Israël/Occident: Que nous le voulions ou non nos sorts sont inextricablement liés (If Israel goes down, we all go down)

Israel as the proverbial canry in the mine
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Les ennemis d’Israël ont fini par réaliser qu’ils n’étaient pas capables de gagner une guerre conventionnelle. Plutôt que d’envoyer des avions, chars et navires contre l’état hébreu, ils se sont tournés vers d’autres moyens: armes de destruction massive, terrorisme, et (plus récemment), entreprise de dé-légitimisation. Cette dernière notion inverse les lois de la guerre; plus précisément, la force devient faiblesse, et l’opinion publique revêt une importance suprême. Daniel Pipes
Israël incarne l’Occident pour les anti-occidentaux, l’impérialisme pour les anti-impérialistes, les infidèles pour les islamistes, le racisme pour les propalestiniens … Il cumule les stéréotypes négatifs. Il est perçu comme l’État en trop, qui devrait disparaître pour que les hommes soient délivrés du mal. Pierre-André Taguieff
Certains vont jusqu’à agir et parler comme si une nouvelle entente avec le monde musulman pouvait se concrétiser si seulement nous étions prêts à sacrifier l’État juif sur l’autel. (…) Que des pays occidentaux se rangent du côté de ceux qui remettent en question la légitimité d’Israël, jouent avec des questions de sécurité vitales pour Israël au sein des instances internationales, apaisent ceux qui s’opposent aux valeurs occidentales plutôt que de s’élever vigoureusement pour la défense de ces valeurs, n’est pas seulement une grave erreur morale, mais une erreur stratégique de premier ordre. Israël est une partie essentielle de l’Occident. L’Occident est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif de ces racines est déterré et Israël perdu, alors nous sommes perdus aussi. Que cela nous plaise ou non, notre destin est inextricablement lié. José Maria Aznar

A l’heure où en une Europe depuis longtemps résignée et une Amérique obamisée, la cause d’Israël n’est décidément plus à la mode

Et qu’après l’échec du terrorisme traditionnel, ses ennemis sont maintenant passés au « terrorisme humanitaire«  et à une campagne sans précédent de délégitimation légale et diplomatique

Pendant que parallèlement se confirment, du médecin même qui l’avait examiné, les raisons bassement commerciales qui ont motivé la libération par les autorités britanniques d’un des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie …

Comme le caractère de plus en plus illusoire de l’action des forces onusiennes d’interposition …

Triste illustration du degré de confusion et d’inversion des valeurs de ces temps étranges que nous vivons …

Que de voir l’ancien et courageux premier ministre espagnol José Maria Aznar contraint de rappeler, dans le Times et à présent dans le WSJ,  les plus élémentaires des évidences

A savoir qu’Israël est non seulement un Etat légitime et une « nation normale confrontée, depuis sa naissance, à des circonstances anormales »

Mais que, face aux « ambitions hégémoniques de l’Iran » et  à « un islamisme extrémiste qui a érigé la destruction de l’Etat juif en priorité religieuse », « nos sorts, que nous le voulions ou non, sont inextricablement liés » .…

Géopolitique/ L’initiative Aznar

L’ancien premier ministre espagnol prend le parti d’Israël. Parce que c’est aussi celui de l’Occident.

Michel Gurfinkiel

25 juin 2010

« Le monde occidental est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif, dans ces racines, est brisé, et si Israël est perdu, alors nous sommes perdus aussi. Que nous le voulions ou non, nos sorts sont inextricablement liés ».

C’est ce qu’écrit l’ancien premier ministre conservateur espagnol Jose Maria Aznar dans une tribune parue jeudi dernier dans le Times de Londres. Certes, note-t-il, la cause d’Israël « n’est plus à la mode en Europe », et l’affaire de la flotille de Gaza, voici près de trois semaines, n’a fait qu’aggraver cette « impopularité ». Mais pourquoi en est-on là ? « Si l’on veut aborder la question israélienne de façon raisonnable et équitable, on doit admettre diverses réalités : que la légitimité d’Israël, Etat créé par une décision de l’Onu, ne peut être remise en cause ; qu’Israël est doté d’institutions solidement démocratiques ; que c’est une société dynamique et ouverte qui excelle sans cesse dans les domaines de la culture, de la science et de la technologie ; qu’Israël est une nation occidentale au plein sens du mot ; qu’il est, en fait, une nation occidentale normale confrontée, depuis sa naissance, à des circonstances anormales… » Notamment, maintenant que « le problème israélo-palestinien est virtuellement résolu, à un islamisme extrémiste qui a érigé la destruction de l’Etat juif en priorité religieuse », et aux « ambitions hégémoniques de l’Iran. »

Mais l’Europe, précisément, n’est plus capable ni de bon sens, ni d’équité, ni même de clarté dans ses perceptions stratégiques ou géopolitiques. «  Dans une grande mesure », observe Aznar, « cette confusion résulte d’un doute masochiste sur notre propre identité, du règne du politiquement correct, d’un multiculturalisme qui nous requiert de nous agenouiller devant les autres, d’un ultra-laïcisme qui, par la plus cruelle des ironies, nous interdit de réagir contre le fanatisme absolu du djihadisme. » En d’autres termes, plus l’Europe trahit et abandonne Israël, plus elle révèle « à quel point elle a déjà sombré », et plus elle se résigne à « un déclin inexorable ». Aznar ajoute que « les Etats-Unis », jusque là épargnés, semblent s’engager « de manière inquiétante » dans la même direction.

José Maria Aznar a été pendant huit ans, de 1996 à 2004, un premier ministre exceptionnel. Refondateur et modernisateur de la droite espagnole, il arrive aux affaires à l’âge de quarante-et-un ans seulement. Il met en place une très forte croissance économique, la passage à l’euro, l’intégration complète de son pays aux institutions européennes et à l’Otan : un « âge d’or » qui hante aujourd’hui une Espagne ruinée par le socialiste José Zapatero. Peut-être Aznar prépare-t-il, en effet, un come back politique. Mais son engagement pour Israël n’est certainement pas de circonstance. Il n’y a pratiquement pas de Juifs en Espagne. L’antisémitisme y est encore virulent. L’antisionisme, banalisé. S’il dresse sa lance pour l’Etat juif, c’est avec une sincérité absolue. Ce qui donne tout son poids à sa démarche.

Aznar n’est pas seul. Dans son article du Times, il annonce qu’il prend la tête d’une « Initiative des Amis d’Israël » regroupant tous les pays se réclamant de la cvilisation démocratique occidentale. Parmi ses premiers compagnons, John Bolton, qui fut le représentant des Etats-Unis à l’Onu sous George W. Bush, est à ce titre, l’un des défenseurs les plus cinglants d’Israël dans le lieu qui, sans doute, lui est le plus hostile ; Alejandro Toledo, président du Pérou de 2000 à 2006, né dans une famille quechua de seize enfants, cireur de chaussures dans son enfance, devenu professeur à Stanford et Harvard, puis homme politique dans son pays face au dictateur mafieux Alberto Fujimori, qu’il finit par renverser et remplacer ; David Trimble, le premier ministre protestant d’Irlande du Nord qui signa avec les catholiques les accord du Vendredi Saint, en 1998, et obtint à ce titre le prix Nobel de la paix ; mais aussi l’historien britannique Andrew Roberts, le philosophe italien Marcello Pera, la sénatrice italienne Fiamma Nirenstein, le banquier américain Robert Agostinelli, le théologien catholique américain George Weigel.

Ce groupe ne sera pas, souligne Aznar, inconditionnel de n’importe quel gouvernement israélien : « C’est le propre de la démocratie d’accepter la diversité des opinions ». Mais il sera inconditionnel d’Israël en tant que nation.

Voir aussi:

Il faut soutenir Israël car s’il tombe, nous tous, nous tombons

José Maria Aznar

The Times

17 juin 2010

Traduction Albert Soued

La colère soulevée par Gaza est une distraction. Nous ne pouvons pas oublier qu’Israël est le meilleur allié de l’Occident dans une région agitée.

Depuis trop longtemps, il est désormais démodé en Europe de prendre la parole en faveur d’Israël. Dans la foulée de l’incident survenu récemment en Mer Méditerranée à bord d’un navire plein de militants anti-israéliens, il est difficile de penser à une cause plus impopulaire à défendre.

Dans un monde idéal, l’assaut par des commandos israéliens sur le Marmara Mavi ne se serait pas soldé par neuf morts et une vingtaine blessés. Dans un monde idéal, les soldats auraient été accueillis paisiblement à bord du navire. Dans un monde idéal, aucun État, encore moins un récent allié d’Israël comme la Turquie, aurait parrainé et organisé une flottille dont le seul but était de créer une situation impossible pour Israël, soit l’obliger à choisir entre renoncer à sa politique de sécurité et à son blocus naval, ou risquer la colère du monde.

Dans nos rapports avec Israël, il nous faut dissiper les nuages de la colère qui trop souvent obscurcissent notre jugement. Une approche raisonnable et équilibrée doit englober les réalités suivantes : premièrement, l’État d’Israël a été créé par une décision de l’ONU. Sa légitimité, dès lors, ne devrait pas être en cause. Israël est une nation qui dispose d’institutions démocratiques profondément enracinées. Il s’agit d’une société dynamique et ouverte qui a maintes fois excellé aux chapitres de la culture, de la science et de la technologie.

Deuxièmement, de par ses racines, son histoire et ses valeurs, Israël est une nation occidentale à part entière. En fait, c’est une nation occidentale normale, mais confrontée à des circonstances anormales.

Unique en Occident, Israël est la seule démocratie dont l’existence est contestée depuis sa création. D’abord, il a été attaqué par ses voisins par voie d’armes conventionnelles de la guerre. Puis, il a fait face au terrorisme qui a atteint son point culminant dans les vagues successives d’attentats suicide. A présent, sur l’ordre des islamistes radicaux et de leurs sympathisants, il fait face à une campagne de délégitimation via le droit international et la diplomatie.

Soixante-deux ans après sa création, Israël se bat toujours pour sa survie même. Puni par une pluie de missiles au nord et au sud, menacé de destruction par un Iran visant à acquérir des armes nucléaires et pressé par ses amis et ses ennemis, Israël, il semble, ne connaîtra jamais un moment de paix.

Pendant des années, l’Occident a concentré son attention tout naturellement sur le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais si Israël est en danger aujourd’hui et toute la région glisse vers un avenir problématique inquiétant, la cause n’est pas l’absence d’accord entre les parties sur la façon de résoudre ce conflit. Les paramètres d’un éventuel accord de paix sont clairs, aussi difficile que cela puisse paraître pour les deux parties à faire le dernier effort en voie d’un règlement.

Les véritables menaces pour la stabilité régionale, cependant, se situent dans la montée d’un islamisme radical qui voit la destruction d’Israël comme l’accomplissement de son destin religieux et, en même temps, dans le cas de l’Iran, comme l’expression de ses ambitions hégémoniques régionales. Les deux phénomènes constituent des menaces qui affectent non seulement Israël, mais aussi l’ensemble de l’Occident et le monde entier.

Le cœur du problème réside dans la manière ambiguë et souvent erronée dont trop de pays occidentaux réagissent désormais à cette situation. Il est facile de blâmer Israël pour tous les maux du Moyen-Orient. Certains vont jusqu’à agir et parler comme si une nouvelle entente avec le monde musulman pouvait se concrétiser si seulement nous étions prêts à sacrifier l’État juif sur l’autel. Ce serait de la folie.

Israël est notre première ligne de défense dans une région turbulente qui risque constamment de sombrer dans le chaos, une région vitale pour notre sécurité énergétique en raison de notre dépendance excessive au pétrole moyen-oriental, une région qui forme la ligne de front dans la lutte contre l’extrémisme. Si Israël tombe, nous tombons tous.

Pour défendre le droit d’Israël à exister en paix et dans des frontières sûres, il faut un degré de clarté morale et stratégique qui trop souvent semble avoir disparu en Europe. Les États-Unis montrent des signes inquiétants d’emprunter la même voie.

L’Occident traverse une période de confusion sur l’avenir du monde. Dans une grande mesure, cette confusion est provoquée par une sorte de doute de soi masochiste à l’endroit de notre propre identité ; en vertu de la rectitude politique et d’un multiculturalisme qui de force nous met à genoux devant les autres, et d’une laïcité qui, ironie du sort, nous aveugle, même lorsque nous sommes confrontés à des djihadistes qui font la promotion de l’incarnation la plus fanatique de leur foi. Abandonner Israël à son sort, en ce moment critique, ne servirait qu’à illustrer combien nous avons sombré et combien inexorable notre déclin semble désormais être.

On ne peut pas laisser cela se produire. Motivé par le besoin de reconstruire nos propres valeurs occidentales, exprimant une profonde inquiétude au sujet de la vague d’agression contre Israël, et conscient que la force d’Israël est notre force et que la faiblesse d’Israël est notre faiblesse, j’ai décidé de promouvoir une nouvelle initiative d’Amis d’Israël avec l’aide de quelques personnalités, dont David Trimble [ex-Premier ministre d'Irlande du Nord], Andrew Roberts [historien anglais], John Bolton [ex-ambassadeur américain aux Nations unies], Alejandro Toledo (ancien président du Pérou), Marcello Pera (philosophe et ancien président du Sénat italien), Fiamma Nirenstein (auteure et politicienne italienne), le financier Robert Agostinelli et l’intellectuel catholique George Weigel.

Nous n’avons pas l’intention de défendre une politique spécifique ou un gouvernement israélien particulier. Les auteurs de cette initiative sont certains d’être parfois en désaccord avec certaines des décisions prises par Jérusalem. Nous sommes des démocrates et nous croyons en la diversité.

Ce qui nous lie, toutefois, est notre soutien indéfectible à Israël et à son droit d’exister et de se défendre. Que des pays occidentaux se rangent du côté de ceux qui remettent en question la légitimité d’Israël, jouent avec des questions de sécurité vitales pour Israël au sein des instances internationales, apaisent ceux qui s’opposent aux valeurs occidentales plutôt que de s’élever vigoureusement pour la défense de ces valeurs, n’est pas seulement une grave erreur morale, mais une erreur stratégique de premier ordre.

Israël est une partie essentielle de l’Occident. L’Occident est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif de ces racines est déterré et Israël perdu, alors nous sommes perdus aussi. Que cela nous plaise ou non, notre destin est inextricablement lié.

José María Aznar was prime minister of Spain between 1996 and 2004.

Voir également:

Israël – Un pays comme les autres!

The WSJ

le 8 juillet 2010

traduit par Aschkel

L’hostilité envers les Juifs est une tache sur l’honneur du monde occidental depuis des siècles.

La déclaration suivante a été signée par José Maria Aznar, David Trimble, John R. Bolton, Alejandro Toledo, Marcello Pera, Andrew Roberts, Fiamma Nirenstein, George Weigel, Robert F. Agostinelli et Carlos Bustelo:

Israël est une démocratie occidentale et un pays normal. Néanmoins, Israël a été confronté à des circonstances anormales depuis sa création. En fait, Israël est la seule démocratie occidentale, dont l’existence a été contestée par la force, et dont la légitimité est toujours remise en question, indépendamment de ses actions.

La crise récente de la flottille a encore fourni une autre occasion pour les détracteurs d’Israël de renouveler leur campagne frénétique. Il en était ainsi avant même que les faits de ce tragique incident soient révélés à la lumière. Et pourtant les yeux sont restés aveugles quant aux raisons pour lesquelles Israël a dû répondre à la provocation claire de la flottille pour Gaza.

Parce que nous croyons qu’Israël est soumis à un traitement injuste, et que nous sommes convaincus que la défense d’Israël, c’est défendre les valeurs qui ont fait et soutiennent notre civilisation occidentale, nous avons décidé de lancer l’Initiative des amis d’Israël.

Notre objectif est d’apporter la raison et la décence à la discussion au sujet d’Israël.

Nous sommes un groupe éclectique, venant de différents pays et ayant des opinions différentes sur un large éventail de questions. Il va sans dire que nous ne parlons pas pour l’État d’Israël et nous ne défendons pas toutes ses décisions. Nous sommes unis, cependant, par les croyances suivantes, des principes et des objectifs:

D’abord, Israël est un pays normal, une démocratie occidentale et devrait être traité comme tel. Son système parlementaire, ses traditions juridiques, son système d’éducation et de recherche scientifique, ses réalisations culturelles sont aussi fondamentaux pour lui comme à toute autre société occidentale. En effet, dans certains de ces domaines, Israël est un leader mondial.

Deuxièmement, les tentatives de questionner  la légitimité  d’Israël comme un Etat juif au Moyen-Orient sont inacceptables pour des personnes qui soutiennent les valeurs démocratiques libérales. L’Etat d’Israël a été fondé dans le sillage de la résolution 181 des Nations Unies, adoptée en 1947. Il est également né d’une connexion ininterrompue juive sur sa terre qui remonte à des milliers d’années. Israël ne tient pas sa légitimité, comme le prétendent certains, de la sympathie de l’Holocauste. Au lieu de cela, il tire sa légitimité du droit international et du même droit à l’autodétermination réclamé par toutes les nations.

Troisièmement, en tant que membre tout à fait légitime de la communauté internationale, le droit fondamental d’Israël à la légitime défense ne devrait pas être remis en question. Il ne faut pas oublier qu’ Israël fait face à des menaces de sécurité unique, de groupes terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, de l’Iran et de l’objectif de ce dernier à se procurer des armes nucléaires.

Une condamnation d’Israël par les  Nations-Unies  résultant  du rapport Goldstone  l’an dernier, Rapport sur la récente guerre à Gaza, par exemple, ignore les problèmes de sécurité auquels Israël est confronté. Toutes les démocraties devraient s’opposer à de telles campagnes, qui finissent par saper la légitimité non seulement d’Israël mais de l’ONU elle-même.

Quatrièmement, nous ne devons jamais oublier qu’Israël est de notre côté dans la lutte contre l’islamisme et le terrorisme. Israël se trouve sur la ligne de front de cette lutte comme un rempart des valeurs judéo-chrétiennes. La croyance en laquelle  le monde démocratique,  peut sacrifier  Israël afin d’apaiser l’islamisme est profondément erronée et dangereuse. Apaisement qui a échoué dans les années 1930 et qui échouera encore aujourd’hui.

Cinquièmement, les tentatives faites par les gens de bonne foi afin de faciliter la paix entre Israël et les Palestiniens doivent toujours être prises en considération. Mais les acteurs étrangers à ce conflit doivent se garder de tenter d’imposer leurs propres solutions. Israéliens et Palestiniens doivent savoir comment construire une paix viable. Nous pouvons les y aider, mais nous ne pouvons les y contraindre.

Sixièmement, nous ne devons pas perdre de vue les dangers d’un véritable réveil de l’antisémitisme que pose la campagne de délégitimation d’Israël. L’hostilité envers les Juifs est une tache sur l’honneur du monde occidental depuis des siècles. C’est une question de respect de soi que de nous confronter et de nous opposer activement à de nouvelles manifestations d’antisémitisme.

L’Initiative des  Amis d’Israël s’est réunie pour encourager les hommes et les femmes de bonne volonté à revoir leurs positions à l’égard de l’Etat juif et à ré-enraciner ces positions à l’intérieur des meilleures et non des pires traditions occidentales. Nous leur demandons de reconnaître qu’il est dans notre propre intérêt qu’une relation de plus en plus difficile entre Israël et nombre des autres démocraties libérales du monde soit sauvée et revigorée avant qu’il ne soit trop tard pour nous tous.

M. Aznar est un ancien Premier ministre d’Espagne.

M. Trimble est une première ancien ministre de l’Irlande du Nord.

M. Bolton est un ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU

M. Toledo est un ancien président du Pérou.

M. Pera est un ancien président du Sénat italien.

M. Roberts est un historien britannique.

Mme Nirenstein est vice-présidente de la commission italienne des affaires étrangères de la Chambre des députés.

M. Weigel est un Senior Fellow à l’Ethics and Public Policy Center.

M. Agostinelli est directeur général du Groupe Rhône.

M. Bustelo est un ancien ministre de l’Industrie espagnol.

Voir enfin:

A (Better) Reason to Hate BP

Did the oil giant profit from the Lockerbie bomber’s release?

Bret Stephens

July 6, 2010

What Barack Obama taketh away, Moammar Gadhafi giveth. That must be the fond hope these days at BP, as it seeks to recoup in Libya’s Gulf of Sidra what it is losing in the Gulf of Mexico. And if it takes a wretched lobbying effort to make that happen, so be it.

Yesterday, the chairman of Libya’s National Oil Co. told Zawya Dow Jones that he would urge Libya’s sovereign wealth fund to buy a strategic stake in the troubled oil giant. That follows news that Libya will allow BP to begin deepwater drilling next month off Libya’s coast as part of a $900 million exploration deal initially agreed upon in 2007.

BP is no less enthusiastic, noting in a 2007 press release that the deal represented « BP’s single biggest exploration commitment, » equivalent to « 2000 Gulf of Mexico deepwater blocks. » Long term, some predict BP could reap $20 billion from the deal, perhaps enough to cover its Gulf of Mexico claims fund.

This rare patch of sunshine for BP arrives almost simultaneously with reports of another sort. Over the weekend, London’s Sunday Times reported that a doctor who last year diagnosed Lockerbie bomber Abdel Baset al-Megrahi with metastatic prostate cancer and gave him three months to live now thinks the former Libyan intelligence agent « could survive for 10 years or more. »

Karol Sikora, the dean of medicine at Buckingham University who was paid by the Libyan government for his prognosis, says he finds it « embarrassing » that Megrahi is very much alive and kicking in Libya after he was released last August from a Scottish prison on grounds that he only had a few weeks to live. « It was clear that three months was what they [the Libyans] were aiming for, » he said. « I felt I could sort of justify [that]. »

Megrahi’s not-so-surprising longevity is the latest sordid twist in a tale in which BP is no bystander. It begins in 2004, with efforts by then-British Prime Minister Tony Blair to rehabilitate Col. Gadhafi and open Libya to British commercial interests. BP inked its exploration deal with Libya following a second visit by Mr. Blair in 2007. But the deal nearly ran aground after the U.K. took its time finalizing a prisoner transfer agreement between the two countries.

It was at this point that BP became concerned. As this newspaper reported last September, BP admits that in 2007 it « told the U.K. government . . . it was concerned that a delay in concluding a prisoner transfer agrement with the Libyan government might hurt » the deal it had just signed. BP also told the Journal that a special adviser to the company named Mark Allen, formerly of MI6 and well-connected in Labour Party circles, raised the transfer agreement issue with then-Justice Secretary Jack Straw, though the company also says the two did not discuss Megrahi.

On what basis (other than sheer mercantilism) would a BP adviser raise a prisoner transfer agreement with senior U.K. officials? I put that question to a BP spokesperson and was told I’d hear back « shortly. » As of press time, I still hadn’t.

As for the U.K. and Scottish governments, their denials that Megrahi’s release had anything to do with BP and other oil interests could not be more emphatic. « The idea that the British government and the Libyan government would sit down and somehow barter over the freedom or the life of this Libyan prisoner and make it form some part of some business deal . . . it’s not only wrong, it’s completely implausible and actually quite offensive, » said then-U.K. Business Secretary Peter Mandelson at the time of Megrahi’s release.

Yet as the Sunday Times reported last year, in 2007 Mr. Straw wrote his Scottish counterpart Kenny MacAskill, the man who ultimately decided on Megrahi’s release, that the U.K. would not exclude the Libyan from the prisoner agreement. « The wider negotiations with the Libyans are reaching a critical stage, » Mr. Straw wrote, « and in view of the overwhelming interests for the United Kingdom, I have agreed in this instance the [prisoner agreement] should be in the standard form and not mention any individual. »

Weeks later, Libya formally ratified its deal with BP, though it was again subject to bureaucratic delays until Megrahi’s release. BP denied last year that the delays were anything other than routine. But the Libyans have been less than coy about the linkage: « People should not get angry because we were talking about commerce or oil, » Gadhafi’s son Seif said after Megrahi’s release.

BP has now spent the past 11 weeks promising to make things right for everyone affected by the Gulf spill. But for the families of Pan Am Flight 103’s 270 victims, things can never be made right. Nor, following Megrahi’s release, will justice ever be served. The question that BP could usefully answer and answer fully is whether, in that denial of justice, their interests were served. It won’t restore the company to honor, but it might do something to restore a measure of trust.

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4 réponses à Israël/Occident: Que nous le voulions ou non nos sorts sont inextricablement liés (If Israel goes down, we all go down)

  1. Aschkel dit :

    Bonjour JC, et merci pour ton article.

    Trad en fr d’Israel un pays normal

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  2. jcdurbant dit :

    Merci encore pour le super travail de traduction (je me suis juste permis de modifier le titre et la fin) …

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  3. Jérémie dit :

    Que Dieu bénisse Israël.Paix sur tout Israël.

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  4. [...] Certains vont jusqu’à agir et parler comme si une nouvelle entente avec le monde musulman pouvait se concrétiser si seulement nous étions prêts à sacrifier l’État juif sur l’autel. (…) Que des pays occidentaux se rangent du côté de ceux qui remettent en question la légitimité d’Israël, jouent avec des questions de sécurité vitales pour Israël au sein des instances internationales, apaisent ceux qui s’opposent aux valeurs occidentales plutôt que de s’élever vigoureusement pour la défense de ces valeurs, n’est pas seulement une grave erreur morale, mais une erreur stratégique de premier ordre. Israël est une partie essentielle de l’Occident. L’Occident est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif de ces racines est déterré et Israël perdu, alors nous sommes perdus aussi. Que cela nous plaise ou non, notre destin est inextricablement lié. José Maria Aznar [...]

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