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	<title>Commentaires sur : Cinéma: L&#8217;immigration comme perte de l&#8217;innocence (The much vaunted idyllic life of the Jews in Arab lands is a myth!)</title>
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	<description>Tintin au pays des soviets (a war blog from France)</description>
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		<title>Par : Erreurs judiciaires: Les gens ne réalisent pas l&#8217;importance de l&#8217;innocence pour les innocents (Australian mother and family clear their name after 32-year fight) &#171; jcdurbant</title>
		<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/30/cinema-limmigration-comme-perte-de-linnocence-the-much-vaunted-idyllic-life-of-the-jews-in-arab-lands-is-a-myth/#comment-8564</link>
		<dc:creator><![CDATA[Erreurs judiciaires: Les gens ne réalisent pas l&#8217;importance de l&#8217;innocence pour les innocents (Australian mother and family clear their name after 32-year fight) &#171; jcdurbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 23:46:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[[...] Personne ne nous fera croire que l’appareil judiciaire d’un Etat moderne prend réellement pour objet l’extermination des petits bureaucrates qui s’adonnent au café au lait, aux films de Fernandel et aux passades amoureuses avec la secrétaire du patron. René Girard [...]]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Personne ne nous fera croire que l’appareil judiciaire d’un Etat moderne prend réellement pour objet l’extermination des petits bureaucrates qui s’adonnent au café au lait, aux films de Fernandel et aux passades amoureuses avec la secrétaire du patron. René Girard [...]</p>
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		<title>Par : jc durbant</title>
		<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/30/cinema-limmigration-comme-perte-de-linnocence-the-much-vaunted-idyllic-life-of-the-jews-in-arab-lands-is-a-myth/#comment-4418</link>
		<dc:creator><![CDATA[jc durbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 12:54:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&quot;Les musulmans d’Afrique du Nord étaient tellement maltraités qu’ils ont continué à affluer en masse vers notre pays. Ces déplacements parlent plus sur la réalité du racisme en France que de longs discours.&quot;

Oui, tout est dit.

Les intellos oublient souvent que les peuples votent généralement avec leurs pieds ..

Comme disait Orwell:

«Il est des idées d’une telle absurdité que seuls les intellectuels peuvent y croire.»]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&quot;Les musulmans d’Afrique du Nord étaient tellement maltraités qu’ils ont continué à affluer en masse vers notre pays. Ces déplacements parlent plus sur la réalité du racisme en France que de longs discours.&quot;</p>
<p>Oui, tout est dit.</p>
<p>Les intellos oublient souvent que les peuples votent généralement avec leurs pieds ..</p>
<p>Comme disait Orwell:</p>
<p>«Il est des idées d’une telle absurdité que seuls les intellectuels peuvent y croire.»</p>
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	<item>
		<title>Par : Thot Har Megiddo</title>
		<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/30/cinema-limmigration-comme-perte-de-linnocence-the-much-vaunted-idyllic-life-of-the-jews-in-arab-lands-is-a-myth/#comment-4417</link>
		<dc:creator><![CDATA[Thot Har Megiddo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 12:33:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&quot;une répression d’une violence sans précédent dans l’histoire de la République française&quot; : M. Noiriel ne connaît visiblement rien à l&#039;histoire de la république française...

&quot;Entre 1962 et 1965, le taux d’immigration atteint un niveau que la France n’avait jamais connu dans le passé. Les violences perpétrées par l’armée française en Algérie, et les déplacements forcés de la population accélèrent l’immigration en provenance de ce pays&quot;, alors que l&#039;armée française n&#039;est plus là ? Il n&#039;y a aucun rapport de cause à effet. 

Pas un mot sur le massacre des pieds-noirs et des harkis qui a donné une très mauvaise image des musulmans en France. Dans ce pays, les attentats du 11 septembre par des musulmans n&#039;ont étonné personne. S&#039;ils avaient été commis par des bouddhistes, là il y aurait eu de l&#039;étonnement !

Les musulmans d&#039;Afrique du Nord étaient tellement maltraités qu&#039;ils ont continué à affluer en masse vers notre pays. Ces déplacements parlent plus sur la réalité du racisme en France que de longs discours.

Depuis que nous sommes gouvernés par des intellectuels et des philosophes, la France vit dans une fantasmagorie médiatique. Du moins, encore plus qu&#039;avant, puisque ainsi qu&#039;a pu l&#039;écrire René Girard, tous les peuples vivent sur des mythes.

Très dur sera le réveil]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&quot;une répression d’une violence sans précédent dans l’histoire de la République française&quot; : M. Noiriel ne connaît visiblement rien à l&rsquo;histoire de la république française&#8230;</p>
<p>&quot;Entre 1962 et 1965, le taux d’immigration atteint un niveau que la France n’avait jamais connu dans le passé. Les violences perpétrées par l’armée française en Algérie, et les déplacements forcés de la population accélèrent l’immigration en provenance de ce pays&quot;, alors que l&rsquo;armée française n&rsquo;est plus là ? Il n&rsquo;y a aucun rapport de cause à effet. </p>
<p>Pas un mot sur le massacre des pieds-noirs et des harkis qui a donné une très mauvaise image des musulmans en France. Dans ce pays, les attentats du 11 septembre par des musulmans n&rsquo;ont étonné personne. S&rsquo;ils avaient été commis par des bouddhistes, là il y aurait eu de l&rsquo;étonnement !</p>
<p>Les musulmans d&rsquo;Afrique du Nord étaient tellement maltraités qu&rsquo;ils ont continué à affluer en masse vers notre pays. Ces déplacements parlent plus sur la réalité du racisme en France que de longs discours.</p>
<p>Depuis que nous sommes gouvernés par des intellectuels et des philosophes, la France vit dans une fantasmagorie médiatique. Du moins, encore plus qu&rsquo;avant, puisque ainsi qu&rsquo;a pu l&rsquo;écrire René Girard, tous les peuples vivent sur des mythes.</p>
<p>Très dur sera le réveil</p>
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		<title>Par : jcdurbant</title>
		<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/30/cinema-limmigration-comme-perte-de-linnocence-the-much-vaunted-idyllic-life-of-the-jews-in-arab-lands-is-a-myth/#comment-4416</link>
		<dc:creator><![CDATA[jcdurbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 04:50:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Oui, même si j’ai pas encore vu le film dont les images ont, il est vrai, l’air très belles ni lu son bouquin (&quot;Loin de Bizerte&quot; de 1967 qui &quot;décrit le trouble profond d’un enfant juif vivant à Tunis en juillet 1961, en pleine crise franco-tunisienne de Bizerte&quot;), il y aurait beaucoup de choses à dire et explorer.

Mais si la vie des travailleurs immigrés en France était effectivement difficile dans les années 60, ce qui m’a choqué, c’est qu’on laisse entendre que quasiment rien n’avait changé.

Et surtout de totalement évacuer le contexte de l’époque et donc les sources du film.

D’abord en France, la conjonction d’une guerre coloniale avec psychose des attentats de la part de terroristes algériens, France métropolitaine comprise et, après les Accords d’Evian, de l’arrivée massive et inédite (pour un total de 3 millions dont la moitié de &quot;Nord-Africains&quot; entre 1962 et 1982) en métropole à la fois de travailleurs maghrébins et de &quot;pieds noirs&quot; (un million: Français d’Algérie, mais aussi juifs) et harkis (90 000) qui ne pouvait qu’être explosive, sans compter les heurts avec les travailleurs des vagues d’immigration étrangère précédentes (italiens, etc.).

D’où, outre le premier terroriste algérien guillotiné &lt;a href=&quot;http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2331&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Ahmed Zabana&lt;/a&gt;, nombre d’épisodes de ratonnades et crimes racistes (Djelali B.Aii, Rezki Arezki, Bekri Mohamed, Lounès Ladj, etc.) mais aussi de crimes d’immigrés contre des Français (comme le meurtre d’un traminot par un déséquilibré d’origine algérienne à Marseille en 1973), dont vont naturellement s’emparer les partis extémistes (pardon: &quot;révolutionnaires&quot;), PCF en tête avec les inévitables surenchères dues aux luttes pour le marché politique (à la &lt;a href=&quot;http://jcdurbant.wordpress.com/2006/05/16/antiamericanisme-ce-qui-reste-du-communisme-quand-on-a-tout-oublie/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Sartre&lt;/a&gt; et sa gauche prolétarienne et son abject aphorisme de la préface des “Damnés de la terre” de Fanon de 1961: “Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre.”).

Sans parler, au-delà du &quot;pas touche à la femme blanche&quot; et l’attrait de la femme blanche (les Maghrébins, comme plus tard les Afrcains, venaient aussi pour ça – comme aussi certains jeunes Français plus tard partaient tenter leur chance avec les mœurs censées plus légères des jeunes Scandinaves ou Anglaises?) auquel il répondait, et les crimes sexuels contre des femmes blanches qui ont dû nécessairement se produire (depuis le 1er assassinat d’une jeune femme par un émigré algérien de 1923 au dernier guillotiné de France de 1977, le proxénète tunisien de Marseille &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamida_Djandoubi&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Hamida Djandoubi&lt;/a&gt; qui en 1974 avait assassiné et torturé son ancienne maitresse qui refusait de travailler pour lui – et violenté au passage une adolescente de 15 ans -, présenté, sous prétexte d’invalidité professionnelle comme victime par notre Badinter national:  

&quot;un unijambiste et qui, quelle que soit l&#039;horreur — et le terme n&#039;est pas trop fort — de ses crimes, présentait tous les signes d&#039;un déséquilibré.&quot;

Mais aussi, occultée y compris par les juifs eux-mêmes, la véritable épuration ethnique des juifs dans les pays arabes, Maghreb compris.

Ca aurait été intéressant aussi, outre le parallèle avec Camus (autre éternel et inconsolable &quot;exilé&quot; tenté lui aussi, comme l&#039;a brillamment  montré &lt;a href=&quot;http://www.cottet.org/girard/gbiblio.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;René Girard&lt;/a&gt; (&quot;Pour un nouveau procès de L&#039;Etranger&quot; in &quot;Critique dans un souterrain&quot;, 1976), à ses difficiles débuts avec &quot;l&#039;Etranger&quot; de tout mettre sur le dos de &quot;la société&quot; incarnée par les juges censés condamner un homme à mort pour son seul manque de larmes au moment du décès de sa mère - alors qu&#039;il le fait tuer un homme et un Arabe en plus, ce que d&#039;ailleurs peu de nos anticolonialistes de service semblent avoir relevé -, mais qui, protégé par son anti-communisme viscéral, s&#039;en sortira et fera son autocritique avec La Chute), que j&#039;aurais voulu aussi plus développer,  de voir les autres films sortis sur la question: 

- &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lise_ou_la_Vraie_Vie&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Elise ou la vraie vie&lt;/a&gt; (Michel Drach, 1970) 

- Le doigt dans l&#039;engrenage (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Rachedi&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Ahmed Rachedi&lt;/a&gt;, 1974)

- &lt;a href=&quot;http://www.ceaq-sorbonne.org/node.php?id=1121&amp;elementid=799&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Souvenirs de Grasse&lt;/a&gt; (Jacques Beryl)

- &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Dupont_Lajoie&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Dupont Lajoie&lt;/a&gt; (Yves Boisset, 1975)

Et lire des choses sur la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_Bizerte&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Crise de Bizerte&lt;/a&gt; avec le rôle assez douteux de Bourguiba, jouant à bon compte (des centaines voire des milliers de morts tunisiens contre 20 Français en 5 jours) la surenchère avec ses voisins algériens (dont il assurait les bases arrières) comme plus révolutionnaire que moi, tu meurs

Voir :

&lt;em&gt;J&#039;ai toujours dit que nous ne resterions pas à Bizerte. Par malheur, Bourguiba a attaqué un beau jour à Bizerte pour apparaître comme ayant arraché par la force ce que nous nous apprêtions à accepter de nous-mêmes. Il nous a fait tirer dessus sauvagement. Il a cru que nous allions lever les bras en l&#039;air, que nous allions hisser le drapeau blanc, que nous allions partir la tête haute. Naturellement, nous avons riposté. Si nous ne l&#039;avions pas fait, nous aurions perdu tout crédit. Simplement, cette affaire a révélé la veulerie du monde politique français, qui a cru devoir massivement faire chorus à Bourguiba. Lamentable ! Déshonorant ! Maintenant, rien ne s&#039;oppose à ce que nous partions. Nous commençons à disposer d&#039;engins nucléaires. Nous allons être capables de pulvériser Bizerte et Moscou à la fois.&lt;/em&gt;

De Gaulle

Voir aussi &lt;a href=&quot;http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2734&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Noiriel&lt;/a&gt; :

&lt;em&gt;Néanmoins, les colons hostiles au développement de ces migrations vont réussir à les entraver en s’appuyant sur la rubrique « fait divers » de la grande presse. Le stéréotype de l’Arabe criminel débute dans l’hexagone en 1923. En novembre de cette année-là, l’assassinat d’une jeune femme par un émigré algérien est le prétexte qui permet aux journalistes de renouveler leur stock de stéréotypes en mettant à la une de l’actualité, le « problème des sidis ». A la suite de cette campagne de presse, le Conseil municipal de Paris crée le service de surveillance et de protection des indigènes nord-africains, placé sous la responsabilité du cabinet du préfet de Police. Plusieurs grandes villes de France vont mettre en place des structures du même genre au cours des années suivantes.

Une violente campagne contre la délinquance algérienne est orchestrée en 1947, réclamant le rétablissement des brigades nord-africaines. Les rafles préventives contre le « vagabondage » se multiplient. Les journaux citent des statistiques affirmant que 36 % des auteurs d’agression sur la voie publique sont nord-africains. Même un journal réputé sérieux, comme Le Monde titre : « la criminalité nord africaine soulève un problème national » (16 septembre 1949). Point de vue que L’Aurore énonce en termes moins choisis : « Dans certains quartiers de Paris, l’Arabe est roi de la nuit » (5 novembre 1948). Les rixes entre Algériens et Français sont fréquentes. Le 6 août 1955, un locataire algérien est abattu par un hôtelier européen. Le 10 mai 1956, une véritable bataille rangée oppose des travailleurs italiens et algériens.

Les débuts de la lutte armée en Algérie et les violences commises sur le territoire métropolitain débouchent sur une répression d’une violence sans précédent dans l’histoire de la République française. Mettant à profit la psychose des attentats, c’est une véritable administration coloniale qui est établie en métropole pour contrôler l’émigration algérienne, renouant avec les pratiques d’encadrement de l’avant-guerre [16]. C’est à partir de ce moment-là que les Algériens deviennent la figure centrale, et même unique, symbolisant « l’ennemi de l’intérieur ». Un nouveau racisme émerge alors, au croisement de la stigmatisation de l’étranger et du colonisé. Ce processus est renforcé par le fait que l’immense majorité des émigrants/immigrants algériens qui vivent en France font partie du prolétariat.

Au cours des dix années suivantes (1962-1973), les flux migratoires s’accélèrent brutalement. Plus de trois millions d’individus (2 millions d’étrangers, plus un million de Français d’Algérie) arrivent dans l’hexagone. Entre 1962 et 1965, le taux d’immigration atteint un niveau que la France n’avait jamais connu dans le passé. Les violences perpétrées par l’armée française en Algérie, et les déplacements forcés de la population accélèrent l’immigration en provenance de ce pays [18]. Entre 1962 et 1982, la population algérienne vivant en France passe de 350 000 à plus de 800 000 personnes. Le mouvement est encore plus net pour l’émigration marocaine (31 000 à plus de 440 000) et tunisienne (26 000 à 190 000). On assiste aussi au développement d’une immigration en provenance des autres pays africains (17 000 en 1962, 157 000 en 1982) [19].

Entre mars et juin 1971, huit Algériens sont victimes d’attentats racistes. Le paroxysme de ces violences, qui touchent surtout le sud de la France, est atteint pendant l’année 1973, à Marseille. Là encore, c’est un fait divers qui sert de prétexte. A la suite du meurtre d’un traminot par un déséquilibré d’origine algérienne, des expéditions punitives sont organisées contre les immigrants. Des appels à la « ratonnade » sont suivis par le mitraillage de plusieurs foyers SONACOTRA et des bidonvilles. Au total sept personnes d’origine algérienne et marocaine sont tuées. Un très fort climat d’insécurité règne dans la population immigrée.

L’assassinat de Lounès Ladj, le 28 août 1973, abattu à la sortie d’un café, entraîne une révolte collective de la communauté algérienne. Une grève de plusieurs jours est organisée aux usines de La Ciotat. Elle s’étend ensuite à l’ensemble des départements des Bouches du Rhône et du Var. Quelques mois plus tard, en décembre 1973, Marseille est à nouveau le théâtre de cette violence raciste. Un attentat contre le consulat d’Algérie est organisé par le mystérieux club « Charles Martel ». Il fait quatre morts et douze blessés graves. C’est à la suite de ces événements que le gouvernement algérien décide de suspendre l’émigration en direction de la France [20]. Au total, on peut estimer qu’entre 1971 et 1977, au moins 70 Algériens ont été victimes de crimes à caractère raciste en France.

Cette intensification de la haine à l’égard des immigrés est due aussi à l’exploitation qu’en a faite la presse, notamment les journaux d’extrême droite, comme Minute. L’exemple de « l’été rouge » de Marseille montre clairement que certains journaux locaux soufflent eux aussi braise sur le feu. Les titres des articles du Méridional sur ces événements se passent de commentaire : « Les immigrés attaquent » (20 juin 1973) ; « Ceux qui vont nous amener la guerre raciale » (5 septembre 1973).

Les immigrés algériens, cible privilégiée du discours raciste, sont aussi au centre des discours antiracistes. En effet, la guerre d’Algérie a provoqué à la fois une exacerbation du racisme et de l’antiracisme. Dans les années 1950 les communistes, qui avaient joué un grand rôle pour la défense des immigrés depuis les années 1920, sont débordés sur leur gauche par la mouvance anticolonialiste, fortement soutenue par des intellectuels comme Jean-Paul Sartre. Dès cette époque, sa revue : les Temps Modernes établit une équivalence entre colonialisme, racisme et immigration, focalisée sur les émigrés algériens [21]. Lors d’un meeting organisé en janvier 1956 par le Comité d’action contre la poursuite de la guerre d’Algérie, Sartre donne une légitimité philosophique à ce point de vue, en affirmant : « le colonialisme est un système ».

En Mai 68 et dans les années suivantes, les militants d’extrême gauche, dont beaucoup sont nés à l’action politique au moment des luttes contre la guerre d’Algérie, multiplient les actions en faveur des travailleurs immigrés, soutenant les nombreuses grèves que ceux-ci déclenchent, notamment dans l’industrie automobile. Cette période est également très importante pour la lutte contre le racisme. Le meurtre d’un jeune algérien, Djellali Ben Ali, tué par le concierge d’un immeuble de la Goutte d’Or, le 27 octobre 1971, entraîne une riposte de grande envergure. Sous l’impulsion des militants du Mouvement des travailleurs arabes (MTA), ses obsèques donnent lieu à une manifestation qui rassemble plusieurs milliers de personnes. Un « comité Djellali » est créé dans la foulée, qui réunit des intellectuels prestigieux, comme Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Michel Leiris et Jean Genet.&lt;/em&gt;]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, même si j’ai pas encore vu le film dont les images ont, il est vrai, l’air très belles ni lu son bouquin (&quot;Loin de Bizerte&quot; de 1967 qui &quot;décrit le trouble profond d’un enfant juif vivant à Tunis en juillet 1961, en pleine crise franco-tunisienne de Bizerte&quot;), il y aurait beaucoup de choses à dire et explorer.</p>
<p>Mais si la vie des travailleurs immigrés en France était effectivement difficile dans les années 60, ce qui m’a choqué, c’est qu’on laisse entendre que quasiment rien n’avait changé.</p>
<p>Et surtout de totalement évacuer le contexte de l’époque et donc les sources du film.</p>
<p>D’abord en France, la conjonction d’une guerre coloniale avec psychose des attentats de la part de terroristes algériens, France métropolitaine comprise et, après les Accords d’Evian, de l’arrivée massive et inédite (pour un total de 3 millions dont la moitié de &quot;Nord-Africains&quot; entre 1962 et 1982) en métropole à la fois de travailleurs maghrébins et de &quot;pieds noirs&quot; (un million: Français d’Algérie, mais aussi juifs) et harkis (90 000) qui ne pouvait qu’être explosive, sans compter les heurts avec les travailleurs des vagues d’immigration étrangère précédentes (italiens, etc.).</p>
<p>D’où, outre le premier terroriste algérien guillotiné <a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2331" rel="nofollow">Ahmed Zabana</a>, nombre d’épisodes de ratonnades et crimes racistes (Djelali B.Aii, Rezki Arezki, Bekri Mohamed, Lounès Ladj, etc.) mais aussi de crimes d’immigrés contre des Français (comme le meurtre d’un traminot par un déséquilibré d’origine algérienne à Marseille en 1973), dont vont naturellement s’emparer les partis extémistes (pardon: &quot;révolutionnaires&quot;), PCF en tête avec les inévitables surenchères dues aux luttes pour le marché politique (à la <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/05/16/antiamericanisme-ce-qui-reste-du-communisme-quand-on-a-tout-oublie/" rel="nofollow">Sartre</a> et sa gauche prolétarienne et son abject aphorisme de la préface des “Damnés de la terre” de Fanon de 1961: “Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre.”).</p>
<p>Sans parler, au-delà du &quot;pas touche à la femme blanche&quot; et l’attrait de la femme blanche (les Maghrébins, comme plus tard les Afrcains, venaient aussi pour ça – comme aussi certains jeunes Français plus tard partaient tenter leur chance avec les mœurs censées plus légères des jeunes Scandinaves ou Anglaises?) auquel il répondait, et les crimes sexuels contre des femmes blanches qui ont dû nécessairement se produire (depuis le 1er assassinat d’une jeune femme par un émigré algérien de 1923 au dernier guillotiné de France de 1977, le proxénète tunisien de Marseille <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamida_Djandoubi" rel="nofollow">Hamida Djandoubi</a> qui en 1974 avait assassiné et torturé son ancienne maitresse qui refusait de travailler pour lui – et violenté au passage une adolescente de 15 ans -, présenté, sous prétexte d’invalidité professionnelle comme victime par notre Badinter national:  </p>
<p>&quot;un unijambiste et qui, quelle que soit l&rsquo;horreur — et le terme n&rsquo;est pas trop fort — de ses crimes, présentait tous les signes d&rsquo;un déséquilibré.&quot;</p>
<p>Mais aussi, occultée y compris par les juifs eux-mêmes, la véritable épuration ethnique des juifs dans les pays arabes, Maghreb compris.</p>
<p>Ca aurait été intéressant aussi, outre le parallèle avec Camus (autre éternel et inconsolable &quot;exilé&quot; tenté lui aussi, comme l&rsquo;a brillamment  montré <a href="http://www.cottet.org/girard/gbiblio.htm" rel="nofollow">René Girard</a> (&quot;Pour un nouveau procès de L&rsquo;Etranger&quot; in &quot;Critique dans un souterrain&quot;, 1976), à ses difficiles débuts avec &quot;l&rsquo;Etranger&quot; de tout mettre sur le dos de &quot;la société&quot; incarnée par les juges censés condamner un homme à mort pour son seul manque de larmes au moment du décès de sa mère &#8211; alors qu&rsquo;il le fait tuer un homme et un Arabe en plus, ce que d&rsquo;ailleurs peu de nos anticolonialistes de service semblent avoir relevé -, mais qui, protégé par son anti-communisme viscéral, s&rsquo;en sortira et fera son autocritique avec La Chute), que j&rsquo;aurais voulu aussi plus développer,  de voir les autres films sortis sur la question: </p>
<p>- <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lise_ou_la_Vraie_Vie" rel="nofollow">Elise ou la vraie vie</a> (Michel Drach, 1970) </p>
<p>- Le doigt dans l&rsquo;engrenage (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Rachedi" rel="nofollow">Ahmed Rachedi</a>, 1974)</p>
<p>- <a href="http://www.ceaq-sorbonne.org/node.php?id=1121&amp;elementid=799" rel="nofollow">Souvenirs de Grasse</a> (Jacques Beryl)</p>
<p>- <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dupont_Lajoie" rel="nofollow">Dupont Lajoie</a> (Yves Boisset, 1975)</p>
<p>Et lire des choses sur la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_Bizerte" rel="nofollow">Crise de Bizerte</a> avec le rôle assez douteux de Bourguiba, jouant à bon compte (des centaines voire des milliers de morts tunisiens contre 20 Français en 5 jours) la surenchère avec ses voisins algériens (dont il assurait les bases arrières) comme plus révolutionnaire que moi, tu meurs</p>
<p>Voir :</p>
<p><em>J&rsquo;ai toujours dit que nous ne resterions pas à Bizerte. Par malheur, Bourguiba a attaqué un beau jour à Bizerte pour apparaître comme ayant arraché par la force ce que nous nous apprêtions à accepter de nous-mêmes. Il nous a fait tirer dessus sauvagement. Il a cru que nous allions lever les bras en l&rsquo;air, que nous allions hisser le drapeau blanc, que nous allions partir la tête haute. Naturellement, nous avons riposté. Si nous ne l&rsquo;avions pas fait, nous aurions perdu tout crédit. Simplement, cette affaire a révélé la veulerie du monde politique français, qui a cru devoir massivement faire chorus à Bourguiba. Lamentable ! Déshonorant ! Maintenant, rien ne s&rsquo;oppose à ce que nous partions. Nous commençons à disposer d&rsquo;engins nucléaires. Nous allons être capables de pulvériser Bizerte et Moscou à la fois.</em></p>
<p>De Gaulle</p>
<p>Voir aussi <a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2734" rel="nofollow">Noiriel</a> :</p>
<p><em>Néanmoins, les colons hostiles au développement de ces migrations vont réussir à les entraver en s’appuyant sur la rubrique « fait divers » de la grande presse. Le stéréotype de l’Arabe criminel débute dans l’hexagone en 1923. En novembre de cette année-là, l’assassinat d’une jeune femme par un émigré algérien est le prétexte qui permet aux journalistes de renouveler leur stock de stéréotypes en mettant à la une de l’actualité, le « problème des sidis ». A la suite de cette campagne de presse, le Conseil municipal de Paris crée le service de surveillance et de protection des indigènes nord-africains, placé sous la responsabilité du cabinet du préfet de Police. Plusieurs grandes villes de France vont mettre en place des structures du même genre au cours des années suivantes.</p>
<p>Une violente campagne contre la délinquance algérienne est orchestrée en 1947, réclamant le rétablissement des brigades nord-africaines. Les rafles préventives contre le « vagabondage » se multiplient. Les journaux citent des statistiques affirmant que 36 % des auteurs d’agression sur la voie publique sont nord-africains. Même un journal réputé sérieux, comme Le Monde titre : « la criminalité nord africaine soulève un problème national » (16 septembre 1949). Point de vue que L’Aurore énonce en termes moins choisis : « Dans certains quartiers de Paris, l’Arabe est roi de la nuit » (5 novembre 1948). Les rixes entre Algériens et Français sont fréquentes. Le 6 août 1955, un locataire algérien est abattu par un hôtelier européen. Le 10 mai 1956, une véritable bataille rangée oppose des travailleurs italiens et algériens.</p>
<p>Les débuts de la lutte armée en Algérie et les violences commises sur le territoire métropolitain débouchent sur une répression d’une violence sans précédent dans l’histoire de la République française. Mettant à profit la psychose des attentats, c’est une véritable administration coloniale qui est établie en métropole pour contrôler l’émigration algérienne, renouant avec les pratiques d’encadrement de l’avant-guerre [16]. C’est à partir de ce moment-là que les Algériens deviennent la figure centrale, et même unique, symbolisant « l’ennemi de l’intérieur ». Un nouveau racisme émerge alors, au croisement de la stigmatisation de l’étranger et du colonisé. Ce processus est renforcé par le fait que l’immense majorité des émigrants/immigrants algériens qui vivent en France font partie du prolétariat.</p>
<p>Au cours des dix années suivantes (1962-1973), les flux migratoires s’accélèrent brutalement. Plus de trois millions d’individus (2 millions d’étrangers, plus un million de Français d’Algérie) arrivent dans l’hexagone. Entre 1962 et 1965, le taux d’immigration atteint un niveau que la France n’avait jamais connu dans le passé. Les violences perpétrées par l’armée française en Algérie, et les déplacements forcés de la population accélèrent l’immigration en provenance de ce pays [18]. Entre 1962 et 1982, la population algérienne vivant en France passe de 350 000 à plus de 800 000 personnes. Le mouvement est encore plus net pour l’émigration marocaine (31 000 à plus de 440 000) et tunisienne (26 000 à 190 000). On assiste aussi au développement d’une immigration en provenance des autres pays africains (17 000 en 1962, 157 000 en 1982) [19].</p>
<p>Entre mars et juin 1971, huit Algériens sont victimes d’attentats racistes. Le paroxysme de ces violences, qui touchent surtout le sud de la France, est atteint pendant l’année 1973, à Marseille. Là encore, c’est un fait divers qui sert de prétexte. A la suite du meurtre d’un traminot par un déséquilibré d’origine algérienne, des expéditions punitives sont organisées contre les immigrants. Des appels à la « ratonnade » sont suivis par le mitraillage de plusieurs foyers SONACOTRA et des bidonvilles. Au total sept personnes d’origine algérienne et marocaine sont tuées. Un très fort climat d’insécurité règne dans la population immigrée.</p>
<p>L’assassinat de Lounès Ladj, le 28 août 1973, abattu à la sortie d’un café, entraîne une révolte collective de la communauté algérienne. Une grève de plusieurs jours est organisée aux usines de La Ciotat. Elle s’étend ensuite à l’ensemble des départements des Bouches du Rhône et du Var. Quelques mois plus tard, en décembre 1973, Marseille est à nouveau le théâtre de cette violence raciste. Un attentat contre le consulat d’Algérie est organisé par le mystérieux club « Charles Martel ». Il fait quatre morts et douze blessés graves. C’est à la suite de ces événements que le gouvernement algérien décide de suspendre l’émigration en direction de la France [20]. Au total, on peut estimer qu’entre 1971 et 1977, au moins 70 Algériens ont été victimes de crimes à caractère raciste en France.</p>
<p>Cette intensification de la haine à l’égard des immigrés est due aussi à l’exploitation qu’en a faite la presse, notamment les journaux d’extrême droite, comme Minute. L’exemple de « l’été rouge » de Marseille montre clairement que certains journaux locaux soufflent eux aussi braise sur le feu. Les titres des articles du Méridional sur ces événements se passent de commentaire : « Les immigrés attaquent » (20 juin 1973) ; « Ceux qui vont nous amener la guerre raciale » (5 septembre 1973).</p>
<p>Les immigrés algériens, cible privilégiée du discours raciste, sont aussi au centre des discours antiracistes. En effet, la guerre d’Algérie a provoqué à la fois une exacerbation du racisme et de l’antiracisme. Dans les années 1950 les communistes, qui avaient joué un grand rôle pour la défense des immigrés depuis les années 1920, sont débordés sur leur gauche par la mouvance anticolonialiste, fortement soutenue par des intellectuels comme Jean-Paul Sartre. Dès cette époque, sa revue : les Temps Modernes établit une équivalence entre colonialisme, racisme et immigration, focalisée sur les émigrés algériens [21]. Lors d’un meeting organisé en janvier 1956 par le Comité d’action contre la poursuite de la guerre d’Algérie, Sartre donne une légitimité philosophique à ce point de vue, en affirmant : « le colonialisme est un système ».</p>
<p>En Mai 68 et dans les années suivantes, les militants d’extrême gauche, dont beaucoup sont nés à l’action politique au moment des luttes contre la guerre d’Algérie, multiplient les actions en faveur des travailleurs immigrés, soutenant les nombreuses grèves que ceux-ci déclenchent, notamment dans l’industrie automobile. Cette période est également très importante pour la lutte contre le racisme. Le meurtre d’un jeune algérien, Djellali Ben Ali, tué par le concierge d’un immeuble de la Goutte d’Or, le 27 octobre 1971, entraîne une riposte de grande envergure. Sous l’impulsion des militants du Mouvement des travailleurs arabes (MTA), ses obsèques donnent lieu à une manifestation qui rassemble plusieurs milliers de personnes. Un « comité Djellali » est créé dans la foulée, qui réunit des intellectuels prestigieux, comme Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Michel Leiris et Jean Genet.</em></p>
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		<title>Par : Thot Har Megiddo</title>
		<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/30/cinema-limmigration-comme-perte-de-linnocence-the-much-vaunted-idyllic-life-of-the-jews-in-arab-lands-is-a-myth/#comment-4415</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 19:27:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[excellent article, plein d&#039;informations inédites ; comme d&#039;habitude finalement]]></description>
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		<title>Par : Thot Har Megiddo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thot Har Megiddo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 19:26:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&quot;L’immigration comme perte de l’innocence, telle est la toile de fond de ce film magnifique, qui n’assène aucun message&quot; 

MDR !!!! Et Le Monde est un journal neutre et apolitique !]]></description>
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<p>MDR !!!! Et Le Monde est un journal neutre et apolitique !</p>
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