Flottille de Gaza: Ils se sont défendus avec ce qu’ils avaient sous la main (Another milestone on a long road of weakening Western stature and influence)

Humanitarian terrorismNous sommes scandalisés par l’attitude d’Israël, par sa violence et nous voulions protester contre ce qui se passe. Anne-Marie Faucon (co-fondatrice du réseau de cinémas Utopia suite à la déprogrammation d’un film israélien)
C’est un Etat au dessus des lois et à qui se permet d’agir comme on ne le supporterait pour aucun autre Etat. Roland Cayrol (politologue, définit l’Etat d’Israël pour RTL)
lls vont devoir nous arrêter par la force. Huwaida Arraf
Nous allons résister et nous vaincrons. Bulent Yildirim (chef du IHH, un des principaux organisateurs de la flottille)
Ce n’était pas les forces de l’ordre, mais des commandos de la marine israélienne, qui n’avaient rien à faire en plein milieu des eaux internationales. Ce ne sont pas des policiers qui ont arrêté des militants à Tel-Aviv ou Haïfa, mais des commandos qui ont attaqué des civils dans les eaux internationales ! Cela s’est passé de façon violente : de nuit, nous avons été attaqués par des bâtiments de guerre, nous avons eu droit aux frégates, à des navires énormes, et aussi des Zodiac remplis de commandos cagoulés, habillés en noir, et des hélicoptères de combat. (…) Cela dit, nous avons eu de la chance. Nous étions assez peu sur notre cargo, il y avait un député suédois, un écrivain suédois de renom, Henning Mankell. Quand les deux Zodiac nous ont abordés, nous nous sommes réfugiés en bloc autour de la cabine du capitaine. Ils ont sorti des Taser et ont tiré à bout portant sur les copains qui étaient les premiers devant eux. Ils sont tombés sur le coup puis ils se sont fait tabasser, et une fois que quatre ou cinq étaient à terre, ils ont sorti les pistolets et fusils mitrailleurs. Nous nous sommes mis à terre, ils sont entrés dans la cabine du capitaine et ont pris le contrôle du bateau. Ensuite, ils nous ont pris un par un et nous ont regroupés dans un coin du bateau.(…) Sur n’importe quel bateau, on trouve au moins une masse, des couteaux de cuisine, du matériel pour faire de la mécanique… C’est ça qu’ils ont trouvé. Nous aussi, sur notre bateau, les soldats israéliens ont trouvé trois couteaux de cuisine, un cutter, une hache et une masse. Ils nous ont expliqué que c’était des armes. Mais sur n’importe quel bateau civil, on trouve ce genre de matériel. La hache sert en cas d’incendie, pour couper des cordes, par exemple. Deuxième chose : sur le Marmara, les gens se sont défendus comme ils ont pu. Ils se sont fait tirer dessus et se sont défendus avec ce qu’ils avaient sous la main. Imaginez la même situation en Somalie : un cargo français est attaqué en pleine nuit par des pirates, il y a neuf morts, et on apprend qu’à un moment donné les marins français ont essayé de se défendre. Moi, je pense que ce sont des héros et des victimes. (…) Si s’élever contre le blocus horrible et l’injustice qui s’exercent contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, c’est être militant pro-palestinien, alors oui, je le suis. Si l’on prend ce point de vue, l’ONU aussi est pro-palestinienne. Même la France. En tout cas en paroles. (…) Ce qui vient de se passer, c’est un acte de piraterie. Quand la marine israélienne attaque des bâtiments en plein milieu des eaux internationales, tue des gens, kidnappe les civils sur les bateaux, vole le chargement, le bateau, y compris nos bagages, et même nos papiers d’identité – je n’ai plus ni passeport, ni carte d’identité, ni portable ! Je ne sais même pas s’il y a un précédent dans l’Histoire! Thomas Sommer
Des dizaines de voyous appartenant à une organisation terroriste – ou pour être plus précis, une organisation extrémiste, qui soutient le terrorisme –s’étaient préparés d’avance, armés de haches, de couteaux et d’autres armes « blanches. (…) Selon nos informations (….) ce groupe est monté à bord séparément dans une ville différente et est montée à bord selon des procédures différentes. En fait ils n’ont subi aucun contrôle. L’intention évidente de ce groupe était de provoquer un incident violent avec des soldats de Tsahal. Benyamin Netanyahou (Communiqué du Cabinet israélien du 6 Juin 2010)
Il faut être d’un parti pris obtus pour ne pas savoir qu’une intense contrebande d’armes sévit toujours entre l’Iran, la Syrie, d’autres pays encore, et le territoire de Gaza sous domination du Hamas acharné à la destruction de l’Etat « juif ». La mise en place de ce blocus a été l’une des conditions acceptées par les parties en cause , dont l’Egypte ,à l’incitation de la France, pour que l’opération « Plomb durci » prenne fin. Vouloir le forcer c’est accepter que cette contrebande s’aggrave, qu’à nouveau les populations civiles d’Israël soient bombardées et condamnées à se réfugier des jours et des semaines durant dans des abris. C’est en ce sens que l’antisionisme est bien une passion funeste si la passion obnubile l’exercice minimal de la raison. Raphael Drai
Pour un homme comme moi, pour quelqu’un qui s’honore d’avoir, avec d’autres, aidé à inventer le principe de ce type d’actions symboliques (Bateau pour le Vietnam ; Marche pour la survie au Cambodge de 1979 ; boycotts antitotalitaires ; ou encore, plus récemment, violation délibérée de la frontière soudanaise pour briser le blocus à l’abri duquel se perpétraient les massacres de masse du Darfour), pour un militant, en d’autres termes, de l’ingérence humanitaire et du tapage qui va avec, il y a dans cette épopée misérable comme une caricature, ou une grimace lugubre, du destin. Mais raison de plus pour ne pas céder. Raison de plus pour refuser cette confusion des genres, cette inversion des signes et des valeurs. Raison de plus pour résister à ce détournement de sens qui met au service des barbares l’esprit même d’une politique qui fut conçue pour les contrer. Misère de la dialectique antitotalitaire et de ses retournements mimétiques. Confusion d’une époque où l’on combat les démocraties comme s’il s’agissait de dictatures ou d’Etats fascistes. C’est d’Israël qu’il est question dans ce tourbillon de haine et de folie – mais c’est aussi, que l’on y prenne garde, quelques-uns des acquis les plus précieux, à gauche notamment, du mouvement des idées depuis trente ans qui se voient mis en péril. BHL
Peut-être que le seul remède serait une nouvelle sorte d’opinion publique qui exige de ses dirigeants qu’ils résistent aux concessions. Une politique aussi rigoureuse pourrait au début augmenter les risques de violence, mais à plus long terme tenir tête aux Iraniens, aux Nord-Coréens ou aux pirates somaliens – ou aux activistes pro-Hamas – rétablirait la dissuasion et convaincraient les agresseurs que la dernière chose qu’ils souhaitent faire est de s’attaquer à un bateau occidental. À cet égard, si Israël peut démontrer qu’il est parfaitement dans son droit d’inspecter les bateaux tentant d’introduire des approvisionnements et des personnes dans Gaza, alors il devrait augmenter, et non cesser, une telle vigilance. Ce qu’il perdrait dans l’opinion publique à court terme serait plus que compené à long terme par l’établissement d’un nouveau scénario dans lequel aucun bateau, dans aucune circonstance, ne souhaiterait confronter un navire israélien en mer. Mais en attendant, il faut s’attendre à ce que non seulement les provocations du Hamas et de ses compagnons de route augmentent, mais également à ce que, les puissances régionales réalisent que la mise en scène de confrontations avec Israël est payante entermes d’avantage stratégique et de presse mondiale favorable.de l’Iran à la Turquie. Victor Davis Hanson

Battes, barres de fer, revolvers dérobés, détention d’importantes sommes d’argent, masques à gaz, gilets pare-balles, battes, frondes, barres de métal, couteaux, grenades incapacitantes, douilles, armes personnelles jetées par dessus bord, moyens de communication perfectionnés, niveau d’organisation et d’entrainement de type militaire, sans papiers, appels à l’Intifada …

Pour ceux pour qui, en un pervers renversement des valeurs, Israël ne peut être qu’un ‘Etat pirate’ (Libération) et les forces israéliennes que de sanguinaires terroristes d’Etat

Ou, y compris pour ses sympathisants loin de la fameuse maitrise israélienne des opérations coup de poing à la Entebbé et donc encore plus moralement injustifiable, des imbéciles à la criminelle impréparation (jusqu’à se blesser en tombant de leur hélicoptère avant de se faire soigner, si l’on en croit les photos publiées par le quotidien turc populaire Hürriyet, par des activistes aux petits soins!)

Incapables d’anticiper, contrairement à nos si perspicaces stratèges en chambre, le nouveau "terrorisme victimaire" de leurs adversaires qui surfe sur les ripostes "non graduées" de l’appareil militaire israélien et les dénonce, pour le même prix, aux médias planétaires ….

Et, comme le rappelle L’Express, le programme diaboliquement annoncé à l’avance par le Premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyeh : ‘Si les Israéliens se conduisent comme des pirates aux yeux du monde et attaquent la flottille, alors nous aurons gagné’ …

Retour avec ce témoignage (forcément douteux) d’un des commandos israéliens étant intervenu sur l’unique bateau ayant violemment attaqué les forces israéliennes …

Qui, avec les photos des tentatives de lynchage ou de prise en otage des soldats, confirme que c’est justement en tentant de respecter les droits et la vie des prétendus pacifistes (en n’utilisant dans un premier temps que les armes non-létales tels que des pistolets à peinture ou tazers que les vrais pacifistes ont trouvé si violentes) que les soldats israéliens se sont vus contraints, pour délivrer leurs camarades, d’user de la force que tout le monde leur reproche après coup …

Et que l’assortiment de masses, barres de fer, manches de pioches, haches, couteaux de cuisine et d’outils divers retrouvés sur place (comme sur tous les bateaux – et les cutters de nos bureaux… dans les mains des terroristes du 11/9!) pourrait justement faire partie d’une stratégie ayant pour but de ne pas montrer au grand jour l’identité terroriste et violente de ces prétendus "activistes pacifistes" …

Témoignage exclusif d’un commando de la Marine

Yaakov Katz
Jerusalem Post
6 juin 2010

Quand le lieutenant S. atterrit d’un hélicoptère de l’armée à bord du navire turc "Mavi Marmara" lundi matin, il ne s’attend pas à se retrouver au milieu de ce qu’il appelle "un champ de bataille", devant faire face à un groupe de "mercenaires sanguinaires". Les commandos Shayetet descendus à bord du bateau turc étaient donc attendus par "une foule de mercenaires". S. raconte qu’en regardant sur les côtés du navire, il aperçoit trois de ses commandants jonchant le sol, blessés – un premier blessé par un coup de feu à l’estomac, un deuxième au genou, le troisième, inconscient, aura le cerveau fracturé par un coup porté par une barre en métal.

S., prochain soldat à arriver sur les lieux, n’est pas novice : trois ans et demi de service dans l’une des meilleures unités de l’armée israélienne : Shayetet. Il prend donc les choses en mains, créé un périmètre de sécurité avec d’autres soldats pour tenter de porter secours aux blessés. Il créé ensuite, avec ses hommes, un second périmètre de sécurité et sort son 9 mm pour protéger ses camarades blessés et disperser les "activistes". Et tout cela, une minute et demi après son arrivée à bord du "Mavi Marmara".

"Des mercenaires sanguinaires"

Les attaquants ont déjà dérobé deux revolvers et tirent sur eux sans arrêt. En face de plus d’une dizaine de mercenaires et convaincus que leurs vies sont en danger, S. et ses frères d’armes décident d’ouvrir le feu. Seul, S. tuera six personnes. Ses collègues, trois autres. Jeudi, S. a rencontré une équipe du Jerusalem Post au nord d’Israël dans une base militaire du commando Shayetet pour une interview exclusive. "Quand j’ai atteint le pont du bateau, j’ai immédiatement été attaqué par des gens munis de battes, de barres en métal, etc…", explique S. "Ils étaient, sans nul doute, des terroristes. Je pouvais distinguer la rage du meurtre dans leurs yeux et je sentais qu’ils s’apprêtaient à nous tuer."

S. n’a rien d’un héros. Bien bâti, comme tous les soldats du commando Shayetet, il parle avec douceur et est avare de mots. Mais son commandant, le lieutenant-colonnel T. comble les blancs. "S. a fait un travail remarquable", explique T. "Il a stabilisé la situation et a réussi à immobiliser six terroristes."
Des terroristes islamistes déguisés en activistes pacifistes

Les premiers résultats des enquêtes réalisées suite à l’opération de la Marine israélienne à bord du "Mavi Marmara" ont conclu à la mort de neuf passagers et à plus d’une trentaine de blessés. Les commandos ont été attaqués par un groupe de mercenaires entraînés, dont la plupart ont été trouvés sans carte d’identité et détenant d’importantes sommes d’argent. Vingt mercenaires étaient répartis sur le pont supérieur du bateau, a déclaré l’armée. Ils portaient tous des masques à gaz, des gilets pare-balles et étaient armés de battes, frondes, barres de métal, couteaux ou de grenades incapacitantes.

Selon les commentaires de l’armée israélienne, la détention de ce genre d’armes était partie intégrante d’une stratégie ayant pour but de ne pas montrer au grand jour l’identité terroriste et violente de ces prétendus "activistes pacifistes".

Néanmoins, l’armée suspecte le groupe de détenir leurs armes propres. Les experts à bord du bateau ont trouvé des douilles ne provenant pas des armes utilisées par les commandos de la Marine. Le capitaine turc du navire a également avoué aux autorités israéliennes que les "mercenaires" avaient jeté leurs armes par delà le bateau après que l’armée a pris contrôle du navire. T. s’est rendu compte du niveau d’organisation et d’entraînement du groupe ("pareil à des militaires") lorsqu’ils se sont mis à lancer des grenades paralysantes et à tirer des coups de feu. "Ils n’ont marqué aucune hésitation", explique t-il. "Des gens normaux, de simples activistes, en auraient eue." Chaque équipe de "mercenaires" était équipée de moyens de communication perfectionnés pour se passer des messages entre eux.

Selon le ministère de la Défense, certains membres du groupe étaient des éléments appartenant au Djihad international et ont bénéficié d’entrainements en Afghanistan ou au Pakistan.

Voir aussi:

L’affaire de la flottille illustre l’épuisement d’Israël
Christian Makarian
01/06/2010
L’Express
7 juin 2010

L’Etat hébreu vient de perdre une manche décisive. Son crédit est largement entamé, au-delà du seul sort de Gaza.

Une organisation dite "humanitaire" dont les membres usent de haches, de couteaux et de barres de fer. C’est ce qui attendait les troupes d’assaut israéliennes chargées d’arraisonner – sans aucun ménagement – les six navires d’une tragique expédition.

Bizarre assemblage, il est vrai, que cette flottille hissant haut le pavillon de la provocation: des députés européens, un leader islamiste arabe israélien (grièvement blessé lors de l’attaque), une nombreuse délégation algérienne, le célèbre romancier suédois Henning Mankell… le tout affrété par une organisation islamique turque, IHH, supposée non-gouvernementale mais largement soutenue par le gouvernement d’Ankara.

Justement, le gouvernement israélien savait tout cela; ce qui rend ce bain de sang en Méditerranée, perpétré dans les eaux internationales, moralement injustifiable et politiquement dévastateur. On peut s’interroger sur les méthodes du commando chargé de l’opération ou, plus largement, sur le déclin de la fameuse maîtrise israélienne en matière d’opérations coups de poing. Ce n’est pas une raison suffisante.

Si les Israéliens attaquent la flottille, alors nous aurons gagné

Ismaël Haniyeh

La leçon à tirer apparaît beaucoup plus sérieuse: Israël semble avoir épuisé son potentiel d’action hors frontières, celui qui fit sa gloire et son renom lors du raid d’Entebbé (1976), car la menace elle-même vient de subir une mutation profonde.

D’une part, les islamistes palestiniens ne se contentent plus de détenir des otages mais ils s’offrent eux-mêmes en recourant à un "terrorisme victimaire" qui surfe sur les ripostes "non graduées" de l’appareil militaire israélien et les dénonce, pour le même prix, aux médias planétaires.

D’autre part, ils n’ont pas agi seuls, mais sous la couverture d’une puissance alliée des Etats-Unis, en l’occurrence la Turquie; si bien que le gouvernement Netanyahu est désormais responsable d’un acte d’agression sans précédent contre des ressortissants d’un pays ami (du moins jusqu’ici).

Le résultat est catastrophique pour Israël, qui vient de perdre une manche décisive: au-delà du sort de Gaza, son crédit risque d’être entamé dans son bras de fer avec l’Iran.

Le Premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyeh, avait pourtant diaboliquement annoncé le programme: "Si les Israéliens se conduisent comme des pirates aux yeux du monde et attaquent la flottille, alors nous aurons gagné."

Voir enfin:

The Art of Seaborne Humiliation
Victor Davis Hanson
National Review Online

June 7, 2010

A tiny flotilla of “peace ships” sets out to run an Israeli blockade of the Gaza coast. The Israeli strategy in response is intended to ensure that neither weapons nor terrorists enter the Hamas-held territory, at a time when Hamas is in a virtual war with Israel.

Once the ships neared the coast, the choices were not good. Either the Israelis could allow the ships through, rendering the blockade irrelevant and permitting dozens of unknown persons to enter Gaza, along with unspecified cargos — or the Israelis had to intervene, ensuring that at some point they might have to use force, perhaps against some passengers who were not entirely unarmed.

And once things reached that point, the militarily dominant Israelis had lost the public-relations war — at least as conventional wisdom defines it. The Gaza flotilla, then, joins a long list of incidents — intifadas, kidnappings, rocket attacks — in which the provocation proves minor in comparison with the hoped-for response.

The aim of such provocations is to create over time a narrative in which the Israelis appear to be bullying aggressors not worthy of global, and perhaps not even of Western, support. As these incidents continue, Israel’s enemies hope that at some point Israel will go too far, wear too thin the patience of the West, and finally lose the financial, military, and diplomatic support necessary for its very survival. That point has already been reached in Europe, and the Gaza-flotilla incident was aimed at doing the same within the United States — given the reset-button Middle East policy of President Obama.

As a general rule, nothing much good comes to a Western power when a rogue nation or anti-Western organization seeks confrontation on the seas. In such incidents, Iranians, Palestinians, North Koreans, and generic pirates are judged on an entirely different set of moral rules that tend to offer exemption for the weaker power (i.e., the victims of “disproportionate” force) or the crazier party (i.e., we expect provocation from them, but not retaliation from you).

In an unprovoked attack this past March, North Korea torpedoed a South Korean ship, killing 46 sailors. The general facts were clear enough, given torpedo fragments and the conclusions of an international body of experts who examined them.

But was South Korea going to risk a war — or even a small and temporary economic downturn — in any such period of heightened tensions? Would it restore deterrence if the South Korean navy sank the next North Korean ship that came its way?

Probably not. After all, there were neither worldwide demonstrations lamenting the killing of the South Korean sailors nor popular demands for retaliation against such naked aggression. But then, South Koreans are listening to iPods while not long ago North Koreans were eating grass.

China, nuclear North Korea’s nuclear patron, was, of course, slightly miffed by the incident, given its commercial interest in keeping regional calm, but it was also slightly amused that states like South Korea, Taiwan, and Japan from time to time have to be reminded that power is not solely to be defined by GDP. As it is now, South Korea plays by the rules, convenes its expert panel to confirm what one already knew — and in the process humiliates itself by being presented with facts that, for a variety of reasons, it believes it cannot act upon.

When the Iranians hijacked a British patrol boat in March 2007 and took 15 sailors hostage for two weeks, the United Kingdom did little in response. Who wishes to go to war over a tiny spat like that? Meanwhile, Ahmadinejad paraded the sailors on television, fitted them out with Iranian dress, and thereby reminded the world that the navy of Nelson either cannot or will not protect its own personnel on the high seas. The message was clear to the nearby rich, but weak, Gulf oil exporters: Would you prefer to be allied with a brazen upstart that takes hostages from a supposedly stronger power, or with a hesitant power that begs to have them returned?

Over 1,000 pirates operate off the Somali coast. In 2009 they attempted 214 attacks on private shipping, well over twice the number tried in 2008. They remind ocean-goers that the world’s great navies cannot ensure safe passage through the Gulf of Aden. And they count on Western publics’ contextualizing their criminality — by adducing poverty, past exploitation, or lack of Western humanitarian aid — rather than demanding punishment for it.

Of course, the classical way of ending piracy — as Pompey demonstrated with the Cilician outlaws — is to combine naval interception with assaults against the criminals’ home ports. But again, given the asymmetry involved in piracy — wealthy Western ship- or boat-owners versus desperate “others” — who wants to risk killing poor Third World civilians just to hit the pirates who live among them? The final scenes of Black Hawk Down give us a taste of what the shooting might look like on CNN.

Many other such incidents could be cited — think of the 1968 capture of the Pueblo by North Korea or the 1975 taking of the Mayaguez by the Khmer Rouge. While the details differ, the general playbook remains the same: Some sort of incident is staged at sea, where witnesses and boundaries are often nonexistent, in order to provoke a response that will work to the provoker’s benefit.

In each of these cases, the instigator dares a powerful Western nation to retaliate and thereby stupidly endanger its collective good life over a small matter of 19th-century-style national pride. And if violence follows, the props almost always ensure that the Western nation is transmogrified in the blink of an eye into a bully, pushing around the Other where it has no business being in the first place. No wonder that the Western nation usually instead sends diplomats to work out some sort of restrained apology, which gives the provocateur stature and pours more humiliation upon the provoked — another milestone on a long road of weakening Western stature and influence.

What might change the rules of seaborne humiliation?

Perhaps the only remedy would be a new sort of public opinion that requires leaders to resist concessions. Such a tougher policy at first might mean some greater risk of violence, but standing up to Iranians, or North Koreans, or Somali pirates — or pro-Hamas activists — would, in the long run, reestablish deterrence and convince the aggressors that the last thing they wish to do is take on a Western ship.

In this regard, if Israel can make the case that it has a perfect right to inspect ships intending to bring supplies and persons into Gaza, then it should increase, not cease, such vigilance. What it would lose in public opinion in the short term would be more than outweighed in the long term by the establishment of a new scenario in which no ship, under any circumstances, wishes to confront an Israeli vessel at sea. But unless and until that happens, expect not only that the provocations of Hamas and its fellow travelers will increase, but also that regional powers from Iran to Turkey will take note of how staging confrontations with Israel results in strategic advantage — and favorable global press.

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