Iran: A quoi joue Obama? (New dog, old tricks)

Magic obamaA quoi jouent les dirigeants iraniens? Le Figaro
Certains aspects du débat rappellent l’Irak. Le Monde
Le fond du problème est que ce régime ne veut pas reprendre ses négociations avec les Occidentaux car au bout de compte, il devrait accepter des compromis contraires à ses intérêts. Ces intérêts résident dans le fait d’être l’adversaire idéologique de l’Occident pour demeurer dans le rôle intéressant d’agitateur régional arbitre du conflit israélo-arabe. Pour cela, il doit séduire la rue arabe avec des slogans anxiogènes et disposer de milices armées. S’il faisait le moindre geste d’apaisement, il perdrait l’appui de la rue arabe et de ces milices qui peuvent aller proposer leurs services à d’autres protecteurs qui souhaitent contrôler cette force de nuisance (Syrie, Russie ou Chine). Iran Resist
A chaque fois que les Six par leurs efforts réunissent les conditions pour un dialogue apaisé sur le programme nucléaire iranien: le régime des mollahs évoque l’installation d’une nouvelle génération de centrifugeuses, l’installation d’un grand nombre de centrifugeuses ou encore il annonce de tirs de missiles de nature à laisser un doute sur une déclinaison nucléaire militaire. Iran-Resist

Attention: un tour de passe-passe peut en cacher bien d’autres!

Défilé de vieux missiles nord-coréens portant les inscriptions "Mort à Israël" ou "Mort à l’Amérique" (avec chute d’un avion hérité de Saddam – pour le mettre à l’abri et jamais rendu ! – d’avant la première guerre du Golfe), discours habituels sur la disparition prochaine d’Israël et due mise en cause négationniste du génocide juif, proposition d’inspections du nouveau centre d’enrichissement par l’AIEA, annonce de nouveaux essais de missiles, proposition de "supervision" dudit centre par l’agence onusienne …

Alors qu’après le dernier lapin sorti du sac des mollahs à la veille comme par hasard d’une énième "négociation de la dernière chance" (rappelant chaque jour un peu plus le dangereux poker menteur d’un certain dictateur irakien avant sa chute), nos chers dirigeants et leur claque médiatique nous jouent la surprise et la fermeté …

On découvre, entre deux provocations iraniennes et reculades occidentales, que la dramatique révélation au monde par le Pleurnicheur en chef lui-même de l’existence d’un prétendu nouveau centre d’enrichissement iranien avait non seulement été communiquée à l’AIEA, dont le dernier rapport annonçait triomphalement le gel volontaire des activités nucléaires iraniennes, par les mollahs eux-mêmes dès le 21 septembre, soit quatre jours auparavant

Mais que la construction dudit centre, caché sous une montagne près de la ville sainte de Qom, date en fait d’il y a quatre ans c’est-à-dire avant la première élection du pantin qui sert de président aux véritables tireurs de ficelles du régime …

De même que les services secrets américains, dont un rapport de 2007 avait vanté les faibles progrès du programme nucléaire iranien, étaient comme leurs homologues occidentaux au courant depuis le début

Et qu’enfin en avait été notifié, dès son élection et donc deux mois avant son arrivée à la Maison Blanche le Pleurnicheur en chef en personne par ailleurs fortement contraint de réviser sa copie sur le conflit afghan.

A quand maintenant la reconnaissance, comme s’épuisent à l’expliquer depuis des années nos amis d’Iran-Resist et s’ingénient à la fuir nos propres dirigeants, de l’impossibilité, pour un régime fondé sur l’opposition révolutionnaire au reste du monde, de toute discussion apaisée avec l’Occident qui signerait par là l’arrêt de mort de leur pouvoir?

Iran: Plus d’enrichissement pour désespérer les Six!
Iran-Resist
26.09.2009

Hier matin, avant le début du sommet du G20, Obama, Sarkozy et Brown ont ensemble dénoncé, la construction en secret d’un second centre d’enrichissement en Iran. Tous affirment qu’ils avaient connaissance de cette construction, gênés par le fait que l’information ait été divulguée par le régime des mollahs lui-même ! Les Six cherchent à minimiser ce nouveau stratagème de Téhéran pour faire capoter le dialogue.

La construction en Iran d’un second centre d’enrichissement est une véritable bombe à retardement. CNN s’interrogeait hier sur les raisons de cette divulgation, la jugeant mystérieuse. Cette constatation résulte d’une double méconnaissance de la crise nucléaire iranienne, mais aussi du régime des mollahs. Ce n’est pas la première fois que Téhéran diffuse des informations sur ses progrès nucléaires qui sont de nature à nuire à un apaisement avec les Six : ceci est même le composant de base de cette crise.

Provocations

A chaque fois que les Six par leurs efforts réunissent les conditions pour un dialogue apaisé sur le programme nucléaire iranien : le régime des mollahs évoque l’installation d’une nouvelle génération de centrifugeuses, l’installation d’un grand nombre de centrifugeuses ou encore il annonce de tirs de missiles de nature à laisser un doute sur une déclinaison nucléaire militaire.

Motivations

Comme nous l’avons précisé dans toutes nos dernières analyses, Téhéran agit ainsi avec les Six car il ne peut en aucun cas avoir un dialogue apaisé avec les Etats-Unis car cet Etat est l’allié et le protecteur par excellence d’Israël. Cet apaisement serait interprété comme une trahison par la rue arabe dont a besoin Téhéran pour déstabiliser la région. Si ce lien idéologique arrivait à rompre, Téhéran aurait du mal à conserver le Hezbollah, son bras armé régional, bien qu’il l’ait créé et largement financé depuis 26 ans. Sans le Hezbollah, le régime des mollahs n’a aucune puissance militaire.

Surenchère

Il en résulte une nécessité absolue pour le régime de demeurer fermé à tout apaisement et aussi d’exagérer ses forces militaires pour séduire la rue arabe. Cette amplification délibérée de la crise permet aussi à l’Iran de pousser à l’escalade afin que par la peur d’une guerre touchant le détroit d’Ormuz, tous les grands pays industriels qui dépendent du pétrole du Golfe Persique fassent pression sur les Etats-Unis afin qu’ils cessent de sanctionner l’Iran.

Sanctions

En refusant toute coopération, le régime s’expose à des sanctions financières. Ces sanctions le privent d’entrées de devises. Cette baisse de revenus est dramatique pour le régime des mollahs : il y a deux ans, le régime a supprimé les subventions sur l’essence, on vient d’apprendre que depuis 3 ans, le métro de Téhéran n’arrive plus à acheter des pièces détachées pour entretenir les machines. Ce pays va vers la paralysie sans même que l’on adopte les sanctions sur le carburant.

Pour éviter de plus amples sanctions, il suffirait que le régime capitule de ses positions en acceptant le dialogue avec les Etats-Unis. Conscient de l’impossibilité de ce dialogue et le danger des sanctions, le 9 septembre 2009 Téhéran a accepté une rencontre avec les Six, mais avec la ferme intention de pousser ses adversaires –en particulier les Américains- à claquer la porte des négociations.

Prétextes

La première piste a été de proposer un ordre de jour très polémique et sans lien avec le contentieux : le 13 septembre, les Six ont accepté pour l’engager dans l’apaisement forcé. Téhéran a alors essayé de les énerver avec une date au-delà de la date limite préalablement fixée par les Six : ces derniers ont encore accepté et le rendez-vous a été pris pour le 1er octobre. La prochaine difficulté a été l’endroit : Genève a été finalement désigné.

Ne sachant que faire pour pousser les six et parmi eux surtout les Américains à claquer la porte le régime a renoué avec les déclarations négationnistes à l’occasion de la Journée de Qods, cela n’a rien donné malgré une surenchère des propos.

Le 21 septembre, Téhéran a sorti sa Grosse Bertha avec l’annonce dans la presse d’une nouvelle génération de centrifugeuse 5 fois plus puissantes en test à Natanz (c’est-à-dire en contradiction avec le dernier rapport de l’AIEA évoquant un ralentissement délibéré pour marquer la bonne foi de Téhéran), annonce suivie par une lettre à l’AIEA faisant état d’un second centre d’enrichissement. Avec de vieilles centrifugeuses d’aspect identique au modèle courant en activité à Natanz que l’on prétend différente à l’intérieur et un bâtiment encore vide, Téhéran a fait monter la tension d’un cran.

Le lendemain, le régime a fait défiler des vieux missiles Nord-Coréens portant les inscriptions « Mort à Israël » ou « Mort à l’Amérique ». Etant donné que tous les Etats signataires du TNP ont des ambassadeurs à l’AIEA, Téhéran s’attendait à ce que cette bombe médiatique à retardement explose pendant la visite d’Ahmadinejad à New-York pour l’Assemblée Générale de l’ONU, qu’elle donne lieu à des déclarations enflammées de renforcement de sanctions avant la rencontre du 1er octobre offrant ainsi au régime des mollahs un prétexte pour boycotter la rencontre.

Esquive

Conscients de cette ruse de Téhéran, les Six et en particulier les Américains se sont gardés de tout commentaire et finalement quand ils en ont parlé au point de presse avant le début du Sommet des G20, ils ont évité toute déclaration intempestive pour ne donner aucune satisfaction aux mollahs.

Analyse de cette réaction

Cette esquive a cependant un autre aspect car le Président américain qui a dénoncé cette construction a dit qu’il savait depuis longtemps pour ce second centre d’enrichissement ! Ce qui pose la question de son silence ! Pourquoi n’avait-il pas parlé de ce centre secret quand il parle si souvent de la menace nucléaire iranienne ? La réponse est simplissime : ce centre fictif inventé par les mollahs pour amplifier la crise contredit le rapport 2007 des services secrets américains (NIE 2007). Le rapport avait minimisé le danger du nucléaire iranien, rendant inutiles des sanctions trop lourdes. Washington a ainsi évité des sanctions susceptibles de renverser les mollahs qu’il souhaite avoir comme alliés régionaux pour pénétrer l’Asie Centrale.

Téhéran a réellement mis dans l’embarras Washington avec ce centre d’enrichissement sorti de nulle part. Ce scud médiatique des mollahs est une vraie calamité pour Washington car il a remis aussi en cause la fiabilité de l’AIEA juste au moment où cette agence onusienne venait enfin de rompre avec une direction anti-américaine.

C’est ce qui explique le silence de 3 jours de l’AIEA : on cherchait une pirouette pour sauver le dernier rapport de l’Agence sur le gel volontaire des activités et aussi le rapport américain sur les faibles progrès du programme nucléaire iranien. Cette pirouette est digne de la crise nucléaire entre Téhéran et Washington : on demande à Téhéran d’ouvrir le centre aux inspecteurs de l’AIEA. En fait, on demande aux mollahs de laisser Washington décider s’il faut valider cette rumeur pour permettre l’adoption de nouvelles sanctions ou l’invalider en minimisant le danger de ce site pour éviter à ce régime si utile d’écoper de nouvelles sanctions fatales.

En guise d’avertissement aux mollahs, nos amis Américains ont sorti de leurs étuis leurs marionnettes : les Moudjahiddines du peuple qui ont dans le délai accordé par l’AIEA sorti un communiqué de révélations sur les caractéristiques de ce centre, mais aussi sur les caractéristiques d’un troisième centre d’enrichissement grâce aux sources de la Résistance !

Ces sources sont probablement célestes puisque cette organisation qui n’a aucun satellite a, encore et sans respect pour notre intelligence, publié des photos satellites des bâtiments vides dont les coordonnées ont été transmises par les mollahs à l’AIEA.

La crise nucléaire iranienne stagne sur place. On répète toujours les mêmes schémas car à la base on ne retrouve pas la volonté d’en finir avec les mollahs et ce parce que Washington ne veut reconnaître l’impossibilité d’une entente avec ce régime. Notre seule satisfaction est que ce régime est incorrigible : il est l’architecte de sa déchéance.

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Une réponse à Iran: A quoi joue Obama? (New dog, old tricks)

  1. […] devrait, entre le chef du Conseil de sécurité du régime, responsable des "négociations nucléaires" et auteur des discours incendiaires d’Ahmadinejad (un certain Jalili) et le modéré de service […]

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