Irak: Comment sortir d’un bourbier® qui n’en a jamais été un? (After Bush’s lies on Iraq®, get ready for… Obama’s untruths!)

Iraq media lies

Nul ne tiendra rigueur à ses partisans s’ils ont cru que l’expression « mettre fin à la guerre » signifiait que tous les soldats américains allaient rentrer chez eux. The NYT
Le président Bush et sept hauts responsables de l’administration, dont le vice-président Dick Cheney, la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice, et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ont fait au moins 935 fausses déclarations dans les deux années après le 11 septembre 2001 sur la menace que présentait l’Irak de Saddam Hussein pour la sécurité nationale. Center for public integrity

Comment sortir d’un bourbier® qui n’en a jamais été un?

Alors que la nouvelle équipe de l’auteur du hold up du siècle s’arrache les cheveux sur le casse-tête de la fermeture de Guantanamo déjà annoncée par ses prédécesseurs …

Pendant que le gouverneur de l’Illinois est arrêté pour avoir tenté de vendre le poste du sénateur préféré de ces dames au plus offrant …

Dur réveil pour ceux qui avaient cru que Saint Obama allait arrêter la guerre en Irak et ramener les troupes à la maison!

Après avoir à moitié voté pour une guerre qu’on a ensuite désavouée …

Puis contre des renforts qu’on a fini par louer …

Et enfin été élu sur une promesse de retrait d’Irak dans les quatre ans …

On se retrouve d’abord, comme le note un NYT un tantinet gêné, à conserver (fait totalement inédit dans l’histoire américaine!) le ministre de la défense du prédécesseur, le Cowboy Bush des fameux 935 mensonges sur l’Irak®.

Puis, pour ceux qui n’avaient pas bien écouté, on rappelle que le retrait des troupes ne visait que les troupes combattantes.

Avant de préciser qu’on pourrait en garder, au-delà de la date de 2011 annoncée, jusqu’à 70 000 sur place.

Et enfin envisager, pour ne pas trop décevoir son monde, l’éventuel « ré-étiquetage » (pudiquement traduit par Courrier international par « réaffectation ») de « certaines unités de combat à des missions d’entraînement et de soutien aux Irakiens » ….

Obama rattrapé par la réalité irakienne
Thom Shanker
The New York Times
Traduit par Courrier international
8 déc. 2008

Le nouveau président a promis de « mettre fin à la guerre » en Irak et de rapatrier toutes les unités de combat américaines d’ici seize mois. Une promesse qui ne signifie cependant pas la fin de la présence américaine dans ce pays, souligne le New York Times.

Pendant la campagne, Barack Obama avait fait une promesse qui avait galvanisé l’électorat de gauche, celle de « mettre fin à la guerre » en Irak. Mais, plus il se rapproche de la Maison-Blanche, plus le futur président rappelle que des dizaines de milliers de soldats américains resteront en Irak, même s’il procédera dans les seize mois comme promis au retrait de toutes les unités de combat américaines. « J’ai dit que je retirerai toutes nos unités de combat d’ici à seize mois, tout en sachant qu’il sera peut-être nécessaire – et même plus que nécessaire – de maintenir une présence militaire résiduelle afin d’offrir une formation, un soutien logistique et de protéger nos civils en Irak », a déclaré Obama le 1er décembre en présentant son équipe de sécurité nationale.

Pour l’instant, du moins en public, Obama n’a pas chiffré cette « présence militaire résiduelle », une expression qui devrait se retrouver au cœur du débat sur l’avenir de l’Irak. L’un de ses conseillers à la sécurité nationale, Richard Danzig, a cependant déclaré pendant la campagne qu’il pourrait s’agir de 30 000 à 55 000 hommes. Obama n’a pas non plus établi de calendrier de retrait de l’ensemble des troupes au-delà des seize mois évoqués, ni indiqué à quel moment il a l’intention de déclarer officiellement la fin de la guerre. Pendant ce temps, les stratèges du Pentagone planchent sur des échéanciers qui concilieraient à la fois l’objectif d’Obama de retirer l’ensemble des unités de combat américaines d’ici à mai 2010 et la date butoir du 31 décembre 2011, prévue par le nouvel accord entre les Etats-Unis et le gouvernement irakien pour renvoyer chez eux les derniers soldats américains.

Cet accord sur le statut des forces américaines en Irak peut encore être modifié par un accord mutuel, et les responsables militaires reconnaissent en privé qu’ils travaillent des projets impliquant une présence américaine qui oscillerait entre 30 000 et 50 000 hommes, voire 70 000 – pour une période qui pourrait se prolonger au-delà de 2011. Il y a toujours eu une tension, pour ne pas dire une contradiction, entre les deux aspects de la promesse d’Obama de mettre fin à la guerre en retirant toutes les unités de combat américaines d’ici mai 2010. Certes, Obama a toujours été prudent et a souligné que le retrait promis ne concernait que les unités de combat. Mais nul ne tiendra rigueur à ses partisans s’ils ont cru que l’expression « mettre fin à la guerre » signifiait que tous les soldats américains allaient rentrer chez eux.

Selon les stratèges du Pentagone, l’objectif de Barack Obama pourrait être atteint au moins en partie en réaffectant certaines unités de combat à des missions d’entraînement et de soutien aux Irakiens.

On dénombre aujourd’hui en Irak quinze brigades de combat [chaque brigade compte 3 000 hommes], dont une est actuellement rapatriée. Mais, au total, plus de 146 000 soldats américains, intendance comprise, sont déployés, soit l’équivalent d’une cinquantaine de brigades. Aujourd’hui, même après le départ des cinq brigades envoyées en renfort par le président Bush en janvier 2006, le nombre total de soldats américains sur le territoire irakien reste supérieur à son niveau précédent en raison de la présence du personnel d’intendance.

Lors de sa conférence de presse du 1er décembre à Chicago, Obama s’est dit prêt à écouter attentivement les conseils des hauts gradés et de sa nouvelle équipe pour la sécurité nationale, dans laquelle figurent l’actuel ministre de la Défense, Robert Gates (premier chef du Pentagone à demeurer en poste après un changement de présidence), l’amiral Michael Mullen, chef d’état-major interarmes, et le général James Jones, ancien commandant de l’OTAN nommé par Obama conseiller à la sécurité nationale.

Au Pentagone et dans les quartiers généraux américains en Irak, les réactions ont ressemblé à un vaste soupir de soulagement, car le président élu paraît vouloir aborder de façon mesurée la question du nombre de soldats. « Je pense que seize mois suffisent, mais, ainsi que je l’ai répété, j’écouterai les recommandations de mes généraux », a déclaré Barack Obama lors de sa conférence de presse. « Et ma priorité est de veiller à ce que nos troupes restent en sécurité pendant cette phase de transition et que le peuple irakien soit correctement servi par un gouvernement auquel seront transférées de plus en plus de missions de sécurité. »

On ne peut que constater que le discours du président a quelque peu évolué depuis sa conférence de presse de juillet dernier, dans laquelle il avait exposé sans ambiguïté son projet pour l’Irak. « Je veux mettre fin à cette guerre », avait-il alors déclaré. « Au premier jour de ma présidence, je convoquerai l’état-major interarmes et je lui assignerai une nouvelle mission : mettre un terme à cette guerre de manière responsable, posée et déterminée.

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