Médias-terrorisme: une spirale de mort mutuellement bénéfique (Media-Terrorism: partners in crime)

Media_terror

More ink equals more blood,  newspaper coverage of terrorist incidents leads directly to more attacks. It’s a macabre example of win-win in what economists call a "common-interest game. Both the media and terrorists benefit from terrorist incidents," their study contends. Terrorists get free publicity for themselves and their cause. The media, meanwhile, make money "as reports of terror attacks increase newspaper sales and the number of television viewers". Bruno S. Frey (University of Zurich) et Dominic Rohner (Cambridge)

Confirmation, par deux économistes suisse et britannique (merci lagrette), des liaisons dangereuses entre les medias et le terrorisme qui, comme on le soupçonne depuis longtemps, fonctionnent en une sorte de dispositif pervers, à savoir une véritable “spirale de mort mutuellement bénéfique” où plus le sang coule, plus l’encre coule et… vice-versa!

Ce qui est d’autant plus fâcheux qu’en plus des désastreuses conséquences pour les sociétés qui sont les premières victimes des terroristes (insécurité, cycle terreur – contre-terreur), tout ce tapage médiatique leur donne une fausse impression d’efficacité.

Alors que toute l’histoire récente (Malaisie, Philippines, Sri Lanka, Palestine, Tchéchénie, Irak, Colombie, Pérou, Irlande du nord, Espagne, ou même plus marginalement, Allemagne, Italie, France, Japon, Bretagne, Corse, Illich Ramirez-Sanchez au fond de sa prison parisienne) montre qu’hormis quelques effets ponctuels (la reculade de Madrid ou la capitulation préventive de pays comme la France ou l’Allemagne) ou l’installation de régimes tyranniques (Algérie du FLN), les organisations terroristes n’ont jamais rien accompli de durable.

Contrairement à la véritable "arme des faibles", les mouvements de masse (les organisations terroristes restant elles des mouvements d’élite prétendant réaliser les objectifs des opprimés sans et souvent… contre leur participation!) et généralement non-violents (manifestations de masse, grèves générales) qui, hormis contre les vrais régimes totalitaires (mais ceux-ci se montrent tout aussi résistants aux actions terroristes !), ont eux fait véritablement bouger les choses et laissé une trace dans l’histoire, comme par exemple la libération indienne derrière Ghandi ou le mouvement pour les droits civiques de Martin Luther King, mais aussi plus près de nous le syndicat polonais Solidarnosc ou les "People’s power" philippin, ukrainien, georgien, etc.

What’s Black and White and Red All Over?

Richard Morin
June 15, 2006

More ink equals more blood, claim two economists who say that newspaper coverage of terrorist incidents leads directly to more attacks.

It’s a macabre example of win-win in what economists call a "common-interest game," say Bruno S. Frey of the University of Zurich and Dominic Rohner of Cambridge University.

"Both the media and terrorists benefit from terrorist incidents," their study contends. Terrorists get free publicity for themselves and their cause. The media, meanwhile, make money "as reports of terror attacks increase newspaper sales and the number of television viewers."

The researchers counted direct references to terrorism between 1998 and 2005 in the New York Times and Neue Zuercher Zeitung, a respected Swiss newspaper. They also collected data on terrorist attacks around the world during that period. Using a statistical procedure called the Granger Causality Test, they attempted to determine whether more coverage directly led to more attacks.

The results, they said, were unequivocal: Coverage caused more attacks, and attacks caused more coverage — a mutually beneficial spiral of death that they say has increased because of a heightened interest in terrorism since Sept. 11, 2001.

One partial solution: Deny groups publicity by not publicly naming the attackers, Frey said. But won’t they become known anyway through informal channels such as the Internet?

Not necessarily, Frey said. "Many experiences show us that in virtually all cases several groups claimed responsibility for a particular terrorist act. I would like the same rule that obtains within a country: Nobody can be called a criminal — in our case a terrorist — if this has not been established by a court of law."

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