11 novembre: Une histoire de coquelicots (In Flanders fields the poppies blow)

In Flanders fields stamp In Flanders fields (war bonds poster)En forme d’hommage, en ce 88e anniversaire de la fin de “la Grande Guerre“, du sacrifice de nos alliés “anglo-saxons” (plus d’un million d’hommes dont plus de 700 000 Britanniques, 66 000 Canadiens et 18 000 Néo-zélandais, sur il est vrai près de 9 millions pour le total allié) …

Et pour tous ceux qui s’étonnent peut-être de voir tous ces coquelicots fleurir à leurs boutonnières en cette journée de l’Armistice – ou sur leurs manches comme pour les All Blacks qui viennent de nous écraser copieusement …

Le fameux poème de l’officier canadien John Mc Crae qui contribua tant au succès de la fête du coquelicot dite “Poppy Day” (symbole du sang versé dans ces terribles tranchées des Flandres où poussaient tant de coquelicots).

Fête ou plus précisément campagne de vente de coquelicots (puis de papillotes en papier en forme de coquelicot) qui fut à l’origine (1922) lancée par une Française, une certaine Mme Guérin, pour récolter des fonds pour les victimes de guerre.

In Flanders fields
John Mc Crae, 1915

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

Il existe aussi une version en français écrite par le Canadien Jean Pariseau:

Au champ d’honneur

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

Traduction plus littérale (modifiée par nos soins) :

Dans les champs de Flandre

Dans les champs de Flandre, les coquelicots ondulent
Entre les croix rang après rang
Qui marque notre place et dans le ciel
Les alouettes bravement chantent encore et volent
A peine audibles dans le bruit des canons
Nous sommes les morts. Il y a quelques jours,
Nous vivions encore, sentions l’aube, voyions s’embraser le soleil couchant
Aimions et étions aimés, et maintenant sommes étendus
Dans les champs de Flandre
Poursuivez votre combat avec l’adversaire
Nous vous lançons le flambeau de nos mains défaillantes
Afin qu’il soit vôtre et que vous le teniez haut
Si vous manquez de parole à nous qui mourons
Nous ne pourrons pas dormir bien que les coquelicots poussent
Dans les champs de Flandre

5 Réponses vers «11 novembre: Une histoire de coquelicots (In Flanders fields the poppies blow)»

  1. Sphynxter dit :

    Il y a aussi une version écrite par le Canadien Jean Morin.
    Intéressé?

  2. jcdurbant dit :

    Oui, volontiers, merci.

  3. Pas de coquelicots pour les musulmans britannique. dit :

    [...] Londres, 7 novembre (ANI). Anjem Choudary, un prédicateur qui prêche la haine dont nous avons déja parlé sur Bivouac-id ici et ici , a soulevé un tollé au Royaume-Uni après avoir enjoint aux musulmans britanniques de ne pas porter le coquelicot, qui est le symbole commémoratif des victimes des guerres auxquelles ont participé les citoyens britanniques, musulmans compris (lire). [...]

  4. Sphynxter dit :

    Dans les champs de Flandres
    Dansent les coquelicots
    Ils couvrent nos lits
    De croix en croix
    En rangs serrés

    Et dans leur vol
    Bravement
    Chantent les allouettes
    Sourdes
    Aux bruits des armes

    Nous sommes les morts
    Hier encore
    Nous vivions
    Sentions l’aurore
    Goûtions les crépuscules dorés
    Nous aimions
    Et nous étions aimés
    Et maintenant nous sommes couchés
    Dans les champs de Flandres

    À vous de lutter
    Nos mains blessées
    Vour rendent la flamme
    À vous de la brandir

    Si vous trompez notre foi
    Nous qui sommes morts
    Comment pourrons-nous reposer

    Même sous les coquelicots
    Dans les champs de Flandres

    ***
    Traduction Jean Morin
    Ottawa, novembre 2005

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