Mutilations génitales: A partir de quelle quantité de sang les parents seront-ils satisfaits? (From Victorian to Islamic clitorectomies: How much blood will parents be satisfied with?)

Asylum (Sandy McLeod, 2003)
Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l’Éternel l’attaqua et voulut le faire mourir. Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds (euphémisme pour les organes génitaux) de Moïse, en disant: Tu es pour moi un époux de sang! Et l’Éternel le laissa. Exode 4: 24-26
Toute la jurisprudence islamique, depuis l’avènement de l’islam il y a 14 siècles, reconnait et permet l’excision. Il existe des désaccords concernant le statut de l’excision dans la charia. Certains estiment que l’excision est exigée par la charia tout comme l’est la circoncision masculine. D’autres estiment que c’est une pratique traditionnelle. Mais tout au long de l’histoire de l’islam, jamais personne n’a émis l’idée que l’excision est un crime. Il y a un consensus religieux sur ce point depuis 14 siècles. Muhammad Al-Mussayar, Al-Azhar)
Ma grand-mère était exciseuse. La première fois que je l’ai vu faire, la jeune fille avait 15 ou 16 ans. Moi, j’en avais 7 (…) On est toujours venu me voir même si on savait que c’était interdit en France. Hawa Gréou
Hawa Gréou est devenue le bouc émissaire du procès. Or si elle est coupable d’un crime, les parents ne sont pas complices mais coauteurs de ce même crime. Les complices, ce sont les parquets qui ont classé un nombre non négligeable d’affaires sans instructions, et les médecins qui s’abstiennent de signaler les enfants excisées. Me Chevais
La "mutilation génitale féminine" est avant tout une étiquette désobligeante et subversive L’utilisation préemptive de cette expression est aussi blessante que de commencer une conversation au sujet du droit des femmes à l’IVG en qualifiant l’avortement de "meurtre d’une vie innocente". Les avocats revendiquant le droit à l’avortement ont raison de s’opposer au dénigrement implicite de cette étiquette; beaucoup de femmes africaines s’opposent pareillement à qualifier de « mutilation» une pratique qu’elles décrivent en termes locaux comme "fête" ou "purification" ou "nettoyage" ou "embellissement". Il est d’ailleurs significatif que dans la plupart des groupes ethniques où les opérations génitales féminines sont courantes, les opérations génitales masculines sont également courantes et décrites dans les mêmes termes. Richard Shweder (anthropologue, Université de Chicago, 05.12. 07)
Oui, c’est une évidence flagrante qu’il y a des risques liés aux infibulations. Mais il est tout aussi évident qu’une petite entaille, pratique qui ne comporte aucune ablation de tissu ou d’altération définitive des organes génitaux féminins, n’est pas plus risquée que les formes de circoncision masculine ou de piercing qui sont largement (bien qu’évidemment pas uniformément) admises dans la société occidentale. (…) La recherche épidémiologique nous renseigne sur le degré de risque de divers types associé à différentes formes de pratiques. Elle ne nous dit pas quand le risque est trop grand. Et qui décide quand le risque devient trop important ? Cela doit-il être décidé par des organismes internationaux? Des gouvernements ? Quand cela devient-il une nouvelle forme d’impérialisme culturel? Bettina Coquille-Duncan (anthropologue, université de Washington, 28.02.08)
Un des risques pour la science est quand des résultats politiquement corrects sont bien accueillis, aisément publiés et sans cesses cités, alors que des résultats politiquement embarrassants sont ignorés ou marginalisés. Ceci n’est peut-être jamais plus évident que dans l’étude « de la mutilation génitale femelle » où les rôles des chercheurs et des activistes politiques semblent souvent confondus. (…) La question clé est la suivante: Accepterions-nous aussi aisément les résultats de la recherche qui contredisent la connaissance médicale existante dans d’autres domaines que "la mutilation génitale féminine"? Les résultats de la recherche au sujet du diabète ou de l’asthme seraient-ils acceptés par exemple sans les habituelles procédures de contrôle les plus rigoureuses? Sara Johnsdotter et Birgitta Essen (Uppsala University, 23.02.08)
Il serait peut-être plus efficace, en guise de compromis, pour éviter un mal plus grand, que les lois fédérales et les états autorisent les pédiatres à pratiquer une entaille rituelle pour satisfaire la demande des familles. Académie de Pédiatrie Américaine (06.05.10)
Les médecins australiens envisagent d’accepter une forme de mutilation sexuelle chez les nouveau-nés de sexe féminin. La mutilation aurait lieu dans un environnement clinique adapté pour empêcher les pratiques “sauvages” réalisées par les immigrés africains. The Daily Telegraph
A partir de quelle quantité de sang les parents seront-ils satisfaits? Il y a de par le monde des pays où battre sa femme est autorisé, où l’esclavage et les abus sexuels sur les enfants sont permis. Nous n’autorisons pas ces coutumes dans notre pays. Nous n’autorisons pas les gens à pratiquer “un peu d’esclavage” parce qu’ils risquent de le pratiquer malgré tout. Nous n’autorisons pas les gens à battre leur femme “un petit peu”, pour prévenir le fait qu’ils le feront de toute façon. Georganne Chapin (directrice de Intact America)
L’Académie n’avait que des intentions louables, j’en suis convaincu, mais cette recommandation ne fait que créer une confusion sur la possible autorisation, sous une forme ou une autre, des mutilations sexuelles infligées aux filles. C’est un pas dans la mauvaise direction en ce qui concerne la protection des femmes et des jeunes filles. L’excision n’a aucune justification médicale ou thérapeutique, et comme il se doit, elle est interdite aux Etats-Unis. Joseph Crowley (représentant démocrate de New York)
Que va-t-on nous trouver encore ? Des séminaires sur comment frapper sa femme et sur les bénéfices secondaires que l’on en escompte ? La création à Las Vegas d’un lieu dédié aux mariages d’enfants, pour qu’ils n’aillent pas se marier à l’étranger? Pamela Geller
Même si la circoncision était efficace pour empêcher la maladie, l’ablation à la naissance d’une partie du pénis d’un petit bébé pour prévenir la survenue éventuelle d’une maladie plus tard ne semble pas plus raisonnable que l’ablation de routine de sa vésicule biliaire saine à la naissance pour lui éviter le potentiel de calculs biliaires à la fin de sa vie ou de lui arracher des dents saines pour prévenir tout risque ultérieur de caries dentaires. IntactAmerica
C’est une pente glissante où, si vous vous y laissez entrainer, vous vous exposez aux revendications de tous ceux qui sont un peu mécontents de n’importe quelle coutume particulière, quelque répugnante que nous puissions la trouver. Ira Mehlman (Federation for American Immigration Reform)

Le corps médical nous préparerait-il un petit retour au bon vieux temps victorien des clitorectémies thérapeutiques?

A l’heure où, quatorze ans après la première reconnaissance des mutilations génitales comme motif d’attribution du statut de réfugié par les autorités américaines, les motifs comme les possibilités d’abus et de fraude pour l’obtention dudit statut se multiplient (violences conjugales, mariages forcés, homosexualité) …

Et au moment où les vertus médicales supposées de la circoncision masculine sont sérieusement remises en question …

Il ne s’agit bien entendu plus de cautériser des clitoris, infibuler des petites lèvres ou enlever des ovaires pour guérir l’onanisme, les "troubles mentaux" de l’hypersexualité, de la nervosité, de l’hystérie ou du lesbianisme), voire, dans les hôpitaux psychiatriques, la catalepsie, l’hystérie, la mélancolie ou la kleptomanie …

Non, qu’on se rassure, il est tout simplement question, si l’on en croit les toutes récentes recommandations d’associations médicales tant américaine (avant, sous les protestations, leur retrait ultérieur) qu’australienne ou néo-zélandaise, d’apporter la caution de la science à une pratique allégée d’excision …

Et ce bien sûr non pour les filles ou épouses de nos bobos mais pour nos doudous locales et au nom, s’il vous plait, du simple pragmatisme (éviter le mal plus grand des pratiques sauvages ou dans les pays d’origine) …

Etats-Unis : l’Académie de Pédiatrie cautionne l’excision
Pamela Geller
Atlas Shrugs
le 10 mai 2010
Traduit par Jeannot pour Bivouac

Une perte radicale de toute notion du bien et de toute morale, c’est la seule interprétation possible : la civilisation la plus avancée du monde est en train, au nom du poison multiculturel, de cautionner l’excision. [NDLR : l’excision est une mutilation sexuelle consistant en l’ablation partielle ou totale du clitoris].

Une note d’intention récemment publiée aux Etats-Unis propose en effet que les médecins américains soient autorisés à pratiquer sur les filles une forme amoindrie de cet acte ignoble et barbare, afin d’éviter que des familles envoient leurs filles se faire exciser à l’étranger .

D’après le New-York Times, l’Académie de Pédiatrie Américaine (AAP) aurait en effet récemment proposé que les médecins puissent entailler le clitoris des petites filles à l’aide d’une aiguille pour satisfaire aux exigences de mutilation sexuelle des familles musulmanes ou africaines :

“Il serait peut-être plus efficace, en guise de compromis, pour éviter un mal plus grand, que les lois fédérales et les états autorisent les pédiatres à pratiquer une entaille rituelle pour satisfaire la demande des familles”.

Le député Joseph Crowley s’est alarmé du danger potentiel de cette idée : “l’Académie n’avait que des intentions louables, j’en suis convaincu, mais cette recommandation ne fait que créer une confusion sur la possible autorisation, sous une forme ou une autre, des mutilations sexuelles infligées aux filles. C’est un pas dans la mauvaise direction en ce qui concerne la protection des femmes et des jeunes filles. L’excision n’a aucune justification médicale ou thérapeutique, et comme il se doit, elle est interdite aux Etats-Unis.”

Georganne Chapin, directrice de Intact America (association de défense des femmes et de lutte contre l’excision) s’est déclaré “étonnée qu’une assemblée de personnes intelligentes n’aient pas réalisé sur quelle pente suprêmement glissante ils s’engageaient en autorisant l’académie de pédiatrie à pratiquer une “entaille rituelle”.

Chapin se pose la question : “A partir de quelle quantité de sang les parents seront-ils satisfaits ? ” et ajoute : «Il y a de par le monde des pays où battre sa femme est autorisé, où l’esclavage et les abus sexuels sur les enfants sont permis. Nous n’autorisons pas ces coutumes dans notre pays. Nous n’autorisons pas les gens à pratiquer “un peu d’esclavage” parce qu’ils risquent de le pratiquer malgré tout. Nous n’autorisons pas les gens à battre leur femme “un petit peu”, pour prévenir le fait qu’ils le feront de toute façon.

Et Chapin a raison. Que va-t-on nous trouver encore ? Des séminaires sur comment frapper sa femme et sur les bénéfices secondaires que l’on en escompte ? La création à Las Vegas d’un lieu dédié aux mariages d’enfants, pour qu’ils n’aillent pas se marier à l’étranger ?

Autoriser cette “entaille rituelle” n’aura aucunement l’effet positif qu’imaginent ces demeurés bien-pensants. L’effet sera strictement contraire. C’est la misogynie islamique qui vient de recevoir l’approbation officielle de l’Académie de Pédiatrie.

Et ce n’est pas la première fois que le New-York Times approuve tacitement la pratique de l’excision : en janvier 2008, le journal dépeignait sous un jour positif un rituel d’excision dans un article qui ne disait pas un mot de la douleur, du sang, ou des infections qui résultent souvent de ces pratiques.

La mutilation sexuelle des femmes n’est pas la seule des ignobles traditions islamiques qui pénètre en Occident. En Europe et en Amérique, le nombre de meurtres d’honneur est en hausse vertigineuse. Des milliers de filles en Grande-Bretagne sont mutilées, et les autorités ne peuvent pas (ou ne veulent pas) y mettre un terme.

On portera au crédit des médias britanniques qu’au moins un débat public a eu lieu à ce sujet. Nous subissons le même phénomène ici, aux États-Unis, mais en parler publiquement serait vécu comme une insulte au CAIR (Conseil Américan du culte musulman).

La recommandation de l’AAP est un exemple supplémentaire de la progression de la charia aux USA. Malgré la taqîya [NDLR : tromperie et mensonge permis aux musulmans par la charia), il est clair que l’islam reconnait et autorise l’excision, voire l’encourage parfois :

Muhammad Al-Mussayar, un érudit de l’université Al-Azhar, la plus prestigieuse et la plus influente des institutions du monde islamique, a ainsi déclaré que l’islam n’interdisait pas les mutilations sexuelles sur les femmes : “toute la jurisprudence islamique, depuis l’avènement de l’islam il y a 14 siècles, reconnait et permet l’excision. Il existe des désaccords concernant le statut de l’excision dans la charia. Certains estiment que l’excision est exigée par la charia tout comme l’est la circoncision masculine. D’autres estiment que c’est une pratique traditionnelle. Mais tout au long de l’histoire de l’islam, jamais personne n’a émis l’idée que l’excision est un crime. Il y a un consensus religieux sur ce point depuis 14 siècles.”

Et c’est cette pratique qui vient de recevoir l’absolution de l’Académie de pédiatrie américaine (AAP).

Bon sang de bonsoir, il s’agit de nos filles ! C’est notre culture que ces bouffons de dhimmis sans cervelle jettent par dessus bord des deux mains. Quelle que soit la façon d’apprécier ce problème — et le New-York Times est passé maitre dans l’art de cautionner la barbarie en gant de velours — ce qu’a proposé l’AAP est grotesque et n’engendrera qu’une pression toujours accrue de la charia sur les femmes.

Et ce sont nos filles et nos petites filles qui en souffriront.

Article de Pamela Geller (du site Atlas Shrugs), paru le 10 mai 2010 sur le site biggovernment.com (source de l’article) – Traduit par Jeannot pour Bivouac-ID

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En complément : lire (en anglais) le papier du New-York Times évoqué dans l’article de Pamela Geller. Quelques extraits ont été traduits ci-dessous :

“L’intention du comité était d’émettre un avis sur la sécurité [sanitaire] dans un contexte culturellement sensible”.

Selon lui, les membres du comité “sont opposés à toute forme de mutilation sexuelle féminine qui font courir un risque ou provoquent des blessures physiques ou physiologiques” et considèrent l’entaille rituelle comme un “dernier recours”. Cette entaille est “censée être aussi bénigne que le perçage de l’oreille. Il s’agit de prendre une aiguille et de faire sortir une goutte de sang.”

”Si nous disons juste aux parents “Non, ce n’est pas bien”, notre inquiétude est que la famille renvoie l’enfant au pays où la mutilation sera bien plus étendue, et sera peut-être pratiquée sans anesthésie, avec des outils non stérilisés, ou même avec un tesson de verre.”

Actuellement, selon l’Association des Gynécologues Obstétriciens, plus de 130 millions de femmes et filles ont subi des mutilations sexuelles de par le monde. Ces mutilations sont pratiquées essentiellement sur les filles de moins de 15 ans dans des pays comme l’Éthiopie, le Soudan ou la Somalie. Les conséquences peuvent aller de graves complications lors de la grossesse ou lors de l’accouchement, à un dysfonctionnement sexuel.

Le Dr. Friedman Ross déclare également : “si vous médicalisez la mutilation, et déclarez qu’elle est autorisée, certaines personnes vont-elles mal comprendre cette décision et aller au delà d’une petite entaille ? La réponse est oui.” Mais “si les gens se voient refuser de pratiquer leur rituel, sur le clitoris la plupart du temps, le risque est bien plus élevé qu’ils aient recours à des méthodes beaucoup plus dangereuses.»

(New-York Times)

http://www.nytimes.com/1996/06/16/weekinreview/june-9-15-asylum-from-mutilation.html?pagewanted=1

Voir aussi:

The Facts Behind Circumcision

Newborn male circumcision is the most common surgical procedure performed in the U.S. It’s a common misconception that there are tangible health benefits to male circumcision, but the truth is no medical society in the world recommends it. This invasive procedure carries serious health risks, including infection, hemorrhage, surgical mishap, and death, as well many ethical considerations.

Yet, despite these risks, the Centers for Disease Control (CDC) is developing public health recommendations that could mislead more parents into agreeing to circumcision for their newborn baby boys. Intact America is demanding that the CDC issue a truthful statement on the risks and harms of newborn male circumcision.

Get the facts behind circumcision below, then take our interactive quiz and test your knowledge!

Myth – Circumcising baby boys is a safe and harmless procedure.
Fact – As with any surgery, surgically removing part of a baby boy’s healthy genitals causes pain, creates immediate health risks and can lead to serious complications. Risks include infection, hemorrhage, scarring, difficulty urinating, loss of part or all of the penis, and even death. More than 100 circumcision-related deaths are estimated to occur every year in the United States, but the number may be even higher. Circumcision complications can and do occur in even the best clinical settings.

Myth – Circumcision is just a little snip.
Fact – Surgically removing part of a baby boy’s healthy penis is far more than "a snip." First, a doctor or nurse places the baby on his back, and straps his arms and legs onto a molded plastic board. In the most common method of infant circumcision, the doctor then attaches two hemostats to the foreskin, and inserts a metal instrument under the foreskin to forcibly separate it from the glans (head of the penis). The doctor then slits the foreskin in order to widen its opening for insertion of the circumcision device, against which the foreskin is crushed and then cut off. This operation takes up to fifteen minutes. The amount of skin removed from an infant in a typical circumcision is the equivalent of 15 square inches (the size of a 3 x 5 index card) in an adult male.

Myth – Circumcision is routinely recommended and endorsed by doctors and other health professionals.
Fact – No professional medical association in the United States or anywhere else in the world recommends routine circumcision as a medically necessary procedure. The American Medical Association calls it "non-therapeutic." At no time in its 75 years has the American Academy of Pediatrics ever recommended infant circumcision.

Myth – The baby does not feel any pain during circumcision.
Fact – Circumcision is painful. Babies are sensitive to pain, just like older children and adults. The younger the baby, the more intense the experience of pain. The analgesics used for circumcision only decrease pain; they do not eliminate it. Furthermore, the open wound left by the removal of the foreskin will continue to cause the baby pain and discomfort, especially during urination and defecation, for the 7-10 days it takes for the wound to heal.

Myth – If I don’t circumcise my son, he will be ridiculed.
Fact – Times have changed and so has people’s understanding of circumcision. Today, half of all baby boys born in the United States will leave the hospital "intact." The circumcision rate is already estimated to be as low as 30% in the Western United States, and the rate across the United States continues to decline as well. Most medically advanced nations do not "routinely" perform surgical operations to remove healthy flesh from newborn babies, and most have laws to protect girls from genital modification. Approximately 75 % of men in the world are not circumcised and remain intact.

Myth – A boy should look like his father. My husband is circumcised, so my son should also be circumcised.
Fact – Children differ from their parents in all kinds of ways, including eye and hair color, body type, and (of course) size and sexual development. If a parent were missing an eye or had a large birthmark, nobody would suggest that the baby’s eye be removed at birth, or that he be tattooed with a "birthmark" to look like his parent. If a child asks why his penis looks different from that of his father (or a sibling), parents can offer a simple explanation such as, "Daddy (or brother) had a part of his penis removed when he was a baby, but now we know it’s not necessary and we decided not to let anyone do that to you."

Myth – Routine circumcision of baby boys cannot be compared to Female Genital Mutilation, either as a cultural or medical practice. Female genital cutting is an unjust and inhumane practice, but circumcising boys is justifiable.
Fact – The rationales offered in cultures that promote female genital cutting are similar to those offered in cultures that promote male circumcision. These include hygiene, disease prevention, improved appearance of the genitalia, and social acceptance. Whatever the rationale, forced removal of healthy genital tissue from any child – male or female – is unethical. Boys have the same right as girls to be spared this inhumane, unnecessary surgery.

Myth – To oppose male circumcision is religious and cultural bigotry.
Fact – Many who oppose the painful, risky and permanent alteration of babies’ or children’s genitalia do so precisely because they believe in universal human rights. People of many different religious and cultural traditions agree that all children – regardless of race, ethnicity, or culture of origin – have the right to be protected from bodily harm. In our society, parents have the right to raise their children in accordance with their own cultural and religious standards. However, that right is not limitless. Parents must not (directly, or through the agency of a medical or religious practitioner) inflict irreversible harm on a child.

Myth – Circumcising newborn baby boys produces health benefits in later life.
Fact – Despite common perception, there is NO conclusive link between circumcision and better health. In fact, performing medically unnecessary surgery on a baby boy’s genitals creates immediate health risks. Circumcision-related risks include infection, hemorrhage, scarring, loss of part or all of the penis, and even death. These dangers exist in even the best clinical settings.

Myth – Male circumcision helps prevent HIV.
Fact – Only abstinence or the use of condoms can prevent the spread of sexually transmitted diseases, including HIV/AIDS. Moreover, condom usage protects women as well as men. Even if circumcision were effective for preventing disease, removing part of a baby boy’s penis at birth to prevent the potential for disease in the future makes no more sense than "routinely" removing healthy gall bladders at birth to prevent the potential for gall stones in later life, or removing healthy teeth to prevent dental caries.

Voir également:

Asylum Seeker Is Impostor, INS Says
Woman’s Plea Had Powerful Support
William Branigin and Douglas Farah
Washington Post
December 20, 2000

As the young West African woman languished for two years in an immigration jail in New York, all she had was her story. She said her name was Adelaide Abankwah and that she needed asylum in the United States because, back home in Ghana, she had been chosen "queen mother" of her tribe. If forced to return, she claimed, her people would discover she was not a virgin, as tradition demanded, and would subject her to painful genital mutilation.

The story shocked many who heard it. Feminists and human rights activists rallied to her cause, drawing extensive media coverage and support from celebrities and politicians. Among the famous and influential who sympathized with her were Gloria Steinem, actresses Julia Roberts and Vanessa Redgrave, members of Congress and first lady Hillary Rodham Clinton. After judges twice ruled against her, she was released from detention last year and won asylum from a federal appeals court.

But an Immigration and Naturalization Service investigation has concluded that the story is a fabrication and the woman an impostor, according to INS officials and documents. The confidential INS inquiry — and separately, The Washington Post — found that the woman claiming to be Adelaide Abankwah is actually a 31-year-old former Ghanaian hotel worker named Regina Norman Danson. In an interview, Danson acknowledged her identity but stood by other parts of her story.

Armed with documents collected in Ghana, INS investigators recommended more than a year ago that Danson be prosecuted on a fraud charge. The case was referred to the U.S. attorney’s office in New York, but, according to U.S. officials familiar with the case, the Justice Department has been reluctant to proceed for fear of embarrassing politicians and top administration officials who weighed in on Danson’s behalf. The U.S. attorney’s office declined to comment.

With a forged passport, an innocent demeanor and her startling tale, Danson managed to exploit the weaknesses inherent in U.S. asylum policy. That policy is designed to accommodate people fleeing political persecution abroad, often with false documents or no papers at all. Over the years, it has allowed thousands of genuine refugees to start new lives here, but it is vulnerable to abuse by people whose stories are difficult, if not impossible, to verify.

While Danson has found a job and is awaiting a green card that would make her a legal permanent resident, another young Ghanaian — whose passport Danson used and identity she assumed — has been living a furtive life in Germantown, Md. The real Adelaide Abankwah, a former college student whose passport was stolen in Ghana four years ago, has been afraid to come forward until now, living in fear of deportation because of her own immigration problems unrelated to Danson’s. She objects to Danson’s use of her identity.

"I feel like I’m being buried alive," Abankwah, 27, said in an interview. "I still want my name. . . . I refuse to let her [Danson] take that name."

When Danson arrived at New York’s John F. Kennedy International Airport on March 29, 1997, immigration inspectors saw at once that the passport identifying her as Adelaide Abankwah had been altered and moved immediately to deport her. When she expressed fear of returning to Ghana, she was sent to a detention facility in Queens to await an asylum hearing.

Appearing before an immigration judge six months later, she told a tale of persecution at the hands of unnamed tribal elders in her village, Biriwa, about 80 miles west of Ghana’s capital, Accra. She testified that her mother had died in July 1996, leaving her to inherit the position of "queen mother" of her tribe. She said tradition required the new queen mother to remain a virgin until she took office but that she had already had a sexual relationship.

When the truth was discovered, she said, she would be forced to undergo a cutting of the clitoris and labia, sometimes called female circumcision. She said she also would be punished if she refused to accept her selection as queen mother.

Judge Donn Livingston rejected the asylum claim, noting that Ghana had outlawed female genital mutilation in 1994 and that reportedly it was not practiced in the woman’s home region. Her fear of returning to Ghana, he concluded, was not reasonable. The judge also remarked that "there appears to be some question as to the applicant’s identity."

In July 1998, the Board of Immigration Appeals upheld Livingston’s decision. But feminist groups and politicians had learned of the case and began denouncing her detention. Sen. Charles E. Schumer and Rep. Carolyn B. Maloney, both New York Democrats, visited the woman they knew as Adelaide Abankwah at the detention center and wrote letters to Attorney General Janet Reno to support her asylum request. The women’s rights group Equality Now lobbied the INS, the Justice Department and the White House in a "Free Adelaide" campaign.

Hillary Rodham Clinton "was very helpful in ensuring that INS was aware of the case at the highest level," said Jessica Neuwirth, president of Equality Now. A spokeswoman for Clinton said recently that "the first lady followed the case very closely" at the time and passed information on it to the National Security Council. Clinton then "welcomed the ultimate outcome [the asylum grant], but she really did not believe it was appropriate to inject herself into the immigration service’s ongoing process," the spokeswoman said.

However, according to three INS officials who spoke on condition of anonymity, higher-ups in the agency made it clear that Clinton sympathized with the asylum seeker and that top administration officials wanted the woman released to end criticism of the government over the matter.

The INS district office in New York was told that "the White House wants you to release her, so they released her," one agency insider said. In failing to defend the INS’s handling of the case, the administration "has been willing to allow people working in the field to look terrible to avoid political embarrassment," he said.

In July 1999, the U.S. Court of Appeals for the Second Circuit reversed the Board of Immigration Appeals, saying the board had been "too exacting both in the quantity and quality of evidence that it required." The opinion did not mention doubts about the woman’s identity.

But those doubts continued to rankle the INS. Suspecting that the asylum seeker was lying, the INS district office in New York launched a rare investigation into her background. After three months of inquiries, a half-dozen agency investigators assembled what one called "overwhelming evidence" of fraud. Agents in Ghana interviewed the parents of the real Adelaide Abankwah, took statements from tribal leaders and villagers and collected school, employment and other records on both women. An INS report dated Aug. 20, 1999, which later was shown to The Washington Post, stated the agents’ conclusion: The woman in New York was an "impostor" whose "real identity is now established to be Regina Norman Danson."

Among documents the INS found was a 1996 marriage certificate, contradicting Danson’s claim — central to her case — that she has never been married. In one affidavit, a cousin of Danson’s says she was never "selected to be a queen mother" and had no problems with authorities in Biriwa. Furthermore, Danson’s mother, Esi Esson, was not a tribal queen who had died, another INS report said. Ghanaian police found her in June this year buying fish at Biriwa Beach, and she picked out her daughter from a photo spread, it said.

In Biriwa, a warren of mostly mud-walled, tin-roofed shacks that straddles Ghana’s coastal highway, neither local residents nor record-keepers recall anyone named Adelaide Abankwah. But some remember Regina Danson — a quiet worker at a local hotel who had little education or prospects yet seemed eager to escape Biriwa’s poverty.

At the Biriwa Beach Hotel, run by a German family, Claudia Kleinebudde, the manager, produced photos and employment records of Danson. "She was a cook and was a good worker," Kleinebudde said.

Danson had never been called Adelaide Abankwah, was not the daughter of any queen mother and never faced genital mutilation, Kleinebudde said. "Her whole story is a complete lie," she said. "Her name is Regina, and she left because she wanted to go to the United States."

At the Central House of Chiefs, a ramshackle building just east of Biriwa where records of the region’s chiefdoms are kept, dusty files also contradicted the tale told in New York courts. Registrar Isaac Dadzie-Mensah said Danson was never eligible to be a queen mother since "she is not from the royal family."

At his house in Biriwa, local chief Nana Kwa Bonko V said a woman who is still alive, Nana Ama Osei II, served as queen mother from 1990 to 1993 and that the position has remained vacant since. Before her, he said, there had been no queen mother in Biriwa for 70 years.

Sitting in a receiving room stuffed with furniture, Bonko said that female circumcision plays no role in his tribe’s tradition and that there is no punishment for rejecting nomination as a queen mother.

Thousands of miles from her village, Danson sat in a New York City coffee shop recently and parried questions about her identity. She admitted that Regina Norman Danson was her original name but denied having lied about her identity in court.

Asked by Judge Livingston three years ago whether she had ever used any other name, she testified that her mother had named her "Kukwa Norman." Kukwa is a nickname.

She also asserted that the name Adelaide Abankwah was legitimately hers because her great-grandfather had been named Abankwah and she was called "Adelaide" in school.

Told this fall that her school, employment and other records identify her only as Regina Norman Danson, she said that she began using "Adelaide Abankwah" after leaving her hotel job in Biriwa and moving to Accra. She produced an affidavit from a man she said was her uncle to support her other claims.

Speaking hesitant English in a soft, girlish voice, Danson disputed Bonko’s refutation of her story. Informed that police reportedly had found her mother alive in Biriwa, her eyes widened and she fell silent. After a lengthy pause, she reaffirmed her story. Her mother had "started complaining that something was wrong" with the back of her neck in 1996 and died soon afterward, Danson said. She declined to discuss the matter further.

Danson now works selling French beauty products in a store while studying for her high school equivalency diploma. She said she eventually hopes to go to college and become a lawyer.

In Washington, the real Adelaide Abankwah, the daughter of a well-to-do Accra businessman, said she does not know how Danson wound up with her passport. Abankwah said she came to the United States in 1994 and got a student visa the following year.

When her passport was about to expire in 1996, she said, she sent it to her father in Ghana to have it renewed, but her father told her it was stolen from his car in Accra. Eventually, he sent her a new one, Abankwah said.

Abankwah later dropped out of college and lost her student status. In March 1998, she received a letter from the INS ordering her to leave the country. After fleeing briefly to Canada, she returned illegally to the United States last year but fretted that the INS would find her and felt helpless to expose the misuse of her name, she said. Abankwah recently began cooperating with the U.S. attorney’s office in New York in hopes of legalizing her status.

"I have no life, I have no life," Abankwah said, sobbing. "Friends of mine have graduated from college, and I’m still sitting at home and I can’t do anything. . . . I want to go back to school. I want to be able to work. I want to have a life."

Farah reported from Biriwa, Ghana.

Voir enfin:

ASSISES DE PARIS EXCISION
Benedicte Fiquet
L’Humanité
17 février 1999
Assises de Paris

Excision : un procès où l’on a beaucoup parlé de prévention

On attendait toujours hier soir le verdict de la cour d’assises de Paris dans le procès des vingt-huit personnes accusées de violences sur mineures. Hawa Gréou, la principale accusée contre laquelle l’avocat général avait réclamé sept années de prison, et les mères et pères de famille, accusés de complicité et contre lesquels le ministère public avait réclamé un maximum de cinq années d’emprisonnement avec sursis, devaient connaître leur sort dans la soirée. La jurisprudence montre que jusqu’ici un tiers des cours d’assises (sept sur vingt-quatre) ont condamné dans des procès similaires les parents à de la prison ferme, entre six et quinze mois, pour une peine d’emprisonnement totale de quatre à cinq ans.

Les jurés parisiens auront-ils été sensibles aux demandes de la partie civile assurant comme Me Weil-Curiel que " le sursis n’aura aucun impact ", qu’il " ne sera même pas perçu comme une condamnation " ? " Il faut punir sous peine de ne pas envoyer un message clair ", renchérissait Me Gottscheck, chargée de plaider pour les victimes mineures, ce qui est une première dans un procès de ce genre. " Il faut juger les accusés à la lumière non de la coutume, mais de la loi française, s’attacher au résultat plutôt qu’au mobile. " Un credo que la défense ne s’était pas privée d’inverser. C’est au contraire le poids de la coutume que les avocats successifs ont souligné, rappelant que les mères inculpées sont elles-mêmes des victimes de l’excision, et insistant sur le déracinement de celles qui sont venues rejoindre en France un mari qu’elles ne connaissaient pas.

Me Ayati a évoqué la marginalisation sans retour d’une femme qui tenterait d’échapper aux contraintes de sa communauté. Un de ses confrères, réfutant le libre arbitre de sa cliente, s’est même prévalu de l’article 122 du Code pénal, un article qui prend en compte les crimes exécutés sous la contrainte. Toujours au nom de la coutume, Me Chevais refusait de faire porter à sa cliente exciseuse l’ensemble des responsabilités. " Hawa Gréou est devenue le bouc émissaire du procès, s’indignait-il. Or si elle est coupable d’un crime, les parents ne sont pas complices mais coauteurs de ce même crime. Les complices, ce sont les parquets qui ont classé un nombre non négligeable d’affaires sans instructions, et les médecins qui s’abstiennent de signaler les enfants excisées ".

Quant au mobile, la défense en avait fait le second point fort de son argumentation, contestant jusqu’au chef d’accusation de " complicité de violences volontaires ayant entraîné une mutilation sur mineur de moins de quinze ans ". " Ces femmes ne sont pas des criminelles, a-t-elle plaidé. L’absence d’intention de nuire permet de les acquitter. Aucune mère n’excise volontairement avec violence. " Et de rappeler que les affaires d’excision sont jugées aux assises depuis une décision judiciaire (l’arrêt de la cour du 20 août 1983) et non en vertu d’une loi pénale adaptée. En effet, en 1994, l’établissement du nouveau Code pénal aurait pu être l’occasion d’imposer une loi spécifique à l’excision mais les associations consultées avaient alors préféré rester dans le cadre de la mutilation au sens large. " Pour éviter un texte discriminatoire désignant une communauté particulière ", justifie Me Weil-Curiel.

Bien sûr, les mères restent émouvantes lorsqu’elles affirment : " On ne veut pas de mal à nos filles, on les veut comme nous ", mais l’argument pourra-t-il se proférer à l’identique ? Le conflit de culture s’est doublé d’un conflit de générations. Pour la première fois, la plainte émanait d’une jeune fille d’origine africaine. Mariatou Koita et sa sour Maimouna ont revendiqué haut et fort leur refus d’une sexualité qui nie leur intégrité. Et ce, sur le terrain de la justice, une démarche qui souligne d’emblée leur volonté d’inscription dans la société française. Toutes les jeunes femmes passées à la barre ont manifesté leur volonté d’en finir avec l’excision. Les moins enclines à accabler leur mère admettaient qu’elles ne reproduiraient pas ce geste sur leurs propres filles. Kadi Koita, militante du GAMS (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles), témoignait : " Je me sens plus proche de vous que de mes compatriotes parce que la culture, c’est partager des valeurs et non des coutumes. "

Et ces parents réunis dans le box des accusés ont-ils compris le choix de leurs filles ? Malheureusement, si on a beaucoup parlé de prévention pendant ce procès, les débats leur ont été bien peu traduits.

 

 

 

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2 réponses à Mutilations génitales: A partir de quelle quantité de sang les parents seront-ils satisfaits? (From Victorian to Islamic clitorectomies: How much blood will parents be satisfied with?)

  1. [...] de la viande halal et de la circoncision (les mêmes qui étaient hier prêts à accomoder le besoin d’excision des nouveaux damnés de la terre vont-ils à présent exiger, pour une population déjà contrainte [...]

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  2. [...] halal et de la circoncision (les mêmes qui étaient hier prêts à composer avec le prétendu besoin d’excision des nouveaux damnés de la terre vont-ils à présent exiger, pour une population déjà contrainte [...]

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