« Mariage homosexuel »: Attention, une religion peut en cacher une autre! (Religion has no place in politics)

En l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste. Pie XII (Constitution dogmatique Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950)
Nous soutenons la famille – la définition biblique de l’unité familiale. Dan Cathy (PDG de Chick-fill-A)
Les valeurs de Chick-fil-A ne sont pas les valeurs de Chicago. Rahm Imanuel
Pour celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience (…) Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère. Cardinal André Vingt-Trois (président de la Conférence des évêques de France)
The irony of the gay marriage debate is that traditionalists are making arguments based on reason and nature, while secular culture is now largely irrational in spite of its trumpeting of reason, as the severing of faith and reason has led to a nihilism wherein the greatest good is the fulfillment of whatever desires among consenting adults. Is that all reason can really say, that anything one wants goes as long as no one else gets hurt? Leroy Huizenza

Attention: une religion peut en cacher une autre!

Etranges temps en effet que les nôtres …

Où contre la nouvelle religion et la nouvelle irrationalité  désormais planétaire du n’importe quoi

Et des maitres démagogues qui s’en servent pour appâter le gogo …

Seuls osent encore s’élever une chaine de fast food au poulet

Ou une Eglise s’obstinant à défendre, en une fête d’un autre âge, des dogmes aussi peu non-bibliques que la prière des saints, la virginité éternelle ou l’élèvation au ciel de la mère du Christ dite « Mère de Dieu » …

Les évêques de l’Eglise catholique de France appellent à prier contre le mariage gay le 15 août

nicolas

Blogdei

le 7 août 2012

Ndlr: Rappelons à nos amis Catholiques que la Bible défend expressément d’adresser des prières à des défunts et que le culte de la Vierge Marie est étranger à l’Evangile, tel qu’enseigné par Jésus et ses premiers disciples. Précisons que Marie a eu d’autres enfants, comme nous le prouvons ici par la Bible et que ce mythe et cette fixation sur la virginité sont une survivance du paganisme ancien infiltré dans l’Eglise de Rome. Cette conception de la virginité « sacrée » est totalement étrangère à la Bible dans son ensemble, qui pointe uniquement le Messie Jésus-Christ, Sa personne et Son message…

Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, a rédigé une prière nationale pour mobiliser les catholiques contre le projet de texte de loi autorisant le mariage homosexuel. Cette missive a été transmise à tous les diocèses de l’Hexagone afin d’être reprise dans les paroisses, notamment pour l’Assomption. Une démarche inédite.

« Compte tenu de la situation et des probables projets législatifs du gouvernement sur la famille, il me semble opportun de donner un signe national à l’occasion du 15 août qui rassemble des foules de catholiques à travers le pays (…) L’unité de la formule devrait faire signe et on peut espérer que certains de nos fidèles seront sensibilisés, même parmi des parlementaires… », explique ainsi le cardinal dans sa lettre jointe à la prière, retranscrite sur le site L’Evangile de la vie. « Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir transmettre cette proposition à vos curés et de leur demander de l’utiliser en insistant sur l’impact d’une formule unique à l’échelon national.

————

Texte complet de la prière

Frères et Soeurs,

En ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l’intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays :

1. En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l’avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables.

2. Pour celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience

3. Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soient un signe de la fidélité de l’amour.

4. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.

Seigneur notre Dieu, nous te confions l’avenir de notre pays. Par l’intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l’épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.

Voir aussi:

La prière pour la France suscite des réactions

Les partisans du mariage homosexuel sont montés au créneau, mercredi 15 août, en réaction à la prière pour la France proposée par les évêques pour l’Assomption.

En revanche, dans les paroisses, l’initiative a été plutôt bien accueillie.

Avec cet article

Pour les fidèles, la prière pour la France « n’est pas un scoop »

Texte de la prière pour la France proposée pour la fête de l’Assomption

La prière pour la France, entre large adhésion et quelques réserves

De la prière pour la France, lue mercredi 15 août dans les paroisses de l’Hexagone pour la fête de l’Assomption, la plupart des médias n’auront retenu qu’un passage : celui dans lequel le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), invitait à prier pour que les enfants puissent « bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère ».

Alors que le gouvernement s’apprête à légaliser le mariage homosexuel, ce passage a suscité une vive polémique, tournant même parfois à la passe d’armes sur le réseau social Twitter.

« Ce n’est un scoop pour personne que de dire que l’Église s’oppose au mariage homosexuel », avait pourtant averti sur France Inter Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques, soulignant que cette prière « n’est pas là pour juger, exclure ou discriminer qui que ce soit ».

De nombreuses critiques des associations

Las. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Cette prière est « un terreau pour la discrimination et pour l’homophobie », a jugé Michael Bouvard, membre du bureau de SOS Homophobie. Jean-Luc Romero, militant de la lutte contre le sida et pour l’euthanasie, a estimé dans un communiqué que l’Église catholique contestait « le vote des Français » qui ont choisi François Hollande et son programme.

L’association David et Jonathan, qui réunit des chrétiens homosexuels, s’est dite « affligée » par cette prière « anti-égalité » . « Il y a dans cette réaction de l’épiscopat un immense déficit en réflexion et en écoute », a pour sa part commenté le P. Jacques Mérienne, curé de la paroisse Saint-Merri, très sollicité par les journalistes parce qu’il accueille de nombreux homosexuels.

Lui-même reconnaissait n’avoir pas lu le texte, mais des « témoignages de vie » de ses paroissiens. Dans un communiqué, la Conférence des baptisés de France s’est elle aussi « désolidarisée » de cette prière qui « méconnaît » à ses yeux « la diversité des catholiques ».

Atteinte à la laïcité

Au-delà de la question du mariage et de l’adoption par des couples de même sexe, certains ont estimé que cette prière n’était rien de moins qu’« une atteinte à la laïcité », s’appuyant sur les déclarations du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans les colonnes du quotidien Le Progrès . Il y affirmait en effet que « le Parlement n’a pas tous les pouvoirs » et ne doit pas prétendre changer la nature du mariage.

Déjà très critique lors de l’annonce de cette initiative à la fin juillet, le Parti radical de gauche (PRG) a à nouveau reproché à l’Église de « s’immiscer dans le débat politique en France ».

Pourtant, dans les paroisses, l’initiative des évêques a été reçue plutôt positivement. « Il n’y a pas de quoi en faire un plat, c’est normal que l’Église tienne ce discours et se prononce en faveur de la famille », remarquait ainsi Pierre, un jeune père de famille, à la sortie de Saint-Pierre-de-Montrouge, à Paris.

« Nous voulons exprimer nos convictions »

Alice et Étienne ont jugé eux aussi les réactions excessives. Si l’Église ne doit pas donner un « contre-témoignage » en apparaissant homophobe, « nous voulons aussi exprimer nos convictions », ont-ils dit, jugeant opportune cette prière à l’occasion du 15 août plutôt qu’une déclaration officielle de la CEF qui aurait une dimension plus politique.

« Les chrétiens ne sont pas hors du monde. Leur foi les engage au cœur du monde à servir le bien commun », a plaidé sur les ondes et auprès de ses fidèles le P. Pierre-Hervé Grosjean, prêtre et blogueur de Versailles, disant espérer « que le gouvernement permettra qu’il y ait un vrai débat de fond » . Tout comme la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), Christine Boutin, qui a quant à elle réclamé un référendum.

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65 % des Français favorables au mariage homosexuel

Selon une enquête de l’Ifop réalisée auprès d’un échantillon de 2 000 personnes et publiée mercredi 15 août dans La Lettre de l’opinion , 65 % des Français sont favorables au mariage homosexuel (en hausse de 2 points par rapport à 2011). En revanche, « les avis sont beaucoup plus partagés en ce qui concerne l’adoption d’enfants par les couples homosexuels : 53 % des Français y seraient favorables, chiffre en retrait de 5 points par rapport à l’année dernière » , indique l’Ifop.

Les catholiques pratiquants constituent « l’une des catégories les plus réfractaires » : seuls 45 % d’entre eux sont favorables au mariage homosexuel et 36 % pour ce qui est de l’adoption. Les catholiques non pratiquants, eux, adoptent « une position très proche de la moyenne des Français » : 61 % d’entre eux sont favorables au mariage et 49 % à l’adoption.

CÉLINE HOYEAU avec HUGUES-OLIVIER DUMEZ

Voir aussi:

L’Église mobilise ses fidèles contre le mariage gay

 Delphine de Mallevoüe

 02/08/2012

Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, lors d’une messe à la mémoire des victimes du 11 septembre 2001, en 2011, à Notre-Dame de Paris.

Transmise à tous les diocèses de France, une prière nationale unique veut mobiliser avant la législation sur le mariage homosexuel.

Le caractère exceptionnel et collectif de la démarche émet un message fort. Une prière nationale a été écrite par le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, et transmise à tous les diocèses de l’Hexagone pour qu’elle soit reprise dans chaque paroisse. Une prière pour la France, à l’heure où la législation se penche sur la famille, avec, à la rentrée, les dossiers épineux du mariage homosexuel et de l’euthanasie.

«Pour celles et ceux qui ont été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience», exprime la deuxième intention, dans cette prière à quatre temps.

«Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère», formule une autre intention, qui fait clairement allusion à l’homoparentalité.

Déjà, lors de son premier entretien avec le président de la République, le 17 juillet, le cardinal Vingt-Trois avait rappelé à François Hollande que «le mariage n’est pas une façon de reconnaître l’authenticité des liens entre deux personnes qui s’aiment», mais «une institution sociale pour assurer le mieux possible la bonne éducation des enfants. Il ne faut pas confondre les institutions.»

«Des choix sociétaux de portée considérable»

Transmis aux diocèses le 25 juillet, l’appel national à l’union de prière a pris la fête de l’Assomption pour cadre, le 15 août, jour où l’on célèbre l’élévation de la Vierge Marie au ciel. «Devant la gravité de choix sociétaux de portée considérable, il est essentiel de conscientiser l’opinion au-delà de la sphère pratiquante habituelle, a expliqué Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France. Non seulement la mère du Christ recueillait les événements en son cœur, mais aussi elle les méditait et concrétisait sa réponse envers eux.»

La tradition de prier pour la France le jour de l’Assomption existe, pour les catholiques, depuis que Louis XIII, en 1638, a fait le vœu de consacrer le pays à la Sainte Vierge. Mais elle s’est estompée dans l’Église de France après 1945. Un retour à cet usage s’observe néanmoins depuis quelques années dans la communauté chrétienne, notamment lors de la dernière campagne électorale, porté par les enjeux politiques et leurs desseins bio-éthico-sociétaux. Des groupes de prière et des rassemblements dans les paroisses s’étaient réunis en province et à Paris durant l’entre-deux-tours pour «appeler la grâce de Dieu sur la destinée inquiétante du pays», résume Jean, un Lyonnais pratiquant.

«Vu la tournure des choses dans le paysage politique français, une intention de prière collective ne sera pas de trop, réagit Muriel, qui, le 15 août, partira en famille au pèlerinage national de Lourdes. Nos dirigeants ont la responsabilité de choix stratégiques pour l’avenir, nous prierons pour que l’intérêt supérieur de l’homme soit au cœur de leurs décisions, et non l’intérêt des hommes.»

Positions radicales

Pour l’épiscopat français, cette prière nationale est une manière mesurée de réaffirmer ses valeurs et de replacer les convictions des catholiques dans le débat politique. Manière aussi de ne pas laisser sa voix se faire couvrir par celle des groupes catholiques intégristes qui, depuis la volonté de la nouvelle majorité de légiférer sur des sujets contraires aux convictions catholiques, «prennent des positions radicales – dans les urnes et à la tribune publique – qui caricaturent notre communauté et dessert notre position», estime un prêtre du diocèse de Paris. «Ce n’est pas en criant fort qu’on a le monopole de la parole, encore moins de la pensée, dit un de ses pairs. Nous aurons notre part au débat.»

La prière de Mgr Vingt-Trois, qui appelle aussi à «la solidarité avec nos semblables» face aux «restrictions diverses» et à «l’inquiétude» engendrées par «ces temps de crise économique», pose le premier acte d’une mobilisation spirituelle qui, à la rentrée, devrait s’engager dans une défense plus argumentée des intérêts chrétiens.

Voir encore:

La vraie prière du 15 août, en exclusivité.

15 août 2012

Ici, vous trouverez les paroles sincères et profondes de l’Eglise catholique en sous-titres de la prière originale.

Nous nous sommes également permis de filmer un jeune prêtre de la paroisse de Sainte-Nadine à Paris, qui répétait sa prière avant la messe du 15 août. Merci à lui, merci à touTEs de prier avec nous.

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Act Up-Paris Prière du 15 août 2012. – YouTube

En ce jour où nous célébrons l’anniversaire de Madonna, en ces temps où beaucoup de nos concitoyens donnent de moins en moins au denier de l’Eglise, prions pour les patrons, banquiers, agences de notations, etc.

Et pour que les pauvres partagent leur RSA.

Pour ces élus de gauche qui seraient tentés par l’égalité, que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières des tarlouzes et gouinasses hystériques, et qu’ils aient la force de suivre les ordres de l’Eglise.

Pour que les familles hétérosexuelles catholiques restent les seules à bénéficier du soutien de l’Etat.

Pour qu’ils puissent continuer à baiser paisiblement sans capotes, y compris lors des sodomies.

Pour que le mariage et la famille nucléaire restent les seules formes acceptables de vie sociale.

Pour ces mignons éphèbes à la peau douce, que tous nous aidions chaque enfant à découvrir son corps grâce à nos prêtres et nos évêques.

Que les pédés et les gouines cessent de faire valoir ce que nous appelons « droit à l’enfant », que seuls nos prêtres et nos familles puissent en bénéficier.

Travail, famille, patrie seront pour toujours nos valeurs.

Certains groupes mécréants bretons ont tenté de faire croire qu’ils détenaient la Vraie Prière du 15 août. Ils ont même compromis les Soeurs de la perpétuelle indulgence dans leur travail de sape. Nous laissons à chaque croyantE le soin de discerner le faux du vrai.

[Et bien sûr, il s’agit d’un hommage.]

 Voir de même:

Aux Etats-Unis, il y a de l’homophobie dans le poulet

Alexis Buisson

Têtu

02 août 2012

Fast-food spécialisé dans le poulet, Chick-Fil-A est au cœur d’une polémique nationale après les propos de son PDG contre le mariage des homos.

Derrière les portes vitrées du 5-11 University Place, à Manhattan, une tempête gronde. Dans cette résidence universitaire appartenant à New York University (NYU) se trouve le seul Chick-Fil-A de New York, une chaîne de fast-food spécialiste des hamburgers au poulet et d’autres produits hypercaloriques.

Cinq millions aux anti-gays

Mi-juillet, son PDG, Dan Cathy, a déclaré à un site d’information chrétien qu’il assumait l’opposition de son entreprise au mariage homosexuel. «Nous soutenons la famille – la définition biblique de l’unité familiale», a-t-il dit, provoquant un tollé dans l’Amérique gay. A New York, la porte-parole lesbienne du conseil municipal, Christine Quinn, qui veut briguer la mairie, a appelé à la fermeture du restaurant de NYU contre l’avis du maire actuel Michael Bloomberg, et lancé une pétition pour demander au patron de s’excuser.

L’épisode n’est que le dernier en date dans une saga qui réunit des protagonistes aussi divers que Sarah Palin, Dieu et les Muppets. Fondé en 1967 par S. Truett Cathy (le père de Dan), un protestant conservateur, Chick-Fil-A s’est développé dans les centres commerciaux du sud des Etats-Unis. Sa compagnie, gérée «à la chrétienne» – ses employés ne travaillent pas le dimanche par exemple – compte plus de 1.600 établissements aux Etats-Unis et pèse quatre milliards de dollars. Une somme que la famille Cathy réinvestit dans des causes peu friendly: elle a donné cinq millions de dollars entre 2003 et 2010 à des groupes anti-gays, selon l’organisation Equality Matters.

Les Muppets au renfort

Les propos de Dan Cathy ont fait déborder le vase. Une pétition appelant au boycott de l’enseigne a recueilli plus de 6.000 signatures. Jim Henson Co., le producteur des fameux Muppets, qui proposait un jouet avec certains repas du fast-food, a mis un terme à sa collaboration avec la chaîne et reversé l’argent de la prestation à GLAAD, une association de défense des LGBT dans les médias.

Et Thomas Menino et Rahm Emanuel, maires de Boston et Chicago, ont indiqué que l’enseigne n’était pas la bienvenue chez eux. Un comble en pleine crise. «En tant que compagnie privée, Chick-Fil-A a le droit de se mettre à dos autant de clients qu’elle veut, mais chaque client a le droit de se faire entendre», estime Harndon Graddick, le directeur de GLAAD, qui a appelé à un kiss-in vendredi dans les établissements de l’enseigne.

Menu de société

Les pro-Chick-Fil-A sont aussi montés au créneau. Hier, des milliers américains se sont donnés rendez-vous dans les restaurantes en signe de soutien, donnant lieu à des files d’attente énormes (voir la vidéo). Sarah Palin n’a pas été en reste; elle a posté sur Facebook une photo d’elle et de son mari Todd dans un restaurant du Texas avec ce message: «Nous avons fait un détour par Chick-Fil-A dans les Woodlands pour soutenir une grande entreprise.»

Une grande entreprise qui, si l’on en croit plusieurs sites, aurait créé de faux comptes Facebook pour répondre aux critiques. Ce qu’elle dément. «Nous avançons, nous laissons le débat sur le mariage des homosexuels au gouvernement et à l’arène politique», a-t-elle indiqué dans un communiqué. En attendant peut-être de trancher un jour le débat, les Américains ces jours-ci doivent répondre à la question: «Poulet? Or not poulet?»

Regardez un reportage sur le soutien à Chick-Fil-A hier aux Etats-Unis (en anglais):

Voir enfin:

Opposing Gay Marriage Is Rational, Not Religious

Leroy Huizenga

August 9, 2012

 First Things

Many make the mistake of thinking that opposition to gay marriage is religious. A Facebook friend recently posted this quote: “Have you ever noticed the same people who claim that marriage is a religious institution only think that LGBT people shouldn’t get married? They never seem to object to Hindus, Muslims, Buddhists, or atheists getting married.”

This is a perfect summary of the ignorance with which many (though by no means all) gay marriage proponents operate. And I think their ignorance largely the fault of religious supporters of traditional marriage who have forgotten the categories of reason and nature.

Many times Christians present our arguments for the traditional family by making arguments from Scripture and speaking of “God’s design for marriage.” For instance, Billy Graham recently issued a statement in support of Chik-fil-A and its owners, the Cathy family, in which he said, “Each generation faces different issues and challenges, but our standard must always be measured by God’s word. I appreciate the Cathy family’s public support for God’s definition of marriage.” Dan Cathy himself said, “I think we are inviting God’s judgment on our nation when we shake our fist at Him and say ‘we know better than you as to what constitutes a marriage’ and I pray God’s mercy on our generation that has such a prideful, arrogant attitude to think that we have the audacity to define what marriage is about.”

It’s no wonder, then, that the broader population thinks opposition to gay marriage is a matter of religion alone. And as such, it can be marginalized. Indeed, it must be marginalized, for our culture assumes a fundamental split between faith and reason. The roots of this split reach back to the medieval period in William of Occam’s nominalist and voluntarist theology, which conceived of God not as reason but as raw arbitrary will. Religion became regarded as irrational. And most modern Christians—whether Protestant or Catholic—accept that split, having absorbed it from the ambient culture.

There’s a reason Occam was never sainted. The broader Christian tradition has claimed God is rational. First, the intelligibility of creation suggests a rational intellect as creator. Second, the first verses of the Gospel of John claim that the logos—the second person of the Trinity, the Son of God—was God and the agent of creation. Most translations render logos as “Word,” but it can also be rendered as “Reason”: “In the beginning was Reason . . . and Reason was God.” The split between faith and reason (and thus religion and the public square) is not a necessary given of Christian theology. Rather, the broader Christian tradition has seen faith and reason operating in harmony. John Paul II wrote in Fides et Ratio that “Faith and reason are like two wings on which the human spirit rises to the contemplation of truth,” that faith and reason need each other, that reason provides common ground for believers and non-believers, and that the separation of faith and reason leads to violence. Benedict XVI picked up these themes in his Regensburg address. You will find no greater defender of right reason today than the Catholic Church. And so the irony of the gay marriage debate is that traditionalists are making arguments based on reason and nature, while secular culture is now largely irrational in spite of its trumpeting of reason, as the severing of faith and reason has led to a nihilism wherein the greatest good is the fulfillment of whatever desires among consenting adults. Is that all reason can really say, that anything one wants goes as long as no one else gets hurt?

These claims are controverted, of course. It’s a common postmodern maneuver to claim that all appeals to the objectivity of nature and reason are merely masquerades instantiating culture by the will to power. We need to continue having that discussion. But for now, in simpler terms, consider this: Is “Thou shalt not kill” a truth of faith, or a truth of reason? Shall we repeal our laws forbidding murder because its prohibition is found in a religious text?

Of course not. And so when thoughtful religious people make arguments in the public square based on reason, they should not be discounted. For instance, responding to Chicago mayor Rahm Emanuel’s remarks declaring Chik-fil-A restauranta non grata, Cardinal George suggested on his blog, “It might be good to put aside any religious teaching and any state laws and start from scratch, from nature itself, when talking about marriage.” He then made the following points:

Marriage existed before Church and state. Therefore, “Neither Church nor state invented marriage, and neither can change its nature.”

Marriage concerns the physical complementarity of the sexes. “The sexual union of a man and woman is called the marital act because the two become physically one in a way that is impossible between two men or two women.”

Even though marriage precedes the state, the state has an interest in regulating marriage, which is a public institution, to the end of “assur[ing] stability in society and the proper protection and raising of the next generation of citizens.”

The Church is also interested in regulating marriage, “because Jesus raised the marital union to the level of symbolizing his own union with his Body.” For Catholics, at least, the harmony of reason and faith, of nature and grace, means that things that existed before Jesus Christ was ever conceived—water, bread, wine, marriage—can be raised to the level of a sacrament.

The Cardinal, then, claims that the State has a duty not to define marriage according to the passing fancies of the body politic at a given time but to protect marriage as a natural good preceding the State. The Church too has a double duty, as it is indebted not only to nature but also to revelation.

Because of the harmony of faith and reason, thoughtful Christians can speak of marriage in terms of both categories. And we sometimes confuse categories, and that proves confusing to the general public. But make no mistake: Our defense of marriage is no act of legerdemain, in which we try to force what we know solely by revelation on the public. (Observe no one is pushing laws forcing participation in the sacraments or forbidding participation in a particular faith.) Rather, we are concerned for the common good, a rational concern motivated by our very faith. Convinced that reason and nature teach us the truth about marriage, we will continue to make arguments in the public square about the public goods of marriage, for no society or person can long thrive kicking against the goads of reason and nature.

Leroy Huizenga is Director of the Christian Leadership Center at the University of Mary in Bismarck, North Dakota. His personal website is LeroyHuizenga.com. His previous “On the Square” articles can be found here.

RESOURCES

Billy Graham Offers His Support to Chik-fil-A

Robert George, Sherif Girgis, and Ryan Anderson, What Is Marriage?

Does Jesus Care About Sex and Marriage?

Anthony Esolen, Ten Arguments for Sanity

Cardinal George, Reflections on “Chicago Values”

John Paul II, Fides et Ratio

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 En l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste » — Constitution dogmatique Munificentissimus Deus, § 44

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2 réponses à « Mariage homosexuel »: Attention, une religion peut en cacher une autre! (Religion has no place in politics)

  1. […] avec les prises de positions officielles des instances juives et chrétiennes, sur le mensonge légal que prétendent organiser nos nouveaux pouvoirs […]

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