« Mariage homosexuel »: Il ne faut pas oublier que ce l’on exige, c’est accéder à une institution sclérosée (Retrograde stuffy institution for the hopelessly straight, anyone?)

C’est le sens de l’histoire (…) Pour la première fois en Occident, des hommes et des femmes homosexuels prétendent se passer de l’acte sexuel pour fonder une famille. Ils transgressent un ordre procréatif qui a reposé, depuis 2000 ans, sur le principe de la différence sexuelle. Evelyne Roudinesco
Lors d’un congrès [il y a 5 ans], j’ai un jour dit qu’il importait peu que l’engagement soit entre un homme et une femme, un homme et un autre homme ou une femme et une femme. Vous m’avez applaudi pour cela. Cinq ans après, nous sommes en train de consulter en vue de légaliser le mariage gay (sic). A ceux qui émettent des réserves, je dis ceci: Oui, il s’agit d’égalité, mais il s’agit aussi d’autre chose: l’engagement. Les conservateurs croient aux liens qui nous unissent; que la société est plus forte quand nous nous faisons des vœux et quand nous nous soutenons les uns les autres. Je ne soutiens donc pas le mariage gay en dépit de mes opinions conservatrices, je soutiens le mariage gay parce que je suis conservateur.  David Cameron (octobre 2011)
Je m’interroge, pourquoi refusons-nous aux couples de même sexe la possibilité de se marier, et je ne crois pas que cela soit juste. David Cameron (03.05.12)
Vous allez dans certaines petites villes de Pennsylvanie où, comme dans beaucoup de petites villes du Middle West, les emplois ont disparu depuis maintenant 25 ans et n’ont été remplacés par rien d’autre (…) Et il n’est pas surprenant qu’ils deviennent pleins d’amertume, qu’ils s’accrochent aux armes à feu ou à la religion, ou à leur antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, ou encore à un sentiment d’hostilité envers les immigrants. Barack Obama
Mais je dois vous dire que quand je parle depuis un certain nombre d’années à des amis, des membres de ma famille, des voisins et (…) quand je pense à des membres de mon équipe qui sont dans des relations homosexuelles monogames très étroites et élèvent des enfants ensemble  (…) J’ai tout simplement conclu que pour moi, personnellement, il est important que j’aille de l’avant et que j’affirme que les conjoints de même sexe devraient avoir la possibilité de se marier (…)  Il ne viendrait jamais à l’esprit de Malia et de Sasha que les parents de leurs amis puissent être traités différemment. Cela n’a pas de sens pour elles et honnêtement, c’est le genre de chose qui pousse à un changement de perspective. (…) C’est la Règle d’or. Obama (9 mai 2012)
 C’est un jour historique. Le soutien du président envers l’égalité dans le mariage est une grande nouvelle qui va stimuler les militants progressistes à travers le pays. Justin Ruben (communiqué du directeur du groupe de lobbying progressiste MoveOn.org)
Pour des milliers de partisans qui ont fait des dons et participé à la campagne pour faire élire Obama en 2008, c’est un puissant rappel de la raison pour laquelle nous étions si passionnés pour ce président au départ. Michael Keegan (président du groupe People For The American Way)
Bravo monsieur le président de marquer l’histoire en devenant le premier président en exercice à soutenir explicitement le mariage homosexuel. A qui cela profite? A des millions de familles qui savent maintenant que leur dirigeant croit en l’équité pour tous. C’est un grand jour pour l’Amérique.  National Gay and Lesbian Task Force
C’est un tournant majeur dans l’histoire des droits civiques.  Michael Bloomberg (maire de New York)
Je ne suis pas favorable au mariage entre personnes du même sexe et je ne suis pas favorable aux unions civiles si elles sont comme un mariage mais sous une appellation différente. Mon opinion, c’est que les bénéfices du partenariat domestique, les droits de visite à l’hôpital et les autres droits semblables sont appropriés, mais que les autres ne le sont pas. Mitt Romney
Pour Hannah Arendt, « le droit d’épouser qui l’on veut est un droit de l’homme élémentaire, auprès duquel (tous les autres) sont bien mineurs ». Dans ce texte de 1959, c’est à la question noire que pensait la philosophe. De fait, si la Cour suprême des Etats-Unis avait, dès 1954, engagé la déségrégation raciale, en partant des écoles, elle ne devait annuler les lois interdisant les mariages mixtes qu’en 1967 : les juges reconnaissaient alors que le mariage est bien l’ « un des droits civiques fondamentaux ». Après avoir prétendu, en réaction à l’abolition de l’esclavage, que les races pouvaient être « séparées mais égales », on se rendait finalement à l’évidence : la ségrégation est l’instrument privilégié de la discrimination, et tout particulièrement dans l’institution matrimoniale. Lorsqu’on parle d’homosexualité, et non plus de race, faut-il changer de logique ? Peut-on au contraire étendre l’argument, enchaîner d’une discrimination à l’autre et d’une minorité à l’autre ? A la différence des Etats-Unis, la société française a fait le choix, en 1985, de combattre par la loi la discrimination fondée sur la sexualité, et non pas seulement sur le sexe, la couleur ou la religion. La logique antidiscriminatoire devrait donc conduire à ouvrir le mariage aux couples homosexuels – sauf à admettre que l’hétérosexualité et l’homosexualité, toujours séparées par le mariage, n’en seraient pas moins égales. Eric Fassin (ENS, 1998)
Les gays sont depuis longtemps perçus comme une minorité engagée à gauche, tolérante et progressiste. Figure éminente et dérangeante de la communauté gay, Didier Lestrade affirme que ce n’est plus le cas. Il montre que le racisme gagne du terrain chez les gays, en France mais aussi en Europe. On oublie ainsi souvent que Pim Fortuyn, le leader de l’extrême droite aux Pays-Bas, était ouvertement gay. Et, à la différence de son père, Marine Le Pen s’est bien décidée à « draguer » les homosexuels qui, parfois, se laissent séduire par son discours. Mais ce n’est pas tout. La France découvre l’égoïsme et l’absence de scrupule de certaines personnalités gays dont les « frasques » (pour rester poli) sont révélées à l’opinion publique. Pour Didier Lestrade, cette élite gay (souvent au « placard »), obsédée par ses privilèges, son prestige et son argent, témoigne aussi de la droitisation des gays, symptôme d’un individualisme et d’un consumérisme forcenés qui gagnent la communauté. Le Seuil
Comme le mariage n’a plus pour finalité la procréation, la défense d’une définition traditionnelle de cette institution est forcément tautologique. Il faudrait maintenir une définition traditionnelle du mariage tout simplement parce que la tradition l’exige. Qu’à cela ne tienne, si dénoncer et combattre le traitement différencié dont font l’objet les homosexuels à qui on nie le droit de se marier est nécessaire, la finalité doit cependant être pour les couples homosexuels la pleine jouissance des avantages dont s’accompagne le mariage. Et non pas chercher à obtenir de l’État une quelconque caution d’une union LGBT. Il ne faut pas oublier que ce l’on exige, c’est accéder à une institution sclérosée. Ce serait se piéger, en tant que communauté, que d’exiger du pouvoir qui opprime de la main gauche une bénédiction de la main droite. La légitimité des plaisirs sexuels et amoureux LGBT leur est intrinsèque chaque fois qu’ils naissent entre adultes consentants. Rechercher une reconnaissance-validation par l’État d’une union non hétérosexuelle (le « mariage homosexuel »), c’est renforcer l’exercice par l’État d’un pouvoir de jugement qui n’a pas lieu d’être : celui de dire quelles formes d’unions amoureuses et sexuelles (formées entre adultes consentant) ont droit de cité. C’est, hélas, un faux-pas que commettent souvent des militants LGBT les mieux intentionnés. (…) Pour être parfaitement conséquent, il faudra donc chercher à contrecarrer la discrimination des LGBT, relativement à la question du mariage, tout en reconnaissant qu’elle trouve sa source dans une conception rétrograde du genre, de la sexualité et de l’amour dont le mariage est un pur produit. Le combat se doit donc d’être mené sur ces deux fronts. Aussi faut-il se demander s’il ne faudra un jour abolir le mariage dans sa forme civile. L’abolir et lui substituer une forme d’union civile ouverte à n’importe quels deux individus, rapidement formée et dissolue; et permettant de jouir de tous les droits conférés auparavant par le mariage. Une sorte de PaCS auquel tous auraient un accès égalitaire. Et sur lequel ne pèserait le poids d’aucune tradition délétère. Ceux qui voudraient se marier n’auraient qu’à le faire à l’église. Là, l’idée de mariage prend véritablement toute sa portée (hétéronormative). Gaétan Philippe Beaulière

A l’heure où, fortes du holdup historique de la présidentielle et à présent des législatives mais surtout de l’absurde harakiri électoral d’une droite de fait majoritaire dans le pays …

(quelle meilleure illustration que cette belle unanimité avec laquelle nos prétendus journalistes  agrègent les voix du pire extrémisme de gauche à la « gauche parlementaire » tout en refusant ostentatoirement le droit à la droite avec les voix du FN?

Les forces progressistes autoproclamées vont pouvoir enfin libérer de ses dernières entraves le Pays autoproclamé des droits de l’homme et bientôt, derrière nos Obama et nos Cameron, la planète entière …

Et où l’on découvre, même si certains continuent à évoquer une éventuelle association amphétamines-viagra (qui n’auraient pas laissé de traces ? Et quid de ces « médicaments » trouvés sur place?), que l’ex-directeur de Sciences Po décédé dans une chambre d’hôtel new-yorkais il y a deux mois après son apparente rencontre avec deux « rentboys » ne serait en fait mort selon la police que de « causes naturelles » …

Comment ne pas s’émerveiller devant l’imparable logique de gens qui n’ont eu de de cesse pendant des décennies de dénoncer la ringardise de l’Etat et de la société bourgeoise et qui, à travers le mariage dit « homosexuel », réclament à présent à cor et à cri et au nom de l’égalité pour tous l’accès à une « institution sclérosée »?

A moins qu’il ne s’agisse là, comme le rappelait récemment un militant homosexuel québecois, que la première étape d’un processus de refus de l’hétéronormativité devant aboutir à terme à la virtuelle abolition du mariage lui-même …

Ou du moins, pour les derniers Mohicans qui en voudraient encore (on est des démocrates, nous Monsieur!), de sa relégation aux seuls et derniers refuges de l’archaïsme des églises

L’accès égalitaire au mariage : l’exiger, mais s’en méfier

Gaétan Philippe Beaulière

26 février 2012

Gaétan Philippe Beaulière a vu le jour il y a un quart de siècle. Il est Québécois, mais vit à Paris.

filet

Deux constats s’imposent par contraste au nord-américain s’acclimatant à l’environnement politique hexagonal. Le premier suscite l’envie ; le second, une consternation continuellement renouvelée. Primo, la France résiste bien mieux que nous au néolibéralisme. Deuzio, sa culture politique reste, en revanche, scandaleusement vieux jeu.

I

l suffit, pour s’en convaincre, de considérer la complaisance entretenue à l’égard de Dominique Strauss-Kahn après qu’il a été accusé d’agression sexuelle sur une soubrette, à New York. Le degré de mauvaise foi atteint, dans la défense larvée de l’ex-directeur du FMI, donnait le tournis. Au nom d’une tradition toute française de la séduction, du respect de la vie privée, on a cherché à, sinon l’excuser, à tout le moins réduire la gravité de agression sexuelle présumée.

Dans un tel contexte, la très conservatrice Denise Bombardier — incarnation, au Québec, d’une indécrottable ringardise — faisait figure de révolutionnaire pour avoir dénoncé le sexisme dont était empreinte cette complaisance. Au royaume des aveugles…

Il est un autre débat qui rend manifeste ce social conservatism bien français : l’opportunité d’ouvrir le mariage aux couples homosexuels. En France, une femme ne peut marier une autre femme; ni un homme un autre homme.

Et rien ne laisse présager un renversement prochain de la situation. La droite française est déterminée à ne pas suivre les pas de son pendant portugais ou hollandais. Nicolas Sarkozy l’a confirmé tout récemment après avoir entretenu une ambiguïté quant à ses projets sur la question. Quant bien même un candidat favorable à l’« ouverture du mariage » était porté au pouvoir ce printemps, la France aura beaucoup tardé à corriger une situation indiscutablement inique.

Exiger le mariage…

Trop d’homosexuels invoquent un désintérêt personnel pour le mariage (de toute façon, je ne veux pas me marier) afin de se dérober à cette réalité. La désuétude du mariage n’excuse pas l’apathie vis-à-vis de l’injustice fondamentale que vivent les LGBT en France. Le prétendre, c’est ignorer, ou feindre d’ignorer, que l’expression d’une préférence sur le mariage est tout à fait hypothétique pour les LGBT français : de toute façon, le mariage ne leur est pas accessible.

La récupération et la généralisation de l’argument du désintérêt (mes amis homosexuels ne veulent pas se marier) par, entre autres, François Baroin et Marine Le Pen est tout aussi fallacieuse. Et elle est d’autant plus intellectuellement malhonnête que ces politiciens s’arrogent une prise de parole au nom des LGBT.

Pareillement, il est particulièrement spécieux de louer une « transgression » qui serait propre à l’homosexualité dans le but maintenir un mariage strictement hétérosexuel. C’est ce qu’ont fait, par exemple une certaine Denise Bombardier et quelques autres avec la plus décomplexée des mauvaises fois sur les plateaux de France 3 en 2004. Plus récemment, Cécile Ladjali effectuait une réflexion analogue à Ce soir ou jamais en invoquant le « dandysme » qui serait, à l’en croire, indissociable de l’homosexualité. L’incohérence de ces raisonnements est d’une énormité sans nom. C’est, après tout, au renfort de la tradition hétéronormative que la « transgression » homosexuelle est invoquée.

De telles contradictions sont prévisibles. Aucune argumentation niant aux homosexuels le droit de se marier ne tient la route : elles reposent toutes sur une nécessité, inexpliquée et inexplicable, de préserver une tradition. Comme le mariage n’a plus pour finalité la procréation, la défense d’une définition traditionnelle de cette institution est forcément tautologique. Il faudrait maintenir une définition traditionnelle du mariage tout simplement parce que la tradition l’exige.

… mais refuser l’hétéronormativité

Qu’à cela ne tienne, si dénoncer et combattre le traitement différencié dont font l’objet les homosexuels à qui on nie le droit de se marier est nécessaire, la finalité doit cependant être pour les couples homosexuels la pleine jouissance des avantages dont s’accompagne le mariage. Et non pas chercher à obtenir de l’État une quelconque caution d’une union LGBT. Il ne faut pas oublier que ce l’on exige, c’est accéder à une institution sclérosée.

Ce serait se piéger, en tant que communauté, que d’exiger du pouvoir qui opprime de la main gauche une bénédiction de la main droite. La légitimité des plaisirs sexuels et amoureux LGBT leur est intrinsèque chaque fois qu’ils naissent entre adultes consentants.

Rechercher une reconnaissance-validation par l’État d’une union non hétérosexuelle (le « mariage homosexuel »), c’est renforcer l’exercice par l’État d’un pouvoir de jugement qui n’a pas lieu d’être : celui de dire quelles formes d’unions amoureuses et sexuelles (formées entre adultes consentant) ont droit de cité. C’est, hélas, un faux-pas que commettent souvent des militants LGBT les mieux intentionnés.

Une illustration : la vidéo du plaidoyer d’un Américain ayant deux mères, Zach Wahls. Âgé de 19 ans, il a témoigné devant une commission parlementaire de l’Iowa étudiant la possibilité d’amender la constitution de cet état américain pour y inscrire la nature hétérosexuelle du mariage. Relayé par plusieurs sites progressistes américains, son témoignage a connu un succès bœuf.

L’argumentaire déployé par le jeune homme est toutefois hautement problématique. Tout en affirmant que la valeur de sa famille (« its sense of worth ») ne dépend nullement d’une reconnaissance de l’État, il s’évertue à l’obtenir en illustrant sa normalité. Habilement, le discours ressasse les mythes fondateurs états-uniens (le self-made man, la responsabilité individuelle, etc.). L’objectif : fonder l’acceptabilité de l’union homosexuelle, qui serait parfaitement compatible à ces ceux-ci. Il faudrait, à l’en croire, préserver le droit de ses mères au mariage car elles peuvent, comme n’importent quel autre couple hétérosexuel, vivre en parfaite adéquation avec l’image que les État-Unis ont d’eux-mêmes.

Entrepreneur, articulé, masculin, Zach Wahls en serait la preuve incarnée ; jamais, affirme-t-il en guise de conclusion, n’a-t-on été en mesure de deviner par soi-même qu’il avait été élevé par deux femmes. En somme, il postule que ses deux mères forment une couple hétérosexuel comme un autre, à une différence, mineure, près.

« I’m not really so different from any of your children. My family really isn’t so different from yours.

[...] in my 19 years, not once have I ever been confronted by an individual who realized independently that I was raised by a gay couple.

And you know why? Because the sexual orientation of my parents has had zero effect on the content of my character. »

On peut facilement cerner les failles de sa rhétorique ainsi que son potentiel insidieusement hétéronormatif. Il suffit de considérer que si Zach Wahls était ouvertement homosexuel ou s’il affichait un genre non-conventionnel à travers des comportements « efféminés », par exemple, les assises de son argumentaire s’affaisseraient.

Abolir le mariage ?

Les revendications pour le droit au mariage ne sont valables que lorsqu’elles posent une exigence d’égalité qui ne nie ni ne réduit l’importance de la différence LGBT. Elles doivent plutôt forcer à reconnaître l’importance de cette différence tout en la revendiquant. Un véritable challenge dans un pays où la simple idée de communauté est quasi-unanimement conspuée.

Pour être parfaitement conséquent, il faudra donc chercher à contrecarrer la discrimination des LGBT, relativement à la question du mariage, tout en reconnaissant qu’elle trouve sa source dans une conception rétrograde du genre, de la sexualité et de l’amour dont le mariage est un pur produit. Le combat se doit donc d’être mené sur ces deux fronts.

Aussi faut-il se demander s’il ne faudra un jour abolir le mariage dans sa forme civile. L’abolir et lui substituer une forme d’union civile ouverte à n’importe quels deux individus, rapidement formée et dissolue; et permettant de jouir de tous les droits conférés auparavant par le mariage. Une sorte de PaCS auquel tous auraient un accès égalitaire. Et sur lequel ne pèserait le poids d’aucune tradition délétère.

Ceux qui voudraient se marier n’auraient qu’à le faire à l’église. Là, l’idée de mariage prend véritablement toute sa portée (hétéronormative).

Gaétan Philippe Beaulière

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7 réponses à « Mariage homosexuel »: Il ne faut pas oublier que ce l’on exige, c’est accéder à une institution sclérosée (Retrograde stuffy institution for the hopelessly straight, anyone?)

  1. [...] Comment ne pas s’émerveiller devant l’imparable logique de gens qui n’ont eu de de cesse pendant des décennies de dénoncer la ringardise de l’Etat et de la société bourgeoise et qui, à travers le mariage dit “homosexuel”, réclament à présent à cor et à cri et au nom de l’égalité pour tous l’accès à une “institution sclérosée”? [...]

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  2. [...] contre la nouvelle religion et la nouvelle irrationnalité  désormais planétaire du n’importe quoi [...]

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  3. […] encore s’étonner qu’à l’instar de nos églises, nos institutions les plus sacrées ne soient plus bonnes que comme déco d’ambiance pour ceux qui, touristes […]

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  4. […] encore s’étonner qu’à l’instar de nos églises désespérément vides, nos institutions les plus sacrées ne soient plus bonnes que comme déco d’ambiance pour ceux qui, touristes […]

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  5. […] qu’à l’instar de nos églises désespérément vides et paupérisées, nos institutions les plus sacrées ne soient plus bonnes que comme déco d’ambiance pour ceux qui, touristes […]

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