
La ‘désacralisation’ du temple muséal attire, du reste, comme une nuée de mouches, les célèbres marchands dudit temple: que penser, par exemple, de l’éviction de la librairie-carterie RMN, exilée en un lieu moins stratégique de la galerie, par un Starbucks Coffee avec alibi de « café littéraire »? À quand l’installation d’un McDonald’s? Communiqué CFDT (2007)
Un McDo au Louvre: le monde s’insurge, la France reste muette? Le Post
Henri Loyrette, président du musée du Louvre, soucieux, lui, de l’image du plus beau musée du monde jusqu’à Abu Dhabi, n’avait qu’un mot à dire pour empêcher que des effluves de frites flottent jusque sous le nez de la Joconde. Il en a décidé autrement. Bernard Hasquenoph (Louvre pour tous, 27.09.2009)
Cette haute galerie en pierre de Bourgogne et en béton blanc – “le lieu unique d’une rencontre réussie entre culture, tourisme, histoire et shopping” clame la publicité – a été ouverte en 1993 et, pour ne pas nuire à l’image du musée, ne devait accueillir à l’origine que des boutiques de luxe ou à vocation culturelle.
Les marchands et les commentateurs n’ont pas à occuper avec tant d’insistance les abords du temple… on n’éveille pas la curiosité pour l’art à travers les cafétérias et une sous-culture de pacotille… Le Louvre est un palais ; on n’a pas à le faire précéder d’un mélange de drugstore et d’aéroport. Bruno Foucart (historien)
On notera que ceux qui faisaient la queue dans la galerie commerciale pour avoir accès au musée, plutôt que se précipiter dans les boutiques, n’avaient en tête que de voir les trésors exposés, choisissant d’emblée le temple plutôt que ses marchands. Virgin, par exemple, connut une fréquentation très moyenne. Sain réflexe de cette multitude curieuse de tout qui comptait bien s’en jeter plein les mirettes”. L’HUMANITÉ (jour de l’ouverture gratuite au public de la nouvelle aile Richelieu du Louvre, novembre 1993)
A l’heure où, grâce à nos amis progressistes norvégiens, il faut bien se frotter les yeux quand on lit sa presse du matin (non, vous n’êtes pas en 1938 ou sur le site satirique Onion) …
Même si la satisfaction reste grande d’avoir échappé au retour du cirque Bétancourt ou, pour les tyrans de la planète, à tous ces dissidents chinois qui attendront bien gentiment leur tour …
Nouvel exemple de cette pathétique incapacité de nos élites culturelles à la Polanski ou Mitterrand et de Hollywood à la Rive gauche à accepter la loi commune …
Avec cette non moins pathétique indignation de nos gardiens du temple devant le manque de réaction dans le 2e marché mondial de la restauration rapide face à l’annonce, en ce 30e anniversaire de l’arrivée de McDonald’s au pays de Bocuse et du Guide Michelin mais aussi après un long purgatoire de 15 ans de Disney au Louvre, de l’installation de leur prochain restaurant dans le saint des saints de la haute culture.
Ainsi ce communiqué de la CFDT, qui, à l’occasion de l’arrivée au Louvre de Starbucks (“le McDo du café“) il y a trois ans, s’inquiétait déjà de la “Disneylandisation” de la culture française et même (dans sa singulière préscience) de l’éventualité de l’arrivée de McDonald’s …
Après Atlanta, Abou Dhabi, et bientôt Shangaï, Saô Paulo…
Non à la “Disneylandisation” de la Culture!
CFDT-Culture
Paris, le 29 janvier 2007
L’ambition culturelle du moment du Ministre/VRP de la Culture, c’est de transformer les grands musées et les monuments historiques en parcs à thèmes. Il faut être lucide : le musée du Louvre est le « number one » de ces parcs à thèmes d’un nouveau genre : entre le parcours Joconde-
Milo-Samothrace, et celui du Da Vinci Code, il n’a rien a envier à son condisciple de Marne la Vallée/Chessy. D’ailleurs tout comme Disneyland Paris (12 millions de visiteurs annuels) le musée du Louvre reste le plus fréquenté du monde. II a accueilli 8,3 millions de visiteurs en 2006, contre 7,5 millions un an auparavant.
On est franchement passé à l’ère de l’industrie touristique culturelle (la CFDT-Culture dénonçait déjà cette dérive en janvier 2005) et il s’agit de satisfaire le client par des « produits » adaptés qui puissent générer des revenus considérables. Quant aux « petits » musées et autres monuments historiques, c’est au prétexte que ces lieux seraient autrement condamnés à disparaître que l’on justifie la politique de « mise en exploitation touristique » actuelle des lieux culturels.
La « touristification » de la culture pourrait passer pour une évolution éminement démocratique et anti-élitiste, permettant au plus grand nombre d’avoir accès au beau et à l’exceptionnel. Mais pourquoi a-t-on l’impression qu’un nivellement par le bas s’opère dans la sphère culturelle ? Parce que le résultat en est une réduction de l’institution culturelle à quelques œuvres emblématiques, iconisées, comme la Joconde, ou même à un unique symbole architectural: la pyramide, voire à ce simple label «Louvre» frauduleusement américanisé: «I LVuvre Atlanta™», comme le proclame sottement un Tshirt promotionnel à la distribution enlisée dans les sables d’une communication calamiteuse. La « désacralisation » du temple muséal attire, du reste, comme une nuée de mouches, les célèbres marchands dudit temple : que penser, par exemple, de l’éviction de la librairie-carterie RMN, exilée en un lieu moins stratégique de la galerie, par un Starbucks Coffee avec alibi de « café littéraire »? À quand l’installation d’un McDonald’s ? Mais le Louvre n’est pas le seul à avoir cette ambition « de la touristique de masse », Beaubourg (à Shangaï ?), Rodin (à Saô Paulo?), Versailles, Orsay, Branly… tous les grands musées sont entrés dans la course et ont les mêmes espoirs…
On est très loin de l’esprit de Malraux, de la richesse et de la diversité des missions primordiales du ministère de la Culture. Pourquoi s’étonner, alors, que l’opposition au projet d’Abou Dhabi rassemble à ce jour plus de 3 000 noms du monde de l’art, conservateurs, historiens d’art ou personnels de musées, français, mais aussi britanniques, russes, américains, brésiliens, etc. ?
Abou Dhabi : combat d’arrière-garde ?
De quoi s’agit-il ? De louer des œuvres sous franchise de la marque « Louvre™ » (pourquoi pas ? voir ci-dessus !), pour une vingtaine d’années, à l’émirat d’Abou Dhabi contre espèces sonnantes et trébuchantes. Un des arguments de l’administration ministérielle est de gagner, à travers cette franchisation et cette location, les moyens financiers de sauvegarde des collections et de fonctionnement des musées français.
Pour l’aspect contractuel entre les deux pays, on peut s’inquiéter du statut encore mal défini de l’antenne d’Abou Dhabi qui pourrait être régie par la loi islamique, comme l’est déjà la collection du prince du Qatar (poursuivi pour fraudes), confisquée parce que considérée comme bien de main morte.
Quant à la sauvegarde des collections, on sait ce qu’il en est de l’Hermitage, dépouillé de l’âme même de ses collections pour assurer les salaires de son personnel… Craignons que ce ruineux « mécénat » d’un nouveau genre ne tende à se substituer au budget de l’État ! Et ajoutons que nos éminents gouvernants et administrateurs, qui prennent ces décisions en catimini, sans la moindre concertation préalable, usurpent d’insupportable manière les prérogatives du peuple souverain détenteur de ce patrimoine, en en faisant commerce.
Il faut vigoureusement protester contre l’introduction du payant là où régnait la collaboration savante et la gratuité. Jusqu’à ce jour, en effet, les échanges entre institutions culturelles reposaient sur une saine entente autour de prêts gratuits — et réciproques — liés à un projet scientifique.
Les projets scientifiques dans le ” Louvre Atlanta ” ou même le ” Louvre Abou Dhabi ” ne vont-ils pas devenir rapidement l’alibi d’opérations purement commerciales ? Quant à nos impécunieux musées (puisqu’ils ont tant besoin de mécènes), craignons qu’ils ne puissent bientôt plus financer d’expositions si, au coût d’assurance et de transport des œuvres, s’ajoute le prix de leur location…
Location derrière laquelle pourraient bientôt se profiler des projets de vente… Qui n’a entendu dire que les réserves des musées regorgent d’oeuvres. Ces œuvres non exposées, à quoi servent-elles ? Ne coûtent-elles pas finalement trop cher en frais de conservation ou de restauration ? Ne sont-ce pas des chefs d’œuvre injustement soustraits à la contemplation du public-contribuable qui y a droit? Ne s’agit-il pas d’oeuvres secondaires dont l’État pourrait bien «faire l’économie»?…
Derrière ces propos contradictoires qui fleurissent en tous médias se manifeste la même méconnaissance de l’histoire de l’art et du rôle de conservation des musées qui, l’une et les autres, ne se limitent pas aux chefs d’œuvres. Ces propos dénotent aussi l’ignorance — feinte peut-être — de l’évolution du goût et, par conséquent, de la cote des œuvres sur le marché.
Faut-il rappeler ici le rachat à prix d’or d’œuvres précédemment ” bradées ” par certains musées de France ? Plus positivement, l’actuelle et très pertinente exposition ” Orangerie, 1934 : les peintres de la réalité ” met en exergue cette évolution en évoquant la redécouverte, qui ne date que de l’Entre-Deux-Guerres, d’un peintre aussi important que Georges de La Tour…
Mais il s’agit « de faire circuler des œuvres et d’entretenir un commerce intellectuel » avec tous les pays, sans exclusive, rétorquent les tenants du projet. Argument imparable ! Outre que les prêts entre musées se pratiquent depuis des décennies dans la plus grande clarté (cohérence intellectuelle du projet d’exposition, sécurité et protection des œuvres transportées, limitation de la durée des prêts), on voit mal ce que ces projets pharaoniques apportent de plus à la circulation des biens culturels ; on voit bien, par contre, les risques qu’ils leur feraient courir.
Pendant ce temps, quelle sera la déception, puis, peut-être, la désertion des touristes et des visiteurs du Louvre fatigués de contempler des cimaises mitées de petits cartons expliquant l’absence, pour raison commerciale, de l’œuvre attendue ?
Cette glissade des institutions museales vers la ” Disneylandisation ” est une étape supplémentaire du désengagement de l’État. D’aucuns y voient l’avènement d’une “nouvelle politique culturelle” française, mais le sujet, fondamental, ne saurait se passer d’un débat public, et de la large concertation dont ce ministère — et ce gouvernement — semblent décidément incapables.
La CFDT-Culture mettra tout en œuvre pour que le ministère renonce à « disneylandiser » la Culture pour en revenir à la réalité de ses missions : conservation, valorisation (qui n’est pas commercialisation!), mise à disposition du public.
Voir aussi:
McDonald’s entre au Louvre
Un fast-food va entrer dans le temple de la culture du pays de la « haute gastronomie ». Une « faute de goût » que dénoncent associations et presse internationale.
Benoit Hasse
Le Parisien
07.10.2009
Pour les puristes, c’est une nouvelle difficile à avaler. D’ici à la fin de l’année, McDonald’s va ouvrir un nouvel établissement parisien… au Louvre. La chaîne de restauration rapide dont l’image de marque est aussi éloignée de celle du Louvre que la statue du clown McDonald’s l’est de la « Vénus de Milo » ne s’installera évidemment pas dans la partie « muséale » du prestigieux site.
Le nouveau restaurant sera construit un peu plus loin, dans le Carrousel du Louvre, attenant au musée. Ce centre commercial souterrain (situé entre le parking des Tuileries et le hall d’entrée du Louvre sous la pyramide) accueille déjà de nombreuses enseignes grand public et plusieurs restaurants rapides. Le McDonald’s s’installera dans l’espace restauration du Carrousel, actuellement en pleine réfection, sur une terrasse qui surplombe le grand hall Charles-V bordé par les anciennes fortifications du Louvre. Cet espace est totalement distinct du musée.
« La première chose que les visiteurs verront, ce sera le M de McDo »
Il n’empêche. La prochaine installation du McDo choque tous les amoureux du Louvre. D’autant plus qu’un projet de réaménagement du Grand Louvre (lancé il y a deux ans par Christine Albanel) prévoit d’ici à 2017 la création d’une nouvelle entrée par le hall Charles-V qui sera réservée aux groupes. « Quand ce sera fait, la première chose que les visiteurs verront en entrant au Louvre, ce sera le M de McDo », grince un défenseur du musée en s’étonnant du manque de réaction des amoureux de l’art.
Dès lundi, un site Internet parisien (Louvre pour tous) a qualifié l’arrivée du McDo de « faute de goût ». Mais c’est dans la presse étrangère que les critiques ont été les plus « saignantes ». Le « Daily Telegraph » de Londres mais aussi des journaux italiens, norvégiens, russes, américains se sont étonnés de l’installation d’un fast-food dans le temple de la culture du pays de la haute gastronomie. « Aujourd’hui, McDonald’s. Et demain des magasins de fringues low-cost ? » au musée, interroge un expert cité par le « Daily Telegraph ».
Pour l’instant, dans la galerie du Carrousel, la nouvelle suscite moins d’émotion chez les visiteurs. « Il y a déjà plusieurs snacks dans cette galerie, commente un touriste attablé devant une assiette de frites. J’ai vu un Starbuck en bas. Alors pourquoi pas un McDo ? » « L’arrivée d’un fast-food n’est pas appréciée par les professionnels, complète une étudiante de l’Ecole du Louvre installée dans le Carrousel. Le plus surprenant dans ce projet, c’est qu’il y a déjà un McDo, sur la rue de Rivoli, à moins de 50 m d’ici. Pourquoi en rajouter un ? »
Hier, la direction du Louvre n’a fait aucun commentaire sur le sujet. « Le Carrousel est un espace totalement privé, sans rapport avec le musée. Le Louvre n’a pas à se prononcer sur les choix du gestionnaire », se contentait d’indiquer une porte-parole.
Voir également:
McDonald’s fête ses 30 ans an France, oubliée la malbouffe
Le Parisien
28.08.2009
Longtemps symbole de la malbouffe en France, McDonald’s, qui fête ses 30 ans dans l’Hexagone, a partiellement réussi à se débarrasser de sa mauvaise image, la filiale française devenant même l’une des plus rentables de l’enseigne américaine.
“Les Français viennent moins chez nous que dans d’autres pays, mais ils consomment beaucoup à chaque visite”, explique Eric Gravier, l’un des vice-présidents de la filiale française.
Le ticket de caisse moyen est le plus élevé au monde, à plus de 10 euros contre 3 aux Etats-Unis, ce qui fait de la France le deuxième pays le plus rentable derrière les Etats-Unis.
Cette performance devrait se vérifier cette année. Après avoir vu ses ventes progresser de plus de 11% en 2008 à 3,3 milliards d’euros, la filiale française table sur environ +10% en 2009.
McDonald’s revient de loin. Il y a une dizaine d’années, il était perçu par de nombreux Français comme le symbole de la malbouffe. En 1999, la Confédération Paysanne “démontait” un McDonald’s à Millau (Aveyron). En 2000, l’enseigne était la cible de plusieurs attentats en Bretagne, dont celui de Quévert, qui coûta la vie à une employée.
Dix ans après, McDo est passé de 400 à 1.200 établissements et accueille plus d’un million de consommateurs chaque jour dans ses restaurants.
“Ce pays n’a pas de tradition de fast-food et les barrières étaient difficiles à franchir. Nous nous sommes adaptés en développant des restaurants plus haut de gamme”, explique le PDG Jean-Pierre Petit.
Cette réussite s’explique aussi par d’intenses efforts de communication.
“José Bové et la crise de la vache folle nous ont bousculés. On s’est mis à communiquer sur notre entreprise, sur la nutrition, sur l’environnement”, souligne M. Gravier.
Les investissements en communication de McDo France ont représenté 4% du chiffre d’affaires, soit plus de 130 millions en 2008.
En 2001, en pleine tourmente, la filiale française joue la provocation en installant un stand au salon de l’agriculture. Elle innove quelques années plus tard en proposant des salades, des fruits frais et affiche le nombre de calories sur les produits.
McDo a beaucoup misé sur ces produits . “Ils ne représentent que 15 à 20% de nos ventes car l’essentiel se fait toujours sur des produits classiques mais ils sont très importants en terme d’image”, souligne M. Petit.
“McDo a été très précurseur sur cette question alors que beaucoup de leurs concurrents misaient encore sur le goût ou le plaisir”, explique Raphaël Berger, du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). “Cela a attiré la clientèle féminine”.
Aujourd’hui l’américain mise sur le développement durable en recyclant notamment une partie de ses huiles usagées.
Et, quitte à transgresser les règles du fast-food, il n’exclut pas le service à table “en test dans une dizaine d’établissements pour s’adapter notamment au vieillissement de la clientèle”, selon M. Petit.
L’absence de réels concurrents explique aussi le succès du modèle français. Burger King s’est retiré du marché en 1996 et Quick ne compte qu’un peu plus de 300 établissements. Quant à Starbucks, McDonald’s a lancé les hostilités en créant le concept du McCafé, actuellement présent dans une cinquantaine d’établissements.
La restauration française bon marché, comme les restaurants ouvriers, n’a pas su s’adapter, estime pour sa part José Bové: “alors que l’Italie défend sa pizza et l’Espagne ses tapas, elle n’a pas été capable d’évoluer et les politiques n’ont pas su la protéger”, regrette-t-il.
Voir enfin:
McDonald’s restaurants to open at the Louvre
It is a move which has managed to get both France’s art lovers and gastronomes choking on their Gitanes.
Henry Samuel in Paris
04 Oct 2009
Lovers of France’s two great symbols of cultural exception – its haute cuisine and fine art – are aghast at plans to open a McDonald’s restaurant and McCafé in the Louvre museum next month.
America’s fast food temple is celebrating its 30th anniversary in France with a coup -the opening of its 1,142nd Gallic outlet a few yards from the entrance to the country’s Mecca of high art and the world’s most visited museum.
Fries with the Colosseum?
The chain faces a groundswell of discontent among museum staff, many already unhappy about the Louvre lending its name and works to a multi-million pound museum project in Abu Dhabi.
“This is the last straw,” said one art historian working at the Louvre, who declined to be named. “This is the pinnacle of exhausting consumerism, deficient gastronomy and very unpleasant odours in the context of a museum,” he told the Daily Telegraph.
Didier Rykner, head of The Art Tribune website found the idea “shocking”.
“I’m not against eating in a museum but McDonald’s is hardly the height of gastronomy,” he said, adding that it was a worrying mixture of art and consumerism. “Today McDonald’s, tomorrow low-cost clothes shops,” he said.
McDonald’s confirmed that a restaurant will open next month. The Louvre confirmed it will be positioned in the underground approach to the Louvre, known as the Carrousel du Louvre.
The stonewalled gallery was opened in 1993, five years after the famous Louvre pyramid. The Carrousel’s initial remit stipulated that its “commercial activities will be regulated and restricted to cultural or tourist activities”.
The Louvre has the right to protest against boutiques it considers fail to meet such criteria. However, the museum told the Daily Telegraph it had agreed to a “quality” McCafé and a McDonald’s in place by the end of the year, which it said was “is in line with the museum’s image”.
“The Louvre welcomes the fact that the entirety of visitors and customers, French or foreign, can enjoy such a rich and varied restaurant offer, whether in the museum area or gallery,” the museum said in a statement.
The McDonald’s would represent the “American” segment ” of a new “food court”, and would be situated “among (other) world cuisines and coffee shops,” it wrote.
It added that the franchise owner “has taken the utmost care in ensuring the quality of the project, both in culinary and aesthetic terms”.
Louvre Pour Tous, a website whose aim is to “inform and defend” museum visitors, said: “Henri Loyrette, president of the Louvre museum just had to say one word to stop the whiff of French fries from wafting past the Mona Lisa’s nose. He chose otherwise.”
There was already an outcry last year when Starbucks opened a café perilously close to the Right bank museum’s entrance. Employees and art aficionados sent management a petition in protest; the café opened regardless but was asked to provide a cultural corner of brochures and catalogues as a placatory measure.
“Starbucks was bad enough but McDonald’s is worse,” said the Louvre art historian.
A new ticket hall is due to be built in the next three years by the site of the new McDonald’s to cope with the eight million annual visitors.
“Once this happens, the first thing visitors will likely see when they arrive are big golden arches,” he said.
Many in France view “McDo” as the Trojan horse of globalisation and the scourge of local produce and long lunches.
José Bové, the mustachioed anti-GM crusader shot to fame after bulldozing a McDonald’s in 1999 to protest against malbouffe (junk food).
However, even if there were a last-minute u-turn at the Louvre, statistics suggest the battle of Le Big Macs has already been lost. France has become McDonald’s biggest market in the world outside of the US, according to the chain. While business in traditional brasseries and bistros is in freefall, the fast food group opened 30 new outlets last year in France and welcomed 450 million customers – up 11 per cent on the previous year.
Publié par jcdurbant
J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant.
Publié par jcdurbant 
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