Iran: Et le peuple iranien dans tout ça? (It’s the people, stupid!)

What sanctions against iran?They deceived the nation/In the name of religion … Nazanin
Pourquoi, pensent certains dirigeants iraniens de bonne foi, l’Occident ne tolérerait-il pas un programme nucléaire iranien limité dont tout le monde sait qu’il équilibrera davantage le complexe nucléaire saoudo-pakistanais plutôt qu’il ne menacera réellement l’existence de l’État d’Israël ? Alexandre Adler
Nous craignons la diabolisation d’Ahmadinejad … The Columbia Coalition Against the War
L’Islam n’est pas intrinsèquement incompatible avec la démocratie et les droits humains. Par exemple, l’Indonésie, le pays musulman le plus peuplé du monde, avait jusqu’à récemment une femme premier ministre. Shirin Ebadi (Mc Gill University, Montréal, Oct. 28, 2004)

Après les remous soulevés par un rafraichissant mais principalement verbal durcissement de la politique étrangère française face au totalitarisme des mollahs (puisqu’il ne se résout toujours pas à en dénoncer l’implication, de la Palestine au Liban et de l’Irak à l’Afghanistan, dans le chaos qu’est devenu aujourd’hui le Moyen-Orient) …

A l’heure où l’un des principaux artisans de cette politique du chaos est sur le point de parader dans une grande université américaine (Columbia, qui avait déjà invité un ministre d’Hitler en 1933), avant, quelques jours plus tard, la tribune de l’ONU …

Et où, à l’image de l’incorrigible Alexandre Adler dans sa chronique du Figaro de ce matin même, les idiots utiles et thuriféraires du régime des mollahs (voir aussi les Yann Richard, Nougayrède, Minoui & co) multiplient les actions de diversion et de désinformation sur la prétendue « bonne foi » de certains dirigeants iraniens…

Il faut lire la dernière tribune, dans le Monde, du Prince Reza Pahlavi qui a le mérite de rappeler, derrière le rideau de fumée des négociations du nucléaire, la vérité du régime actuel, à savoir celle d’une « dictature théocratique qui ne cherche qu’à gagner du temps pour sécuriser son régime ».

Et la réalité quotidienne du peuple iranien opprimé mais assoiffé de liberté et donc du soutien dont il a besoin pour y accéder à son tour, notamment, au-delà des bonnes paroles, des seules mesures réellement efficaces face aux kleptocrates au pouvoir à Téhéran, « des sanctions ciblées et étendues allant jusqu’à la rupture des relations diplomatiques et économiques et l’interdiction des déplacements des envoyés du régime à l’étranger« .

Iran: une troisième voie, pour éviter la catastrophe, par Prince Reza Pahlavi
Le Monde
21.09.07

Avec l’aggravation de la crise iranienne, un tumulte sans précédent s’empare de la sphère diplomatique et déborde sur la scène médiatique. Ces derniers jours, les déclarations du ministre français des affaires étrangères, homme doté d’une longue expérience des crises, notamment lorsqu’il fut en charge de la province du Kosovo mandaté par les Nations unies, ont ravivé les débats.

Lors de la campagne présidentielle en France, les orientations du futur président sur sa politique étrangère préfiguraient déjà l’acuité de la crise iranienne. Elles ont été confirmées, le 27 août, par le discours du président français devant la Conférence des ambassadeurs. La question est la suivante : sommes-nous en face de deux options catastrophiques – « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », selon les termes de M. Sarkozy – ou existe-t-il une troisième voie ? De mon point de vue, cette troisième voie existe effectivement.

Je le dis avec une conviction largement partagée par nombre de dissidents à l’intérieur du pays, le problème essentiel du peuple iranien n’est ni la poursuite de l’enrichissement d’uranium ni l’aventurisme du régime sous quelque forme que ce soit. L’aspiration profonde de la grande majorité des Iraniens est la liberté, les droits de l’homme, la laïcité, la prospérité, l’emploi et la sécurité.

Si l’occasion s’offrait à ce peuple de s’exprimer librement, la pertinence de cette conviction serait démontrée aux yeux du monde entier. Comme d’autres qui l’ont vécue avant nous à travers l’histoire, les Iraniens, pris sous la répression d’une dictature théocratique, n’ont pas la possibilité de s’exprimer en ce sens. Cependant, le contexte global peut nous aider. L’inflexion de la politique étrangère de la France ces derniers mois semble indiquer une nouvelle prise de conscience de la part des décideurs français quant à la réalité iranienne aujourd’hui.

C’est pour mieux refléter cette réalité que je m’efforce de porter à l’attention du monde les voix réprimées à l’intérieur. Mon énergie se concentre sur la concrétisation d’un vaste mouvement d’union nationale axé sur la désobéissance civile. En Iran comme ailleurs dans un passé proche, en Afrique du Sud sous le régime d’apartheid, ou dans l’ancien bloc soviétique en Europe centrale, un tel mouvement nécessite le soutien de la communauté internationale. Aguerrie par les « rebuffades » de ceux qui ne cherchent qu’à gagner du temps pour sécuriser leur régime, celle-ci doit autant se préoccuper de la gravité de la crise nucléaire que de celle de la violation quotidienne des droits de l’homme. D’autant plus que cette question est appelée à s’inscrire comme « la priorité de l’action diplomatique de la France dans le monde ».

Loin de la guerre, ce que le peuple iranien demande à la France, berceau de la démocratie et de la défense des droits de l’homme, c’est d’exercer à l’encontre de la République islamique d’Iran des sanctions ciblées et étendues allant jusqu’à la rupture des relations diplomatiques et économiques et l’interdiction des déplacements des envoyés du régime à l’étranger.

Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale dans cette lutte pour la liberté. Je me réjouis de la politique de fermeté adoptée par la France. Cependant, j’ajoute que la guerre serait une catastrophe, dont les victimes seraient le peuple iranien et la démocratie.

Cette troisième voie s’impose. Je ferai de mon mieux pour en porter le flambeau avec conviction et détermination, et continue plus que jamais mon combat pour une démocratie véritable en Iran. Il appartiendra à mes concitoyens de décider de l’avenir institutionnel du pays. D’ici là, mon devoir consiste à trouver les mécanismes d’une sortie de crise et d’une transition, la moins coûteuse possible.

Prince Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran

Voir aussi la chanson et les images fortes de la vidéo de l’ex-Miss Canada et fille de l’ex-directeur du Sheraton de Téhéran Nazanin Afshin-jam, (« Someday ») qui, bien qu’hélas peu lucide sur la réalité de l’islamisme (si l’on en croit ses fréquentations avec les faux opposants du régime comme la Prix Nobel Ebadi), n’en exprime pas moins, contrairement aux Persepolis-Potemkine des Marjane Satrapi qui veulent nous faire croire à la fiction des mollahs modérés, la profonde aspiration de toute une jeunesse et d’un peuple à la simple liberté que les enfants gâtés que nous sommes ont trop vite fait de négliger :

SOMEDAY- (THE REVOLUTION SONG)
By Nazanin & Peter Karroll (2007)

They were on the march then
In 1978
They filled our minds with hate
They deceived the nation
In the name of religion
And soon it was too late
When the soldiers came
We were on the run
Our lives forever changed
That was no solution
Regressive revolution
Together we must stand

Someday
We will find a way
Someday
Someday
Someday
Someday
The darkness fades away
Someday
Someday

I’m calling all the children
Now that were all grown up
Is it time to make a change
Take this old oppression
With a new aggression
Redeem our rightful place

Someday
We will find a way
Someday
Someday
Someday
Someday
The darkness fades away
Someday
Someday

I have a new solution
It’s called progressive revolution
And someday
Is right now

Someday
We will find a way
Someday
Someday
Someday
Someday
The darkness fades away
Someday
Someday

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