir de données anciennes, des évaluations effectuées par des spécialistes du milieu syrien (Balanche, de Vaumas, Weulersse) et sur des imputations de certains paramètres démographiques à partir de données régionales (par exemple les gouvernorats de Lattaquié et Tartous pour les alaouites, celui de Soueida pour les druzes). On a donc en main des ordres de grandeurs raisonnables, mais en aucun cas des chiffres irréfutables à 100% comme auraient pu l’être ceux de recensements qui mentionneraient la confession détaillée ou la langue maternelle.
Voir aussi:
Youth Bulge: A Demographic Dividend or a Demographic Bomb in Developing Countries?
The youth bulge is a common phenomenon in many developing countries, and in particular, in the least developed countries. It is often due to a stage of development where a country achieves success in reducing infant mortality but mothers still have a high fertility rate. The result is that a large share of the population is comprised of children and young adults, and today’s children are tomorrow’s young adults.
Figures 1 (a)-(b) provide some illustrative examples. Dividing the world into more and less developed groupings (by UN definitions) reveals a large difference in the age distribution of the population. The share of the population in the 15 to 29 age bracket is about 7 percentage points higher for the less developed world than the more developed regions. In Africa (both Sub-Saharan and North Africa), we see that about 40 percent of the population is under 15, and nearly 70 percent is under 30 (Figure 1(a)). In a decade, Africa’s share of the population between 15 and 29 years of age may reach 28 percent of its population. In some countries in “fragile situations” (by World Bank definitions), almost three-quarters of the population is under 30 (examples in Figure 1(b)), and a large share of 15-29 year olds will persist for decades to come (Figures 1(c) and (d)).
Source: Author’s calculations based on data from United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2011). World Population Prospects: The 2010 Revision. Medium fertility scenario is used for the 2050 projections.
In a country with a youth bulge, as the young adults enter the working age, the country’s dependency ratio– that is, the ratio of the non-working age population to the working age population—will decline. If the increase in the number of working age individuals can be fully employed in productive activities, other things being equal, the level of average income per capita should increase as a result. The youth bulge will become a demographic dividend. However, if a large cohort of young people cannot find employment and earn satisfactory income, the youth bulge will become a demographic bomb, because a large mass of frustrated youth is likely to become a potential source of social and political instability1.Therefore, one basic measure of a country’s success in turning the youth bulge into a demographic dividend is the youth (un)employment rate. Unfortunately, the recent record has not been favorable. While unemployment rates are naturally higher for young people, given their limited work experience, the double digit unemployment rates presented in Figure 2 are worrisome. Typically, the prevailing youth unemployment rates are about twice the rate of the general workforce. The situation in the Middle East and North Africa (MENA) and in the countries of Europe and Central Asia is particularly troubling: youth unemployment is on the order of 20 percent or even higher. In addition, informality is more prevalent among youth in MENA, so even for those who are employed, there may be problems with job quality2.
Source: World Development Indicators and ILO Global Employment Trends for Youth. Two lines for MENA in recent years are for the separate sub-regions of the Middle East and North Africa by ILO definitions.
East Asian economies have been able to turn to the youth bulge into a demographic dividend. Take the Republic of Korea as an example. Over the past forty years, the dependency ratio declined substantially in Korea (Figure 4(a)). In addition to dramatic GDP growth and rapid increases in average wages, youth unemployment has been below 12 percent and often in the single digits in recent years (ILO data cited above). The same is true for China. Its dependency ratio followed a similar pattern to Korea’s (Figure 1(a)). Since initiating economic reforms since the late 1970, China has been able to generate millions of new jobs while also relocating young workers from lower productivity agricultural activities to higher productivity manufacturing—all without experiencing high unemployment among the youthful labor force. In recent decades, countries in North Africa have also experienced dramatic declines in the dependency ratio (Figure 3(b)); however, as we saw above (Figure 2), youth unemployment has been a severe problem.
Source: United Nations, World Population Prospects: the 2010 Revision.
The Traditional Policy Response: Prepare the Youthful Supply of Labor
The conventional approach for dealing with youth bulge is to make young people job ready. The idea is that young people’s skills – or more broadly, human capital—needs to be increased to enhance their productivity in the labor market. The 2007 World Development Report, Development and the Next Generation, lays out the policy agenda by focusing on five key life transitions: learning, work, health, family, and citizenship. Three “lenses” are used to focus the policy discussion: opportunities, capabilities and second chances. Basic skills and access to secondary and tertiary education, for example, are needed to create opportunities, while capabilities to make the right decisions for seizing opportunities can be enhanced through better information, access to credit and other factors. On the other hand, when outcomes are negative—for example, poor decisions lead to low levels of education or exposure to communicable diseases—young adults may need access to services that can help them re-start their economic and personal lives. The 2007 WDR emphasized both the skills upgrading and the institutional setting for improving economic outcomes for young people.
The above discussion provides a useful framework for mitigating youth unemployment issue from the supply side; however, demand for labor services is essential for absorbing new entrants to the workforce. Such a shift in demand can be achieved only by a dynamic change in economic structure. Countries that have been successful in this regard move from a high share of employment in agriculture towards an increasing share of employment in manufacturing first and then gradually to the service sector in the post industrialization stage. Generally, this structural change is accompanied by rural-urban migration, and it usually starts in labor intensive manufacturing. On an aggregate level, one can look at the sectoral shift out of agriculture and into industry and services – both in terms of value-added and employment. For example, Egypt in 1980 had a GDP per capita (in constant 2005 PPP dollars) of $2,400, while China was only at $524 and Korea was already ten times higher at $5500 (WDI data). Egypt had only a slightly higer share of agriculture and employment in GDP, compared to Korea; however, this structure largely stagnated in the case of Egypt in the ensuing decades (Figures 4(a) and (b)). Meanwhile, China now with a GDP per capita of $6800 (2005 constant PPP) has a lower share of agriculture in total value added and the employment share has declined continuously. On a more micro level, countries like Korea have then moved up the industrial ladder to more sophisticated and more capital intensive goods, as capital has accumulated with high investment rates over time3. Throughout this process, shifting labor demand creates opportunities for working age population to be employed in jobs moving from lower productivity sectors to higher productivity sectors.
Source: World Development Indicators
The youth unemployment issue has been in the news with respect to the “Arab Spring.” Many youth protesting in the streets have relatively high education levels. A recent World Bank report4 finds that for oil importing countries in the Middle East and North Africa, government sector employment is oversized relative to other middle-income countries, while oil exporters have a high growth sector – oil production—that is not labor intensive. The report concludes “…the number jobs created in the last decade was considerably less than the number needed to address key challenges, such as high youth unemployment, low labor force participation rates, especially among women, and fast –growing labor forces.”5 The emerging new leaders in the Middle East and North Africa are acutely aware of the urgent need to tackle youth unemployment. Indeed, the WDR 2013on jobs, which is being drafted now and is being shared in outline form with diverse stakeholders, will grapple with this issue, among others.
How the New Structural Economics (NSE) and the Growth Identification and Facilitation Framework (GIFF) can help put young people to work
A successful development strategy that will facilitate the structural change and create job opportunities for youth can be based upon the principles outlined in the New Structural Economics (NSE) and its policy implementation via the Growth Identification and Facilitation Framework6. The NSE highlights that a country’s economic structure is endogenous to its endowment structure; however, the government needs to play a facilitating role in the process of structural change and this role needs to be structured according to clearly defined principles.
First, for an economy to be competitive in both the domestic and international market, it should follow its comparative advantage, as determined by its endowment structure. In the early stage of development, sectors that the economy has comparative advantage will be labor or resource intensive. Examples include light manufacturing, smallholder agriculture, fishing and mining. Only a few activities like mining are likely to be capital intensive in this early stage. In the later stages of development, the competitive sector will become increasingly capital intensive, as capital accumulates thus changing the country’s endowment structure. In the industrial upgrading towards more capital intensive production, infrastructure needs to be improved simultaneously to reduce the firms’ transaction costs, and there is a clear role for government to play in this regard.
Secondly, if a country follows the above principle, its factor endowment upgrading will be fast (due to large profits and a high return to investment), and its industrial structure should be upgraded accordingly. The upgrading entails information (for example, which new industries to invest), coordination (improvement in “hard” (e.g., transport) and “soft” (institutional) infrastructure), and externalities (useful information generated by “first movers”). All of these aspects involve externalities or public (semi-public) goods that the market will not automatically resolve on its own. The government needs to play facilitating role in help the private sector overcome these issues in order to achieve dynamic growth.
A practical approach for the government to operationalize the NSE is laid out in the six steps of the Growth Identification and Facilitation Framework. Without getting into all the details, the six steps are: (i) identify the list of tradable goods and services that have been produced for about 20 years in dynamically growing countries with similar endowment structures and a per capita income that is about 100 percent higher than their own; (ii) among the industries in that list, the government may give priority to those in which some domestic private firms have already entered spontaneously, and try to identify the obstacles that are preventing these firms from upgrading the quality of their products or the barriers that limit entry to those industries by other private firms; (iii) some of those industries in the list may be completely new to domestic firms, and the government could adopt specific measures to encourage firms in the higher-income countries identified in the first step to invest in these industries; (iv) governments should pay close attention to successful self discoveries by private enterprises and provide support to scale up those industries; (v) in developing countries with poor infrastructure and an unfriendly business environment, the government can invest in industrial parks or export processing zones and make the necessary improvements to attract domestic private firms and/or foreign firms that may be willing to invest in the targeted industries; and (vi) the government may also provide limited incentives to domestic pioneer firms or foreign investors that work within the list of industries identified in step 1 in order to compensate for the non-rival, public knowledge created by their investments.
As above data reveal, the youth bulge will be an important demographic phenomenon in developing countries, and especially in Sub-Saharan African countries, in the coming decades. While it is important to increase the employability of young people themselves, it is also essential to facilitate dynamic structural change to create jobs for youth. By doing so, the youth bulge can be transformed into a demographic dividend, and the demographic bomb can be defused.
[3] There are numerous studies on the productivity of Korean firms. One recent paper studies the pattern of productivity catch-up between Korean and Japanese firms: Moosup Jung, Keun Lee, and Kyoji Fukao, “Total Factor Producitivity of the Korean Firms and Catching Up with the Japanese Firms,” Seoul Journal of Economics, 2008, Vol. 21 (1).
[4] World Bank, 2011, “Striving for Better Jobs: The Challenge of Informality in the Middle East and North Africa.”
[5] Ibid, page 48.
[6] See Justin Yifu Lin, “New Structural Economics: A Framework for Rethinking Development,” World Bank Research Observer, no. 2, Vol. 26 (September 2011), pp. 193-221; Justin Yifu Lin and Celestin Monga, “Growth Identification and Facilitation: the Role of State in the Process of Dynamic Growth”, Development Policy Review, Vol. 29, No. 3 (May 2011), pp. 264-290; and Justin Yifu Lin, 2012, New Structural Economics: A Framework for Rethinking Development and Policy, Washington, DC: World Bank.
Toutes personnes qui, nées en pays étranger, descendant, en quelque degré que ce soit, d’un Français ou d’une Française expatriés pour cause de religion, sont déclarés naturels français et jouiront des droits attachés à cette qualité s’ils reviennent en France, y fixent leur domicile, et prêtent le serment civique. (…) Les religionnaires fugitifs et autres dont les biens ont été confisqués pour cause de religion, et leurs héritiers sont appelés à recueillir (…) les biens qui se trouvent actuellement dans les mains des fermiers préposés à leur régie.Loi du 15 décembre 1790
Les descendants des familles proscrites, lors de la révocation de l’Edit de Nantes, continueront à bénéficier des dispositions de la loi du 15 décembre 1790, mais à la condition d’un décret spécial pour chaque demandeur. Ce décret ne produira d’effet que pour l’avenir. Loi du 26 juin 1889
Voulons et entendons que l’Edit du feu Roi de glorieuse mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles, ce faisant, ordonnons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois, à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens. Code noir (article 1, mars 1685)
Une Allemagne de l’Ouest tronquée après la seconde guerre mondiale a absorbé et réhabilité pas moins de 9,7 millions de personnes déplacées. La petite Autriche a reçu 178 000 réfugiés hongrois à la suite de la Révolution hongroise de 1956. L’Italie a recueilli 585 000 Italiens déplacés issus des territoire cédés à la Yougoslavie et de diverses régions d’Afrique. La France a donné l’asile permanent à 1,4 millions de réfugiés (y compris des musulmans algériens) déplacés par l’émergence de nouveaux États souverains en Afrique du Nord et en Indochine. Les Pays-Bas, petits et bondés, ont accueilli et intégré 230 000 réfugiés d’Indonésie. La Turquie a réinstallé 150 000 Turcs expulsés par le régime communiste de Bulgarie. Julius Stone (Self-determination and the Palestinian Arabs", in I. Howe and C. Gershman eds., Israel, the Arabs and the Middle East, 1972)
Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’après 50 ans le droit au retour soit toujours un problème entretenu par le grand nombre de Palestiniens encore dans les camps de réfugiés. Pourquoi sont-ils toujours là après 50 ans ? Sur le plan personnel, ma famille et moi, avec des millions d’autres, ont perdu leurs terres et leurs biens à la suite de la partition de l’Inde en 1947. Nous étions réfugiés. Les gouvernements Indiens et pakistanais ont fourni peu d’aide, mais surtout les réfugiés eux-mêmes, après un certain temps, se sont recréés une nouvelle vie. Il n’y a pas de camps de réfugiés sur aucun des deux côtés de la frontière indo-pakistanaise remplis de millions de gens faisant valoir leur droit au retour. Deepak Lal ("In Praise of Empires, Globalization and Order", 2004)
Les conversions massives à l’époque grecque et romaine enlèvent au judaïsme toute signification ethnologique, et coupent tout lien physique (mais non pas spirituel) avec la Palestine […] La plupart des Juifs de Gaule ou d’Italie, sont le produit de ces conversions. Quant aux Juifs du bassin du Danube, ou du Sud de la Russie, ils descendent sans doute des Khazars. Ces régions contiennent de nombreuses populations juives qui probablement n’ont rien à voir, du point de vue ethnologique, avec les Juifs d’origine.Ernest Renan (« Le Judaïsme comme race et religion », 1883)
La grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays. Yitzhak Ben Zvi (second président de l’Etat d’Israël, 1929)
Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? (…) Nous n’étions pas trop gênés par le royaume jordanien. L’enseignement de la destruction de l’Israël était une partie intégrale du programme d’études. Nous nous sommes considérés "Jordaniens" jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des "Palestiniens"… ils ont enlevé l’étoile du drapeau jordanien et d’un coup nous avons eu un "drapeau palestinien". (…) Le fait est que les "Palestiniens" sont des immigrés des nations environnantes ! Mon grand-père avait l’habitude de nous dire que son village était vide avant que son père ne s’y installe. Walid Shoebat, ancien terroriste islamiste de l’OLP, repenti et devenu sioniste chrétien)
Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les “Palestiniens”, les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité “palestinienne”. L’existence d’une identité “palestinienne” distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état “palestinien” est un nouvel outil dans la bataille continue contre Israël et pour l’unité arabe. Zuheir Muhsin (chef des Opérations militaires de l’OLP et membre du Conseil exécutif de l’OLP, Trouw, le 3 mars 1977)
Le peuple “palestinien” n’existe pas. La création d’un État “palestinien” est seulement un moyen de continuer notre lutte contre l’État d’Israël pour l’unité arabe. En réalité aujourd’hui il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les “Palestiniens”, les Syriens et les Libanais. Seulement, pour des raisons politiques et tactiques, nous parlons aujourd’hui de l’existence des “Palestiniens” pour des intérêts arabes exigeant la création d’un peuple “palestinien” pour nous opposer au sionisme. Zuheir Muhsin (interview au Pakistan, 2006?)
L’objectif du peuple palestinien est la réalisation de ses droits nationaux inaliénables dans son État indépendant de Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale, sur tout le territoire de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, occupée par Israël pendant la guerre de juin 1967, en conformité avec les résolutions de la légitimité internationale ainsi que la réalisation d’une solution juste et convenue à la question des réfugiés palestiniens conformément à la résolution 194, tel que stipulé dans l’Initiative de paix arabe, qui a présenté la vision consensuelle arabe pour résoudre le cœur du conflit israélo-arabe et de parvenir à une paix juste et globale. Mahmoud Abbas (ONU, 29.11.12)
Israël est un paradoxe intéressant: c’est une création artificielle récente et en même temps l’aboutissement d’une longue histoire, celle d’une communauté qui s’est pensée en exil. La langue illustre cette double dimension: on a repris une langue ancienne, uniquement consacrée à l’étude pendant deux mille ans, pour en faire une langue vernaculaire. Pour moi, comme pour mes collègues spécialistes d’autres domaines d’ailleurs, les nations sont toutes des constructions modernes. Ce n’est pas pour autant qu’elles doivent disparaître mais c’est pourtant cela qu’on sous-entend souvent avec Israël. Jacques Ehrenfreund
The myth of the 1966 Palestinian Convent that the "Palestinian people" was unjustly displaced by the Jewish invasion of Palestine in 1917 is widely disseminated and unquestioningly and dogmatically espoused in "studies" from the United Nations Secretariat. However, it is necessary to recall, not only the Kingdom of David and the succession of Jewish polities in Palestine down to Roman conquest and dispersion at the turn of the present era, but also that the Jews continued to live in Palestine even after that conquest, and were in 1914 a well-knit population there. Hundreds of thousands of other Jews, driven from the Palestine homeland by successive waves of Roman, Arab, and other conquerors, continued to live on for centuries throughout the Middle East, often under great hardship and oppression. And, of course, millions of others were compelled to move to other parts of the world where too often, as in pogrom-ridden Russia and Poland, they live in conditions of tyrannous and humiliating subjection and under daily threat to their lives… That the provision for a Jewish national home in Palestine was an application of the principle of self determination is manifest from the earliest seminal beginning of the principle. The Enquiry Commission, established by President Wilson in order to draft a map of the world based on the Fourteen Points, affirmed the right of the Jewish people that “Palestine should become a Jewish State” clearly on this ground. Palestine, the Commission said, was “the cradle and home of their vital race”, the basis of the Jewish spiritual contribution, and the Jews were the only people whose only home was in Palestine. It would be difficult to provide a more succinct statement of the essence of the self determination principle. (…) In fact the name Palestine had not for centuries (perhaps millennia) before 1917 referred to a defined political, demographic, cultural, or territorial entity. In the immediately preceding centuries it was a part of the Ottoman Empire designated as Southern Syria and governed from Damascus. In 1917, its northern part, from Safed almost to Jerusalem, was part of the Vilayet of Beirut and the whole of it was claimed to be part of Syria. The Arabs living there were not regarded by themselves or others as “Palestinians” or in any major respect as different from their brethren in Syria and Lebanon. This “Syrian” rather than “Palestinian” identification of Arabs living in Palestine underlay the request of the General Syrian Congress on July 2, 1919, that there should be no separation of the southern part of Lebanon, from Syrian country. A main argument thus made by Arabs in post-World War I negotiations was not that “Palestinians” would resent the loss of Palestinian identity by the establishment of the Jewish national home in Palestine, but rather that they would resent severance of their connection with their fellow Syrians… In the light of these facts, the notion that the Arabs living in Palestine regarded themselves in 1917, at the time when Woodrow Wilson’s seminal self-determination principle emerged, as a Palestinian Arab people in the sense required by the self-determination principle (or, as I may sometimes here call it, “the liberation of peoples principle” or “liberation principle”) is thus a figment of unhistorical imagination. To respect the historical facts is, therefore, not to impugn the liberation principle; it merely points out that the principle must be applied at the appropriate time to the facts of group life as they truly exist. These historical facts continue to reverberate today in Arab state circles. President Assad of Syria in 1974 stated that Palestine is a basic part of Southern Syria (New York Times, March 9 1974). On this on November 17, 1978, Yasser Arafat commented that Palestine is southern Syria and Syria is northern Palestine (Voice of Palestine, November 18, 1978 … (…) The distribution between Arabs and Jews after World War I was certainly implemented in succeeding decades as far as Arab entitlements were concerned. Arabs claims to sovereignty received extensive fulfillment in the creation of more than twenty sovereign states following World War I, not only in the Middle East but in Africa as well. Altogether this historical process included the following features: First, despite all the extraneous Great Power maneuverings, Jewish and Arab claims in the vast area of the former Ottoman Empire came to the forum of liberation together, and not (as is usually implied) by way of Jewish encroachment on an already vested and exclusive Arab domain. Second, the territorial allocation made to the Arabs, as now seen in about a dozen sovereignties in the Middle East (not to speak of many Arab sovereignties elsewhere) was more than a hundred times greater in area, and hundreds of times richer in resources than the Palestine designated in 1917 for the Jewish national home. Third, by successive steps thereafter, this already tiny allocation to Jewish claims was further encroached upon. Thus, already in 1922, a major part of it (namely 35,468 out of 46,339 square miles, including the more sparsely populated regions) was cut away to establish the kingdom of Transjordan (now known as the Hashemite Kingdom of Jordan). With so preponderant an Arab allocation capable, as events since 1973 now show, of threatening the economic existence of most of the rest of the world, it seemed reasonable to expect Arab acquiescence in the minute allotment to the Jews of Israel as their only national home. The extraordinary campaign against the State Of Israel in the General Assembly since the oil weapon was drawn from its scabbard in 1973 involves subversion both of basic international law principles, and of rights and obligations vested in states under them. It has also entailed rather grotesque reversals of the United Nations own position of the preceding quarter-century, as part of a wide and illicit rewriting of history. Considered in the context above sketched, this campaign is a kind of pilot operation in a remarkable venture in the detournement de pouvoir an assault with covert as well as overt elements, on the international legal order. It would follow that what is at stake are not only the range of state interests that lie within the lawful concern of the organs of the United Nations, but all interests of states that the General Assembly can by the ipse dixit of automatic majorities reach out to control, truncate or destroy. Julius Stone
Attention: une invention peut en cacher une autre !
Où l’on (re)découvre comment par un beau matin de juin 1967 et au prix d’une étoile en moins sur leur drapeau, une partie des Jordaniens se sont brusquement réveillés "palestiniens" …
Au lendemain d’un énième épisode de réécriture de l’histoire par le Machin …
Et alors que le Monde dit civilisé ne trouve pas de mots assez durs pour dénoncer l’annonce de la reprise de constructions israéliennes autour de Jérusalem …
Le mois de septembre approchant à grands pas, l’article que vous allez lire, rédigé par « Durandal » le 10 avril 2006 pour le défunt blog « enpleindanslmille.blogspot.com », m’a semblé suffisamment complet et documenté pour ne pas prendre le risque de le voir disparaitre définitivement. Il est une réponse cinglante et parfaitement argumentée à la propagande éhontée qui est devenu la nouvelle histoire de notre monde à la 1984. Bonne lecture, et shabbat shalom à tous. – Gally
Les fausses « racines anciennes »
Les supporteurs de la « cause palestinienne » scandent à tour de bras que les Arabes « palestiniens » vivent depuis « des milliers d’années » en « Palestine ».
Des Arabes côtoient des Juifs dans cette région depuis des milliers d’années, ceci est vrai. Toutefois, ils n’ont jamais vécu en Terre d’Israël elle-même, ils étaient établis au sud et à l’est. Les Arabes en question sont les Nabatéens, une ancienne nation de chameliers-marchands.
Ces Arabes sont originaires de l’Arabie du Nord. Ils émigrèrent vers le territoire d’Édom (l’actuel désert du Néguev) 350 ans notre ère. Leur métropole fut Pétra, l’ancienne capitale des Édomites située à égale distance entre la Mer Morte et le Golfe d’Aqaba.
Peu à peu le Néguev fut connu sous le nom de Nabatène. Grâce à leurs caravanes allant d’un oasis à l’autre, ses habitants étendirent rapidement leur influence économique dans le Sinaï, l’est de la Jordanie actuelle, le sud de la Syrie actuelle et le nord-ouest de l’Arabie.
Voici une carte de la civilisation nabatéenne (prenez en compte que la partie en rouge ne correspond pas nécessairement à la région habitée par les Nabatéens, mais plutôt au centre de leurs activités commerciales).
La prochaine carte représente les routes commerciales terrestres des Nabatéens. Bien que leurs caravanes traversaient fréquemment la Terre d’Israël, celle-ci était habitée par les Juifs et les Samaritains.
Au cours de la guerre des Juifs contre les Helléniques en 166-142 av. J.-C., Juifs et Nabatéens furent alliés.
Le royaume nabatéen pris fin en l’an 106 lorsque la Nabatène est conquise par les Romains qui en font une province de leur empire.
Pendant les 2e, 3e et 4e siècles, les Nabatéens se convertirent au christianisme.
Au cours de leur histoire, les Nabatéens ne remplacèrent jamais les Juifs en tant qu’habitants de la Terre d’Israël, mais ils coexistèrent à côté d’eux sur un territoire distinct. Voici d’autres cartes de la province romaine d’Arabie :
Comme visible sur les cartes, les Nabatéens ne s’établirent pas à l’ouest du Jourdain. Ils s’installèrent toutefois à l’est du Jourdain et de la Mer Morte. Les Juifs attaquèrent les Nabatéens vivant en Pérée et en Moab en 90 av. J.-C. et en convertirent (de force) beaucoup au Judaïsme. En 32-31 av. J.-C., les Juifs attaquèrent encore les Nabatéens, cette fois en Décapole et en Ammon.
Les Arabes « palestiniens » ne sont donc pas des habitants millénaires de la « Palestine ».
La conquête arabo-musulmane
Les Arabes, dans le contexte des conquêtes islamiques, s’emparèrent de la Terre d’Israël en 638, la spoliant de leurs habitants Juifs et chrétiens.
Beaucoup de sources (dont plusieurs arabes) confirment le fait que la Terre d’Israël était encore judéo-chrétienne par la population et la culture malgré la diaspora juive et la domination islamique :
- L’historien James Parker a écrit : « Pendant le premier siècle après la conquête arabe [640-740], le Calife et les gouverneurs de la Syrie et de la Terre [Sainte] ont régné entièrement sur des sujets chrétiens et juifs. Mis à part des Bédouins lors des premiers jours [du règne arabe], les seuls Arabes à l’ouest du Jourdain étaient les garnisons. »
- En 985 l’auteur arabe Muqaddasi s’est plaint qu’« à Jérusalem la grande majorité de la population est juive », et dit que « la mosquée est vide des adorateurs… ».
Quoique les Arabes aient régné sur la Terre d’Israël de 638 à 1099, ils ne sont jamais devenus la majorité de la population. La plupart des habitants étaient des chrétiens (assyriens et arméniens) et des Juifs.
Tout le monde conviendra que les Arabes ne prospérèrent pas plus pendant la période des croisades allant de 1099 à 1289.
L’ère ottomane
La seconde période de règne islamique est la seule qui reste aux Musulmans qui veulent affirmer qu’une grande nation arabo-musulmane existait en Terre Sainte avant que les Juifs viennent recréer leur État.
Voyons voir si les Juifs s’emparèrent d’une « contrée bien établie, peuplée et verdoyante » en retournant en Terre d’Israël comme les Arabes l’affirment de nos jours. Tous les récits de voyage et rapports sur la Terre d’Israël de cette époque attestent au contraire d’une région vide de l’Empire ottoman. Voici ce que plusieurs personnes ayant voyagé dans cette région on constaté :
- Ibn Khaldun, un des historiens arabes les plus crédibles, a écrit en 1377 : « La souveraineté juive sur cette terre s’est prolongée sur 1 400 ans… C’est les Juifs qui ont implanté la culture et les coutumes en s’y étant installé de manière permanente ». Après 519 ans (non consécutifs) de domination musulmane sur la Terre d’Israël, Ibn Khaldun a certifié que la culture et les traditions juives étaient encore dominantes.
- Edouard Webbe en 1590 : « Il n’y a rien à Jérusalem mis à part des vieux murs ».
- Henry Maundrell en 1697 : Nazareth, « un village minuscule et sans importance », Jéricho, « une bourgade minable et sale », Acre, « une désolation ».
- L’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738 : la Terre Sainte « VIDE, désolée et manquant de tout, quimanque d’habitants ».
- Le comte François Volney en 1785 : « Nous avons du mal à reconnaître Jérusalem, on y compte environ 12 000 habitants. Le pays est désolé et ruiné. »
- Commentaires par des Chrétiens dans les années 1800 : « Les Arabes ne peuvent pas être considérés comme autre chose que des résidents temporaires. Ils ont placés leurs tentes dans un pays ruiné. Ils n’ont rien créé en Terre Sainte. Puisqu’ils sont des étrangers sur cette terre, ils ne sont jamais devenus ses maîtres. »
- Alphonse de Lamartine en 1832 : Mis à part à Jérusalem, il ne rencontra pas âme qui vive et que la Terre d’Israël était « le tombeau de tout un peuple [les Hébreux] ».
- William Thackeray en 1844 : « La région est abandonnée. Nous n’avons vu aucun animal se déplacer parmi les pierres. »
- Alexandre Keith en 1844 : « La Terre Sainte est arrivée à l’état de désolation total décrit par les prophètes. »
- Le consul britannique en Terre d’Israël, James Pinn en 1857 : « Le pays est presque inhabité, il a grand besoin d’habitants. »
- Le cartographe britannique Arthur Penrhyn Stanley en 1862 : « Ni signes de vie ni habitations en Judée, sur des distances entières. »
- Mark Twain en 1867 : « Pas un seul village dans la Vallée de Jezréel, rien sur 30 miles dans les 2 sens. 2 ou 3 petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant 10 miles sans rencontrer 10 êtres humains. Déserts sans âme qui vive, collines VIDES, ruine mélancolique de Capharnaüm, stupide village de Tibériade, enterré sous six palmiers. Nous arrivâmes à Tabor sans rencontrer âme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est désolée, Jéricho est en ruine, Bethléem et Béthanie, dans leur pauvreté et leur humiliation, ces endroits n’abritent pas une créature vivante. Un pays désolé, dont la terre serait peut-être assez riche si elle n’était abandonnée aux mauvaises herbes. Une étendue silencieuse, triste. À peine y a-t-il un arbre ou un arbuste, çà et là. Même les oliviers et les cactus, ces fidèles amis d’un sol sans valeur, ont quasiment déserté le pays. »
- Le consul américain à Jérusalem en 1880 rapporte que la région continuait son déclin : « La population et la richesse de la « Palestine » n’a pas augmenté pendant les 40 dernières années. »
- B. W. Johnson en 1892 : « Dans la partie de la plaine entre le mont Carmel et Jaffa on voit à peine quelques villages ou autres formes de vie humaine. Caesarea est maintenant entièrement abandonné. La désolation est partout autour de nous. »
- Compte-rendu de la commission royale Britannique de 1913 : « La région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes dans vers la fin des années 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive. La route qui va de Gaza vers le nord n’est qu’une piste estivale tout juste bonne pour les chameaux et les charrettes. On ne voit ni bosquet d’orangers, ni verger, ni vigne, jusqu’à ce que l’on arrive en vue du village de Yavné. Les maisons sont des torchis. Il n’existe pas d’écoles. La partie orientale en direction de la mer est quasiment désertique. Les villages, dans cette région, sont rares et chichement peuplés. Beaucoup de villages sont désertés par leurs habitants. »
- Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram en 1914 : « Les Sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays. »
Voilà pour le pays verdoyant et habité « envahi » par les Juifs. Fait historique : sous la domination turque, la terre était à l’abandon et dépeuplée. La terre s’est peuplée à la fois de Juifs et d’Arabes car les Juifs sont revenus et ont commencé à la réhabiliter.
Une seule ville arabe fut construite en Terre d’Israël : Ramleh. Toutes les autres sont des villes juives rebaptisées par eux. L’historien suisse Félix Bovet notait en 1858 : « C’est parce que les Arabes ne sont pas des autochtones qu’ils n’y construisent rien. »
Le mandat britannique
Après la Grande Guerre, les Britanniques héritèrent de ce morceau de l’Empire ottoman défait. Beaucoup de citations de l’époque attestent que le pays était désolé et qu’il n’existait pas d’entité dite « palestinienne ».
- Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie Saoudite en 1918 : « Les ressources du pays et le sol vierge seront développés par les immigrés juifs. [...] Nous avons vu les Juifs des pays étrangers venir en « Palestine » de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’Amérique. [...] Ils ont su que le pays était pour ses fils d’origine, [...] une patrie sacrée et aimée. Le retour de ces exilés à leur patrie s’avérera matériellement et religieusement [être] une expérimentation pour leurs frères [autres Juifs]. »
- Lewis French, le directeur britannique du développement de la « Palestine » en 1931 : « Nous l’avons trouvée [la "Palestine"] habitée par desFellahs[agriculteurs arabes] qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. [...] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, Les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. »
Voici une carte des divisions administratives de la région sous domination ottomane. La mention de « Palestine » n’apparait nulle-part. La Terre d’Israël est divisée en trois secteurs, la Syrie à l’est, Beyrouth au nord-ouest et Jérusalem au sud-ouest.
Le représentant arabe en « Palestine » déclara en 1919 : « Nous considérons la « Palestine » comme faisant partie de la Syrie. »
Le dirigeant arabe en Terre d’Israël Awni Bey Abdul Haadi déclara en 1937 : « Il n’y a pas de pays tel que la « Palestine ». « Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventé. Il n’y a pas de « Palestine » dans la Bible. Notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles. « Palestine » nous est aliène, c’est les Sionistes qui l’ont introduits. »
Le professeur Philip Hitti, historien arabe, déclara en 1946 « Il n’y a pas de chose telle que la « Palestine » dans l’histoire, absolument pas. »
Le représentant du Haut Comité arabe aux Nations Unies déclara en 1947 : « La « Palestine » fait partie de la province de Syrie. Les Arabes vivant en Palestine ne sont pas indépendants dans le sens qu’ils ne constituaient pas une entité distincte. »
Le représentant de l’Arabie Saoudite aux Nations Unies déclara en 1956 : « C’est une connaissance générale que la « Palestine » n’est rien d’autre que la Syrie du sud. »
Le roi Hussein de Jordanie répéta plus d’une fois : « Il n’y a aucune distinction entre la Jordanie est la « Palestine ». »
Hafez Assad (ex-Président syrien) déclara : « Il n’y a pas de peuple « palestinien », il n’y a pas d’entité « palestienne ». »
Ahmed Shuqeiri (ex-président de l’OLP) déclara : « La « Palestine » ne fut jamais rien d’autre que la Syrie du sud. »
À cette époque, les Arabes (ainsi que tout le monde) n’ont jamais soulevé la question d’un État « palestinien » car les Arabes eux-mêmes n’exigeaient pas d’État pour un peuple qui n’existait PAS !
La « Palestine » n’a jamais constitué un pays et le concept même de « Palestine » n’existait pas dans l’Empire ottoman !
Le mot même de « Palestine » (ou mot équivalent désignant cette région) n’était quasiment pas utilisé chez les Turcs et les Arabes. Il n’y avait ni État ni peuple « palestinien ». Les Arabes vivant en Terre d’Israël se considéraient comme Syriens ou Égyptiens.
Une pseudo-nation créée le lendemain de la Guerre des Six jours
« Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? »
« Nous ne nous sommes pas en particulier occupés du règne jordanien. L’enseignement de la destruction de l’Israel était une partie intégrale du programme d’études. Nous nous sommes considérés « Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des « Palestiniens »… ils ont enlevé l’étoile du drapeau jordanien et d’un coup nous avons eu un « drapeau palestinien ». »
« Le fait est que les « Palestiniens » sont des immigrés des nations environnantes ! Mon grand-père avait l’habitude de nous dire que son village était vide avant que son père ne s’y installe. »
Walid Shoebat, ancien terroriste islamiste de l’OLP, repenti et devenu sioniste chrétien
Zahir Muhsin, un ancien membre du comité exécutif de l’OLP et l’ancien commandant militaire de la même organisation, déclara en mars 1977 au journal néerlandais Trouw :
« Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité « palestinienne ». L’existence d’une identité « palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état « palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’Israël. »
Et encore en s’adressant à un hebdomadaire pakistanais en 2006 :
« Le peuple « palestinien » n’existe pas. La création d’un État « palestinien » est seulement un moyen de continuer notre lutte contre l’État d’Israël pour l’unité arabe. En réalité aujourd’hui il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Seulement, pour des raisons politiques et tactiques, nous parlons aujourd’hui de l’existence des « Palestiniens » pour des intérêts arabes exigeant la création d’un peuple « palestinien » pour nous opposer au sionisme. »
Vérité historique : le peuple « palestinien » et le pays « Palestine » n’existaient pas avant que les Arabes les inventent de toutes pièces pour éventuellement ANÉANTIR Israël.
Cette affirmation peut sembler radicale, mais je vous conseille de lire l’article suivant :
« There is no age-old Palestinian people. Most so-called Palestinians are relative newcomers to the Land of Israel.
Like a mantra, Arabs repeatedly claim that the Palestinians are a native people. The concept of a ‘Stateless Palestinian people’ is not based on fact. It is a fabrication.
Palestinian Arabs cast themselves as a native people in « Palestine » – like the Aborigines in Australia or Native Americans in America. They portray the Jews as European imperialists and colonizers. This is simply untrue.
Aerial photographs taken by German aviators during World War I show an underdeveloped country composed mainly of primitive hamlets. Ashdod, for instance, was a cluster of mud dwellings, Haifa a fishing village. In 1934 alone, 30 000 Syrian Arabs from the Hauran moved across the northern frontier into Mandate Palestine, attracted by work in and around the newly built British port and the construction of other infrastructure projects. They even dubbed Haifa Um el-Amal (« the city of work »).
The fallacy of Arab claims that most Palestinians were indigenous to Palestine – not newcomers – is also bolstered by a 1909 vintage photograph of Nablus, today an Arab city on the West Bank with over 121 000 residents. Based on the number of buildings in the photo taken from the base of Mount Gerizim, the population in 1909 – Muslim Arabs and Jewish Samaritans – could not have been greater than 2 000 residents.
Family names of many Palestinians attest to their non-Palestinian origins. Just as Jews bear names like Berliner, Warsaw and Toledano, modern phone books in the Territories are filled with families named Elmisri (Egyptian), Chalabi (Syrian), Mugrabi (North Africa). Even George Habash – the arch-terrorist and head of Black September – bears a name with origins in Abyssinia or Ethiopia, Habash in both Arabic and Hebrew.
Palestinian nationality is an entity defined by its opposition to Zionism, and not its national aspirations. This point is admirably illustrated in the following historic incident :
« In 1926, Lord Plumer was appointed as the second High Commissioner of Palestine. The Arabs within the Mandate were infuriated when Plumer stood up for the Zionists’ national anthem Hatikva during ceremonies held in his honor when Plumer first visited Tel Aviv. When a delegation of Palestinian Arabs protested Plumer’s ‘Zionist bias’, the High Commissioner asked the Arabs if he remained seated when their national anthem was played, ‘wouldn’t you regard my behavior as most unmannerly ?’ Met by silence, Plumer asked : ‘By the way, have you got a national anthem ?’ When the delegation replied with chagrin that they did not, he snapped back, ‘I think you had better get one as soon as possible’. » But it took the Palestinians more than 60 years to heed Plumer’s advice, adopting Anthem of the Intifada two decades after Israel took over the West Bank and Gaza in 1967 – at the beginning of the 1987 Intifada. »
Six décennies après la déclaration d’indépendance d’Israël, nous pourrions nous attendre à ce que les Arabes arrêtent de jouer les victimes qui se font dérober leurs terres, mais non, le mythe perdure. On nous rappelle sans cesse dans les médias que les « colons » israéliens « occupent » la Judée-Samarie, qu’ils volent la propriété des « Palestiniens » et qu’ils y construisent incessamment des nouvelles « colonies ».
En fait, de 1950 à 1967, plus de 250 colonies arabes ont été fondés en Judée-Samarie et de 1967 à 2002, 261 autres colonies furent fondées par les Arabes (incluant Jérusalem et Gaza). Durand cette seconde période, seulement 144 « colonies » juives ont été fondées (incluant Jérusalem et Gaza).
À ce jour, les Arabes continuent toujours à faire immigrer des milliers de colons en Israël. En 1998, Yasser Arafat déclare « Dans 5 ans, nous aurons 6 millions d’Arabes vivant en « Cisjordanie » et à Jérusalem. Nous pouvons importer des Arabes. » Le gouvernement israélien avoue avoir permis à 240 000 (mais le nombre réel est probablement beaucoup plus élevé) « travailleurs » arabes d’entrer dans les territoires depuis 1993, ces « travailleurs » sont restés dans les territoires et sont devenus des colons.
Gaza ne comptait pas plus de 80 000 habitants « indigènes » en 1951. Comment est-il possible qu’en seulement 54 ans la population ait augmenté de 80 000 à plus de 1 300 000 habitants ? Ces Arabes de Gaza sont-ils capables de procréer d’une manière surnaturelle ? L’immigration massive est la SEULE explication plausible pour une augmentation démographique si forte. L’occupation arabe entre 1948 et 1967 était une occasion avantageuse pour les chefs arabes. Ils favorisèrent l’immigration massive de prétendus « Palestiniens » en Judée-Samarie/Gaza. Les immigrés venaient de chaque pays arabe, principalement l’Égypte, la Syrie, le Liban, l’Irak et la Jordanie.
Il est impossible de connaître le nombre de colons arabes ayant immigrés en Judée-Samarie/Gaza depuis 1952, mais une chose reste certaine : la majorité ÉCRASANTE des « Palestiniens » n’ont aucun héritage en « Palestine » avant la guerre d’indépendance d’Israël (et le reste ont, pour la grande majorité d’entre eux, aucune racine dans la région avant 1917, et la faible minorité restante n’en a aucune avant le 19e siècle).
La « Palestine » n’est qu’une région géographique ; elle n’est ni un peuple, ni une nation, on ne peut donc en faire un État.
Je remets en ligne un texte mettant les points sur les i concernant Israël et la Palestine. Merci à Karlomann.
Le monde doit se sortir des mensonges arabes sur Israël.
Emmanuel Navon, professeur de relations internationales à l’Université de Tel-Aviv, directeur d’un cabinet de conseil
Document paru dans la revue Outre-Terre N°9- "Israël en Israël" – novembre 2004- Revue française de géopolitique.
Lors de la venue du président israélien en France en février 2004, le porte-parole de l’Elysée publia un communiqué pour confirmer l’attachement de la France à la légitimité de l’Etat d’Israël[1]. Quatre mois plus tard, Michel Rocard déclarait lors d’un discours prononcé à la Bibliothèque d’Alexandrie : « L’origine du problème palestinien est la promesse donnée par les Anglais aux Juifs de fonder un Etat-nation . Ce fut une erreur historique »[2].
Ces deux déclarations prouvent que la légitimité même de l’Etat d’Israël ne va pas de soi pour les dirigeants français. Quelle eût été la réaction de la France si le porte-parole de la présidence israélienne avait publié un communiqué confirmant l’attachement d’Israël à la « légitimité » de la République française ? Et comment la France aurait-elle réagi si un ancien Premier ministre israélien avait situé l’origine des guerres franco-allemandes dans l’établissement de l’Etat-nation français ?
Pourquoi Israël est-il le seul Etat-nation dont la légitimité continue d’être mise en cause ?
Après tout, il existe aujourd’hui dans le monde des Etats à la fois récents, artificiels et instables dont la seule « contribution » à l’humanité consiste dans une série interminable de guerres et de massacres ethniques. Mais personne ne s’interroge sur la légitimité du Soudan, de la République démocratique du Congo ou du Rwanda. Ce qui ne signifie bien entendu pas que ces Etats soient illégitimes ou qu’il faille démanteler tous les Etats militairement violents, historiquement incohérents et culturellement muets. Mais on constate simplement que les Etats ratés, les Etats voyous et les Etats fantoches, eux, ne font pas l’objet d’une remise en question. Au contraire, la communauté internationale a récemment élu le Soudan à la commission des droits de l’homme des Nations unies, alors même que le gouvernement de Khartoum est en train de perpétrer un génocide à l’encontre des chrétiens soudanais. De même que la Syrie qui soutient le terrorisme chiite et occupe le Liban depuis trente ans est actuellement membre du Conseil de sécurité…
De l’autre côté, vous avez le plus ancien peuple du monde, un peuple persécuté, humilié et massacré pendant deux mille ans d’exil, auquel son pays sert d’unique refuge ; un peuple sans égal par son apport culturel à l’histoire de l’humanité ; le seul Etat fondé sur une tradition de plus de trois mille ans ; le seul pays où des réfugiés faibles et démunis ont fait fleurir le désert, fondé une démocratie dans une région totalitaire, gagné toutes les guerres provoquées par des coalitions de six pays arabes, développé des industries, des technologies et une recherche scientifique améliorant chaque jour la vie de millions d’individus dans le monde ; le seul Etat garant d’une culture, d’une religion et d’un message qui sont au fondement de la civilisation occidentale et de la foi partagée par deux milliards d’être humains; le seul Etat au monde à avoir renoncé à des gains territoriaux acquis dans des guerres d’autodéfense au nom de la paix avec ses voisins.
Cet Etat, c’est l’Etat d’Israël, mais lui, et il est seul dans ce cas, doit en permanence justifier de son existence.
Nationalisme et démocratie : il n’y a pas d’exception sioniste
Les Juifs eux-mêmes critiquent le sionisme, qui est le nationalisme juif. Certains courants du judaïsme ultra-orthodoxe s’opposent pour des raisons théologiques à l‘existence d’un Etat juif, mais cette position ne se cantonne pas aux mouvements ultra-orthodoxes. De nombreux intellectuels juifs estiment que le nationalisme juif est incompatible avec l’éthique juive : le peuple juif, tel est l’argument, ne peut pas être la « lumière des nations » et disposer à la fois de pouvoir, car le pouvoir corrompt. L’absence d’un Etat et d’une armée seraient l’ultime garant de la spiritualité et de la moralité juives. L’une des figures de proue de cet antisionisme juif est George Steiner, professeur de littérature comparée aux universités d’Oxford et de Cambridge et penseur de renommée internationale. Ni Juif honteux, ni « Juif antisémite », Steiner est fier de son identité juive, mais il considère que le peuple juif ne peut avoir pour rôle de témoigner de la moralité et de la justice universelles qu’en situation d’exil et d’éloignement du pouvoir. Le sionisme, en conférant aux Juifs du pouvoir, aurait liquidé ce statut de pureté morale et le destin historiquement assigné au peuple juif. Comme beaucoup d’autres intellectuels, Steiner abhorre le nationalisme, mais son opposition au sionisme ne découle pas d’un refus général du nationalisme. Que le nationalisme soit une maladie incurable de tous les peuples ou pas, le peuple juif est le seul peuple qui ne puisse se permettre d’y succomber. Steiner n’est bien entendu pas le seul penseur juif à décrier l’idée d’un pouvoir juif temporel. Dès le début du XXe siècle, les philosophes juifs allemands Hermann Cohen et Franz Rosenzweig avaient développé des théories hégéliennes du « destin » du peuple juif avant la Shoah. Ils pensaient sincèrement que cette même Allemagne qui allait décimer un tiers du peuple juif incarnait le sommet de la culture et qu’elle était, pour les Juifs, la Terre promise. Or, nous ne vivons pas dans un monde idéal, mais dans le monde où six millions de Juifs ont été massacrés : au cœur coeur de l’Europe et en plein cœur coeur du vingtième siècle. La question qui se pose aux Juifs est alors de savoir s’ils préfèrent être parfaitement moraux et morts ou imparfaitement moraux et vivants. Une recherche du délicat équilibre entre idéal et réalité qui est d’ailleurs au centre de la pensée juive : le rôle de l’homme est d’améliorer le monde, pas de s’en détacher. La halakha, la loi juive, vise à introduire un élément de sainteté et de moralité dans le monde réel.
On affirme dans certains milieux intellectuels israéliens que Theodor Herzl, le père fondateur, ne voulait pas d’un Etat juif, mais qu’il préconisait un Etat des Juifs. C’est pourquoi son ouvrage majeur se serait intitulé en allemand Der Judenstaat, l’ « Etat des Juifs ». Or, les traductions anglaise et française de 1896 portent les titres explicites The Jewish State et L’Etat juif, un choix qui n’avait rien de fortuit puisque l’auteur connaissait les deux langues[3]. Par ailleurs, Herzl utilisait dans ses écrits de façon interchangeable les préfixes Juden- (« des Juifs ») et jüdisch (« juif »). Mais que voulait en réalité Herzl au-delà de la sémantique : un Etat à caractère juif ou un Etat neutre où les Juifs seraient majoritaires ?
Herzl était un Juif assimilé qui revint progressivement à ses origines après l’affaire Dreyfus. Sa correspondance et ses mémoires révèlent son attachement au judaïsme : « Dieu n’aurait pas préservé notre peuple aussi longtemps si nous n’avions pas une destin dans l’histoire de l’humanité »[4].
Ce qui ne signifie pas qu’il prônait une théocratie : « Nous saurons confiner les [rabbins] dans les temples, de même que nous saurons confiner les soldats dans les casernes », note-t-il dans l’Etat juif. Parce que ce qui unit les Juifs, ce qui les caractérise en tant que nation, de même que les Allemands ont la langue et les Suisses un territoire, c’est leur foi : « Nous nous reconnaissons comme nation à travers notre foi »[5] ; « notre foi est la seule chose qui nous ait préservés ». C’est pourquoi la tradition juive est « sacrée »[6]. Et donc : « Les rabbins seront les piliers de mon organisation, et je les honorerai. Ils élèveront, instruiront et éclaireront le peuple »[7]. Où encore au troisième congrès sioniste de Bâle : les Juifs pauvres de Russie seront « les meilleurs sionistes, parce qu’il n’ont pas oublié nos traditions et parce que leurs sentiments religieux sont profondément ancrés »[8] .
Herzl ne voulait donc en aucun cas dissocier l’Etat juif du judaïsme. La Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël qu’il a contribué à fonder fait référence à la Bible et proclame que l’Etat réalisera la prophétie biblique du rassemblement des exilés. Le symbole de l’Etat d’Israël est le Chandelier du Temple de Jérusalem ; les fêtes nationales sont les fêtes juives ; l’hébreu la langue du pays ; il y a sur le drapeau national et les avions de l’armée de l’air l’étoile de David ; l’hymne national chante le « peuple libre sur notre terre ».
Certains prétendent qu’un Etat ne peut être à la fois juif et démocratique. C’est faux. Un Etat peut être démocratique sans qu’il y ait complète neutralité quant à son identité culturelle, ethnique et religieuse. L’Etat juif est le seul Etat du Moyen-Orient où des députés arabes siègent dans un parlement démocratiquement élu et où des juges arabes siègent dans des tribunaux (dont la Cour suprême ) indépendants du pouvoir exécutif. Israël promeut, comme beaucoup d’autres Etats, une identité nationale spécifique sans qu’il y ait pour autant discrimination entre ses citoyens, Juifs ou Arabes. Le fait que les Arabes israéliens ne se reconnaissent pas dans le drapeau et l’hymne du pays ne les empêche pas d’être des citoyens à part entière et de participer pleinement à la vie politique de leur pays. Qu’ils soient relativement désavantagés, idéologiquement et culturellement, handicapés par rapport à la majorité juive renvoie exactement au statut des minorités dans tous les autres Etats-nation démocratiques.
L’un des fondements de l’État juif est la Loi du retour. D’aucuns la qualifient de discriminatoire et raciste parce qu’elle confère aux seuls Juifs le droit automatique d’immigrer en Israël et de devenir citoyens israéliens. Mais il n’y a là nulle discrimination : la loi israélienne accorde automatiquement la citoyenneté à tout enfant né en Israël de parents israéliens, que ceux-ci soient juifs, arabes, druzes ou bédouins. Par ailleurs, tout non-Juif peut faire une demande d’immigration et de naturalisation. Israël a comme chaque pays souverain le droit d’accepter ou de rejeter pareille demande. Il n’y a aucun pays qui accorde automatiquement le doit d’immigration et de citoyenneté à quiconque le demande.
Le principe de rapatriement dans un Etat-nation est reconnu par le droit international. La résolution des Nations unies qui approuvait en 1947 l’établissement d’un Etat juif était destinée entre autres à permettre aux Juifs de contrôler l’immigration dans leur propre pays. Israël n’est par le seul Etat qui entretienne des relations privilégiées avec une importante diaspora et disposant d’une « loi du retour ». Pas moins de neuf pays européens : l’Autriche, la Belgique, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Roumanie, la Russie, la Slovaquie et la Slovénie ont des lois qui octroient un statut privilégié aux membres de leur groupe ethnique vivant en dehors du pays avec une nationalité étrangère. Par exemple le droit grec attribue des droits privilégiés aux « Grecs ethniques » ( article 108 de la constitution ) ; la Grèce est également à l’origine d’une initiative visant à offrir la citoyenneté grecque aux quelque 300 000 Albanais d’origine grecque vivant en Albanie. La Russie a voté une « loi du retour » en 1999 : tout russe de souche devient automatiquement citoyen russe lors de l’immigration en Russie.
Le Conseil de l’Europe a adopté les recommandations de la « commission de Venise » (à propos du statut des hongrois d’outre-frontières) : les relations normées et préférentielles entre pays d’origine et diaspora sont compatibles avec le droit international tant qu’elles ne portent pas atteinte à la souveraineté des pays hôtes. Autrement dit, l’Europe elle-même a récemment légitimé les principes d’appartenance nationale et ethnique.
Les Etats-nation démocratiques – et Israël parmi eux – favorisent donc les intérêts de leur majorité sans pour autant nier les droits de leur(s) minorité(s). Quiconque appelle au démantèlement de l’Etat juif parce que les Arabes y sont en position de relatif désavantage handicap se doit, au nom de la logique, de l’honnêteté et du bon sens, d’exiger celui de tous les Etats-nation où vivent des minorités et le remplacement de celles-ci par des fédérations bi- ou multinationales, voire par des Etats strictement indifférents à cet égard, tant au plan idéologique qu’au plan culturel.
Ceux d’entre les Européens qui affirment que le concept d’Etat juif est dépassé, mais appliquent le même raisonnement à leur propre pays, sont au moins logiques. Pour eux, c’est le concept même d’Etat-nation qui est périmé et qui doit faire place à celui de fédération européenne post- et supranationale. L’Europe aurait déjà atteint cette phase postnationale où la nation, tout comme l’Etat-nation, appartient déjà à l’histoire. Ce qui n’est à l’évidence pas l’opinion des Basques, des Catalans, des Corses, des Ecossais, des Wallons et des Flamands.
D’autres préfèrent s’inscrire dans la contradiction. C’est le cas député arabe à la Knesset Azmi Bishara lequel suit les « théories critiques » du modèle national d’un Benedict Anderson : la nation ne serait pas une « donnée naturelle » [9]. Et-ce à dire que tous les nationalismes seraient artificiels et illégitimes ? : « Non, l’idéologie et l’identité nationale font partie intégrante de la modernisation sociale. Je suis moi-même un nationaliste arabe »[10]. La critique ne vaut donc que pour le nationalisme juif ; tous les nationalismes sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.
Les fondements de l’Etat juif
Contrairement aux Anglais en Amérique ou aux Français en Algérie, les Juifs ne furent pas des colons. Ils n’avaient pas de métropole, vivaient comme des étrangers minoritaires dans tous les pays du monde, ne représentaient les intérêts d’aucune puissance coloniale, n’avaient jamais été souverains qu’en terre d’Israël et n’avaient jamais cessé de considérer cette terre comme la leur. Les puissances coloniales, par ailleurs, étaient opposées au projet sioniste et si les Britanniques publièrent la Déclaration Balfour en 1917, ce fut pour trahir leurs engagements dès 1922.
La vraie question est de savoir si l’émergence d’une nouvelle idéologie ou d’une nation nouvelle justifie la fondation d’un Etat lorque l’Etat à venir porte atteinte aux droits d’une autre nation. L’opinion la plus répandue à cet égard est à l’évidence que oui : personne n’irait remettre en cause l’existence des Etats-Unis parce que leurs fondateurs ont expulsé ou tué les Indiens autochtones. Et quant à la nouveauté des Etats, il n’est pas de pays qui ne soutienne aujourd’hui l’établissement d’un Etat palestinien alors que le concept même de peuple palestinien est récent. D’autant que le penseur et célèbre historien de l’orientalisme palestinien, Edward Saïd, le reconnaît lui-même : « Le nationalisme palestinien est fondé sur l’expulsion des Israéliens »[11].
Pourquoi donc remettre en question la légitimité du seul Etat juif ? La réponse la plus courante est que les Juifs ne peuvent se permettre de faire un « comeback » historique sur le dos des Arabes. Veulent-ils un Etat ? Qu’ils aillent s’installer sur un lopin de terre australien ou canadien , cela nous épargnera un conflit sans issue au Moyen-Orient. Il est compréhensible, tel est l’argument, que les Juifs, après la Shoah, aient besoin d’un pied-à-terre quelque part dans le monde, mais ils doivent aussi comprendre qu’on ne peut réclamer la propriété d’un bien abandonné depuis si longtemps et occupé entre-temps par de nouveaux locataires. Quitte à tolérer ce « fossile », comme le suggérait « plaisamment » l’historien Toynbee, que ce soit dans un musée d’histoire naturelle !
Une argumentation curieusement avancée par ceux qui se font en même temps les avocats zélés de « droit au retour » des Palestiniens et veulent que quiconque a été expulsé de sa maison doit pouvoir rentrer chez lui, quelle qu’ait été la durée de l’exil. Un raisonnement qui tiendrait donc pour les Palestiniens, mais pas pour les Juifs. Sans compter que ceux qui déclarent les Juifs étrangers en Terre Sainte ne les considèrent pas non plus comme de « vrais Français » ou de « vrais Russes ». Or, si les Juifs sont étrangers aussi bien en « Palestine » qu’en diaspora, on se demande où ils seront chez eux !
Certains français illustres comprirent que le retour des Juifs sur leur terre n’était que justice. Jean Racine « Réjouis-toi, Sion, et sors de la poussière. Quitte les vêtements de ta captivité. Et reprends ta splendeur première. Les chemins de Sion à la fin sont ouverts. Rompez vos fers, Tribus captives ; Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers : Rassemblez-vous des bouts de l’univers » (Esther, Acte III, scène IX).
Jean-Jacques Rousseau « Je ne croirai jamais avoir bien entendu les raisons des Juifs, qu’ils n’aient un Etat libre, des écoles, des universités, où il puissent parler et disputer sans risque. Alors seulement nous pourrons savoir ce qu’il ont à dire » (La Profession de Foi du vicaire savoyard).
Napoléon Bonaparte en 1799 à quarante kilomètres de Jérusalem : « Réveillez-vous Israélites ! L’heure est venue de réaliser votre indépendance politique comme nation parmi les nations ! ».
Ces grands Français connaissaient leur histoire d’Israël. Ils savaient que le nom « Palestine » vient de Philistins, un peuple de la mer Egée qui s’était installé au douzième siècle avant l’ère chrétienne sur la côte orientale de la Méditerranée. Lorsque les Romains écrasèrent la révolte des Juifs au deuxième siècle de l’ère chrétienne, ils tentèrent d’effacer toute mémoire juive en rebaptisant justement la Judée Palestina, du nom de leurs ennemis. D’où le mot arabe Filastin..
Or, les Hébreux avaient conquis la terre de Canaan qu’ils rebaptisèrent Eretz Israel mille trois cents ans avant l’ère chrétienne. Ils y vécurent en confédération tribale jusqu’à l’unification sous la première royauté de Saül. David, établit la capitale d’Israël à Jérusalem mille ans avant l’ère chrétienne. Son successeur, Salomon, fils de David, construisit le Temple de Jérusalem ; il laissa un royaume centralisé et fermement établi.
Après la mort de Salomon, le pays était divisé entre le royaume du Nord (Israël) et celui du Sud (Judée). Le royaume d’Israël fut détruit par les Assyriens en l’an 722 et celui de Judée par les Babyloniens en 587 avant l’ère chrétienne. Un demi-siècle plus tard, le roi de Perse Cyrus permit aux Juifs de revenir en Israël et d’y rebâtir le temple de Jérusalem. Alexandre le Grand repoussa les Perses et conquit la Judée en 332 av. J.C. Les Juifs se révoltèrent en 167 contre la dynastie hellénistique et ils rétablirent un Etat autonome en 142. Rome conquit la Judée en 63 av. J.C. et y instaura un régime juif vassal. Le royaume d’Hérode était directement soumis à Rome et les Juifs se soulevèrent en l’an 66 de notre ère. La « Guerre des Juifs » relatée par Flavius Josèphe s’acheva avec la destruction du Second Temple par les Romains en 70. Bar Kokhba organisa une seconde révolte en 132 et celle-ci fut écrasée par les Romains en 135. Après la division de l’Empire romain deux siècles plus tard, Byzance règna sur les Juifs soumis jusqu’à l’invasion arabe de 634-640. Les croisés s’emparèrent de la Terre Sainte en 1099 pour la « libérer » des musulmans , mais le royaume franc s’effondra avec la victoire des Mamelouks en 1291.Les Ottomans prirent la région en 1517 et la dominèrent jusqu’à l’installation des Britanniques en 1917. Les Britanniques quittèrent eux-mêmes la Palestine en 1947 et les Juifs y établirent leur Etat la même année.
De tous les peuples qui se sont succédés en Judée depuis la destruction du Second Temple par les Romains, seuls les Juifs sont encore là. Après la conquête de Canaan, ils ont souvent été privés de leur indépendance, mais leur présence n’a jamais été effacée et ils ne se sont jamais départis d’un attachement viscéral, évoqués plusieurs fois par jour dans les prières, à ce pays. Même au lendemain de la révolte de Bar Kokhba et de la répression violente qui suivit, les Juifs continuèrent de constituer une majorité dans leur pays et ils y jouissaient encore d’une certaine autonomie. A preuve que lorsque l’empereur Caracalla décida en 212 d’octroyer la citoyenneté romaine à ceux de ses sujets qui avaient un pays, les Juifs l’obtinrent. Pas de doute à Rome, à l’époque, que la Palestine était le pays des Juifs. C’est à l’époque des Romains, puis de Byzance, que furent composés en Judée la Mishna et le Talmud de Jérusalem. Les Juifs ne cessèrent d’ailleurs pas de combattre pour leur indépendance puisqu’une force juive de Judée fut constituée en 614 pour lutter aux côtés des Perses contre les Byzantins[12].
C’est l’invasion arabe qui déracina vraiment les Juifs. Contrairement à leurs prédécesseurs, les Arabes pratiquèrent une politique de colonisation intensive, de confiscation des terres et de démolition des maisons. C’est ce nettoyage ethnique qui fit des Juifs, pour la première fois dans l’Histoire, une minorité en Judée. L’idée reçue, de nos jours, est que les Juifs ont chassé les Arabes de leur terre. Mais historiquement et chronologiquement, ce sont les Arabes qui les chassèrent. Ces derniers devinrent majoritaires au septième siècle, et ce jusqu’au processus de reconquête par les premiers au dix-neuvième siècle. La Reconquista de l’Espagne par les chrétiens mit huit cents ans à se produire. En quoi la reconquête de la Judée par les Juifs, parce qu’elle a pris quatre siècles de plus, aurait moins de légitimité ? Ce serait par ailleurs donner raison à Ben Laden qui attribue l’Espagne aux Arabes. Non que le droit civil de certains pays, entre autres le droit juif, ne reconnaisse pas l’idée de propriété par défaut. Le voleur peut devenir propriétaire du bien volé si la victime a perdu tout espoir de retrouver son bien. Or, les Juifs, précisément, ne cessèrent jamais d’espérer retourner dans leur pays. C’est pourquoi ils refusèrent au demeurant un Etat en Argentine, en Ouganda, au Birobidjan et en Mandchourie.
Cependant, en dépit des efforts déployés par les Romains, puis par les Arabes et les croisés, les Juifs se maintinrent en Judée/Palestine. Leurs principales communautés du premier au dix-neuvième siècle furent : Safed, Tibériade, Hébron, Gaza, Rafah, Ashkelon, Césarée, Jaffa, Acre et Jéricho. Parmi les habitants juifs de Jéricho au septième siècle, il y avait les rescapés des massacres perpétrés par Mahomet contre les tribus juives d’Arabie. Au onzième siècle, les croisés massacrèrent des milliers de gens et de nombreux Juifs de France, d’Angleterre, plus tard d’Espagne, de Lituanie, du Portugal, de Sicile, de Sardaigne, de Rhodes et de Naples s’installèrent en Judée. Dès le douzième siècle, la population juive allait croissant. Au moment de la conquête ottomane, à peu près 10 000 Juifs vivaient à Safed, le communauté de cette ville comptant 15 000 âmes et une académie rabbinique au seizième siècle[13]. D’importantes communautés vivaient à la même époque à Jérusalem, à Hébron et à Acre. Quand on procéda au premier recensement à Jérusalem à l’époque des Ottomans en 1858, il s’avéra que les Juifs y constituaient la majeure partie de la population, les musulmans en représentant moins du quart. Bien avant la première vague d’immigration (aliyah) des Juifs européens en 1882, Jérusalem, Safed et Tibériade étaient des villes (ou plutôt des villages) à majorité juive.
Durant l’occupation ottomane, la vie des Juifs en Judée était intolérable. William Tanner Young, consul britannique à Jérusalem, rapporte le 25 mai 1839 au Foreign Office qu’ils étaient massacrés à Hébron, battus, expropriés à Jérusalem et interdits de prière dans les Lieux saints. Si leurs coreligionnaires d’Europe, du Yémen, d’Irak, de Turquie et d’Afrique du Nord les rejoignirent à la fin du dix-neuvième siècle, c’est que les conditions de vie en diaspora étaient plus terribles encore et parce que ces mêmes Juifs n’avaient jamais perdu l’espoir de revenir dans leur pays.
Les Arabes affirment de nos jours que les Juifs s’emparèrent d’une contrée bien établie, peuplée et verdoyante. Tous les récits de voyage et rapports sur la Palestine du XVIIe au XIXe siècle attestent au contraire d’une région vide de l’Empire ottoman. Henry Maundrell en 1697 : Nazareth, « un village minuscule et sans importance » ; Jéricho, « une bourgade minable et sale » ; Acre, « une désolation »[14]. L’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738 : la Terre Sainte «vide, désolée et manquant de tout »[15]. Le comte Volney en 1785 : Nous avons du mal à reconnaître Jérusalem…on y compte environ douze mille habitants »[16]. Alphonse de Lamartine qui visita la région en 1832 écrit dans le Voyage en Orient (1835) qu’à part Jérusalem, il ne rencontra pas âme qui vive et que la Palestine était « le tombeau de tout un peuple ». Ou encore Alexandre Keith en 1844 : « A l’époque de Volney, la Terre Sainte n’en était pas encore arrivée à l’état de désolation totale décrit par les prophètes »[17]. Et puis le consul britannique en Palestine ottomane, James Pinn en 1857 dans un rapport à Londres : « Le pays est à peu près inhabité »[18]. Le compte rendu le plus célèbre de l’état des lieux de la Palestine ottomane à la fin du XIXe siècle et à la veille de la première aliyah est le journal de Mark Twain, témoin oculaire en 1867 :
« Pas un seul village [dans la Vallée de Jezréel] –rien sur trente miles dans les deux sens. Deux ou trois petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant dix miles sans rencontrer dix êtres humains (…) Déserts sans âme qui vive, collines vides (…) ruine mélancolique de Capharnaüm, stupide village de Tibériade, enterré sous six palmiers (…). Nous arrivâmes à Tabor sans encombre et sans rencontrer âme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est désolée (…) Jéricho est en ruine, comme inchangée depuis le miracle de Josué il y a plus de trois mille ans; Bethléem et Béthanie, dans leur pauvreté et leur humiliation, n’ont plus rien pour rappeler qu’elles furent honorées par la présence du Sauveur, ces endroits où les bergers chantaient « paix sur terre, grâce à l’homme » n’abritent pas une créature vivante (…) Bethesda et Horzine ont disparu et les déserts autour d’elles où des milliers d’hommes écoutèrent la voix du Sauveur et mangèrent le pain miraculeux, elles se sont endormies dans une solitude qui n’est plus habitée que par des oiseaux de proie et des renards qui rôdent[19]."
On peut également citer le cartographe britannique Arthur Penrhyn Stanley : « ni signes de vie ni habitations en Judée, sur des distances entières » dans une oeuvre parue en 1862[20].
Voilà pour le pays verdoyant « envahi » par les Juifs en 1882. Au moment où passe Mark Twain, la population de la Palestine ottomane est de quelque 400 000 âmes – Juifs et Arabes confondus. La première vague d’immigration, en 1882, entraîna celle des Arabes de l’Empire ottoman qu’attiraient les perspectives d’emploi fournies par l’infrastructure juive en Palestine. Un fait attesté et durable : « L’immigration arabe en Palestine, depuis 1921, est nettement plus nombreuse que l’immigration juive », déclare par exemple le Président Roosevelt en 1939[21]. C’est que la « communauté juive palestinienne » a lancé une économie dynamique. En 1947, le salaire d’un ouvrier arabe de Jaffa multiplie par deux celui de son collègue de Naplouse. De 1922 à 1947, la population arabe croît dans les villes et régions où les Juifs sont majoritaires : de 290% à Haïfa, de 158% à Jaffa et de 131% à Jérusalem – pour une croissance de 50% en moyenne dans les régions où les Juifs ne sont pas installés[22]. Selon l’historien Ernst Frankenstein, au moins 25% des Arabes qui vivaient en Palestine en 1882 étaient des nouveaux venus ou les descendants des Egyptiens ayant conquis la région en 1831[23].
A la date où les Britanniques reçoivent de la Société des Nations en 1920 un mandat sur l’ensemble du territoire correspondant aujourd’hui à ceux d’Israël, de l’Autorité palestinienne et de la Jordanie, 900 000 personnes s’y trouvaient (dont 600 000 en Palestine occidentale, à l’ouest du Jourdain). Dès le début du XVIIIe siècle, les villages, en particulier le port de Jaffa, étaient peuplés non seulement de Juifs et d’Arabes, mais de Turcs, de Grecs, d’Arméniens, de Bosniaques, de Druzes, de Kurdes, de Perses, d’Egyptiens, de Templiers allemands…Les Arabes étaient pour l’essentiel nomades et ne constituaient qu’un groupe ethnique parmi d’autres. A l’époque de la partition par les Nations unies en 1947, les Juifs étaient majoritaires à l’Ouest : 538 000 contre 397 000 Arabes.
La Palestine n’a jamais constitué un pays et le concept même de Palestine n’existait pas dans l’Empire ottoman. Comme l’explique Bernard Lewis, le spécialiste du Proche-Orient : « Depuis la destruction de l’Etat juif dans l’Antiquité et jusqu’au Mandat britannique, le territoire connu sous le nom de « Palestine » n’avait pas de frontières…Cette région englobait des subdivisions administratives changeantes »[24]. La Syrie fut en 1887 divisée en deux vilayets : Beyrouth et Damas, et les sandjaks d’Acre et Naplouse rattachés à Beyrouth, celui de Jérusalem étant indépendant. Point de Palestine, donc, dans l’Empire ottoman, que ce soit au plan physique, administratif ou linguistique. Le mot même de Palestine n’était pas usité chez les Turcs et les Arabes. Ce furent les Britanniques qui « ressuscitèrent » la Palestina romaine. Il n’y avait ni Etat ni peuple palestinien. Comme le reconnut d’ailleurs le rapport Peel de 1937, qui n’était pourtant en rien favorable aux Juifs : « Durant les douze siècles qui se sont écoulés depuis l’invasion arabe, la pays a quasiment disparu de la scène historique (…) Il est resté en dehors de l’Histoire tant sur le plan économique que politique. Même sur le plan culturel et scientifique, sa contribution à la civilisation est nulle.»[25]. C’est, comme le notait déjà en 1858 l’historien suisse Félix Bovet, parce que les Arabes ne sont pas des autochtones, qu’ils n’y construisent rien[26]. Une seule ville arabe fut construite en terre d’Israël: Ramleh. Toutes les autres sont des villes juives rebaptisées par eux. La résolution du premier congrès islamo-chrétien de janvier-février 1919 à Jérusalem réuni afin de désigner les représentants locaux pour la Conférence de la paix est révélatrice: « Nous considérons la Palestine comme faisant partie de la Syrie arabe dont elle ne fut jamais séparée. Nous sommes liés à la Syrie par des liens nationaux, religieux, linguistiques, naturels, économiques et géographiques »[27]. Le dirigeant arabe palestinien Awni Abdul Haadi déclarait quant à lui déclarant à la Commission Peel en 1937 : « Il n’y a pas de Palestine. C’est un terme inventé par les sionistes. Notre pays a fait partie pendant des siècles de la Syrie »[28].
Les Arabes connaissaient ces faits et tous ne considéraient pas le retour des Juifs, contrairement à une opinion aujourd’hui répandue, comme une « invasion ». Personne n’allait à l’époque de la Conférence de la paix soulever la question d’un Etat palestinien, car les Arabes eux-mêmes n’exigaient pas d’Etat pour un peuple qui n’existait pas. L’émir Faysal, leader de la délégation arabe à Versailles, voulait un royaume arabe incluant la Syrie, le Liban, la Transjordanie, la Palestine, voire même l’Irak. Mieux : il existe toute une série de déclarations, évidemment conjoncturelles, de celui-ci allant dans le sens des sionistes. Par exemple l’accord officiel de coopération passé le 3 janvier 1919 avec Haïm Weizmann : les sionistes appuieraient l’émir dans son effort de construction nationale ; ce dernier, en revanche, encouragerait « les mesures adéquates » pour une « immigration massive des Juifs vers la Palestine ». Ou encore la lettre de Faysal datant de mars 1919 au juriste Felix Frankfurter : « Notre délégation d’ici à Paris est parfaitement au courant de la proposition soumise hier par l’organisation sioniste à la Conférence de la Paix et nous la considérons comme modérée et convenable. Nous ferons de notre mieux, en ce qui nous concerne, pour l’aider à réussir. Nous souhaiterons la plus cordiale bienvenue aux Juifs chez eux…Il (le docteur Weizmann) a été un grand soutien de notre cause et j’espère que les Arabes pourront bientôt être en mesure de rendre aux Juifs une partie de leur bonté ».
De fait, ce n’est pas avec le partage de l’ONU, approuvé par l’Assemblée générale en novembre 1947, que la communauté internationale reconnut aux Juifs le droit de disposer d’eux-mêmes dans leur patrie historique, c’est à la conférence de San Remo, en avril 1920, puisque la Puissance mandataire, la Grande-Bretagne, avait désormais pour mission explicite d’œuvrer d’oeuvrer à l’établissement en Palestine d’un foyer national juif. Les Juifs obtenaient leur droit à l’autodétermination à la sueur de leur front et après avoir asséché les marais, planté des arbres et construit des routes, des hôpitaux, et des écoles.
En juin 1922, le Livre blanc de Churchill séparait officiellement la Transjordanie de la Palestine et l’excluait du territoire ouvert à l’immigration juive. Les Arabes dont beaucoup s’étaient battus, contrairement à la Légion juive (unités britanniques ), du côté turc, se voyaient donc attribuer 80% de la Palestine originelle.
Quant aux Arabes de Palestine occidentale qui souhaitaient le rattachement à la Syrie, ils n’admirent jamais l’établissement d’un quelconque Etat juif.
D’où la vague de violences des années 20. Les Britanniques tentèrent d’apaiser la colère arabe en faisant désigner Hadj Amin al-Husseini comme mufti de Jérusalem à la mi-mai 1921. Cette erreur fut fatale : le personnage fit du rejet de l’autodétermination juive un devoir religieux et de l’assassinat de Juifs un acte légitime et louable. Avant al-Husseini, le partage de la Palestine occidentale entre un Etat juif et un Etat arabe était encore envisageable. Après lui, elle devint impossible. Ses incitations au meurtre trouveront une application extrême dans le massacre de Hébron en 1929 : soixante Juifs assassinés par les Arabes le 23 août sur encouragement et instructions, alors que la communauté sépharade vivait là depuis des générations ; c’était la première fois que la ville se vida de ses Juifs. 133 personnes massacrées dans une tuerie qui s’était étendue en particulier à Safed. Le mufti accusa d’ailleurs ses victimes d’avoir provoqué ces meurtres pour s’attirer la sympathie des Britanniques. Ceux-ci, au lieu de combattre le terrorisme racial, accédèrent néanmoins à la demande d’al-Husseini et baissèrent le quota de l’immigration juive en Palestine fin 1936. Un scénario qui allait faire ses preuves par la suite.
Hadj Amin al-Husseini rejeta vigoureusement les propositions de partition de la Commissioin Peel, en juillet 1937, qui recommandait d’accorder seulement un cinquième du territoire aux Juifs. Le rejet d’al-Husseini enterra le plan de partage et donc la création d’un refuge pour les Juifs alors même qu’Hitler était au pouvoir en Allemagne depuis quatre ans.
Peu après l’accession d’Hitler au pouvoir, le mufti avait écrit au consul d’Allemagne à Jérusalem : « Les musulmans de Palestine et d’ailleurs accueillent favorablement le nouveau régime en Allemagne et ils espèrent que le système fasciste et antidémocratique s’étendra aux autres pays »[29]. Il avait organisé des « scouts nazis » sur le modèle des Hitlerjungen. La swastika était devenu un symbole populaire parmi les Palestiniens, tout comme la chanson : « Plus de Monsieur, plus de Mister ! Au ciel Allah et sur terre Hitler ! ». Le terrorisme arabe, soutenu par l’Allemagne, s’en prenait systématiquement aux civils juifs, dans les hôpitaux, les théâtres, les magasins et les maisons. Al-Husseini, qui rencontra Hitler en 1941, a coopéré avec le régime nazi : il promit de fomenter une nouvelle révolte panarabe en échange de l’indépendance après la guerre et de l’abrogation du foyer national juif ; il suggéra par exemple l’envoi des enfants juifs de Hongrie en Pologne[30]. Le mufti visita Auschwitz et relate dans ses mémoires : « Notre condition sine qua non à une coopération avec l’Allemagne était d’obtenir une liberté d’action totale pour éliminer tout Juif de Palestine et du monde arabe. Je demandai à Hitler un engagement explicite nous permettant de résoudre le problème juif suivant nos aspirations nationales et raciales, et conformément aux méthodes scientifiques modernes des Allemands. Sa réponse fut : ils sont à vous ! »[31]. C’est al-Husseini qui forgea les expressions « Itbah al Yahud » (Tuez les Juifs) et « Nashrab dam al Yahud » (Nous boirons le sang des Juifs).
Son étroite collaboration avec les nazis le grandit encore dans le monde arabe : l’Egypte lui accorda un statut de réfugié politique et le conseil national palestinien l’élut à sa tête en 1948. Il continue de figurer comme grand personnage des Arabes palestiniens et Arafat ne cesse de faire référence à lui en tant que « héros » (interview à al-Quds du 2 août 2002).
Après la Seconde Guerre mondiale, les peuples ayant soutenu les Nazis furent punis pour leurs crimes: par exemple, les Sudètes furent expulsés de Tchécoslovaquie par les Alliés et envoyés en Allemagne. Les Arabes de Palestine, en revanche, eurent droit à un meilleur traitement. En dépit de leur combat commun avec les Nazis, l’ONU leur reconnu le droit à un État avec le Plan de partage de 1947, en plus de l’État établi sur 80% de la Palestine mandataire par la Grande-Bretagne en 1922. Après la Shoah, dans laquelle six millions de Juifs périrent, le droit des Juifs à un État allait de soi. Pas seulement pour les Juifs d’Europe rescapés des camps, mais également pour les Juifs des pays arabes qui étaient traités comme citoyens de deuxième classe (dhimmis) dans les régimes d’apartheid arabes.
On entend souvent dire que les victimes de la Shoah avaient droit à un État, mais que c’était aux Allemands de payer une réparation territoriale et pas aux Arabes palestiniens. Cet argument est spécieux pour deux raisons. D’abord, comme je l’ai montré plus haut, la Palestine n’était pas plus arabe que juive, le droit des Arabes à un État fut reconnu par le plan de partition (qu’ils rejetèrent), et il n’y eut jamais d’État arabe palestinien. Le dernier État souverain fut l’État juif détruit par les Romains en 70. Deuxièmement, dire que les Arabes palestiniens n’ont rien à voir avec la Shoah est complètement faux: leur dirigeant Al-Husseini fut un criminel de guerre nazi, les Arabes palestiniens soutinrent l’Allemagne nazie, et ils portent une responsabilité écrasante dans le génocide du peuple juif.
Les Arabes rejetèrent en 1947, tout comme dix ans auparavant, le plan de partage de l’ONU et se lancèrent dans une guerre d’extermination contre les Juifs. Ce conflit déclenchant une vague de réfugiés juifs et arabes. 850 000 Juifs furent expulsés du monde arabe et 700 000 Arabes s’enfuirent de Palestine en attendant la victoire, comme les y appelaient les pays frères. Certes, la Haganah encouragea dans certains cas le départ de la population ennemie, mais ce sont les hostilités provoquées par les Arabes qui furent la cause principale du processus[32].
Après leur défaite en 1949, les Arabes auraient pu établir un Etat en Cisjordanie et à Gaza, mais tel n’était pas leur but. Ils voulaient liquider l’Etat juif souverain : d’où les guerres déclenchées par eux en 1967 et en 1973. Après la Guerre des Six Jours, Israël accepta la Résolution 242 du Conseil de Sécurité et les pays arabes la rejetèrent sans appel (Conférence de Khartoum). Comme le dit très justement l’ancien ministre des Affaires étrangères Abba Eban, la guerre des Six Jours fut le premier conflit de l’Histoire où ce fut le vainqueur qui demanda la paix et les vaincus qui exigèrent une capitulation sans conditions.
Anouar al-Sadate, qui eut le courage de franchir le pas et d’accepter la Résolution 242 se vit d’ailleurs restituer tout le Sinaï, soit 90% des territoires dont les Israéliens s’étaient emparés en 1967.
Arafat, l’héritier d’al-Husseini, refuse, lui, de s’engager sur cette voie. La « reconnaissance » d’Israël à Genève en décembre 1988 et la ratification de l’accord d’Oslo par le biais d’une lettre, datée du 9 septembre 1993, ne sont chez le chef de l’OLP que stratagèmes. Abou Iyad, son bras droit, déclare dès le 11 février 1989 au journal koweïtien al-Watan qu’il n’y a pas eu reconnaissance à Genève. ? Le 13 septembre 1993, jour de la signature de l’accord d’Oslo, Arafat lui-même signifie à la télévision jordanienne que l’objectif reste d’exécuter le plan par étapes adopté par l’OLP en 1974, c’est-à-dire d’accepter un compromis provisoire pour détruire par la suite Israël. 10 mai 1994 : c’est toujours Arafat qui explique à Johannesburg qu’Oslo n’est qu’une version moderne de la convention d’al-Hudaybiya, conclue entre Mahomet et ses ennemis en 628, soit un stratagème en situation de faiblesse pour mieux se défaire ensuite de l’ennemi.
La guerre d’Arafat est une guerre injustifiée. Son but n’est pas de libérer un peuple, mais d’en détruire un autre. Médias et manuels scolaires de l’Autorité palestinienne promeuvent la mort comme valeur suprême et rejettent le droit des Juifs à un Etat. Exemple de sermon de Muhammad Ibrahim Madi diffusé sur la chaîne de télévision de l’Autorité palestinienne le 3 août 2001 :
« J’ai été ravi lorsqu’un enfant m’a dit : ‘Ô Cheikh, j’ai quatorze ans. Dans quatre ans je me ferai exploser parmi les ennemis d’Allah, je me ferai exploser parmi les Juifs.’ Je lui ai dit : ‘Ô, jeune enfant, puisse Allah te faire mériter la Shahâda [« martyr »] et me faire mériter la Shahâda (…) Toutes les armes doivent être tournées contre les Juifs, nation maudite dans le Coran, qu’Allah décrit comme des singes et des porcs, des adorateurs de veaux et d’idoles. Rien ne les arrêtera sinon la couleur du sang de leur sale nation, sinon notre volonté de nous faire exploser en leur sein. Puisse Allah faire en sorte que les Musulmans règnent sur les Juifs. Nous les ferons exploser à Hadera, à Tel-Aviv, à Netaniya, jusqu’à ce qu’à ce qu’Allah nous rende maîtres de ces ordures (…) Nous entrerons dans Jérusalem en conquérants, ainsi qu’à Jaffa, Haïfa et Ashkelon (…) Bénis soient ceux qui éduquent leurs fils dans la voie du Jihad et de la Shahâda ! [33].
Ce n’est pas un hasard si le nombre des attentats perpétrés par l’OLP et le Hamas a triplé après la signature d’Oslo II en septembre 1995 (retrait israélien de 98% de la population palestinienne et établissement d’un gouvernement palestinien sous la houlette de l’OLP). Les attentats-suicide ont commencé après le retrait israélien des territoires et le début de la propagande d’Arafat qui se situe dans la lignée directe de celle d’al-Huseini. La présence militaire israélienne dans les territoires contestés est la conséquence, pas la cause, du terrorisme palestinien. Ce terrorisme débuta dès les années 1920 sous l’impulsion d’al-Husseini bien avant l’existence même de l’Etat d’Israël.
La plus longue occupation de l’Histoire fut l’occupation de l’Inde par la Grande-Bretagne. Il n’y eut pas un seul attentat-suicide contre les Anglais durant toute cette période. L’occupation la plus cruelle et la plus injustifiée aujourd’hui est l’occupation du Tibet par la Chine. Les Tibétains ne se font pas exploser parmi les Chinois innocents et ne tirent pas à bout portant sur leurs enfants. Quant à la pauvreté, si elle est l’autre cause du terrorisme palestinien, comment se fait-il que des pays comme Haïti ou le Bangladesh ne soient pas des centres mondiaux du terrorisme ?
C’est précisément à l’apogée du processus d’Oslo qu’Arafat exposa sa stratégie à des diplomates arabes dans un hôtel de Stockholm le 30 janvier 1996 : « L’idée est d’éliminer l’Etat d’Israël et d’établir un Etat purement palestinien…Par une guerre psychologique et l’explosion populaire nous allons rendre la vie aux Juifs impossible. Dans cinq ans, nous aurons de six à sept millions d’Arabes en Cisjordanie et à Jérusalem et les Juifs ne voudront pas vivre parmi les Arabes… »[34].
Conclusion
Le but du sionisme était de faire des Juifs un peuple libre sur sa terre et de permettre à leur génie créateur et à leur culture se s’épanouir pleinement. Ce but a été atteint.
Mais le sionisme avait un autre but, lequel n’a pas été atteint. Herzl, qui mourut il y a exactement cent ans, conclut son livre l’État juif en termes suivants : « Je crois qu’une génération extraordinaire de Juifs va émerger. Les Maccabées se lèveront à nouveau. Je le répète : les Juifs qui veulent un État l’auront. Nous vivrons comme hommes libres sur notre propre terre, et mourrons en paix dans nos maisons. Le monde sera libéré par notre liberté, enrichi par notre richesse, grandi par notre grandeur. Et tout ce que nous essaierons d’accomplir pour notre propre bien aura des répercussions bénéfiques pour le reste de l’humanité. » Les Juifs qui le veulent peuvent vivre libres sur leur propre terre. Mais si certains meurent en paix dans leurs maisons, d’autres meurent dans leurs maisons assassinés de sang froid, ou meurent déchiquetés dans la rue. Et, bien que la haute-technologie israélienne enrichisse d’autres peuples et pays, le monde n’est pas libéré par notre liberté et n’est pas agrandi par notre grandeur.
L’État d’Israël est accusé d’être un État criminel, d’être le principal violateur des droits de l’homme dans le monde, d’être l’incarnation du nazisme, et d’être l’ultime obstacle à la paix au Proche Orient. Aux Nations-Unies et dans les universités américaines et européennes, Israël est plus condamné ou boycotté qu’aucun autre pays. Ses dirigeants sont menacés d’être poursuivis en justice pour crimes de guerre.
Il est effectivement lâche et absurde d’accuser d’antisémite toute critique d’Israël. Mais il est malhonnête et hypocrite d’appliquer deux poids-deux mesures à la critique d’Israël et des autres pays. Les Israéliens critiquent leur pays à longueur de journée et sans pitié. Mais il y a une différence entre critiquer et diaboliser. Entre dire que Sharon a tort sur telle ou telle décision et le comparer à Hitler. Entre dire que la présence militaire israélienne au-delà des lignes de cessez-le-feu de 1949 est illégale, et dire que l’existence même de l’État d’Israël est illégitime. Entre dire que le conflit israélo-arabe doit être résolu et dire qu’Israël est la cause de tous les maux. Entre dire que la politique des éliminations ciblées des leaders terroristes est contre-productive, et dire qu’elle est responsable de l’antisémitisme en France. Il est hypocrite de manifester son soutien pour les Arabes palestiniens sans jamais mentionner les Tibétains ou les Kurdes dont les droits nationaux sont autrement plus authentiques et anciens et qui, eux, ne jouent pas au football avec la tête décapitée de leurs victimes. Il est hypocrite d’accuser Israël de crimes de guerre lorsque son armée prend des mesures défensives ou punitives pour protéger sa population civile, et de fermer les yeux, les oreilles et la bouche sur le génocide du Soudan. Il est hypocrite de hurler d’indignation sur l’ « occupation israélienne » et de ne dire mot sur l’occupation du Liban par la Syrie, de Chypre par la Turquie, ou du Tibet par la Chine. Il est hypocrite de venir servir de bouclier humain pour Arafat lorsque Tsahal cherche à mettre la main sur ses protégés, et de ne jamais venir servir de bouclier humain devant les cafés et les cinémas israéliens pour empêcher l’entrée de bombes humaines.
Comme l’écrit Alan Dershowitz, immédiatement après qu’Arafat ait rejeté toutes les offres de paix de Camp David sans faire de contre-proposition, et après qu’il ait répondu à la paix par la guerre, l’opinion publique internationale était majoritairement derrière Israël. Dès l’instant où Arafat envoya des femmes et des enfants se faire filmer devant les tanks israéliens, l’opinion internationale tourna à nouveau (en particulier après la manipulation de « l’Affaire Al-Dura » diffusée par France 2). Mais cette même opinion internationale ne se contenta pas de tomber dans le piège d’Arafat. Elle devint littéralement folle. En essayant de comprendre les causes de ce retournement irrationnel et extrême, Dershowitz conclut que « Israël est l’État juif et le « Juif » parmi les États du monde. »[35] Ce ne sont plus « les Juifs » qui sont la cause de tous les maux et les vrais responsables de leurs propres malheurs, mais « Israël » et « Sharon. » Ce ne sont plus « les Juifs » qui contrôlent la finance mondiale, mais « Sharon et son entourage » qui contrôlent Bush et les néo-conservateurs.
Grâce à l’État juif, les Juifs ne sont plus à la merci des nations. Mais l’État juif n’a pas mis fin à la haine des nations envers les Juifs, au contraire. L’idée que les Juifs puissent être forts et se défendre fait horreur à ceux qui se sont habitués à les humilier pendant des siècles. Le sionisme ne peut pas et ne pourra pas mettre fin à la haine des Juifs, parce que cette haine n’a rien a voir avec les Juifs eux-mêmes mais avec idées qu’ils représentent depuis leur apparition sur la scène de l’Histoire.
Comme l’annonce le Prophète Isaïe, un jour viendra où tous les hommes seront frères, et l’agneau couchera près du loup (une plaisanterie israélienne ajoute que mieux vaudra être le loup que l’agneau). Mais nous en sommes loin. Et pour que cette prophétie se réalise, il faut que les Juifs soient libres et souverains. D’où la nécessité de l’État juif, tant pour les Juifs que pour l’humanité.
[3] Cf. Yoram Hazony, « Did Herzl Want a ‘Jewish State ‘ ? », Azure, 9 ,printemps 2000, p-44-45 : Herzl utilisait souvent le substantif Juden pour l’adjectif juif ; par exemple Judenkongress pour congrès juif ; l’usage des deux tournures est chez lui, comme d’ailleurs en allemand indifférent.
[4] Briefe und Tagebücher, Vol. 2, p. 128-129.
[5] The Complete Diaries of Theodor Herzl, Raphael Patai, trad. Harry Zohn, New York, Herzl Press,1960, p. 56.
[6] Diaries, Ibid., p.72.
[7] Ibid. , p. 104.
[8] 15 août 1899.
[9] Cf. Azmi Bishara, « Entre nationalité et nation » (hébreu), Teoria ubikoret 6, 1995, p.41.
[10] Ha’aretz (supplément du week-end), 29 mai 1998, pp.24, 27.
[12] Cf. Samuel Katz, Battleground : Fact and Fantasy in Palestine, New York, Bantam, 1973, p.88.
[13] Palestine Royal Commission Report Presented by the Secretary of State for the Colonies to Parliament by Command of his Majesty, July 1937, Cmd. 5479, p.11-12.
[14] The Journey of Henry Maundrell from Aleppo to Jerusalem, 1697, Londres, Henry Bohn, 1848, pp. 428, 450, 477.
[15] Cf. Thomas Shaw, Travels, or Observations Relating to Several Parts of Barbary and the Levant (1694-1751), Londres, 1754.
[16] Cf. Constantin Volney, Travels Through Syria and Egypt in the Years 1783,1784, 1785, Londres, Peter Noster & Row, 1788, Vol. 2, p.36.
[17] Cf. Alexandre Keith, The Land of Israel, Edimbourg, William Whyte, 1844, p.465.
[18] Lettre à Harel McLardon, 15 septembre 1857, British Foreign Office, doc. 78/1294, n°36.
[19] Cf. Mark Twain, The Innocents Abroad , or, The new Pilgrim’s progress, New York, Oxford University Press, 1996, pp. 349, 366, 375, 441-442.
[20] Cf. Arthur Penrhyn Stanley , Sinai and Palestine, in connection with their history, Londres, John Murray, 1881, p.118.
[21] Cf. Franklin Delano Roosevelt, communiqué au secrétaire d’Etat, 17 mai 1939, in Foreign Relations of the United States : Diplomatic Papers , Washington DC, United States Government Press Office, 1955, Vol. 4, p. 457.
[23] cf. Ernst Frankenstein, Justice for my People, Londres, Nicholson & Watson, 1943, p.127.
[24] Cf. Bernard Lewis, « The Palestinians and the PLO : A Historical Approach », Commentary, janvier 1975. Et du même auteur, « Palestine : On the History and Geography of a Name », in Bernard Lewis, Islam in History, Chicago, Open Court, 1993, p. 153-165.
[25] Palestine Royal Commission Report, op.cit., ch. 1, p.6.
[26] Cf. Félix Bovet, Egypt, Palestine and Phoenicia : A Visit to Sacred Lands, Londres, 1882, p.384-385.
[27] Cf. Yehoshua Porath, The Palestine-Arab National Movement, 1929-1939 : From Riots to Rebellion, Londres, Frank Cass, 1977, Vol. 2, p. 81-82.
[28] Cité par Alan Dershowitz, The Case for Israel, Wiley, 2003, p.7.
[29] Cf. Benny Morris, Victimes Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Editions Complexe, 2003, p. 143 = Righteous Victims A history of the Zionist-Arab Conflict, 1881-1999, New York, Alfred A. Knopf, 1999.
[30]Ibid., p.186.
[31] Cf. Sarah Honig, « Friendish Hypocrisy II : The Man from Klopstock St. », Jerusalem Post, 6 avril 2001.
[32] Cf. Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949, Cambridge University Press, 1988.
Pour le professeur Jacques Ehrenfreund, l’histoire est un élément essentiel de la définition de l’identité juive.
DR
01 décembre 2012
INTERVIEW • Le professeur Jacques Ehrenfreund analyse le rapport entre judaïsme et histoire et montre comment se déploie dans ce cadre les notions de «peuple» ou de «nation».
Il est rare qu’un débat sur la question israélo-palestinienne fasse abstraction de la question historique et il n’y a pas une découverte archéologique en Terre sainte qui échappe à la publicité. Que se joue-t-il dans la relation entre les Juifs et leur histoire? Entre l’histoire des Juifs et celle du reste du monde?
Constituée en domaine d’étude depuis le début du XIXe siècle, l’histoire juive a aujourd’hui pleinement sa place dans les universités. Jeudi dernier, une journée d’étude était organisée à l’université de Lausanne sur la question: comment écrit-on l’histoire des Juifs? Coorganisateur de l’événement, le professeur Jacques Ehrenfreund n’hésite pas à aborder les questions de front. Il est soucieux d’éviter les anachronismes et les simplifications. Engagé à Lausanne depuis 2005, il est spécialiste du XIXe siècle et s’intéresse à la construction des groupes et des identités sociales, en lien aux héritages religieux. Interview.
L’histoire des Juifs est-elle une discipline à part?
Jacques Ehrenfreund: Non, elle fait bien sûr pleinement partie de l’histoire générale ou de l’histoire des religions. Elle s’occupe d’un groupe humain spécifique, qui se définit comme un peuple soumis à un ensemble de textes, Bible et Talmud. Tout tient ensemble: on ne peut parler du livre sans parler des gens, et inversement.
Que répondez-vous à ceux qui disent que les Juifs ne constituent pas un peuple mais une religion?
C’est pourtant très clair, les Juifs, historiquement, forment un peuple, mais attention, pas un peuple au sens moderne du terme. Avant le XIXe siècle, on ne peut pas parler de peuple souverain et les Juifs ne se pensent pas comme tel mais comme un peuple soumis à Dieu. Plus précisément, on peut les décrire comme un groupe de gens dispersés qui se sentent solidaires les uns des autres et soumis à la même loi [celle des textes sacrés], une forme de communauté politique ancienne. A cela s’ajoute l’idée, portée par les textes, d’être en exil. Cette situation, avant le mouvement sioniste, est interprétée exclusivement dans le registre de la pensée religieuse.
L’identité juive se construit-elle par l’histoire?
Au plus profond de sa tradition, le judaïsme est fondé sur un rapport singulier à l’histoire. Celle-ci est d’abord considérée comme providentielle, finaliste, dépendante du plan divin. Au point de départ, il y a une alliance avec la divinité: un engagement à respecter, des règles auxquelles se soumettre. L’ensemble a une vocation universelle: rendre témoignage de l’unicité de Dieu. Ce qui arrive, l’histoire, est perçu comme une preuve du respect ou du non-respect de l’engagement de ce peuple envers son Dieu.
La modernité transforme cela en faisant émerger une autre conception de l’histoire, interprétable rationnellement. Ce cheminement est parallèle dans le christianisme, sauf que les chrétiens, tout en reprenant un grand nombre d’éléments du judaïsme, ont abandonné l’aspect proprement politique ou collectif, l’idée de peuple.
Que se passe-t-il alors?
En fait, dans le judaïsme, la question de l’identité ne se pose pas vraiment avant la modernité: est Juif celui qui de filiation juive se soumet à la loi. A partir du XVIIe siècle et des grands questionnements philosophiques, de Spinoza par exemple, puis avec les Lumières, on se demande ce que cela signifie d’être Juif et on va avoir recours à l’histoire pour y répondre. Au XIXe siècle, les Juifs trouvent dans l’histoire un référent commun et une force pour se construire un avenir, dans le sionisme notamment mais pas seulement. L’histoire racontée est alors une histoire que l’on peut décrire comme lacrymale et héroïque, histoire des persécutions et des résistances, qui se décline dans des sommes érudites comme dans des manuels pédagogiques distribués aux enfants. Une histoire singulièrement longue d’ailleurs, de plusieurs millénaires, au-delà des ruptures colossales qui la marquent.
Quelle est la place de l’histoire des Juifs dans l’histoire européenne en général?
C’est une question difficile. Il est indispensable de faire une place à l’histoire des Juifs dans les différents contextes européens. Cette histoire est celle d’une petite minorité mais elle révèle des choses sur les sociétés dans lesquelles elle prend place. Il s’agit en effet d’une minorité singulière, qui ramène à une origine commune. Ce serait dommage de se priver de ce prisme-là.
Un exemple?
L’histoire des Juifs est comme un miroir tendu à l’histoire européenne en général. Elle permet par exemple d’éclairer la question des rapports entre politique et religieux. La place faite aux Juifs dit aussi quelque chose de l’invention des Etats nations au XIXe siècle. En Allemagne, l’intégration des Juifs passait principalement par la culture, la langue. En France, par contre, l’intégration se faisait par le politique, par l’Etat. On voit ainsi apparaître des compréhensions différentes de ce qu’est la nation.
Qu’en est-il de l’histoire de l’antisémitisme?
L’histoire de l’antisémitisme ne relève pas vraiment de l’histoire des Juifs. Plus exactement, il ne faut en aucun cas résumer l’histoire des Juifs à celle de l’hostilité exercée contre eux, même si on est en présence d’un phénomène considérable et qui n’a pas disparu. La polémique entre christianisme et judaïsme par exemple n’est pas réglée et elle n’est peut-être par réglable. La fonction de l’historien est justement de cerner ces questions, de les saisir, mais en aucun cas de les cacher ou de les euphémiser.
Quel est l’apport des recherches sur la Shoah?
La Shoah est devenue ces dernières années un sujet d’extrême spécialisation, presque un domaine en soi. Maintenant que les connaissances ont été accumulées, je crois qu’on peut faire le mouvement inverse et replacer cette histoire dans l’histoire européenne: recoller les morceaux des différentes histoires, celles des victimes, des bourreaux. La Shoah a bien sûr constitué une rupture civilisationnelle, mais elle ne résume pas pour autant l’entier de l’histoire des Juifs.
Israël est au cœur de nombre de controverses entre historiens, comment abordez-vous cette question?
Israël est un paradoxe intéressant: c’est une création artificielle récente et en même temps l’aboutissement d’une longue histoire, celle d’une communauté qui s’est pensée en exil. La langue illustre cette double dimension: on a repris une langue ancienne, uniquement consacrée à l’étude pendant deux mille ans, pour en faire une langue vernaculaire.
J’ai la volonté de dépasser cette dichotomie. Pour moi, comme pour mes collègues spécialistes d’autres domaines d’ailleurs, les nations sont toutes des constructions modernes. Ce n’est pas pour autant qu’elles doivent disparaître mais c’est pourtant cela qu’on sous-entend souvent avec Israël. Pour autant, il ne s’agit pas non plus d’une nation organique. Ses frontières par exemple doivent être le fruit de négociations.
Voici quelques jours à peine, Israël recevait une pluie meurtrière de roquettes et de missiles lancés depuis Gaza. Qu’ils n’aient pas fait davantage de morts et de destructions relève des capacités de défense d’Israël et non de la volonté de ses ennemis. L’Etat hébreu a répliqué comme il le fallait, en détruisant les caches d’armes dont disposaient les tireurs.
Israël s’est, bien sûr, attiré la réprobation du reste du monde, et les diplomates européens et américains se sont rendus à Jérusalem et au Caire afin que cessent les hostilités.
Le Hamas a bénéficié d’un armistice dont il sort conforté, puisque, désormais, des négociations sont menées avec lui et qu’il a obtenu des aménagements quant aux contrôles stricts exercés par Israël sur Gaza.
Mohammed Morsi, qui a joué les entremetteurs entre diplomates occidentaux et dirigeants du Hamas, est lui aussi sorti renforcé de la situation. Il s’est, depuis, arrogé les pleins pouvoirs en Egypte, et les émeutes qui en ont résulté ne recevront aucun soutien des Occidentaux, cela va de soi.
Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne ont été décrits comme affaiblis, ici ou là. Et il est exact qu’ils incarnent une version de la lutte contre l’existence d’Israël qui n’a pas semblé prédominante ces derniers temps.
Mais il ne faut pas en rester aux apparences : on peut compter sur le président de l’AP pour jouer sa propre partition.
Et il faudrait se décider à en finir avec le discours ressassé à l’envi, selon lequel Abbas et l’Autorité Palestinienne seraient les gentils « modérés » avec lesquels il serait possible de s’entendre, alors que le Hamas incarnerait le méchant « radical ».
Le Hamas est une organisation djihadiste, islamiste, terroriste, génocidaire, prônant la destruction d’Israël et l’anéantissement du peuple juif, c’est entendu. Mais Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne valent-ils mieux ?
Ils ne sont pas djihadistes et islamistes, tout au moins pas officiellement.
Ils n’ont rien contre le terrorisme et n’ont cessé de le pratiquer jusqu’à ce que, grâce à la barrière de sécurité, que les gauchistes européens détestent tant puisqu’elle les empêche de jouir du spectacle quotidien d’enfants juifs assassinés, les attentats suicides deviennent quasiment impossibles.
Ils sont génocidaires et usent simplement d’une stratégie différente : celle de la diabolisation d’Israël. Ils utilisent pour cela tous les moyens de propagande dont ils peuvent se doter et recourent à tous les relais dont ils peuvent disposer. Et ils rencontrent, grâce à cette stratégie et ces relais, un succès certain.
La plus récente étape de ce succès a été l’obtention, jeudi 29 novembre dernier, à l’Assemblée générale des Nations Unies, du statut d’Etat observateur, statut depuis lequel ils peuvent espérer obtenir davantage.
Ils ont reçu l’assentiment des deux tiers des pays de la planète, dont celui de la plupart des Etats européens, y compris de la France, qui s’est placée en chef de file.
Ils peuvent s’appuyer sur une horde imbécile de journalistes pratiquant docilement l’aveuglement volontaire, mais aussi sur un ramassis d’intellectuels « antisionistes » ou adeptes hypocrites d’un « processus de paix », qui, au fil des ans, s’est soldé par une guerre redoublée contre Israël.
Ils n’ont, faut-il le rappeler, jamais reconnu l’existence d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif et n’ont jamais renoncé au « droit au retour » de « réfugiés » partis cinq cent mille il a soixante-cinq ans et qui veulent revenir cinq millions, ce qui signifierait la fin d’Israël.
Ils n’ont jamais abandonné ce qu’ils appellent la « résistance » et la « lutte armée ». Et nombre de rues de Ramallah portent le nom de « martyrs ».
Ils ne sont pas djihadistes et islamistes, certes. Mais ils sont aussi laïques que je suis bonne sœur et comptent dans leurs rangs une organisation appelée, précisément, la Brigade des martyrs d’al Aqsa.
Leurs media, presse écrite, radio, télévision, ne cessent d’appeler à la haine antijuive et au meurtre.
Les discours de Mahmoud Abbas, comme ceux des autres dirigeants de l’Autorité Palestinienne, sont porteurs d’une falsification de l’histoire selon laquelle le « peuple palestinien », qui n’a existé et n’a été cité nulle part avant la fin des années 1960, aurait été chassé de sa terre lors de la renaissance d’Israël. Ils emploient, pour désigner la naissance d’Israël, le mot naqba, calqué délibérément sur le mot Shoah, aux fins d’établir un répugnant parallélisme entre le sort des Juifs à Auschwitz et le sort du « peuple palestinien ».
Ni Mahmoud Abbas ni l’Autorité Palestinienne ne veulent d’un Etat à côté d’Israël. Lorsqu’ils disent paix en anglais, ils emploient un autre mot en arabe, le plus souvent houdna, qui ne signifie pas paix, mais désigne une trêve avant que le combat ne reprenne.
Sur les cartes géographiques de l’Autorité Palestinienne, Israël n’existe pas, sur son emblème non plus.
Ce que veulent Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne n’est même pas, sans doute, un Etat à la place d’Israël. Ils mènent leur entreprise de démolition et entendent continuer sur cette voie. Ils sont grassement rémunérés et subventionnés pour cela.
Ils sont même reçus avec les honneurs à Paris, à Washington et ailleurs, ce qui n’est pas le cas, pour le moment, des dirigeants du Hamas.
Il existe entre eux et les dirigeants du Hamas une vieille hostilité. Mais il existe aussi une forme de complémentarité. Le Hamas a joué le rôle du méchant « radical », et on l’a apaisé ces derniers jours. Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne sont affublés du rôle de gentils « modérés », et on vient de les apaiser aussi. Mais ils ne sont ni gentils ni modérés.
Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne servent, à ceux qui sont emplis de la haine des Juifs et d’Israël, à se doter d’un artifice qu’ils s’efforcent de décrire comme présentable.
Mais Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne s’avèrent, en réalité, loin d’être pas présentables. Ils sont aussi ignobles et aussi hideux que les dirigeants du Hamas.
Ils ont entretenu des relations conflictuelles avec le groupuscule terroriste, mais si l’islam radical continue à s’étendre au Proche-Orient, et il est très vraisemblable qu’il en soit ainsi, je ne serais pas surpris si les deux entités venaient à se rapprocher.
Voir enfin:
INTERNATIONAL LAW AND THE ARAB-ISRAEL CONFLICT
Extracts from "Israel and Palestine – Assault on the Law of Nations"
by Julius Stone
EDITOR: Ian Lacey BA LL.B.
TABLE OF CONTENTS
ABOUT THE NOVEMBER 2001 EDITION– 3
PROFESSOR JULIUS STONE (1907 – 1985)— 4
1. SOVEREIGNTY IN THE ADMINISTERED TERRITORIES———– 5
The Self-Defence Principle 5
The Status of Competing Claims to Title 6
2. THE LEGAL STATUS OF JERUSALEM 7
The Effect of the Partition Plan– 7
The "Corpus Separatum " Concept …………………………………………………………………………….8
Acquisition of Sovereignty ………………………………………………………………………………………..9
3. THE GENEVA CONVENTIONS AND THE LEGALITY OF THE SETTLEMENTS——— 9
Impairment of Racial Integrity of the Native Population of the Occupied Territory—– 10
Inhuman treatment of its own population—- 11
4.GENERAL PRINCIPLES——— 11
An Arab View- 11
A Jewish View- 11
The Doctrine of Self-determination 12
The Equity Principle—– 13
CONCLUSION——— 14
A SHORT CHRONOLOGY OF THE ADMINISTERED TERRITORIES——— 15
MAPS—- 18
The British Mandate 19
The UN partition Plan, 1947——— 20
The Armistice Agreement 1949— 21
Cease Fire Lines 1967——— 22
Israel and Members of the Arab League- 23
INDEX— 24
ABOUT THE NOVEMBER 2001 EDITION
The legality of Israel’s presence in Jerusalem, Judea, Samaria and Gaza has been the subject of heated argument since 1967. Some regard these areas as illegally occupied, others as disputed territories and there is an obvious need for clarity if the subject is to be discussed rationally in terms of facts rather than assumptions.
In searching for authoritative information on the subject, I came across a booklet entitled "International Law and the Arab Israel Conflict" by Australian lawyer, Ian Lacey, in which he brilliantly analyses a work by one of the twentieth century’s leading authorities on the Law of Nations, the late Professor Julius Stone,
Professor Stone’s book, "Israel and Palestine", which appeared in 1980 provides a detailed analysis of the central principles of international law relating to the Arab-Israel conflict and Mr. Lacey’s analysis provides a brief and very readable outline of the main points with extracts from the original work.
Mr. Lacey has expressed appreciation for the advice and assistance of David D. Knoll B.Com., LLB, LLM. in preparing his booklet. Mr. Knoll is the author of "The Impact of Security Concerns upon International Economic Law"
Ian Lacey is a practising lawyer and a former student of Professor Stone. He has given evidence before the Sub-Committee on the Middle East of the Australian Parliamentary Joint committee on Foreign Affairs and Defence. He is the author of "Zionism – A short Historical Introduction" and co-editor of a study guide on the Arab Israel conflict.
As Mr. Lacey’s booklet is out of print I wrote to him, asking for permission to distribute and to quote freely from it with acknowledgement. He has kindly agreed and I express my sincerest appreciation to him
I am grateful to Mr. Lacey, Patricia Carmel, Judy Hajag and Saville Kaufman for their assistance in producing this edition.
Maurice Ostroff
PROFESSOR JULIUS STONE (1907 – 1985)
The late Professor Julius Stone was recognised as one of the twentieth century’s leading authorities on the Law of Nations. His short work “Israel and Palestine”, which appeared in 1980, represents a detailed analysis of the central principles of international law governing the issues raised by the Arab-Israel conflict. This summary is intended to provide a short outline of the main points in the form of extracts from the original work. One of the rare scholars to gain outstanding recognition in more than one field, Professor Stone was one of the world’s best-known authorities in both Jurisprudence and International Law. His publications his activities and the many honours conferred on him are eloquent evidence of his high standing in these two fields.
Professor Stone was born in 1907 in Leeds, Yorkshire. He taught at Leeds Harvard, and the Fletcher School of Law and Diplomacy: he was a visiting professor of Colombia, Berkeley, Stanford and other universities in the United States, as well as the Indian School of International Affairs at Delhi, at Jerusalem and the Hague Academy of International Law. In 1963-64 he was a Fellow of the Center for Advanced Study in the Behavioral Sciences at Stanford University.
From 1942 until 1972 he was the Challis Professor of International Law and Jurisprudence at the University of Sydney. From 1972 until his death in 1985 Professor Stone held concurrently with his appointment as visiting Professor of Law at the University of New South Wales the position of Distinguished Professor of Jurisprudence and International Law at the Hastings College of Law, University of California. In 1956 he received the award of the American Society of International Law, and in 1962 he was made an honour life member of the society. In 1964 the Royal Society of Arts named him as a recipient of the Swiney Prize for Jurisprudence. In 1965 he received the World Research Award of the Washington Conference on the World Peace Through Law, the first award ever made.
His 26 major works include the authoritative texts "Legal Controls of International Conflict", "Aggression and World Order”, "The International Court and World Crisis"and "The Province and Function of Law".
1. SOVEREIGNTY IN THE ADMINISTERED TERRITORIES
The principle ex iniuria non oritur ius operates in international law to the effect that no legal claim to territory can rise out of an illegal aggression. Professor Stone examines the application of this rule to the competing claims of Israel and Jordan in the administered territories. In his conclusion, he draws upon the writings of Professor Stephen Schwebel, now an eminent judge of the International Court of Justice
The Self-Defence Principle
The basic precept of international law concerning the rights of a state victim of aggression, which has lawfully occupied the attacking state’s territory in the course of self-defence, is clear. And it is still international law after the Charter, which gave to the UN General Assembly no power to amend this law. This precept is that a lawful occupant such as Israel is entitled to remain in control of the territory involved pending negotiation of a treaty of peace.
Both Resolution 242 (1967) and Resolution 338 (1973), adopted by the Security Council after respective wars of those years, expressed this requirement for settlement by negotiations between the parties, the latter in those words. Conversely both the Security Council and the General Assembly in 1967 resisted heavy Soviet and Arab pressures demanding automatic Israeli withdrawal to the pre-1997 frontiers. Through the decade 1966-67, Egypt and her Arab allies compounded the illegality of their continued hostilities by proclaiming the slogan “No recognition! No Peace! No negotiation!” thus blocking the regular process of international law for post-war pacification and settlement…
Israel’s territorial rights after 1967 are best seen by contrasting them with Jordan’s lack of such rights in Jerusalem and the West Bank after the Arab invasion of Palestine in 1948. The presence of Jordan in Jerusalem and elsewhere in cis-Jordan[1] from 1948 to 1967 was only by virtue of her illegal entry in 1948. Under the international law principle ex iniuria non oritur ius she acquired no legal title there. Egypt itself denied Jordanian Sovereignty; and Egypt never tried to claim Gaza as Egyptian territory
By contrast, Israel’s presence in all these areas pending negotiation of new borders is entirely lawful, since Israel entered them lawfully in self-defence. International law forbids acquisition by unlawful force, but not where, as in the case of Israel’s self-defence in 1967, the entry on the territory was lawful. It does not so forbid it, in particular, when the force is used to stop an aggressor, for the effect of such prohibition would be to guarantee to all potential aggressors that, even if their aggression failed, all territory lost in the attempt would be automatically returned to them. Such a rule would be absurd to the point of lunacy. There is no such rule….
International law, therefore, gives a triple underpinning to Israel’s claim that she is under no obligation to hand back automatically the West Bank and Gaza to Jordan or anyone else. In the first place, these lands never legally belonged to Jordan. Second, even if they had, Israel’s own present control is lawful, and she is entitled to negotiate the extent and the terms of her withdrawal. Third, international law would not in such circumstances require the automatic handing back of territory even to an aggressor who was the former sovereign. It requires the extent and conditions of the handing back to be negotiated between the parties.
The Status of Competing Claims to Title
Because the Jordanian entry onto the West Bank and East Jerusalem in 1948 was an unlawful invasion and an aggression, the principle ex iniuria non oritur ius beclouded even Jordan’s limited status of belligerent occupant. Her purported annexation was invalid on that account, as well as because it violated the freezing provisions of the Armistice Agreement. Conversely Israel’s standing in East Jerusalem after her lawful entry in the course of self-defence certainly displaced Jordan’s unlawful possession.
Once this position is reached, and it is remembered that neither Jordan nor any other state is a sovereign reversioner entitled to re-enter the West Bank, the legal standing of Israel takes on new aspects. She becomes then a state in lawful control of territory in respect of which no other state can show better (or, indeed, any) legal title. The general principles of international law applicable to such a situation, moreover, are well-established. The International Court of Justice, when called upon to adjudicate in territorial disputes, for instance in the Minquires and Echrehos case between the United Kingdom and France, proceeded “to appraise the relative strength of the opposing claims to sovereignty”. Since title to territory is thus based on a claim not of absolute but only of relative validity, the result seems decisive in East Jerusalem. No other state having a legal claim even equal to that of Israel under the unconditional cease-fire agreement of 1967 and the rule of uti possidetis, [2] this relative superiority of title would seem to assimilate Israel’s possession under international law to an absolute title, valid erga omnes…
The most succinct statement of this position is in Professor Stephen Schwebel’s “What Weight to Conquest?” published in 1970, before he entered U.S. government service. He points out that the answer to that question in terms of international law, after the Charter’s prohibitions of the use of force, makes necessary a vital distinction “between aggressive conquest and defensive conquest, between the taking of territory legally held and the taking of territory illegally held”:
”Those distinctions may be summarized as follows:
a) A state acting in lawful exercise of its right of self-defence may seize and occupy foreign territory as long as such seizure and occupation are necessary to its self-defence.
b) As a condition of its withdrawal from such territory, that state may require the institution of security measures reasonably designed to ensure that that territory shall not again be used to mount a threat or use force against it of such a nature as to justify exercise of self-defence.
c) Where the prior holder of the territory had seized that territory unlawfully, the state which subsequently takes that territory in the lawful exercise of self-defense has, against that prior holder, better title.”
2. THE LEGAL STATUS OF JERUSALEM
The Partition Plan of 1947 envisaged an international Jerusalem, separated from both Israel and the then proposed Palestinian State. After the 1948 war, East Jerusalem (which includes the holy places of Judaism, Christianity and Islam in the old city) came into Jordanian hands; and Jordan claimed sovereignty. In 1967, after Jordan launched an attack on West Jerusalem, the whole of Jerusalem came under Israeli rule; and Israel claims sovereignty over a united Jerusalem. Professor Stone examines the legal principles which apply, and considers the analysis of Professor Elihu Lauterpacht, the distinguished editor of the authoritative “Oppenheim’s International Law”.
The Effect of the Partition Plan
Elihu Lauterpacht concludes, correctly that the 1947 partition resolution had no legislative character to vest territorial rights in either Jews or Arabs. Any binding force of it would have had to arise from the principle pacta sunt servanda, that is, from the agreement of the parties concerned to the proposed plan. Such an agreement, however, was frustrated ab initio by the Arab rejection, a rejection underlined by armed invasion of Palestine by the forces of Egypt, Iraq, Lebanon, Syria and Saudi Arabia, timed for the British withdrawal on May 14, 1948, and aimed at destroying Israel and at ending even the merely hortatory value of the plan…
The State of Israel is thus not legally derived from the partition plan, but rests (as do most other states in the world) on assertion of independence by its people and government, on the vindication of that independence by arms against assault by other states, and on the establishment of orderly government within territory under its stable control. At most, as Israel’s Declaration of Independence expressed it, the General Assembly resolution was a recognition of the natural and historic right of the Jewish people in Palestine. The immediate recognition of Israel by the United States and other states was in no way predicated on its creation by the partition resolution, nor was its admission in 1949 to membership in the United Nations…
As a mere resolution of the General Assembly, Resolution 181(11) lacked binding force ab initio. It would have acquired the force under the principle pacta sunt servanda if the parties at variance had accepted it. While the state of Israel did for her part express willingness to accept it, the other states concerned both rejected it and took up arms unlawfully against it. The Partition Resolution thus never became operative either in law or in fact, either as to the proposed Jerusalem corpus separatum or other territorial dispositions in Palestine.
The "Corpus Separatum " Concept
We venture to agree with the results of the careful examination of the corpus separatum proposal by E. Lauterpacht in his monograph “Jerusalem and the Holy Places”.
”(1) During the critical period of the changeover of power in Palestine from British to Israeli and Arab hands, the UN did nothing effectively to implement the idea of the internationalization of Jerusalem.
(2) In the five years 1948-1952 inclusive, the UN sought to develop the concept as a theoretical exercise in the face of a gradual realization that it was acceptable neither to Israel nor to Jordan and could never be enforced. Eventually the idea was allowed quietly to drop.
(3) In the meantime, both Israel and Jordan demonstrated that each was capable of ensuring the security of the Holy Places and maintaining access to and free worship at them-with the exception, on the part of Jordan, that the Jews were not allowed access to Jewish Holy places in the area of Jordanian control.
(4) The UN by its concern with the idea of territorial internationalization, as demonstrated from 1952 to the present date (1968) effectively acquiesced in the demise of the concept. The event of 1967 and 1968 have not led to its revival.
(5) Nonetheless there began to emerge, as long ago as 1950, the idea of functional internationalization of the Holy Places in contradistinction to the territorial internationalization of Jerusalem. This means that there should be an element of international government of the City, but only a measure of international interest in and concern with the Holy Places. This idea has been propounded by Israel and has been said to be acceptable to her. Jordan has not subscribed to it.”
Even if no notion of a corpus separatum had ever floated on the international seas, serious questions about the legal status of Jerusalem would have arisen after the 1967 War. Did it have the status of territory that came under belligerent occupation in the course of active hostilities, for which international law prescribes a detailed regime of powers granted to the occupying power or withheld it from in the interest of the ousted reversionary sovereign? Or was this status qualified in Israel’s favour by virtue of the fact that the ousted power, in this case, Jordan, itself had occupied the city in the course of an unlawful aggression and therefore could not, under principle of ex iniuria non oritur ius, be regarded as an ousted reversioner? Or was Jerusalem, as we will see that a distinguished authority thought at the time, in the legal status of res nullius modo juridico? That is, was it a territory to which by reason of the copies of international instruments, and their lacunae, together with the above vice in the Jordanian title, no other state than Israel could have sovereign title? The consequence of this could be to make the legal status of Jerusalem that of subjection to Israel sovereignty.
Acquisition of Sovereignty
This analysis, based on the sovereignty vacuum, affords a common legal frame for the legal positions of both West and East Jerusalem after both the 1948-49 and the 1967 wars. In 1967, Israel’s entry into Jerusalem was by way lawful self-defence, confirmed in the Security Council and General Assembly by the defeat of Soviet and Arab-sponsored resolutions demanding her withdrawal..
Lauterpacht has offered a cogent legal analysis leading to the conclusion that sovereignty over Jerusalem has already vested in Israel. His view is that when the partition proposals were immediately rejected and aborted by Arab armed aggression, those proposals could not, both because of their inherent nature and because of the terms in which they were framed, operate as an effective legal redisposition of the sovereign title. They might (he thinks) have been transformed by agreement of the parties concerned into a consensual root of title, but this never happened. And he points out that the idea that some kind of title remained in the United Nations is quite at odds, both with the absence of any evidence of vesting, and with complete United Nations silence on this aspect of the matter from 1950 to 1967?…
In these circumstances, that writer is led to the view that there was, following the British withdrawal and the abortion of the partition proposals, a lapse or vacancy or vacuum of sovereignty. In this situation of sovereignty vacuum, he thinks, sovereignty could be forthwith acquired by any state that was in a position to assert effective and stable control without resort to unlawful means. On the merely political and commonsense level, there is also ground for greater tolerance towards Israel’s position, not only because of the historic centrality of Jerusalem to Judaism for 3,000 years, but also because in modern times Jews have always exceeded Arabs in Jerusalem. In 1844 there were 7,000 Jews to 5,000 Moslems; in 1910, 47,000 Jews to 9,800 Moslems; in 1931, 51,222 Jews to 19,894 Moslems in 1948, 100,000 Jews to 40,00 Moslems; in 1967 200,000 Jews to 54,902 Moslems.
3. THE GENEVA CONVENTIONS AND THE LEGALITY OF THE SETTLEMENTS
It is often claimed that settlement by Jews in the administered territories, and the expulsion of individuals from those territories by Court order, is in breach of the Geneva Conventions. Professor Stone was the author of the treatise “Legal Controls of International Conflict”, which included an extensive commentary on the Geneva Conventions. Here he discusses their applicability in the administered territories.
Perhaps the central current criticism against the government of Israel in relation to its administration of the territories occupied after the 1967 War concerns its alleged infractions of the final paragraph (6) of Article 49, of the Fourth Geneva Convention Relative to the Protection of Civilian Persons in Time of War, of August 12, 1949. The preceding paragraphs deal with deportation or transfer of a population out of the occupied territory. The final paragraph (6) reads as follows. "The occupying Power shall not deport or transfer parts of its own civilian population into territory it occupies."
It has been shown that there are solid grounds in international law for denying any sovereign title to Jordan in the West Bank, and therefore any rights as reversioner state under the law of belligerent occupation… Not only does Jordan lack any legal title to the territories concerned, but the Convention itself does not by its terms apply to these territories. For, under Article 2, the Convention applies “to cases of…occupation of the territory of a High Contracting Party, by another such Party. Insofar as the West Bank at present held by Israel does not belong to any other State, the Convention would not seem to apply to it at all. This is a technical, though rather decisive, legal point.
It is also important to observe, however, that even if that point is set aside, the claim that Article 49 of the convention forbids the settlement of Jews in the West Bank is difficult to sustain.
It is clear that in the drafting history, Article 49 as a whole was directed against the heinous practice of the Nazi regime during the Nazi occupation of Europe in World War II, of forcibly transporting populations of which it wished to rid itself, into or out of occupied territories for the purpose of liquidating them with minimum disturbance of its metropolitan territory, or to provide slave labour or for other inhumane purposes. The genocidal objectives, of which Article 49 was concerned to prevent future repetitions against other peoples, were in part conceived by the Nazi authorities as a means of ridding their Nazi occupant’s metropolitan territory of Jews – of making it, in Nazi terms, judenrein. Such practices were, of course, prominent among the offenses tried by war crimes tribunals after World War II.
If and insofar, therefore, as Israel’s position in Judea and Samaria (the West Bank) is merely that of an occupying power, Article 49 would forbid deportation or transfer of its own population onto the West Bank whenever this action has consequence of serving as a means of either
(1) impairment of the economic situation or racial integrity of the native population of the occupied territory; or
(2) inhuman treatment of its own population
Impairment of Racial Integrity of the Native Population of the Occupied Territory
The prominence of the question of legality of Jewish settlements on the West Bank reflects the tension of the peace process, rather than the magnitude of any demographic movement. Despite vociferous political warfare pronouncements on both sides, it seems clear, therefore, that no serious dilution (much less extinction) of the separate racial existence of the native population has either taken place or is in prospect. Nor do well-known facts of dramatic improvement in the economic situation of the inhabitants since 1967 permit any suggestion that the situation has been worsened or impaired..
Inhuman treatment of its own population
On that issue, the terms of Article 49(6) however they are interpreted, are submitted to be totally irrelevant. To render them relevant, we would have to say that the effect of Article 49(6) is to impose an obligation on the state of Israel to ensure (by force if necessary) that these areas, despite their millennial association with Jewish life, shall be forever judenrein. Irony would thus be pushed to the absurdity of claiming that Article 49(6) designed to prevent repetition of Nazi-type genocidal policies of rendering Nazi metropolitan territories judenrein, has now come to mean that Judea and Samaria the West Bank must be made judenrein and must be so maintained, if necessary by the use of force by the government of Israel against its own inhabitants.
4.GENERAL PRINCIPLES
Professor Stone considers that the Arab view of the State of Israel as "a deformed entity occupying Arab territory" and Jewish claims based on historical and religious connection. He notes that both claims are based on the principle of "self-determination", and he examines both the validity of the principle and its applicability to the conflict. He also considers the competing claims on the basis of the "equity" of the settlement which followed the First World War.
An Arab View
A letter dated February 20, 1980 to the secretary-General, transmitted for UN circulation to the General Assembly and the Security Council in connection with item 26 of A/35/11000-S/13816 (Situation in the Middle East) declared a propos of inclusion in the Charter of a principle of non-use of force:
"The principle of non-use of force shall apply to the relations of the Arab Nation and Arab States with the nations and countries neighbouring the Arab Homeland. Naturally, as you know, the Zionist entity is not included, because the Zionist entity is not considered a State, but a deformed entity occupying an Arab territory. It is not covered by these principles."
A Jewish View
The myth of the 1966 Palestinian Convent that the "Palestinian people" was unjustly displaced by the Jewish invasion of Palestine in 1917 is widely disseminated and unquestioningly and dogmatically espoused in "studies" from the United Nations Secretariat. However, it is necessary to recall, not only the Kingdom of David and the succession of Jewish polities in Palestine down to Roman conquest and dispersion at the turn of the present era, but also that the Jews continued to live in Palestine even after that conquest, and were in 1914 a well-knit population there. Hundreds of thousands of other Jews, driven from the Palestine homeland by successive waves of Roman, Arab, and other conquerors, continued to live on for centuries throughout the Middle East, often under great hardship and oppression. And, of course, millions of others were compelled to move to other parts of the world where too often, as in pogrom-ridden Russia and Poland, they live in conditions of tyrannous and humiliating subjection and under daily threat to their lives…
That the provision for a Jewish national home in Palestine was an application of the principle of self determination is manifest from the earliest seminal beginning of the principle. The Enquiry Commission, established by President Wilson in order to draft a map of the world based on the Fourteen Points, affirmed the right of the Jewish people that “Palestine should become a Jewish State” clearly on this ground. Palestine, the Commission said, was “the cradle and home of their vital race”, the basis of the Jewish spiritual contribution, and the Jews were the only people whose only home was in Palestine. It would be difficult to provide a more succinct statement of the essence of the self determination principle.
The Doctrine of Self-determination
Whether the doctrine is already a doctrine of international law stricto sensu, or (as many international lawyers would still say) a precept of politics, or policy, or of justice, to be considered where appropriate, it is clear that its application is predicated on certain findings of fact. One of these is the finding that at the relevant time the claimant group constitutes a people of nation with a common endowment of distinctive language or ethnic origin or history and tradition, and the like, distinctive from others among whom it lives, associated with particular territory, and lacking an independent territorial home in which it may live according to its lights…
Palestine Liberation Organization (PLO) leaders have frankly disavowed distinct Palestinian identity. On March 3, 1977, for example, the head of the PLO Military Operations Department, Zuhair Muhsin, told the Netherlands paper Trouw that there are no differences between Jordanians, Palestinians, Syrians and Lebanese.
"We are one people. Only for political reasons do we carefully underline our Palestinian identity. For it is of national interest for the Arabs to encourage the existence of the Palestinians against Zionism. Yes, the existence of a separate Palestine identity is there only for tactical reasons. The establishment of a Palestinian State is a new expedient to continue the fight against Zionism and for Arab unity…"
In fact the name Palestine had not for centuries (perhaps millennia) before 1917 referred to a defined political, demographic, cultural, or territorial entity. In the immediately preceding centuries it was a part of the Ottoman Empire designated as Southern Syria and governed from Damascus. In 1917, its northern part, from Safed almost to Jerusalem, was part of the Vilayet of Beirut and the whole of it was claimed to be part of Syria. The Arabs living there were not regarded by themselves or others as “Palestinians” or in any major respect as different from their brethren in Syria and Lebanon. This “Syrian” rather than “Palestinian” identification of Arabs living in Palestine underlay the request of the General Syrian Congress on July 2, 1919, that there should be no separation of the southern part of Lebanon, from Syrian country. A main argument thus made by Arabs in post-World War I negotiations was not that “Palestinians” would resent the loss of Palestinian identity by the establishment of the Jewish national home in Palestine, but rather that they would resent severance of their connection with their fellow Syrians…
In the light of these facts, the notion that the Arabs living in Palestine regarded themselves in 1917, at the time when Woodrow Wilson’s seminal self-determination principle emerged, as a Palestinian Arab people in the sense required by the self-determination principle (or, as I may sometimes here call it, “the liberation of peoples principle” or “liberation principle”) is thus a figment of unhistorical imagination. To respect the historical facts is, therefore, not to impugn the liberation principle; it merely points out that the principle must be applied at the appropriate time to the facts of group life as they truly exist. These historical facts continue to reverberate today in Arab state circles. President Assad of Syria in 1974 stated that Palestine is a basic part of Southern Syria (New York Times, March 9 1974). On this on November 17, 1978, Yasser Arafat commented that Palestine is southern Syria and Syria is northern Palestine (Voice of Palestine, November 18, 1978 …
The problem of competing self-determination becomes, indeed, even more difficult, whether for purposes of determining aggression or for other purposes, where the competing claims and accompanying military activities, punctuated by actual wars, armistices, and cease-fire agreements, have been made over protracted historical periods. The test of priority of resort to armed force in Article 2 of the 1974 Definition presupposes a fixed point of time from which priority is to calculated. Does one fix the aggression in the Cyprus crisis of 1974 from the action of the Greek officers who led the coup d’etat, or the Turkish response by invasion, even assuming that the 1974 crisis can be severed from earlier struggles? Is the critical date of the Middle East crisis 1973 or 1967, or the first Arab states attack on Israel in 1948, or is it at the Balfour Declaration in 1917, or at the Arab invasions and conquest of the seventh century AD, or even perhaps at the initial Israelite conquest of the thirteenth century BC? The priority question, as well as the self-determination question, are difficult enough. They become quite baffling when, in the course of such a long span of time, a later developing claim of self-determination like that of the Palestinian people in the 1960s, arises, and claims to override retrospectively the sovereign statehood of another nation, here the Jewish people, already attained by right of self-determination.
The Equity Principle
The distribution between Arabs and Jews after World War I was certainly implemented in succeeding decades as far as Arab entitlements were concerned. Arabs claims to sovereignty received extensive fulfillment in the creation of more than twenty sovereign states following World War I, not only in the Middle East but in Africa as well. Altogether this historical process included the following features:
First, despite all the extraneous Great Power maneuverings, Jewish and Arab claims in the vast area of the former Ottoman Empire came to the forum of liberation together, and not (as is usually implied) by way of Jewish encroachment on an already vested and exclusive Arab domain.
Second, the territorial allocation made to the Arabs, as now seen in about a dozen sovereignties in the Middle East (not to speak of many Arab sovereignties elsewhere) was more than a hundred times greater in area, and hundreds of times richer in resources than the Palestine designated in 1917 for the Jewish national home.
Third, by successive steps thereafter, this already tiny allocation to Jewish claims was further encroached upon. Thus, already in 1922, a major part of it (namely 35,468 out of 46,339 square miles, including the more sparsely populated regions) was cut away to establish the kingdom of Transjordan (now known as the Hashemite Kingdom of Jordan).
With so preponderant an Arab allocation capable, as events since 1973 now show, of threatening the economic existence of most of the rest of the world, it seemed reasonable to expect Arab acquiescence in the minute allotment to the Jews of Israel as their only national home.
CONCLUSION
The extraordinary campaign against the State Of Israel in the General Assembly since the oil weapon was drawn from its scabbard in 1973 involves subversion both of basic international law principles, and of rights and obligations vested in states under them. It has also entailed rather grotesque reversals of the United Nations own position of the preceding quarter-century, as part of a wide and illicit rewriting of history. Considered in the context above sketched, this campaign is a kind of pilot operation in a remarkable venture in the detournement de pouvoir an assault with covert as well as overt elements, on the international legal order. It would follow that what is at stake are not only the range of state interests that lie within the lawful concern of the organs of the United Nations, but all interests of states that the General Assembly can by the ipse dixit of automatic majorities reach out to control, truncate or destroy.
A SHORT CHRONOLOGY OF THE ADMINISTERED TERRITORIES
1900 BCE – 135 CE The mountainous region known as Judea and Samaria (called the “West Bank” after 1950) is the centre of Jewish life for 2000 years. Gaza, on the other hand, is a Philistine city during the period of the Jewish kingdoms. After 200 years of intermittent warfare against the Romans, culminating in the defeat of the massive Jewish revolt of 135CE, the Jewish population is largely dispersed as slaves and refugees. However, a substantial Jewish population always remains.
638 – 1099 The Arabs capture Jerusalem in 638 and Palestine ceases to be part of the Byzantine Empire. Under the Arab Caliphate from 638 to 1099, the population adopts Arabic language and culture, and many are converted from Christianity to Islam.
1517 Palestine becomes part of the Turkish Empire in 1517, after its conquest by Suleiman the Magnificent. By the twentieth century the population is reduced to about 650,000.
1882 Organised Jewish settlement in Turkish Palestine begins, following the Russian pogroms and increasing European anti-Semitism.
1914-1918 Turkey is allied with Germany in the First World War and the Turkish Empire is distributed in the subsequent settlement.
1920 By the Treaty of San Remo, it is agreed that the League of Nations will give a Mandate to Britain over Palestine on the basis of the Balfour Declaration of 1917, under which Palestine is to be the “Jewish National Home”. The original mandated area of Palestine includes the territory now comprising Jordan, Israel, the West Bank, Gaza and the Golan Heights.
1947 – 1948 In the UN Partition Resolution of 1947, Judea and Samaria and Gaza are to be included in the proposed Arab State. The Arab State is to be in economic union with a Jewish State, with an internationalised Jerusalem. However the Arabs refuse to accept the resolution or to set up a provisional government of the proposed Arab Palestine. When Israel accepts the resolution and proclaims its independence in 1948, the forces of the Arab League invade.
1949 – 1950 After cease fire lines are established in 1949, The Kingdom of Transjordan purports to annex the “West Bank”, and changes its name to “Jordan”. The annexation is recognised only by Britain and Pakistan, but not be any Arab Government, or by the UN. Gaza comes under Egyptian control, but it is not annexed by Egypt, and its inhabitants are Stateless.
1967 Jordan places its forces under joint command with Syria and Egypt, with the declared aim of annihilating Israel. After Israeli warnings are conveyed to Jordan through UN representatives, Jordan attacks West Jerusalem. In the ensuing war Israel takes possession of East Jerusalem, the West Bank, Gaza, the Golan Heights and Sinai.
After the war, Israel offers to negotiate “territory for peace”. However in August 1967, the Arab League conference at Khartoum declares “No peace, no negotiation, no recognition, no compromise.”
In November 1967, Resolution 242 of the Security Council calls for Israel’s right to “live in peace within secure and recognised boundaries” and for Israeli withdrawal “from territories occupied in the recent conflict”.
1977 – 1982 Egypt recognises Israel in 1977 and Sadat visits Jerusalem. In 1979 the Camp David Accords provide for Israeli withdrawal from Sinai, and negotiations with Jordan to establish a self-governing authority in West Bank and Gaza. Israel offers Gaza to Egypt, but Egypt refuses. In 1982 Egypt and Israel sign a formal Peace Treaty, and Sinai is returned to Egypt.
1989 Shamir-Rabin Peace Initiative proposes elections in the administered territories, to be followed by self-government as envisaged by the Camp David Accords, and subsequent negotiation of a peace settlement.
1993 The Oslo Accords create a “Palestinian Interim Self-Governing Authority” with initial jurisdiction in Gaza and Jericho, to be extended by a phased re-deployment of Israeli forces from populated centers in the Territories. The Accords contemplate the eventual negotiation of a “final status agreement.”
1995 Oslo II agreement creates Areas A, B and C in the Territories, with Palestinian, shared and Israeli control respectively. The Palestinian Authority now has jurisdiction over more than 95% of the Palestinian population of the Territories. 1998 The Wye Memorandum contemplates further step-by-step withdrawals from the territorial area, in parallel with steps for security co-operation by the PA.
July 2000 Camp David II final status talks fail when the PA rejects offer of over 90% of the Territories and compensatory transfer of land from within Israel. Israel rejects PA demands for sovereignty over the Temple Mount in Jerusalem, and a right for all Arab refugees and their descendants to return to Israel.
September 2000 The “El Aqsa Intifada” begins with violent rioting and with calls for “an end to the occupation”, followed by random shootings, mortar attacks and suicide bombings. Cease-fire agreements are not implemented.
GLOSSARY
Ab Initio. From the beginning.
Corpus Separatum. An area excluded from a sovereign state. (lit. “a separated body.”)
Detournement de pouvoir. “Embezzlement” of power.
Erga Omnes. Against all.
Ex iniuria non oritur ius. A legal right cannot be created by an illegal wrong. (Lit. “Out of an injury arises no right”.)
Ipse dixit. Affecting rights by mere declaration. (Lit. “He says so himself”.)
Judenrein Empty of Jews. (Lit. “Jew-clean”.)
Lacunae. Gaps.
Pacta sunt servanda. “Treaties must be honoured” the first principle of international law.
Res Nullius Modo Juridico Territory under no recognised legal jurisdiction (Lit. “A nullity at law.”)
Stricto sensu. Strictly speaking.
Uti possidetis. Legal title arising from possession, where there is no competing title. (Lit. “By possessory use”)
Ian Lacey
MAPS
The British Mandate
The UN partition Plan, 1947
The Armistice Agreement 1949
Cease Fire Lines 1967
Israel and Members of the Arab League
INDEX
Arabs.. 7, 10, 13, 14, 16, 26
Arafat, Yasser….. 14, 26
Balfour Declaration 14, 16, 26
Corpus Separatum…….. 8, 9
Egypt 5, 7, 16, 26
Equity Principle. 2, 14, 26
Gaza 3, 5, 16, 26
General Assembly 5, 8, 9, 12, 15, 26
Geneva Convention….. 10, 26
Geneva Convention (Fourth) 10, 11, 14
Holy Places 8, 9, 26
International Court of Justice 5, 6, 26
International Law 3, 4, 7, 26
internationalization. 8, 9, 26
Jerusalem 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 13, 16, 26
Jewish Presence in Palestine 12
Jews 7, 8, 10, 12, 14, 15, 18, 26
Jordan 5, 6, 7, 8, 9, 10, 15, 16, 26
Lauterpacht, Professor Elihu 7, 8, 9, 26
Moslems.. 10, 26
Occupied territory 10, 11
Palestine Liberation Organization… 13, 26
Palestine, some background………. 13
Palestinian identity 13, 26
Palestinians 7, 12, 13, 17, 26
Partition Plan 2, 7, 8, 16, 26
PLO… 13, 26
Population of Jerusalem, (historical)………. 10
Resolution 242. 5, 17, 26
Resolution 338……. 5, 26
Schwebel, Prof. Stephen 5, 6, 26
Security Council 5, 9, 12, 17, 26
Syria… 7, 13, 17, 26
Transjordan 15, 16, 26
United Nations. 2, 5, 8, 9, 12, 15, 16, 21, 26
West Bank. 5, 6, 10, 11, 16, 26
Wilson, President 12, 13, 26
World War I 11, 14, 26
World War II….. 11, 26
[1] "On this side of " the Jordan (Latin). As in Cis-Alpine Gaul
[2] [Ed. note: Under the rule of uti possidetis, where there is no valid competing claim to title, then lawful possession gives absolute title.]
Dans la guerre moderne, une image vaut mille armes.Bob Simon
Al-Jazira a mis le feu en Tunisie, au Liban et dans divers pays arabes.Saëb Erakat (principal négociateur palestinien, 2011)
Without TV coverage, the revolutions would never have assumed such proportions. When people followed the revolutions, to what extent did they use the Internet, versus the extent to which they watched them on the TV channels, which gave them continuous coverage? Clearly, there is no comparison…The best proof [of the impact of] the TV channels is that any popular activity that they do not cover, in any country, will die before it can get off the ground. Some Arab countries are currently seeing… protests and the beginnings of a revolution, but these [events] are not getting the necessary TV coverage, because of the focus on the escalating revolution in Libya. As a result, [these protests] will not gain much momentum… but will fade away and be forgotten. Some might argue that the images broadcast on the satellite channels were often taken from the Internet. That is true, but had the [channels] not repeatedly aired these images, their impact would have remained limited. I have yet to hear any [protesters]… complain of insufficient coverage of their activity on the Internet or on Facebook. But [some protesters are] very angry at the satellite channels, which, they claim, are not giving their activity the necessary media coverage… It is [the satellite channels] that truly fuel the revolutions – with image and sound, which remain more powerful than any other weapon… It is no exaggeration to say that one TV report on a certain country has an impact equal to that of all the websites visited by all the Arabs put together – so much so that [activists] have sometimes said, ‘Let’s postpone our protest, because some satellite channel is busy covering another revolution’… Al-Sharq (Qatar, March 13, 2011)
Lorsque les médias se prêtent au jeu des manipulations plutôt que de les dénoncer, non seulement ils sacrifient les Libanais innocents qui ne veulent pas que cette mafia religieuse prenne le pouvoir et les utilise comme boucliers, mais ils nuisent aussi à la société civile de par le monde. D’un côté ils nous dissimulent les actes et les motivations d’organisations comme le Hamas ou le Hezbollah, ce qui permet aux musulmans ennemis de la démocratie, en Occident, de nous (leurs alliés progressistes présumés) inviter à manifester avec eux sous des banderoles à la gloire du Hezbollah. De l’autre, ils encouragent les haines et les sentiments revanchards qui nourrissent l’appel au Jihad mondial. La température est montée de cinq degrés sur l’échelle du Jihad mondial quand les musulmans du monde entier ont vu avec horreur et indignation le spectacle de ces enfants morts que des médias avides et mal inspirés ont transmis et exploité. Richard Landes
Il est maintenant clair que les assurances données par Chirac ont joué un rôle crucial, persuadant Saddam Hussein de ne pas offrir les concessions qui auraient pu éviter une guerre et le changement de régime. Selon l’ex-vice président Tareq Aziz, s’exprimant depuis sa cellule devant des enquêteurs américains et irakiens, Saddam était convaincu que les Français, et dans une moindre mesure, les Russes allaient sauver son régime à la dernière minute.Amir Taheri
J’appelle à la retenue parce que dans une région qui est déjà très troublée, ce serait une catastrophe qu’il y ait encore une escalade. Israël, bien sûr, a le droit à se défendre, mais on n’arrive à rien en pratiquant un regain de violence. Les Palestiniens ont droit à un Etat, il faut répéter cela, Israël a droit à la sécurité, mais ce n’est pas par la violence qu’on peut régler les problèmes.Laurent Fabius (ministre français des Affaires étrangères)
Nous avons commis une terrible erreur, un texte malencontreux sur l’une de nos photos du jour du 18 avril dernier (à gauche), mal traduit de la légende, tout ce qu’il y a de plus circonstanciée, elle, que nous avait fournie l’AFP*: sur la « reconstitution », dans un camp de réfugiés au Liban, de l’arrestation par de faux militaires israéliens d’un Palestinien, nous avons omis d’indiquer qu’il s’agissait d’une mise en scène, que ces « soldats » jouaient un rôle et que tout ça relevait de la pure et simple propagande. C’est une faute – qu’atténuent à peine la précipitation et la mauvaise relecture qui l’ont provoquée. C’en serait une dans tous les cas, ça l’est plus encore dans celui-là: laisser planer la moindre ambiguïté sur un sujet aussi sensible, quand on sait que les images peuvent être utilisées comme des armes de guerre, donner du crédit à un stratagème aussi grossier, qui peut contribuer à alimenter l’exaspération antisioniste là où elle s’enflamme sans besoin de combustible, n’appelle aucun excuse. Nous avons déconné, gravement. J’ai déconné, gravement: je suis responsable du site de L’Express, et donc du dérapage. A ce titre, je fais amende honorable, la queue basse, auprès des internautes qui ont été abusés, de tous ceux que cette supercherie a pu blesser et de l’AFP, qui n’est EN AUCUN CAS comptable de nos propres bêtises.Eric Mettout (L’Express)
Comment expliquer qu’une légende en anglais qui dit clairement qu’il s’agit d’une mise en scène (la légende, en anglais, de la photo fournie par l’AFP: « LEBANON, AIN EL-HELWEH: Palestinian refugees pose as Israeli soldiers arresting and beating a Palestinian activist during celebrations of Prisoners’ Day at the refugee camp of Ain el-Helweh near the coastal Lebanese city of Sidon on April 17, 2012 in solidarity with the 4,700 Palestinian inmates of Israeli jails. Some 1,200 Palestinian prisoners held in Israeli jails have begun a hunger strike and another 2,300 are refusing food for one day, a spokeswoman for the Israel Prisons Service (IPS) said. »), soit devenue chez vous « Prisonnier palestinien 18/04/2012. Mardi, lors de la Journée des prisonniers, des centaines de détenus palestiniens ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention », étonnant non ?David Goldstein
Primo s’en voudrait de noircir le tableau à propos de la visite de l’Emir du Qatar à Gaza. Cette volonté de financer les banlieues françaises, de racheter le PSG, de soudoyer les narco-islamistes du Mali témoigne à la fois d’un sens aigu des affaires et d’une interprétation très particulière de l’intérêt général.
Depuis quelques jours, l’opération « pilier de défense » a été qualifiée par la plupart de nos commentateurs de manœuvre politicienne en vue des élections anticipées en Israël. Du Nouvel Obs à France Inter en passant par LCI et Libé, tous ces bons esprits dénoncent la fuite en avant de Netanayu, coupable uniquement, selon eux, de vouloir préparer sa nouvelle majorité. Ces pauvres hères apportent ainsi la preuve de leur profonde méconnaissance du dossier israélo-palestinien. Car premièrement, la gauche israélienne ne pourrait, pas plus que la droite, supporter de telles atteintes à sa population civile sans réagir. Elle a d’ailleurs montré, dans un passé récent, qu’elle pouvait, elle aussi, entamer des guerres et réagir à toutes les agressions extérieures, comme celle du Hezbollah à l’été 2006. Elle n’est du reste pas la seule dans ce cas. Si une enclave ou une principauté bombardait quotidiennement l’Île-de-France ou la Vallée du Rhône, n’importe quel gouvernement français prendrait des mesures appropriées. Et, tout en regrettant les dégâts collatéraux, la population approuverait massivement. Si nos syndicalistes et membres d’EELC, PCF et consorts qui foulent le pavé aux cris de « Halte à l’agression » voyaient leurs maisons menacées par des tirs de roquettes, leurs enfants obligés de se coucher sous leur table à l’école en hurlant de terreur, nul doute qu’ils exigeraient que l’on élimine ces lanceurs de missiles. Ensuite, selon les derniers sondages, Netanyaou dispose, avec les accords entre partis, d’une majorité confortable pour gouverner à nouveau le pays. Il n’a donc pas besoin d’une intervention armée pour emporter les élections. Pierre Lefebvre
A l’heure où, nouvelle exception bien française et contrairement à leurs homologues américains ou britanniques qu’ils devraient d’ailleurs abandonner aujourd’hui même sur le théâtre afghan, tant l’Elysée que le Quai d’Orsay ne se sont toujours pas résolus à appeler un chat un chat …
Et où, pour expliquer l’actuelle situation dans l’enclave que maintient sous sa coupe de fer depuis des années le mouvement terroriste Hamas, les médias français et leurs experts demi-habiles rivalisent à nouveau de subtilités pour présenter la même prétendue analyse éculée de "manœuvre électorale" israélienne …
Comment ne pas voir, avec le site Primo Europe, l’étrange collusion qui se dessine …
Entre un Qatar armé de ses pétrodollars et sa chaine satellitaire (et il est vrai, de Washington à Tel Aviv, ses entrées partout) qui, de Tunis à Tombouctou et en passant par Paris (mais aussi, ce que se gardent bien de rappeler nos médias affabulateurs, juste avant le début des premières roquettes à Gaza!), n’en finit pas de mettre de l’huile sur le feu jihadiste …
Et une France coincée dans sa sempiternelle "politique arabe" qui, comme avec l’Irak, n’a toujours pas compris qu’ainsi que l’avait bien expliqué Richard Landes, "lorsqu’on se se prête au jeu des manipulations plutôt que de les dénoncer, non seulement on sacrifie les (…) innocents qui ne veulent pas que cette mafia religieuse prenne le pouvoir et les utilise comme boucliers, mais on nuit aussi à la société civile de par le monde"?
Et qu’en "nous dissimulant d’un côté les actes et les motivations d’organisations comme le Hamas ou le Hezbollah", on "permet aux musulmans ennemis de la démocratie, en Occident, de nous (leurs alliés progressistes présumés) inviter à manifester avec eux sous des banderoles à la gloire du Hezbollah, on "encourage de l’autre les haines et les sentiments revanchards qui nourrissent l’appel au Jihad mondial" ?
Ce samedi, une cinquantaine d’associations pro-Hamas ont défilé dans les rues de France pour soutenir leurs amis dans le besoin.
Il faut noter cependant que le Hamas en particulier et que Gaza en général ne sont pas si sans défense que cela. Cela fait des années qu’ils entreposent des armes perfectionnées reçues d’Iran par la frontière avec l’Égypte.
Ces armes passent par les souterrains, tunnels de contrebande utilisés également pour importer des voitures de luxe, au grand dam des concessionnaires légaux qui voient leurs chiffres d’affaires s’effondrer.
L’internationale n’est pas le genre humain
Il est piquant de constater que les organisations qui ont appelé à manifester ce samedi sont également celles qui prétendent militer contre le grand patronat, le capitalisme effréné, les milieux d’affaires.
Or, le Hamas présente toutes les caractéristiques d’une oligarchie richissime qui exploite sans vergogne la misère de ses concitoyens.
Les dirigeants du Hamas vivent dans un luxe ostentatoire et composent la totalité des nouveaux riches de Gaza. Leurs enfants sont envoyés dans les meilleures universités à l’étranger.
Lorsqu’ils étudient le Coran à l’université islamique, ils ont à leur disposition piscines et clubs hippiques.
Leurs épouses hantent les centres commerciaux dont celui d’Al Andalousia sur la place Haidar Abdel Shafi.
Dans ses 3 000 mètres carrés et sur trois niveaux, il bénéficie d’escaliers mécaniques, d’atrium, de jets d’eaux et de l’air conditionné. On y trouve des vêtements de marque, des cosmétiques, des fournitures de bureau, des jouets, des chaussures, des restaurants, des jeux d’arcades et même un cinéma.
Dans le même temps, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de familles gagnant moins de 1,2 dollar par jour est passé de 55 % à 70 %.
Les enfants issus de cette population sont envoyés creuser les tunnels pour le compte des familles régnantes du Hamas et, pour le cas présent, utilisés comme boucliers humains par les islamistes.
Le Hamas n’a aucun intérêt à favoriser l’ouverture de sa frontière avec l’Égypte car un commerce légal avec le pays voisin, dirigé maintenant par la même mouvance idéologique, ruinerait la plupart de ses cadres dirigeants.
Sharia mal tempérée
Ces organisations françaises qui militent aujourd’hui contre l’intervention israélienne agissent en France contre l’homophobie et ont pris des positions radicales en faveur du mariage pour tous.
Curieusement, ils se soucient peu du sort des homosexuels dans la bande de Gaza, où ceux-ci sont exécutés sommairement. Et en public, c’est plus drôle.
Ils sont souvent, et préalablement, torturés dans les geôles du mouvement islamiste avant leur mise à mort.
Selon Human Rights Watch, le gouvernement du Hamas de Gaza a « intensifié ses efforts pour islamiser Gaza» qui ont été qualifiés par cette organisation de « répression de la société civile » et « de graves violations de la liberté individuelle ».
Le Hamas a imposé des règles strictes aux femmes, opprimé les minorités, imposé la sharia et déployé la police religieuse pour faire respecter ces lois.
Les femmes ne peuvent se baigner, ni découvrir leurs cheveux sous peine d’amende et parfois de brutalité.
Dans un rapport de 2009, le Centre palestinien pour les droits de l’Homme dénonce les violations permanentes des droits de l’Homme dans la bande de Gaza et parle ces « violations criminelles quotidiennes » dont la liberté de la presse.
C’est ainsi qu’il peut retenir en toute illégalité 22 journalistes et les utiliser comme boublier humain sans s’attirer les foudres de la presse bien-pensante. Il a muselé la presse locale, persécutant les journalistes du cru, et n’a jamais reçu la moindre observation à ce sujet. Persevere diabolicum, il est vrai, mais ça paye parfois.
C’est ce mouvement qui est défendu par les manifestants français, lesquels n’ont pas trouvé le temps de manifester contre le régime syrien depuis que celui-ci massacre son peuple.
Les analyses crapuleuses
Depuis quelques jours, l’opération « pilier de défense » a été qualifiée par la plupart de nos commentateurs de manœuvre politicienne en vue des élections anticipées en Israël.
Du Nouvel Obs à France Inter en passant par LCI et Libé, tous ces bons esprits dénoncent la fuite en avant de Netanayu, coupable uniquement, selon eux, de vouloir préparer sa nouvelle majorité.
Ces pauvres hères apportent ainsi la preuve de leur profonde méconnaissance du dossier israélo-palestinien.
Car premièrement, la gauche israélienne ne pourrait, pas plus que la droite, supporter de telles atteintes à sa population civile sans réagir.
Elle a d’ailleurs montré, dans un passé récent, qu’elle pouvait, elle aussi, entamer des guerres et réagir à toutes les agressions extérieures, comme celle du Hezbollah à l’été 2006.
Elle n’est du reste pas la seule dans ce cas.
Si une enclave ou une principauté bombardait quotidiennement l’Île-de-France ou la Vallée du Rhône, n’importe quel gouvernement français prendrait des mesures appropriées.
Et, tout en regrettant les dégâts collatéraux, la population approuverait massivement.
Si nos syndicalistes et membres d’EELC, PCF et consorts qui foulent le pavé aux cris de « Halte à l’agression » voyaient leurs maisons menacées par des tirs de roquettes, leurs enfants obligés de se coucher sous leur table à l’école en hurlant de terreur, nul doute qu’ils exigeraient que l’on élimine ces lanceurs de missiles.
Ensuite, selon les derniers sondages, Netanyaou dispose, avec les accords entre partis, d’une majorité confortable pour gouverner à nouveau le pays.
Il n’a donc pas besoin d’une intervention armée pour emporter les élections.
IGV ou Indignation à Géométrie Variable
Parmi les organisations signataires de l’appel à manifester contre ce qu’ils appellent l’agression israélienne, se trouvent les travailleurs tunisiens, marocains, algériens, les mêmes qui militaient contre les dictatures violentes et qui voyaient d’un bon œil une intervention armée contre leurs régimes sanguinaires lors des « printemps » arabes.
Avec ces manifestations françaises, le PCF, EELV, NPA, MRAP et consorts redonnent une légitimité au Hamas, ce mouvement qui se situe aux antipodes des aspirations des populations arabes, celles qui ont renversé leurs régimes respectifs avant d’être noyées dans l’islamisme le plus rétrograde.
Mais le Hamas a deux autres raisons pour provoquer l’affrontement.
Les observateurs les plus obtus n’ont pu manquer de remarquer que la fréquence des tirs de missiles contre les civils israéliens a considérablement augmenté dès le lendemain de la visite du Qatar et ses fastueuses prodigalités.
(Petite incise : le chèque du Qatar au Hamas en octobre dernier est moins important que ce qu’il a investi dans le football européen, notamment le PSG. Il serait bon de s’en souvenir).
C’est que le Hamas a besoin de se refaire une virginité à propos du conflit syrien.
Car celui-ci a profondément divisé le mouvement islamiste. Des combattants palestiniens s’affrontent également en Syrie, certains étant pro-Assad, d’autres ayant résolument pris le parti des rebelles.
Khaled Meechal, chef du Hamas et hôte du régime Assad durant de longues années, est parti, la queue entre les jambes après avoir volontiers profité des largesses de la dictature alaouite.
Cette profonde division entre Palestiniens commençait à fissurer l’unanimité de facade de ce peuple, qui vient de prouver, une fois de plus, qu’il n’en est pas un.
La deuxième raison, non relevée par les grands experts de nos médias, est la suivante.
Les régimes autoritaires arabes ont besoin d’un peuple palestinien "souffrant" pour détourner l’attention sur leurs propres manquements à la démocratie. Vieille technique utilisée depuis des décennies.
Peinant à recoller les morceaux, le Hamas, avec cynisme et en totale collusion avec les dirigeants arabes, a donc décidé de ressouder les Palestiniens en sacrifiant sa population en déclenchant un conflit avec l’ennemi de toujours, Israël.
Le Hezbollah et son allié indéfectible, le régime syrien, à la veille d’être mis en cause par la justice internationale dans le procès Hariri, avaient usé du même stratagème en déclenchant les combats de l’été 2006.
Ce sont ces gens-là, ces régimes sanguinaires qu’EELV, le PCF et autres nostalgiques des dictatures ont choisi de soutenir en manifestant ce samedi.
Les marches françaises de protestation n’ont pas mobilisé beaucoup de militants.
Le gros de leurs troupes défilaient contre l’aéroport de Nantes. Quand on ne représente que 2 % du corps électoral, il faut savoir choisir ses priorités.
Mais elles n’en restent pas moins inquiétantes pour l’avenir du débat démocratique en France.
Le Qatar vient d’offrir gracieusement 500 millions d’euros au gouvernement islamiste de Gaza.
À peine la nouvelle connue des habitants de cette enclave, ils ont bombardé les civils israéliens de roquettes, manière de fêter l’événement. Les islamistes sont espiègles.
Le système « dôme de fer » a intercepté plusieurs fusées, mais pas toutes. Résultat, des blessés graves dans une ferme proche de la frontière.
On aurait bien écrit ‘des victimes sont à déplorer’, mais les médias français auraient plutôt tendance à s’en réjouir pour les plus militants, ou à craindre les représailles et à s’insurger à l’avance devant la future ‘réponse disproportionnée’ d’Israël.
Alors déplorer les victimes ne fait pas partie de l’équation. Surtout si elles sont juives, tout le monde aura compris.
Il faut noter que ces 500 millions représentent à peine ce que dépense Israël chaque mois pour les vivres et les denrées qu’il leur fait parvenir. Les denrées, pas les millions.
Le bateau « Estelle », intercepté au large de Gaza par la marine israélienne, ne transportait, lui, que quelques centaines de kilos de denrées périssables et de produits médicaux. C’est un investissement en communication bien suffisant.
La propagande, relayée en France par le PCF et son organe l’Humanité affirme qu’il transportait « des tonnes de médicaments, des produits alimentaires, des jouets, des poches de sang… ».
Il est vrai que traverser la Méditerranée avec des poches de sang dans les soutes en tablant sur une interception par la marine israélienne et donc, à supposer qu’on espère y parvenir, une arrivée dans les hôpitaux de Gaza au bout de plusieurs semaines, est un geste humanitaire témoignant de peu d’intérêt pour les précautions sanitaires élémentaires…
Et donc pour les futurs usagers de ces prétendues poches de sang.
Heureusement, les ‘activistes’ de l’Estelle n’ont pas la moindre intention de fournir ces dons à des gens qui n’en ont pas besoin.
L’espérance de vie de Gaza fait pâlir d’envie tous les pays arabes alentours et les hôpitaux israéliens soignent les Palestiniens sans discrimination quand leurs chirurgiens n’ont pas la technique ou les moyens nécessaires. Le seul objectif de ces militants navigateurs est de faire du buzz. Et ça marche !
Plutôt que d’accuser les journalistes de l’Humanité de complaisance, faisons semblant de croire que leur reprise in extenso et sans vérification – et a fortiori sans recoupement – des tracts de Solidarité-Palestine et consorts provient de leur seule ignorance.
Après tout, ils sont journalistes, pas gestionnaires, ni spécialistes en action sanitaire, ni diplômés en logistique.
Ah, oui, ils auraient pu se renseigner ? Réveillez-vous, on parle de l’Huma ! Le seul quotidien que feue la Pravda du petit père des peuples aurait pu encore nous envier!
En fait, la cargaison du bateau finlandais représentait un peu moins que l’ensemble des denrées envoyées à Gaza par Israël en une seule journée.
Peu importe, car jamais un journaliste français ne dit un mot de ces expéditions, puisque le mot d’ordre est ‘prison à ciel ouvert et blocus’. Que le blocus ne concerne que les armes ou ce qui peut servir à en fabriquer ne concerne pas les journalistes.
Surtout pas ceux de l’Huma. En plus, ils sont fâchés avec les chiffres.
Depuis des années, ses commissaires aux comptes successifs sont « accro » aux anxiolytiques, tant la trésorerie de ce quotidien est plombée par un déficit abyssal.
On ne va pas leur demander, en plus, de faire l’impasse sur le seul sujet qui fait consensus aussi bien chez leurs lecteurs que chez ceux de http://www.frontnational.com.
Primo s’en voudrait de noircir le tableau à propos de la visite de l’Emir du Qatar à Gaza.
Cette volonté de financer les banlieues françaises, de racheter le PSG, de soudoyer les narco-islamistes du Mali témoigne à la fois d’un sens aigu des affaires et d’une interprétation très particulière de l’intérêt général.
Ces deux notions coïncident difficilement, mais il est de bon ton, chez les intellodegauche (il n’y en a pas ailleurs, on le sait depuis 1981) d’assumer ses contradictions.
L’Huma a, de ce point de vue, des pudeurs qu’aucun de ses confrères ne peut lui envier.
D’ailleurs la presse française est d’une discrétion de bluette sur la froideur de l’accueil fait par la population de Gaza à ses sauveteurs, pourtant porteurs d’un petit pourcent de ce que l’ennemi honni lui fournit chaque jour dans l’indifférence des médias.
Certes le Hamas a déroulé le tapis rouge. Les plus beaux restaurants, les centres commerciaux ont été pavoisés aux couleurs du Qatar (voir quelques photos de Gaza ici). Une grande cérémonie populaire était prévue dans un des grands stades, afin de fêter l’événement.
Mais les Gazaouis savent compter, eux.
Ils savent que ces 500 millions ne sont qu’une poignée de dollars de plus dans la poche de leurs dirigeants. Qu’ils ne leur auraient, de toute façon, pas permis de vivre décemment. Ils savent que cela n’empêchera nullement les trafics souterrains de prospérer au bénéfice d’une poignée de chefaillons sans scrupules.
Ils savent que leur situation personnelle ne risque pas de s’améliorer puisque le seul pays de la région qui a une croissance positive est Israël et qu’ils n’y exportent que des bombes et des roquettes.
Aussi ont-ils préféré décliner l’invitation et la cérémonie a dû être annulée à la dernière minute, faute de spectateurs enthousiastes.
Au-delà de l’aspect purement anecdotique de ce don Qatari au gouvernement islamiste, il importe de souligner que le Hamas a de moins en moins d’emprise sur les habitants de Gaza.
Le peuple, le vrai, pas celui qui est laborieusement défendu par l’Humanité, ne se laisse plus prendre aux mirages de la propagande.
Règner sur les esprits
La gouvernance basée sur l’Islam et sa charia est une forfaiture intellectuelle et les peuples arabes commencent à s’en apercevoir.
Dans la région, les Égyptiens peinent à cacher leur impatience devant les promesses non tenues du gouvernement Morsi.
En Libye, les combats renaissent avec vigueur dans la plupart des grandes villes.
Un peu plus loin, les Tunisiens commencent à s’apercevoir que leurs libertés les plus fondamentales diminuent comme peau de chagrin.
Il y a quelques années, les manifestations « spontanées » faisaient le bonheur des dirigeants autoproclamés et celui des télévisions arabes. Et des nôtres quand lesdites manifestations avaient un rapport même lointain avec Israël.
Aujourd’hui, les grandes soirées publiques à la gloire des dirigeants ne font plus recette.
Le monde arabe prendrait-il conscience qu’il s’est laissé aller à adorer des idoles préfabriquées ?
Ce n’est donc pas pour manifester leur joie de voir le compte offshore de leurs dirigeants crédités de 500 millions supplémentaires, que le peuple a tiré des missiles sur Israël.
C’est par frustration de n’avoir pu organiser leur grande soirée triomphale au stade de Gaza, que quelques islamistes ont succombé à cette tentation.
Le Qatar finance, le Hamas récupère et quels que soient les tireurs, ce sont les civils israéliens qui payent la note.
Simple question d’habitude ! On a les feux d’artifice que l’on peut.
Vous avez appris qu’il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. (…) Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.Jésus
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus
C’est une règle générale de la nature humaine : les gens méprisent ceux qui les traitent bien et regardent vers ceux qui ne leur font pas de concessions.
Le fort fait ce qu’il peut faire et le faible subit ce qu’il doit subir.
Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. Thucydide (Ve siècle avant JC)
Quand les gens voient un cheval fort et un cheval faible, par nature, ils aimeront le cheval fort. Osama Ben Laden (2001 après JC)
Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu’à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l’irriter encore plus.Pascal
L’individu a été si bien pris au sérieux, si bien posé comme un absolu par le christianisme, qu’on ne pouvait plus le sacrifier : mais l’espèce ne survit que grâce aux sacrifices humains… La véritable philanthropie exige le sacrifice pour le bien de l’espèce – elle est dure, elle oblige à se dominer soi-même, parce qu’elle a besoin du sacrifice humain. Et cette pseudo-humanité qui s’institue christianisme, veut précisément imposer que personne ne soit sacrifié.Nietzsche
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. Hitler
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Mein Kampf (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill
Tout que je peux dire, c’est que si l’histoire a enseigné quelque chose, c’est que la faiblesse est provocatrice. Elle incite les gens à faire des choses qu’ils ne feraient pas autrement. Le plan d’action qui dit: "Ne faites rien pour mécontenter ou irriter Saddam Hussein parce qu’il pourrait faire quelque chose" est un peu comme nourrir un alligator en espérant qu’il ne vous mange pas après. Donald Rumsfeld (2002)
We live in an age of inversely proportional deterrence, the more militarily powerful a western cicvilised nation is, the less its enemies have to feel the full force of that power ever being unleashed. Mark Steyn
L’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher avait été informée des dangers de réduire la flotte britannique un an avant l’invasion en avril 1982 des îles Malouines par l’Argentine, selon des documents secrets déclassifiés vendredi. Son ministre des affaires étrangères de l’époque Lord Peter Carrington avait également mis en garde le ministre de la défense de l’époque John Nott contre le fait qu’une réduction de la flotte britannique n’enverrait que des mauvais signaux sur la volonté de Londres de défendre les Malouines. Selon ces documents des archives nationales britannique rendus publics 30 ans plus tard, l’Etat major de la Royal Navy avait alors exprimé son vif mécontentement au sujet des projets de réductions de la défense navale. Le Figaro
La politique d’apaisement vis-à-vis de l’Iran d’Ahmadinejad est fondée sur la même incompréhension que celle qui fut menée face à Hitler à la fin des années 1930, par l’Angleterre et la France. Ce prétendu réalisme, au nom duquel il faut faire des concessions et pratiquer l’ouverture, procède certes d’un réflexe très humain. Mais il témoigne d’une méconnaissance profonde de l’adversaire. On est en face, dans les deux cas, d’une machine de guerre très habile et très bien organisée, qui connaît et qui exploite fort bien les faiblesses de l’Occident démocratique. Il faut laisser Obama tendre la main à l’Iran, mais il comprendra vite – s’il est intelligent, et je crois qu’il l’est -, à qui il a affaire. Simon Epstein
Dans toute guerre entre le colonisateur et le colonisé, soutenez l’oppressé. Soutenez le droit des Palestiniens au retour. Rejetez le racisme. Autocollant propalestinien (San Francisco)
Dans toute guerre entre l’homme civilisé et le sauvage, soutenez l’homme civilisé. Soutenez Israël. Rejetez le djihad. Autocollant de l’association American Freedom Defense Initiative (l’Initiative pour la défense de la liberté américaine)
Je ne céderai pas devant l’intimidation, je ne vais pas arrêter de dire la vérité parce que c’est dangereux. La liberté doit être vigoureusement défendue. (…) Si quelqu’un commet un acte de violence, c’est sa responsabilité, ce n’est la responsabilité de personne d’autre. Pam Geller
Je suis islamophobe, et phobie veut dire peur. Donc oui, peut-être oui, probablement, je suis islamophobe comme beaucoup de Français. J’ai peur de l’islam comme on a peur d’une chose que l’on ne connaît pas. (…) L’islam est dangereux pour la démocratie et en fait la démonstration tous les jours. (…) Il est temps que les Français de toutes confessions se lèvent ensemble contre l’intégrisme. (…) J’ai lu le Coran. Je n’ai pas été plus rassurée. Ce que l’on voit autour de nous fait que la phobie existe car on voit des choses qui font peur (…) Pourquoi on veut nier les choses ? Ce n’est par parce que j’ai peur que je déteste. (…) J’ai lu que 53 pays musumlans voulaient inclure la charia dans les Droits de l’Homme (…) J’aurais été ‘christianophobe’ au temps de l’Inquisition. (…) Je suis en France, pays de liberté (…) J’ai autant droit de m’exprimer que tout ceux qui s’expriment.Véronique Genest
Civilisation requires a modicum of material prosperity— enough to provide a little leisure. But far more, it requires confidence: confidence in the society in which one lives, belief in its philosophy, belief in its laws, and confidence in one’s own mental powers. (…) Vigour, energy, vitality: all the civilisations—or civilising epochs—have had a weight of energy behind them. People sometimes think that civilisation consists in fine sensibilities and good conversations and all that. These can be among the agreeable results of civilisation, but they are not what make a civilisation, and a society can have these amenities and yet be dead and rigid.Kenneth Clark
In the consensus view of modern American liberalism, it is hilarious to mock Mormons and Mormonism but outrageous to mock Muslims and Islam. Why? Maybe it’s because nobody has ever been harmed, much less killed, making fun of Mormons.
Here’s what else we learned this week about the emerging liberal consensus: That it’s okay to denounce a movie you haven’t seen, which is like trashing a book you haven’t read. That it’s okay to give perp-walk treatment to the alleged—and no doubt terrified—maker of the film on legally flimsy and politically motivated grounds of parole violation. That it’s okay for the federal government publicly to call on Google to pull the video clip from YouTube in an attempt to mollify rampaging Islamists. That it’s okay to concede the fundamentalist premise that religious belief ought to be entitled to the highest possible degree of social deference—except when Mormons and sundry Christian rubes are concerned. (…) Finally, it need be said that the whole purpose of free speech is to protect unpopular, heretical, vulgar and stupid views. So far, the Obama administration’s approach to free speech is that it’s fine so long as it’s cheap and exacts no political price. This is free speech as pizza. President Obama came to office promising that he would start a new conversation with the Muslim world, one that lectured less and listened more. After nearly four years of listening, we can now hear more clearly where the U.S. stands in the estimation of that world: equally despised but considerably less feared. Just imagine what four more years of instinctive deference will do. On the bright side, dear liberals, you’ll still be able to mock Mormons. They tend not to punch back, which is part of what makes so many of them so successful in life. Bret Stephens
Thomas Cahill, in his riveting book "The Gifts of the Jews," underscores the point: "For the ancients, nothing new ever did happen, except for the occasional monstrosity. Life on Earth followed the course of the stars. And what had been would, in due course, come around again. . . . The future was always to be a replay of the past, as the past was simply an earthly replay of the drama of the heavens." Perhaps the most profound gift of the Jews is that they broke down this fatalistic notion of the world, in which people were trapped on a great spinning wheel, with no future or past. In this way, the ancient Jews invented the concept of history in which the future was not an endless cycle but could be steered by our actions in the present. They inserted the individual, and individual responsibility and justice, into the equation. This ancient Jewish view was a massive shift in how people viewed mankind’s relationship to a deity—and it put responsibility squarely on the shoulders of men and women for their own destiny. This was the end of predetermination and the beginning of personal choice, justice and the quest for liberty. (…) Democracy, Mr. Cahill says, "grows directly out of the Israelite vision of individuals—subjects of value because they are images of God, each with a unique and personal destiny. Eric Rosenberg
Il y a deux grandes attitudes à mon avis dans l’histoire humaine, il y a celle de la mythologie qui s’efforce de dissimuler la violence, car, en dernière analyse, c’est sur la violence injuste que les communautés humaines reposent. (…) Cette attitude est trop universelle pour être condamnée. C’est l’attitude d’ailleurs des plus grands philosophes grecs et en particulier de Platon, qui condamne Homère et tous les poètes parce qu’ils se permettent de décrire dans leurs oeuvres les violences attribuées par les mythes aux dieux de la cité. Le grand philosophe voit dans cette audacieuse révélation une source de désordre, un péril majeur pour toute la société. Cette attitude est certainement l’attitude religieuse la plus répandue, la plus normale, la plus naturelle à l’homme et, de nos jours, elle est plus universelle que jamais, car les croyants modernisés, aussi bien les chrétiens que les juifs, l’ont au moins partiellement adoptée. L’autre attitude est beaucoup plus rare et elle est même unique au monde. Elle est réservée tout entière aux grands moments de l’inspiration biblique et chrétienne. Elle consiste non pas à pudiquement dissimuler mais, au contraire, à révéler la violence dans toute son injustice et son mensonge, partout où il est possible de la repérer. C’est l’attitude du Livre de Job et c’est l’attitude des Evangiles. C’est la plus audacieuse des deux et, à mon avis, c’est la plus grande. C’est l’attitude qui nous a permis de découvrir l’innocence de la plupart des victimes que même les hommes les plus religieux, au cours de leur histoire, n’ont jamais cessé de massacrer et de persécuter. C’est là qu’est l’inspiration commune au judaïsme et au christianisme, et c’est la clef, il faut l’espérer, de leur réconciliation future. C’est la tendance héroïque à mettre la vérité au-dessus même de l’ordre social. René Girard
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la “victime inconnue”, comme on dirait aujourd’hui le “soldat inconnu”. Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent.René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques.René Girard
C’est le principe du cheval fort, imbécile!
Alors que se multiplient les preuves de l’origine clairement jihadiste des nouvelles violences qui secouent actuellement le monde musulman suite à la mise en ligne délibérée (les caricatures de Charlie Hebdo n’étant que la cerise sur le gâteau) de la bande annonce d’un jusque-là obscur navet anti-islam concocté un an plus tôt et dans l’indifférence qu’il méritait par un encore plus obscur escroc égypto-américain …
Comment ne pas s’étonner, sans parler du toujours plus criant fiasco de la Doctrine Obama, de l’incroyable contresens du choeur des pleureuses occidentales, politiques comme médiatiques, qui, fidèle à lui-même, a repris comme un seul homme le discours de l’autoflagellation et, jusqu’à Marine Le Pen, de l’équivalence morale?
Oubliant, comme l’avait pourtant rappelé il y a deux ans le correspondant au Moyen-Orient pour le Weekly Standard Lee Smith ("The Strong Horse : Power, Politics and the Clash of Arab Civilizations/Le cheval fort : le pouvoir, la politique et le choc des civilisations arabes") et confirmé entre temps l’ancien ambassadeur américain au Pakistan Husain Haqqani et le chercheur libano-américain Fouad Ajami …
Le fameux et vieux comme le monde "principe élémentaire et quasi-universel" de Thucydide, repris par Osama lui-même au lendemain de son forfait du 11/9, tant du respect de la seule force que, corollairement, de la dimension provocatrice de la faiblesse, sans lesquels on ne peut comprendre nombre des réactions actuelles des masses fanatisées d’un monde islamique …
Qui, entre culte de la mort, crimes d’honneur, attaques terroristes et guerres, se voit durablement embourbé dans le pire sous-développement par son incapacité – nul doute entretenue par ses propres despotes inquiets à juste titre pour leur pouvoir-, à faire sien à son tour la formidable et corrosive radicalité du souci judéo-chrétien de l’autre et du plus faible …
La violence et la cruauté des Arabes troublent souvent les Occidentaux.
Ce n’est pas seulement le leader du Hezbollah qui proclame « Nous aimons la mort », mais également, pour ne prendre qu’un exemple, un homme de 24 ans qui, le mois dernier, hurlait « Nous aimons la mort plus que vous n’aimez la vie » quand il a percuté avec sa voiture le Bronx-Whitestone Bridge, un pont de New York. Quand, dans la ville de Saint-Louis, deux parents ont commis un crime d’honneur sur leur fille adolescente en la poignardant à treize reprises au moyen d’un couteau de boucher, le père palestinien criait : « Meurs ! Meurs vite ! Meurs vite !… Silence, petite ! Meurs, ma fille, meurs ! » et la communauté arabe locale de le soutenir ensuite face aux accusations d’assassinat. Récemment, un prince d’Abu Dhabi a torturé un marchand de grain qu’il accusait de fraude ; en dépit de la vidéo atroce diffusée sur les chaînes de télévision du monde entier, le prince a été acquitté tandis que ses accusateurs ont été condamnés.
Sur une échelle plus large, on a dénombré 15 000 attaques terroristes depuis le 11 Septembre. Dans l’ensemble du monde arabophone, les gouvernements s’appuient davantage sur la brutalité que sur l’autorité de la loi. Le désir ardent d’éliminer Israël persiste encore et toujours même quand sévissent les insurrections, dont la dernière en date a éclaté au Yémen.
À propos de la pathologie qui touche la politique arabe, il existe plusieurs excellents essais d’explication dont certains ont ma préférence : les études réalisées par David Pryce-Jones et Philip Salzman auxquelles il faut désormais ajouter The Strong Horse : Power, Politics and the Clash of Arab Civilizations (Le cheval fort : le pouvoir, la politique et le choc des civilisations arabes), une analyse captivante et néanmoins fouillée et remarquable de Lee Smith, correspondant au Moyen-Orient pour le Weekly Standard.
Smith s’inspire d’une parole prononcée par Oussama Ben Laden en 2001 : « Quand les gens voient un cheval fort et un cheval faible, par nature, ils aimeront le cheval fort. » Ce que Smith appelle le principe du cheval fort consiste en deux éléments simples : la prise du pouvoir et la conservation de celui-ci. Ce principe est prédominant car, dans le monde arabe, la vie publique n’a « aucun mécanisme de transition pacifique ni de partage du pouvoir, raison pour laquelle les conflits politiques sont vus comme un combat à mort entre des chevaux forts ». La violence, constate Smith, est « au cœur de la vie politique, sociale et culturelle du Moyen-Orient arabophone ». Plus subtilement cela implique de garder un œil vigilant sur le prochain cheval fort par rapport auquel il faut se positionner et peser le pour et le contre.
Selon Smith, c’est ce principe du cheval fort, et non l’impérialisme occidental ou le sionisme, « qui a déterminé le caractère fondamental du Moyen-Orient arabophone ». La religion islamique elle-même s’est coulée dans le moule ancien de l’autoritarisme, celui du cheval fort, qu’elle a promu. Mahomet, le prophète de l’islam, était un homme fort en plus d’être une personnalité religieuse. Les musulmans sunnites ont régné pendant des siècles « par la violence, la répression et la contrainte ». La célèbre théorie de l’histoire formulée par Ibn Khaldun se résume à un cycle de violence dans lequel les chevaux forts remplacent les chevaux faibles. L’humiliation subie par les dhimmis rappelle chaque jour aux non-musulmans que ce n’est pas eux qui font la loi.
L’angle d’approche adopté par Smith donne des éclairages sur l’histoire moderne du Moyen-Orient. Il présente d’une part le nationalisme panarabe comme un effort de transformation des petits chevaux constitués par les États nationaux en un seul grand cheval et d’autre part l’islamisme comme un effort destiné à faire retrouver aux musulmans leur puissance. Quant à Israël, il fait office de « cheval fort par procuration » à la fois pour les États-Unis et le bloc égypto-saoudien dans le bras de fer, véritable guerre froide, qui oppose ce dernier au bloc iranien. Dans un univers marqué par le principe du cheval fort, la loi des armes séduit davantage que celle des urnes. Dépourvus de cheval fort, les Arabes libéraux avancent peu. En tant qu’État non arabe et non musulman le plus puissant, les Etats-Unis rendent l’anti-américanisme à la fois inévitable et endémique.
Ceci nous amène aux politiques menées par les pays non arabes : ceux-ci, malgré leur puissance et leur réelle endurance, échouent, souligne Smith. Être gentil – c’est-à-dire, se retirer unilatéralement du Sud-Liban et de Gaza – conduit inévitablement à l’échec. L’administration de George W. Bush a lancé, à juste titre, un projet de démocratisation porteur de grands espoirs, pour ensuite trahir les Arabes libéraux en ne menant pas ce projet à bien. En Irak, l’administration a négligé la recommandation d’installer au pouvoir un homme fort favorable à la démocratie.
Le Druze Walid Joumblatt, chef politique libanais, avance l’idée d’attaques américaines à la voiture piégée à Damas.
Plus largement, quand le gouvernement américain recule, d’autres (par exemple les dirigeants iraniens) ont l’opportunité « d’imposer leur loi dans la région ». Walid Joumblatt, un leader politique libanais, a suggéré, plus ou moins sérieusement, que Washington « fasse sauter des voitures piégées à Damas » de façon à faire passer son message et à montrer que l’Amérique a compris comment les Arabes s’y prennent.
Le principe élémentaire et quasi-universel formulé par Smith constitue un outil pour comprendre bien des aspects du monde arabe, notamment le culte de la mort, les crimes d’honneur, les attaques terroristes, le despotisme, la guerre… Tout en admettant que le principe du cheval fort peut choquer les Occidentaux et leur apparaître comme terriblement cruel, Smith insiste très justement sur l’existence de cette froide réalité que ceux qui ne sont pas avertis doivent reconnaître, prendre en compte et face à laquelle ils doivent réagir.
The attacks on U.S. diplomatic missions last week—beginning in Egypt and Libya, and moving to Yemen and other Muslim countries—came under cover of riots against an obscure online video insulting Islam and the Prophet Muhammad. But the mob violence and assaults should be seen for what they really are: an effort by Islamists to garner support and mobilize their base by exacerbating anti-Western sentiments.
When Secretary of State Hillary Clinton tried to calm Muslims Thursday by denouncing the video, she was unwittingly playing along with the ruse the radicals set up. The United States would have been better off focusing on the only outrage that was of legitimate interest to the American government: the lack of respect—shown by a complaisant Egyptian government and other Islamists—for U.S. diplomatic missions.
Protests orchestrated on the pretext of slights and offenses against Islam have been part of Islamist strategy for decades. Iran’s ayatollahs built an entire revolution around anti-Americanism. While the Iranian revolution was underway in 1979, Pakistan’s Islamists whipped up crowds by spreading rumors that the Americans had forcibly occupied Islam’s most sacred site, the Ka’aba or the Grand Mosque in Mecca, Saudi Arabia. Pakistani protesters burned the U.S. Embassy in Islamabad.
Violent demonstrations in many parts of the Muslim world after the 1989 fatwa—or religious condemnation—of a novel by Salman Rushdie, or after the Danish daily Jyllands-Posten published cartoons of the Prophet Muhammad in 2005, also did not represent spontaneous outrage. In each case, the insult to Islam or its prophet was first publicized by Islamists themselves so they could use it as justification for planned violence.
Once mourning over the death of the U.S. ambassador to Libya and others subsides, we will hear familiar arguments in the West. Some will rightly say that Islamist sensibilities cannot and should not lead to self- censorship here. Others will point out that freedom of expression should not be equated with a freedom to offend. They will say: Just as a non-Jew, out of respect for other religious beliefs, does not exercise his freedom to desecrate a Torah scroll, similar respect should be extended to Muslims and what they deem sacred.
But this debate, as thoughtful as it may be, is a distraction from what is really going on. It ignores the political intent of Islamists for whom every perceived affront to Islam is an opportunity to exploit a wedge issue for their own empowerment.
As for affronts, the Western mainstream is, by and large, quite respectful toward Muslims, millions of whom have adopted Europe and North America as their home and enjoy all the freedoms the West has to offer, including the freedom to worship. Insignificant or unnoticed videos and publications would have no impact on anyone, anywhere, if the Islamists did not choose to publicize them for radical effect.
And insults, real or hyped, are not the problem. At the heart of Muslim street violence is the frustration of the world’s Muslims over their steady decline for three centuries, a decline that has coincided with the rise and spread of the West’s military, economic and intellectual prowess.
During the 800 years of Muslim ascendancy beginning in the eighth century—in Southern Europe, North Africa and much of Western Asia—Muslims did not riot to protest non-Muslim insults against Islam or its prophet. There is no historic record of random attacks against non-Muslim targets in retaliation for a non-Muslim insulting Prophet Muhammad, though there are many books derogatory toward Islam’s prophet that were written in the era of Islam’s great empires. Muslims under Turkey’s Ottomans, for example, did not attack non-Muslim envoys (the medieval equivalent of today’s embassies) or churches upon hearing of real or rumored European sacrilege against their religion.
Clearly, then, violent responses to perceived injury are not integral to Islam. A religion is what its followers make it, and Muslims opting for violence have chosen to paint their faith as one that is prone to anger. Frustration with their inability to succeed in the competition between nations also has led some Muslims to seek symbolic victories.
Yet the momentary triumph of burning another country’s flag or setting on fire a Western business or embassy building is a poor but widespread substitute for global success that eludes the modern world’s 1.5 billion Muslims. Violent protest represents the lower rung of the ladder of rage; terrorism is its higher form.
Islamists almost by definition have a vested interest in continuously fanning the flames of Muslim victimhood. For Islamists, wrath against the West is the basis for their claim to the support of Muslim masses, taking attention away from societal political and economic failures. For example, the 57 member states of the Organization of Islamic Conference account for one-fifth of the world’s population but their combined gross domestic product is less than 7% of global output—a harsh reality for which Islamists offer no solution.
Even after recent developments that were labeled the Arab Spring, few Muslim-majority countries either fulfill— or look likely to—the criteria for freedom set by the independent group Freedom House. Mainstream discourse among Muslims blames everyone but themselves for this situation. The image of an ascendant West belittling Islam with the view to eliminate it serves as a convenient explanation for Muslim weakness.
Once the Muslim world embraces freedom of expression, it will be able to recognize the value of that freedom even for those who offend Muslim sensibilities. More important: Only in a free democratic environment will the world’s Muslims be able to debate the causes of their powerlessness, which stirs in them greater anger than any specific action on the part of Islam’s Western detractors.
Until then, the U.S. would do well to remember Osama bin Laden’s comment not long after the Sept. 11 attacks: "When people see a strong horse and a weak horse, by nature they will like the strong horse." America should do nothing that enables Islamists to portray the nation as the weak horse.
Mr. Haqqani is professor of international relations at Boston University and senior fellow at the Hudson Institute. He served as Pakistan’s ambassador to the U.S. in 2008-11.
A journalist argues that inter-Arab conflict is the central crisis of the Middle East.
Jackson Holahan
The Christian Science Monitor
January 27, 2010
With fists raised and mouths agape in apparent discontent, the several men gathering outside a mosque compose just a fraction of the unruly mass mobbing the local streets. Are they protesting or rejoicing? Either way their strained looks and fist-pumping fervor do not bode well for the photographer snapping this image only a few feet away.
This scene is the cover photo of Lee Smith’s The Strong Horse: Power, Politics, and the Clash of Arab Civilizations. After eight-plus years of United States military involvement in the Middle East, this snapshot might seem accurate enough to the casual book browser. Disgruntled demonstrators nestled below minarets, protesting some injustice unbeknownst to the viewer, may seem to standard fare to some American readers, many of whom are tired of hearing about soldiers from Kentucky, Vermont, Texas, and California being bloodied and maimed on the other side of the world.
But just pages into the introduction, Smith, who is the Middle East correspondent for the Weekly Standard, shatters the stereotype evoked in the jacket’s photograph by stating that, “I give no credence to the idea that the Arab-Israeli crisis is the [Middle East’s] central issue.” Just one of a number of provocative assertions, Smith wastes little time in introducing a reexamination of Middle Eastern history that calls into question even the most conventional of American and Western beliefs.
To begin with, he argues that 9/11 was not an attack on America but rather the extension of an inter-Arab fight exported to the new battleground of lower Manhattan. “Bin Ladenism is not drawn from the extremist fringe but represents the political and social norm [of the Arabic-speaking Middle East].” Smith explains these two conclusions, as he does the Middle East’s political philosophy writ large, using the “strong horse” principle.
Borrowed from an Osama bin Laden quote, Smith’s strong horse theory is grounded upon the conviction that, “[V]iolence is central to the politics, society and culture of the Arabic-speaking Middle East.” The strong horse is the person, tribe, country, or nation that is best able to impose its will upon others, the weaker horses, through the use of force.
Smith’s conclusion here is hardly novel. It is a reapplication of Thucydides’ famous aphorism from “The History of the Peloponnesian War”: “The strong do what they will and the weak suffer what they must.” However, Smith’s use of this age-old doctrine to better understand US-Arab relations is far from conventional.
In a climate increasingly attuned to avoid offense, Smith’s strident declarations are bound to attract significant criticism. Despite this, Smith never wavers in his bold thesis that the Arab world has long been at war with itself and is currently on a path toward certain self-destruction.
“The Strong Horse” is both succinct and accessible. Smith’s conclusions are introduced early, restated often, and buttressed by both history and the author’s personal encounters during his travels throughout the region. His willingness to venture into the provocative sometimes has the effect of making his suppositions less sound. After rightly calling the rising epidemic of suicide bombing what it is – a death cult – he concludes that the Arabs as a people are, “losing their will to live.” His induction here is overblown, as no sweeping conclusion can accurately describe the mental state of hundreds of millions of the world’s people.
Intermittent inaccuracies aside, “The Strong Horse” is an important read for anyone interested in the Middle East, and particularly in the involvement of the United States in the region since 2001. Some will cast Smith’s zealous diagnosis of the cradle of civilization’s ills as ethnocentric jingoism. As harsh as his conclusions may be, they certainly are not unfair.
Smith is equally critical of a US foreign policy that has been shortsighted, inconsistent, and ill-informed. He is rightly wary of US alliances with regimes that at best pay lip service to our antiterror aims and at worst overtly support the very groups and individuals we are trying to target. Just as the American experiment with democracy in Iraq was an endeavor rich in optimism and egregious in miscalculation, so too, Smith argues, are US alliances with certain countries in the Middle East.
Smith advocates a US diplomatic and military approach to the Middle East that mirrors the nuance and complexity characteristic of the region’s numerous ethnicities, languages, histories, and competing claims to power. It is clear the US will need a large measure of Smith’s willingness to call the shortcomings, successes, and lies of the Middle East what they actually are if anything beneficial is to result from our activities in the region.
Jackson Holahan is a freelance writer in East Haddam, Ct.
We can’t declare a unilateral end to our troubles, or avert our gaze from the disorder that afflicts the societies of the Greater Middle East.
Fouad Ajami
The WSJ
September 20, 2012
This is not a Jimmy Carter moment—a U.S. Embassy and its staff seized and held hostage for 444 days, America’s enemies taking stock of its weakness, its allies running for cover. But the anti-American protests that broke upon 20 nations this past week must be reckoned a grand personal failure for Barack Obama, and a case of hubris undone.
No American president before this one had proclaimed such intimacy with a world that stretches from Morocco to Indonesia. From the start of his administration, Mr. Obama put forth his own biography as a bridge to those aggrieved nations. He would be a "different president," he promised, and the years he lived among Muslims would acquit him—and thus America itself. He was the un-Bush.
And so, in June 2009, Mr. Obama descended on Cairo. He had opposed the Iraq war, he had Muslim relatives, and he would offer Egyptians, and by extension other Arabs, the promise of a "new beginning." They told their history as a tale of victimization at the hands of outsiders, and he empathized with that narrative.
He spoke of "colonialism that denied rights and opportunities to many Muslims, and a Cold War in which Muslim -majority countries were too often treated as proxies without regard to their own aspirations."
Without knowing it, he had broken a time-honored maxim of that world: Never speak ill of your own people when in the company of strangers. There was too little recognition of the malignant trilogy—anti-Americanism, anti- Semitism and anti-modernism—that had poisoned the life of Egypt and much of the region.
The crowd took in what this stranger had to say, and some were flattered by his embrace of their culture. But ever since its encounter with the guns and ideas of the West in the opening years of the 19th century, the region had seen conquerors come and go. Its people have an unfailing eye for the promises and predilections of outsiders.
I t didn’t take long for this new American leader to come down to earth. In the summer of 2009, Iran erupted in rebellion against its theocratic rulers. That upheaval exposed the contradictions at the heart of the Obama approach. At his core, he was a hyper- realist: The call of freedom did not tug at him. He was certain that the theocracy would respond to his outreach, resulting in a diplomatic breakthrough. But Iran’s clerical rulers had no interest in a breakthrough. We are the Great Satan, and they need their foreign demons to maintain their grip on power.
The embattled "liberals" in the region were awakened to the truth of Mr. Obama. He was a man of the status quo, with a superficial knowledge of lands beyond. In Cairo, he had described himself as a "student of history." But in his first foreign television interview, he declared his intention to restore U.S. relations with the Islamic world to "the same respect and partnership that America had with the Muslim world as recently as 20 or 30 years ago."
This coincided, almost to the day, with the 30th anniversary of the Ayatollah Khomeini’s rise to power in Iran. That "golden age" he sought to restore covered the Soviet invasion of Afghanistan, the fall of Beirut to the forces of terror, deadly attacks on our embassies, the downing of Pan Am Flight 103 over Lockerbie, Scotland, and more. A trail of terror had shadowed the American presence.
Yet here was a president who would end this history, who would withdraw from both the "good war" in Afghanistan and the bad one in Iraq. Here was a president who would target America’s real enemy—al Qaeda. "Osama bin Laden is dead," we’ve been told time and again, and good riddance to him. But those attacking our embassies last week had a disturbing rebuttal: "Obama, we are Osama!" they chanted, some brandishing al Qaeda flags.
Until last Tuesday’s deadly attack on our consulate in Benghazi, it was the fashion of Mr. Obama and his lieutenants to proclaim that the tide of war is receding. But we can’t declare a unilateral end to our troubles, nor can we avert our gaze from the disorder that afflicts the societies of the Greater Middle East.
A Muslim world that can take to the streets, as far away as Jakarta, in protest against a vulgar film depiction of the Prophet Muhammad—yet barely call up a crowd on behalf of a Syrian population that has endured unspeakable hell at the hands of the dictator Bashar al-Assad—is in need of self-criticism and repair. We do these societies no favor if we leave them to the illusion that they can pass through the gates of the modern world carrying those ruinous ideas.
Yet the word in Washington is that we must pull back from those troubled Arab and Muslim lands. The grand expectations that Mr. Obama had for Afghanistan have largely been forgotten. The Taliban are content to wait us out, secure in the knowledge that, come 2014, we and our allies will have quit the place. And neighboring Pakistan, a nuclear-armed country with 170 million people, is written off as a hotbed of extremism.
Meanwhile, Syria burns and calls for help, but the call goes unanswered. The civil war there has become a great Sunni-Shiite schism. Lebanon teeters on the edge. More important, trouble has spilled into Turkey. The Turks have come to resent the American abdication and the heavy burden the Syrian struggle has imposed on them. In contrast, the mullahs in Iran have read the landscape well and are determined to sustain the Assad dictatorship.
Our foreign policy has been altered, as never before, to fit one man’s electoral needs. We hear from the presidential handlers only what they want us to believe about the temper of distant lands. It was only yesterday that our leader, we are told, had solved the riddle of our position in the world.
Give him your warrant, the palace guard intone, at least until the next election. In tales of charismatic, chosen leaders, it is always, and only, about the man at the helm.
Mr. Ajami is a senior fellow at Stanford’s Hoover Institution and the author most recently of "The Syrian Rebellion" (Hoover Press, 2012).
Why is it OK to mock one religion but not another?
Bret Stephens
September 19, 2012
‘Hasa Diga Eebowai" is the hit number in Broadway’s hit musical "The Book of Mormon," which won nine Tony awards last year. What does the phrase mean? I can’t tell you, because it’s unprintable in a family newspaper.
On the other hand, if you can afford to shell out several hundred bucks for a seat, then you can watch a Mormon missionary get his holy book stuffed—well, I can’t tell you about that, either. Let’s just say it has New York City audiences roaring with laughter.
Why is it OK to mock one religion but not another? Columnist Bret Stephens joins Opinion Journal.
The "Book of Mormon"—a performance of which Hillary Clinton attended last year, without registering a complaint—comes to mind as the administration falls over itself denouncing "Innocence of Muslims." This is a film that may or may not exist; whose makers are likely not who they say they are; whose actors claim to have known neither the plot nor purpose of the film; and which has never been seen by any member of the public except as a video clip on the Internet.
No matter. The film, the administration says, is "hateful and offensive" (Susan Rice), "reprehensible and disgusting" (Jay Carney) and, in a twist, "disgusting and reprehensible" (Hillary Clinton). Mr. Carney, the White House spokesman, also lays sole blame on the film for inciting the riots that have swept the Muslim world and claimed the lives of Ambassador Chris Stevens and three of his staff in Libya.
So let’s get this straight: In the consensus view of modern American liberalism, it is hilarious to mock Mormons and Mormonism but outrageous to mock Muslims and Islam. Why? Maybe it’s because nobody has ever been harmed, much less killed, making fun of Mormons.
Here’s what else we learned this week about the emerging liberal consensus: That it’s okay to denounce a movie you haven’t seen, which is like trashing a book you haven’t read. That it’s okay to give perp-walk treatment to the alleged—and no doubt terrified—maker of the film on legally flimsy and politically motivated grounds of parole violation. That it’s okay for the federal government publicly to call on Google to pull the video clip from YouTube in an attempt to mollify rampaging Islamists. That it’s okay to concede the fundamentalist premise that religious belief ought to be entitled to the highest possible degree of social deference—except when Mormons and sundry Christian rubes are concerned.
And, finally, this: That the most "progressive" administration in recent U.S. history will make no principled defense of free speech to a Muslim world that could stand hearing such a defense. After the debut of "The Book of Mormon" musical, the Church of Jesus Christ of Latter-day Saints responded with this statement: "The production may attempt to entertain audiences for an evening but the Book of Mormon as a volume of scripture will change people’s lives forever by bringing them closer to Christ."
That was it. The People’s Front for the Liberation of Provo will not be gunning for a theater near you. Is it asking too much of religious and political leaders in Muslim communities to adopt a similar attitude?
It needn’t be. A principled defense of free speech could start by quoting the Quran: "And it has already come down to you in the Book that when you hear the verses of Allah [recited], they are denied [by them] and ridiculed; so do not sit with them until they enter into another conversation." In this light, the true test of religious conviction is indifference, not susceptibility, to mockery.
The defense could add that a great religion surely cannot be goaded into frenetic mob violence on the slimmest provocation. Yet to watch the images coming out of Benghazi, Cairo, Tunis and Sana’a is to witness some significant portion of a civilization being transformed into Travis Bickle, the character Robert De Niro made unforgettable in Taxi Driver. "You talkin’ to me?"
A defense would also point out that an Islamic world that insists on a measure of religious respect needs also to offer that respect in turn. When Sheikh Yusuf Qaradawi—the closest thing Sunni Islam has to a pope—praises Hitler for exacting "divine punishment" on the Jews, that respect isn’t exactly apparent. Nor has it been especially apparent in the waves of Islamist-instigated pogroms that have swept Egypt’s Coptic community in recent years.
Finally, it need be said that the whole purpose of free speech is to protect unpopular, heretical, vulgar and stupid views. So far, the Obama administration’s approach to free speech is that it’s fine so long as it’s cheap and exacts no political price. This is free speech as pizza.
President Obama came to office promising that he would start a new conversation with the Muslim world, one that lectured less and listened more. After nearly four years of listening, we can now hear more clearly where the U.S. stands in the estimation of that world: equally despised but considerably less feared. Just imagine what four more years of instinctive deference will do.
On the bright side, dear liberals, you’ll still be able to mock Mormons. They tend not to punch back, which is part of what makes so many of them so successful in life.
The prayers of the High Holidays rest on personal responsibility—the basis of self-government.
Eric Rosenberg
September 20, 2012
Jews are in the midst of a period known as the Days of Awe, which began on Sunday night with Rosh Hashanah and culminates next Wednesday with Yom Kippur. It seems almost a misnomer to call them "holidays," though the first marks the Jewish New Year. Rather, they are deeply personal events whose aim is self-reflection, self-improvement and repairing what is broken in daily relationships.
It’s striking how much this most important period on the Jewish calendar shares with that most essential exercise in American democracy. Walt Whitman wrote in the late 1800s that "a well-contested American national election" was "the triumphant result of faith in human kind." This country’s unique sense of optimism—the view that the future is unwritten and full of possibility, that anything can be achieved—is also the sensibility underpinning the Days of Awe.
On a cosmic level, Rosh Hashanah commemorates the birth of the world. On an individual level, it marks the rebirth of the soul as Jews examine their faults and ask forgiveness from those they have wronged. At heart, Rosh Hashanah and Yom Kippur are deeply optimistic events. A major theme in the prayers Jews recite on the High Holidays is the striving to be a better person, with the understanding that we are in control of our future.
As moderns, we take for granted how fundamentally revolutionary the Jews were in arriving at this novel concept about time, destiny and personal responsibility. Until their call to monotheism nearly four millennia ago, the worldview in the Levant was very different. Life was an endless cycle devoted to agrarian pursuits and appeasing warring gods in aid of those pursuits.
Thomas Cahill, in his riveting book "The Gifts of the Jews," underscores the point: "For the ancients, nothing new ever did happen, except for the occasional monstrosity. Life on Earth followed the course of the stars. And what had been would, in due course, come around again. . . . The future was always to be a replay of the past, as the past was simply an earthly replay of the drama of the heavens."
Perhaps the most profound gift of the Jews is that they broke down this fatalistic notion of the world, in which people were trapped on a great spinning wheel, with no future or past. In this way, the ancient Jews invented the concept of history in which the future was not an endless cycle but could be steered by our actions in the present. They inserted the individual, and individual responsibility and justice, into the equation.
This ancient Jewish view was a massive shift in how people viewed mankind’s relationship to a deity—and it put responsibility squarely on the shoulders of men and women for their own destiny. This was the end of predetermination and the beginning of personal choice, justice and the quest for liberty. These themes, prevalent in the Jewish liturgy, are on display among the candidates competing for the White House, whatever the political party.
Democracy, Mr. Cahill says, "grows directly out of the Israelite vision of individuals—subjects of value because they are images of God, each with a unique and personal destiny."
Similarly, the University of Chicago historian William F. Irwin lectured in the 1940s that it was the ancient Jewish prophets and their advocacy of freedom that would find an early expression in the Magna Carta and later in the American Bill of Rights. Perhaps that is partly because the ancient Jews had such terrible experiences with monarchs.
Before the Jews swapped their political system—one of a collection of judges—for a monarchy, to be like other Near Eastern governments, the prophet Samuel warned of the predilection of kings for tyranny and over-taxation. A people will buckle under a king, Samuel warned to no avail. "He will take your best fields, vineyards, and olive groves, and give them to his servants. He will tithe your crops and grape harvests to give to his officials and his servants. He will take your male and female slaves. . . . As for you, you will become his slaves."
One can hear, without too much strain, the distant echoes of Samuel’s admonitions in Thomas Jefferson’s catalog against King George in the Declaration of Independence.
Mr. Rosenberg, a former national correspondent for Hearst Newspapers, is a vice president for Ogilvy Washington.
Le pacifisme est objectivement pro-fasciste. C’est du bon sens élémentaire. George Orwell
The real conundrum is why the president seems so compelled to take both sides of every issue, encouraging voters to project whatever they want on him, and hoping they won’t realize which hand is holding the rabbit. That a large section of the country views him as a socialist while many in his own party are concluding that he does not share their values speaks volumes — but not the volumes his advisers are selling: that if you make both the right and left mad, you must be doing something right. As a practicing psychologist with more than 25 years of experience, I will resist the temptation to diagnose at a distance, but as a scientist and strategic consultant I will venture some hypotheses. The most charitable explanation is that he and his advisers have succumbed to a view of electoral success to which many Democrats succumb — that “centrist” voters like “centrist” politicians. Unfortunately, reality is more complicated. Centrist voters prefer honest politicians who help them solve their problems. A second possibility is that he is simply not up to the task by virtue of his lack of experience and a character defect that might not have been so debilitating at some other time in history. Those of us who were bewitched by his eloquence on the campaign trail chose to ignore some disquieting aspects of his biography: that he had accomplished very little before he ran for president, having never run a business or a state; that he had a singularly unremarkable career as a law professor, publishing nothing in 12 years at the University of Chicago other than an autobiography; and that, before joining the United States Senate, he had voted "present" (instead of "yea" or "nay") 130 times, sometimes dodging difficult issues.Drew Westen (Emory university, Aug. 2011)
Les démocrates, voici trois décennies, ont réussi à faire élire Jimmy Carter après avoir organisé une débâcle au Vietnam. On pourrait voir survenir, je n’ai pas été le seul à le dire, le second mandat de Jimmy Carter – voire pire encore, car Obama est nettement plus à gauche que Carter : la débâcle que souhaitaient ardemment les démocrates cette année pour parvenir à leurs fins n’a pas eu lieu en Irak, mais au New York Stock Exchange. La brève ère Carter avait apporté la stagflation, les files d’attente devant les stations services, la plus grande avancée soviétique sur la planète depuis 1945, et l’arrivée au pouvoir de Khomeyni. Que réserveraient de nouvelles années Carter ? Je préfère n’y pas songer… Guy Millière (octobre 2008)
L’ambassade des Etats-Unis au Caire condamne les efforts déployés par des individus malavisés consistant à blesser les sentiments religieux des musulmans, comme nous condamnons les efforts visant à offenser les croyants de toutes les religions.(…) Nous rejetons fermement les actions de ceux qui abusent de la liberté d’expression pour blesser les convictions religieuses d’autrui. Communiqué de l’ambassade américaine au Caire
Je condamne fermement cette attaque scandaleuse contre notre mission diplomatique à Benghazi qui a coûté la vie à quatre Américains, dont l’ambassadeur Chris Stevens [...] Les Etats-Unis rejettent les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses des autres, et nous devons tous, de façon non équivoque, nous opposer à ce genre de violence insensée qui coûte la vie à des fonctionnaires. Barack Obama
Je suis scandalisé par les attaques contre les missions diplomatiques américaines en Libye et en Egypte et par la mort d’un agent du consulat américain à Benghazi. (…) Il est scandaleux que la première réponse de l’administration Obama n’ait pas consisté à condamner les attaques mais plutôt à sympathiser avec ceux qui ont les ont menés. (…) S’excuser des valeurs américaines n’est jamais la chose à faire. Mitt Romney
La déclaration de l’ambassade américaine du Caire n’avait pas reçu l’agrément de Washington et ne reflétait pas l’opinion du gouvernement américain. Membre de l’Administration Obama
Cela montre les signaux ambigus que cette administration envoie au monde (…) Il n’est jamais trop tôt pour l’administration américaine de condamner des attaques menées contre des Américains et de défendre nos valeurs. Mitt Romney
Il y a une leçon à tirer de cette affaire : on dirait que le gouverneur Romney a tendance à tirer d’abord et viser ensuite. En tant que président, l’une des choses que j’ai apprises est que l’on ne peut pas faire cela. Il est important de s’assurer que les déclarations que vous effectuez sont soutenues par les faits, et que vous avez pensé à toutes les conséquences avant de les prononcer. Président Obama
It’s a make believe world. A world of good guys and bad guys, where some politicians shoot first and ask questions later. No hard choices. No sacrifice. No tough decisions. It sounds too good to be true – and it is. The path of fantasy leads to irresponsibility. The path of reality leads to hope and peace.President Jimmy Carter (about Reagan, Democratic National Convention, 1980)
Pour la Fondation Quilliam, un cercle de réflexion londonien présidé par Noman Benotman, ex-chef de file d’un mouvement islamiste armé qui combattait le régime de Kadhafi, l’opération pourrait avoir été organisée pour venger la mort du numéro deux d’Al-Qaida, Abou Yahya Al-Libi, tué par un drone américain au Pakistan. La veille de l’attaque de Benghazi, une vidéo dans laquelle Ayman Al-Zaouahri, chef de file du mouvement, confirme sa mort et invite les Libyens à la venger avait été diffusée sur internet. Noman Benotman précise que, d’après ses sources, une vingtaine d’activistes ont pris part aux préparatifs de l’attaque. Le Monde
Détention pendant neufs mois de membres d’ONG occidentaux dont 16 Américains et le fils du Secrétaire américain aux transports au Caire, profanation d’un cimetière militaire britannique en mars, attaque à la bombe artisanale contre la mission diplomatique américaine et tir de roquette sur le convoi de l’ambassadeur britannique en juin à Benghazi …
A l’heure où, avec la commémoration musclée (avec lance-roquettes et mortiers, s’il vous plait!) des attentats du 11 septembre qui a vu, sous prétexte d’un film anti-islam d’origine apparemment plutôt douteuse, le sac de l’ambassade américaine au Caire et l’assassinat de quatre diplomates américains dont l’ambassadeur à Benghazi …
Et les habituelles réactions d’auto-flagellation de l’Administration Obama qui, après avoir aidé les islamistes libyens à se débarrasser de Khaddafi, continue à plus d’un milliard de dollars par an à financer un gouvernement islamique toujours plus radical au Caire …
Nos médias à la mémoire courte se réjouissent déjà, à deux mois de la présidentielle de novembre, du "nouveau faux pas" du candidat républicain Mitt Romney qui a eu le malheur de vouloir pointer l’évidence …
Remise des pendules à l’heure, avec l’analyste militaire Victor Davis Hanson, qui rappelle que l’actuelle administration américaine ne fait en fait que récolter les fruits d’une politique systématique d’apaisement face à la violence islamique …
Ressemblant étrangement, à une trentaine d’années de distan
ce, à celle qui avait marqué la fin du mandat d’un certain Jimmy Carter …
The attacks on the U.S. embassy yesterday in Cairo and the storming of the American consulate in Libya, where the U.S. ambassador was murdered along with three staff members — and the initial official American reaction to the mayhem — are all reprehensible, each in their own way. Let us sort out this terrible chain of events.
Timing: The assaults came exactly on the eleventh anniversary of bin Laden’s and al-Qaeda’s attack on America. If there was any doubt about the intent of the timing, the appearance of black al-Qaedist flags among the mobs removed it. The chanting of Osama bin Laden’s name made it doubly clear who were the heroes of the Egyptian mob. Why should we be surprised by the lackluster response of the Egyptian and Libyan “authorities” to protect diplomatic sanctuaries, given the nature of the “governments” in both countries? One of the Egyptian demonstration’s organizers was Mohamed al-Zawahiri, the brother of the top deputy to Osama bin Laden, and a planner of the 9/11 attacks, which were led by Mohamed Atta, an Egyptian citizen. In Libya, the sick violence is reminding the world that the problem in the Middle East is not dictators propped up by the U.S. — Qaddafi was an archenemy of the U.S. — but the proverbial Arab Street that can blame everything and everyone, from a cartoon to a video, for the wages of its own self-induced pathologies. So far, all the Arab Spring is accomplishing is removing the dictatorial props and authoritarian excuses for grass roots Middle East madness.
Ingratitude: Egypt is currently a beneficiary of more than $1 billion in annual American aid, and its new Muslim Brotherhood–led government is negotiating to have much of its sizable U.S. debt forgiven. Libya, remember, was the recipient of the Obama administration’s “lead from behind” intervention that led to the removal of Moammar Qaddafi — and apparently gave the present demonstrators the freedom to kill Americans. This is all called “smart” diplomacy.
Appeasement: Here are a few sentences from the statement issued by the Cairo embassy before it was attacked: “The Embassy of the United States in Cairo condemns the continuing efforts by misguided individuals to hurt the religious feelings of Muslims — as we condemn efforts to offend believers of all religions. . . .We firmly reject the actions by those who abuse the universal right of free speech to hurt the religious beliefs of others.”
The Problem? The embassy was condemning not those zealots who then stormed their own grounds, but some eccentric private citizens back home who made a movie.
One would have thought that the Obama administration had learned something from the Rushdie fatwa and prophet cartoon incidents. This initial official American diplomatic reaction — to condemn the supposed excess of free speech in the United States, as if the government is responsible for the constitutionally-protected expression of a few private American citizens, while the Egyptian government is not responsible for a mass demonstration and violence against an embassy of the United States — is not just shameful, but absurd. The author of this American diplomatic statement should be fired immediately — as well as any diplomatic personnel who approved it. Obviously our official representatives overseas do not understand, or have not read, the U.S. Constitution. And if the administration claims the embassy that issued the appeasing statement did so without authority, then we have a larger problem with freelancing diplomats who across the globe weigh in with statements that supposedly do not reflect official policy. Note, however, that the initial diplomatic communiqué is the logical extension of this administration’s rhetoric (see below).
Shame: As gratitude for our overthrowing a cruel despot in Libya, Libyan extremists have murdered the American ambassador and his staffers. The Libyan government, such as it is there, either cannot or will not protect U.S. diplomatic personnel. And the world wonders why last year the U.S. bombed one group of Libyan cutthroats only to aid another.
The attacks in Egypt come a little over three years after the embarrassing Obama Cairo speech, in which the president created an entire mythology about the history of Islam, in vain hopes of appeasing his Egyptian hosts. The violence also follows ongoing comical efforts of the administration to assure us that the Muslim Brotherhood in Egypt is not an extremist Islamic organization bent on turning Egypt into a theocratic state. And the attacks are simultaneous with President Obama’s ongoing and crude efforts to embarrass Israeli Prime Minister Netanyahu.
The future. Expect more violence. The Libyan murderers are now empowered, and, like the infamous Iranian hostage-takers, feel their government either supports them or can’t stop them. The crowd in Egypt knew what it was doing when it chanted Obama’s name juxtaposed to Osama’s.
Obama’s effort to appease Islam is an utter failure, as we see in various polls that show no change in anti-American attitudes in the Middle East — despite the president’s initial al Arabiya interview (“We sometimes make mistakes. We have not been perfect.”); the rantings of National Intelligence Director James Clapper (e.g., “The term ‘Muslim Brotherhood’ . . . is an umbrella term for a variety of movements, in the case of Egypt, a very heterogeneous group, largely secular, which has eschewed violence and has decried al-Qaeda as a perversion of Islam.”); and the absurdities of our NASA director (“When I became the NASA administrator . . . perhaps foremost, he [President Obama] wanted me to find a way to reach out to the Muslim world and engage much more with dominantly Muslim nations to help them feel good about their historic contribution to science.”) — to cite only a few examples from many.
At some point, someone in the administration is going to fathom that the more one seeks to appease radical Islam, the more the latter despises the appeaser.
These terrible attacks on the anniversary of 9/11 are extremely significant. They come right at a time when we are considering an aggregate $1 trillion cutback in defense over the next decade. They should give make us cautious about proposed intervention in Syria. They leave our Arab Spring policy in tatters, and the whole “reset” approach to the Middle East incoherent. They embarrass any who continue to contextualize radical Islamic violence. The juxtaposed chants of “Osama” and “Obama” in Egypt make a mockery of the recent “We killed Osama” spiking the football at the Democratic convention. And they remind us why 2012 is sadly looking a lot like 1980 — when in a similar election year, in a similarly minded administration, the proverbial chickens of four years of “smart” diplomacy tragically came home to roost.
We are in scary times. The horrific photos of Ambassador Stevens bring to mind memories of Mogadishu or Fallujah, and make us ask why were there not dozens, if not vastly more, Marines around him in his hour of need. By preemptively caving into radical Islam and not defending the U.S. Constitution and our traditions of protecting even uncouth expression, the Cairo embassy’s shameful communiqué only invited greater hostility by such manifest appeasement.
I’m afraid that a number of hostile entities abroad will be reviewing all this in the context of the last four years and surmising that this may be the best time, as in 1979–1980 (e.g., Russians in Afghanistan, Communist take-overs in Central America, the Chinese invading Vietnam, hostages in Tehran, etc.), to cash in their chips. Radical Islamists knew that their governments in Egypt and Libya either would not, or could not, do anything when they went after Americans; talk of radical defense cuts and American financial implosion may encourage others to take chances when in the past they would not have; there is trouble brewing in Asian waters over disputed territories and perceptions that the U.S., whether conventionally or even in the nuclear sense, is not quite the strong ally of Japan, Taiwan, South Korea, and the Philippines that it once was; when we snub the Israeli prime minister, after a long series of earlier slights, the message goes out to Tehran that the U.S. is not entirely sure that it will aid Israel in its coming time of crisis. And by now we have heard enough Cairo-like speeches, al Arabiya interviews, and seen enough bows to know that we can always find yet a new way to be culpable even for self-induced Middle East pathologies.
Note the recurrent theme: We always blame the wrong entities. We fault Netanyahu for making a supposed pest of himself for reminding us of Tehran’s nuclear progress. We go after the nuts who made the anti-Muslim movie rather than the far greater danger of bloodthirsty Islamists who would murder to deny all free speech. When a Major Hasan goes on his rampage, our chief of staff of the army immediately laments the danger to our diversity program. We fret that KSM might not get his civil trial, or a Mutallab his Miranda rights. As Coptics are targeted, we assure ourselves that the Muslim Brotherhood is secular, and on and on.
Le candidat républicain a-t-il fait un nouveau faux pas en s’attaquant directement au président Obama sur sa gestion des incidents meurtriers en Libye ? Mitt Romney n’a-t-il pas pris un trop grand risque en sortant de sa réserve et en quittant son terrain favori, l’économie, pour s’engouffrer tête baissée sur celui de la politique étrangère ? C’est ce que tend à croire une majorité de la presse américaine qui, mercredi 12 septembre, titrait de concert sur "l’isolement" de Romney.
"Après une flambée de critiques, la plupart des républicains à Washington, même parmi les critiques les plus virulents de Barack Obama, se sont joints aux démocrates pour dénoncer les violentes attaques contre les ambassades américaines en Egypte et en Libye, tout en résistant à la tentation de critiquer la réponse qu’y a apportée l’administration Obama", rapporte le New York Times. A l’instar du sénateur républicain du Kentucky, Mitch McConnell, qui a déclaré mercredi : "Nous rendons hommage aux Américains qui ont perdu la vie en Libye et affichons notre unité dans la réponse qu’il faut y apporter."
Ce message d’unité qu’est venu délivrer un parterre de républicains au Sénat est apparu en parfait contraste avec la ligne adoptée par leur candidat à la présidentielle, Mitt Romney. Dès mardi soir, sans attendre la fin de la trêve partisane imposée par les commémorations du 11-Septembre, le candidat républicain a qualifié de "honteuse" la réaction du gouvernement de Barack Obama aux attaques anti-américaines en Egypte et en Libye et l’a accusé de sympathies pour les extrémistes musulmans. "S’excuser des valeurs américaines n’est jamais la chose à faire", a-t-il ajouté, en référence à la condamnation par l’ambassade américaine au Caire du film à l’origine de ces violences. Sans se formaliser toutefois que le communiqué ait été publié avant même l’irruption des violences pour apaiser la rue égyptienne.
A lire en anglais sur la BBC, les réactions aux attaques des ambassades américaines au Caire et à Benghazi.
"DES ATTAQUES POLITICIENNES"
L’équipe de campagne de M. Obama a rapidement riposté aux critiques de M. Romney, son porte-parole Ben LaBolt lui reprochant de lancer des "attaques politiciennes" le jour d’un pareil drame, rapporte le site Politico. Le sénateur démocrate du Massachusetts, John Kerry, a appelé Mitt Romney à s’excuser pour ses commentaires qu’il a qualifiés d’irresponsables et insensibles. Pourtant, dans un nouveau message mercredi, le candidat républicain a réitéré ses attaques contre l’administration Obama, tout en se défendant des critiques exprimées par les démocrates. "La Maison Blanche a pris ses distances hier soir avec le communiqué [publié par l'ambassade américaine au Caire], assurant qu’il n’avait pas été validé à Washington. Cela montre les signaux ambigus que cette administration envoie au monde", a jugé M. Romney.
Lire : Aux Etats-Unis, les républicains exploitent l’attaque de Benghazi
La critique faite à Mitt Romney par les démocrates a été largement partagée par la presse américaine, qui a tiré à boulets rouges sur le candidat républicain, indique le Huffington Post. Sur la chaîne de télévision NBC, le journaliste Chuck Todd a qualifié ses déclarations d""irresponsables" et d’"erreur", rapporte le site Internet The Raw Story. Un autre journaliste de la chaîne, Lawrence O’Donnell, avait plus tôt estimé que le camp Romney aurait mieux fait de "ne rien dire car dans ces cas-là (…), la seule chose qui va attirer l’attention est de dire une chose stupide, ce qu’ils ont réussi à faire". Le journaliste du National Journal Ron Fournier a également qualifié ces attaques de "maladroites" et "inexactes". L’expert conservateur Erick Ericson, bien qu’en désaccord avec la réponse de Chuck Tood, a lui aussi appelé Mitt Romney à la prudence. Aux yeux de tous, le candidat Romney a parlé un peu trop vite.
"LE TEST DU CHEF DES ARMÉES"
"Le va-et-vient entre les camps Obama et Romney a constitué un rare échange partisan sur une crise de politique étrangère sur fond d’événements en cours et a mis en lumière l’intensité et les enjeux de la campagne à moins de deux mois du jour de l’élection", commente le New York Times. Cette crise intervient, en effet, à brule-pourpoint pour Mitt Romney, qui s’évertue à défendre son programme de politique étrangère, sérieusement attaqué par le camp démocrate, note encore le quotidien américain.
Il avait fait l’objet de virulentes critiques dans le camp démocrate, mais aussi de certains dans son camp, pour n’avoir pas fait mention de la guerre en Afghanistan ou des troupes américaines à l’étranger durant son discours à la convention républicaine de Tampa. Une occasion qu’avait saisie le camp Obama pour le présenter comme un candidat inexpérimenté et mal préparé pour devenir chef des armées.
"TIRER D’ABORD ET VISER ENSUITE"
Le candidat démocrate a d’ailleurs rapidement profité de la situation, estimant mercredi qu’"il y a une leçon à tirer de cette affaire : on dirait que le gouverneur Romney a tendance à tirer d’abord et viser ensuite". "En tant que président, l’une des choses que j’ai apprises est que l’on ne peut pas faire cela. Il est important de s’assurer que les déclarations que vous effectuez sont soutenues par les faits, et que vous avez pensé à toutes les conséquences avant de les prononcer", a poursuivi M. Obama dans un entretien à la chaîne CBS.
Pour le camp Obama, les attaques de Mitt Romney sont une nouvelle occasion de lui faire passer "le test du chef des armées", indique le Washington Post. Même si cette joute verbale en matière de politique étrangère ne devrait pas changer fondamentalement la donne d’une élection qui se joue sur le terrain économique. "Si les gens ne s’intéressent pas à la politique étrangère en tant que telle, ils veulent/ont besoin de voir que la personne qu’ils mettent à la Maison Blanche a le leadership pour représenter son pays sur la scène internationale", indique le quotidien.
Or, par ses attaques "empressées" et "hors-propos", Mitt Romney vient de se tirer une balle dans le pied, estime le site Buzzfeed. Les pontes républicains de la politique étrangère ont multiplié les critiques, rapporte le site américain. "C’est un désastre absolu, a ainsi commenté l’un d’entre eux. Nous voyons maintenant que c’est parce qu’ils sont incapables de parler efficacement de politique étrangère. C’est incroyable : quand ils décident de jouer sur ce terrain, ils bousillent tout."
Ne reste plus au camp Obama qu’à faire en sorte que tous gardent en mémoire une réaction qui n’a rien de "présidentielle", ajoute le Washington Post. Et de démontrer que, sur cette affaire comme en politique étrangère, Barack Obama demeure la personne la mieux placée. Comme le pensent déjà 51 % des électeurs sondés récemment par le Washington Post-ABC News.
Drew Westen is a professor of psychology at Emory University and the author of “The Political Brain: The Role of Emotion in Deciding the Fate of the Nation.”
Atlanta
It was a blustery day in Washington on Jan. 20, 2009, as it often seems to be on the day of a presidential inauguration. As I stood with my 8-year-old daughter, watching the president deliver his inaugural address, I had a feeling of unease. It wasn’t just that the man who could be so eloquent had seemingly chosen not to be on this auspicious occasion, although that turned out to be a troubling harbinger of things to come. It was that there was a story the American people were waiting to hear — and needed to hear — but he didn’t tell it. And in the ensuing months he continued not to tell it, no matter how outrageous the slings and arrows his opponents threw at him.
The stories our leaders tell us matter, probably almost as much as the stories our parents tell us as children, because they orient us to what is, what could be, and what should be; to the worldviews they hold and to the values they hold sacred. Our brains evolved to “expect” stories with a particular structure, with protagonists and villains, a hill to be climbed or a battle to be fought. Our species existed for more than 100,000 years before the earliest signs of literacy, and another 5,000 years would pass before the majority of humans would know how to read and write.
Stories were the primary way our ancestors transmitted knowledge and values. Today we seek movies, novels and “news stories” that put the events of the day in a form that our brains evolved to find compelling and memorable. Children crave bedtime stories; the holy books of the three great monotheistic religions are written in parables; and as research in cognitive science has shown, lawyers whose closing arguments tell a story win jury trials against their legal adversaries who just lay out “the facts of the case.”
When Barack Obama rose to the lectern on Inauguration Day, the nation was in tatters. Americans were scared and angry. The economy was spinning in reverse. Three-quarters of a million people lost their jobs that month. Many had lost their homes, and with them the only nest eggs they had. Even the usually impervious upper middle class had seen a decade of stagnant or declining investment, with the stock market dropping in value with no end in sight. Hope was as scarce as credit.
In that context, Americans needed their president to tell them a story that made sense of what they had just been through, what caused it, and how it was going to end. They needed to hear that he understood what they were feeling, that he would track down those responsible for their pain and suffering, and that he would restore order and safety. What they were waiting for, in broad strokes, was a story something like this:
“I know you’re scared and angry. Many of you have lost your jobs, your homes, your hope. This was a disaster, but it was not a natural disaster. It was made by Wall Street gamblers who speculated with your lives and futures. It was made by conservative extremists who told us that if we just eliminated regulations and rewarded greed and recklessness, it would all work out. But it didn’t work out. And it didn’t work out 80 years ago, when the same people sold our grandparents the same bill of goods, with the same results. But we learned something from our grandparents about how to fix it, and we will draw on their wisdom. We will restore business confidence the old-fashioned way: by putting money back in the pockets of working Americans by putting them back to work, and by restoring integrity to our financial markets and demanding it of those who want to run them. I can’t promise that we won’t make mistakes along the way. But I can promise you that they will be honest mistakes, and that your government has your back again.” A story isn’t a policy. But that simple narrative — and the policies that would naturally have flowed from it — would have inoculated against much of what was to come in the intervening two and a half years of failed government, idled factories and idled hands. That story would have made clear that the president understood that the American people had given Democrats the presidency and majorities in both houses of Congress to fix the mess the Republicans and Wall Street had made of the country, and that this would not be a power-sharing arrangement. It would have made clear that the problem wasn’t tax-and-spend liberalism or the deficit — a deficit that didn’t exist until George W. Bush gave nearly $2 trillion in tax breaks largely to the wealthiest Americans and squandered $1 trillion in two wars.
And perhaps most important, it would have offered a clear, compelling alternative to the dominant narrative of the right, that our problem is not due to spending on things like the pensions of firefighters, but to the fact that those who can afford to buy influence are rewriting the rules so they can cut themselves progressively larger slices of the American pie while paying less of their fair share for it.
But there was no story — and there has been none since.
In similar circumstances, Franklin D. Roosevelt offered Americans a promise to use the power of his office to make their lives better and to keep trying until he got it right. Beginning in his first inaugural address, and in the fireside chats that followed, he explained how the crash had happened, and he minced no words about those who had caused it. He promised to do something no president had done before: to use the resources of the United States to put Americans directly to work, building the infrastructure we still rely on today. He swore to keep the people who had caused the crisis out of the halls of power, and he made good on that promise. In a 1936 speech at Madison Square Garden, he thundered, “Never before in all our history have these forces been so united against one candidate as they stand today. They are unanimous in their hate for me — and I welcome their hatred.”
When Barack Obama stepped into the Oval Office, he stepped into a cycle of American history, best exemplified by F.D.R. and his distant cousin, Teddy. After a great technological revolution or a major economic transition, as when America changed from a nation of farmers to an urban industrial one, there is often a period of great concentration of wealth, and with it, a concentration of power in the wealthy. That’s what we saw in 1928, and that’s what we see today. At some point that power is exercised so injudiciously, and the lives of so many become so unbearable, that a period of reform ensues — and a charismatic reformer emerges to lead that renewal. In that sense, Teddy Roosevelt started the cycle of reform his cousin picked up 30 years later, as he began efforts to bust the trusts and regulate the railroads, exercise federal power over the banks and the nation’s food supply, and protect America’s land and wildlife, creating the modern environmental movement.
Those were the shoes — that was the historic role — that Americans elected Barack Obama to fill. The president is fond of referring to “the arc of history,” paraphrasing the Rev. Dr. Martin Luther King Jr.’s famous statement that “the arc of the moral universe is long, but it bends toward justice.” But with his deep-seated aversion to conflict and his profound failure to understand bully dynamics — in which conciliation is always the wrong course of action, because bullies perceive it as weakness and just punch harder the next time — he has broken that arc and has likely bent it backward for at least a generation.
When Dr. King spoke of the great arc bending toward justice, he did not mean that we should wait for it to bend. He exhorted others to put their full weight behind it, and he gave his life speaking with a voice that cut through the blistering force of water cannons and the gnashing teeth of police dogs. He preached the gospel of nonviolence, but he knew that whether a bully hid behind a club or a poll tax, the only effective response was to face the bully down, and to make the bully show his true and repugnant face in public.
In contrast, when faced with the greatest economic crisis, the greatest levels of economic inequality, and the greatest levels of corporate influence on politics since the Depression, Barack Obama stared into the eyes of history and chose to avert his gaze. Instead of indicting the people whose recklessness wrecked the economy, he put them in charge of it. He never explained that decision to the public — a failure in storytelling as extraordinary as the failure in judgment behind it. Had the president chosen to bend the arc of history, he would have told the public the story of the destruction wrought by the dismantling of the New Deal regulations that had protected them for more than half a century. He would have offered them a counternarrative of how to fix the problem other than the politics of appeasement, one that emphasized creating economic demand and consumer confidence by putting consumers back to work. He would have had to stare down those who had wrecked the economy, and he would have had to tolerate their hatred if not welcome it. But the arc of his temperament just didn’t bend that far.
The truly decisive move that broke the arc of history was his handling of the stimulus. The public was desperate for a leader who would speak with confidence, and they were ready to follow wherever the president led. Yet instead of indicting the economic policies and principles that had just eliminated eight million jobs, in the most damaging of the tic-like gestures of compromise that have become the hallmark of his presidency — and against the advice of multiple Nobel-Prize-winning economists — he backed away from his advisers who proposed a big stimulus, and then diluted it with tax cuts that had already been shown to be inert. The result, as predicted in advance, was a half-stimulus that half-stimulated the economy. That, in turn, led the White House to feel rightly unappreciated for having saved the country from another Great Depression but in the unenviable position of having to argue a counterfactual — that something terrible might have happened had it not half-acted.
To the average American, who was still staring into the abyss, the half-stimulus did nothing but prove that Ronald Reagan was right, that government is the problem. In fact, the average American had no idea what Democrats were trying to accomplish by deficit spending because no one bothered to explain it to them with the repetition and evocative imagery that our brains require to make an idea, particularly a paradoxical one, “stick.” Nor did anyone explain what health care reform was supposed to accomplish (other than the unbelievable and even more uninspiring claim that it would “bend the cost curve”), or why “credit card reform” had led to an increase in the interest rates they were already struggling to pay. Nor did anyone explain why saving the banks was such a priority, when saving the homes the banks were foreclosing didn’t seem to be. All Americans knew, and all they know today, is that they’re still unemployed, they’re still worried about how they’re going to pay their bills at the end of the month and their kids still can’t get a job. And now the Republicans are chipping away at unemployment insurance, and the president is making his usual impotent verbal exhortations after bargaining it away.
What makes the “deficit debate” we just experienced seem so surreal is how divorced the conversation in Washington has been from conversations around the kitchen table everywhere else in America. Although I am a scientist by training, over the last several years, as a messaging consultant to nonprofit groups and Democratic leaders, I have studied the way voters think and feel, talking to them in plain language. At this point, I have interacted in person or virtually with more than 50,000 Americans on a range of issues, from taxes and deficits to abortion and immigration.
The average voter is far more worried about jobs than about the deficit, which few were talking about while Bush and the Republican Congress were running it up. The conventional wisdom is that Americans hate government, and if you ask the question in the abstract, people will certainly give you an earful about what government does wrong. But if you give them the choice between cutting the deficit and putting Americans back to work, it isn’t even close. But it’s not just jobs. Americans don’t share the priorities of either party on taxes, budgets or any of the things Congress and the president have just agreed to slash — or failed to slash, like subsidies to oil companies. When it comes to tax cuts for the wealthy, Americans are united across the political spectrum, supporting a message that says, “In times like these, millionaires ought to be giving to charity, not getting it.”
When pitted against a tough budget-cutting message straight from the mouth of its strongest advocates, swing voters vastly preferred a message that began, “The best way to reduce the deficit is to put Americans back to work.” This statement is far more consistent with what many economists are saying publicly — and what investors apparently believe, as evident in the nosedive the stock market took after the president and Congress “saved” the economy.
So where does that leave us?
Like most Americans, at this point, I have no idea what Barack Obama — and by extension the party he leads — believes on virtually any issue. The president tells us he prefers a “balanced” approach to deficit reduction, one that weds “revenue enhancements” (a weak way of describing popular taxes on the rich and big corporations that are evading them) with “entitlement cuts” (an equally poor choice of words that implies that people who’ve worked their whole lives are looking for handouts). But the law he just signed includes only the cuts. This pattern of presenting inconsistent positions with no apparent recognition of their incoherence is another hallmark of this president’s storytelling. He announces in a speech on energy and climate change that we need to expand offshore oil drilling and coal production — two methods of obtaining fuels that contribute to the extreme weather Americans are now seeing. He supports a health care law that will use Medicaid to insure about 15 million more Americans and then endorses a budget plan that, through cuts to state budgets, will most likely decimate Medicaid and other essential programs for children, senior citizens and people who are vulnerable by virtue of disabilities or an economy that is getting weaker by the day. He gives a major speech on immigration reform after deporting more than 700,000 immigrants in two years, a pace faster than nearly any other period in American history.
The real conundrum is why the president seems so compelled to take both sides of every issue, encouraging voters to project whatever they want on him, and hoping they won’t realize which hand is holding the rabbit. That a large section of the country views him as a socialist while many in his own party are concluding that he does not share their values speaks volumes — but not the volumes his advisers are selling: that if you make both the right and left mad, you must be doing something right.
As a practicing psychologist with more than 25 years of experience, I will resist the temptation to diagnose at a distance, but as a scientist and strategic consultant I will venture some hypotheses.
The most charitable explanation is that he and his advisers have succumbed to a view of electoral success to which many Democrats succumb — that “centrist” voters like “centrist” politicians. Unfortunately, reality is more complicated. Centrist voters prefer honest politicians who help them solve their problems. A second possibility is that he is simply not up to the task by virtue of his lack of experience and a character defect that might not have been so debilitating at some other time in history. Those of us who were bewitched by his eloquence on the campaign trail chose to ignore some disquieting aspects of his biography: that he had accomplished very little before he ran for president, having never run a business or a state; that he had a singularly unremarkable career as a law professor, publishing nothing in 12 years at the University of Chicago other than an autobiography; and that, before joining the United States Senate, he had voted "present" (instead of "yea" or "nay") 130 times, sometimes dodging difficult issues.
A somewhat less charitable explanation is that we are a nation that is being held hostage not just by an extremist Republican Party but also by a president who either does not know what he believes or is willing to take whatever position he thinks will lead to his re-election. Perhaps those of us who were so enthralled with the magnificent story he told in “Dreams From My Father” appended a chapter at the end that wasn’t there — the chapter in which he resolves his identity and comes to know who he is and what he believes in.
Or perhaps, like so many politicians who come to Washington, he has already been consciously or unconsciously corrupted by a system that tests the souls even of people of tremendous integrity, by forcing them to dial for dollars — in the case of the modern presidency, for hundreds of millions of dollars. When he wants to be, the president is a brilliant and moving speaker, but his stories virtually always lack one element: the villain who caused the problem, who is always left out, described in impersonal terms, or described in passive voice, as if the cause of others’ misery has no agency and hence no culpability. Whether that reflects his aversion to conflict, an aversion to conflict with potential campaign donors that today cripples both parties’ ability to govern and threatens our democracy, or both, is unclear.
A final explanation is that he ran for president on two contradictory platforms: as a reformer who would clean up the system, and as a unity candidate who would transcend the lines of red and blue. He has pursued the one with which he is most comfortable given the constraints of his character, consistently choosing the message of bipartisanship over the message of confrontation.
But the arc of history does not bend toward justice through capitulation cast as compromise. It does not bend when 400 people control more of the wealth than 150 million of their fellow Americans. It does not bend when the average middle-class family has seen its income stagnate over the last 30 years while the richest 1 percent has seen its income rise astronomically. It does not bend when we cut the fixed incomes of our parents and grandparents so hedge fund managers can keep their 15 percent tax rates. It does not bend when only one side in negotiations between workers and their bosses is allowed representation. And it does not bend when, as political scientists have shown, it is not public opinion but the opinions of the wealthy that predict the votes of the Senate. The arc of history can bend only so far before it breaks.
This article has been revised to reflect the following correction:
Correction: August 14, 2011
An opinion essay on Aug. 7 about President Obama’s leadership and principles referred incorrectly to the number of deportations under his presidency. More than 700,000 immigrants were deported during Mr. Obama’s first two years in office; it is not the case that a million immigrants were deported in 2010, the year Mr. Obama gave a speech on immigration reform. Also, a larger number of deportations occurred over the two terms of George W. Bush, Mr. Obama’s predecessor; Mr. Obama has not overseen more deportations than any other president.
About a year ago I and a number of others were engaged in broadcasting literary programmes to India, and among other things we broadcast a good deal of verse by contemporary and near-contemporary English writers — for example, Eliot, Herbert Read, Auden, Spender, Dylan Thomas, Henry Treece, Alex Comfort, Robert Bridges, Edmund Blunden, D. H. Lawrence. Whenever it was possible we had poems broadcast by the people who wrote them. Just why these particular programmes (a small and remote out-flanking movement in the radio war) were instituted there is no need to explain here, but I should add that the fact that we were broadcasting to an Indian audience dictated our technique to some extent. The essential point was that our literary broadcasts were aimed at the Indian university students, a small and hostile audience, unapproachable by anything that could be described as British propaganda. It was known in advance that we could not hope for more than a few thousand listeners at the most, and this gave us an excuse to be more ‘highbrow’ than is generally possible on the air.
Since I don’t suppose you want to fill an entire number of P.R. (Partisan Review) with squalid controversies imported from across the Atlantic, I will lump together the various letters you have sent on to me (from Messrs Savage, Woodcock and Comfort), as the central issue in all of them is the same. But I must afterwards deal separately with some points of fact raised in various of the letters.
Pacifism. Pacifism is objectively pro-Fascist. This is elementary common sense. If you hamper the war effort of one side you automatically help that of the other. Nor is there any real way of remaining outside such a war as the present one. In practice, ‘he that is not with me is against me’. The idea that you can somehow remain aloof from and superior to the struggle, while living on food which British sailors have to risk their lives to bring you, is a bourgeois illusion bred of money and security. Mr Savage remarks that ‘according to this type of reasoning, a German or Japanese pacifist would be “objectively pro-British”.’ But of course he would be! That is why pacifist activities are not permitted in those countries (in both of them the penalty is, or can be, beheading) while both the Germans and the Japanese do all they can to encourage the spread of pacifism in British and American territories. The Germans even run a spurious ‘freedom’ station which serves out pacifist propaganda indistinguishable from that of the P.P.U. They would stimulate pacifism in Russia as well if they could, but in that case they have tougher babies to deal with. In so far as it takes effect at all, pacifist propaganda can only be effective against those countries where a certain amount of freedom of speech is still permitted; in other words it is helpful to totalitarianism.
I am not interested in pacifism as a ‘moral phenomenon’. If Mr Savage and others imagine that one can somehow ‘overcome’ the German army by lying on one’s back, let them go on imagining it, but let them also wonder occasionally whether this is not an illusion due to security, too much money and a simple ignorance of the way in which things actually happen. As an ex-Indian civil servant, it always makes me shout with laughter to hear, for instance, Gandhi named as an example of the success of non-violence. As long as twenty years ago it was cynically admitted in Anglo-Indian circles that Gandhi was very useful to the British government. So he will be to the Japanese if they get there. Despotic governments can stand ‘moral force’ till the cows come home; what they fear is physical force. But though not much interested in the ‘theory’ of pacifism, I am interested in the psychological processes by which pacifists who have started out with an alleged horror of violence end up with a marked tendency to be fascinated by the success and power of Nazism. Even pacifists who wouldn’t own to any such fascination are beginning to claim that a Nazi victory is desirable in itself. In the letter you sent on to me, Mr Comfort considers that an artist in occupied territory ought to ‘protest against such evils as he sees’, but considers that this is best done by ‘temporarily accepting the status quo’ (like Déat or Bergery, for instance?). a few weeks back he was hoping for a Nazi victory because of the stimulating effect it would have upon the arts:
As far as I can see, no therapy short of complete military defeat has any chance of re-establishing the common stability of literature and of the man in the street. One can imagine the greater the adversity the greater the sudden realization of a stream of imaginative work, and the greater the sudden katharsis of poetry, from the isolated interpretation of war as calamity to the realization of the imaginative and actual tragedy of Man. When we have access again to the literature of the war years in France, Poland and Czechoslovakia, I am confident that that is what we shall fined. (From a letter to Horizon.)
I pass over the money-sheltered ignorance capable of believing that literary life is still going on in, for instance, Poland, and remark merely that statements like this justify me in saying that our English pacifists are tending towards active pro-Fascism. But I don’t particularly object to that. What I object to is the intellectual cowardice of people who are objectively and to some extent emotionally pro-Fascist, but who don’t care to say so and take refuge behind the formula ‘I am just as anti-fascist as anyone, but—’. The result of this is that so-called peace propaganda is just as dishonest and intellectually disgusting as war propaganda. Like war propaganda, it concentrates on putting forward a ‘case’, obscuring the opponent’s point of view and avoiding awkward questions. The line normally followed is ‘Those who fight against Fascism go Fascist themselves.’ In order to evade the quite obvious objections that can be raised to this, the following propaganda-tricks are used:
The Fascizing processes occurring in Britain as a result of war are systematically exaggerated.
The actual record of Fascism, especially its pre-war history, is ignored or pooh-poohed as ‘propaganda’. Discussion of what the world would actually be like if the Axis dominated it is evaded.
Those who want to struggle against Fascism are accused of being wholehearted defenders of capitalist ‘democracy’. The fact that the rich everywhere tend to be pro-Fascist and the working class are nearly always anti-Fascist is hushed up.
It is tacitly pretended that the war is only between Britain and Germany. Mention of Russia and China, and their fate if Fascism is permitted to win, is avoided. (You won’t find one word about Russia or China in the three letters you sent to me.)
Now as to one or two points of fact which I must deal with if your correspondents’ letters are to be printed in full.
My past and present. Mr Woodcock tries to discredit me by saying that (a) I once served in the Indian Imperial Police, (b) I have written article for the Adelphi and was mixed up with the Trotskyists in Spain, and (c) that I am at the B.B.C. ‘conducting British propaganda to fox the Indian masses’. With regard to (a), it is quite true that I served five years in the Indian Police. It is also true that I gave up that job, partly because it didn’t suit me but mainly because I would not any longer be a servant of imperialism. I am against imperialism because I know something about it from the inside. The whole history of this is to be found in my writings, including a novel (Burmese Days) which I think I can claim was a kind of prophecy of what happened this year in Burma. (b) Of course I have written for the Adelphi. Why not? I once wrote an article for a vegetarian paper. Does that make me a vegetarian? I was associated with the Trotskyists in Spain. It was chance that I was serving in the P.O.U.M. militia and not another, and I largely disagreed with the P.O.U. M. ‘line’ and told its leaders so freely, but when they were afterwards accused of pro-Fascist activities I defended them as best it could. How does this contradict my present anti-Hitler attitude? It is news to me that Trotskyists are either pacifists or pro-Fascists. (c) Does Mr Woodcock really know what kind of stuff I put out in the Indian broadcasts? He does not — though I would be quite glad to tell him about it. He is careful not to mention what other people are associated with these Indian broadcasts. One for instance is Herbert Read, whom he mentions with approval. Others are T. S. Eliot, E. M. Forster, Reginald Reynolds, Stephen Spender, J. B. S. Haldane, Tom Wintringham. Most of our broadcasters are Indian left-wing intellectual, from Liberals to Trotskyists, some of them bitterly anti-British. They don’t do it to ‘fox the Indian masses’ but because they know what a Fascist victory would mean to the chances of India’s independence. Why not try to find out what I am doing before accusing my good faith?
‘Mr Orwell is intellectual-hunting again’ (Mr Comfort). I have never attacked ‘the intellectuals’ or ‘the intelligentsia’ en bloc. I have used a lot of ink and done myself a lot of harm by attacking the successive literary cliques which have infested this country, not because they were intellectuals but precisely because they were not what I mean by true intellectuals. The life of a clique is about five years and I have been writing long enough to see three of them come and two go — the Catholic gang, the Stalinist gang, and the present pacifist or, as they are sometimes nicknamed, Fascifist gang. My case against all of them is that they write mentally dishonest propaganda and degrade literary criticism to mutual arse-licking. But even with these various schools I would differentiate between individuals. I would never think of coupling Christopher Dawson with Arnold Lunn, or Malraux with Palme Dutt, or Max Plowman with the Duke of Bedford. And even the work of one individual can exist at very different levels. For instance Mr Comfort himself wrote one poem I value greatly (‘The Atoll in the Mind’), and I wish he would write more of them instead of lifeless propaganda tracts dressed up as novels. But his letter he has chosen to send you is a different matter. Instead of answering what I have said he tries to prejudice an audience to whom I am little known by a misrepresentation of my general line and sneers about my ‘status’ in England. (A writer isn’t judged by his ‘status’, he is judged by his work.) That is on a par with ‘peace’ propaganda which has to avoid mention of Hitler’s invasion of Russian, and it is not what I mean by intellectual honesty. It is just because I do take the function of the intelligentsia seriously that I don’t like the sneers, libels, parrot phrased and financially profitable back-scratching which flourish in our English literary world, and perhaps in yours also.
1942
THE END
____BD____
George Orwell: ‘Pacifism and the War’
First published: Partisan Review. — GB, London. — August-September 1942.
Reprinted:
— ‘The Collected Essays, Journalism and Letters of George Orwell’. — 1968.