Lockerbie: Attention, un attentat peut en cacher bien d’autres! (Behind Lockerbie,… an Iranian 9/11-type suicide attack on a US cruiser?)

28 août, 2007
Iran Air airbus decoy for suicide attack on US cruiser? (Jul. 88)Une chose est claire, c’est que le USS Vincennes était en état de légitime défense. Cet accident tragique s’est produit dans un contexte d’attaques illégales iraniennes répétées, injustifiées et non-provoquées contre la marine marchande et les forces armées des Etats-Unis. Et il s’est produit au cours d’une attaque navale lancée par des navires iraniens contre un navire neutre et plus tard contre le Vincennes quand il est venu secourir le bateau innocent en perdition. Vice-président George H.W. Bush (Siège des Nations-Unies, le 14 juillet 1988)

Suite au tardif repentir d’un policier suisse (prudent: il a attendu la prescription des faits!) qui reconnaît avoir introduit lui-même la pièce à conviction ayant servi à faire condamner un agent libyen dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de la Panam au-dessus de Lockerbie qui avait 270 morts en 1988 …

Petit retour, avec Iran-Resist, sur les vrais commanditaires de l’attentat (comme d’ailleurs apparemment de celui du DC10 d’UTA, qui avait fait 170 morts au-dessus du désert du Ténéré l’année suivante), iraniens bien sûr et comme d’habitude derrière le rideau de fumée d’un de leurs groupes terroristes affidés, en l’occurrence le FPLP d’Ahmed Djibril basé alors à Damas (les Lybiens jouant les “lampistes”?).

Et les vraies raisons des services occidentaux pour avoir abandonné ce qui avait été en fait la première piste envisagée: d’abord, du côté américain, la nécessité en 1990 d’intégrer la Syrie à la Coalition de la 1e guerre du Golfe ainsi que, du côté français, la récupération de nos otages du Hezbollah au Liban.

Mais aussi peut-être… le vrai mobile des deux attentats, à savoir la vengeance pour la destruction d’un avion de ligne iranien (Airbus) par un croiseur américain (USS Vincennes) au-dessus du Golfe en juillet 1988 (peu après, à un mois de la fin de la Guerre Iran-Irak, la destruction d’une frégate américaine par une mine iranienne), derrière lequel (13 ans avant le 11/9: 290 morts pour lesquels les EU ont versé $61.8 millions) les services secrets iraniens tentaient de dissimuler une attaque-suicide (avec un chasseur P3)?

Lockerbie : La piste Irano-syrienne revient…
Iran-Resist
28.08.2007

Ulrich Lumpert, l’un des principaux témoins à charge contre la Libye dans l’attentat contre un Boeing 747 de la Pan Am, affirme avoir menti à la police Ecossaise chargée de l’enquête. Cette déposition remet en cause la responsabilité de la Libye dans cet attentat qui a fait 270 morts. Cette déposition innocente Abdelbasset al-Megrahi, haut responsable des services secrets de Tripoli, qui purge une peine de prison à vie près de Glasgow, et relance la piste dite iranienne…

Le récit du témoin menteur a été publié par Le Figaro. L’homme affirme avoir menti dans un moment de dépression. Lumpert assure avoir « volé » un retardateur, élément électronique destiné à déclencher une explosion à une heure déterminée, dans le laboratoire de Mebo où il travaillait, pour le remettre à un policier écossais lié à l’enquête, dont il cite le nom. La société zurichoise Mebo avait bien vendu des retardateurs à la Libye et la pièce introduite frauduleusement dans le dossier établissait un lien entre la Libye et l’attentat. A l’époque, Mebo avait affirmé que la pièce présente dans le dossier était différente des retardateurs livrés à Tripoli. Mais les dés étaient jetés. Lumpert avait par la suite lors du procès fait semblant d’identifier cette pièce à conviction qu’il avait lui-même introduite frauduleusement dans le dossier.

Cette déposition inattendue et la relance de la piste initiale ont un parfum politique. Tout dépend de l’attitude de Téhéran. S’il se montre plus coopératif dans le dossier nucléaire. Les relanceurs ont les moyens d’accabler la Syrie au lieu de l’Iran car l’attentat a été commandité par le régime des mollahs et exécuté par le FPLP, un mouvement palestinien financé par les mollahs qui a aussi son siège à Damas.

Il y a donc deux pistes exploitables dans cette nouvelle relance. Il y avait eu une autre relance en août 2005, quand Téhéran refusait la fabuleuse offre commerciale de l’Europe en échange d’une suspension de ses activités nucléaires.

Le Figaro avait publié l’information le 30 août 2005… et dans l’article de Jacques Duplouich, il était question d’une implication iranienne ! Dans cet article consacré au témoin menteur, il n’est nulle trace des conclusions de Jacques Duplouich en 2005.

Pour compenser ce manquement, nous vous renvoyons vers l’un des premiers articles complémentaires du site Iran-Resist : Lockerbie : Où l’on reparle d’une implication de l’Iran ?


Lockerbie : Où l’on reparle d’une implication de l’Iran?

Iran-Resist

30.08.2005

Jacques Duplouich, correspondant du Figaro à Londres a consacré un article à des révélations sensationnelles sur l’attentat aérien de Lockerbie survenu en 1988.

Jacques Duplouich se contente de rapporter les dernières évolutions de cette affaire :
- La justice écossaise a-t-elle jugé « le » vrai responsable de la tragédie de Lockerbie ?

La justice écossaise a-t-elle jugé « le » vrai responsable de la tragédie de Lockerbie ? Le doute s’installe au Royaume-Uni. De nouveaux éléments du dossier et une révélation sensationnelle viennent tarauder le bien-fondé du verdict qui, en janvier 2001, a condamné le Libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi à 27 ans de détention pour 270 meurtres : les 259 passagers et membres d’équipage du vol PanAm 103 et 11 résidents du village de Lockerbie, en Écosse.

Agent des services de sécurité du colonel Muammar al-Kadhafi, al-Megrahi n’a cessé de clamer son innocence. Il a été reconnu coupable, par une cour écossaise siégeant aux Pays-Bas, d’avoir disposé une radiocassette truffée d’explosif Semtex, activée par un détonateur sophistiqué, dans une valise introduite le 21 décembre 1988 dans la soute à bagages du Boeing 747 de la PanAm. L’avion, qui assurait la liaison Londres-New York, avait explosé au-dessus de la petite ville écossaise de Lockerbie, 38 minutes après le décollage.

L’expertise scientifique a tenu un rôle déterminant dans l’argumentation de l’accusation. Alan Feraday, l’un des quatre experts en explosifs commis par la justice, avait reconstitué la machine infernale dissimulée dans le bagage grâce à un fragment de circuit intégré de la radio cassette. Toutefois, « cette pièce à conviction, décisive, est la seule ayant été visiblement altérée » relève Jim Swire, père d’une victime et porte-parole des plaignants de Lockerbie.

La compétence d’Alan Feraday, ancien employé du Royal Armaments Research and Development Establishment, est contestée par la justice elle-même. Sept ans avant le procès du drame de Lockerbie, le Lord Chief Justice (président de la Cour de cassation) avait tonné contre l’expert infondé, selon lui, à se présenter comme « un expert en électronique ». Dans deux autres cas – le dernier en date, en juillet dernier – des condamnations prononcées sur la foi de ses expertises ont, aussi, été cassées.

La déclaration d’un policier écossais « de haut rang » – mais anonyme – ayant participé à l’enquête et, aujourd’hui, à la retraite, renforce la suspicion. Selon lui, et à l’appui du témoignage transmis par un ancien agent de la CIA aux avocats d’al-Megrahi, la centrale de renseignements américaine aurait « écrit le scénario » accablant la Libye dans l’attentat. L’indice identifié par Alan Feraday comme étant un élément du détonateur aurait, dit-il, été « fabriqué » et « planté » par des agents de la CIA qui enquêtaient sur la tragédie.

Pourquoi l’ancien policier a-t-il tardé à se manifester ? Il avance d’une part « la peur d’être vilipendé en n’apparaissant pas solidaire ». Il exprime, d’autre part, « la conviction », au moment où il s’est avisé du magouillage, que la perspective d’un procès était « rien moins qu’une certitude ».

A la question de savoir pourquoi la CIA aurait induit sciemment les enquêteurs en erreur, le policier n’apporte pas de réponse. Mais, il est vrai que l’activité des agents américains soulève bien des questions. Ainsi, ils ont occupé le terrain de Lockerbie – avec préséance sur les inspecteurs écossais – dans la recherche d’indices. Ils ont récupéré la valise d’un des leurs, victime de la tragédie, ils l’ont vidée, avant de la restituer, dûment nettoyée, comme « preuve matérielle ».

Pourquoi la piste libyenne a-t-elle été privilégiée alors qu’une autre, crédible, conduisait au Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général d’Ahmed Djibril et à son commanditaire, l’Iran. Autant d’interrogations sans réponses, pour l’heure. La Commission de révision des affaires criminelles, saisie du cas d’al-Megrahi, pourrait, 17 ans après les faits, relancer l’enquête si elle devait conclure à l’iniquité du procès.

«Les révélations » tardives sur l’attentat de Lockerbie sont en rapport avec l’éjection de la Troïka des «négociations» sur le nucléaire iranien.

Bons nombres de procès qui impliquent les services secrets du régime des Mollahs avaient été mis en sommeil ces dernières années pour plaire aux Mollahs et créer la «Confiance» si nécessaire pour aboutir à un accord sur le nucléaire.

Dans différents pays, on assiste à la réouverture de dossiers sur des meurtres, enlèvements ou attentats. L’affaire de Lockerbie en est la plus spectaculaire illustration. Une fois de plus la recherche de la justice n’est pas le but visé, mais bien de mettre une pression sur le régime des Mollahs ou de préparer l’opinion à une avalanche de sanctions vis-à-vis de l’Iran. Soyons-en satisfaits tant pour les familles des victimes que pour les iraniens eux-mêmes qui sont les grands oubliés de l’histoire de l’humanité.
Quelques faits

En juin 2000, un transfuge des services secrets iraniens confirmait l’implication des Mollahs dans cette affaire comme cela avait déjà été dit.

Le 24 février 1992, le « Sunday Times » publiait un rapport secret de l’OLP affirmant que l’Iran, et non la Libye, était à l’origine de l’attentat de Lockerbie qui fit 270 morts en décembre 1988. L’explosion en vol d’un avion de ligne de Pan Am, aurait été ordonnée et financée par Ali Akbar Mohtashami en représailles de la destruction par les Américains d’un Airbus civil iranien au-dessus du Golfe en juillet 1988 (voir plus bas nos révélations sur cette affaire). La bombe de Lockerbie aurait été fabriquée par Khaisar Haddad, connu sous le nom d’Abou Elias, un chrétien libanais. L’OLP estime qu’Abdel Baset Ali Mohamed El Megrahi et El Amin Khalifa Fhimah, deux Libyens soupçonnés par les Américains et les Britanniques d’être les auteurs de l’attentat, ne sont que des « techniciens » de bas niveau, bref des lampistes.

Il faut se rappeler que la première piste d’enquête dans l’attentat de Lockerbie conduisait au FPLP-Commandement Général (groupe terroriste financé par les mollahs) qui a aussi son siège à Damas.

Cette piste avait été abandonnée en 1990-91, quand il fallut intégrer la Syrie à la « Coalition de la 1e guerre du Golfe ». FPLP-CG est également soupçonné dans le cas de l’attentat du DC10 de l’UTA, qui a explosé au-dessus du désert du Ténéré, causant 170 morts, le 19 septembre 1989.

Pierre Péan s’intéressa à cet attentat dans son livre « Manipulations africaines : qui sont les vrais coupables de l’attentat du vol UTA 772 ? ». Selon Pierre Péan, le juge Bruguière a orienté l’enquête de manière intentionnellement erronée sur demande de l’appareil d’Etat pour accuser à tort la Libye et disculper l’Iran et la Syrie, les véritables auteurs de l’attentat via l’Hezbollah.

« Mais la désignation du bouc émissaire libyen n’a pas soulagé seulement les Etats-Unis, elle a constitué une aubaine pour quelques hommes politiques français empêtrés dans de délicates transactions clandestines afin de faire libérer nos otages au Liban contre promesses faites à l’IRAN et au Hezbollah », Péan, (4e de couverture).

« Avec le recul, il est effectivement intéressant de souligner que la piste libyenne s’est imposée au même moment dans les deux dossiers, Lockerbie et le DC10 UTA, alors que dans les deux cas, tous les services de renseignements occidentaux privilégiaient l’implication du FPLP-CG. Dans les deux cas, une preuve scientifique confortait l’implication d’Ahmed Jibril : le Toshiba pour Lockerbie, la valise d’Abou Ibrahim pour le DC10, p.68 ».

Nous espérons que dans l’intérêt des victimes et du peuple iranien, les européens utiliseront tout ce dont ils disposent comme preuves contre les Mollahs pour imposer des sanctions très significatives contre leur régime afin d’aider indirectement le soulèvement du peuple iranien soumis. .

La destruction par les Américains d’un Airbus civil iranien au-dessus du Golfe en juillet 1988| selon nos sources, l’aviation militaire de la République Islamique voulait lancer une attaque de type kamikaze sur un porte-avion américain en utilisant l’Airbus de l’aviation civile comme un écran. L’airbus était utilisé pour masquer l’image radar des chasseurs bombardiers de la République Islamique. Le porte-avions américain a fait feu sur l’Airbus et tous les passagers avaient péri. Bien avant le 11 septembre 2001, l’utilisation d’un avion de ligne dans un acte de guerre est une innovation des services secrets des Mollahs.


Littérature: Proust parlait-il franglais? (Did Proust speak franglais?)

27 août, 2007
Parlez-vous franglais? (Etiemble)Le passé est un pays étranger. Ils font les choses différemment là-bas. Lesley Poles Hartley (“Le Messager”)
Pauvre Odette! Il ne lui en voulait pas. Elle n’était qu’à demi coupable. Ne disait-on pas que c’était par sa propre mère qu’elle avait été livrée, presqu’enfant, à Nice, à un riche Anglais? Proust

Après le jeu de société pour jeunes filles de bonne famille victoriennes … “La Recherche” elle-même!

Bridge, clubman, cocktails, darling, doper, fair play, five o’clock tea, films, flirt, gentleman, gin, globe-trotter, goddam, paddock, patronizing, pianola, tennis, toast, tommy, Tory, yachts, yachtswomen, et bien sûr, snob (49 fois) snobisme (41) snober (2), snobinettes, antisnobisme …

Etiemble s’en retournerait dans sa tombe: si l’on en croit l’universitaire britannique Daniel Karlin (“Proust’s English”), l’anglais fonctionnerait comme une véritable deuxième langue dans “La Recherche”.

Y identifiant plusieurs centaines de mots anglais (dont on sait la place dans le snobisme d’aujourd’hui), il montre à la fois l’ampleur de l’anglomanie de l’époque.

Mais aussi sa fonction comme une sorte de code secret à travers l’œuvre entière et chez ses principaux personnages.

Notamment Swann, le juif assimilé avec son nom à consonance anglaise, son appartenance au “Jockey-club,” son amitié avec le Prince de Galles (futur Edouard VII) et ses lettres à Twickenham et ses invitations au Palais de Buckingham dans ses poches.

Et sa femme, la demi-mondaine Odette avec ses tendances lesbiennes et sa très snob affectation pour les mots anglais mais qui se trouve aussi avoir été vendue, très jeune, à un riche anglais par sa propre mère.

Le tout de la part d’un écrivain qui, n’ayant jamais mis les pieds en Angleterre ni quitté la France (ou même la région parisienne ou la Normandie !), et, contrairement à sa mère polyglotte, ne parlant ni ne lisant couramment l’anglais, se passionnait pour Ruskin.

Mais y aurait-il là autre chose qu’un simple retour des choses après les plus de trois siècles d’imposition, par le Normand Guillaume et ses descendants, du français comme première langue de la cour d’Angleterre?

English is the key to Proust’s “doubleness”, and the grit in the oyster of his French. Snobbery besides, his great subjects included the related one of etymology. He loved the way words are rubbed like old coins, names changing shape, competing and merging with other currencies, and he knew that the Academie’s propaganda about the classical purity de la langue française was simply fishing for compliments (two entries), then as now. That was why Proust was so fond of English, the vigorous bastard of Anglo-Saxon and Norman French, swallower of all known tongues. And this was his view as an outsider, as a Jewish homosexual Dreyfusard bourgeois invalid artist: that English was the global future, more orgiastic than golf itself.

Swann’s way with Franglais
The Telegraph
15/01/2006

Lewis Jones reviews “Proust’s English” by Daniel Karlin.

Noticing the title of Daniel Karlin’s book, a colleague of his at Boston University remarked, “No he’s not.” Karlin replies, “And of course he isn’t. And yet…” It sounds ridiculous, but Professor Karlin’s thesis is that the sublime prose of A la recherche du temps perdu is a form of Franglais. It turns out to be a convincing thesis, as well as an amusing one.

Originally prompted by hospitality to refugee aristocrats, anglomanie – the rage for English fashion – has afflicted France since the mid-18th century, on and off, and in Proust’s day it was in a virulent phase. He never came to England (as the French call Britain), or learnt English, but he preferred English literature to French, and was mad about Ruskin – two of whose books, with much diligence and female assistance, he translated into French.

The Champs-Elysée was agog for le lunch, le garden-party and le five o’clock tea. Le sport was de rigueur. When Marcel first sees Albertine, among les jeunes filles en fleur, he assumes, rather snobbishly, that she and her gang are the underage mistresses of professional bicyclists – an “individualist” sport, promoted by the state to counter English team games such as le rugby. As his love blossoms she becomes, for him, “la muse orgiaque du golf”. He admired the game’s frivolity, and in that spirit deduced that the aim was to score as high a handicap as possible.

The word “snob” entered French in 1857, with Georges Guiffrey’s translation of William Makepeace Thackeray’s Book of Snobs (1848). First published in Punch – in 44 “Snob Papers”, under the rubric “The Snobs of England, by One of Themselves” – The Book of Snobs defined English snobbery. Proust, though, has more to say on the subject of snobbery, both in general and in particular, than every other author combined.

It is unsurprising to learn, therefore, that of the many English words in A la recherche – clubman, doper, fair play, films, flirt… gentleman, gin, globe-trotter, goddam… paddock, patronizing, pianola… toast, tommy, Tory… yachts and yachtswomen – snob is easily the most frequent, at 49 entries. Snobisme has 41. There are two entries for the nonce verb snober (glad to see it in the first conjugation), and one each for snobinettes and antisnobism.

Charles Swann, Proust’s beau idéal, has an English name, pronounced “Suoann”; except once, by his daughter, when betraying his memory, as “Svann”: “…a change, as she soon realised, for the worse, since it made this name of English origin a German patronymic”. Swann is a friend of the Prince of Wales (later Edward VII), a member of le Jockey Club, and has “a letter in his pocket from Twickenham”, where the Orléans pretenders lived in exile. His wife, Odette, who used to be a cocotte, is given to vulgar anglicisms.

When Swann met her, Odette called herself de Crécy. As a young man at Balbec, Marcel meets the comte de Crécy, “an impoverished, but extremely distinguished nobleman”, of English extraction. “I thought more than once of telling him, as a joke, that I knew Mme Swann, who as a courtesan had been known at one time by the name Odette de Crécy: but…”

Much later Marcel learns that the reason the comte is so poor is that he used to be married to Odette. Much earlier, vertiginously, Swann has defended his wife against charges of lesbianism: “Poor Odette!… She was only half to blame. Had he not been told that it was her own mother who sold her, when she was still hardly more than a child, at Nice, to a wealthy Englishman?”

Karlin notes that English in A la recherche tends to be associated with “social malfunction”. In a fashionable tea-shop, Odette wants to tell Marcel a secret. So she won’t be understood by neighbouring tables, and the waiters, she speaks to him in English. Sadly, the only person who doesn’t understand English is Marcel, so she confides to the entire room, while leaving him in the dark (a generous joke).

The only complete sentence of English occurs in Sodome et Gomorrhe, at a party chez the princesse de Guermantes; the young duc de Châtellerault arrives, on his first visit to that house, so the footman has never before had cause to announce him. Yet he and the footman have already met; a few days earlier they had casual sex in a street off the Champs. During this encounter the duke pretended to be English – the obvious explanation of his sexual preference. Pressed as to his identity, he kept repeating, in a French accent, “I do not speak french” [sic]. Now the duke must announce himself, so that his partner may announce him to the world, and he is in agony. Like many scenes in Proust, it reminds one of a Wodehouse story, but set in the adult world. As in Wodehouse, the footman lets the lord off, and has the last word, announcing him “loudly, distinctly, and with an intimate tenderness”.

Proust’s English is comprehensively argued. According to Karlin, English is the key to Proust’s “doubleness”, and the grit in the oyster of his French. Snobbery besides, his great subjects included the related one of etymology. He loved the way words are rubbed like old coins, names changing shape, competing and merging with other currencies, and he knew that the Academie’s propaganda about the classical purity de la langue française was simply fishing for compliments (two entries), then as now. That was why Proust was so fond of English, the vigorous bastard of Anglo-Saxon and Norman French, swallower of all known tongues. And this was his view as an outsider, as a Jewish homosexual Dreyfusard bourgeois invalid artist: that English was the global future, more orgiastic than golf itself.

Compared with the gargantuan feast that is the novel, this book constitutes a snack, albeit a well illustrated snack, and with a witty scholarly apparatus (shoddily bound, though). But for Proustians possibly not just for the moment quite up for the marathon of months – not until January, anyway – Proust’s English makes an evocative madeleine.


Littérature: Notre fameux questionnaire de Proust aussi était anglais! (New blow for the French: Proust’s questionnaire was also imported from Britain!)

27 août, 2007

Proust's questionaire

Après le drapeau et la révolution ,… le questionnaire!

Tombant par hasard sur l’excellente présentation de La maison de vacances du petit Marcel sur Agoravox, je n’ai pu m’empêcher de repenser à une découverte que j’avais faite il y a quelques années.

A savoir que le fameux questionnaire qui passe pour la quintessence de l’esprit français se trouvait être, gloups (comme dirait Libération),… une invention anglaise!

Mais, au-delà de la (re)découverte que le plus génial de nos grands auteurs était aussi le plus anglomane, comment bouder l’émouvant plaisir de (re)découvrir celui-ci à travers le propre portrait qu’il faisait de lui-même et cela à deux reprises, lorsqu’il n’était encore que le “petit Marcel” des vacances de Combray …

ATTENTION: UN QUESTIONNAIRE PEUT EN CACHER UN AUTRE ...
par JC Durbant
(Paris, le 8/6/03)

Qui ne connait le célébrissime questionnaire de Proust que Bernard Pivot nous a religieusement refait entendre, semaine après semaine et année après année, dans ses non moins célèbres émissions littéraires, “Apostrophes”, puis “Bouillon de culture”?

Et, en Amérique, qui ne connait la reprise de ce fameux questionnaire par le plus francophile des animateurs de talk show américains, James Lipton, dans son émission “Inside the Actor’s studio”?

Ou, plus récemment, sa résurrection sur la dernière page du fameux magazine Vanity Fair – copiée à son tour par notre Express et sans doute bien d’autres revues et magazines de par le monde …?

Mais qui sait que ce même questionnaire dont le manuscrit vient d’être vendu plus de 120 000 euros aux enchères à Paris n’était à l’origine qu’un petit “album de confidences”, acheté en 1884 à la librairie anglaise Galignani de la Rue de Rivoli ? (d’où les questions en anglais). L’acheteur n’était autre que le petit Marcel, alors âgé de 13 ans, et il l’avait rempli pour l’anniversaire d’une certaine Antoinette Faure (fille du futur président Félix Faure), l’amour de sa vie à l’époque, qui malheureusement ne semblait pas partager ses sentiments …

Mais alors, cette tradition de salon qui passe pour le summum de l’esprit français ne serait qu’un vulgaire jeu de société pour jeunes filles de bonne famille victoriennes? Une mode frivole auquelle le plus anglomane de nos écrivains n’aurait fait que donner ses lettres de noblesse…?

En tout cas, ne manquez pas de consulter la reproduction de ce questionnaire (dont une seconde version écrite lorsque l’auteur de la “Recherche” avait 20 ans, le tout accompagné de commentaires très éclairants) sur le site de l’Université d’Urbana-Champaign (Illinois), ainsi que la traduction commentée des réponses en anglais par un amateur américain de Proust, P. Segal.*

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* Juste un exemple qui en dit long: For what fault have you most toleration? – Pour la vie privée des génies. (For the private lives of geniuses)

Confessions.

An Album to Record Thoughts, Feelings, &c.

(Album anglais d’Antoinette Faure)

Your favourite virtue. – Toutes celles qui ne sont pas particulières à une secte, les universelles.

Your favourite qualities in a man. – L’intelligence, le sens moral.

Your favourite qualities in a woman. – La douceur, le naturel, l’intelligence.

Your favourite occupation. – La lecture, la rêverie, les vers, l’histoire, le théâtre.

Your chief characteristic. -

Your idea of happiness. – Vivre près de tous ceux que j’aime avec les charmes de la nature, une quantité de livres et de partitions, et pas loin un théâtre français.

Your idea of misery. – Etre séparé de maman.

Your favourite colour and flower. – Je les aime toutes, et pour les fleurs, je ne sais pas.

If not yourself, who would you be? – N’ayant pas à me poser la question, je préfère ne pas la résoudre. J’aurais cependant bien aimé être Pline le jeune.

Where would you like to live? – Au pays de l’idéal, ou plutôt de mon idéal.

Your favourite prose authors. – George Sand, Aug. Thierry.

Your favourite poets. – Musset.

Your favourite painters and composers. – Meissonnier, Mozart, Gounod.

Your favourite heroes in real life. – Un milieu entre Socrate, Péricles, Mahomet, Musset, Pline le Jeune, Aug. Thierry.

Your favourite heroines in real life. – Une femme de génie ayant l’existence d’une femme ordinaire.

Your favourite heroes in fiction. – Les héros romanesques poétiques, ceux qui sont un idéal plutôt qu’un modèle.

Your favourite heroines in fiction. – Celles qui sont plus que des femmes sans sortir de leur sexe, tout ce qui est tendre poétique, pur, beau dans tous les genres.

Your favourite food and drink. -

Your favourite names. -

Your pet aversion. – Les gens qui ne sentent pas ce qui est bien, qui ignorent les douceurs de l’affection.

What characters in history do you most dislike. -

What is your present state of mind. -

For what fault have you most toleration? – Pour la vie privée des génies.

Your favourite motto. – Une qui ne peut pas se résumer parce que sa plus simple expression est ce qu’[il y] a de beau, de bon, de grand dans la nature.
Cet album fut retrouvé par André Berge, un des fils d’Antoinette Faure, qui publia pour la première fois en 1924 les pages remplies par Marcel Proust. André Berge rapporte que certaines pages comportent des dates qui s’échelonnent entre 1884 et 1887. CS.

André Berge, “Autour d’une trouvaille”, Cahiers du Mois, n. 7, 1er décembre 1924, pp. 5-18.

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Marcel Proust par lui-même

Le principal trait de mon caractère. – Le besoin d’être aimé et, pour préciser, le besoin d’être caressé et gâté bien plus que le besoin d’être admiré.

La qualité que je désire chez un homme. – Des charmes féminins.

La qualité que je désire chez une femme. – Des vertus d’homme et la franchise dans la camaraderie.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis. – D’être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.

Mon principal défaut. – Ne pas savoir, ne pas pouvoir “vouloir”.

Mon occupation préférée. – Aimer.

Mon rêve de bonheur. – J’ai peur qu’il ne soit pas assez élevé, je n’ose pas le dire, j’ai peur de le détruire en le disant.

Quel serait mon plus grand malheur. – ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.

Ce que je voudrais être. – Moi, comme les gens que j’admire me voudraient.

Le pays où je désirerais vivre. – Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.

La couleur que je préfère. – La beauté n’est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.

La fleur que j’aime. – La sienne- et après, toutes.

L’oiseau que je préfère. – L’hirondelle.

Mes auteurs favoris en prose. – Aujourd’hui Anatole France et Pierre Loti.

Mes poètes préférés. – Baudelaire et Alfred de Vigny.

Mes héros dans la fiction. – Hamlet.

Mes héroïnes favorites dans la fiction. – Bérénice.

Mes compositeurs préférés. – Beethoven, Wagner, Schumann.

Mes peintres favoris. – Léonard de Vinci, Rembrandt.

Mes héros dans la vie réelle. – M. Darlu, M. Boutroux.

Mes héroïnes dans l’histoire. – Cléopatre.

Mes noms favoris. – Je n’en ai qu’un la fois.

Ce que je déteste par-dessus tout. – Ce qu’il y a de mal en moi.

Caractères historiques que je méprise le plus. – Je ne suis pas assez instruit.

Le fait militaire que j’admire le plus. – Mon volontariat!

La réforme que j’estime le plus. -

Le don de la nature que je voudrais avoir. – La volonté, et des séductions.

Comment j’aimerais mourir. – Meilleur – et aimé.

Etat présent de mon esprit. – L’ennui d’avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence. – Celles que je comprends.

Ma devise. – J’aurais trop peur qu’elle ne me porte malheur.
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Le titre est de la main de Marcel Proust. Proust a dû répondre à ce questionnaire à l’époque de son volontariat, ou quelque temps après. (Volontariat effectué du 15 novembre 1889 au 14 novembre 1890). CS.

Voir aussi:

The Infamous Proust Questionnaire
In the back pages of Vanity Fair each month, readers find The Proust Questionnaire, a series of questions posed to famous subjects about their lives, thoughts, values and experience. A regular reference to Proust in such a major publication struck me as remarkable, and it was only until I’d read Andre Maurois’s Proust: Portrait of a Genius that I understood what this was all about.

The young Marcel was asked to fill out questionnaires at two social events: one when he was 13, another when he was 20. Proust did not invent this party game; he is simply the most extraordinary person to respond to them. At the birthday party of Antoinette Felix-Faure, the 13-year-old Marcel was asked to answer the following questions in the birthday book, and here’s what he said:

* What do you regard as the lowest depth of misery?
To be separated from Mama
* Where would you like to live?
In the country of the Ideal, or, rather, of my ideal
* What is your idea of earthly happiness?
To live in contact with those I love, with the beauties of nature, with a quantity of books and music, and to have, within easy distance, a French theater
* To what faults do you feel most indulgent?

* To what faults do you feel most indulgent?
To the private lives of geniuses
To a life deprived of the works of genius
* Who are your favorite heroes of fiction?
Those of romance and poetry, those who are the expression of an ideal rather than an imitation of the real
* Who are your favorite characters in history?
A mixture of Socrates, Pericles, Mahomet, Pliny the Younger and Augustin Thierry
* Who are your favorite heroines in real life?
A woman of genius leading an ordinary life
* Who are your favorite heroines of fiction?
Those who are more than women without ceasing to be womanly; everything that is tender, poetic, pure and in every way beautiful
* Your favorite painter?
Meissonier
* Your favorite musician?
Mozart
* The quality you most admire in a man?
Intelligence, moral sense
* The quality you most admire in a woman?
Gentleness, naturalness, intelligence
* Your favorite virtue?
All virtues that are not limited to a sect: the universal virtues
* Your favorite occupation?
Reading, dreaming, and writing verse
* Who would you have liked to be?
Since the question does not arise, I prefer not to answer it. All the same, I should very much have liked to be Pliny the Younger.

This questionnaire tells us much about two things, the character of petiit Marcel, and the amusement of the young in the Belle Epoque. We see Marcel as a sweet and dreamy Mama’s boy, brainy, aesthetic, a young citizen of the world with much sympathy for the feminine. What he sees in Pliny the Younger, famous only for speaking and writing letters, is hard to grasp.

What is fascinating about this questionnaire is that it was considered so great an amusement to very young people in Proust’s time. It is hard to imagine a party of 13-year-olds in these times being quizzed about their favorite virtues, painters or characters of fiction and history. If the questionnaire were not to smack of exam, it would have to ask “what’s your favorite TV show?” or “what’s your favorite band?”

Seven years after the first questionnaire, Proust was asked, at another social event, to fill out another; the questions are much the same, but the answers somewhat different, indicative of his traits at 20:

* Your most marked characteristic?
A craving to be loved, or, to be more precise, to be caressed and spoiled rather than to be admired
* The quality you most like in a man?
Feminine charm
* The quality you most like in a woman?
A man’s virtues, and frankness in friendship
* What do you most value in your friends?
Tenderness – provided they possess a physical charm which makes their tenderness worth having
* What is your principle defect?
Lack of understanding; weakness of will
* What is your favorite occupation?
Loving
* What is your dream of happiness?
Not, I fear, a very elevated one. I really haven’t the courage to say what it is, and if I did I should probably destroy it by the mere fact of putting it into words.
* What to your mind would be the greatest of misfortunes?
Never to have known my mother or my grandmother
* What would you like to be?
Myself – as those whom I admire would like me to be
* In what country would you like to live?
One where certain things that I want would be realized – and where feelings of tenderness would always be reciprocated. [Proust's underlining]
* What is your favorite color?
Beauty lies not in colors but in thier harmony
* What is your favorite flower?
Hers – but apart from that, all
* What is your favorite bird?
The swallow
* Who are your favorite prose writers?
At the moment, Anatole France and Pierre Loti
* Who are your favoite poets?
Baudelaire and Alfred de Vigny
* Who is your favorite hero of fiction?
Hamlet
* Who are your favorite heroines of fiction?
Phedre (crossed out) Berenice
* Who are your favorite composers?
Beethoven, Wagner, Shuhmann
* Who are your favorite painters?
Leonardo da Vinci, Rembrandt
* Who are your heroes in real life?
Monsieur Darlu, Monsieur Boutroux (professors)
* Who are your favorite heroines of history?
Cleopatra
* What are your favorite names?
I only have one at a time
* What is it you most dislike?
My own worst qualities
* What historical figures do you most despise?
I am not sufficiently educated to say
* What event in military history do you most admire?
My own enlistment as a volunteer!
* What reform do you most admire?
(no response)
* What natural gift would you most like to possess?
Will power and irresistible charm
* How would you like to die?
A better man than I am, and much beloved
* What is your present state of mind?
Annoyance at having to think about myself in order to answer these questions
* To what faults do you feel most indulgent?
Those that I understand
* What is your motto?
I prefer not to say, for fear it might bring me bad luck.

The second set of questions and answers give us Proust as a young man, mad for conquest, drawn to love crossing conventional sexual lines, still fixated on Mama. His aesthetic sensibilities have grown more serious (I, however, would not give up Mozart for Schumann, with all his interminable faux endings.) In these responses are early threads of character found in the narrator of Remembrance.

The Vanity Fair Story…
When the editors of Vanity Fair gathered to discuss a regular interview format for coming issues, one staff member suggested creating a “Vanity Fair Questionnaire.” The magazine’s London editor, Henry Porter, and Editor-in-Chief Graydon Carter, brought up the idea of the Proust Questionnaire, which met with the hearty approval of the numerous Proust afficianados on the staff. Senior Editor Aimee Bell , a fan herself, took on the task of researching and producing this feature, with the assistance of the University of Kansas professor Theodore Johnson, a noted authority on Proust. Since July of 1993, a major celebrity has responded to a version of the questionnaire, found in the back pages of each issue.

I mentioned to Ms. Bell that I had not dared to contact Professor Johnson, or any of the other university Proustians, because my own work was so unacademic. “Why?” she said, “Proust would have liked it.”

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P Segal

Au XIX siècle, une mode importée d’Angleterre faisait fureur chez les jeunes filles de bonne famille : l’album de confidences. Elles priaient leurs proches de répondre par écrit à des séries de questions portant sur leurs goûts et leurs traits de caractère. Le petit Marcel se prêta au moins deux fois à ce jeu de société : vers 1886 et en 1893, à l’âge de vingt et un ans. Malgré quelques variations dans le nombre et l’intitulé des questions, le “questionnaire de Proust” revêt d’ordinaire la forme suivante.

PARIS (AFP) – Deux manuscrits de Marcel Proust, dont le célèbre questionnaire de l’écrivain, ont été mis aux enchères lors d’une vente de livres, autographes et manuscrits à l’hôtel Drouot-Richelieu mardi à Paris.

Le célèbre questionnaire a été rédigé par l’écrivain à l’âge de 14 ans.

Très en vogue à l’époque victorienne, la tradition du questionnaire, album de questions permettant de cerner la personnalité de celui qui y répond, fut par la suite adoptée en France.

Le jeune Marcel répondit à l’un d’entre eux pour son amie Antoinette Faure, fille du président Felix Faure, dont la famille entretenait des liens d’amitié avec celle de Proust.

Estimé entre 25.000 et 30.000 euros, ce premier “questionnaire de Proust” est inclus dans un album anglais comptant quelque 40 pages de réponses, parfois signées et datées de 1884 à 1887, dont celles du futur auteur d’”A la recherche du temps perdu”, a été adjugé pour 120.227 euros au créateur Gérard Darel

Le second document mis aux enchères est un extrait dactylographié de “La prisonnière”, cinquième partie d’”A la recherche du temps perdu”, comprenant de nombreuses corrections, ajouts et ratures, estimé entre 30.000 et 35.000 euros.

Le texte fut publié pour la première fois dans la Nouvelle revue Française parue le 1er novembre 1922, peu de temps avant la mort de l’écrivain, disparu le 18 novembre.


Economie: Je ne laisserai personne dire que 60 ans est le pire âge de la vie (Don’t bogart that joint, old friend!)

25 août, 2007
Don't bogart that joint, my friend!Oser parler de conquête sociale comme on l’a fait en 1983 à propos de la retraite à 60 ans est une véritable supercherie. Depuis quand remporte-t-on des victoires sociales sur ses enfants? En fait, la génération au pouvoir a décidé de s’octroyer cinq ans d’oisiveté supplémentaires aux frais de ses enfants! François de Closets
(…) un système qui, en 1950, ne garantissait que 28 % du salaire moyen. En 1965 encore, 30 % des personnes de plus de 65 ans avaient un revenu inférieur au seuil de pauvreté. (…) Trente années après, les retraités ont un niveau de vie égal et même supérieur à celui des actifs, sans même tenir compte de la jouissance et des revenus d’un patrimoine plus important. Aujourd’hui, seules 5 % des personnes de plus de 65 ans ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Etre vieux ne signifie plus être soumis au risque de l’indigence.
le ratio de dépendance démographique (…) va quasi atteindre un cotisant pour un retraité vers 2020, alors qu’il était de quatre cotisants pour un retraité dans les années 1980 et de quinze cotisants pour un retraité en 1945. (…) A législation inchangée, pour assurer le financement des régimes de retraite, il faudrait doubler l’impôt sur le revenu d’ici à 2020 ou doubler la TVA d’ici à 2040.
(…) c’est porter à la charge de la génération née après 1970, moins nombreuse, plus soumise qu’autrefois au risque du chômage et de la précarité, et qui devra en outre supporter les intérêts et le capital d’une dette que ses aînés ont laissée filer, le soin de payer la santé et les retraites d’une génération qui a bénéficié de carrières longues, s’est voulue volontairement moins féconde, a connu des conditions de travail moins pénibles et a décidé, cerise suprême sur le gâteau, de fixer l’âge de la retraite à 60 ans alors que tous les autres Etats européens, confrontés aux mêmes problèmes, ont relevé à 65 ans (voire 67 ans au Danemark) l’âge légal de départ à la retraite.
Là où une ouvrière de 60 ans, à la carrière incomplète pour avoir élevé deux enfants, touchera 1,04 euro pour 1 euro cotisé, un employé modeste à la Banque de France, pouvant prendre sa retraite à 55 ans, touchera 2,42 euros pour 1 euro cotisé. Là où un cadre multicarrières ayant commencé par être ingénieur agronome avant de se lancer dans une activité libérale de conseil percevra à partir de 64 ans 0,87 euro pour 1 euro cotisé, un cadre de la SNCF ayant accumulé trente-deux années validées et prenant sa retraite à 55 ans percevra 3,16 euros. Là où une infirmière à la carrière incomplète percevra 1,83 euro pour 1 euro cotisé, un sous-officier prenant sa retraite après quinze années de service, dont cinq de campagne simple, et jouissant de sa pension immédiate à 35 ans percevra – c’est le meilleur rapport – 4,78 euros pour 1 euro cotisé. Jacques Marseille

Dur dur d’être jeune aujourd’hui!

Alors que nombre de nos institutions fonctionnent encore sur l’idée, très années 50, des petits vieux sans ressources, la réalité a entre-temps bien changé.

En fait, nos vieux (pour nombre d’entre eux) sont non seulement de plus en plus riches …

Mais on hérite de plus en plus tard et, entre leurs 538 régimes de retraites et leurs frais médicaux et au moment où l’immobilier explose, nos vieux accaparent et immobilisent de plus en plus de richesses de plus en plus longtemps …

Héritage : chaque Français reçoit 34 000 euros Guirec Gombert. le 01 juin 2007

Aujourd’hui, chacun hérite en moyenne à l’âge de 53 ans d’un patrimoine de 34 000 euros. L’allongement de la durée de la vie a modifié la solidarité entre les générations.

Dépossédées de leur héritage les jeunes générations? A priori, oui. Elles seraient même lésées par des parents qui meurent plus vieux et ont des besoins importants en fin de vie, médicaux notamment. « C’est maintenant à l’orée de la retraite que les enfants bénéficient des héritages qui avant apparaissaient dès l’âge de quarante ans, lorsque les enfants, petits enfants coûtaient cher. Or, on hérite 15 ans plus tard qu’il y a deux générations » explique Louis Chauvel, sociologue et professeur à l’IEP de Paris.

Un phénomène qui peut alimenter les rancœurs, et menace la solidarité intergénérationnelle. Actuellement, les Français remboursent déjà, en partie seulement, la dette contractée par leurs parents. Ce qui serait encore soutenable si le pouvoir d’achat suivait. Mais c’est tout l’inverse qui se passe. En 1975, les trentenaires gagnaient 15% de moins que les quinquagénaires, le différentiel est aujourd’hui de 40%. Pire, le vieillissement de la population entraîne même une concentration des moyens chez les retraités. Ces derniers ont bénéficié pleinement du régime des retraites par répartition, ont accédé plus facilement à la propriété et ont déjà remboursé leur crédit. Cette « mainmise » des seniors sur les capitaux disponibles a des conséquences profondes sur l’économie : elle freine la circulation de l’argent, paralyse en partie le développement économique. Ce décalage de calendrier a de fait profondément modifié les comportements.

De plus en plus, les primo-accédants n’achètent pas par eux-mêmes mais grâce à une mise de fonds de leurs parents. « L’action conjuguée de 30 ans de quasi-stagnation des salaires mais de multiplication par trois des prix de l’immobilier implique que les actifs d’aujourd’hui ont moins la capacité que leurs propres parents au même âge à se porter acquéreurs sans une aide extérieure » poursuit Louis Chauvel. Car si la transmission de l’héritage s’est déplacée dans le temps, l’aide entre les générations a également évolué. Les parents aident financièrement leur progéniture et font des dons de leur vivant. En 2004, 75% des ménages ont aidé leurs enfants pour leurs études et leur installation et 84% les ont aidés pour la recherche d’emploi une fois installés. Entre 20 et 29, 20.9% des donataires ont reçu une somme comprise entre 3 000 et 8 000 euros. Entre 50 et 59 ans, 18.6% des donataires ont touché des sommes comprises entre 60 000 et 100 000 euros, le montant moyen d’un héritage. Le patrimoine moyen transmis est de 99 700 euros et en moyenne, les héritiers touchant un patrimoine équivalent à 34 000 euros.


Turquie: Que le Christ vous délivre maintenant! (It was indeed a Christian genocide!)

24 août, 2007
Armenian genocide (doctors being hanged)Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant. Matthieu 27: 43
Le gouvernement. . . a décidé de détruire complètement toutes les personnes indiquées “- les Arméniens -” vivant en Turquie. Un terme doit être mis à leur existence. . . et aucun respect ne doit être payé à l’âge ou au sexe, ou à aucun scrupule de conscience. Talaat Pasha (Ministre de l’Intérieur turc chargé de l’extermination des chrétiens arméniens)

Chrétiens arméniens (mais aussi assyriens et grecs) entassés par centaines de milliers dans des wagons de marchandises et expédiés à des centaines de kilomètres pour être abandonnés dans le désert ou fusillés par des pelotons d’exécution …

Femmes et filles mises à nu et violées, puis forcées de marcher nues sous un soleil de plomb …

Village entier d’hommes, femmes et enfants enfermés à double tour dans un bâtiment en bois et brûlés vifs …

Hommes et femmes jetés ensemble, pieds et poings liés par des lourdes chaines, dans un lac …

Crucifiés sur des croix de bois et moqués comme le Christ lui-même

A l’heure où, pour toutes sortes de raisons (stratégiques, économiques, la peur de mettre en danger la petite poignée de juifs encore sur place ou encore le souci de ne pas attenter à l’exceptionnalité du génocide juif), beaucoup sont tentés de fermer les yeux sur le négationnisme de l’Etat turc comme de l’espèce d’épuration ethnico-religieuse des Chrétiens turcs ainsi que dans le reste du Monde musulman

Retour, avec le célèbre éditorialiste du Boston Globe Jeff Jacoby, sur le premier génocide de masse de l’Histoire et certains des éléments qui, eux, ne laissent aucun doute sur les motivations et la dimension manifestement anti-chrétienne (les déportations incluront des Grecs et des Syriaques) des génocidaires.

Denying the Armenian genocide
Jeff Jacoby
The Boston Globe
Thursday, August 23, 2007

BOSTON: Was there an Armenian genocide during World War I?

While it was happening, no one called the slaughter of Armenian Christians by Ottoman Turks “genocide.” No one could: The word wouldn’t be coined for another 30 years. But those who made it their business to tell the world what the Turks were doing found other terms to describe the state-sponsored mass murder of the Armenians.

In its extensive reporting on the atrocities, The New York Times described them as “systematic,” “deliberate,” “organized by government” and a “campaign of extermination.” A Sept. 25, 1915, headline warned: “Extinction Menaces Armenia.” What the Turks were embarked upon, said one official in the story that followed, was “nothing more or less than the annihilation of a whole people.”

Foreign diplomats, too, realized that they were observing genocide avant la lettre. American consular reports leaked to the Times indicated “that the Turk has undertaken a war of extermination on Armenians, especially those of the Gregorian Church, to which about 90 percent of the Armenians belong.” In July, U.S. Ambassador Henry Morgenthau cabled Washington that “race murder” was underway – a “systematic attempt to uproot peaceful Armenian populations and . . . to bring destruction and destitution upon them.” These were not random outbreaks of violence, Morgenthau stressed, but a nationwide slaughter “directed from Constantinople.”

Another U.S. diplomat, Consul Leslie Davis, described in grisly detail the “reign of terror” he saw in Harput and the corpses of “thousands and thousands” of Armenians murdered near Lake Goeljuk. The mass deportations ordered by the Turks, in which hundreds of thousands of Armenians were crammed into freight cars and shipped hundreds of miles to die in the desert or at the hands of killing squads, were far worse than a straightforward massacre, he wrote. “In a massacre many escape, but a wholesale deportation of this kind in this country means a longer and perhaps even more dreadful death for nearly everyone.”

Other eyewitnesses, including American missionaries, provided stomach-clenching descriptions of the “terrible tortures” mentioned by Morgenthau. Women and girls were stripped naked and raped, then forced to march naked through blistering heat. Many victims were crucified on wooden crosses; as they writhed in agony, the Turks would taunt them: “Now let your Christ come and help you!” Reuters reported that “in one village, 1,000 men, women, and children are reported to have been locked in a wooden building and burned to death.” In another, “several scores of men and women were tied together by chains and thrown into Lake Van.”

Talaat Pasha, the Turkish interior minister who presided over the liquidation of the Armenians, made no bones about his objective. “The government . . . has decided to destroy complete all the indicated persons” – the Armenians – “living in Turkey,” he wrote to authorities in Aleppo. “An end must be put to their existence . . . and no regard must be paid to either age or sex, or to conscientious scruples.”

Was there an Armenian genocide during World War I? The Turkish government today denies it, but the historical record, chronicled in works like Peter Balakian’s powerful 2003 study, “The Burning Tigris,” is overwhelming. Yet the Turks are abetted in their denial and distortion by many who know better, including the Clinton administration and both Bush administrations, and prominent ex-congressmen-turned-lobbyists, including Republican Bob Livingston and Democrats Dick Gephardt and Stephen Solarz.

Particularly deplorable has been the longtime reluctance of some leading Jewish organizations, including the Anti-Defamation League, the American Jewish Committee, and the American Israel Public Affairs Committee, to call the first genocide of the 20th century by its proper name. When Andrew Tarsy, the New England director of the ADL, came out last week in support of a congressional resolution recognizing the Armenian genocide, he was promptly fired by the national organization. Shaken by the uproar that followed, the ADL finally backed down. The murder of a million Armenians at the hands of the Ottoman Turks in 1915, it acknowledged Tuesday, was “indeed tantamount to genocide.”

Now the other organizations should follow suit. Their unwillingness to acknowledge that the Turks committed genocide stems from the fear that doing so may worsen the plight of Turkey’s beleaguered Jewish community or may endanger the crucial military and economic relationship Israel has forged with Turkey. Those are honorable concerns. But they cannot justify keeping silent about a most dishonorable assault on the truth. Genocide denial must be intolerable to everyone, but above all to those for whom “never again” is such a sacred principle. And at a time when jihadist violence from Darfur to Ground Zero has spilled so much innocent blood, dissimulation about the jihad of 1915 can only aid our enemies.

The Armenian genocide is an incontestable fact of history. Shame on anyone who refuses to say so.

Jeff Jacoby’s column appears regularly in The Boston Globe.


Big Mac/40e: Propre comme un sou neuf et pas cher (Clean as a whistle and it don’t cost much: Happy Birthday to the double-decker!)

24 août, 2007
Big Mac electricity indexTwo all-beef patties, special sauce, lettuce, cheese, pickles, onions on a sesame-seed bun. (1975 jingle),
Produit sur toute la planète, ou presque, le célèbre sandwich devrait donc être vendu pour l’équivalent de 3,22 dollars partout où il est consommé. Dans les faits, c’est loin d’être le cas, comme le constate le magazine britannique The Economist qui a créé l’indice Big Mac en 1986. Les taux de change constatés lors de la dernière enquête annuelle faisaient ressortir le Big Mac à 2,31 dollars au Japon et 1,41 dollar en Chine. Autrement dit, une sous-évaluation du yen et du yuan. Le Figaro

900 millions d’exemplaires (sans parler des autres centaines de millions des imitateurs) vendus chaque année dans le monde, étalon des monnaies, chanson, musée, film, versions “diététiques”, objet de haine préféré (avec Disneyland) des antiaméricains, le Big Mac de Ray Kroc et Jim Delligatti fête ses 40 ans …

Le File Big Mac fête ses 40 ans de mondialisation
F. G. et B. J..
Le Figaro
le 24 août 2007

Neuf cents millions d’exemplaires du hamburger géant de McDonald’s sont vendus chaque année dans le monde entier.

UN MUSÉE. Il le valait bien. L’établissement a ouvert ses portes mercredi en Pennsylvanie, dans la petite ville de North Huntingdon. Un vrai musée qui retrace quarante ans d’histoire du Big Mac, le sandwich le plus célèbre de la planète. Il y avait foule pour l’inauguration. On s’est bousculé, on a joué des coudes: les cent premiers visiteurs ont gagné le droit de manger un Big Mac à l’œil par semaine pendant un an. Il y a quinze ans, à Paris, le Big Mac avait déjà sous les cimaises. Au Grand Palais, il figurait en bonne place dans l’exposition les «Objets du siècle». «J’ai conservé la réplique en résine», confie Denis Hennequin, président de McDonald’s en Europe. Le hamburger à trois étages se vend chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde entier: 550 millions aux États-Unis, 170 millions au Japon, 60 millions au Canada… Un succès planétaire qui en fait à la fois le pionnier et l’archétype de la mondialisation. Neuf cents millions de Big Mac, c’est deux fois moins que le Cheese. Mais en terme de chiffre d’affaires, c’est le Big Mac qui pèse le plus lourd: 2,7 milliards de dollars, soit plus de 12% des ventes.

Quarante ans donc pour conquérir le monde. En 1967, il y a déjà douze ans que Ray Kroc a lancé McDonald’s à la conquête des États-Unis, désormais quadrillé par un millier de restaurants. En 1967, il implante ses fast-foods à l’étranger, au Canada. Première étape de la conquête du monde. Pendant ce temps, Jim Delligatti, franchisé à Uniontown, au fin fond de la Pennsylvanie, mène gentiment sa petite affaire. Les recettes imposées par le cahier des charges de McDo le laissent sur sa faim et, dans l’arrière-salle de son restaurant, il concocte le futur Big Mac: deux steaks hachés, une tranche de pains entre les deux, du fromage, une sauce «spéciale», de la salade, de l’oignon et des pickles, fines tranches de gros concombre en saumure. À l’arrivée, il obtient un sandwich de 220 grammes à 45 cents qui fait un tabac. D’abord réticent, Ray Kroc se rend à l’évidence: l’imposant hamburger remporte un franc succès. Alors que les premiers McDo ouvrent leurs portes en dehors des États-Unis, le Big Mac est du voyage. À portée de la plupart des bourses, le Big Mac devient le symbole de l’American way of life. L’hebdomadaire The Economist s’en sert très sérieusement d’étalon pour mesurer et comparer le pouvoir d’achat dans pays où McDonald’s est implanté les 119 (lire ci-dessus). «A Tokyo comme à Paris, le Big Mac doit avoir le même goût, explique Denis Hennequin. C’est l’un de nos gold standards. Seule la teneur en graisse peut varier en fonction des réglementations nationales. C’est cela l’attrait de la marque. Le Big Mac est un lien universel entre les consommateurs.»

Des tranches de poulet pour les Indiens

Une entorse à cette loi. En Inde, la viande de bœuf a d’abord été remplacée par de l’agneau ou du poulet. C’est ainsi que le Big Mac est devenu le Maharaja Mac. Le Big Mac résiste même aux assauts contre la malbouffe et aux campagnes antiobésité. «C’est le prix du leadership», estime le patron de McDo en Europe. Quand le cinéaste Morgan Spurlock part à l’assaut avec son film Super Size Me, McDonald’s contre-attaque avec Don Gorske, l’homme qui a déjà avalé 19000 Big Mac sans grossir. McDonald’s a beau servir salades et légumes à croquer, son burger vedette tient bon. Pis: aux États-Unis, le Double Quarter Pounder à 740 calories, avec quatre tranches de viande, marche sur les traces de son aîné. «C’est le consommateur qui dira quel est l’avenir du Big Mac, dit Denis Hennequin. Mais comme il fait désormais partie du patrimoine…» A moins que quelque part un franchisé ne concocte le hamburger qui détrônera le Big Mac.

Voir aussi:

Boom Like That (video)
Mark Knopfler

i’m going to san bernardino
ring-a-ding-ding
milkshake mixers
that’s my thing, now
these guys bought
a heap of my stuff
and i gotta see a good thing
sure enough, now
or my name’s not kroc
that’s kroc with a ‘k’
like ‘crocodile’
but not spelled that way, now
it’s dog eat dog
rat eat rat
kroc-style
boom, like that

the folks line up
all down the street
and i’m seeing this girl
devour her meat, now
and then i get it, wham
as clear as day
my pulse begins to hammer
and i hear a voice say:
these boys have
got this down
oughtta be a one of these
in every town
these boys have
got the touch
it’s clean as a whistle
and it don’t cost much
wham, bam
you don’t wait long
shake, fries
patty, you’re gone
and how about that
friendly name?
heck, every little thing
oughtta stay the same
or my name’s not kroc
that’s kroc with a ‘k’
like ‘crocodile’
but not spelt that way, now
it’s dog eat dog
rat eat rat
kroc-style
boom, like that

you gentlemen
ought to expand
you’re going to need
a helping hand, now
so, gentlemen
well, what about me?
we’ll make a little
business history, now
or my name’s not kroc
call me ray
like ‘crocodile’
but not spelt that way, now
it’s dog eat dog
rat eat rat
kroc-style
boom, like that

well we build it up
and i buy ‘em out
but, man they made me
grind it out, now
they open up a new place
flipping meat
so i do, too
right across the street
i got the name
i need the town
they sell up in the end
and it all shuts down
sometimes you gotta
be an s.o.b.
you wanna make a dream
reality
competition?
send ‘em south
if they’re gonna drown
put a hose in their mouth
do not pass schoo ‘go’
go straight to hell
i smell that
meat hook smell
or my name’s not kroc
that’s kroc with a ‘k’
like ‘crocodile’
but not spelt that way, now
it’s dog eat dog
rat eat rat
kroc-style
boom, like that


Sacco et Vanzetti: Retour sur 70 ans de désinformation (When murderers become martyrs)

23 août, 2007
Wall street anarchist bob (Sep.16, 1920)Quand nous parlons de la propriété, de l’Etat, des maitres, du gouvernement, des lois, des cours de justice et de la police, nous disons que nous ne voulons rien de cela. Luigi Galleani (La fin de l’anarchisme)

Alors que les belles âmes de gauche commémorent le 70e anniversaire de l’exécution des martyrs préférés, avec les époux Rosenberg, des campagnes de désinformation du Komintern, les anarchistes Sacco et Vanzetti

Petit retour, avec le Washington Times, sur quelques petits faits oubliés par l’actuelle béatification (y compris par un récent film américain) …

Comme par exemple que nos chers saints athées étaient des anarchistes déclarés et disciples du terroriste italien Luigi Galleani (1861-1931), qui prônait l’assassinat comme méthode de lutte des classes et l’utilisation de bombes pour le renversement du capitalisme

Que “l’Alerte rouge” présentée comme le fruit de la paranoïa des autorités correspondait à une véritable campagne de terreur qui entraina le meurtre de masse de la même classe ouvrière prétendument défendue par nos chers anarchistes (notamment l’attentat de Wall Street du 16 septembre 1920 par un homme de main de Galleani qui se trouvait aussi être un de leurs proches qui fit 38 morts et 400 blessés, pour l’essentiel employés de bureau, messagers et secrétaires) …

Que l’une des victimes de la fameuse attaque dont ils étaient accusés, le garde de sécurité Alessandro Berardelli, était lui aussi un humble immigré italien …

Que leurs lettres, dûment expurgées appelaient aussi à l’assassinat et à la vengeance

Enfin que leur exécution fut suivie par une campagne terroriste de cinq ans, dont une tentative manquée d’assassiner leur juge en plastiquant son domicile …

Sacco and Vanzetti: Murderers or martyrs?
Benjamin Ivry
The Washington Times
Aug 24, 2007

Judging from a new film and two new books, Sacco and Vanzetti remain — 80 years after their controversial execution — the chosen poster boys of those seeking to stigmatize the American justice system.

Italian anarchists Nicola Sacco (1891–1927) and Bartolomeo Vanzetti (1888–1927) were electrocuted in 1927 after being found guilty of murdering two men during a robbery in 1920, amid much uproar about a biased trial and lack of evidence.

Ballistics evidence implicated Sacco, a Massachusetts shoe factory employee, and he was armed when arrested in 1920, as was Vanzetti, a fish peddler. Nevertheless, their contemporary defenders included future Supreme Court justice Felix Frankfurter; Albert Einstein; and John Dos Passos, who argued for a retrial because their judge was biased.

Today their advocates, including Howard Zinn, Joan Baez and Arlo Guthrie, go a step further and assert that they were surely innocent.

Then and now the actual facts of the case, where available, have usually taken a back seat to polemics by those who have an ax to grind.

“Sacco and Vanzetti,” a documentary newly available on DVD after a brief theatrical run in March, unapologetically argues the case for their innocence. Directed by Peter Miller, who previously worked with the omnipresent documentarian Ken Burns, the film features the voices of respected actors Tony Shalhoub (the obsessive-compulsive TV detective of “Monk”) and John Turturro (“Barton Fink”) reading the pair’s prison letters.

Mr. Miller plays up the suffering of Sacco and Vanzetti as downtrodden Italian immigrants. Ignored is the fact that Alessandro Berardelli, a factory security guard murdered in the 1920 robbery which they were accused of committing, was himself a humble Italian immigrant.

One fervent supporter in Mr. Miller’s film refers ardently to the “Passion of Sacco & Vanzetti,” echoing the title of a painting by Ben Shahn at New York’s Whitney Museum. A bronze plaque on Vanzetti’s birthplace in Villafalletto, Italy, calls him an “apostle of faith.” Yet, the halos of holy martyrs do not settle plausibly over the heads of Sacco and Vanzetti: As anarchists, both were militant atheists to the point of refusing to be consoled by a priest in their final hours.

As a bizarre coda to his film, the director tacks on images recently filmed at the Guantanamo Bay detainment camp, to make “connections between past and present outrages,” as Mr. Miller helpfully told one interviewer. Lumping Sacco and Vanzetti’s execution and Gitmo together as equivalent “outrages” belies the historical integrity of both extremely complex situations.

Like Mr. Miller, Sacco and Vanzetti defenders have always cited the pair’s prison letters to beatify them. Columnist Walter Lippmann, for example, claimed: “By every test that I know of for judging character, these are the letters of innocent men.” In fact, there is no reliably edited version of these famous documents. Instead of fixing the flawed texts themselves, however, a new version of the “Letters” from Penguin Classics merely adds a new preface by Bruce Watson, journalist and author of the new “Sacco and Vanzetti: The Men, the Murders, and the Judgment of Mankind” (Viking, 440 pages, $25.95).

As Mr. Watson points out in his Penguin foreword, the letters were (not so innocently) expurgated before first being published in 1928 by Felix Frankfurter’s wife, Marion, and Gardner Jackson, a Colorado-born liberal activist. Some of the suppressed material makes the accused pair seem more violent. Omitted, for example, was a 1926 letter in which Vanzetti stated in inexact English about his judge: “I will try to see Thayer death before his pronunciation of our sentence.” In 1927, Sacco and Vanzetti sent their sympathizers a letter — also cut from the Penguin edition, but mentioned in the foreword — ordering them: “Revenge our death!”

These lacunae are meaningful because, as described in Mr. Watson’s book, the pair were disciples of the Italian terrorist Luigi Galleani (1861-1931), who advocated assassination as part of class war, planting bombs to overthrow capitalism. Although pooh-poohed in Mr. Miller’s documentary as a mere “Red Scare,” the Galleani bombings were full-scale terrorism that resulted in mass murder among the same working class ostensibly being defended by the anarchists.

The notorious Wall Street bombing of Sept. 16, 1920, for example, attributed to Galleani’s henchman Mario Buda, a close friend of Sacco and Vanzetti, killed 38 office clerks, messenger boys, and stenographers, and injured 400.

And bombings did ensue after Sacco and Vanzetti’s execution. As the historian Paul Avrich pointed out in his “Sacco and Vanzetti: The Anarchist Background” (Princeton University Press, 1991), a five-year campaign of retaliatory bombings by Galleani’s anarchists followed the 1927 execution of Sacco and Vanzetti, including a failed attempt to assassinate their judge, Webster Thayer, by bombing his home. Thenceforth, Mr. Thayer resided in his Boston club, under armed guard, until he died of natural causes in 1933.

Even after the principal players in the drama were buried, the legacy of Sacco and Vanzetti marched on, and in their case at least, the passage of time does not seem to have added much clarity or perspective to historical events.

The documentary “Sacco and Vanzetti” is available on DVD from First Run Features (www.firstrunfeatures.com)

Voir aussi:

Boston rend hommage à Sacco et Vanzetti
L’Humanité
le 25 août 1997

A l’occasion du 70e anniversaire de leur exécution, la ville de Boston (Massachusetts) a dévoilé samedi un bas-relief à la mémoire de Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Le monument représente les deux suppliciés et rappelle les dernières paroles de Vanzetti qui espérait que leur cas apporterait une « leçon aux forces de la liberté ». Arrêtés en avril 1920 à la suite d’un braquage qui avait fait deux morts, les deux hommes, anarchistes italiens, avaient été condamnés après une parodie de procès. Leur exécution par chaise électrique, le 23 août 1927, a été précédée de manifestations dans le monde entier.

L’artiste américain Gutzon Borglum, auteur des bas-reliefs, est connu pour avoir sculpté les visages de quatre présidents américains sur une paroi du mont Rushmore dans le Dakota du Sud. Le président Coolidge a refusé un sursis à l’exécution de Sacco et Vanzetti le jour même de l’inauguration du mont Rushmore, ce qui a incité l’artiste, décédé en 1941, à sculpter le bas-relief.

Des personnalités au rang desquelles figuraient Eleanor Roosevelt et Albert Einstein ont tenté en 1947 d’offrir l’oeuvre aux autorités du Massachusetts mais ces dernières l’ont refusée, comme elles l’avaient déjà fait en 1937 et comme elles le feraient encore en 1957. Pour le 50e anniversaire de l’exécution, en 1977, le gouverneur du Massachusetts, Mikael Dukakis – qui fut candidat démocrate à la Maison-Blanche en 1988 – a publié une déclaration disant que Sacco et Vanzetti n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable. Thomas Menino, actuel maire de Boston – le premier d’origine italienne – a estimé que la sculpture fait désormais partie de l’Histoire américaine.


Histoire: Notre Révolution aussi était américaine! (More bad news for the French: Their Revolution was also American-inspired!)

23 août, 2007
Jefferson in ParisEn fait, la Révolution française n’est qu’un aspect d’une révolution occidentale, ou plus exactement atlantique, qui a commencé dans les colonies anglaises d’Amérique peu après 1763, s’est prolongée par les révolutions de Suisse, des Pays-Bas, d’Irlande avant d’atteindre la France en 1787 et 1789. Jacques Godechot

Après notre billet sur l’origine américaine du drapeau français …

Petit retour sur les travaux de l’historien Jacques Godechot qui (après avoir, pour origine non conforme, perdu son poste sous Vichy) devait faire scandale en rappelant aux Français si fiers de la prétendue unicité et exemplarité de leur Révolution que le processus avait en fait été inauguré de l’autre côté de l’Atlantique et ce dès 1763.

Avant de servir modèle (et jusqu’à présent) à tout le monde “civilisé” de l’époque et déclenchant par contagion (et en partie à travers leurs immigrants) toute une série de révolutions à travers l’Europe: depuis Genève (1766 et 1781) à l’Irlande (1782-1784), les Provinces Unies (1783-1787), la Belgique et Liège (1787-1790) avant bien sûr au … “Pays (autoproclamé) des droits de l’homme”.

La révolution, une exception française ?

“Lire”
Sciences Humaines
Avril 2004

Annie Jourdan, Flammarion, 2004, 464 p., 24 €. Thomas Lepeltier

«En fait, la Révolution française n’est qu’un aspect d’une révolution occidentale, ou plus exactement atlantique, qui a commencé dans les colonies anglaises d’Amérique peu après 1763, s’est prolongée par les révolutions de Suisse, des Pays-Bas, d’Irlande avant d’atteindre la France en 1787 et 1789. » Cette citation de l’historien Jacques Godechot, tirée de son ouvrage La Grande Nation (1956), répond en quelque sorte à la question posée par ce livre d’Annie Jourdan.

Avec l’historien américain Robert Palmer, J. Godechot avait ainsi tenté dans les années 1950-1960 de situer la Révolution française dans une perspective plus large que celle dans laquelle elle était en général appréhendée. D’une certaine manière, ils reprenaient à leur compte, en l’élargissant quelque peu, une interprétation de Jean Jaurès pour qui « il n’y a pas, à proprement parler, une Révolution française : il y a une révolution européenne qui a la France à son sommet » (Histoire socialiste de la Révolution française, 1922). Mais cette perspective développée par J. Godechot et R. Palmer avait été critiquée par Albert Soboul, le « gardien » de l’interprétation marxiste – hégémonique à l’époque – de la Révolution française. Ce dernier considérait en effet qu’en mettant sur le même plan la Révolution française et « les révolutions de Suisse, des Pays-Bas, d’Irlande… », on vidait la notion de révolution de tout contenu, comme on minimisait la profondeur de la première (Revue Historique, 1966). Délaissée pendant un temps, l’approche large de J. Godechot et R. Palmer a retrouvé depuis dix ans de sa vigueur chez des historiens de langue anglaise, comme Bailey Stone (The Genesis of the French Revolution: A global-historical interpretation, 1994) ou Tim Blanning (The French Revolutionary Wars, 1787-1802, 1996).

En rompant elle aussi avec une interprétation franco-française de la Révolution française qui en fait une sorte d’événement unique, A. Jourdan suit à son tour les pas de R. Palmer et J. Godechot, tout en nuançant, complétant, voire corrigeant ici ou là leur approche. Il n’est toutefois pas question pour elle de nier la spécificité de la Révolution française ainsi que son influence fondamentale, autant à l’étranger qu’en France. Mais parler d’exception française c’est, selon l’auteur, créer un mythe. D’où une analyse bienvenue de la révolution, qui la replace dans un contexte plus large et multiplie les comparaisons.


Société: Maintenant, c’est à notre drapeau qu’ils s’en prennent! (Another blow for the French: Tricolor said to be inspired from US red white and blue)

23 août, 2007
US & French flags at Yorktown (1781)La Révolution n’a fait que catalyser un tricolore qui était déjà dans l’air du temps, porté depuis plusieurs années par ceux qui se revendiquaient de la révolution américaine. Michel Pastoureau
En fait, la Révolution française n’est qu’un aspect d’une révolution occidentale, ou plus exactement atlantique, qui a commencé dans les colonies anglaises d’Amérique peu après 1763, s’est prolongée par les révolutions de Suisse, des Pays-Bas, d’Irlande avant d’atteindre la France en 1787 et 1789. Jacques Godechot
La France a travaillé à laïciser l’espace public et politique. Mais avec cette invocation des symboles, on remet du religieux dans la République. C’est dangereux. M. Duclert.

“Le symbole national serait d’origine yankee”, s’étrangle Libération.

On savait déjà que notre fameuse Révolution était sérieusement débitrice de sa devancière américaine.

Et voilà qu’on veut encore maintenant nous prendre notre drapeau!

C’était bien la peine de faire tout ce foin pendant la récente campagne présidentielle.

La candidate socialiste, on s’en souvient, avait osé s’emparer, “Qu’un sang impur” de la Marseillaise compris, de ce dangereux objet “fauteur de guerre” jusque là réservé, entre deux coupes dumonde ou jeux olympiques, aux armées et au frontistes, allant jusqu’à souhaiter, au grand dam de ses adversaires politiques (et d’abord dans son propre camp!) que les Français aient “chez eux le drapeau tricolore” et l’exposent “aux fenêtres le jour de la fête nationale”.

Tandis que son adversaire de droite avait été affublé de l’insulte suprême de “Sarkozy l’Américain”.

Pourtant, n’avons-nous pas tous appris sur les bancs de la communale que c’était au moment de la révolution qu’on avait entouré le blanc du roi de France du bleu et du rouge de la ville de Paris?

Seul problème, selon l’historien Michel Pastoureau, c’est qu’au moment de la Révolution, la ville de Paris n’utilisait plus ces couleurs.

Et qu’en fait, c’est probablement notre Lafayette, juste revenu des fraichement indépendantes colonies américaines, qui en aurait ramené l’idée dans ses bagages.

Autrement dit, d’une vulgaire “reprise des couleurs du drapeau américain” suite au “vif intérêt suscité en France par la toute récente révolution d’outre-Atlantique”.

Seule et maigre consolation: les Américains l’avaient eux-mêmes repris… de l’Union Jack britannique!

Le drapeau tricolore: Du religieux dans la République

Jean-Baptiste de Montvalon

LE MONDE

Le 29.03.07

L’objet en lui-même n’est “pas très beau”, comme en convient volontiers l’historien Michel Pastoureau. Officiellement consacré par un décret du 15 février 1794, qui précisa que “le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, posées verticalement de manière que le bleu soit attaché à la gauche du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs”, le drapeau tricolore français n’a, au demeurant, jamais suscité de formidable engouement esthétique. Mais il déclenche toujours autant de passions.

Son irruption fracassante dans la campagne présidentielle en témoigne. En souhaitant que les Français aient “chez eux le drapeau tricolore” et l’exposent “aux fenêtres le jour de la fête nationale”, Ségolène Royal s’est attirée une volée de critiques de tous bords. Insuffisant, a jugé Jean-Marie Le Pen (FN), pour lequel “un drapeau n’a jamais fait un patriote”. Dérisoire, a estimé Nicolas Sarkozy (UMP), en ironisant sur le “drapeau obligatoire”. Inquiétant, a relevé François Bayrou (UDF), soucieux de se démarquer de cette “obsession nationaliste”. Dangereux, ont renchéri les candidats de la gauche radicale, que les propos de Mme Royal ont “fait flipper”, selon l’expression d’Olivier Besancenot (LCR).

Les spécialistes du drapeau, qui s’étaient habitués à ce que leur objet d’étude disparaisse des écrans pendant les quatre années séparant deux Coupes du monde de football, ont assisté, quelque peu médusés, à cette brusque empoignade. Médiéviste et grand décodeur des symboles, M. Pastoureau s’étonne du “contraste entre l’actualité et l’inculture des gouvernants et des citoyens sur les emblèmes de la France”. Auteur de Bleu. Histoire d’une couleur (Seuil, 2000), il ne se réjouit pas, loin s’en faut, de voir aussi brusquement brandi sur la place publique cet objet qu’il juge lui-même “très dangereux”. “Comme il n’y a pas de savoir en ce domaine, on peut dire n’importe quoi. Et si chacun tire de son côté, c’est au détriment de l’unité nationale”, prévient-il.

En épousant les fluctuations de l’histoire depuis plus de deux siècles, ce drapeau que chacun se dispute aujourd’hui a tout fait pour brouiller les pistes. Son origine même est controversée. Alors que le mythe dont il est entouré le fait apparaître au lendemain de la prise de la Bastille, M. Pastoureau estime que “la Révolution n’a fait que catalyser un tricolore qui était déjà dans l’air du temps”, porté depuis plusieurs années par ceux qui se revendiquaient de la révolution américaine.

Derrière l’acception commune (le blanc de la royauté enserré par les deux couleurs de la Ville de Paris), la signification des trois couleurs est également controversée. Apparu dans ces limbes, le “pavillon national” a ensuite suivi le parcours politique du pays, erratique et saccadé. Né révolutionnaire, presque insurrectionnel, il s’est embourgeoisé au point d’être menacé de se voir débordé sur sa gauche par le drapeau rouge. En récusant ce dernier devant l’Hôtel de ville, en 1848, Lamartine sauve la mise aux trois couleurs. Lorsque, à l’inverse, en 1875, le comte de Chambord s’obstine à exiger le retour du drapeau blanc, c’est la chambre des députés qui préserve la République, et le drapeau tricolore avec.

Il n’y a pas que sa matière qui soit souple. “La polysémie du signe lui permet d’être revendiqué par tous les régimes”, note Antoine Prost. Professeur à l’université Paris-I, cet historien en veut pour preuve ses propres souvenirs d’enfance, qui mêlent des levers aux couleurs à l’école, sous Vichy, aux vêtements de mêmes couleurs portés par les femmes à la Libération.

Le drapeau a toujours flotté au gré de vents contraires, se prêtant à merveille à ces “jeux d’opposition et de substitution” qu’évoque M. Prost. Mai 1968 voit refleurir des drapeaux rouges, ainsi que les drapeaux noirs des anarchistes. Le tricolore, qui recouvre les Champs-Elysées, devient alors l’apanage du pouvoir gaulliste.

Ce drapeau qui défile se défile aux yeux de l’observateur. D’autant qu’il porte en lui, comme le relève M. Pastoureau, une ambiguïté congénitale : il représente à la fois l’Etat, flottant sur ses bâtiments officiels, et la nation, qui en fait un usage spontané dans les stades.

Evoquant “l’effacement des idéologies internationalistes, qui dénonçaient dans l’identité nationale un facteur de guerre”, M. Prost veut croire que “le contexte actuel est plus consensuel qu’en 1968″. La méfiance d’une partie de la gauche n’a toutefois pas disparu. “Si la gauche progressiste a toujours opté pour le drapeau lorsque la patrie était en danger, elle a compris qu’il renvoyait aussi à des réalités d’oppression”, souligne l’historien Vincent Duclert, professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui cite “la colonisation, la répression ouvrière”, et relève que “l’armée a toujours été une grande consommatrice de drapeaux”.

Le drapeau a couvert bon nombre d’actions et de projets pour le moins controversés, inspirant du coup, durablement, la méfiance de ceux qui les ont combattus. Cette même gauche “progressiste” ayant par ailleurs toujours privilégié la culture du débat par rapport au culte du chef, la simple évocation du drapeau peut encore y provoquer des réactions quasi allergiques.

“La gauche, qui s’est largement fabriquée par des engagements intellectuels, se méfie de ces symboles englobants et fortement attachés à l’autorité de l’Etat”, poursuit M. Duclert. Codirecteur (avec Christophe Prochasson) du Dictionnaire critique de la République (Flammarion, 2002), par lequel il avait voulu montrer que “la République est plurielle”, cet historien partage clairement la préoccupation qu’il vient de décrire. “La politique des symboles est dangereuse car elle appelle à l’émotion et non à la critique. Le symbole, ça tue l’histoire”, souligne-t-il. Si les temps ont changé, M. Duclert inscrit toutefois les propos de Mme Royal dans la lignée d’une “gauche autoritaire”, aux côtés de “Jules Guesde, Guy Mollet, Mitterrand ou Chevènement”.

“On a tous besoin de mythes”, relativise Pascal Ory, du Centre d’histoire sociale du XXe siècle. “Les nationalistes ont instrumentalisé cette symbolique. Mais une nation, c’est aussi l’appropriation démocratique de son destin. On ne peut pas rejeter l’identification nationale dans la ringardise et le chauvinisme”, affirme-t-il, en soulignant qu’”on peut aussi avoir une conception ouverte de la nation”.

Prononcé quelques jours avant les cérémonies du cinquantenaire du traité de Rome, le discours de la candidate socialiste a également relancé les spéculations sur la place de l’identité nationale dans la construction européenne. “Y a-t-il place pour une aventure à caractère national ?”, s’interroge M. Ory, tout en relevant que “les conditions d’élaboration de la symbolique européenne n’ont pas suscité d’investissement collectif”.

Malaise identitaire et incertitudes face à l’avenir peuvent transformer un symbole désuet en valeur refuge, dont l’usage est de l’ordre de la croyance. “La France a travaillé à laïciser l’espace public et politique. Mais avec cette invocation des symboles, on remet du religieux dans la République. C’est dangereux”, avertit M. Duclert.

Voir aussi:

L’historien Michel Pastoureau, grand expert en couleurs et symboles, pense plutôt qu’il s’agit d’une reprise des couleurs du drapeau américain. La naissance des Etats-Unis est alors toute récente et la révolution d’outre-Atlantique avait suscité un vif intérêt en France. Si cette thèse se confirmait, cela voudrait dire que le symbole national serait d’origine yankee. Gloups !

Trois couleurs dans le vent
Libération
Le 17/8/07


Iran: Vous avez dit terroriste? (Meet Iran’s new-style missionaries)

23 août, 2007

Hezbollah Venezuela branch

Les opérations-suicide sont le sommet de la bravoure du peuple iranien … Le chef suprême Khamenei appelle les citoyens de toutes les régions d’Iran à se joindre volontairement aux forces qui luttent contre les ennemis de l’Islam. Les membres des saintes brigades suicidaires de la République islamique suivront une formation spéciale et partiront combattre Israël et les Américains… Ayatollah Messbah-Yazdi (annonce dans un journal iranien)

Si les Etats-Unis devaient attaquer l’Iran, le seul pays dirigé par Dieu, nous contre-attaquerions en Amérique latine et même à l’intérieur des Etats-Unis eux-mêmes. Nous avons les moyens et le savoir-faire. Nous saboterons le transport du pétrole de l’Amérique latine aux USA. Vous êtes prévenus. Commandante Teodoro (Chef de la filiale vénézuélienne du Hezbollah)

Nos frustes amis américains n’ont décidément rien compris.

Déjà, ils avaient inscrit le “parti politique aux 18 000 missiles” plus connu sous le nom de “Parti de Dieu” (Hezbollah) sur leur liste des organisations terroristes.

Le même parti que notre nouveau ministre des Affaires étrangères (qui, fondateur de DEUX associations humanitaires, en connaît un rayon en humanitaire) avait récemment invité en France.

Et voilà que l’Administration Bush remet ça avec sa toute récente annonce d’inscrire sur sa maudite liste les pauvres Gardiens de la Révolution.

Alors qu’il est de notoriété publique que ces missionaires d’un nouveau type et d’une rare polyvalence devraient au contraire être déclarés d’utilité publique mondiale et inscrits sur la liste des bienfaiteurs de l’humanité qui, comme vient de le rappeler une annonce de recrutement dans les journaux iraniens, se tuent littéralement à la tâche.

Composés en fait de dévoués fonctionnaires du croissant rouge, journalistes, techniciens de radio-télévision ou de conseillers de compagnies de construction, ils participent activement (jusqu’à téléphoner personnellement aux pauvres familles des soldats) et au péril de leurs vies à la reconstruction de l’Irak où l’un de leurs chefs a lâchement été assassiné et cinq d’entre eux sont toujours retenus otages par les impérialistes américains (excusez le pléonasme).

Travailleurs inlassables, ils ont brillamment l’an dernier aidé les résistants libanais du “Parti de Dieu” à repousser les assauts impies des massacreurs de boucliers humains sionistes.

Zélés “duat” (missionnaires), ils vont jusqu’au fin fond de la jungle convertir par milliers les pauvres Indiens du Vénézuela, harcelés jusqu’ici par les évangélistes américains.

Enfin, en Europe même, ils sont en train de former d’autres diligents missionnaires prêts eux aussi à se tuer au travail.

Iran: création de cellules dormantes de commandos suicide en Europe et dans le Golfe Persique
Iran-Resist
04.05.2007

Le 1er mai, le site Elaph.com a révélé que le régime des mollahs avait récemment envoyé des commandants en Europe et dans le Golfe Persique pour mettre en place des cellules dormantes de commandos suicide qui agiront si l’Iran se voit menacé. Une source officieuse en Iran a révélé les commandants de ces commandos suicides.

Noms des responsables pour la zone Europe | Le premier des commandants chargés des cellules dormantes est Mohammad Reza Yazdan Panah membre du commandement du Hezbollah, connu également sous le nom de Hossein Allah-Karam.

Le Hezbollah a été fondé en 1983 sur ordre de Khomeiny par un membre des Pasdaran nommé Mohtashami-pour. Le Hezbollah est la légion étrangère des Pasdaran. Contrairement aux affirmations approximatives des journalistes français, il n’y a pas un Hezbollah iranien qui serait détaché du Hezbollah libanais. Le Hezbollah est un et a un seul chef : le régime des mollahs. Le Hezbollah est géré par les Pasdaran qui eux-mêmes contrôle les services secrets du régime des mollahs et le ministère des affaires étrangères du régime. Ceci permet aux membres du Hezbollah d’avoir des passeports diplomatiques pour voyager sans encombre. Que les membres du Hezbollah soit iraniens ou autre, ils disposent tous des mêmes faveurs comme l’obtention des papiers iraniens ou des faux papiers fournis par le régime des mollahs. D’ailleurs, Mottaki, l’actuel ministre des affaires étrangères, a longtemps été responsable de ce genre de fournitures logistiques !

Allah-karam est l’actuel patron et l’un des fondateurs des Ansar-e Hezbollah (les compagnons du Hezbollah), troupes paramilitaires de choc formées pour écraser les manifestations hostiles au régime ou pour des opérations d’intimidation. Allah-Karam a été par le passé attaché militaire du Hezbollah aux Balkans, et il était basé au Zagreb. Allah-Karam sera aidé dans sa mission par le colonel des Pasdaran Sa’id Ghasmi, qui est qualifié d’idéologue et de fondateur des cellules dormantes en Europe.

Noms des responsables pour la zone du Golfe Persique | La source iranienne a ajouté que deux autres officiers des services secrets ont été désignés pour commander des cellules dormantes aux Emirats Arabes Unis et au Qatar : Bad al Emir Efrawi, officier (arabe d’origine inconnue) engagé dans les forces iraniennes de Qods. Il agit sous couvert de l’organisation du croissant rouge iranien ; et le Libanais Anis Naqash, qui a collaboré avec le terroriste Carlos pendant les années 70 et a participé en France durant les années 80 à la première tentative d’assassinat de Bakhtiar.

Selon la source, 50 individus des pays voisins de l’Iran sont actuellement formés à la base d’Imam Ali en Iran, pour mener des opérations terroristes en Irak, au Liban, et dans les états du Golfe Persique. Ces activistes sont envoyés vers les pays destinataires munis de passeports iraniens en se faisant passer pour des fonctionnaires travaillant dans l’aide humanitaire ou comme conseillers de compagnies de construction.

En outre, quelques commandants des brigades Qods agissent actuellement en Irak en tant que fonctionnaires du croissant rouge et comme employés de radio et de télévision (journalistes ou techniciens).

La source a également indiqué les noms et les endroits d’une vingtaine de bases des brigades Qods en Iran qui sont employées pour former des réseaux dormants dans les pays étrangers.

Voir aussi:

Le Hezbollah du Venezuela aux portes de l’Amérique

Iran-Resist
28.11.2006

La république islamique d’Iran, le terrorisme ainsi que le Hezbollah, qui est sa force paramilitaire extraterritoriale, ont fait l’objet d’un article dans Venezuelatoday.net, article qui mérite d’être repris et analysé ici même.

L’action se passe sur le bord vénézuélien de la péninsule de Guajira, un territoire partagé avec la Colombie, où les membres de la tribu du Wayuu traversent les frontières entre les deux pays sans se soucier des enjeux politiques. Les Wayuu étaient là avant que le Venezuela et la Colombie n’existent et ils parlent d’eux-mêmes comme d’une nation. Récemment un groupe inquiétant est apparu chez eux, comme un intrus dans leur paysage désertique : le Hezbollah.

Les fanatiques islamiques du Hezbollah ont infiltré rapidement la tribu du Wayuu. Ils ont endoctriné les membres de cette tribu pour les convertir en fanatiques musulmans chargés de disséminer le message terroriste qui a déjà engendré chaos, mort et misère au Moyen-Orient. Le Hezbollah a envahi le Venezuela et commencé ouvertement son oeuvre sur la rive vénézuélienne de la péninsule de Guajira.

Les fanatiques islamiques du Hezbollah en mission chez les Wayuu ont une stratégie « pour transformer le Venezuela » ! Leur logo est un dérivé de celui du Hezbollah qui reprend lui-même celui des gardiens de la révolution iranienne : on y voit la fameuse kalachnikov AK-47 et sur la page Web du mouvement, il est question d’imposer un régime théocratico-militaire et le royaume de Dieu au Venezuela : un mélange explosif semblable à celui existant en Iran. Et la couleur est clairement annoncée, « le bref plaisir de la vie terrestre est égoïste, l’autre vie est meilleure pour ceux qui servent Allah », ce sot les mêmes phrases qui figurent sur les tracts qui encouragent les missions suicides des enfants et adolescents de Palestine.

Est-ce que le Hezbollah vénézuélien existe réellement ou est-ce juste le produit d’internautes à l’humour macabre ? Les images disponibles suggèrent qu’il existe vraiment. Si c’est bien le cas, cette présence horrible sur le territoire vénézuélien mérite certainement une enquête immédiate et une action décisive pour supprimer un parasite aussi effrayant de ce pays. Le problème est que Chavez soutient le Hezbollah au Moyen-Orient et soutiendra probablement son œuvre criminelle au Venezuela.

La situation politique et sociale au Venezuela a atteint un point tel qu’une action d’ampleur doit être exigée des citoyens les plus civilisés de ce pays et de leurs amis pour que le pays ne tombe de façon irréversible entre les mains du gang inculte et fanatique de Chavez.

Ceux qui s’intéressent à la situation vénézuélienne peuvent facilement constater combien la société vénézuélienne se désagrège. Sur la scène intérieure, la démocratie et des droits de l’Homme ont été rudement et insolemment mis de côté, et remplacés par les abus d’un groupe de bureaucrates néanderthaliens animés par une haine sociale et raciale.

Pendant que ces bandits populistes errent dans un pays qui est devenu une version tropicale de Gotham City, Hugo Chavez voyage dans le monde à la recherche d’alliés pour créer une coalition anti-américaine. Le Président Bush a déclaré qu’il ne considérait pas Chavez comme une menace dans une interview accordée au Washington Post : « la guerre des mots de Chavez ».

C’est probablement vrai, mais Chavez n’en demeure pas moins un homme dangereux avec beaucoup d’argent. Il est comme Ahmadinejad prêt à faire n’importe quoi pour laisser son nom dans l’histoire, peu importe pourquoi et comment. Et ce scénario doit être pris en considération si l’on veut éviter de mauvaises surprises en Occident.

Aujourd’hui, Hugo Chavez est ouvertement aux cotés de l’Iran, de la Corée du Nord, de la Syrie et de Cuba, quatre états ouvertement terroristes. En créant un poste de directeur pour la zone Cuba-Venezuela, (la même chose existe uniquement pour l’Iran et la Corée du Nord), le gouvernement des États-Unis assigne finalement à l’axe Castro-Chavez la priorité qu’il mérite. C’est un acte qui a flatté et inquiété Chavez. C’est pourquoi il a décidé d’accélérer ses efforts pour créer une coalition contre les États-Unis, comme son mentor l’Iran.

La triple stratégie de Chavez

Pour atteindre son but dans cette coalition, il mène une stratégie à trois niveaux et qui a de nombreuses similitudes par la stratégie mise en ouvre par le régime de Téhéran. Tout d’abord il a acheté des armes, pour une valeur de 5 milliards de $ à la Russie, à l’Espagne et au Belarus : avions de chasse polyvalents, hélicoptères, fusils d’assaut, corvettes et vedettes, systèmes anti-aériens afin de dissuader une action militaire des Etats-Unis. Ensuite il a basé sa stratégie sur le pétrole, en menaçant l’approvisionnement américain et en bradant dans le même les actions vénézuéliennes aux Etats-Unis pour se protéger d’un gel éventuel des avoirs.

Puis toujours dans le domaine pétrolier, à l’instar de Téhéran, il a cherché à s’approcher des chinois pour remplacer sa clientèle américaine en leur faisant miroiter des productions pétrolières irréalistes selon les experts. Les chinois savent qu’il s’agit de promesses sans contenu, mais ils essaient néanmoins de se procurer le maximum de pétrole possible.

Par ailleurs, Chavez discute activement avec la république des mollahs pour faire tirer les prix du pétrole vers le haut. Mais malgré leurs efforts, pour l’instant les prix baissent ou au mieux stagnent. Et entre temps les uns comme les autres se sont engagés à fournir à prix réduit du pétrole par exemple à l’Équateur ou au Tchad. Dernier exemple en date ; les vénézuéliens et les iraniens ont démarché l’Angola pour inciter ce pays à cesser des exportations pétrolières à destination ses USA.

Ces stratégies sont, naturellement, très préjudiciables aux vénézuéliens, et bien que contraires à l’intérêt national des États-Unis, elles ne constituent pourtant pas une menace majeure pour l’Occident.

Il y a aussi une troisième stratégie poursuivie par Chavez qui pourrait être bien plus dangereuse. Il tente de faire l’acquisition d’armes de destruction massive auprès de la Corée du Nord et éventuellement aimerait se procurer un jour des armes nucléaires auprès de l’Iran. Chavez et ses représentants se sont rendus en Iran à de très nombreuses reprises. Chavez y a scellé une alliance politique avec Ahmadinejad. Lors de sa dernière visite, il a invoqué Dieu « pour qu’il frappe les monstres avec des boulons » en ponctuant sa demande d’un tonitruant « Inshallah » (ojalá en Espagnol).

Naturellement, dans l’esprit de Chavez les boulons seraient des missiles ou pire encore, tandis que les monstres seraient les USA. Certains prétendent que l’Iran des mollahs pourra commencer à construire les bombes nucléaires l’année prochaine. A ce propos, on s’accorde aujourd’hui sur une évidence, le Venezuela de Chavez va jouer un rôle important dans le jeu nucléaire de l’Iran, un rôle similaire à celui que Castro a joué dans la crise des missiles de 1960. Pour Téhéran, Caracas est l’allié le plus proche géographiquement parlant des USA et pour Chavez le calcul est encore plus simple, il s’imagine que son alliance avec Téhéran et ses envolées anti-américaines vont lui ouvrir les portes du « monde musulman ».

D’ailleurs l’alliance de Chavez avec le terrorisme vient de se retrouver une fois de plus confirmée par sa visite à Assad de Syrie à qui il a apporté tout son soutien. Il a également tenté d’acheter au passage certaines des armes déjà fournies au Hezbollah.

Les USA ont gelé les avoirs de certains généraux syriens pour leur aide apportée aux terroristes du Hezbollah. Si le Hezbollah des iraniens est -comme il le semble- aussi présent au Venezuela, alors peut-être certains avoirs vénézuéliens seront à leur tour gelés. Cette action sera d’autant plus justifiée que les trois stratégies de Chavez constituent un véritable danger pour la région. Si d’aventure les militaires américains devaient intervenir contre le régime iranien, alors il y a fort à parier que le Venezuela (et Cuba) subiraient un sort similaire au même moment… C’est justement un des rêves de Chavez, pour laisser son nom d’une façon ou d’une autre dans les livres d’histoire, un rêve qui ressemble étrangement à celui d’un autre personnage : Ahmadinejad !

Voir enfin:

The Shi’ite Indians of Venezuela
Rita Vernoy
The Jungle hut
August 16, 2007

“If the United States were to attack Iran, the only country ruled by God, we would counter-attack in Latin America and even inside the United States itself. We have the means and we know how to go about it. We will sabotage the transportation of oil from Latin America to the US. You have been warned” Sheidy Teodoro Rafael Darnott

Sounds like Ahmadinejad ! This statement is from Hezbollah Latin America, also known as Hezbollah Venezuela. Signed by Teodoro, called Commander Teodoro. He was a guevarists guerrilla that organized disorder in the Maracaibo region in the past. He was in born Ciudad Bolivar, and was converted to Islam. (Funny how commies convert to Islam!) He is a Chavista.

Teodoro is running a social experiment among the Guajiros of Venezuela. Anyone who has paid attention to the news of Venezuela will realize that the evangelical missionaries were removed by the government of Chavez and no new religious worker’s visas have been granted for over 2 years.

While Chavez accuses the North American missionaries of being “spies” and genocide, coercing conversions to Christianity, Chavez proclaims that Shi’ite Iranian “missionaries” are welcome to live and work among the tribes. What happened to the cries of the need to remove foreigners and protect the autonomy of Venezuela??? ( We had heard of these ‘robed missionaries’ from the Indians as early as 2000)

Teodoro and Iran claim to have converted several thousand Guajiro to Islam, but according to journalists and anthropologists who have visited the area, there are fewer than a thousand. However, the entire Wayuu tribe has converted to Shi’ite Islam.

Strange media releases by the government have shown indian women wearing veils, and hooded men practicing with the new Kalashnikov rifle and even wearing suicide bomb belts. This should not surprise us as Chavez has spoken many times of his admiration of the Venezuelan terrorist, “Carlos” a Marxist who converted to Islam while in prison in France. Chavez often mentioned corresponding with Carlos and expressed his admiration of the “Carlos doctrine”. ( another Marxist converts to Islam? Is there a pattern?)

So while the regime threatens the catholic church, expelled North American missionaries, the same regime receives the ultra- fundamentalists from Iran. Why? Because they speak his language! Death to America!

On the web site of Hezbullah Venezuela they refer to the young man, José Miguel Rojas Espinosa as,“the first mujaheddin to be an example of dignity and strength in the cause of Allah, the first prisoner of war in Venezuela of the Revolutionary Islamic Movement” . He was the one who planted the pipe bombs outside of the US embassy in Caracas last year The Venezuelan police and media played down the attack by referring to it as only a “demonstration”.

The group has joined up with an Argentinian socialist-terrorist, Norberto Rafael Ceresole who is thought to have been connected with the attack on the Jewish community of Buenos Aires in 1994.

The threat of Islam taking a strong hold in South America by conversion is slim, in my opinion. The staunch catholic culture and the phenomenal rise of Evangelicals in the continent would make that very difficult, HOWEVER, Islam does not need a majority, just a strong hold to use as leverage to rule by force.

All it would need are a few pawns to plant bombs and a few terrorists to rule by fear. Are the Shi’ite Indians of Venezuela being prepared by Iranian “missionaries” to be used in such a way?


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