Retrait d’Irak: Cachez cette victoire et ces héros que je ne saurai voir (One day, military history will acknowledge McChrystal for his great feat of arms)

Les développements aussi bien en Turquie et en Egypte sont la preuve qu’au Moyen-Orient, il n’existe pas un phénomène tel qu’une alliance permanente. Tout est sujet à changement. La Turquie paraissait autrefois un lieu stable. Son armée était dotée d’une puissance constitutionnelle – et requise – pour sauvegarder le pays dans une démocratie laïque. Mais sept années après la révolution de l’AKP, l’armée ne peut même pas se défendre elle-même. De même, depuis près de trente ans, Moubarak a dirigé l’Egypte d’une poigne de fer. Mais comme Israël ne voyait pas de différence entre Moubarak et l’Egypte, les forces hostiles qu’il réprimait se sont multipliées sous sa botte. Lorsqu’il sera parti, elles ressurgiront une nouvelle fois. Allant de l’avant, Israël doit apprendre à couvrir ses risques. Qu’un gouvernement étranger s’entende avec Israël un jour ne signifie pas que son armée doive disposer d’un libre accès à la technologie militaire israélienne le jour suivant. De même, qu’un régime soit opposé à Israël un jour ne signifie pas qu’Israël ne puisse pas développer des liens avec lui, fondés sur des intérêts partagés. Caroline Glick
L’Irak (…) pourrait être l’un des grands succès de cette administration. Joe Biden (10.02.10)
Barack Obama a été élu en partie sur sa promesse de mettre fin en 16 mois à la guerre en Irak : aujourd’hui, cette échéance passe à 19 mois, l’objectif du retour d’une brigade par mois est abandonné, et surtout, la force dite résiduelle pourra comprendre jusqu’à 50 000 hommes. Trois pilules difficiles à avaler pour les militants anti-guerre. « On ne peut pas laisser autant de troupes sur place et appeler ça la fin de la guerre » proteste un député de l’aile gauche démocrate. « C’est inacceptable », s’emporte une autre. Même les dirigeants du parti ont du mal à dissimuler un certain malaise. A droite, au contraire, on couvre d’éloges le président démocrate pour avoir mis de l’eau dans son vin en suivant les conseils des militaires. Certains républicains vont même jusqu’à voir une continuité entre la stratégie irakienne de George Bush et le plan dévoilé hier par Barack Obama. RFI (27.02.09)
Le mardi 30 juin, les troupes américaines se retireront des villes irakiennes, laissant à l’armée nationale le soin de la sécurité. (…) C’est le 27 novembre 2008 que le parlement irakien a ratifié l’accord sur le retrait des troupes américaines d’ici fin 2011 (signé du temps de l’administration Bush). Et il semble que le président Obama soit bien décidé à se conformer à ce calendrier, malgré certaines pressions de ses militaires. Le Monde diplomatique (29.06.09)
Le départ d’Irak des dernières forces de combat des GI’s (…) respecte scrupuleusement le calendrier promis par Obama lors de son élection, et indique que le désengagement total des Américains prévu en 2011 est en train de s’accomplir. Désormais, les soldats qui restent en Irak jusqu’à l’année prochaine remplissent des fonctions de formation et de conseil. Il y a sept ans, l’invasion de l’Irak a plongé le pays dans le chaos, la guerre et les attentats. Aujourd’hui encore, Bagdad vit au rythme quasi quotidien d’explosions terriblement meurtrières. L’occupation du pays a coûté la vie à près de 4 500 militaires américains et a eu un coût financier considérable, au point qu’elle est devenue très impopulaire aux États-Unis. (…) Les Américains s’en vont donc sans laisser place nette. Leur départ était devenu inéluctable, mais il s’opère sans gloire. La Dépêche
Ceux qui pensent qu’il n’y aura plus de forces américaines en Irak se trompent : nous continuerons à subir des pertes humaines et à dépenser de l’argent dans ce pays, alors que les hommes politiques irakiens tentent de s’accrocher à leur faible démocratie. Jack Jacobs (spécialiste des questions militaires, NBC)
C’est une chose dont je serai fier jusqu’à la fin de ma vie le fait d’avoir été là au départ et de partir avec la dernière des unités de combat. Luke Dill (soldat américain quitant l’Irak)
Il est presque impossible de décrire dans toute son horreur la situation à laquelle la coalition a dû faire face en Irak au milieu de la décennie précédente. Al-Qaïda pouvait alors y opérer en quasi-impunité -et en s’appuyant sur le matériel militaire nombreux des Baasistes- dans de nombreuses provinces mais également dans de nombreux quartiers de Bagdad. Al-Qaïda a ainsi pu faire sauter les bureaux des Nations Unies avec une bombe de très forte puissance et même détruire le lieu saint du chiisme en Irak, le dôme de la Mosquée d’Or. Ses coupeurs de tête et ses tortionnaires sur vidéo pouvaient aller et venir à leur guise. Dans certaines villes de la province d’Anbar, un «Etat islamique provisoire d’Irak» a même vu le jour et des défilés de la victoire se déroulaient, célébrant la défaite des Américains et de leurs alliés. Aux Etats-Unis, la demande du retrait des troupes d’Irak enfla au point d’atteindre la masse critique. Comme je tentais de le faire comprendre à l’époque, un tel mouvement revenait à permettre à Abou Moussab al-Zarquaoui, ce tueur psychopathe qui disposait alors de la franchise de Ben Laden pour l’Irak, de se proclamer vainqueur des Etats-Unis en bataille rangée. Les conséquences d’un tel retrait -un terrible bain de sang en Irak, l’effondrement d’une des puissances centrales dans l’économie mondiale, la déstabilisation chronique de la région et le renforcement des ultra-fondamentalistes partout ailleurs- eut été infiniment pire que tout échec en Afghanistan.
Le général McChrystal (…) a passé haut la main le fameux test officieux de Churchill en temps de guerre «est-ce qu’il est doué pour tuer des Allemands?». Il ne s’est pas contenté d’infliger des pertes et des dégâts importants à l’ennemi, il l’a également démasqué -le dépouillant de ses oripeaux sunnites- en le montrant pour ce qu’il est: un ramassis de vandales et de fanfarons. Cet exploit a permis l’augmentation substantielle des effectifs en Irak. Un jour, les historiens militaires loueront McChrystal pour ce haut fait d’armes. Christopher Hitchens

La guerre d’Irak restera décidément jusqu’au bout celle de toutes les désinformations.

A l’heure où un président américain enlisé jusqu’au cou dans un conflit afghan dont on ne voit pas la fin choisit de s’enferrer dans une nouvelle controverse pour une mosquée du 11-septembre censée imposer par la confrontation (cherchez l’erreur !) « le dialogue et la tolérance«  à la veille d’élections de mi-mandat annoncées comme catastrophiques pour son camp …

Et où, dans leur obsession de ne jamais concéder le moindre succès à l’Administration Bush, nos médias font tout leur possible pour cacher que, revenant sur ses promesses de campagne (les fameux 16 mois passés discrètement à 19), l’actuel président n’a fait en réalité que reprendre (comme à peu près tout le reste!) le calendrier établi dès novembre 2008 par son prédécesseur

Et ce, sans compter, en ce Moyen-orient où rien n’est jamais permanent, le maintien des forces spéciales et l’accroissement  du nombre de sous-traitants privés tant condamnés sous l’ère Bush, jusqu’aux 56 000 hommes rebaptisés fort opportunément  « formateurs »  …

Retour, avec un article de Christopher Hitchens, sur le grand absent de ce retrait et véritable responsable, avec son commandant en chef Bush et son commandant tout court le général Petraeus, de cette victoire que personne ne veut voir, sinon, comme pour l’Administration Obama, pour se l’attribuer après avoir tout fait pour l’empêcher …

A savoir le général McChrystal qui, bien avant son limogeage pour cause de trop grand franc-parler et avec le réseau de combattants de contre-guérilla qu’il avait mis sur pied, avait non seulement « écrasé les «cellules» d’Al-Qaïda les unes après les autres « et éliminé le psychopathe Zarkaoui

Mais surtout, dans une situation dont on peine aujourd’hui à se rappeler toute l’horreur, démasqué la prétendue « résistance irakienne » en la « montrant pour ce qu’elle était réellement: un ramassis de vandales et de fanfarons »

Une dernière mission

Le Général McChrystal devrait superviser le retrait américain d’Irak

Christopher Hitchens

8 juillet 2010

Parmi les nombreuses mauvaises impressions qui se dégagent aux Etats-Unis en ce moment se trouve celle que nous ne disposons que de deux bons généraux. Il semble d’ailleurs qu’il nous ait fallu un certain temps pour réaliser que ce chiffre vient même d’être divisé par deux. Jusqu’au mois dernier, seuls deux de nos généraux pouvaient se targuer d’avoir affronté Al-Qaïda et de l’avoir vaincu tant politiquement que militairement. C’était à l’époque où les généraux David Petraeus et Stanley McChrystal travaillaient ensemble en Irak. L’Afghanistan a quant à lui mis leur talent à rude épreuve, qu’il soit exercé séparément ou de concert; et en se lançant dans une série de commentaires désobligeants à l’encontre de la politique «trop brouillonne» du président Obama, le général Stanley McChrystal s’est privé de lui-même de toute participation à ce conflit.

Mais avons-nous vraiment réalisé, lorsqu’il s’est vu relevé de son commandement à Kaboul, qu’il venait également d’être écarté de toute participation à ce conflit? Les querelles de second rang -combien d’étoiles pourra-t-il garder lorsqu’il fera valoir ses droits à la retraite- tendent à nous faire oublier que nous venons de perdre un soldat de premier ordre.

Non au retrait

Finir comme un trophée de chasse suspendu dans le salon de Jann Wenner de Rolling Stone a quelque chose d’irritant et d’alarmant. Je constate que lorsque l’on demande ce que McChrystal a accompli à Bagdad, la majorité des personnes interrogées répondent vaguement qu’il a joué un rôle dans l’augmentation des effectifs en Irak, décidée en 2007 par le président Bush. Ceci démontre une ignorance de l’histoire récente, qui masque encore l’étendue de la perte que nous venons de subir.

Il est presque impossible de décrire dans toute son horreur la situation à laquelle la coalition a dû faire face en Irak au milieu de la décennie précédente. Al-Qaïda pouvait alors y opérer en quasi-impunité -et en s’appuyant sur le matériel militaire nombreux des Baasistes- dans de nombreuses provinces mais également dans de nombreux quartiers de Bagdad. Al-Qaïda a ainsi pu faire sauter les bureaux des Nations Unies avec une bombe de très forte puissance et même détruire le lieu saint du chiisme en Irak, le dôme de la Mosquée d’Or. Ses coupeurs de tête et ses tortionnaires sur vidéo pouvaient aller et venir à leur guise. Dans certaines villes de la province d’Anbar, un «Etat islamique provisoire d’Irak» a même vu le jour et des défilés de la victoire se déroulaient, célébrant la défaite des Américains et de leurs alliés.

Aux Etats-Unis, la demande du retrait des troupes d’Irak enfla au point d’atteindre la masse critique. Comme je tentais de le faire comprendre à l’époque, un tel mouvement revenait à permettre à Abou Moussab al-Zarquaoui, ce tueur psychopathe qui disposait alors de la franchise de Ben Laden pour l’Irak, de se proclamer vainqueur des Etats-Unis en bataille rangée. Les conséquences d’un tel retrait -un terrible bain de sang en Irak, l’effondrement d’une des puissances centrales dans l’économie mondiale, la déstabilisation chronique de la région et le renforcement des ultra-fondamentalistes partout ailleurs- eut été infiniment pire que tout échec en Afghanistan.

Un leader de contre-guérilla

J’avais alors accès à l’occasionnel petit briefing «off» à Washington et il était facile de constater des signes de fatigue et de confusion. Mais à cette époque comme aujourd’hui, tout espoir ne semblait pas perdu. Son nom ne devait pas être cité, mais un certain général Stanley McChrystal était en train de monter sur pied un réseau de combattants de contre-guérilla, composé d’Américains et de locaux, et qui sortaient toutes les nuits dans les quartiers de Bagdad et ne laissaient aucun répit à l’ennemi. Non content d’avoir écrasé les «cellules» d’Al-Qaïda les unes après les autres, ils se montraient également très doués pour «retourner» les agents ennemis. C’est ainsi qu’al-Zarkaoui a pu être localisé et s’il n’a pas été pris vivant, il respirait encore lorsque les soldats sont entrés dans sa planque. Il est parti en se sachant trahi.

On aura par contre compris que McChrystal est assez dépourvu de talent dans le domaine politique. Son rôle lamentable dans la tentative d’étouffer les circonstances de la mort de Pat Tillman en Afghanistan le démontre amplement. Mais il a constamment éliminé des membres d’Al-Qaïda. Il a passé haut la main le fameux test officieux de Churchill en temps de guerre «est-ce qu’il est doué pour tuer des Allemands?». Il ne s’est pas contenté d’infliger des pertes et des dégâts importants à l’ennemi, il l’a également démasqué -le dépouillant de ses oripeaux sunnites- en le montrant pour ce qu’il est: un ramassis de vandales et de fanfarons. Cet exploit a permis l’augmentation substantielle des effectifs en Irak. Un jour, les historiens militaires loueront McChrystal pour ce haut fait d’armes.

Bagdad comme fin de carrière

Aujourd’hui, le général est bon pour la casse ou pire, pour servir de consultant au sein du complexe militaro-industriel. Mais des rapports indiquent que la politique américaine à Bagdad commence de plus en plus à battre de l’aile, au fur et à mesure que la date du retrait approche. Le voyage de 10 minutes effectué par le vice-président Joe Biden dans la zone verte, le 4 juillet, semble confirmer la mauvaise opinion que McChrystal avait de lui.

Tirant avantage des nombreuses incertitudes, notamment politiques, les forces d’Al-Qaïda, aujourd’hui réduites, se préparent à infliger autant de misère qu’elles le pourront aux Irakiens, afin de faire barrage à toute solution fédérale ou démocratique. (Ce faisant, ils démontrent que leurs basses tactiques, aujourd’hui dirigées contre une armée se désengageant, ne sont pas une réponse à une «occupation»).

Peut-être serait-il salutaire de demander au général McChrystal d’effectuer une dernière mission? Renvoyez-le à Bagdad pour qu’il supervise le retrait des troupes tout en continuant d’infliger des pertes sévères à ceux qui tentent d’empêcher une bonne transition. Il convient de faire en sorte que l’armée irakienne soit pourvue d’un cadre de soldats rompus au combat, arabes et kurdes, des hommes ayant pris la pleine mesure de l’ennemi. Il faut que chacun sache que l’aide extérieure est toujours disponible pour peu qu’on la demande. Ce serait une fin de carrière bien plus légitime que celle qui se profile actuellement, qui porte en elle quelque chose de mesquin et de déshonorant.

Voir aussi:

The News from Iraq: What Does It Mean?

Victor Davis Hanson

National Review

August 19, 2010

The departure of the last combat brigade from Iraq is full of symbolic weight.

1. President Obama, to his credit, dropped the nonsense from his candidacy about promising withdrawal by March 2008 and stuck to the Bush-Petraeus plan.

2. While there is violence in Iraq (as there is in Pakistan and in many nations of the Arab Middle East), the surge worked, broke the back of the resistance, and allowed some sort of consensual government to survive.

3. We are reminded by the departure that the campaign-constructed “bad” war in Iraq become okay in late 2008, while the okay war in Afghanistan turned bad, something candidate “Let me at ’em in Afghanistan” Obama probably never anticipated, as his post-campaign surprise seems to suggest.

4. We should remember that while the surge coincided with a booming economy, the departure is taking place against the backdrop of a deep recession, and borrowed money is now as big a consideration as grand strategy (e.g., it will be difficult to ever reinsert the troops at their former levels should the terrorists return) . . .

5. . . . but the 50,000-something troops left in Iraq are not weaponless, and with air support can in extremis aid the Iraqi security forces.

6. If the calm holds, George Bush will be seen in a rather different light than when he left in January 2009, not just because Iraq miraculously has functioned under a constitutional system for years now, but because we have seen how different governance is from perpetual campaigning. In the latter, the rhetorical choices are always good and bad, rather than bad and worse, as is the case when one must be responsible for consequences. In short, despite all the “war is lost,” the “surge is not working,” and the “General Betray Us,” Bush’s persistence paid off — and now Joe Biden, of erstwhile “trisect Iraq” fame, thinks that Iraq could be one of the Obama’s administration’s “greatest achievements.” We’ve come a long way from that September 2007 Senate grilling of Petraeus when President Obama, Vice President Biden, and Secretary of State Clinton all weighed in with false knowledge.

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2 réponses à Retrait d’Irak: Cachez cette victoire et ces héros que je ne saurai voir (One day, military history will acknowledge McChrystal for his great feat of arms)

  1. Yves-Marie SÉNAMAUD dit :

    Et ce, sans compter, en ce Moyen-orient musulman où rien n’est jamais permanent, le maintien des forces spéciales et l’accroissement du nombre de sous-traitants privés tant condamnés sous l’ère Bush, jusqu’aux 56 000 hommes rebaptisés fort opportunément « formateurs » …

    Peut-être serait-il salutaire de demander au D.G. McChrystal (ex général) d’effectuer une dernière mission? Comme sous-traitant pour qu’il supervise cette métamorphose des troupes tout en continuant d’infliger des pertes sévères à ceux qui tentent d’empêcher une bonne transition.

    Il reste néanmoins que toute « action politique démocratique » sera doublée par ce départage des factions dans la culture de l’émeute rendant le vote hallal et envoyant au paradis ceux qui oublient que le droit musulman reste au dessus de tous, qu’ils le veulent ou non. ( http://www.drzz.info/ext/http://www.youtube.com/watch?v=TWaDh-QhXbY )

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