Présidentielles 2012: Prêts pour cinq ans d’Obamisme à la française? (Ready for four more years of hype and blame?)

Nous allons bientôt être dans la même situation que la Grèce. Mitt Romney
This administration has done its best to take the vital matter of America’s place and interest in the foreign world off the board. The strategic retreats, the concessions made to Iran and Syria, the lack of faith in liberty’s place in the order of nations have been hidden and brushed aside. We had secured gains in Iraq, but they were given up at the altar of the president’s political needs.  (…). Dissent, sanctified when it raged against George W. Bush, was now a manifestation of ill will and impatience with a president who had to be given the benefit of the doubt. Those dreaded drones over the Hindu Kush—brutal instruments of war in the Bush presidency—were now legitimate means of combat. The lawyers who hounded the Bush presidency over the rights of jihadists went silent even as our drones killed them at record pace. (…) He had presented himself as a cosmopolitan man—the un-George W. Bush. But the cosmopolitanism was just a veneer. Underneath the affectation of worldliness, there lay a calculating politician with a superficial knowledge.(…) His announcement last week, in a speech at the Holocaust Memorial Museum, that he has created a new Atrocities Prevention Board is testament to this president’s penchant for doublespeak and naïveté. It is as though atrocities are like hurricanes and tornadoes that the weather center tracks and anticipates. Meanwhile, there are daily atrocities in the bereaved cities of Syria, the prison cells of Iran. Fouad Ajami
[les élections de Bush et de Sarkozy] Bien sûr, il y a des différences. Mais il s’agit dans les deux cas d’un durcissement de la droite, dans un double contexte – la montée en puissance du néolibéralisme, et sur la scène internationale, celle du néoconservatisme après le 11 Septembre (période qui est aussi, en France, l’après-21 avril…). Eric Fassin
Quand on m’a comparé à Franco, à Pétain, à Laval, et pourquoi pas Hitler, vous n’avez pas dit un mot (…). Quand Mme Aubry me traite de Madoff et que le leader de la famille ne dit rien, c’est qu’il cautionne. Nicolas Sarkozy
Il aurait fallu sans doute simplement dire la vérité: que François Hollande n’a aucune consistance théorique ni aucune vision de la France, que son point de vue est celui de la haute administration qui veut reprendre les rênes d’un pouvoir que Sarkozy lui a fait perdre, qu’il n’a aucune moralité sinon celle de la conquête du pouvoir. Et la force de François Hollande n’est pas son programme mais d’avoir fait croire qu’il en avait un, que les souffrances des Français étaient dues à Sarkozy et à ses prétendus amis de la finance, que la France était amoindrie, et qu’il était du côté des travailleurs. Ainsi l’énarque Hollande, entouré des énarques Aubry, Jospin, Lang, Fabius, Royal… se vend comme parti des travailleurs face à la grande finance. (…)  Beaucoup de gens ne semblent pas voir ce qui se passe aujourd’hui. Ce n’est pas une élection présidentielle, c’est un référendum. Et la vraie question est : « êtes-vous pour ou contre Sarkozy ». Il y a ceux qui vont voter « oui » et mettre le bulletin Sarkozy, et ceux qui vont voter « non », et mettre celui marqué « Hollande ». Qui connaît vraiment les propositions d’Hollande, peu de monde. Mais moins encore s’en soucient. Car c’est un bulletin « non ». Yves Roucaute
Le programme de François Hollande et de ses amis socialistes procède de motivations démagogiques, mais qui sont illusoires et destructrices : augmenter le SMIC au lieu de libérer les énergies, punir les riches au lieu d’inciter tout le monde à l’effort productif, dépenser pour stimuler la croissance (en fait pour acheter des clientèles) au lieu d’utiliser au mieux les ressources. Comment peut-on encore, au XXIème siècle, après des décennies et des siècles de réflexion et d’expériences, croire à des recettes qui relèvent plus de la magie incantatoire que de la science ?  (…) Comment croire qu’un Etat peut promouvoir la croissance par le seul fait qu’il dépense plus, sans se rendre compte qu’il prélève par l’impôt ou par l’emprunt les ressources nécessaires à ses gaspillages et à ses dépenses démagogiques? (…)  C’est dire que la politique socialiste qu’un François Hollande ferait si, malheureusement, il accédait au pouvoir suprême, avec le soutien de ses alliés inévitables – communistes et écologistes – ne pourrait produire que la stagnation économique, un chômage et une pauvreté accrus, un endettement public insupportable. (…) La France souffre depuis des décennies d’une faible croissance, d’un chômage élevé, mais aussi du manque d’espoir qui frappe en particulier les plus jeunes. Malheureusement, nous ne sommes pas sortis du socialisme, des étatistes de droite ayant succédé aux étatistes de gauche. Pour rendre l’espoir aux Français il n’y a qu’une solution : sortir du socialisme. Y rentrer plus profondément ne pourrait être qu’une funeste erreur… Appel de 21 économistes

Prêts pour cinq ans d’Obamisme à la française?

A la veille, mimétisme anti-Sarkozy oblige, d’un hélas plus que probable retour à la pire des régressions économiques et sociales, mis à part la reprise à son compte par notre maitre incontesté de l’esquive et de la mauvaise foi, des quelques réelles avancées arrachées par son prédécesseur après les avoir si longtemps dénoncées…

Et à moins de six mois d’une autre importante échéance électorale pour les Etats-Unis et le monde …

Comment ne pas repenser, avec le politologue libano-américain Fouad Ajami et en anticipation de ce que pourrait être la France dans cinq ans, au bilan de l’inventeur lui-même du vidissime concept dit du « Hope & Change » (« le changement, maintenant », la couleur en moins, en VF)?

Qui, à l’instar de son tout récent lâchage d’un énième dissident (sauvé in extremis par un marchandage d’arrière-cuisine avec Pékin?) au moment même où il revendiquait haut et fort le type d’assassinat ciblé qu’il avait si longtemps dénoncé chez son prédécesseur, n’a eu de cesse d’abaisser, de l’Iran à l’Afghanistan et de l’Irak à la Syrie ou à la Chine, la cause de la liberté partout dans le monde?

Can Obama Run on His Foreign-Policy Record?
The American people may demand more than the killing of bin Laden and the hunting down of Somali pirates.
Fouad Ajami
The WSJ
May 1, 2012

In a speech at New York University last week, Vice President Joe Biden laid out the case for the Democratic ticket’s re-election: « Osama bin Laden is dead, and General Motors is alive. »

Good riddance to bin Laden. That our Navy SEALs killed him is the settlement of an account overdue. The commander in chief who authorized and oversaw that operation deserves his satisfaction—and the country grants it to him. But the public will draw its own subtle line on the exploitation of that event, and it will not abide the SEALs’ bravery being used as a campaign prop.

The American people demand more by way of a foreign policy than the killing of bin Laden and the hunting down of Somali pirates. But this administration has done its best to take the vital matter of America’s place and interest in the foreign world off the board. The strategic retreats, the concessions made to Iran and Syria, the lack of faith in liberty’s place in the order of nations have been hidden and brushed aside.

We had secured gains in Iraq, but they were given up at the altar of the president’s political needs. As a candidate, he had promised a complete withdrawal, and he did so at great risk to the future stability of a nascent democracy.

Afghanistan, too, has been neutralized as a political issue: The war is Mr. Obama’s and it isn’t. To set apart the good war of necessity in Kabul from the bad war of choice in Baghdad, he announced a surge in troop levels but then set a date for withdrawal in 2014. His surprise visit to Afghanistan Tuesday was political inoculation in its purest form.

President Obama at the University of Iowa on April 25.

Dissent, sanctified when it raged against George W. Bush, was now a manifestation of ill will and impatience with a president who had to be given the benefit of the doubt. Those dreaded drones over the Hindu Kush—brutal instruments of war in the Bush presidency—were now legitimate means of combat. The lawyers who hounded the Bush presidency over the rights of jihadists went silent even as our drones killed them at record pace.

The metamorphosis in the Obama worldview was remarkable. He had begun his presidency as a man whose biography and outlook promised to drain the swamps of anti-Americanism in the Islamic world. Three years later, he had pulled back from the Greater Middle East. He took no interest in the fate of liberty in those lands, he turned his back on the Iranians when they rose against despotism in the summer of 2009, and he has given the murderous Assad tyranny in Syria a pass.

You would have thought that the Arab Awakening of 2010-2011 would engage his moral passion. But his aloofness from the big storm that began in Tunisia and swept across Egypt, Libya and now Syria has been nothing short of stunning. It was his bet that our country was worn out by causes beyond our shores, and that for the most part his Republican rivals would present no alternatives of their own.

He heads into November with that complacent view of things. Always the cool, cerebral man unfazed by history’s turbulence and pain. The joke was on those in foreign lands, in Paris and Berlin and Cairo, who embraced him as a new kind of American leader.

He had presented himself as a cosmopolitan man—the un-George W. Bush. But the cosmopolitanism was just a veneer. Underneath the affectation of worldliness, there lay a calculating politician with a superficial knowledge. They have caught on in Karachi and Cairo, where the star of 2008-2009 has come down to earth. And they’ve caught on in Tehran and Damascus, where tyranny has had little to fear from the standard-bearer of American power.

His announcement last week, in a speech at the Holocaust Memorial Museum, that he has created a new Atrocities Prevention Board is testament to this president’s penchant for doublespeak and naïveté. It is as though atrocities are like hurricanes and tornadoes that the weather center tracks and anticipates. Meanwhile, there are daily atrocities in the bereaved cities of Syria, the prison cells of Iran.

That General Motors has been rescued is true, but the price paid was far too high. Moreover, it set a precedent at variance with the economic tradition and values of our country. The markets, not the White House, should have administered the treatment. Nor can our national economy be reduced to the tale of GM. A presidency that gave us an unprecedented but largely ineffective stimulus of $825 billion, that hiked federal spending to 24.3% of GDP from 20.8%, and that is set to run a deficit of $1.3 trillion this year, is not one that can ask to be trusted with the store.

Mr. Obama will again plead that he was dealt a difficult hand. He will offer up more populist gimmicks similar to the Buffett Rule singling out « millionaires » for higher taxes. Identity politics will complete the circle. The man who rose to fame and power with a speech at the 2004 Democratic convention claiming the indivisible unity of America will try to put together the fragments of a winning coalition: the African-Americans, the Hispanics, the Jews, and the liberal professional class. The man who once stood for hope and change will divide and conquer. He’ll dispatch his vice president to rust-belt states and union strongholds with the standard appeals of the welfare state.

The great, demanding issues—our interests abroad, the regulations and high taxation that stifle our economic creativity, the entitlements and burdens of an aging society, our crushing debt—will have to wait. Grant Mr. Obama his tenacity of purpose. We have not had in recent memory an incumbent who subordinated all matters—and rallied the bureaucracy, including the national security apparatus—to the singular goal of his re-election as Mr. Obama has done.

Mr. Ajami, a senior fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is the author of « The Syrian Rebellion, » out this month from Hoover Institution Press.

Voir aussi:

Experts

Nous, économistes non partisans, souhaitons éviter un programme socialiste destructeur

Atlantico

3 mai 2012

L’appel de 21 signataires qui s’engagent en tant qu’économistes professionnels et qui n’appartiennent à aucun parti politique

Le programme de François Hollande et de ses amis socialistes procède de motivations démagogiques, mais qui sont illusoires et destructrices : augmenter le SMIC au lieu de libérer les énergies, punir les riches au lieu d’inciter tout le monde à l’effort productif, dépenser pour stimuler la croissance (en fait pour acheter des clientèles) au lieu d’utiliser au mieux les ressources. Le socialisme n’a jamais réussi, sous sa forme extrême – le communisme – comme sous sa forme plus modérée – la social-démocratie. Il est en effet incontestable que la prospérité est étroitement corrélée au degré de liberté économique.

Comment peut-on encore, au XXIème siècle, après des décennies et des siècles de réflexion et d’expériences, croire à des recettes qui relèvent plus de la magie incantatoire que de la science ? Comment peut-on croire que l’Etat peut manipuler l’économie comme le ferait un conducteur de locomotive en poussant quelques manettes ? Comment peut-on imaginer qu’il suffirait de fabriquer ex nihilo des unités monétaires irréelles pour que les hommes se mettent à produire plus ? Comment croire qu’un Etat peut promouvoir la croissance par le seul fait qu’il dépense plus, sans se rendre compte qu’il prélève par l’impôt ou par l’emprunt les ressources nécessaires à ses gaspillages et à ses dépenses démagogiques?

La croissance ne se décrète pas, elle est le résultat non planifiable des décisions et des actes innombrables d’individus capables d’efforts et d’imagination. Mais pour cela il est indispensable de ne pas freiner leurs élans par des contraintes règlementaires paralysantes ou des impôts spoliateurs. C’est dire que la politique socialiste qu’un François Hollande ferait si, malheureusement, il accédait au pouvoir suprême, avec le soutien de ses alliés inévitables – communistes et écologistes – ne pourrait produire que la stagnation économique, un chômage et une pauvreté accrus, un endettement public insupportable.

Il est tragique qu’on puisse penser qu’on va améliorer le sort de certains en punissant et en spoliant les autres. Nous sommes tous solidaires dans une société humaine et il est dans l’intérêt de tous d’inciter chacun à donner le meilleur de lui-même. La France souffre depuis des décennies d’une faible croissance, d’un chômage élevé, mais aussi du manque d’espoir qui frappe en particulier les plus jeunes. Malheureusement, nous ne sommes pas sortis du socialisme, des étatistes de droite ayant succédé aux étatistes de gauche. Pour rendre l’espoir aux Français il n’y a qu’une solution : sortir du socialisme. Y rentrer plus profondément ne pourrait être qu’une funeste erreur…

Les signataires s’engagent en tant qu’économistes professionnels et n’appartiennent à aucun parti politique

Florin Aftalion (ESSEC), Charles Arnoux (Univ. Aix-Marseille), Jacques Bichot (Univ.Lyon-3), Gérard Bramoullé (Univ. Aix-Marseille), Jean Pierre Centi (Univ. Aix-Marseille), Liliane Debroas (Univ. Aix-Marseille), André Foursans (ESSEC), Georges Gallais-Hamonno (Univ. Orléans), Jacques Garello (Univ. Aix-Marseille), Guido Hülsmann (Univ. Angers), Georges Lane (Univ. Paris-Dauphine), Jacques Lecaillon (Univ. Paris-2-Assas), Jean-Didier Lecaillon (Univ. Paris-2-Assas), Bertrand Lemennicier (Univ. Paris-2-Assas), Henri Lepage (Institut Turgot), Jean-Yves Naudet (Univ. Aix-Marseille), Patrice Poncet (ESSEC), Alain Redslob (Univ. Paris-2-Assas) Pascal Salin (Univ. Paris-Dauphine), Anne Tassy (Univ. Aix-Marseille), Alain Wolfelsperger (Science-Po Paris)

Voir également:

French Discontent Imperils Sarkozy

David Gauthier-Villars

The WSJ

May 4, 2012

PARIS—One morning recently, Nicolas Sarkozy summoned a top aide to discuss his fading re-election prospects. Yet another poll was pointing to victory for his rival, Socialist François Hollande, in the presidential election taking place this Sunday.

Nicolas Sarkozy could join the long list of leaders swept aside by Europe’s economic crisis or by austerity measures that proved unpopular with voters. WSJ’s Grainne McCarthy reports. Photo: AP

« I know what my strategy should be, » Mr. Sarkozy said to the aide, according to a person who was present. « But I sometimes get lost. »

Mr. Sarkozy was elected five years ago on a pledge to restore France’s economic power by encouraging entrepreneurship and rewarding « those who wake up early. » He promised change and revival, and said France should become more like the U.S.

On Sunday, however, Mr. Sarkozy could join the long list of leaders swept aside by Europe’s economic crisis or by austerity measures that proved unpopular with voters. Ten have fallen so far, including Italian Premier Silvio Berlusconi and Spanish Prime Minister José Luis Rodríguez Zapatero.

It is still possible for the combative 57-year-old Mr. Sarkozy to pull off a comeback—mainly if he can persuade undecided voters to swing his way in the closing hours—though he trails Mr. Hollande by a sizable deficit of at least five percentage points.

Defeat would cap an extraordinary reversal of fortune for a president the French had elected on promises to create more jobs and cut the country’s state sector. Today, the world’s fifth-largest economy is saddled with a record debt of €1.7 trillion ($2.24 trillion), about €500 billion more than when Mr. Sarkozy took office in 2007. The jobless rate has risen to a 13-year high of 10%.

The result is that, even more than five years ago, France is struggling to come to terms with its diminished position in the world. France is falling behind the stronger economy of its neighbor Germany, and many citizens worry their country could follow the path of other debt-choked euro-zone nations. On Thursday a new poll showed 62% of French people fear the country could end up in a similar economic situation to Greece or Spain, which are in the throes of deep social crisis.

France is nowhere near the Greek situation. As of late last year (and before the second Greek bailout), France’s debt stood at 86% of GDP, vs. more than 150% for Greece. But France’s political and economic direction matters greatly to Europe as a whole: Among other things, France is a pillar of the region’s shared currency, the euro, at a time when euro-zone members are still searching for a solution to the overload of government debt menacing their economic union.

French voters’ disorientation is playing in favor of Mr. Sarkozy’s rival, Mr. Hollande, a 57-year-old party leader. The Socialist candidate has himself said that if he wins on Sunday, his victory will be more a judgment of Mr. Sarkozy than an assessment of his own merits.

« If France wavers, the fate of the entire euro zone could be at stake, » said French economist Christian Saint-Etienne.

Like many other European presidents, Mr. Sarkozy’s ability to push through unpopular policies has been hampered by the debt crisis. But his leadership style, too, has come under fire as being unfocused in ways that have hurt his re-election effort.

In his five years as French president, Mr. Sarkozy has been a man in constant motion—part of his leadership strategy of « moving at the speed of light, » as he described it to aides ahead of his May 2007 election. « I’ll be bombarding France with initiatives, and the opposition will get exhausted in trying to catch an ever-moving target, » he said at the time, according to people present for the conversation.

Mr. Sarkozy has been a prominent figure on the global stage. He revived a stalled European treaty, tackled the sovereign-debt crisis with German Chancellor Angela Merkel, and led two simultaneous Africa wars, in Libya and the Ivory Coast. At the same time, he kept a grip on domestic politics. He imposed an increase in the standard retirement age despite strong popular resistance, winning praise from debt-rating companies.

Mr. Sarkozy also got divorced, remarried and had a child in his five years as president. And he was caught on camera sending text messages during a meeting with Pope Benedict XVI.

« It took me time to embody the presidential function, » Mr. Sarkozy has said.

Patrick Devedjian, a senior minister in Mr. Sarkozy’s administration in 2009 and 2010, said, « There is a major flaw in the ‘moving target’ strategy: Political action becomes illegible. » Even if the work has « achieved considerable things, they will all go unnoticed. »

His presidency got off to a rough start. He had promised a « rupture » with the patrician style of many previous French presidents. « I won’t betray you, I won’t lie to you and I won’t disappoint you, » Mr. Sarkozy said at a victory rally the day of his election.

The next day, Mr. Sarkozy and his then-wife jetted to Malta for a cruise on a billionaire’s yacht. Mr. Sarkozy was pelted with criticism over his lifestyle and alleged closeness to France’s business elite—something he has strongly denied. Nevertheless, the controversy continued throughout his term.

Mr. Sarkozy recently said that his failing marriage helps to explain some of his actions early on. « I made a mistake, » Mr. Sarkozy said in April, referring to the Mediterranean cruise. « Part of my brain was busy trying to salvage something, and I did not seize the impact such a symbol would have. »

Mr. Sarkozy took office on May 16, 2007, and quickly went on the move. A few weeks into his presidency, he traveled to Brussels to inform other European governments that France would renege on its pledge to balance its budget by a 2010 deadline. He unveiled tax cuts worth about €15 billion a year, saying the « fiscal shock » would invigorate economic growth.

The cuts offered benefits for blue-collar workers as well as a « fiscal shield » designed to protect wealthy households from paying more than 50% in taxes on their overall income. Later, as the European economic crisis took hold, the « fiscal shield » would open Mr. Sarkozy to harsh criticism.

Ethnic tensions also fired up quickly. The president created a ministry of national identity and launched public forums on what it means to be French. The debate, however, unleashed a torrent of xenophobic, often anti-Muslim, comments that Mr. Sarkozy struggled to mute. The controversy undercut what had been seen as a positive byproduct of his election: Mr. Sarkozy, the son of a Hungarian immigrant, described himself as a « little Frenchman of mixed blood, » and his victory had been viewed as a sign that France was at peace with the diverse origins of its people.

Soon, another issue came to dominate France’s news agenda: Mr. Sarkozy’s private life. Mr. Sarkozy divorced his wife and soon after was seen visiting the Disneyland theme park near Paris with Italian fashion model and singer Carla Bruni. In a show on state television France 2, French stand-up comedian Anne Roumanoff said: « It’s Snow White marrying the dwarf, » a reference to Mr. Sarkozy’s short stature.

Meanwhile, the global financial crisis started contaminating France.

In late 2008, French Senator Jean-Pierre Fourcade used a closed-door gathering of center-right lawmakers around Mr. Sarkozy to voice concerns that France’s budget deficit and debt risked spiraling out of control. His words carried weight given that Mr. Fourcade is the last French finance minister to have presided over a balanced budget surplus, in 1974.

« I hear you, Jean-Pierre, » Mr. Sarkozy said. « But debt is not my priority, I must focus on boosting spending power. »

Just days later, the chief executives of French auto makers Renault SA and Peugeot SA met with Mr. Sarkozy and warned him that, unless a rapid solution was found to bring down ballooning inventories, they would have to lay off thousands of workers.

Mr. Sarkozy responded by granting €3 billion in government loans to each company and introducing a cash-for-clunkers plan—solutions that were widely imitated in Europe and in the U.S.

In the closing days of 2008, the French president hit the brakes on some of his overhaul plans. Students were staging massive protests in Greece, and the French president feared the movement might spread to France, aides said.

The government let the budget deficit grow to 7.5% of GDP in 2009, from 2.7% in 2007, and, on top of that, raised €35 billion to fund a number of projects, ranging from the renovation of historical monuments to university research. « I will never conduct a policy of austerity because austerity always failed, » Mr. Sarkozy said in a June 2009 address to lawmakers in Versailles.

In 2010, fearful that France’s deficit and debt could veer out of control, Mr. Sarkozy announced he would partly undo a 1983 law that had lowered the pension age to 60 from 65.

The opposition Socialist party argued that it was wrong to ask ordinary people to work longer even as Mr. Sarkozy’s government was granting tax rebates—the « fiscal shield »—to the privileged. The fight escalated after the French press reported that Liliane Bettencourt, the heiress to the L’Oréal cosmetics empire and France’s richest woman, was benefiting financially under Mr. Sarkozy’s « fiscal shield » program. Again, Mr. Sarkozy was dogged by criticism that he was too close to the wealthy.

France’s defense minister, Gérard Longuet, has come to Mr. Sarkozy’s side. « This was unfair because, even though Nicolas Sarkozy is genuinely fascinated by successful people, he lives like a monk, » he said in an interview.

Despite nationwide protests, the French Parliament passed measures to gradually increase the retirement age to 62 from 60. Public transportation was disrupted by the unrest—but not paralyzed, due to measures Mr. Sarkozy had earlier introduced that made it harder for railway workers to strike. The president eventually scrapped his « fiscal shield. »

In January, Standard & Poor’s Ratings Services announced it would cut France’s debt rating. Mr. Sarkozy revived some of the overhaul plans he had axed in the depths of the crisis. He said he would boost the competitiveness of French companies by cutting payroll taxes and increasing sales taxes paid by consumers.

And in February, Mr. Sarkozy kicked off his re-election campaign. « The plan is simple, » he told aides, according to people present. « We go at full speed, and then we accelerate. »

Voir enfin:

Rigueur ou relance ? L’Amérique aussi se pose la question
Le débat européen entre austérité et croissance touche aussi les États-Unis. Mitt Romney et Barack Obama ont des recettes radicalement différentes pour redresser l’économie américaine qui affiche un déficit budgétaire équivalent à 8% du PIB en 2012.
Gérard Olivier
Atlantico
2 mai 2012

Qui a dit : « Nous allons bientôt être dans la même situation que la Grèce» ? Nicolas Sarkozy en parlant des choix de François Hollande ? Manqué ! C’est Mitt Romney, à propos du budget prévisionnel de Barack Obama pour 2013.

Le débat sur la rigueur budgétaire est devenu l’axe central de la campagne américaine. Un débat alimenté presque quotidiennement par l’écho de la crise en Europe : enjeu de l’élection présidentielle en France, crise de la dette et du chômage en Grèce et en Espagne, différend budgétaire aux Pays Bas, et tout dernièrement retour de la récession au Royaume Uni, où le gouvernement Cameron a taillé dans les dépenses…

Les États-Unis sont concernés au premier chef. Le déficit budgétaire pour 2012 sera supérieur à mille milliards de dollars. 1,3 « trillions » de dollars précisément. Soit plus de 8% du PIB. Le seuil symbolique des mille milliards de déficit sera dépassé pour la quatrième année consécutive. L’année 2009 avait été la pire avec un trou de mille sept cents milliards de dollars. Plus de 10% du PIB.

Ce déficit abyssal a quatre explications. La première tient à la « Grande Récession », nom que les Américains ont donné à la crise financière et économique qui sévit depuis 2008. Elle a plombé les revenus de l’État tout en augmentant ses dépenses. La seconde tient aux deux guerres menées de front, en Irak et en Afghanistan, qui ont coûté plus de mille milliards. La troisième, aux fameuses réductions d’impôts ordonnées par le président George W. Bush en 2001 et 2003 qui ont privé le gouvernement fédéral d’une partie de ses revenus. Votées pour dix ans, elles doivent expirer à la fin de l’année. Dernière raison, et non des moindres, la hausse continue des dépenses publiques. En dépit des injonctions des uns et des promesses des autres. Au cours de la décennie écoulée elles ont progressé de 7% par an en moyenne, trois fois le rythme de l’inflation.

Sur ce point l’Amérique ressemble beaucoup à certains pays européens. Si la France enchaîne les déficits budgétaires depuis trente-cinq ans, les États-Unis ne font guère mieux. Au cours du dernier demi-siècle, ils ont connu quarante-cinq exercices déficitaires et seulement cinq positifs. L’année 1969, puis de 1998 à 2001. Au plus fort de la croissance de la « nouvelle économie », juste avant l’éclatement de la bulle Internet et les attentats du 11 septembre 2001.

Conséquences de ces déficits sans fin, la dette publique ne cesse de s’alourdir. Elle a dépassé la barre des dix mille milliards en 2011, soit 68% du PIB, et va continuer de grimper. Jusqu’à quinze mille milliards en 2017 et près de dix-neuf mille milliards en 2022. Encore s’agit-il là du scénario optimiste. Les plus pessimistes la situent à 100% du PIB avant 2020…

Devant ces perspectives, les deux candidats à l’élection présidentielle de novembre proposent deux approches radicalement différentes.

Barack Obama dans son budget prévisionnel pour l’année fiscale 2013 (qui commence le 1er octobre 2012) envisage un déficit de neuf cents milliards de dollars. Soit 6% du PIB. Afin de soutenir l’activité économique il a inclus dans son budget plus de mille cinq cents milliards de dollars de dépenses supplémentaires en formation, investissements d’infrastructures et pour soutenir l’innovation. Ces dépenses étant compensées par des hausses d’impôts sur les dividendes, ainsi que sur les très hauts revenus et par la suppression de niches fiscales notamment pour les compagnies pétrolières.

A moyen terme le budget Obama envisage de revenir à un déficit de 2,7% du PIB en 2018. Sachant que pour l’heure, la « règle d’or » (le zéro déficit), tant débattue en Europe, n’est pas de mise. Les économistes lui préfèrent le seuil de 3% du PIB, limite supportable, estiment-ils, pour préserver la croissance.

Les Républicains ont présenté leur propre budget. Il prévoit de revenir à un déficit inférieur à 1% du PIB dès 2017, en coupant de manière draconienne (moins 20%) dans les dépenses y compris celles associées au programme Medicare, l’assurance santé des séniors, mais en évitant toute hausse d’impôts, et sans diminuer le budget de la Défense. L’objectif étant certes de réduire le déficit mais aussi de marquer les esprits. Les déficits budgétaires existent parce que le gouvernement ne parvient pas à contrôler ses dépenses, c’est donc d’abord dans ces dépenses qu’il faut couper pour éliminer les déficits, disent en substance, les Républicains.

C’est Paul Ryan, Représentant du Wisconsin, et président de la commission du Budget de la Chambre des Représentants, une des étoiles montantes du parti républicain, qui a préparé ce budget. « Il faut à tout prix éviter une crise de la dette, dit-il, car une telle crise imposerait l’austérité, telle qu’on peut le voir en Europe, c’est précisément cela que nous voulons éviter. » Il a reçu l’appui de Mitt Romney. Barack Obama au contraire a qualifié son projet de « darwinisme social à peine déguisé », bref un retour à la « loi de la jungle ».

Comme en 2011 ce budget a été approuvé par la Chambre, où les Républicains sont majoritaires. Il sera rejeté par le Sénat, où ce sont au contraire les démocrates qui ont la majorité. Les deux camps se retrouvent donc dos à dos. Avec chacun leur projet et chacun leur champion.

Les échéances budgétaires coïncident cette année avec les échéances électorales. En fait, ce sont les électeurs qui devront choisir. Au-delà du budget 2013, l’élection de novembre se présente déjà comme un choix pour les dix années à venir.

Le président Obama a, en quelque sorte, « piégé » les Républicains. En plaçant le déficit budgétaire au centre de l’élection présidentielle, il fait de ce scrutin, non plus un référendum sur son premier mandat, mais un choix entre ses priorités, qui ménagent les plus démunis pour préserver la croissance, et la volonté des Républicains de tailler dans les dépenses gouvernementales. Sachant que ces coupes ne sont pas non plus sans risques. Lors d’un meeting dans le Michigan Mitt Romney avait reconnu dans un moment de candeur, « couper dans les dépenses publiques pour réduire les déficits, et ne rien faire d’autre, c’est inévitablement ralentir la croissance économique. »

About these ads

2 réponses à Présidentielles 2012: Prêts pour cinq ans d’Obamisme à la française? (Ready for four more years of hype and blame?)

  1. [...] Comment ne pas repenser, avec le politologue libano-américain Fouad Ajami et en anticipation de ce que pourrait être la France dans cinq ans, au bilan de l’inventeur lui-même du vidissime concept dit du “Hope & Change” (“le changement, maintenant” en VF)? [...]

    J'aime

  2. [...] Présidentielles 2012: Prêts pour cinq ans d’Obamisme à la française? (Ready for four more …(jcdurbant.wordpress.com) [...]

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 315 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :