Israël: Attention, une légitimité peut en cacher une autre (Forget 181 and the green line: Looking back at Israel and its neighbor’s real legitimacy)

31 juillet, 2014

Le rejet du plan de partition de 1947 était une erreur, l’erreur du monde arabe dans son ensemble, mais est-ce qu’ils [les Israéliens] nous punissent de cette erreur soixante-quatre ans plus tard ? Mahmoud Abbas (Président de l’Autorité palestinienne, 28 octobre 2011)
Je pense que le Hamas cessera ses tirs de roquettes, le silence amènera le silence. Propos attribués à Barack Hussein Obama
Les signataires de ce communiqué, qui appartiennent au monde de la culture, déclarent leur indignation contre le génocide qui est en train d’être perpétué contre la population palestinienne par les troupes d’occupation israélienne dans la bande de Gaza." Collectif de célébrités espagnoles
Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays. Déclaration Balfour
Le Conseil de la Société des nations … Considérant que les Principales Puissances Alliées ont convenu que le Mandat est chargé d’appliquer la déclaration annoncée le 8 novembre 1917 par le Gouvernement Britannique et adoptée par les autres puissances alliées, en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ; étant clairement entendu qu’aucune démarche ne devrait être entreprise pouvant porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont bénéficiaient les Juifs dans d’autres pays. Résolution de San Remo (24  avril 1920, confirmée par le Conseil de la Société des nations le 24 juillet 1922, mise en application en septembre 1923)
3. Reconnaît que la dissolution de la Société des Nations mettra fin à ses fonctions en ce qui concerne les territoires sous mandat, mais note que des principes correspondant à ceux que déclare l’article 22 du Pacte sont incorporés dans les chapitres XI, XII et XIII de la Charte des Nations Unies;
4. Note que les Membres de la Société administrant actuellement des territoires sous mandat ont exprimé leur intention de continuer à les administrer, en vue du bien-être et du développement des peuples intéressés, conformément aux obligations contenues dans les divers mandats, jusqu’à ce que de nouveaux arrangements soient pris entre les Nations Unies et les diverses Puissances mandataires. »
Résolution de l’assemblée de la Société des nations (18 avril 1946)
À l’exception de ce qui peut être convenu dans les accords particuliers de tutelle conclus conformément aux Articles 77, 79 et 81 et plaçant chaque territoire sous le régime de tutelle, et jusqu’à ce que ces accords aient été conclus, aucune disposition du présent Chapitre ne sera interprétée comme modifiant directement ou indirectement en aucune manière les droits quelconques d’aucun État ou d’aucun peuple ou les dispositions d’actes internationaux en vigueur auxquels des Membres de l’Organisation peuvent être parties. Chapitre XII : Régime international de tutelle (article 80, San Francisco, 26 juin 1945)
Ayant en vue spécifiquement la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 Novembre 1948, les objectifs et principes suivants sont confirmés:
1. Est reconnu le principe selon lequel aucun avantage militaire ou politique ne devrait être acquis pendant la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité;
2. Il est également reconnu, les dispositions du présent accord étant dictées exclusivement par des considérations militaires, qu’aucune disposition du présent Accord ne porte en rien atteinte aux droits, revendications et positions de l’une ni de l’autre Partie dans le règlement pacifique et final de la question palestinienne. Accord Jordano-israélien d’armistice général du 3 Avril 1949 (article II)
The state of Israel came into being by the same legitimate process that created the other new states in the region, the consequence of the dismantling of the Ottoman Empire after World War I. Consistent with the traditional practice of victorious states, the Allied powers France and England created Lebanon, Syria, Iraq, and Jordan, and of course Israel, to consolidate and protect their national interests. This legitimate right to rewrite the map may have been badly done and shortsighted––regions containing many different sects and ethnic groups were bad candidates for becoming a nation-state, as the history of Iraq and Lebanon proves, while prime candidates for nationhood like the Kurds were left out. But the right to do so was bestowed by the Allied victory and the Central Powers’ loss, the time-honored wages of starting a war and losing it. Likewise in Europe, the Austro-Hungarian Empire was dismantled, and the new states of Austria, Hungary, Yugoslavia, and Czechoslovakia were created. And arch-aggressor Germany was punished with a substantial loss of territory, leaving some 10 million Germans stranded outside the fatherland. Israel’s title to its country is as legitimate as Jordan’s, Syria’s and Lebanon’s. Bruce Thornton
À la fin du XIXe siècle, se structure un nationalisme juif, le sionisme, qui soutient la création d’un État-nation juif en Palestine qu’il définit comme « Terre d’Israël »8. En 1917, les Britanniques, par l’intermédiaire de la Déclaration Balfour, se déclarent en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif. En 1919, est signé l’Accord Fayçal-Weizmann en tant qu’élément de la Conférence de paix de Paris. Cet accord prévoit l’établissement d’une coopération judéo-arabe pour le développement d’une patrie juive et d’une nation arabe en Palestine 9. La même année se tient à Jérusalem le Congrès de la Palestine arabe qui exige l’annulation de la déclaration de Balfour et l’inclusion de la Palestine comme partie intégrante du gouvernement arabe indépendant de la Syrie et rejette le sionisme tout en acceptant l’aide britannique sous condition de ne pas empiéter sur la souveraineté arabe en Palestine envisagée en tant qu’élément d’un État syrien indépendant10. La population arabe du pays s’oppose au projet. Des émeutes sont régulièrement organisées dans toute la Palestine dès 1919. En avril 1920, des émeutes à Jérusalem font une dizaine de morts et près de 250 blessés à la veille de la Conférence de San Remo qui doit étudier la question du futur de la Palestine. La Société des Nations s’y déclare favorable au projet d’établissement d’un foyer national juif et en 1922, elle officialise le mandat britannique sur la Palestine. Dès 1920, Mohammed Amin al-Husseini devient l’un des principaux leaders du nationalisme palestinien ayant pour but la création d’un État arabe palestinien indépendant; il s’oppose activement au sionisme et est considéré comme l’instigateur de 1921 à 1937 des émeutes violentes en réaction au projet de l’établissement d’un « Foyer juif » en Palestine. Il est réputé antisémite11,12. En 1937, alors qu’il est recherché par la police britannique pour son rôle dans ces émeutes il s’enfuit en Syrie13,14,15,16. En 1941, il se réfugie en Allemagne nazie et demande à Hitler de lui apporter son soutien contre la création d’un Foyer juif17,18,11. En 1925, Izz al-Din al-Qassam, né en Syrie, prône la lutte armée comme action politique19, en 1930 il fonde une organisation paramilitaire, La main noire qui se lance dans des attaques contre les juifs et les britanniques, prêchant la violence politique d’inspiration religieuse, le Jihad et l’anti-sionisme20,21. En 1935 est fondé le Parti arabe palestinien créé par la famille Al-Husseini. L’opposition arabe palestinienne culmine avec la Grande Révolte de 1936-1939. Menée par les nationalistes palestiniens, elle s’oppose à la fois à la présence juive et britannique en Palestine et aux hommes politiques palestiniens se revendiquant d’un nationalisme panarabe. Le 18 février 1947, les Britanniques annoncent l’abandon de leur mandat sur la région et transfèrent la responsabilité sur la Palestine mandataire à l’ONU. Wikipedia

 Attention: une légitimité peut en cacher une autre !

A l’heure où après une énième flagrante et continue agression du régime terroriste du Hamas soutenus par les islamistes du Qatar et de Turquie …

Et, l’idiot utile de la Maison Blanche et les maitres es ignorance du show biz espagnol en tête, l’habituelle et quasi-unanime condamnation du Monde dit libre …

Israël se voit à nouveau contraint de se défendre d’exister …

Retour, avec une excellente vidéo de Give peace a chance (merci Michel Gurfinkiel), sur la véritable légitimité de l’Etat d’Israël …

Qui, contrairement à une idée reçue ne tient ni la fameuse résolution 181 de l’ONU …

Ni à la fameuse "ligne verte"  qui n’est en fait qu’une ligne d’armistice …

Mais plutôt à la Résolution de San Remo de 1920 …

Comme d’ailleurs, suite au démembrement de l’Empire ottoman, … celle de la plupart des autres Etats de la région !

La légitimité d’Israël est liée à une décision internationale prise à San Remo

Document original créé par le site www.givepeaceachance.info

[Transcription par Menahem Macina, sur le site debriefing.org, 16 novembre 2011.]

La résolution de la Commission ad hoc sur la question de la Palestine a été adoptée par 33 voix pour, 13 voix contre, et 10 abstentions.

La résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations unies en 1947 a ouvert la voie à la renaissance, en 1948, de l’Etat d’Israël. Toutefois, cela confère-t-il à Israël une légitimité ?

Docteur Jacques Gauthier

La réponse est non. De façon générale, selon le droit international, les résolutions de l’assemblée générale ne sont pas contraignantes.

Howard Grief

C’est une légende très répandue. Il n’y a aucune vérité dans l’affirmation que le fondement juridique d’Israël repose sur la résolution de partition de l’ONU du 29 novembre 1947. Si le peuple juif et les Arabes s’étaient entendus pour contracter un accord fondé sur les termes d’une résolution, alors des droits et des devoirs auraient pu être créés dans le droit international. Mais cela n’a pas eu lieu.

Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU

Le véritable fondement juridique de l’Etat moderne d’Israël remonte à l’époque qui a suivi la Première Guerre mondiale. Quand les grandes puissances de l’époque et la Société des Nations – L’ONU de cette époque –  ont décidé de qu’il adviendrait des différents territoires ennemis.

Howard Grief (juriste en droit international) pratique le droit depuis 1966. Pendant de nombreuses années, et même avant cette date, il s’est intéressé aux questions du Moyen-Orient. Dans les années 80 il a entrepris d’analyser les minutes de la Conférence de San Remo de 1920, documents enfouis depuis longtemps dans les archives britanniques. Cela l’a amené à publier un livre ayant pour titre « Les fondements juridiques et les frontières d’Israël selon le Droit international ».

Howard Grief

Par rapport au droit international, la résolution de San Remo est le document constitutionnel principal de l’Etat d’Israël.

San Remo. La Villa Devachan. C’est le lieu où les droits juridiques furent accordés. C’est le lieu où les droits juridiques furent donnés aussi bien au peuple juif qu’au peuple arabe.

Le Docteur Jacques Gauthier est un juriste international spécialisé dans la défense des droits de l’homme. Pendant plus de 25 ans il a travaillé sur le statut juridique de Jérusalem par rapport au droit international, qui est le sujet de sa thèse de doctorat.

Docteur Jacques Gauthier

C’est ici que les dirigeants ayant un pouvoir de décision juridiquement irrévocable à l’égard des territoires ottomans ont délibéré et pris la décision, après avoir entendu les revendications de l’Organisation Sioniste à Paris, lors de la Conférence de Paix en 1919, après avoir entendu les demandes des délégations arabes au sujet de leurs desiderata concernant les territoires ottomans. Suite à ces demandes, un groupe parmi eux s’est réuni et a pris les décisions juridiquement contraignantes et définitives du point de vue du droit international sur qui obtiendrait quoi.

Dore Gold

la légitimité d’Israël est liée à une décision internationale prise à San Remo

A San Remo [25 avril 1920], ce qui était auparavant une approche exclusivement britannique a reçu le soutien sans réserves de la Communauté internationale. Ainsi, dans cette perspective,

et pas uniquement à un caprice de la politique britannique.

Le problème palestinien
En 1917, Lord Allenby conquit la Terre Sainte et les Juifs se virent promettre par le Comte Balfour un foyer national en Palestine. Une politique réalisée par Woodrow Wilson et la Société des Nations, qui fit de la Palestine un Mandat britannique.

Dore Gold :

Dans le Mandat pour la Palestine de 1922, la Société des Nations adopta une résolution très particulière. Ils décidèrent qu’ils reconnaissaient les droits historiques du peuple juif. Pour quoi faire ? Pour rétablir leur foyer national. Si vous prêtez attention aux mots utilisés, vous remarquez deux choses : vous remarquez qu’ils reconnaissent un droit préexistant et non pas la création d’un droit nouveau ; en d’autres termes, les droits historiques du peuple juif sur cette terre étaient reconnus par les grandes puissances, par l’équivalent de l’ONU à l’époque.

Docteur Jacques Gauthier

Le peuple juif fut choisi pour être bénéficiaire d’une « fiducie », d’un Mandat concernant la Palestine aux bons soins du gouvernement britannique. Les habitants arabes des territoires de Mésopotamie – L’Irak d’aujourd’hui –, la Syrie, le Liban, furent choisis pour être les bénéficiaires d’une « fiducie », d’un Mandat, une partie sous la tutelle, ou le Mandat, de la France – la Syrie et le Liban, une partie sous supervision britannique – la Mésopotamie. Je veux souligner que l’objectif premier du Mandat britannique pour la Palestine était d’accorder les droits politiques au peuple juif en ce qui concerne la Palestine

Howard Grief

Les droits civiques et religieux des Arabes en tant qu’individus étaient entièrement garantis dans le document du Mandat. En ce qui concerne les droits nationaux, ainsi que les droits collectifs politiques, ils étaient exclusivement réservés au peuple juif, parce que les Arabes avaient déjà reçu ces mêmes droits, non pas en Palestine, mais dans les pays environnants. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, il y a 21 pays arabes et 1 Etat juif.

La Seconde Guerre mondiale provoqua la dissolution de la Société des Nations elle fut remplacée en 1945 par les Nations Unies.

Harry S. Truman, ancien Président américain

La Charte des Nations Unies que vous signez en ce moment est une fondation solide sur laquelle nous pouvons construire un monde meilleur.

Selon le droit international, comment cela affecte-t-il les droits du peuple juif ?

Docteur Jacques Gauthier

Dans la seconde résolution adoptée par la Société des Nations, datée d’avril 1946, il est spécifié que l’intention était qu’après la dissolution de la SDN, il était primordial de « continuer à veiller au bien-être et au développement des peuples concernés par chacun des mandats, pour ce qui est de la Palestine, il s’agissait du peuple juif.

Howard Grief

Ainsi les droits reconnus comme étant inhérents au peuple juif étaient garantis par l’article 80.

Docteur Jacques Gauthier

Aucune disposition de la Charte ne peut être interprétée comme annulant ou modifiant, directement ou indirectement, les droits d’aucun peuple, même acquis avant l’établissement des Nations Unies. Je fais ainsi allusion à l’article 80 de la Charte.

Suite à l’établissement de l’Etat d’Israël en 1948, le pays fut envahi par cinq armées arabes, avec l’intention de détruire l’Etat juif. La partie est de Jérusalem fut annexée par la Jordanie. La ville fut divisée pendant 19 ans. La souveraineté jordanienne sur la Cisjordanie et Jérusalem n’a jamais été reconnue par les Nations Unies.

En 1967, Israël reprit Jérusalem-est lors d’une guerre défensive, et l’annexa par la suite.

Docteur Jacques Gauthier

La résolution 242 du Conseil de Sécurité, du 22 novembre 1967, est souvent désignée comme étant à l’origine des droits et devoirs de toutes les parties au Moyen-Orient. Concernant Jérusalem proprement dit, je soutiens l’idée qu’encore une fois, les droits ont été accordés sur la base de la reconnaissance des droits historiques, en se fondant sur le principe du rétablissement des possessions anciennes du peuple juif. L’Etat juif et le Peuple juif n’ont rien fait pour abandonner les droits qui leur ont été donnés concernant ce territoire, ni pour y renoncer.

Dore Gold

Quiconque consulte les données de recensement du XIXe siècle datant de la présence ici de l’empire ottoman, réalisera que le peuple juif avait réussi déjà au XIXe siècle à former de nouveau une majorité à Jérusalem et dans sa Vieille Ville. En 1864, le Consulat Britannique à Jérusalem a produit des données de recensement qui indiquent que sur 15 000 habitants de Jérusalem, en 1863, 8 000 étaient juifs. Nous parlons donc d’une ville qui a été juive depuis l’époque ottomane, depuis le milieu du XIXe siècle.

Docteur Jacques Gauthier

La Vieille Ville est sans doute la partie la plus controversée, la plus convoitée, au centre de la question la plus litigieuse. Lorsque l’on parle de la question de Jérusalem, il faut se souvenir qu’avant le milieu du XIXe siècle, Jérusalem était la Vieille Ville.

Dore Gold

Beaucoup de ceux qui disent à Israël de diviser à nouveau Jérusalem selon les frontières de 1967, et qui placent ainsi la totalité de la Vieille Ville du côté arabe palestinien, oublient les événements de 1948. En 1948, Jérusalem était envahie par 5 armées arabes. L’ONU avait alors assuré la création d’une ville internationale [il s'agissait, en fait de l'internationalisation de la ville de Jérusalem], mais les Nations Unies n’ont finalement rien fait. En définitive, il y eut un nettoyage ethnique des Juifs de la Vieille Ville de Jérusalem, et les Juifs furent obligés de partir. La Légion arabe, avec l’appui des habitants palestiniens détruisit 55 synagogues et écoles talmudiques : elles furent dynamitées.

Quiconque dit à Israël : Rendez Jérusalem, doit expliquer comment cela éviterait que l’histoire se répète. Souvenez-vous : de 1948 à 1967, avant qu’Israël ne réunifie Jérusalem, les Juifs n’avaient pas accès au Mur occidental. Israël est déterminé à ne pas voir cela se reproduire.

Après 18 ans d’un processus de paix qui a échoué sans qu’aucun accord ne soit en vue, l’Autorité Palestinienne a indiqué vouloir obtenir de l’Assemblée générale des Nations Unies la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien dans les frontières de la « Ligne verte » d’avant 1967 et avec Jérusalem-est comme capitale.

Docteur Jacques Gauthier

La « Ligne verte » est simplement une ligne d’armistice. C’est la ligne de démarcation choisie par Israël, le peuple juif et les Jordaniens, lorsqu’ils arrêtèrent les combats en 1949. Cette ligne, précisée dans l’accord d’armistice israélo-jordanien, n’a jamais été prévue comme pouvant produire des droits et des devoirs pour qui que ce soit.

Dore Gold

Les premiers accords d’Oslo, ceux de 1993, les grands accords d’Oslo de 1995, connus sous le nom d’Accord Intérimaire, avaient une clause appelée article 31. Cet article disait qu’aucune partie ne pourrait modifier le statut de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza avant l’achèvement des négociations de statut permanent.

Si les Palestiniens tentaient de modifier le statut du territoire sans négocier avec Israël, ce serait un acte unilatéral en violation de cet engagement. Pourquoi cela est-il particulièrement important pour l’Europe ? Parce que lorsque l’Accord intérimaire concernant cette clause importante fut signé à la Maison Blanche, en présence du Président Bill Clinton, l’Union Européenne avait également signé l’accord en tant que témoin. Donc, si les pays de l’UE décident de soutenir le projet Palestinien à l’ONU, en contradiction avec l’engagement palestinien d’Oslo, ils prêteront en fait main forte à la violation d’un accord écrit dont ils sont également signataires. La question qui se poserait immédiatement en Israël serait alors : qui pourrait à nouveau faire confiance à l’union européenne en l’impliquant dans le processus de paix, si elle viole les accords qu’elle a elle-même signés ?

Le monde entier dit à Israël : Pourquoi ne reconnaissez-vous pas les droits des Palestiniens à un Etat ? Cela semble élémentaire. Les Israéliens entendent cela tout le temps. Mais inversons les rôles un instant, voyez-vous qui que ce soit dire aux Palestiniens : Vous devez reconnaître au peuple juif le droit d’avoir son propre Etat, dont le régime a acquis une légitimité internationale, et des accords internationaux remontant à San Remo et au Mandat britannique de la Société des Nations ?  Malheureusement les mêmes exigences ne sont pas adressées à l’autre partie, et cela révèle peut-être les véritables intentions.

Docteur Jacques Gauthier

Beaucoup de ceux qui sont réunis ici à Rome (au Sénat de Rome en 2011) – sénateurs [dont Marcello Pera, ancien Président du Sénat italien], et parlementaires, venus pour parler du processus de paix, oui beaucoup sont inquiets des décisions que les nations pourraient prendre dans les semaines et mois à venir au sujet des droits du peuple juif, des droits de l’Etat d’Israël, de Jérusalem, et des territoires disputés. Afin de donner une chance à la paix, il est nécessaire d’honorer les promesses solennelles inscrites dans le droit des nations, promesses faites au peuple juif et à l’Etat d’Israël.

© Give Peace a chance

The British Mandate For Palestine
San Remo Conference, April 24, 1920

Confirmed by the Council of the League of Nations on July 24, 1922
Came into operation in September 1923.
"The Council of the League of Nations:

Whereas the Principal Allied Powers have agreed, for the purpose of giving effect to the provisions of Article 22 of the Covenant of the League of Nations, to entrust to a Mandatory selected by the said Powers the administration of the territory of Palestine, which formerly belonged to the Turkish Empire, within such boundaries as may be fixed by them; and

Whereas the Principal Allied powers have also agreed that the Mandatory should be responsible for putting into effect the declaration originally made on November 2nd, 1917, by the Government of His Britannic Majesty, and adopted by the said Powers, in favour of the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people, it being clearly understood that nothing should be done which might prejudice the civil and religious rights of existing non-Jewish communities in Palestine, or the rights and political status enjoyed by Jews in any other country; and

Whereas recognition has thereby been given to the historical connexion of the Jewish people with Palestine and to the grounds for reconstituting their national home in that country; and

Whereas the Principal Allied Powers have selected His Britannic Majesty as the Mandatory for Palestine; and

Whereas the mandate in respect of Palestine has been formulated in the following terms and submitted to the Council of the League for approval; and

Whereas His Britannic Majesty has accepted the mandate in respect of Palestine and undertaken to exercise it on behalf of the League of Nations in conformity with the following provisions; and

Whereas by the aforementioned Article 22 (paragraph 8), it is provided that the degree of authority, control or administration to be exercised by the Mandatory, not having been previously agreed upon by the Members of the League, shall he explicitly defined by the Council of the League of Nations;

Confirming the said Mandate, defines its terms as follows:

ARTICLE 1.

The Mandatory shall have full powers of legislation and of administration, save as they may be limited by the terms of this mandate.

ARTICLE 2.

The Mandatory shall be responsible for placing the country under such political, administrative and economic conditions as will secure the establishment of the Jewish national home, as laid down in the preamble, and the development of self-governing institutions, and also for safeguarding the civil and religious rights of all the inhabitants of Palestine, irrespective of race and religion.

ARTICLE 3.

The Mandatory shall, so far as circumstances permit, encourage local autonomy.

ARTICLE 4.

An appropriate Jewish agency shall be recognized as a public body for the purpose of advising and cooperating with the Administration of Palestine in such economic, social and other matters as may affect the establishment of the Jewish national home and the interests of the Jewish population in Palestine, and, subject always to the control of the Administration, to assist and take part in the development of the country.

The Zionist Organization, so long as its organization and constitution are in the opinion of the Mandatory appropriate, shall he recognized as such agency. It shall take steps in consultation with His Britannic Majesty’s Government to secure the cooperation of all Jews who are willing to assist in the establishment of the Jewish national home.

ARTICLE 5.

The Mandatory shall be responsible for seeing that no Palestine territory shall be ceded or leased to, or in any way placed under the control of, the Government of any foreign Power.

ARTICLE 6.

The Administration of Palestine, while ensuring that the rights and position of other sections of the population are not prejudiced, shall facilitate Jewish immigration under suitable conditions and shall encourage, in co-operation with the Jewish agency referred to in Article 4, close settlement by Jews on the land, including State lands and waste lands not required for public purposes.

ARTICLE 7.

The Administration of Palestine shall be responsible for enacting a nationality law. There shall be included in this law provisions framed so as to facilitate the acquisition of Palestinian citizenship by Jews who take up their permanent residence in Palestine.

ARTICLE 8.

The privileges and immunities of foreigners, including the benefits of consular jurisdiction and protection as formerly enjoyed by Capitulation or usage in the Ottoman Empire, shall not be applicable in Palestine.

Unless the Powers whose nationals enjoyed the aforementioned privileges and immunities on August 1st, 1914, shall have previously renounced the right to their re-establishment, or shall have agreed to their non-application for a specified period, these privileges and immunities shall, at the expiration of the mandate, be immediately re-established in their entirety or with such modifications as may have been agreed upon between the Powers concerned.

ARTICLE 9.

The Mandatory shall be responsible for seeing that the judicial system established in Palestine shall assure to foreigners, as well as to natives, a complete guarantee of their rights.

Respect for the personal status of the various peoples and communities and for their religious interests shall be fully guaranteed. In particular, the control and administration of Waqfs shall be exercised in accordance with religious law and the dispositions of the founders.

ARTICLE 10.

Pending the making of special extradition agreements relating to Palestine, the extradition treaties in force between the Mandatory and other foreign Powers shall apply to Palestine.

ARTICLE 11.

The Administration of Palestine shall take all necessary measures to safeguard the interests of the community in connection with the development of the country, and, subject to any international obligations accepted by the Mandatory, shall have full power to provide for public ownership or control of any of the natural resources of the country or of the public works, services and utilities established or to be established therein. It shall introduce a land system appropriate to the needs of the country having regard, among other things, to the desirability of promoting the close settlement and intensive cultivation of the land.

The Administration may arrange with the Jewish agency mentioned in Article 4 to construct or operate, upon fair and equitable terms, any public works, services and utilities, and to develop any of the natural resources of the country, in so far as these matters are not directly undertaken by the Administration. Any such arrangements shall provide that no profits distributed by such agency, directly or indirectly, shall exceed a reasonable rate of interest on the capital, and any further profits shall be utilized by it for the benefit of the country in a manner approved by the Administration.

ARTICLE 12.

The Mandatory shall be entrusted with the control of the foreign relations of Palestine, and the right to issue exequaturs to consuls appointed by foreign Powers. He shall also be entitled to afford diplomatic and consular protection to citizens of Palestine when outside its territorial limits.

ARTICLE 13

All responsibility in connexion with the Holy Places and religious buildings or sites in Palestine, including that of preserving existing rights and of securing free access to the Holy Places, religious buildings and sites and the free exercise of worship, while ensuring the requirements of public order and decorum, is assumed by the Mandatory, who shall be responsible solely to the League of Nations in all matters connected herewith, provided that nothing in this article shall prevent the Mandatory from entering into such arrangements as he may deem reasonable with the Administration for the purpose of carrying the provisions of this article into effect; and provided also that nothing in this Mandate shall be construed as conferring upon the Mandatory authority to interfere with the fabric or the management of purely Moslem sacred shrines, the immunities of which are guaranteed.

ARTICLE 14.

A special Commission shall be appointed by the Mandatory to study, define and determine the rights and claims in connection with the Holy Places and the rights and claims relating to the different religious communities in Palestine. The method of nomination, the composition and the functions of this Commission shall be submitted to the Council of the League for its approval, and the Commission shall not be appointed or enter upon its functions without the approval of the Council.

ARTICLE 15.

The Mandatory shall see that complete freedom of conscience and the free exercise of all forms of worship, subject only to the maintenance of public order and morals, are ensured to all. No discrimination of any kind shall be made between the inhabitants of Palestine on the ground of race, religion or language. No person shall be excluded from Palestine on the sole ground of his religious belief.

The right of each community to maintain its own schools for the education of its own members in its own language, while conforming to such educational requirements of a general nature as the Administration may impose, shall not be denied or impaired.

ARTICLE 16.

The Mandatory shall be responsible for exercising such supervision over religious or eleemosynary bodies of all faiths in Palestine as may be required for the maintenance of public order and good government. Subject to such supervision, no measures shall be taken in Palestine to obstruct or interfere with the enterprise of such bodies or to discriminate against any representative or member of them on the ground of his religion or nationality.

ARTICLE 17.

The Administration of Palestine may organize on a voluntary basis the forces necessary for the preservation of peace and order, and also for the defence of the country, subject, however, to the supervision of the Mandatory, but shall not use them for purposes other than those above specified save with the consent of the Mandatory. Except for such purposes, no military, naval or air forces shall be raised or maintained by the Administration of Palestine.

Nothing in this article shall preclude the Administration of Palestine from contributing to the cost of the maintenance of the forces of the Mandatory in Palestine.

The Mandatory shall be entitled at all times to use the roads, railways and ports of Palestine for the movement of armed forces and the carriage of fuel and supplies.

ARTICLE 18.

The Mandatory shall see that there is no discrimination in Palestine against the nationals of any State Member of the League of Nations (including companies incorporated under its laws) as compared with those of the Mandatory or of any foreign State in matters concerning taxation, commerce or navigation, the exercise of industries or professions, or in the treatment of merchant vessels or civil aircraft. Similarly, there shall be no discrimination in Palestine against goods originating in or destined for any of the said States, and there shall be freedom of transit under equitable conditions across the mandated area.

Subject as aforesaid and to the other provisions of this mandate, the Administration of Palestine may, on the advice of the Mandatory, impose such taxes and customs duties as it may consider necessary, and take such steps as it may think best to promote the development of the natural resources of the country and to safeguard the interests of the population. It may also, on the advice of the Mandatory, conclude a special customs agreement with any State the territory of which in 1914 was wholly included in Asiatic Turkey or Arabia.

ARTICLE 19.

The Mandatory shall adhere on behalf of the Administration of Palestine to any general international conventions already existing, or which may be concluded hereafter with the approval of the League of Nations, respecting the slave traffic, the traffic in arms and ammunition, or the traffic in drugs, or relating to commercial equality, freedom of transit and navigation, aerial navigation and postal, telegraphic and wireless communication or literary, artistic or industrial property.

ARTICLE 20.

The Mandatory shall co-operate on behalf of the Administration of Palestine, so far as religious, social and other conditions may permit, in the execution of any common policy adopted by the League of Nations for preventing and combating disease, including diseases of plants and animals.

ARTICLE 21.

The Mandatory shall secure the enactment within twelve months from this date, and shall ensure the execution of a Law of Antiquities based on the following rules. This law shall ensure equality of treatment in the matter of excavations and archaeological research to the nationals of all States Members of the League of Nations.

ARTICLE 22.

English, Arabic and Hebrew shall be the official languages of Palestine. Any statement or inscription in Arabic on stamps or money in Palestine shall be repeated in Hebrew and any statement or inscription in Hebrew shall be repeated in Arabic.

ARTICLE 23.

The Administration of Palestine shall recognize the holy days of the respective communities in Palestine as legal days of rest for the members of such communities.

ARTICLE 24.

The Mandatory shall make to the Council of the League of Nations an annual report to the satisfaction of the Council as to the measures taken during the year to carry out the provisions of the mandate. Copies of all laws and regulations promulgated or issued during the year shall be communicated with the report.

ARTICLE 25.

In the territories lying between the Jordan and the eastern boundary of Palestine as ultimately determined, the Mandatory shall be entitled, with the consent of the Council of the League of Nations, to postpone or withhold application of such provisions of this mandate as he may consider inapplicable to the existing local conditions, and to make such provision for the administration of the territories as he may consider suitable to those conditions, provided that no action shall be taken which is inconsistent with the provisions of Articles 15, 16 and 18.

ARTICLE 26.

The Mandatory agrees that if any dispute whatever should arise between the Mandatory and another Member of the League of Nations relating to the interpretation or the application of the provisions of the mandate, such dispute, if it cannot be settled by negotiation, shall be submitted to the Permanent Court of International Justice provided for by Article 14 of the Covenant of the League of Nations.

ARTICLE 27.

The consent of the Council of the League of Nations is required for any modification of the terms of this mandate.

In the event of the termination of the mandate hereby conferred upon the Mandatory, the Council of the League of Nations shall make such arrangements as may be deemed necessary for safeguarding in perpetuity, under guarantee of the League, the rights secured by Articles 13 and 14, and shall use its influence for securing, under the guarantee of the League, that the Government of Palestine will fully honour the financial obligations legitimately incurred by the Administration of Palestine during the period of the mandate, including the rights of public servants to pensions or gratuities.

The present instrument shall be deposited in original in the archives of the League of Nations and certified copies shall be forwarded by the Secretary General of the League of Nations to all Members of the League.

DONE AT LONDON the twenty-fourth day of July, one thousand nine hundred and twenty-two."


Gaza: Ce drapeau du djihad qui trône place de la République et ces Français qui attendent juste que ça passe … (While Paristan burns, will the silent majority finally wake up ?)

28 juillet, 2014
http://rootsisrael.com/wp-content/uploads/2014/07/marianneOK-657x360.jpg
 
http://www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2014/07/DSCN1348.jpg
http://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/2014/07/op-gaza-opinion_0.jpg
Gaza: l’indifférence domine. Sondage Ifop (23 juillet 2014)
Des manifestations suivies d’émeutes fleurissent partout, et nous donnent envie de renommer la ville lumière Paristan. Des commerces juifs, des synagogues, des individus juifs, sont pointés du doigt sur les réseaux sociaux et attaqués par une horde de sauvages qui ne savent même pas mettre Gaza sur une carte. Des gauchistes en mal de combats défient le gouvernement en allant manifester là où des émeutiers brûlent des drapeaux israéliens et exhibent des messages antisémites d’un autre âge, accompagnés de drapeaux du djihad et du hezbollah. Des Français "en ont marre" de cette importation du conflit, mais ne se prononcent pas, et attendent juste que ça passe en évitant certains quartiers les jours de manif. (…) Des gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient à la place d’un militaire israélien de 20 ans face à un gazaoui de 14 ans qui lui tire dessus avec une mitraillette. Ces mêmes gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient si eux et leurs enfants subissaient des bombardements quotidiens, et cerise sur le cheese cake, l’opprobre de la communauté internationale. Ces mêmes gens ne se rendent pas compte que nous aussi, israéliens, avons mal pour les civils tués quotidiennement. Et c’est pourquoi nous sommes fiers de cette armée qui prévient, qui essaye de limiter autant que possible les pertes civiles.  (…) Alors vous savez quoi ? Je crois qu’à un moment, je vais m’en foutre de ce que vous pensez. Du fait que la levée de boucliers a eu lieu quand le gouvernement français a soutenu Israël et a interdit les manifs, mais que personne ne dit rien quand l’état débloque 11 millions pour Gaza, alors que tout le monde sait très bien où va aller cet argent. (…) Nous n’allons pas nous excuser d’être en vie parce que l’état israélien fait tout pour protéger ses civils. Alors non, je ne répondrai plus aux « oui mais à Gaza quand même y’a vachement de morts ». (…) Vous pensez avoir tout compris au conflit israélo palestinien en prenant parti pour le plus faible ? Vous oubliez une chose. Israël n’est pas en conflit contre la Palestine. Mais contre le Hamas. Qui est responsable de la mort de centaines de civils. Le hamas n’est pas plus un mouvement de résistance que Boko Aram. Le hamas ne veut pas deux états, il veut détruire Israël. (…) Alors vous, la « majorité silencieuse » qui a « hâte que cela s’arrête », réveillez-vous. Quant à vous, les manifestants du dimanche (et du samedi aussi), qui vous prenez pour Che Guevara parce que vous brûlez des drapeaux israéliens le visage masqué en criant « Hitler reviens » et parce que vous détruisez le bitume parisien, sachez une chose : personne n’est dupe. Vous n’apportez rien à la cause palestinienne si ce n’est de la désolation. Vous desservez tellement votre cause que plus personne ne vous croit.  Alors oui, peut être que je dormirai mieux si je m’en fous. Si je ne regarde plus ce drapeau du djihad qui trône place de la République un samedi après midi d’été au cours d’une manifestation interdite, et organisée quand même par des partis politiques dont le NPA … Sophie Taieb

A l’heure où, entre les djihadistes du dimanche et l’extrême gauche en mal de combats, Paristan brûle et le drapeau du djihad trône place de la République …

Et où, comme le confirme un sondage Ifop, une majorité silencieuse "attend juste que ça passe en évitant certains quartiers les jours de manif" …

Comment, avec l’excellent blog de Sophie Taieb Roots Israel, ne pas avoir envie de se réveiller et de se prononcer enfin ?

Salut à toi l’anti-sioniste, salut à toi l’antisémite, salut à toi l’anti-moi …

Sophie Taieb

Root Israel

27/07/2014

On a tout essayé.
D’expliquer, de concrétiser, d’imager, d’utiliser toutes les métaphores, paraboles, hyperboles, superbowls possibles… mais il n’y a rien à faire, on ne nous aime pas.
Depuis plus d’un mois, Israël est bombardé à l’aveugle par une organisation terroriste, qui prépare depuis des années un plan machiavélique visant à tuer le plus de civils possibles en passant par des tunnels construits avec l’aide humanitaire et les dons de l’ONU.
Gaza est à la merci de ce même groupe terroriste financé par des citoyens pensant aider les « pauvres enfants palestiniens » et par l’emir du Qatar qui aurait pu s’en tenir au PSG.
Paris est à feu est à sang à cause de barbares décidés à en découdre avec la « LDJ » dont ils ne connaissent rien à part la page wikipedia. Des politiques diffusent des photos de « gens de la LDJ » suivis d’appels au meurtre. Des manifestations suivies d’émeutes fleurissent partout, et nous donnent envie de renommer la ville lumière Paristan.
Des commerces juifs, des synagogues, des individus juifs, sont pointés du doigt sur les réseaux sociaux et attaqués par une horde de sauvages qui ne savent même pas mettre Gaza sur une carte.
Des gauchistes en mal de combats défient le gouvernement en allant manifester là où des émeutiers brûlent des drapeaux israéliens et exhibent des messages antisémites d’un autre âge, accompagnés de drapeaux du djihad et du hezbollah.

Des Français « en ont marre » de cette importation du conflit, mais ne se prononcent pas, et attendent juste que ça passe en évitant certains quartiers les jours de manif.

Des médias se saisissent du conflit et des émeutes inhérentes en laissant leurs internautes s’étriper, glorifier Hitler, et se menacer sur les réseaux sociaux sans aucune modération.

De gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient à la place d’un militaire israélien de 20 ans face à un gazaoui de 14 ans qui lui tire dessus avec une mitraillette. Ces mêmes gens prennent parti sans même se demander ce qu’ils feraient si eux et leurs enfants subissaient des bombardements quotidiens, et cerise sur le cheese cake, l’opprobre de la communauté internationale. Ces mêmes gens ne se rendent pas compte que nous aussi, israéliens, avons mal pour les civils tués quotidiennement. Et c’est pourquoi nous sommes fiers de cette armée qui prévient, qui essaye de limiter autant que possible les pertes civiles.

JE SUIS TRES ENERVEE ET J’AURAIS PU ECRIRE TOUT CELA EN MAJUSCULES mais les 12 heures de cessez le feu m’ont quelque peu calmée.

Alors vous savez quoi ?
Je crois qu’à un moment, je vais m’en foutre de ce que vous pensez. Du fait que vous n’avez pas l’empathie nécessaire pour vous rendre compte que mes compatriotes, ma famille, mes collègues, mes amis et moi même soyons visés quotidiennement par des bombardements incessants. Du fait que vous n’affirmiez pas haut et fort que ces salopards du hamas méritent d’être tous arrêtés pour ce qu’ils nous font, et pour ce qu’ils font à leurs civils. Du fait que la levée de boucliers a eu lieu quand le gouvernement français a soutenu Israël et a interdit les manifs, mais que personne ne dit rien quand l’état débloque 11 millions pour Gaza, alors que tout le monde sait très bien où va aller cet argent.
Je me rends compte que je deviens israélienne. Vous ne nous aimez pas ? Vous ne comprenez pas que sans cette intervention terrestre nous aurions été massacrés sans discernement à la rentrée ? Vous ne comprenez pas ce que même l’Egypte comprend en prêchant pour l’opération à Gaza ? Vous ne voyez pas que le hamas a le cynisme d’attaquer un hôpital construit par les Israéliens à la bordure de Gaza pour soigner les civils gazaouis ? Qu’il refuse tous les cessez le feu ? Ou alors vous ne vous sentez pas concernés par « les juifs et les arabes » qui « pourraient la mettre en veilleuse » ?
Tant pis pour nous, tant pis pour vous.
Nous n’allons pas nous excuser d’être en vie parce que l’état israélien fait tout pour protéger ses civils. Alors non, je ne répondrai plus aux « oui mais à Gaza quand même y’a vachement de morts ».
Nous n’allons pas arrêter les tirs vers Gaza tant que nous recevrons des roquettes parce que le hamas essaye de nous tuer. Et qu’heureusement, il n’y arrive pas trop (voir point précédent).
Nous n’allons pas vous harceler en vous prédisant une période difficile si les juifs quittent la France, pour Israël ou ailleurs, parce qu’ils en ont tout simplement marre d’être juifs. En France.
Vous pensez avoir tout compris au conflit israélo palestinien en prenant parti pour le plus faible ? Vous oubliez une chose. Israël n’est pas en conflit contre la Palestine. Mais contre le Hamas. Qui est responsable de la mort de centaines de civils. Le hamas n’est pas plus un mouvement de résistance que Boko Aram. Le hamas ne veut pas deux états, il veut détruire Israël. Et mes concitoyens et moi même nous battrons de toutes nos forces pour que cela n’arrive jamais et pour que vous aussi puissiez venir vous la couler douce sous le soleil de Tel Aviv. Alors vous, la « majorité silencieuse » qui a « hâte que cela s’arrête », réveillez-vous. Quant à vous, les manifestants du dimanche (et du samedi aussi), qui vous prenez pour Che Guevara parce que vous brûlez des drapeaux israéliens le visage masqué en criant « Hitler reviens » et parce que vous détruisez le bitume parisien, sachez une chose : personne n’est dupe. Vous n’apportez rien à la cause palestinienne si ce n’est de la désolation. Vous desservez tellement votre cause que plus personne ne vous croit.

Alors oui, peut être que je dormirai mieux si je m’en fous. Si je ne regarde plus ce drapeau du djihad qui trône place de la République un samedi après midi d’été au cours d’une manifestation interdite, et organisée quand même par des partis politiques dont le NPA. Peut être que je dormirai mieux si je ne passe plus de temps à répondre à des adorateurs d’Hitler sur le forum d’itélé. Peut être, ou peut être pas. Mais lundi, je m’y mets.

Voir également:

Les seize commandements de l’Etat islamique en Irak et au Levant
Jean-Pierre PERRIN envoyé spécial en Irak

Libération

23 juin 2014

La charte de l’Etat islamique en Irak et au Levant, distribuée à Mossoul le 13 juin 2014.
Deux jours après leur conquête de Mossoul, en Irak, le groupe jihadiste distribuait une «charte» instituant la terreur.

C’est une charte d’épouvante que l’Etat islamique en Irak et au Levant, Daech comme on l’appelle dans la région qui est son acronyme en arabe, a fait distribuer à Mossoul après la conquête de la ville, le 11 juin. Seize articles terrifiants qui organisent la vie du million et demi d’habitants que compte actuellement la ville.

Dans son article 5, elle promet à ceux qui «détruisent la terre», entendez ceux qui s’opposent à la volonté de Dieu, «l’exécution, la crucifixion, l’amputation des bras ou (et) des jambes, ou l’exil», avant, bien sûr, la géhenne éternelle.

Dans son article 8, elle interdit l’usage de l’alcool, du tabac et des drogues.

L’article 10 interdit désormais toute manifestation publique, sous prétexte qu’elles sont contraires à l’islam.

L’article 13 s’adresse, lui, aux statues auxquelles elle promet la destruction du fait qu’elles étaient adorées avant l’islam. Il se fonde notamment sur la destruction par Mahomet de 360 statues à La Mecque et sur la sourate Al-Maeda : «O les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez.» Ce qui fait craindre que Daech s’attaque au site archéologique de Ninive, l’un des plus beaux du Moyen-Orient.

L’article 14 précise que les femmes devront sortir le visage et le corps complètement couverts par un niqab, à la condition que «le déplacement soit nécessaire», autorisé par le père, le frère ou le mari, et accompagné de l’un d’eux.

Par ailleurs, Daech vient d’imposer le statut de dhimmi (statut humiliant de sujétion et de protection des non-musulmans en terre d’islam) aux chrétiens de Mossoul, ce qui se traduit d’emblée par un impôt spécial de 250 dollars par personne et par mois.

Voir enfin:

Les extrémistes détruisent une autre mosquée historique à Mossoul

La presse

27 juillet 2014

Parmi les bâtiments religieux détruits à Mossoul la semaine dernière figurent la mosquée du prophète Seth et la mosquée du prophète Younès (en photo), considérée comme son lieu de sépulture.

Après avoir fait d’importants gains en Syrie face aux troupes d’Assad, les djihadistes de l’EIIL ont pris l’Irak d’assaut s’emparant d’importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l’Irak et la Syrie. »

Des résidants de Mossoul, dans le nord de l’Irak, ont déclaré dimanche que les extrémistes de l’État islamique avaient détruit une autre mosquée et un mausolée d’une grande valeur historique.
Selon ces résidants, la mosquée et le mausolée du prophète Jarjis ont été bombardés par des islamistes dimanche soir. Depuis une semaine, les extrémistes ont détruit plusieurs monuments religieux hautement vénérés à Mossoul.

Les résidants se sont adressés anonymement à l’Associated Press par crainte de représailles.

L’État islamique, un groupe djihadiste, a lancé une violente offensive à travers le nord et l’ouest de l’Irak à la fin de l’année dernière et a pris le contrôle de Mossoul en juin.

Parmi les bâtiments religieux détruits à Mossoul la semaine dernière figurent la mosquée du prophète Seth et la mosquée du prophète Younès (Jonas), considérée comme son lieu de sépulture.


Gaza: Le Hamas transforme les écoles en de potentielles cibles militaires et met en danger la vie d’enfants innocents (Props to point cameras at: Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props and to sacrifice them on the altar of Jihad)

27 juillet, 2014
http://a57.foxnews.com/global.fncstatic.com/static/managed/img/fn2/feeds/Associated%20Press/2014/07/18/876/493/Mideast%20Palestinians%20Children%20Killed-3.jpg?ve=1&tl=1
https://scontent-b-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-xpa1/v/t1.0-9/994119_690840257662370_8492889479503410946_n.jpg?oh=90435c95514d3c30ee4948bd42a2ca5e&oe=543CA745

Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. René Girard
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Le Secrétaire général est alarmé d’apprendre que des roquettes ont été entreposées dans une école de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Gaza, et que ces armes ont par la suite disparu.  Il fait part de son indignation et de son regret concernant le fait que des armes ont été placées dans une école administrée par l’ONU.  En agissant de la sorte, les personnes responsables transforment les écoles en de potentielles cibles militaires et mettent en danger les vies d’enfants innocents, des employés de l’ONU qui travaillent dans de tels locaux, et de tout autres personnes qui ont recours aux écoles de l’ONU comme abris. Le Secrétaire général note que cet acte contrevient aux termes de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité qui appelle à la prévention du trafic d’armes.  Il exige que les groupes militants responsables cessent immédiatement de conduire ce genre d’actions et soient tenus responsables d’avoir ainsi mis en danger la vie de personnes civiles. (…) Le Secrétaire général appelle toutes les parties exerçant une influence sur les groupes militants à envoyer un message indiquant sans aucune équivoque qu’une telle situation est inacceptable. Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon (23/7/2014)
Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique. Groupe de cinéastes israéliens
 During a police patrol that the author was permitted to accompany in December 2011, nothing was done to impede the use of children in the tunnels, where, much as in Victorian coal mines, they are prized for their nimble bodies. At least 160 children have been killed in the tunnels, according to Hamas officials. Safety controls on imports appear similarly lax, although the TAC insists that a sixteen-man contingent carries out sporadic spot-checks. Nicolas Pelham
Hamas has understood what the ideology of terror has clearly espoused for over a hundred years. When attacking a democracy, the terrorist has to put it in a quandary. The way to do that is to force the democracy to kill civilians. So if you set up your terror-base under a school or a hospital, you’ve got it made in the shade. You launch missiles, for example, against Israel. Now the Israelis have a choice. Either they don’t respond, in which case the terror mounts in the face of ongoing impotence, or they do respond, in which case you’re going to have civilian deaths and dramatic pictures for the West’s nightly news. Basically, the Western media has taught Hamas that it doesn’t matter how downright evil you are. It doesn’t matter if you launch two thousand missiles at civilian targets, including the airport. It doesn’t matter if you use your own children as human shields. You’ll get the coverage you want if CNN, BBC et al. have props to point their cameras at. Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props, and to sacrifice them on the altar of Jihad. By misreporting, our media has encouraged the bad guys to kill their own children, and has dragged Israel into a war it did not want.(…)  while journalists feign concern for Palestinian kids, they are actually creating the environment for their deaths. Simcha Jacobovici
The main argument presented by Israel’s critics can be summarised in a single sentence: Not enough of your children are dying. I refuse to apologise for that, but I urge you to remember that while our children may not be dying, it is not for Hamas’s lack of trying. Since the beginning of the last round of fighting, thousands of rockets have been launched at Israeli cities, armed terrorists have attempted to execute mass attacks in villages by the border and hundreds of mortars have been aimed at kindergartens and schools. The only reason these attempts at mass killing are not making an impression is that Hamas has failed. The Israeli Defence Forces’ land and air operation, along with Iron Dome, the anti-missile defence system developed by Israel, prevented us from gaining the world’s sympathy in return for images of mutilated Jewish children. Given a choice between sympathetic news coverage and the lives of our children, I choose life. Hamas chooses otherwise. Western eyes and ears consider it a dubious choice, but Hamas never hid its position on the matter: it has no problem with Palestinian children dying, so long as it serves its political objectives. I know that sounds cynical, but that’s because it really is. Islamic terror is absolutely cynical, it always was and always will be, and its greatest speciality is taking advantage of every democracy’s main weakness – the fact that we sanctify life. The average Western viewer sees both sides of the conflict on television. One side is dying and the other side insists on continuing with daily life. One can understand them for taking the side of the injured party, and let’s be absolutely clear – to us, the death of any child, Israeli or Palestinian, is a tragedy. On the other hand, that does not release us from answering the question of who is truly to blame for this tragedy? The power of these images is the reason that Hamas intentionally builds its missile factories and bunkers underneath civilian homes, stores its ammunition in schools and kindergartens (including United Nations schools), launches its rockets surrounded by civilian families, despite knowing beyond any doubt that it will lead to innocent casualties. Hamas rests its conscience – if it even has one – by announcing that the dead children are “Shahids” who will make it to heaven. I know it sounds crazy, impossible to understand, but I have no way of helping you with that. I have spent my entire life in the Middle East and I still cannot understand how people can sacrifice their children. It contradicts everything we know of humanity or parenthood and yet it happens. The absurd result is that Israel does much more to protect Palestinian children than Hamas and yet many Europeans and many Britons accuse us of being responsible for their deaths. They ignore the fact that Israel is the only country in the history of wars that calls ahead before we fire. Tens of thousands of Palestinians have received phone calls, text messages and leaflets warning residents to vacate combat zones. Israeli air force sorties were cancelled after the planes were in the air due to reports of civilian presence – all in order to prevent innocent casualties. But Hamas forbade civilians to leave their homes, put them on rocket factory rooftops, forced the children – its own children – to remain in areas that would clearly become harsh door-to-door combat zones. For Hamas, it is a win-win situation: either the attack is cancelled and it can go on launching missiles at Israel or the attack succeeds and it can go on launching images of dead children at media outlets around the world. Yair Lapid (Israeli Minister of Finance and chairman of the Yesh Atid Party)
The absence of Israeli forces in Gaza for nine years let Hamas build tunnel networks to smuggle in military materiel, manufacture and store munitions, deploy forces and infiltrate beneath the border to launch attacks against Israel. It also gave Hamas the freedom to prepare formidable defences, the reason why there have been so many casualties since the Israeli Defence Force (IDF) began its ground offensive a week ago. (…) Like Hamas’s rockets, the V1 “doodlebug” was an explosive missile, intended to kill civilians indiscriminately. At the height of the campaign more than 100 V1s a day were fired at the south coast of England, fewer than the average of 130 Hamas rockets fired at Israel in this conflict. Like Hamas’s rockets, V1s regularly sent terrified British civilians racing to the shelters. And yes, the RAF did bomb the towns that harboured them. In 1943 Bomber Command launched a 600-bomber raid to destroy the assembly shops in Peenemunde and in the first six months of 1944, 2,000 tons of explosives were dropped on launch sites on the French coast. Hamas cannot defend its rocket sites with ack-ack guns and fighter aircraft. Instead it uses human shields, deliberately locating missiles among the civilian population. This tactic is very familiar to our troops fighting the Taliban in Helmand. I had to order raids into densely packed high-rise apartments in Kabul where terrorist cells were using human shields, including babies. The presence of civilians at the V1 sites was not a significant consideration for Britain, which had to stop the rockets at any cost: 732 innocent civilians died in the raid on Peenemunde. In different circumstances the Israelis use the most sophisticated and comprehensive means of avoiding civilian casualties yet employed by any army in the world. Multilayer surveillance systems confirm whether there are civilians in the target area; triple-lock authorisation is required for every strike; phone calls, leaflet drops, radio messages and harmless explosive charges warn civilians to leave. Many missions are aborted if civilians remain in a target zone. The tragedy of so many civilian casualties is to a large extent due to Hamas’s policy of compelling men, women and children to stay in the path of danger. The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, blamed this use of human shields after 15 people, many of them children, were killed in the shelling of a UN-run school. Hamas hopes this will deter the Israelis from bombing but, with barbaric reasoning, its greater hope is that the attacks will go ahead, killing its own civilians. We have all seen the images of dead babies on Gaza’s mortuary slabs. No amount of protest from Israel about the morality of its armed forces and their adherence to the laws of war can outweigh the influence of these images, used by Hamas supporters to incite mass protest against Israel. It is a mistake to believe these marches are simply the natural outpouring of support for bleeding and beleaguered Palestinians. The chants of “Jews back to Birkenau” would have had Oswald Moseley bristling with pride. Humanitarian groups and world leaders, including Nick Clegg condemn the IDF for war crimes and Ban Ki Moon characterised Israeli military operations as an atrocity. This rising condemnation of Israel’s defensive operations — lawful under the Geneva conventions — plays right into Hamas’s hands. It validates their criminal use of human shields and will encourage jihadist groups everywhere to follow suit. Richard Kemp
Ce qui n’était apparemment pas prévu par la direction du Hamas était l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes israéliens à proximité d’Hebron, enlèvement qui a donné l’opportunité à Israël de démanteler des cellules du Hamas en Judée Samarie, et qui a conduit le Hamas à lancer, de manière précipitée, une offensive contre Israël, destinée à susciter un embrasement du monde musulman contre Israël, au moment où l’Etat Islamique se constituait en califat en Syrie et en Irak. Ce qui n’était pas prévu par la direction du Hamas était l’efficacité du Dôme de fer israélien, qui a réduit l’essentiel des missiles du Hamas à l’état de pétards mouillés. Si ne serait-ce qu’un sur cinq des missiles détruits par le Dôme de fer avait atteint des villes, des populations civiles, des installations nucléaires, on n’ose imaginer les dégâts qui auraient résulté, et l’ampleur des soulèvements de foules galvanisées par le sang juif versé. Ce qui était prévu par la direction du Hamas était la réplique israélienne. Et les boucliers humains utilisés par le Hamas sont censés servir à fabriquer des cadavres arabes à brandir pour exciter les foules contre Israël. Le Hamas veut un maximum de cadavres arabes à brandir. Les alliés du Hamas veulent un maximum de cadavres d’Arabes tués par Israël. Israël doit se battre pour qu’il y ait le moins possible d’Arabes tués, et cela entraîne davantage de morts israéliens, hélas. Ce qui était prévu par la direction du Hamas était un soulèvement de foules arabes et musulmanes, à commencer par les foules arabes de Judée Samarie et d’Israël, et aussi des manifestations anti-israéliennes dans le monde entier, une attitude pusillanime des puissances européennes, une complicité implicite de l’administration Obama avec le Hamas. Guy Millière
Gardons-nous (…) de tout confondre. Les Israéliens n’occupent plus Gaza. Il n’y a plus de présence juive sur ce territoire. Si les leaders du Hamas avaient choisi d’y construire un commencement d’Etat et, pour y assurer une vie décente à leurs administrés, de coopérer avec Israël, il n’y aurait pas de blocus et le camp de la paix israélien serait assez fort aujourd’hui pour imposer le retrait de Cisjordanie. Au lieu de cela, le Hamas a employé tout l’argent de ses généreux donateurs à l’achat de missiles et de roquettes et à l’édification d’une ville souterraine pour enfouir cet arsenal, pour cacher ses dirigeants et pour permettre à ses combattants de mener des incursions meurtrières dans les kibboutz du sud d’Israël. (…) Lorsqu’on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales. Pour gagner médiatiquement la guerre, ils veulent faire apparaître Israël comme un Etat criminel. Chaque victime civile est une bénédiction pour eux. Ces mouvements ne protègent pas la population, ils l’exposent. Ils ne pleurent pas leurs morts, ils comptabilisent avec ravissement leurs «martyrs». Et ils bombardent méthodiquement l’hôpital de campagne pour les blessés palestiniens que l’armée israélienne a installée en bordure de Gaza. Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes. Je demanderais la levée du blocus si elle était assortie de la démilitarisation de Gaza. Au lieu de cela, on confond Gaza et Sarajevo. Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion et ce sont les plus cyniques, les plus inhumains, qui profitent de cette grande indifférenciation humanitaire. Alain Finkielkraut

Question: pourquoi le communiqué peut-être le plus important de toute l’actuelle guerre de Gaza n’est-il pas lu par le secrétaire-général de l’ONU en personne ?

(Question subsidiaire: pourquoi nos médias ne prennent-ils même pas la peine de le publier ?)

(Deuxième question subsidiaire: pourquoi ne mentionne-t-il pas le véritable responsable: le Hamas lui-même ?)

Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris

Et qui chercheraient vainement dans nos médias …

Petit dossier de rattrapage …

Sur la raison de ces photos et images de victimes civiles et notamment d’enfants dont nous sommes quotidiennement bombardés dans nos médias  …

A savoir, l’utilisation désormais parfaitement mise à jour et attestée (si cette guerre pouvait servir à quelque chose, ce serait peut-être à cela mais qui dans nos médias aux ordres  prend la peine de le rappeler ?) de sa population par le Hamas comme boucliers humains …

Mais aussi la part, comme le rappelle le photographe canadien Simcha Jacobovici, que nous jouons tous, journalistes comme commentateurs ou public, dans ce nouveau massacre délibéré des innocents

Où les enfants ne sont plus que de vulgaires accessoires …

Soit pour marquer des points médiatiques contre Israël

Soit tout simplement pour vendre des images …

Those TV cameras responsible for civilian deaths in Gaza
Simcha Jacobovici

The Times Of Israel

July 23, 2014

Simcha Jacobovici is a Canadian-Israeli filmmaker and journalist. He is a three-time Emmy winner for “Outstanding Investigative Journalism” and a … [More]

I write this as a member of the press. I’m proud to be a journalist and a documentary filmmaker. I’m a member of the Foreign Press Association in Israel, and the co-recipient of this year’s Edward R. Murrow Award from the American Overseas Press Club. I say this off the top because I’m not an outsider pointing my finger at the media. Every year, journalists sacrifice their lives in war zones so as to keep us informed and protect freedom of the press, a cornerstone of democracy.

But the fact is that when it comes to Israel, the media has acted irresponsibly. Good journalism has been replaced by politically correct misreporting, and one of the net results is that Palestinian civilians, including children, are paying with their lives. How so?

There is no group that can be more evil, in the narrowest sense of the word, than the rulers of the Gaza strip, Hamas. They are openly anti-democratic, anti-Jewish, anti-Christian, anti-gay, anti-women, anti-Israel, anti-American and anti-Western. The list continues. These are the people who distributed candies, danced in the street and openly celebrated after 9/11.

I simply don’t know what else they could do to make Westerners dislike them. For good measure, they are anti-Palestinian nationalism. They don’t believe in a Palestinian state. They believe that “statehood” is a Western invention. They also believe in the destruction of the Jewish state as a step toward an international Islamic Republic. And yet, despite all of this, they are portrayed as freedom fighters by much of the international media.

The Western press has taught them that if they turn their children into props, they will win the propaganda war against Israel. In today’s media war, you need a good prop. Israeli Cabinet minister Naftali Bennett understood this when he faced CNN’s Christiane Amanpour. When she repeatedly used the term “occupied territories” to refer to parts of the ancient land of Israel, Bennett was ready. He pulled out a 2000-year-old coin that says “Zion” on it. He held it to the camera and asked something like, “I’m a Jew. How can I be ‘occupying’ Zion? How can I occupy my own land?” His point was “I’m not an occupier, I’m indigenous”, and he used an ancient coin as a prop for an audience with a limited attention span. It worked.

Turkish prime-minister Erdogan also understands that in today’s media war you need props. In 2010, the boat called the “Mavi Marmara” was just such a prop. From a PR point of view, it was a relatively cheap trick. You get a boat, you fill it with what Lenin called “useful idiots”, i.e. well-meaning politically-correct members of the bourgeoisie, espousing half-baked ideas. Then into the mix you insert a dozen jihadists ready to kill and be killed – and you’ve got yourself a media circus of incredible proportions. The Mavi Marmara incident involved a “ship of fools” which tried to run Israel’s sea blockade around Gaza. Ostensibly they were bringing humanitarian aid, but humanitarian aid can be delivered without any problems. It’s missiles that are a problem. So when Israeli commandos armed with paintball guns so as not to hurt anyone boarded the ship, they were attacked by jihadists wielding axes and knives. The commandos called for help. The jihadists were killed. But they had won the prop war. My fellow journalists portrayed the jihadists as victims and the Israelis as oppressors. The anti-Israel forces got billions of dollars worth of free publicity, and Turkish-Israeli relations were damaged almost beyond repair. None of this would’ve happened if there hadn’t been a prop that the cameramen could point their cameras at. The boat was the prop. Now it’s the children.

Hamas has understood what the ideology of terror has clearly espoused for over a hundred years. When attacking a democracy, the terrorist has to put it in a quandary. The way to do that is to force the democracy to kill civilians. So if you set up your terror-base under a school or a hospital, you’ve got it made in the shade. You launch missiles, for example, against Israel. Now the Israelis have a choice. Either they don’t respond, in which case the terror mounts in the face of ongoing impotence, or they do respond, in which case you’re going to have civilian deaths and dramatic pictures for the West’s nightly news.

Basically, the Western media has taught Hamas that it doesn’t matter how downright evil you are. It doesn’t matter if you launch two thousand missiles at civilian targets, including the airport. It doesn’t matter if you use your own children as human shields. You’ll get the coverage you want if CNN, BBC et al. have props to point their cameras at. Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props, and to sacrifice them on the altar of Jihad. By misreporting, our media has encouraged the bad guys to kill their own children, and has dragged Israel into a war it did not want.

Nissim Sean Carmeli was a 21 year old soldier in Golani, Israel’s marines. He emigrated here from Texas. Until a few years ago, he went to the high school around the corner from my house. He had plans to go to university, meet a girl, start a family. When a few weeks ago Hamas started raining hundreds of rockets down on Israeli civilians, nobody wanted to send Sean and his friends into Gaza. As in Afghanistan, that would involve house to house fighting with a ruthless enemy who knows the terrain and has booby trapped every passage. It would have been very easy for the Israeli Air Force to simply level entire blocks of Hamas dominated neighborhoods. Americans have done this with impunity in Iraq and Afghanistan. But since Hamas plants its terror network beneath schools, hospitals and mosques, such a bombing mission would have involved high Palestinian casualties. So Israel decided not to level Gaza and send Sean in. He died so as to minimize Palestinian losses. I just came back from where his family is sitting Shiva, the Jewish custom of mourning. There were no anti-Arab speeches, no signs of militarism, just the tremendous grief of parents burying a child. As a journalist, I sat there and hung my head in shame, overwhelmed by the simple truth that while journalists feign concern for Palestinian kids, they are actually creating the environment for their deaths. In the meantime, Israelis like Sean are paying with their lives to avoid the very deaths they are being blamed for.

Gaza conflict: Hamas chooses to let children die for its own crazy ends
COMMENTARY: Hamas forbids civilians to leave their homes, puts them in harms way on the roofs of rocket factories and forces children to remain in combat zones
Yair Lapid
23 Jul 2014

The main argument presented by Israel’s critics can be summarised in a single sentence: Not enough of your children are dying.
I refuse to apologise for that, but I urge you to remember that while our children may not be dying, it is not for Hamas’s lack of trying.
Since the beginning of the last round of fighting, thousands of rockets have been launched at Israeli cities, armed terrorists have attempted to execute mass attacks in villages by the border and hundreds of mortars have been aimed at kindergartens and schools. The only reason these attempts at mass killing are not making an impression is that Hamas has failed. The Israeli Defence Forces’ land and air operation, along with Iron Dome, the anti-missile defence system developed by Israel, prevented us from gaining the world’s sympathy in return for images of mutilated Jewish children. Given a choice between sympathetic news coverage and the lives of our children, I choose life.
Hamas chooses otherwise.
Western eyes and ears consider it a dubious choice, but Hamas never hid its position on the matter: it has no problem with Palestinian children dying, so long as it serves its political objectives.

I know that sounds cynical, but that’s because it really is. Islamic terror is absolutely cynical, it always was and always will be, and its greatest speciality is taking advantage of every democracy’s main weakness – the fact that we sanctify life.

The average Western viewer sees both sides of the conflict on television. One side is dying and the other side insists on continuing with daily life. One can understand them for taking the side of the injured party, and let’s be absolutely clear – to us, the death of any child, Israeli or Palestinian, is a tragedy. On the other hand, that does not release us from answering the question of who is truly to blame for this tragedy?

Palestinian children, who fled their houses during an Israeli ground offensive, sleep at a United Nations-run school in which they are staying in Gaza City (Reuters)

The power of these images is the reason that Hamas intentionally builds its missile factories and bunkers underneath civilian homes, stores its ammunition in schools and kindergartens (including United Nations schools), launches its rockets surrounded by civilian families, despite knowing beyond any doubt that it will lead to innocent casualties. Hamas rests its conscience – if it even has one – by announcing that the dead children are “Shahids” who will make it to heaven.

I know it sounds crazy, impossible to understand, but I have no way of helping you with that. I have spent my entire life in the Middle East and I still cannot understand how people can sacrifice their children.

It contradicts everything we know of humanity or parenthood and yet it happens.

The absurd result is that Israel does much more to protect Palestinian children than Hamas and yet many Europeans and many Britons accuse us of being responsible for their deaths.

They ignore the fact that Israel is the only country in the history of wars that calls ahead before we fire. Tens of thousands of Palestinians have received phone calls, text messages and leaflets warning residents to vacate combat zones. Israeli air force sorties were cancelled after the planes were in the air due to reports of civilian presence – all in order to prevent innocent casualties.

But Hamas forbade civilians to leave their homes, put them on rocket factory rooftops, forced the children – its own children – to remain in areas that would clearly become harsh door-to-door combat zones.

For Hamas, it is a win-win situation: either the attack is cancelled and it can go on launching missiles at Israel or the attack succeeds and it can go on launching images of dead children at media outlets around the world.

We also have the option of doing nothing. Some British circles expect that of us. They ask us to accept rocket fire from the skies and terrorist tunnels dug beneath our communities.

We will not do that.

Yair Lapid is the Israeli Minister of Finance and chairman of the Yesh Atid Party

Voir également:

Voir encore:

Hamas human shields are to blame, not Israel

Palestinian rockets are like the Nazi V1s. Civilian casualties were inevitable then and now.

Richard Kemp

The Times

July 25 2014)

‘The Israelis are doing it all wrong. The RAF didn’t fly off to bomb Belfast in the troubles.” These words from a respected media commentator embody the extraordinary lack of understanding by so many in this country who think the Israelis’ fight with Hamas is like ours with the IRA and can be dealt with in the same way.

Gaza is not Northern Ireland and Hamas is not the IRA. We governed and policed Ulster to wipe out the terrorists. In Gaza the government are the terrorists — designated as such around the world. In 2005 Israel withdrew all its citizens and security forces from Gaza. Since then it has been a separate state — now under the heel of Hamas — at war with Israel and dedicated to the extermination of the Jewish state.

Hamas is a heavily armed militia, fighting from territory it controls. The IRA, for the most part, was more like a highly dangerous criminal gang that could be dealt with by soldiers acting as policemen.

The absence of Israeli forces in Gaza for nine years let Hamas build tunnel networks to smuggle in military materiel, manufacture and store munitions, deploy forces and infiltrate beneath the border to launch attacks against Israel. It also gave Hamas the freedom to prepare formidable defences, the reason why there have been so many casualties since the Israeli Defence Force (IDF) began its ground offensive a week ago.

For a while there were barricaded “no-go” areas in Belfast and Londonderry which, until broken down in 1972, prevented the entry of troops. But the security forces never withdrew from the province and did not need to launch raids from Britain or fight their way back in.

A closer comparison is Britain’s battle with the Nazis’ V rockets. Like Hamas’s rockets, the V1 “doodlebug” was an explosive missile, intended to kill civilians indiscriminately. At the height of the campaign more than 100 V1s a day were fired at the south coast of England, fewer than the average of 130 Hamas rockets fired at Israel in this conflict.

Like Hamas’s rockets, V1s regularly sent terrified British civilians racing to the shelters.
And yes, the RAF did bomb the towns that harboured them. In 1943 Bomber Command launched a 600-bomber raid to destroy the assembly shops in Peenemunde and in the first six months of 1944, 2,000 tons of explosives were dropped on launch sites on the French coast.

Hamas cannot defend its rocket sites with ack-ack guns and fighter aircraft. Instead it uses human shields, deliberately locating missiles among the civilian population. This tactic is very familiar to our troops fighting the Taliban in Helmand. I had to order raids into densely packed high-rise apartments in Kabul where terrorist cells were using human shields, including babies.

The presence of civilians at the V1 sites was not a significant consideration for Britain, which had to stop the rockets at any cost: 732 innocent civilians died in the raid on Peenemunde. In different circumstances the Israelis use the most sophisticated and comprehensive means of avoiding civilian casualties yet employed by any army in the world. Multilayer surveillance systems confirm whether there are civilians in the target area; triple-lock authorisation is required for every strike; phone calls, leaflet drops, radio messages and harmless explosive charges warn civilians to leave. Many missions are aborted if civilians remain in a target zone.

The tragedy of so many civilian casualties is to a large extent due to Hamas’s policy of compelling men, women and children to stay in the path of danger.

The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, blamed this use of human shields after 15 people, many of them children, were killed in the shelling of a UN-run school. Hamas hopes this will deter the Israelis from bombing but, with barbaric reasoning, its greater hope is that the attacks will go ahead, killing its own civilians. We have all seen the images of dead babies on Gaza’s mortuary slabs. No amount of protest from Israel about the morality of its armed forces and their adherence to the laws of war can outweigh the influence of these images, used by Hamas supporters to incite mass protest against Israel.

It is a mistake to believe these marches are simply the natural outpouring of support for bleeding and beleaguered Palestinians. The chants of “Jews back to Birkenau” would have had Oswald Moseley bristling with pride.

Humanitarian groups and world leaders, including Nick Clegg condemn the IDF for war crimes and Ban Ki Moon characterised Israeli military operations as an atrocity. This rising condemnation of Israel’s defensive operations — lawful under the Geneva conventions — plays right into Hamas’s hands. It validates their criminal use of human shields and will encourage jihadist groups everywhere to follow suit.

Voir de même:

Alain Finkielkraut : «Au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime la haine des Juifs et de la France»
Le Figaro

26/07/2014

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Le philosophe Alain Finkielkraut a accordé un long entretien à FigaroVox dans lequel il donne en exclusivité son point de vue sur le conflit israélo-palestinien ainsi que sur ses répercussions en France.

Alain Finkielkraut est philosophe, écrivain et essayiste. Il construit une oeuvre autour de la transmission, la défense des humanités et la critique de la modernité. Son dernier livre, L’identité malheureuse, a suscité de très vifs débats et a connu un important succès de librairie.

FigaroVox: S’agissant du conflit israélo-palestinien, certains intellectuels vous reprochent de ne pas dénoncer les bombardements israéliens à l’encontre des civils palestiniens comme vous vous insurgiez naguère contre les sièges de Vukovar et de Sarajevo par les Serbes. Que leur répondez-vous?

ALAIN FINKIELKRAUT: Une précision pour commencer. J’aime Israël et je suis saisi d’effroi devant la haine intercontinentale qui se déchaîne sur ce tout petit pays dont l’existence est encore en question. Mais je n’ai jamais soutenu inconditionnellement la politique israélienne. Le 9 juillet, j’étais à Tel-Aviv à l’invitation du journal Haaretz qui organisait une grande conférence sur la paix. Je représentais Jcall * et j’ai dit qu’en tant qu’intellectuel juif, je devais constamment me battre sur deux fronts: contre un antisémitisme d’autant plus sûr de lui-même et dominateur qu’il dénonce le «monstre sioniste» dans la langue immaculée de l’antiracisme, et pour le compromis, c’est-à-dire la séparation en deux Etats des Israéliens et des Palestiniens. J’ai ajouté qu’en s’installant dans le statu quo, le gouvernement israélien mettait en péril le projet sioniste lui-même. Dès 1991, le grand orientaliste Bernard Lewis s’inquiétait de voir Israël devenir, sur le modèle du Liban, «une association difficile, une de plus, entre ethnies et groupes religieux en conflit». Et il ajoutait: «les juifs se trouveraient dans la position dominante qu’avaient autrefois les Maronites avec la perspective probable d’un destin à la libanaise en fin de parcours.» Pour empêcher cette prédiction de se réaliser, il serait urgent de faire ce qu’Ariel Sharon, à la fin de sa vie, appelait de «douloureuses concessions territoriales». Si ses successeurs y répugnent, c’est parce qu’ils se défient de leur partenaire, mais c’est surtout parce qu’ils ont peur de leurs propres extrémistes. Ils craignent la guerre civile entre Israéliens qui accompagnerait le démantèlement des implantations de Cisjordanie. Gardons-nous cependant de tout confondre. Les Israéliens n’occupent plus Gaza. Il n’y a plus de présence juive sur ce territoire. Si les leaders du Hamas avaient choisi d’y construire un commencement d’Etat et, pour y assurer une vie décente à leurs administrés, de coopérer avec Israël, il n’y aurait pas de blocus et le camp de la paix israélien serait assez fort aujourd’hui pour imposer le retrait de Cisjordanie. Au lieu de cela, le Hamas a employé tout l’argent de ses généreux donateurs à l’achat de missiles et de roquettes et à l’édification d’une ville souterraine pour enfouir cet arsenal, pour cacher ses dirigeants et pour permettre à ses combattants de mener des incursions meurtrières dans les kibboutz du sud d’Israël.

N’est-il pas légitime de s’interroger sur le nombre important de victimes parmi les civils palestiniens?

Quand j’étais à Tel-Aviv, j’ai vu un petit film de propagande où le Hamas demandait aux «colons» de Beer-Sheva (NDLR: dans le Néguev) de quitter leur ville car ils allaient la pilonner. Pas questions de deux Etats pour cette organisation, pas question non plus d’un Etat palestinien. Ce qu’elle veut, c’est que la Palestine tout entière redevienne propriété de l’islam. On apprend dans sa charte que les juifs, qui grâce à leur argent contrôlent les médias du monde entier, sont à l’origine de toutes les révolutions et de tous les conflits à travers le monde! Si la civilisation de l’image n’était pas en train de détruire l’intelligence de la guerre, personne ne soutiendrait que les bombardements israéliens visent les civils. Avez-vous oublié Dresde? Quand une aviation surpuissante vise des civils, les morts se comptent par centaines de milliers. Non: les Israéliens préviennent les habitants de Gaza de toutes les manières possibles des bombardements à venir. Et lorsqu’ on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales. Pour gagner médiatiquement la guerre, ils veulent faire apparaître Israël comme un Etat criminel. Chaque victime civile est une bénédiction pour eux. Ces mouvements ne protègent pas la population, ils l’exposent. Ils ne pleurent pas leurs morts, ils comptabilisent avec ravissement leurs «martyrs». Et ils bombardent méthodiquement l’hôpital de campagne pour les blessés palestiniens que l’armée israélienne a installée en bordure de Gaza. Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes. Je demanderais la levée du blocus si elle était assortie de la démilitarisation de Gaza. Au lieu de cela, on confond Gaza et Sarajevo. Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion et ce sont les plus cyniques, les plus inhumains, qui profitent de cette grande indifférenciation humanitaire.

D’aucuns comparent même Gaza – long d’un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix- au ghetto de Varsovie, de sinistre mémoire. Cette comparaison vous paraît-elle déplacée? Scandaleuse?

On se souvient en effet que la Wehrmacht prenait soin, comme Tsahal aujourd’hui, de sécuriser les routes menant au ghetto pour y faire parvenir sans encombre les transports quotidiens de vivres, de médicaments, d’aides humanitaires… Le jour viendra -et il est déjà venu en Turquie-, où on ne se réfèrera plus à l’apocalypse nazie que pour incriminer Israël, le sionisme et les juifs. Je n’arrive pas à croire en Dieu, mais ce retournement du devoir de mémoire me parait être une preuve très convaincante de l’existence du diable.

Il existe des communautés juives et musulmanes dans de nombreux pays européens. Or, le conflit israélo-palestinien prend une acuité particulière en France, où les manifestations pro-palestiniennes se sont soldées par des violences. Ce conflit extérieur ferait-il éclater au grand jour «l’identité malheureuse» de notre pays que vous avez décrit dans votre livre?

Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes.
Formés par le «victimisme» contemporain à ne rien comprendre et à ne rien savoir de tout ce qu’entreprend le Hamas contre la solution de deux Etats, certains manifestent très sincèrement aujourd’hui leur solidarité avec la population de Gaza sous les bombes. Mais, pour beaucoup, ces manifestations ne sont rien d’autre que l’occasion d’exprimer leur haine des juifs, de la République et des «sionistes qui gouvernent la France.» Quand ils ne s’en prennent pas à des synagogues, ces personnes font, afin d’être bien comprises, des quenelles avec des roquettes qassam en carton. De manière générale, il y a dans le monde arabo-musulman, une tendance très forte aujourd’hui à fuir toute remise en question dans la recherche éperdue d’un coupable. Si les choses vont mal, c’est la faute des juifs. Il faut donc leur faire la guerre. Ce choix de l’esprit du djihad contre l’esprit critique est une calamité pour l’occident et pour l’islam. Il faudrait soutenir ceux qui, de l’intérieur, ont le courage de dénoncer une telle attitude, comme l’écrivain algérien Boualem Sansal, et non ceux qui l’incarnent, comme le leader du Hamas Khaled Mechaal.

On a entendu dans les rues de Paris le cri «mort aux Juis». Le phénomène est-il comparable à l’antisémitisme des années 30 ou est-il davantage le prétexte d’un communautarisme «anti-français» qu’on a vu à l’oeuvre chez certains supporters franco-algériens après les matchs de leur équipe?

L’antisémitisme des années trente agonise et la grande solidarité antiraciste des années quatre-vingt a volé en éclats. On a affaire aujourd’hui à l’antisémitisme de ceux qui se disent les damnés de la terre, d’où l’embarras des progressistes. Ils n’en reconnaissent l’existence qu’à contrecœur et quand ils ne peuvent plus faire autrement. Ainsi parlent-ils aujourd’hui de «nouvel» antisémitisme pour un phénomène qui existe depuis près de trente ans. Cette haine ne vise d’ailleurs pas que les juifs. On l’a vu lors des manifestations qui ont suivi les victoires de l’Algérie dans la Coupe du monde, des rodéos de voiture au remplacement des drapeaux français par les drapeaux algériens sur les édifices publics, comme à Provins par exemple. Il s’agissait d’exprimer tout ensemble sa fierté nationale et son mépris pour la nation où l’on vit.

En taxant d’antisémitisme toute critique d’Israël, certains membres de la communauté juive n’ont-ils pas, depuis des années, pris le risque d’alimenter la concurrence victimaire?

Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion
Je critique la politique israélienne. Je plaide sans relâche depuis le début des années quatre-vingt pour la solution de deux Etats. Je condamne la poursuite des constructions dans les implantations en Cisjordanie. Je dis que l’intransigeance vis-à-vis du Hamas devrait s’accompagner d’un soutien effectif à l’autorité palestinienne. Cela ne m’empêche pas d’être une des cibles favorites du «nouvel» antisémitisme.

Selon Pascal Boniface, de nombreux français non-juifs, en particulier les musulmans, ont le sentiment qu’il y a un «deux poids, deux mesures» dans la lutte contre le racisme et que les actes antisémites font l’objet d’un traitement médiatique plus conséquent que les autres actes racistes. Partagez-vous son point de vue?

Je crois, au contraire, qu’au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime systématiquement la haine dont les juifs et la France font l’objet dans toujours plus de territoires de la République. Il faut des manifestations comme celles de Barbès et de Sarcelles pour qu’on en mesure, temporairement, la réalité et l’ampleur.

Plus largement, une partie de la gauche «antiraciste» a abandonné le combat pour l’égalité des droits au profit de la défense des particularismes, voire des communautarismes. Ne porte-t-elle pas une lourde responsabilité morale dans la grave crise identitaire que traverse la France?

C’est une responsabilité très largement partagée. A droite aussi la tentation est grande de préférer les accommodements prétendument raisonnables à la défense de la République et ce sont aujourd’hui des ministres de gauche, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, qui se montrent intransigeants en cette matière au mépris de leurs intérêts électoraux comme le leur rappelle avec inquiétude la fraction Terra nova du parti socialiste.

Derrière le rejet d’Israël par une partie de la gauche française, faut-il voir un refus de l’identité, de l’Etat-nation et des frontières?

Dans un article publié en 2004 dans la revue Le Débat, l’historien anglais Tony Judt écrivait que «dans un monde où les nations et les hommes se mêlent de plus en plus et où les mariages mixtes se multiplient, où les obstacles culturels et nationaux à la communication se sont presque effondrés, où nous sommes toujours plus nombreux à avoir des identités électives multiples, et où nous nous sentirions affreusement gênés s’il nous fallait répondre à une seule d’entre elles ; dans ce monde, Israël est véritablement un anachronisme.» De même que Saint-Paul s’indignait du refus juif de la religion universelle, nos multiculturalistes voient Israël comme un obstacle ethno-national à la reconnaissance définitive de l’Homme par l’Homme. Mais le monde humain n’est ni un supermarché, ni un dépliant touristique. Qu’est-ce que le multiculturalisme derrière le United Colors of Bennetton et la joyeuse disponibilité de toutes les cuisines, de toutes les musiques, de toutes les destinations? C’est le choc des cultures, et dans ce choc, les juifs où qu’ils soient, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent, sont en première ligne.

* Jcall rassemble les citoyens juifs européens qui aspirent à une paix au Proche-Orient fondé sur un accord entre Israéliens et Palestiniens, selon le principe «deux peuples, deux Etats»

Voir aussi:

La guerre du Hamas contre Israël : un fragment de la quatrième guerre mondiale
Guy Millière
Dreuz info
26 juil 2014

Les Européens et le monde occidental devraient regarder d’un peu plus près la guerre qui a lieu présentement entre Israël et le Hamas.

Un fragment d’un conflit plus vaste

Cette guerre ne concerne pas qu’Israël et le Hamas. Elle est un fragment d’un conflit plus vaste. Ce conflit a commencé il y a des années. Il a été défini par Norman Podhoretz, dans un livre appelé World War IV *. Il est effectivement une quatrième guerre mondiale (la troisième guerre mondiale ayant été la guerre froide »).

Cette guerre oppose la civilisation occidentale et ses valeurs aux ennemis de la civilisation occidentale.

Les ennemis sont les totalitaires du temps présent : les tenants de l’islam radical et leurs alliés. Ces alliés sont la Russie, en arrière plan, la Chine, ainsi que les autres acteurs du projet « eurasien ». Ils sont aussi tous ceux qui en Occident sont nostalgiques de totalitarismes relégués dans le révolu, ainsi que tous ceux qui sont hostiles à ce que Karl Popper a appelé « société ouverte » et à ce que Michael Novak a appelé « capitalisme démocratique ».

Sous la présidence de George Walker Bush, les tenants de l’islam radical ont été placés sur la défensive et ont subi quelques défaites majeures. Leurs alliés et quelques idiots utiles se sont déchaînés contre George Walker Bush aux fins d’empêcher que ces défaites majeures n’entraînent l’effondrement de l’islam radical.

Ils ont préparé l’avénement d’une présidence radicalement différente aux Etats Unis et l’ont obtenue avec l’élection de Barack Obama qui est au mieux un idiot utile, au pire un allié de l’islam radical (j’opte pour la deuxième réponse).

La doctrine Obama a conduit à la chute de plusieurs alliés des Etats Unis dans le monde musulman, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Saleh au Yemen, Kadhafi en Libye (depuis 2003, Kadhafi coopérait avec les services occidentaux).

L’objectif de la doctrine Obama était un monde musulman tenu par l’islam radical, sur la base d’une coopération entre l’Iran islamiste chiite et les Frères musulmans, censés s’emparer du monde sunnite. Ce monde musulman devait oeuvrer en synergie avec les acteurs du projet « eurasien ». Les Etats Unis devaient être marginalisés. L’Europe occidentale devait être soumise (à la Russie et à l’islam radical). Israël devait aller vers l’extinction.

Obama n’a pas tranché en Syrie, et a laissé la situation pourrir. Il a finalement opté pour un maintien au pouvoir d’Assad dans les régions alaouites, et entériné une prise de pouvoir des islamistes sunnites dans les régions sunnites. Il a retiré toutes les troupes américaines d’Irak, ce qui a entrainé la subordination des régions chiites à Téhéran, et une sécession graduelle des régions sunnites, commencée il y a plusieurs mois. Il s’est appuyé sur le Qatar pour tenter de déstabiliser l’Arabie Saoudite, la Jordanie et les autres émirats. Il a soutenu le glissement de la Turquie d’Erdogan vers des positions de plus en plus radicales. Il a exercé des pressions de plus en plus fortes sur Israël, et, par l’intermédiaire de John Kerry, légitimé par avance un soulèvement « palestinien » contre Israël. Il a, dans d’autres régions du monde, entériné la politique russe en Ukraine (contrairement à ce qui se dit, Poutine n’a pas reculé en Ukraine, et on le verra dans les mois à venir), et entériné la politique chinoise en Asie orientale.

Ce qui n’était pas prévu par Obama était le renversement du régime Morsi et des Frères musulmans en Egypte (renversement financé par l’Arabie Saoudite), et la constitution, qui a découlé, d’un bloc défensif de pays sunnites du statu quo devenant alliés implicites d’Israël.

Ce bloc défensif a fait qu’Israël ne s’est pas trouvé totalement isolé dans la région.

Ce qui n’était apparemment pas prévu par la direction du Hamas était l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes israéliens à proximité d’Hebron, enlèvement qui a donné l’opportunité à Israël de démanteler des cellules du Hamas en Judée Samarie, et qui a conduit le Hamas à lancer, de manière précipitée, une offensive contre Israël, destinée à susciter un embrasement du monde musulman contre Israël, au moment où l’Etat Islamique se constituait en califat en Syrie et en Irak.

Ce qui n’était pas prévu par la direction du Hamas était l’efficacité du Dôme de fer israélien, qui a réduit l’essentiel des missiles du Hamas à l’état de pétards mouillés. Si ne serait-ce qu’un sur cinq des missiles détruits par le Dôme de fer avait atteint des villes, des populations civiles, des installations nucléaires, on n’ose imaginer les dégâts qui auraient résulté, et l’ampleur des soulèvements de foules galvanisées par le sang juif versé.

Ce qui était prévu par la direction du Hamas était la réplique israélienne. Et les boucliers humains utilisés par le Hamas sont censés servir à fabriquer des cadavres arabes à brandir pour exciter les foules contre Israël. Le Hamas veut un maximum de cadavres arabes à brandir. Les alliés du Hamas veulent un maximum de cadavres d’Arabes tués par Israël. Israël doit se battre pour qu’il y ait le moins possible d’Arabes tués, et cela entraîne davantage de morts israéliens, hélas.

Ce qui était prévu par la direction du Hamas était un soulèvement de foules arabes et musulmanes, à commencer par les foules arabes de Judée Samarie et d’Israël, et aussi des manifestations anti-israéliennes dans le monde entier, une attitude pusillanime des puissances européennes, une complicité implicite de l’administration Obama avec le Hamas.

Il y a présentement au Proche-Orient un axe de l’islam radical qui lie Iran, Etat Islamique devenu califat, régime Assad dans les régions alaouites, Turquie, Qatar, avec en arrière plan la Russie et la Chine. Et il y a un axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats. L’Iran (chiite) soutient l’Etat Islamique (sunnite) aux fins de l’utiliser contre l’axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats et aux fins de renforcer sa présence dans le Sud chiite de l’Irak (présence justifiée par la « nécessité » d’ « aider » le gouvernement irakien à lutter contre l’Etat islamique, bien sûr, « nécessité » soutenue par l’administration Obama).

Les pays européens et l’Union Européenne sont en position d’apaisement face à l’axe de l’islam radical, sans pour autant le soutenir pleinement. Les dirigeants européens s’inquiètent des actions de l’axe de l’islam radical, mais ont aussi peur de lui (tout particulièrement de l’Etat Islamique, qui forme des djihadistes européens) et sont prêts dès lors à beaucoup lui céder.

L’administration Obama est très proche de l’axe de l’islam radical, sans pouvoir abandonner explicitement les pays de l’axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats.

Les manifestants qui déferlent en Europe et dans d’autres points du monde sont, consciemment ou inconsciemment, au service de l’axe de l’islam radical.

L’objectif immédiat de l’axe de l’islam radical est de faire qu’Israël cède aux pressions, accepte un cessez le feu, et cède à certaines revendications du Hamas, en particulier mette fin en bonne partie aux contrôles aux frontières de Gaza. L’objectif qui découle est de permettre au Hamas de prendre en main l’Autorité palestinienne, et de coordonner l’action du Hamas avec celle de l’Etat Islamique, déjà aux portes de la Jordanie. L’objectif à moyen terme serait, bien sûr, de détruire Israël (les tunnels devaient servir à une vaste offensive en Israël même, à une date ultérieure), mais aussi de renverser le régime jordanien, si possible de renverser ensuite le régime saoudien, de soumettre les émirats, et de permettre aux Frères musulmans de reprendre l’offensive contre Morsi en Egypte.

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats veulent la destruction du Hamas, à condition que ce soit Israël qui s’en charge.

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats veulent la destruction du Hamas, à condition que ce soit Israël qui s’en charge. Ils savent que sans la destruction du Hamas, l’axe de l’islam radical continuera à quêter ses objectifs.

Israël détruira-t-il le Hamas ? Israël cédera-t-il aux pressions ? La réponse à ces questions est cruciale.
Si Israël ne détruit pas le Hamas ou, si Israël ne veut pas entièrement le détruire, si Israël n’obtient pas au moins une démilitarisation de Gaza contrôlable par Israël et un contrôle total des frontières de Gaza, les opérations actuelles n’auront servi quasiment à rien. Et l’axe de l’islam radical poursuivra son offensive.

Détruire le Hamas ou, au moins, le mettre hors d’état de nuire, sera, le cas échéant, difficile, et douloureux. L’alternative risquerait fort, dans le contexte que je viens de décrire, d’être plus douloureuse encore. Je ne doute pas que les dirigeants d’Israël le savent. C’est pour cela qu’ils ont rejeté l’idée d’une trêve de sept jours proposée par Kerry, avec le soutien de la Turquie et du Qatar.

Dois-je dire que vivre dans un monde où il existe ce que George Walker Bush appelait à juste titre l’axe du mal, et où les dirigeants occidentaux se courbent devant l’axe du mal et, comme Obama, s’en font parfois les complices est effroyable ?

Dois-je dire que vivre dans un monde où Israël doit sa survie à ses propres forces et est, pour l’essentiel abandonné de tous, sinon, au titre d’alliés tactiques, de puissances arabes sunnites qui n’entendent pas succomber à l’islam radical, est également effroyable ?

Dois-je dire qu’en voyant les manifestations au service de l’axe du mal déferler en Europe, je me dis que nous vivons dans une époque qui suscite le dégoût ?

Dois-je dire qu’en voyant dans les grands médias aussi peu de compréhension de ce qui se joue et autant de désinformation, volontaire ou involontaire, je me dis que nous vivons dans une époque répugnante ?

Les homme politiques qui, en France, ont une attitude imprégnée d’éthique se comptent présentement sur les doigts d’une seule main.

Les journalistes qui tiennent des propos dignes ne sont pas plus nombreux. Les gens invités à commenter ce qui se passe, à l’exception de mes amis Meyer Habib et Gilles William Goldnadel ne sont, en France, pas des commentateurs, mais de vils propagandistes qui, sur une chaine de télévision américaine seraient traités comme des imposteurs et balayés immédiatement. En trois minutes sur Fox News, j’en apprends davantage qu’en deux heures de programmes télévisé français, ce qui n’est pas nécessairement glorieux pour Fox News, car sur les chaînes françaises, je n’apprends strictement rien, et j’assiste plutôt à une séance d’essorage de cerveau.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

Voir par ailleurs:

Des cinéastes israéliens contre la guerre en Palestine
A gauche et dans le monde intellectuel, des voix s’élèvent pour exiger un cessez-le-feu. Des cinéastes ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem.
Rosa Moussaoui
Israël-Palestine
L’Humanité
17 Juillet, 2014

La vie peut-elle continuer comme si de rien n’était, alors que le déluge de feu qui s’abat depuis une semaine sur Gaza emporte chaque jour des dizaines de vies ? Le geste de huit cinéastes israéliens qui ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem est un salutaire acte de refus. Dans un appel, Efrat Corem, Shira Geffen, Ronit et Shlomi Elkabetz, Keren Yedaya, Tali Shalom Ezer, Nadav Lapid et Bozi Gete exhortent le gouvernement israélien à «cesser le feu» et à «engager un dialogue constructif avec le peuple palestinien et ses dirigeants, pour parvenir à une paix viable pour les deux parties». «Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique», insistent-ils. Depuis le déclenchement de l’opération militaire israélienne, les mobilisations se succèdent, dans un contexte difficile, pour exiger que cessent les bombardements et l’occupation des territoires palestiniens, mais aussi pour dénoncer le lourd climat raciste entretenu par une extrême droite se revendiquant ouvertement de la «chasse aux Arabes». Après la manifestation de Tel-Aviv, samedi, où les pacifistes ont essuyé les insultes, les menaces et les jets de projectiles des extrémistes, de nouvelles mobilisations sont prévues ces jours-ci à Jérusalem, Haïfa, Tira et Kufr Manda.

« ­L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition »

Fait marquant, des dizaines d’objecteurs de conscience, parfois très jeunes, rejettent toute participation à l’actuelle opération militaire, encourant ainsi de sévères sanctions. «Bravo pour votre courage, pour votre refus de prendre part à l’injustice et aux crimes de guerre ! L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition. Nous espérons que d’autres, encore, contesteront ces agissements antidémocratiques», écrit le mouvement Yesh Gvul, fondé par des vétérans qui ont refusé de servir au Liban en 1982. Présent à tous les rassemblements pour la paix, le député communiste Dov Khenin en résumait il y a quelques jours l’esprit, lors d’un débat à la Knesset : «Nous ne pouvons, sans conséquences, continuer à occuper, à construire des colonies, à bloquer toute avancée vers un accord. La bulle du statu quo a explosé.»

Voir de même:

Lettre à Elie Barnavi

Luc Rosenzweig

Mondes francophones

26;07.2014

Chaque jour, chaque mois, l’islamisme gagne du terrain

Mon cher Elie,

J’ai beaucoup apprécié ton dernier texte sur I24News, repris dans la newsletter du CRIF et sur Causeur. Il m’a même fait sourire à cause d’un lapsus (rue des Roquettes au lieu de rue de la Roquette) qui prouve bien que ce mot s’emploie plutôt au pluriel ces jours à Tel Aviv…

Pour conforter ton pessimisme, je te fais part de mes impressions d’observateur attentif des manifestations lyonnaises pro-Hamas (on ne peut plus dire qu’il s’agisse de manifs pro-Gaza). 6 000-7 000 personnes, 90% d’arabo-musulmans, beaucoup de filles jeunes, éduquées semble-t-il (elles ne parlent pas wesh wesh) en majorité voilées, quelques-unes en niqab à la saoudienne. Slogans criés «  Israël assassin, Hollande complice », « Jihad ! Résistance ! » « Allahou Akbar ! » « Sionistes, fascistes assassins ! »). Le préfet avait enjoint les commerces du centre-ville de baisser le rideau pendant le passage du cortège, car pour les manifestants ils sont réputés «  sionistes », et donc objectifs légitimes de dégradations et de pillage. Commentaire dans les rangs : « T’as vu, les feujs, on leur a mis la trouille ! »… On peut entendre aussi des trucs du genre complotiste (ils tiennent tout, les médias, la mairie…).Contrairement à Boubakeur à Paris, le recteur de la grande mosquée de Lyon, complètement infiltrée par les salafistes, a encouragé les manifs sans avoir un mot condamnant les dérapages antisémites…

Tu en appelles à un sursaut, à une révolution culturelle pour sauver le modèle intégrationniste à la française. Très bien. Malheureusement, je crois qu’il est déjà trop tard. Chaque jour, chaque mois, chaque année l’islamisme radical gagne du terrain : les femmes sont de plus en plus voilées, les barbus prolifèrent, la ségrégation se met en place. La ville où j’habite, Villeurbanne, contiguë à Lyon, a reçu l’an passé un « prix de l’antiracisme » décerné par le CRAN (associations noires) pour sa lutte contre les discriminations… 150 000 habitants, environ 30 000-40 000 arabo-musulmans, environ 5000 juifs (séfarades, sauf un dernier carré de vieux ashkénazes). Une réelle mixité sociale avec des rues bourgeoises jouxtant des ensembles HLM largement arabisés… Apparemment, tout va bien. Sauf que : le lycée public a été peu à peu déserté par les juifs et les bourgeois. Les premiers vont au lycée juif de Lyon (100% de réussite au bac et 60% de mentions) et les seconds au lycée de l’Immaculée Conception bien placé, aussi, dans le  classement régional. Le lycée Pierre Brossolette, public, est le dernier du département avec 57% de réussite… Seuls les enfants de profs tirent leur épingle du jeu : ils se rassemblent dans des «  sections européennes »  élitistes, qui se font régulièrement chahuter dans la cour et à la cantine comme «  intellos » (une insulte).

Autre exemple : la piscine de Lyon, magnifique établissement de bains digne de Baden-Baden ou de Karlovy-Vary, située au bord du Rhône et récemment rénovée, vient brusquement d’augmenter ses tarifs de 135%. Tout le monde le sait, mais personne n’ose le dire, c’est le seul moyen que la municipalité ait trouvé pour éloigner des lieux la belle jeunesse (masculine, leurs sœurs ne sachant sans doute pas nager…) des banlieues qui avait envahi les lieux, le transformant en nouveau « territoire perdu de la République ». Lorsque l’on en arrive là, ne plus avoir le courage de nommer les choses,  à ne concevoir que des stratégies de défense individuelle, ou semi-collective contre la barbarie qui monte, on n’est pas près de gagner la bataille. Pour ma part, n’ayant plus d’enfants à éduquer, et mes petits-enfants étant à l’abri dans des lieux relativement protégés de l’Europe bourgeoise, n’étant pas un « juif visible », je peux encore m’accommoder de la situation, encore que les échanges avec une grande partie de ceux qui furent mes amis deviennent de plus en plus difficiles – heureusement qu’il y a Causeur, Elisabeth Lévy et Gil Mihaély. Je n’en suis pas à scruter les annonces immobilières à Tel Aviv, mais je n’exclus plus que cela puisse advenir un jour. À toi et Kirsten je souhaite bon courage dans cette période difficile, et espère vous voir bientôt. Amitiés.

Voir aussi:

L’Europe et les Juifs : vers le divorce ?
Elie Barnavi
I24news
20 juillet 2014

Vendredi 16 juillet, le quotidien Haaretz (édition anglaise) a publié un article au titre scandaleux : « La France va-t-elle expulser ses Juifs ? » L’auteur, Seth Lipsky, est le rédacteur en chef du journal en ligne conservateur The New York Sun. Le contenu du papier est à l’avenant. Il mélange tout, la politique supposément pro-palestinienne des gouvernements français depuis de Gaulle, l’enterrement de Yasser Arafat avec les honneurs à Paris et les campagnes contre l’abattage rituel et la circoncision, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles sont plus discrètes en France qu’ailleurs en Europe. En conclusion, s’« il serait inexact de dire que la France expulse ses Juifs, la distinction s’estompe. » Qu’on se le dise, « l’Espagne ne s’est jamais remise de l’expulsion de ses Juifs. » Bref, les Juifs de France vivent en 1491, l’an prochain sera celui du décret d’expulsion.

Cette idiotie paniquarde ignore les faits. En France comme ailleurs en Europe, du moins en Europe occidentale, l’antisémitisme est un délit puni par la loi. La classe politique unanime le rejette, tout comme la presse, les acteurs sociaux et l’essentiel de l’opinion publique. Il fut un temps où l’antisémitisme était une force politique et culturelle significative. Il ne l’est plus.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ? Certes non. La « nouvelle judéophobie » (Pierre-André Taguieff) a un nom : l’islam identitaire. C’est lui qui, dans une France et une Europe mollassonnes et chétives, profite au premier chef de la fameuse « libération de la parole » dont un Dieudonné est la nauséabonde illustration. C’est lui qui a armé le bras de Mohammed Merah à Toulouse, de Mehdi Nemmouche à Bruxelles. C’est lui qui jette sur le pavé des manifestants haineux qui brandissent des pancartes invitant à la « mort aux Juifs » et n’hésitent pas à s’en prendre violemment aux synagogues. Le dernier incident en date, rue des Roquettes à Paris, dont i24news s’est fait l’écho, a failli tourner au drame.

Cet islam-là se nourrit de causes lointaines – la Syrie, l’Irak, et, toujours, la Palestine. Comme toutes les idéologies mortifères, il a ses alliés – en l’occurrence, l’extrême gauche et les restes d’une extrême droite dont les figures de proue tentent malaisément de se distinguer pour accéder à la respectabilité politique (une preuve de plus que l’antisémitisme n’est pas respectable) – et ses idiots utiles : sociologues et autres plumitifs prompts à dénoncer une « islamophobie » fantasmagorique qu’ils assimilent abusivement à l’antisémitisme.

Cependant, l’islam identitaire ne concerne pas que les Juifs. Sous sa forme terroriste organisée, il constitue un défi mondial. Il a frappé à New York, à Madrid, à Londres, à Paris, et est en train de refaçonner les frontières issues de la décolonisation au Proche et au Moyen-Orient. Sous sa forme terroriste « spontanée », il produit des loups solitaires à l’instar de Merah et Nemmouche, petites frappes radicalisées en prison, et, comme ce dernier, passées par l’un des fronts de l’islamisme radical, dernièrement la Syrie.

Si la France est aux premières loges, ce n’est pas en raison de quelque laxisme ou complaisance particulièrement français. C’est tout bonnement parce que la France abrite la plus importante communauté juive d’Europe, en même temps que la plus importante communauté musulmane d’Europe, par ailleurs majoritairement arabe, et que ces deux communautés cohabitent souvent dans les mêmes banlieues et quartiers difficiles. Le paradoxe douloureux est que la France a inventé avec la République laïque et assimilationniste l’outil d’intégration le plus efficace du monde occidental, et que cet outil est désormais en panne. La place me manque ici pour en détailler les raisons. Mais ne nous y trompons pas, c’est l’ensemble de l’Europe qui a mal à ses Juifs, pour ne plus savoir comment intégrer ses immigrés.

Traiter le mal à la racine, au-delà des mesures de police, nécessaires mais manifestement insuffisantes, requiert un effort collectif énorme, dont les sociétés européennes semblent désormais incapables. Il faudrait pour cela démanteler les ghettos d’immigrés, favoriser par une politique volontariste de la ville la mixité sociale, repenser l’école de fond en comble, interdire les prisons aux imams intégristes et/ou analphabètes et assurer la formation d’un encadrement musulman compatible avec les principes de la démocratie. Toutes choses qui présupposent un investissement matériel colossal, mais surtout, sans doute, une révolution culturelle. Tant que l’Europe ne réapprendra pas à défendre ses valeurs, tant qu’elle s’abstiendra d’en faire la pierre de touche de tous ceux qui frappent à sa porte, tant qu’elle ne saura pas qui elle est et, partant, à quoi sont censés s’intégrer ses nouveaux citoyens, elle sera cet ectoplasme sans âme, incapable de protéger ses Juifs parce que incapable de se protéger elle-même.

Alors, la France va-t-elle expulser ses Juifs ? Allons donc. En revanche, les Juifs vont s’en expulser eux-mêmes, du moins les plus fragiles, les plus exposés. Au grand détriment de la France elle-même. Car une chose est certaine, le sort des Juifs a toujours été le test infaillible de la santé morale d’une nation.

Elie Barnavi est historien et essayiste, Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Tel-Aviv, et ancien ambassadeur d’Israël en France.

 Voir enfin:

Gaza’s Tunnel Phenomenon: The Unintended Dynamics of Israel’s Siege

"The ground that Israel leveled in 2004 to create a barren corridor separating Gaza from Egypt is today abuzz with activity on and under the surface."
Nicolas Pelham
Journal of Palestine Studies, Vol. 41, no. 1 (Summer 2012), p. 6
This article traces the extraordinary development of Gaza’s tunnel phenomenon over the past decade in response to Israel’s economic asphyxiation of the small coastal enclave. It focuses on the period since Hamas’s 2007 takeover of the Strip, which saw the industry’s transformation from a clandestine, makeshift operation into a major commercial enterprise, regulated, taxed, and bureaucratized. In addition to describing the particulars of the tunnel complex, the article explores its impact on Gaza’s socioeconomic hierarchy, strategic orientation, and Islamist rule. The larger geopolitical context, especially with regard to Israel, the Sinai Peninsula, and the Nile Valley, is also discussed. The author argues that contrary to the intentions of its architects, the siege precipitated the reconfiguration of Gaza’s economy and enabled its rulers to circumvent the worst effects of the blockade.

VISITORS APPROACHING RAFAH can be forgiven for thinking they have stepped back in time to the 1948 Nakba. On the southern reaches of the town, the horizon is interrupted by hundreds of white tents flapping in the wind. Instead of dispossessed refugees, the tents shelter the mouths of hundreds of tunnels, which for the past five years have played a critical role in providing a lifeline for Gazans hit by a punishing siege. Beneath the awnings, thousands of workers shovel heavy materials for Gaza’s reconstruction. Front-end loaders plow through the sands, loading juggernauts with gravel and enveloping the entire zone in dust clouds. Tanker trucks fill with gasoline from underground reservoirs; customs officials weigh trucks and issue the tax vouchers required to exit. The ground that Israel leveled in 2004 to create a barren corridor separating Gaza from Egypt is today abuzz with activity on and under the surface, as Gazans operate a tunnel complex that has become the driver of Gaza’s economy and the mainstay of its governing Palestinian Islamist movement, Hamas.

A “LIFELINE” TAKES SHAPE

For millennia, Rafah was the first stopping place for merchants crossing the desert from Africa to Asia. Israel’s establishment in 1948 did not sever the tie, for Gaza was administered by Egypt until Israel’s 1967 occupation. Even after, Bedouins crossed the border unimpeded, continuing to mingle and marry. Only in 1981, when Egypt and Israel demarcated their frontier along Gaza’s southern edge as part of their 1979 peace treaty, did separation really set in. No sooner had the agreement’s implementation divided Rafah between Israel and Egypt than Bedouin clans straddling the fourteen-kilometer border began burrowing underneath, particularly at the midpoint where the earth is softest. Israel’s first recorded discovery of a tunnel was in 1983. To avoid detection, Gazans dug their tunnels from the basements of their houses to a depth of about fifteen meters, headed south for a few dozen meters, and then resurfaced on the Egyptian side of the border, often in a relative’s house, grove, or chicken coop. By the late 1980s, tunnel operators were importing such basics as processed cheese, subsidized in Egypt and taxed in Israel, and probably some contraband as well, including drugs, gold, and weapons.

Israel’s “soft quarantining” of Gaza—the steadily tightening restrictions on the movement of persons and goods into Israel—began with the Oslo peace process and in preparation for the establishment in the Strip of the Palestinian Authority (PA) in 1994. After Oslo’s signing, Israel built a barrier around Gaza. Though access continued through Israel’s terminals, periodic closures led Gazans to seek alternatives. The perimeter barrier was among the first targets of protestors when the Al-Aqsa intifada broke out in September 2000, but by June 2001 Israel had replaced it with a higher, grimmer, more impenetrable upgrade. Frequent lockdowns at Israel’s terminals and the destruction of Gaza’s seaport and airport in 2001, coupled with the militarization of the intifada, intensified the drive for outlets south. Hence the expansion and upgrading of the tunnels, which for the first time served as safety valves for wholesalers to alleviate the artificially created shortages.

Given their quest for weapons and the need for funds to finance operations during the intifada, the various Palestinian political factions operated the longest and deepest tunnels. The cash-strapped PA sought to co-opt clans along the border where tunneling was easiest. Sami Abu Samhadana, a senior PA security official and prominent Fatah leader in Gaza, himself from a Bedouin clan straddling the Rafah frontier, oversaw much of the expansion. This fusion of security and business interests, of militia activity and private entrepreneurship, was to become a hallmark of future development.

Successive Israeli military operations aimed at defeating the second intifada and widening the buffer zone between Gaza and Egypt also targeted the tunnels. In the lead-up to implementing its unilateral Gaza withdrawal plan, Israel razed some fifteen hundred Palestinian homes within a one-hundred-meter-wide cordon sanitaire (the Philadelphi corridor) between Rafah and the border and reinforced it with a seven-meter-high wall. The Mubarak regime largely acquiesced in the wall’s construction, hoping it would protect his realm from a spillover of the intifada and suicide bombing that was threatening its lucrative tourist resorts along the Sinai Peninsula’s riviera on the Red Sea. In addition, it feared that Israel’s withdrawal risked saddling Egypt with responsibility for Gaza’s 1.7 million inhabitants, disconnecting the territory from the West Bank, and thereby ending Arab aspirations for an integral Palestinian state.

In January 2006, four months after Israel completed its Gaza pullout, Hamas won the Palestinian legislative elections. Israel responded by systematically tightening its borders. On 12 March 2006, while Hamas was in negotiations to form a unity government, Israel closed Erez terminal to Gazan laborers in Israel, who once constituted 70 percent of Gaza’s workforce. In June 2006, when the Israeli soldier Gilad Shalit was captured by Palestinian militants (and spirited away by tunnel), Israel shut down the Karni terminal, Gaza’s primary crossing for goods (already closed for half of the previous six months). Israel also prevented the use of the Rafah terminal for passenger traffic and severely restricted access for the European monitoring mission there.

Israel’s array of restrictions on trade, coupled with the need to mitigate the threat of punitive Israeli airstrikes targeting the tunnel zone, quickly spurred Palestinians to develop deeper and longer tunnels spanning the width of the Israeli-bulldozed buffer and less vulnerable to sabotage. The tunnel network continued to grow, and infrastructure improved. Even so, the tunnels were ill-prepared for the surge in traffic generated by the near-hermetic seal imposed on Gaza by Israel and Egypt when, in June 2007, Hamas seized control of the Strip, disbanded Fatah’s forces, and chased out its leaders.

THE HAMAS TAKEOVER: BLOCKADE AND EXPANSION

Hamas’s summer 2007 military takeover of the Strip marked a turning point for the tunnel trade. The siege, already in place, was tightened. Egypt shut the Rafah terminal. Israel designated Gaza “a hostile entity” and, following a salvo of rocket-fire on its border areas in November 2007, cut food supplies by half and severed fuel imports. In January 2008, Israel announced a total blockade on fuel after rockets were fired at Sderot, banning all but seven categories of humanitarian supplies. As gasoline supplies dried up, Gazans abandoned cars on the roadside and bought donkeys. Under Israeli blockade at sea and a combined Egyptian-Israeli siege on land, Gaza’s humanitarian crisis loomed, threatening Hamas’s rule.

The Islamists’ first attempt to break the stranglehold targeted Egypt as the weaker link. In January 2008, Hamas’s forces bulldozed a segment of wall at the Rafah crossing to allow hundreds of thousands of Palestinians to pour into Sinai. While long pent-up consumer demand was released, the measure provided only short-term relief. Within eleven days, Egyptian forces succeeded in herding Palestinians back. Egypt then reinforced the army contingent guarding the locked gates and built a fortified border wall. As the siege intensified, employment in Gazan manufacturing plummeted from 35,000 to 860 by mid-2008, and Gaza’s gross domestic product (GDP) fell by a third in real terms from its 2005 levels (compared to a 42 percent increase in the West Bank over the same period.

With access above ground barred, the Islamist movement oversaw a program of industrial-scale burrowing underground. With each tunnel costing $80,000 to $200,000 to build, mosques and charitable networks launched schemes offering unrealistically high rates of return, promoting a pyramid scheme that ended in disaster. Preachers extolled commercial tunnel ventures as “resistance” activity and hailed workers killed on the job as “martyrs.” The National Security Forces (NSF), a PA force reconstituted by Hamas primarily with ?Izz al-Din al-Qassam Brigades (IQB) personnel, but also including several hundred (Fatah) PA defectors, guarded the border, occasionally exchanging fire with the Egyptian army, while the Hamas government oversaw construction activity. Simultaneously, the Hamas-run Rafah municipality upgraded the electricity grid to power hundreds of hoists, kept Gaza’s fire service on standby, and on several occasions extinguished fires in tunnels used to pump fuel.As Mahmud Zahar, a Hamas Gaza leader, explained, “No electricity, no water, no food came from outside. That’s why we had to build the tunnels.”

Private investors, including Hamas members who raised capital through their mosque networks, partnered with families straddling the border. Lawyers drafted contracts for cooperatives to build and operate commercial tunnels. The contracts detailed the number of partners (generally four to fifteen), the value of the respective shares, and the mechanism for distributing shareholder profits. A typical partnership encompassed a cross-section of Gazan society, including, for example, a porter at the Rafah land crossing, a security officer in the former PA administration, agricultural workers, university graduates, nongovernmental organization (NGO) employees, and diggers. Abu Ahmad, who had earned NIS 30–70/day as a taxi driver, invested his wife’s jewelry, worth $20,000, to partner with nine others in a tunnel venture. Investors could quickly recover their outlay. Fully operational, a tunnel could generate the cost of its construction in a month. With each tunnel jointly run by a partnership on each side of the border, Gazan and Egyptian owners generally split earnings equally.

From enterprises primarily geared to weapons smuggling, the tunnels rapidly turned into what one trader described as “the lungs through which Gaza breathes.” By the eve of Operation Cast Lead in December 2008, their number had grown to at least five hundred from a few dozen mainly factional tunnels in mid-2005; tunnel trade revenue increased from an average of $30 million/year in 2005 to $36 million/month. Mitigating to some extent the Gaza economy’s sharp contraction resulting from the international boycott of Hamas, the PA’s ongoing salary payments to some 75,000 PA employees, including some whom the PA had ordered to stop work, sustained the government’s liquidity and purchasing power.

Meanwhile, the area of tunnel operations doubled to eight kilometers, extending along the border from the Rafah terminal west to Tel Zagreb near the coast. So congested were some parts of the border that diggers had to burrow tunnels one on top of the other, using Google Earth to map routes and make sure they stayed on course. Teams of six laborers working round the clock in two twelve-hour shifts could dig an average of ten to fifteen meters a day. Once functional, tunnels were constantly upgraded to speed deliveries. Over time, they were fitted with internal lighting, intercoms, and generators to maintain operations during frequent power cuts. The tunnels’ rough-hewn edges were smoothed to reduce damage to imports.

“Legalized” by Hamas on the Gaza side of the border, the tunnels remained clandestine on Egypt’s side. Thus, while in Gaza the tunnel mouths were moved from the basements of private homes to the open terrain fronting the Philadelphi corridor, in Egypt the tunnels extended deep inside Egyptian territory. Up to three-quarters of a standard eight-hundred-meter tunnel was on Egypt’s side. And while the tunnel mouths, protected from the elements by white canvas, were open on the Gaza side, in Egypt they remained concealed.

FORMALIZING THE TUNNEL TRADE: REGULATION AND THE CUSTOMS REGIME

When Hamas seized the Strip from Fatah in June 2007, its military wing, the IQB, appropriated the Fatah-run tunnels, particularly those overseen by Sami Abu Samhadana, who had fled the enclave. It banned the construction of new Fatah tunnels and tightened its control over other factions operating cross-border tunnels, including Palestinian Islamic Jihad and the Popular Resistance Committees. It also set about expanding its own network, transforming the makeshift tunnels honed during the Al-Aqsa intifada into what were widely regarded as Gaza’s longest, deepest, and most sophisticated. Thereafter, the IQB’s domination of the tunnel traffic was undisputed.

From the outset, there was a de facto distinction between the factional tunnels, used for military and operational purposes and off-limits to government inspectors and customs authorities, and the privately owned tunnels, which were Gaza’s primary source of imports. Regarding the latter, the government struggled to wrest control from the IQB. The process was slow. The IQB, owing to its victory in the June 2007 fighting against the PA, maintained control on the ground and resisted efforts by Hamas’s political leadership under Ismail Haniyeh to assert its primacy. Ultimately, following a spate of violent clashes and turf battles between IQB personnel and the Executive Force—an armed contingent established by the Hamas-appointed interior minister before 2007 as a counter to the Fatah-controlled PA forces in Gaza—in which the Executive Force gained the upper hand, the Interior Ministry assumed management of the privately owned tunnels on behalf of the government.

Once in control of the commercial tunnels, the Hamas government set about formalizing the smuggling economy through regulation. In the wake of Operation Cast Lead, the Interior Ministry established the Tunnel Affairs Commission (TAC) to act as the regulatory authority for commercial activities. Among its first acts was to issue a list of blacklisted imports, including weapons, alcohol, and tramadol, a painkiller much used in Gaza. In response to public concern at a rising toll of tunnel casualties, particularly of child workers, the TAC issued guidelines intended to ensure safe working conditions. Over time, it fenced off the site and stationed some three hundred black-clad internal-security personnel at entry points to spot-check the documentation of persons entering and leaving the zone. Tunnel openings were patrolled on motorbike. The TAC introduced a tunnel-licensing system to prevent construction in areas deemed of national security (particularly near border fortifications where outside observation was feared, or in areas reserved for factional tunneling) and to regulate oversupply. Investors seeking clearance to build a new tunnel were required to provide proof of land ownership or notarized proof of authorization of the right to use the land. The TAC also intervened to arbitrate disputes between merchants and tunnel operators, and monitored the market for instances of sharp inflation or evidence of hoarding and price-fixing, particularly of fuel. Traders and consumers alike said they welcomed the price stabilization and removal of petty traders selling gasoline from the roadsides.

Violations were punished. In 2009–10, for instance, the TAC closed at least five tunnels for smuggling tramadol and two for nonpayment of cigarette taxes. It destroyed an additional fifty nonoperational tunnels to prevent their use as safe houses or conduits to and from Egypt by “wanted” individuals. “We used to earn thousands smuggling small shipments of hand guns, grenades, bullets, and TNT,” said a tunnel operator who first entered the business at the end of the second intifada, “but it is no longer worth the risk to be prosecuted by Hamas.”

In a further sign of formalization, the TAC introduced an increasingly comprehensive customs regime, providing Hamas with a new revenue base that partially compensated for the Ramallah-based PA’s monopoly on customs revenues collected at Israel’s ports. Haulers weighed their trucks on an electronic weigh station buried in the sand near the entrance to the tunnel zone, obtained chits for their cargoes at an adjoining hut, and upon exit presented the receipts to guards. In September 2008, the Rafah municipality introduced administrative fees, charging tunnel operators a one-time license fee of NIS 10,000 ($2,850)/tunnel and NIS 3,000 for connection to the electricity grid. Evaders were liable to tunnel closure and arrest, deferrable with a NIS 1,000 bail. Further charges were levied on heavily Egyptian-subsidized gasoline and diesel (about NIS0.5/liter in Egypt), cooking gas (NIS 30/canister), cigarettes (NIS 3/pack), and generators. In addition, Gaza authorities levied a 14.5 percent value-added tax on all goods. A tunnel owner who raised a Fatah flag from his house had his license withdrawn.

Hamas’s regulatory efforts did not go unchallenged, particularly after it taxed what had been a tax-free enterprise. Families and clans in the border area protested interference in their activities. In late November 2007, armed clashes erupted between Hamas government forces and members of the al-Sha’ir family in Rafah after Hamas destroyed two of its tunnels. But for the most part, the rapidly expanding business opportunities available under Hamas rule trumped lingering resentments. With demand far exceeding supply, tunnel operators earned $50 for ferrying a fifty-kilogram sack through the tunnels. A decade earlier, all but 1 percent of Gaza’s total imports came from, or via, Israel. By the eve of Operation Cast Lead, the ratio had nearly reversed. Although the tunnels were often rudimentary, the trade cycle was generally faster than through Israeli terminals, and less laden with customs red tape. Normal deliveries arrived within three to five days of placing an order, faster than pretakeover orders from Israel. Operators responded rapidly to demand. When Israel reduced gas supplies, smuggled canisters quickly surfaced on the market. Vaccines from Egypt entered Gaza following reports of disease sweeping chicken farms. Ahead of holidays, traders imported toys, live sheep, and fresh beef from Egypt.

Both Egypt and Israel had mixed reactions to the tunnel operations. For Israel, the reorientation of Gaza’s trade to Egypt tempered the international outcry over the blockade and widened the divide between Gaza and the West Bank. For Egypt, smuggling offered copious opportunities for bribes (at both the local and national levels) from a hitherto unprofitable region. Yet both countries also saw tunnel growth as a security threat they could scarcely monitor, let alone control. Israel constantly cited the tunnels for bolstering Gaza’s military capabilities. Egypt, besides worrying about the impact of spillover from Gaza’s Islamist forces on its foreign currency–generating Sinai resorts, reported finding weapons stockpiles near the border. In an effort to interrupt the traffic, Israel repeatedly deployed drones and manned aircraft to bomb Gaza’s tunnels, while Egypt stepped up tunnel detection and demolition. Tunnel owners responded by improving their design and digging to depths of over twenty-five meters.

OPERATION CAST LEAD AND ITS AFTERMATH

Israel’s repeated attacks on Gaza culminated in the devastating Operation Cast Lead of winter 2008–9. Although Hamas’s detractors in Gaza claimed the tunnels served as an escape hatch for some senior Hamas officials during the war, aerial bombardment of the Rafah border severely damaged the network, resulting in a temporary suspension of commercial traffic. Meanwhile, the land, air, and sea blockade remained fully in force.

As part of the internationally brokered ceasefire, Israel secured U.S. agreement to act against the smuggling routes supplying Gaza. The agreement was reinforced weeks later at a gathering in Copenhagen on 5 February 2009 of officials from the United States and several European countries focused on international naval patrols in the Red Sea and aerial surveillance of Sudan. Separately, Egypt committed to build (under U.S. military supervision) a twenty-five-meter deep underground steel barrier along its border with Gaza aimed at blocking the tunnels within a year. By the end of 2010, it claimed to have sabotaged some six hundred tunnels by various means, including plugging entrances with solid waste, sand, or explosives, and flooding passages with sewage. Use of tear gas and other crowd-control techniques inside the tunnels resulted in several deaths. “The war marked a turning point in how Egypt’s security dealt with us,” remarked one tunnel operator. “In the past, they would look the other way when a lorry stopped to unload at a tunnel mouth, but since May 2009 they . . . raid the homes, sheds, farms, and shops of our Sinai suppliers.”

That said, Egypt’s countermeasures never quite matched its policy statements. From the first, Egypt cited logistical problems such as difficulties hammering steel plates more than four meters deep in stony ground. Tunnel operators cut through completed segments with blow torches, nullifying the multimillion dollar project for the cost of a few thousand dollars. Reluctance to forgo the bribes accruing from smuggling further compromised official resolve. Egyptian security forces often targeted the shallowest and most easily detected tunnels, leaving the more developed and profitable ones untouched. Tellingly, construction slowed where tunnel activity was most concentrated. Hamas’s success in mounting a solidarity network to condemn the Mubarak regime for enforcing the siege further eroded Egypt’s political will. Frustrated, the U.S. Congress suspended technical support for the underground steel barrier in mid-2011.

Motivated by family and clan unification, as well as economic benefits, Bedouin and Palestinians on Egypt’s side of the border also resisted Egypt’s security measures. “We’re Palestinians working for the sake of Palestine,” said a tunnel laborer in Egyptian Rafah. To foil Egyptian security, Bedouin operators sometimes tapped into well-armed clan defense committees versed in Sinai’s topography from centuries of roaming. There were sporadic reports of clashes between Bedouin irregulars and Egyptian forces seizing contraband.

TUNNEL EXPANSION AND POSTWAR RECONSTRUCTION

Meanwhile, the ceasefire at the end of Operation Cast Lead enabled Hamas to undertake repairs on the partially destroyed tunnels and to oversee a major overhaul of the complex, even reducing taxes to stimulate the work. Fear of Egyptian detection prompted operators to extend their tunnels to a length of one and a half kilometers and to deepen them to up to forty meters below ground. Operators reinforced tunnels first with wooden planks, then cement blocks and metal to allow sufficient widening for raw materials to pass through without risking tunnel collapse. Rope ladders flung down the shafts were replaced by electric elevators, while the four-meter-long sledges (shahata) pulled by winches were replaced by carts running on rails, much as in coal mines.

Within two years, capacity had increased tenfold. By late 2010, large commercial tunnels were estimated to be shifting up to 170 metric tons of raw materials each per day. The number of tunnels transporting livestock rose from three in 2008 to at least thirty in mid-2010. There was also less loss and damage, since the longer tunnels were harder for Egypt’s security to find, and conditions inside the tunnels had substantially improved. Economies of scale and diversified sources of supply lowered costs. By the summer of 2011, 60 percent of traders reported that prices had fallen to equal or below the presiege level for goods from Israel. For example, a liter of fuel (initially sold in sand-riddled plastic soda bottles) cost four times more than in Israel in 2008; by 2009 fuel (pumped through three-quarter-inch pipes at a rate of 20,000 liters/hour) sold at a quarter of Israel’s price. By mid-2011, prices for Turkish cement (Gazans snub Egypt’s lower-quality products) had plummeted from $1,500/ton at the height of the closures in mid-2008 to the presiege price of $100. The cost of shipping a fifty-kilogram sack of goods fell from $50 to $5. “There are at least 1,500 underground tunnels now,” said an owner. “Most are bigger and better than ever before, and all of them are open for business. The result is more competition, more price wars, and less work for everyone.”

Demand grew as capacity improved and prices fell to within a range average Gazans could afford. Between 2008 and 2010, traders of household goods reported a 60 percent rise in their import of goods via the tunnels. By mid-2010, Gaza’s retailers reported that shortages resulting from Israeli restrictions had been reduced “to a reasonable extent or more.” Wholesalers rapidly replenished their empty warehouses. By mid-2009, cars—hitherto cut into three and welded together in Gaza—were arriving whole, first dragged through the tunnels by bulldozers and then driven through expanded tunnels. To satisfy demand, tunnel operators tapped into contraband, particularly of cars, arriving from Libya after Qaddafi’s retreat from Cyrenaica left his arms depots and ports open for looting.

Expansion also facilitated the import of inputs and raw materials, precipitating what has been perhaps the tunnels’ greatest achievement: kick-starting Gaza’s postwar reconstruction while donors remained on the sidelines. While world leaders promised billions at showcase conferences in Sharm al-Sheikh’s luxury hotels but failed to persuade Israel to lift its ban on construction materials, the tunnels enabled Gazans to rebuild their enclave themselves. In the immediate aftermath of Operation Cast Lead, while operators were still repairing their tunnels, Gazans made their own gravel by pummeling war wreckage. The two most visible symbols of Israel’s short-lived cooperation with the Palestinians post-Oslo—the shell-shattered Erez industrial park on Gaza’s northern border, and the destroyed European Union–funded airport in the south—were reduced to sandpits. Once the tunnels were upgraded, operators began moving heavy materials. By mid-2011, three thousand tons of gravel, five hundred tons of steel rods, and three thousand tons of cement were arriving daily.

Gaza morphed into a construction site. Roadsides were piled high with building materials from Egypt. According to the World Bank, construction starts in the first half of 2011 grew by 220 percent. UN Habitat estimated that, based on the materials allowed in by Israel, it would take eighty years to rebuild the six thousand housing units destroyed in Operation Cast Lead and accomodate the growth in population over five years of closure; tunnel flows reduced that lagtime to a more manageable five. Indeed so rapid was the pace of construction that by mid-2012 real-estate agents reported that they were struggling to locate prospective buyers for the new apartments.

It was not only Gaza’s housing stock that began to recover. Farmers resorted to tunnel imports to circumvent Israel’s ban on seeds, pesticides, irrigation pipes, and basic agricultural tools such as hoes and buckets. The increased affordability of inputs helped factories resume operations: Hamas officials claimed that by October 2011, half the fourteen hundred factories destroyed during Operation Cast Lead were back in production. A food-processing plant resumed operations after items banned by Israel—including preservatives, plastic wrapping and packaging made in Egypt, and spare parts—arrived from Switzerland via tunnel.

All told, the tunnel expansion precipitated a recovery that rapidly reversed much of Gaza’s earlier decline. From 2005 to 2009, Gaza’s per capita GDP contracted by 39 percent in real terms, with the tunnels providing at best limited relief. After Operation Cast Lead, the tunnels facilitated what a September 2011 World Bank report described as “exceptionally high growth,” notching 28 percent in the first half of 2011. Unemployment dropped from 45 percent before Operation Cast Lead to 32 percent by mid-2011. Rafah’s markets bristled with shoppers and café-goers late into the night, its backstreet ATMs distributing $100 bills.

THE LIMITS AND LIMITATIONS OF THE TUNNEL-DRIVEN RECOVERY

Even as the World Bank was touting Gaza’s exceptional growth, however, the structural flaws impeding Gaza’s full-fledged reconstruction persisted. With few exports capable of generating sustainable growth, Gaza’s consumption was capped. By 2010, the markets were saturated, with improved supply lines outstripping demand, while wages fell sharply, not least due to increased use of cheaper Egyptian labor. Intense competition pushed tunnel earnings and prices down even faster. With supply already exceeding demand, Israel’s June 2010 decision to lift its ban on the import of commercial goods (following the international outcry over the Mavi Marmara aid-flotilla incident) triggered a market glut. Retailers hitherto limited to imports via the tunnels revived their former ties with Israeli counterparts.

By the end of 2010, operations at over half of Gaza’s eleven hundred tunnels had reportedly been suspended. Those that survived launched efficiency drives, reducing operating hours and cutting labor so as to remain commercially viable. Increasingly, tunnel activity narrowed to goods that were competitive because Israel either heavily taxed alternatives, such as fuel, or banned them. The latter included most raw materials, all items defined as “dual use” (e.g., construction materials, machinery, chemicals, and spare parts), and almost all export goods. “Israel’s blacklist is the smugglers’ green list,” commented a prominent Gaza businessman who imports Egyptian cacti for his nursery through the tunnels.

By spring 2012, signs that the economy had reached the ceiling achievable through the tunnel conduits were increasingly visible. According to figures from the Palestinian Central Bureau of Statistics for the first quarter of 2012, unemployment had begun to climb, and the previous high rates of growth had fallen back sharply. Despite Egypt’s acquiescence to increased passage through the Rafah terminal, most of Gaza’s 240,000 refugee youth have never left the enclave, and 51 percent of them remain unemployed. Continued restrictions by the Egyptian authorities on the entry of tanker trucks bound for Gaza into the Sinai Peninsula left the enclave in darkness for much of the night. Israeli warships cruise on the horizon, a visible reminder of the three-mile limit Israel has imposed on Gaza’s seas. The claustrophobic feeling of being trapped by land, air, and sea has not disappeared.

Initially in the wake of Mubarak’s ouster, the tunnel economy enjoyed a boom. As the internal-security apparatus took flight, Egypt’s remaining impediments disappeared. Tunnel mouths placed deep inside Egyptian territory resurfaced close to the border, in the process taking an obvious toll on Egyptian Rafah’s housing stock, where gaping cracks appeared even in recent construction. Construction on the underground steel barrier was formally halted. Tunnel owners reported next to no impounding of materials, only token destruction of tunnel mouths, and a marked decrease in demands for bribes. Many Egyptian operators who had been sentenced in absentia and who had paid hefty bribes to avoid arrest were granted amnesty. Heightened domestic opposition in Egypt to the ongoing Gaza blockade and increased activity by Bedouin armed groups offered tunnel traffickers additional protection.

In deference to Cairo, Hamas had from the start banned the use of commercial tunnels for passenger traffic, but reversed this policy after the Mubarak regime fell. Meanwhile, the new Egyptian authorities, with much fanfare, eased the restrictions on passage through the Rafah terminal. However, with restrictions still in place, the tunnels offered a viable fast track that circumvented much of the red tape of the overland crossing. To regulate passenger traffic, the TAC introduced a system of prior coordination that took two days rather than the two months required for applications to cross via the Rafah terminal. Moreover, while the Rafah crossing closed at 5:00 P.M. (later extended to 8:00 P.M.), the tunnels operated around the clock. Male applicants ages 15–40, some 35 percent of whom were generally barred entry to Egypt on security grounds, benefited in particular, but all kinds of travelers, from Pakistani academics and Palestinian workers fleeing Libya to families on holiday, used the tunnel. Costs for the two-hundred-yard crossing, which previously reached hundreds of dollars, fell to NIS 100 ($30).

Relaxed controls also served to alleviate the ban on exports, the other grueling aspect of the siege. These included scrap metal (smelted in Sinai and reimported as steel rods for construction and possibly also military use), dapple racing horses (which all but disappeared from Gaza due to high Egyptian demand), ammunition (which spiked in demand during Egypt’s 2011 revolution), and surplus produce—watermelons, apples, and eggs—resulting from Gaza’s drive for food self-sufficiency. That said, Egypt’s lower labor costs and purchasing power rendered most Gaza produce uncompetitive, and Gaza’s manufacturing base, traditionally geared to the Israeli and West Bank markets, was slow to adapt to Egyptian needs. Egypt-bound traffic comprised mainly reexports of goods from Israel for which there was Egyptian demand, including heavily taxed items such as shoes, hair gel, and mobile phones.

Yet ironically, Mubarak’s ouster in February 2011 could yet spell the collapse of the tunnel economy. Led by Hamas leaders, Gazans look to Egypt’s new Islamist leadership to dismantle the siege structures and open the crossing to overland goods traffic. Certainly, initial euphoria at the prospect of a new laissez-faire era in Egyptian-Gaza relations dimmed as Egypt’s ruling military council, the Supreme Council of the Armed Forces (SCAF), consolidated its hold. In a sign of renewed leverage over Gaza, and reflecting a desire to cut their subsidy bill, the Egyptian authorities blocked tanker trucks en route to Gaza hauling heavily subsidized Egyptian gasoline. Although some fuel continued to trickle through the tunnels, the enclave again experienced outages of up to eighteen hours per day, as in the harshest days of the siege. The shortages not only rendered life uncomfortable, they deprived it of the dynamo to power more reconstruction. Inside Gaza, the Hamas government faced widespread charges of hubris for wildly overestimating the early benefits accruing from the Arab awakening. With Gaza’s fate increasingly intertwined with Egypt’s, the dominance of the military government, along with the Muslim Brotherhood’s focus on domestic affairs, cast a pall over the prospects for Gaza’s trade ties with Egypt.

WINNERS AND LOSERS

Five years of Hamas rule over Gaza and sponsorship of the tunnel trade brought changes to the Strip whose impact could be felt at a popular level. Public infrastructure—including the parliament and other government buildings, police stations, and mosques—had been leveled or severely damaged in Israel’s Operation Cast Lead bombardment. The Hamas government, armed with the proceeds from import taxes and an expanded tunnel infrastructure capable of transporting heavy goods and machinery, repaired and upgraded infrastructure. Hamas also widened the Salah al-Din Road (the Rafah-Gaza City highway) to accommodate increased traffic from the south, and, in Gaza City itself, began beautifying prominent landmarks, sodding sandy areas, dredging the port, installing traffic lights, and rebuilding its coastal riviera to the south, which officials claimed would one day rival Tel Aviv’s.

In an economy blighted by unemployment resulting from Israel’s ban on Gazan workers, the bombardment of its manufacturing base, and the closure of export markets (above and beyond a significant slowdown in donor-funded development projects), the tunnels emerged as Gaza’s largest nongovernmental employer. The tunnel industry attracted construction workers once employed in Israel from across the Gaza Strip. For a time, tunnel workers were the best paid in Gaza: in 2008, the average daily wage was $75, five times Gaza’s median wage according to official Palestinian figures, and more than West Bank Palestinians earned building Israel’s Jewish settlements. The tunnel trade was also the largest overall employer of youth. School dropouts scrounging NIS 20/day as street peddlers earned ten times that much in the tunnels. Although market saturation and recourse to Egyptian labor later depressed daily wages to more like NIS 80, even this was quadruple a farmhand’s wage. With each fully functioning tunnel employing twenty to thirty people, by 2010 the tunnel industry was estimated to employ some five thousand tunnel owners and twenty-five thousand workers, supporting about one hundred and fifty thousand dependents, or 10 percent of Gaza’s population.

Such was the turnaround in the local economy that Gaza City had a surfeit of new hotels, restaurants, and beach cafés, which attracted not only the new moneyed elite the tunnels had fostered but also exiles returning to the Strip (sometimes via tunnels), and even visitors from northern Sinai. Gaza’s new luxury hotel, al-Mashtal, optimistically bought cocktail glasses, while visiting businessmen from the West Bank complained that the latest-model sports cars and Hummers could be seen on Gaza’s streets long before they surfaced in Ramallah. Real-estate brokers said the multiplier effect of the increased spending power spurred a threefold increase in real-estate prices.

That said, Gaza’s macroeconomic growth figures disguised wide disparities in the distribution of the new wealth. In geographical terms, prosperity followed the new employment opportunities: the north languished, while the south boomed. Bayt Hanun, once Gaza’s gateway to Israel, sank into depression, while Rafah, hitherto the enclave’s most depressed city, boomed. Unemployment in Rafah fell from about 50 percent on the eve of the Hamas takeover to 20 percent by December 2008. Trade experienced similar shifts. As established trading routes via the Israeli port of Ashdod waned, Gaza’s commercial ties with Egypt revived after a forty-year hiatus. Gaza’s traditional mercantile elite, which had developed ties with Israeli and Western European suppliers, found its status and influence in Gaza increasingly sapped by a new generation of smugglers tapping into ancient informal trade routes that extended southward into Sudan, and who quickly diversified their supply sources to include Egyptian, Chinese, and Turkish suppliers. And while yesterday’s commercial elite excelled in foreign languages acquired through travel and education, the new bourgeoisie of smugglers was less educated but had the benefit of cross-border clan connections and the backing of Gaza’s Islamist rulers. Thus, the tunnels became a key driver of upward mobility and social change, empowering previously marginalized groups and spawning a class of nouveaux riches.

Further encroaching on traditional business elites, tunnel owners used their financial clout to diversify upstream into retail, developing their own networks of agents to increase their market hold. Spared the cost of tunnel fees and privy to market information gained from hauling goods, they undercut retail prices, prioritized their own goods over wholesaler deliveries, and even distributed their own catalogues direct to consumers. On occasion they flooded the market to suppress prices and push wholesalers to the point of collapse. “No matter what we do, we cannot compete with the tunnel owners. They have decreased our income by 70 percent at least,” complained Ala’ Abu Halima, a long-standing Gaza merchant specializing in agricultural inputs.

Western-backed NGOs and the United Nations, whose required funding criteria barred them from purchasing smuggled goods and therefore stymied their reconstruction efforts, vociferously campaigned to end Israel’s siege. UN officials noted the paradox whereby U.S.-led financial restrictions, which prohibited the United Nations from accessing tunnel supplies, gave their supposed target, Hamas, a distinct advantage. Refugee families turned increasingly to Hamas rather than depend on the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA), the organization charged with sheltering them (and three-quarters of the Strip’s population). UN Special Coordinator for the Middle East Peace Process Robert Serry, fearing that the international community was hemorrhaging influence, complained in a May 2010 briefing to the Security Council that “the flourishing illegitimate tunnel trade permits smugglers and militants to control commerce,” while “international agencies and local contractors who wish to procure goods entering through legitimate crossings too often stand idle due to the Israeli closure.” Even following Israel’s declared relaxation on the import of construction materials for international projects in Gaza beginning in early 2011, the mandatory submission of all projects for Israeli approval has resulted in a process UN officials describe as “slow, cumbersome and costly”—and often uncompetitive vis-à-vis contractors supplied with goods from the tunnels.

The Bedouin population near the Egypt-Gaza border also profited greatly from tunnel commerce, especially the main clans: the Sawarka, Ramailat, and Tarabin. Proceeds from the tunnels were used not only to erect mansions but also to arm Bedouin defense committees. “A decade ago, my whole clan had three cars. Nowadays each household does,” says a Bedouin trader in Rafah. Families and clans separated for years by the border socialized in Gaza’s new restaurants. In a sign of the growing social and economic interaction between Gaza and Sinai, some Palestinian businessmen laundered their tunnel profits by investing in property in and around El-Arish, prompting a spike in land prices. Allegations abound that Gazans were seeking to export not only their earnings but also their arsenals to Sinai for safekeeping. At the same time, disparities between the economic prospects of Sinai’s clans bordering Gaza and those bordering Israel mounted, heightening friction between them. Israel’s construction of a 240-kilometer wall along its border aimed at severing smuggling routes to Israel only heightened the tensions. The rapid decline of Sinai’s formal economy of tourism along the Red Sea plummeted, fueling animosities which on occasion turned violent. Adding to the instability, some Bedouin, reined in by Hamas in Gaza, crossed via tunnel to pursue their blood feuds in Sinai.

HAMAS AND THE TUNNELS

The underground lifeline for Gaza’s population was no less a salvation for the Hamas government, which struggled to survive efforts by multiple foes to engineer its collapse or stoke social unrest by means of a siege. Over time, the tunnels enabled Hamas to consolidate its hold on the Strip and to circumvent U.S.-led international financial restrictions. According to banking sources, the TAC raised $150–$200 million in revenues in 2009, a figure that continued to climb in 2010 as the tunnel traffic grew, but then tapered off after Israel relaxed its closure and Egypt restricted fuel bound for Gaza. As a result, Hamas became increasingly immune to the financial leverage both of the international community and—significantly—its own Damascus-based leadership.

As noted above, the government increasingly consolidated its hold on revenues over time. Following the 2007 takeover of the Strip, the Interior Ministry reasserted Hamas government control over the commercial tunnels in place of the IQB. From then on, the ministry not only regulated the tunnels but also took charge of collecting the tunnel revenues, depositing them directly into its own account to cover its budgetary expenditures. While any excess funds were transferred to the central government, other ministers grumbled that the Interior Ministry’s prior claim on tax receipts was less than satisfactory.

In 2011 the government, with support from the Hamas movement and the Palestinian Legislative Council, reached an agreement whereby the ministry would deposit all receipts into a single treasury account but would be given priority in disbursements. With the situation thus regularized, National Economy Minister ?Ala’ Rif?ati was able, soon after his appointment in 2011, to post two hundred customs and excise officers to the tunnel enclave alongside Interior Ministry employees to enforce levies.

Through its growing tax base, Hamas increased its economic independence from Israel and the PA, although the latter continued to make salary payments to the some seventy thousand employees on its payroll. Hamas even made some progress delivering on its 2006 campaign promise to free Gaza from Oslo’s 1994 Paris Protocol, which gave Israel virtually full control over the Palestinian economy. The development of direct trade ties with Egypt also enhanced Hamas’s ideological vision of fostering ties with the Islamic world and downgrading relations with Israel. According to a Hamas official, “The siege is a blessing in disguise. It is weaning us off of Israel and sixty years of aid, and helping us to help ourselves.”

Armed with resources to govern from the tunnel proceeds, Hamas transformed itself from a nonstate actor with a social and charitable network, underground movement, and guerrilla force into a governing authority with a well-equipped internal security force, bureaucracy, and economy. The commercial tunnels and the Sinai population’s growing economic dependence on trade with Gaza gave Hamas the soft power to project its influence into the Sinai Peninsula, even as the factional tunnels enabled its military wing to augment this “soft” influence by exercising its own leverage there. Overall, the eclipse (at least temporarily) of Egypt’s internal security force in the peninsula and the simultaneous increase in Gaza’s military capabilities—combined with Gaza’s economic, social, and cultural pull—led observers close to Hamas to describe the movement as gaining strategic depth inside Egypt’s periphery. If indeed the enclave emerges as a regional center of gravity, all parties hoping to establish stability in the Sinai will have to take it into account.

That said, the tunnel economy has also tarnished Hamas’s reputation for transparency, accountability, and financial propriety. “This is not the old style radical movement,” notes a Gaza economist; “Hamas has acquired a business venture.” The Hamas authorities were widely criticized from the outset for making tunnel licenses conditional on appointing its members to the boards of tunnel cooperatives, often on preferential terms. The government’s decision to wash its hands of the pyramid scheme for tunnel investment mentioned earlier, which had been endorsed by prominent Hamas preachers and had left numerous investors bereft of their savings, marked the first major dent in its domestic credibility. Thereafter, Islamist and secular opponents alike adopted the discourse of corruption that Hamas had hitherto used to undermine Fatah. Some elements of the IQB, meanwhile, acquired a reputation for profiteering much like that associated with Muhammad Dahlan’s Preventative Security Forces that preceded them, dispensing with the resistance activities that were once their hallmark. Several prominent officials, including Hamas spokesman Fawzi Barhum, come from families with strong ties to the tunnel economy and were viewed as protecting their tunnel holdings. A Salafi jihadi from Gaza’s Middle Areas expressed it thus:

Before entering government, Hamas acolytes focused on religious sermons and memorizing Qur’an. Now they are most interested in money, tunnel business and fraud. Hamas used to talk about paradise, but now they think about buying land, cars and apartments. After the evening prayers, they would go to study, now the Imam looks at ways to make money. Before they prayed in the mosque, now they pray at home.

Hamas’s lack of transparency about its use of its tunnel earnings compounds suspicions. While Hamas officials say local revenues comprise half the government’s $750 million annual budget for 2011, local businessmen calculate the earnings to be considerably higher, raising questions about where the funds go and why there are repeated shortfalls in monthly civil-service salary payments. Calls for accountability have mounted as the Haniyeh government has increased the tax burden. (National Economy Minister ?Ala’ Rif?ati, who upon taking office called for Gaza’s withdrawal from the Paris Protocol to spare the population Israeli-level tariffs, four months later declared his intention to raise tariffs in line with Paris Protocol rates.)

A similarly cavalier approach to child labor and tunnel fatalities damaged the movement’s standing with human-rights groups, despite government assurances dating back to 2008 that it was considering curbs. During a police patrol that the author was permitted to accompany in December 2011, nothing was done to impede the use of children in the tunnels, where, much as in Victorian coal mines, they are prized for their nimble bodies. At least 160 children have been killed in the tunnels, according to Hamas officials. Safety controls on imports appear similarly lax, although the TAC insists that a sixteen-man contingent carries out sporadic spot-checks.

All told, the tunnels have been a mixed bag for Hamas. While its detractors praise—albeit begrudgingly—its success in reducing the impact of Israel’s stranglehold, perceptions of corruption inside the organization have intensified. During the renewed fuel shortages of spring 2012, there were widespread allegations that Hamas leaders received uninterrupted electricity and that gasoline stations continued to operate for the exclusive use of Hamas members. True or not, they fed a growing mood of recrimination that Hamas had profited from the siege.

FUTURE PROSPECTS

While the tunnels have spared Gaza’s economy from collapse and made possible some reconstruction, concerns that their utility might have peaked are rife. Despite the construction boom, the tunnels have not equipped Gaza with the tools required to rebuild and sustain a productive society. The manufacturing base remains hobbled by the ongoing ban on exports. Once its housing stock is restored, Gazans ask, what then? Where will the workers go? Tunnels were always a remedial answer to the blockade, not an economic solution. The high costs of food and other aid, ultimately borne by international donors and passed on to their taxpayers, can only be avoided when the border opens to normal commercial trade for both imports and exports.

To date, Gaza’s mercantile elite and foreign donors have looked to intra-Palestinian reconciliation and the reestablishment of PA control inside Gaza to end Israel’s five-year blockade. But even in the most favorable of circumstances, it is hard to see how trade and labor markets can return to their pre-2000 highs. Despite significant improvement following Operation Cast Lead, truckload entries in February 2012 represented less than half the average 2005 monthly entry of 10,400 trucks. Moreover, even if Israel fully opened its crossings, tunnel operators might continue to enjoy some inbuilt advantages over formal trade, including the ability to smuggle subsidized Egyptian produce and the absence of red tape. As long as Gaza is vulnerable to the vagaries of Israel’s use of economic tools to cajole Gaza’s rulers, the tunnels will likely remain a strategically important safety valve and back door.

For its part, Hamas continues to look southward to Egypt. Its hopes of capitalizing on the rise of its parent and sister movements in North Africa have so far failed to materialize. Travel to and trade with Egypt are certainly easier, but with goods still transported underground, the enclave remains psychologically and physically under siege. Despite the election of a senior Muslim Brotherhood official as the new Egyptian president, Egypt’s military apparatus retains, at least for now, control over the country’s security and borders. High-level intelligence officers continue to view Gaza’s Islamist leaders as a threat to national security and have used restrictions on the entry of goods—particularly fuel—into Sinai in an attempt to bring them to heel. How the power struggle between President Muhammad al-Mursi and the SCAF plays out will be critical to determining the extent to which Egypt and Gaza can normalize their political and trade relations and end Gaza’s state of siege. While Mursi’s election was greeted ecstatically by Hamas’s rank-and-file, a sober realism and even hint of frustration at the tweaks to existing Egyptian policy rather than an overhaul continues to mark the statements of some Hamas officials.

That said, there are pointers that keep the hope of a sea change in ties with Egypt and the broader region alive. In February 2012, North Sinai’s Chamber of Commerce was the first official trade delegation to visit Gaza since the Hamas takeover in 2007. Others have followed, holding out the prospect that trade already legalized in Gaza could become so in Egypt as well. Ironically, any attempt to legalize trade above ground would likely result in both governments rendering the tunnels illegal and taking steps to terminate smuggling. Both governments have already discussed bringing the underground economy to the surface, opening the Rafah terminal to trade, and opening a free-trade zone straddling the Egypt-Gaza border. Gazan businessmen, together with counterparts from Ismailia’s Chamber of Commerce, have since formed the Egypt-Palestine Company, aimed at establishing a 1,000 dunam free-trade zone. Egyptian officials suggest that the resulting trade could reach $2 billion annually, more than doubling current bilateral trade and surpassing the country’s U.S. military aid. In an attempt to show a cooperative spirit, Hamas returned five stolen cars to Egypt and pledged to stop (temporarily) the unlicensed import of cars.

Though small and reversible, such steps have kept alive a vision of Gaza’s exit from its pariah status and integration into the region’s emerging new order. In February 2012, Hamas announced agreements in principle with Egypt’s petroleum and energy ministries to link Gaza to Egypt’s electricity grid and gas pipelines, with the assistance of a $70 million loan from the Islamic Development Bank. Though subsequently overturned by SCAF, these agreements offer a pointer of how relations could evolve. Hamas ministers have drawn up plans to link Gaza to the region’s labor and export markets as well as its transport system. “Within two years, you’ll be able to take the bus all the way from Gaza to Morocco,” predicts Hamas Agriculture Minister Mahmud al-Agha. Others speak of reviving the old railway that ran from Cairo through Gaza. Ismail Haniyeh’s recent audience with President Mursi resulted in what Palestinians said were a series of Egyptian commitments to increase passenger traffic through Rafah and fuel supplies.

Winding down the tunnel trade could provoke clashes with key vested interests both within the movement and without, particularly in the Sinai Peninsula. The tunnels have fostered common interests between Sinai’s Bedouin traders, transporters, and tunnel owners and Gaza’s consumers, which will not be easily decoupled. But the benefits of winding down would be considerable. Stemming smuggling would strengthen Hamas’s preelectoral claims to promote good governance and counter corruption, and possibly would revive tourism. Indeed, Gaza’s rulers have committed to closing the tunnels in the event Egypt’s opens its border for formal overland trade. For Egypt, too, there would be benefits in overland trade, for the tunnels, a key component of the country’s black economy, have been a driver of corruption of state officials, encouraged the proliferation of weapons, and strengthened Sinai’s centrifugal forces. In short, while the tunnels have served as the homemade driver of Gaza’s reconnection to the region, the final realization of this goal can best be served by their demise.

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Nicolas Pelham is a writer on Arab affairs for The Economist and the New York Review of Books. He is the author of A New Muslim Order (London: I. B. Tauris, 2008) and coauthor of A History of the Middle East (London: Penguin, 2004), and has reported on Gaza extensively over the past six years.

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Gaza: Attention, une perfidie peut en cacher une autre ! (We lied, people died: How the West helped Hamas build its war machine)

26 juillet, 2014

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S’ils se taisent, les pierres crieront! Jésus (Luc 19: 40)
What are Gazans supposed to do ? Jon Stewart
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs. Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ? Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense. Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie. Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle». (…) C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables. Gérard Bensussan
 Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Depuis 1948, tous les jours, tous les mois et surtout pendant le mois sacré du ramadan, nous assistons à une tentative de génocide systématique. Recep Tayyip Erdogan (premier ministre turc)
The vast majority of the countries participating in [the Arab League] summit consider Hamas to be a terrorist organization. These countries pray – all those foreign ministers are praying – that Israel will manage to get rid of Hamas once and for all. They support the Israeli planes bombing the Gaza Strip under the pretext of getting rid of Hamas and stopping the missiles. (…) Is it conceivable that such an "urgent" meeting is convened only 7-8 days after the Israeli air raids on the Gaza Strip began?! Why did it take them so long? The reason was that they wanted to give the Israeli planes and tanks the opportunity to invade Gaza and destroy the resistance. There are 18 resistance movements in Gaza. It’s not only Hamas. (…) They took their time to allow Israel to destroy the resistance once and for all. This meeting was summoned by Kuwait. Why didn’t Palestinian President Mahmoud Abbas summon it, and from day one? The reason is that he does not want the Arabs to convene. He does not want them to decide that this aggression must be stopped. (…) Yizhak Rabin once said that he hoped to wake up one day and see Gaza had sunk into the sea. By God, the Arab regimes and leaders have outdone Rabin in this. They would like the West Bank, the Gaza Strip, and the entire Palestinian people to sink into the sea with no survivors. Abd Al-Bari Atwan (former Gaza-born, editor-in-chief of Al-Quds Al-Arabi, Mayadeen TV on July 14, 2014)
Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». (…) Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
We, the undersigned academics, lawyers, and community leaders, are profoundly perturbed by the unbalanced and partisan position adopted by the Canadian Government and federal political parties regarding the current violence in Gaza. While more than 650 Palestinians – 75% civilians, according to the United Nations – have been killed in Israel’s latest military operation, official statements have focused exclusively on denouncing Hamas’s rocket strikes (responsible for two fatalities) and uncritically proclaiming Israel’s right to self-defence. While Hamas’s indiscriminate rocket firings are illegal under international law, Israel is still bound by basic international humanitarian law principles protecting civilians during times of war and prohibiting collective punishment. Indiscriminate and disproportionate attacks on civilian life and infrastructure in Gaza violate fundamental norms of international law. As of July 22, the toll of the ongoing offensive (the third major military assault on Gaza in six years) includes: at least 147 children killed, including four by missile strike while playing soccer on a Gaza beach; 3 504 Palestinians injured (it is uncertain how many are civilians, but the number includes 1 100 children and 1 153 women); 2 655 families whose homes have been destroyed or severely damaged; 117 000 people displaced; at least 90 schools and 18 health facilities damaged (including the destruction of al-Wafa Hospital, the only rehabilitation hospital in Gaza and the West Bank) 2 million people with no or very limited access to water and sanitation services. (…) And the toll increases by the hour. (…) As a country claiming to champion universal human rights and dignity, Canada’s foreign policy must align with international law, and reflect the equal value of Palestinian and Israeli life. The callous devaluation of Palestinian life communicated by our political leaders does not represent us as Canadians. Canadians 4 Gazans
It is a just war carried out with a great deal of care. I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders. And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.“‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’” Ori Nir (porte-parole de Americans for peace now)
Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world. This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). (…) There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility. Joe Klein
I think that there has been a failure of reporting on our side about the extent of the Israeli operation, which compared to cast lead in 2008-2009. Cast lead was really wanton destruction of Gaza city. This has been pretty well-targeted … The ground offensive is in only one neighborhood of east Gaza city. The targets: schools, mosques, that’s where they store the guns. And it’s terrible that families and children are being killed but that is precisely Hamas’s purpose in starting this mess.(…) It’s pretty well known that I’ve been very critical of Israel in the past,  especially their activities on the West bank and their expansion of settlements and I still am. But in this case … I spent the last couple of days talking to members of the Israeli peace movement, you know, people like Ori Nir, the spokesman of Americans for peace now and he called this a just war. He studies these things very, very carefully. And I think that in this case we have to present more nuanced  reporting. Joe Klein (Time)
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! Melanie Philips
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur  Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra,  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community. (…) Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see. Yuval Diskin
L’armée israélienne a déjoué plusieurs attentats de grande envergure. Le Hamas avait prévu plusieurs attentats simultanés à grande échelle durant la période du Nouvel An juif qui doit débuter le 24 septembre prochain, a confié une source sécuritaire vendredi à i24news. Selon cette source se basant sur les informations recueillies par les services de Renseignements qui ont interrogé des terroristes palestiniens faits prisonniers ces derniers jours à Gaza, le Hamas avait prévu d’infiltrer en Israël environ 200 de ses combattants par chacun des tunnels menant de la bande de Gaza vers le territoire israélien durant les fêtes de Rosh Hashana, la nouvelle année du calendrier juif. I24news
Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs. Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste. Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés. C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers. (…) L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés. La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza. Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts. Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils. Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable. Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi. D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens. Mena press
While salvaging Qurans from the rubble of the Al-Farouq Mosque in Gaza, junior imam Muhammad Hamad told the New York Times, ‘This is a house of God” – as though this proved the mosque is a peaceful place of worship.  He said this after Al-Farouq had been targeted by the Israeli Defense Forces (IDF) on July 12.  According to IDF spokesperson, Lt. Col. Peter Lerner, intelligence indicated the mosque was used as “a Hamas rocket cache and gathering point for militants.” (…) Further Palestinians have a documented history of using mosques as bases for terrorism.  A few examples: In 2003, Israeli police thwarted a suicide attack and located the explosives belt in a mosque in Taibeh. In 2003, Hamas terrorists in Hebron used their mosque’s football team as cover while they carried out a series of suicide attacks that killed 34 Israelis. In 2003, Ra’ed Misk, an imam of a mosque in Hebron, carried out a suicide attack that killed 23 civilians.  He was dressed in the explosives belt at a mosque in eastern Jerusalem. In 2008, the IDF bombed a mosque in Gaza City that was used to store missiles and explosives and was used as a launching ground for rocket attacks. In 2009, during Operation Cast Lead, IDF forces uncovered weapons caches in mosques throughout Gaza including ones in Jabaliya, Al-Atatra, and the Zeitun neighborhood of Gaza City. As for the Al-Farouq Mosque recently targeted in Gaza for being a “rocket cache” and meeting place for terrorists, it broadcasts publicly its affiliation with Hamas and its promotion of jihad on the mosque’s Facebook page. Danielle Avel
I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs. Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages. Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011. Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed "knock-knock" small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent. Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable "collateral damage"—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill. This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.  General Conway
If Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14. Also, compare these figures to those published by the UN: 599 Palestinians killed 443 civilians (74%) 147 children (25%) 74 women (12%). Israellycool
Those are the primary antidotes to the biased and lazy mainstream media’s false equivalencies and context-free body count obsession. If Israel were less adept at protecting its innocents, and if Hamas actually tried to spare its civilians instead of intentionally putting them in harm’s way, low-information Americans might be spared the various monuments to “moral lunacy,” erected by people like Jon Stewart: Mr. Stewart asserted that both sides–Israel and Hamas–are engaging in aerial bombardment. But because Israel is more effective at prosecuting the war, and because more Palestinians than Israelis are dying, Israel is the more guilty party. It’s framed as an example of moral equivalence, but with Israel more morally culpable because of the “asymmetric” nature of the conflict. This is moral lunacy. You would never know from watching Stewart that Hamas is dedicated to the destruction of the Jewish state (and says so in its charter); that Hamas started the war; that Hamas wants to escalate the war; that Hamas has refused repeated ceasefires; and that Hamas is using innocent Palestinians as human shields by, for example, using hospitals and schools for military purposes. You would never know, in other words, that Hamas has a vested interest in more dead Palestinians, precisely in the hopes that people like Jon Stewart will make Israel out to be the more malicious of the two combatants. And when Stewart ridicules Israel for warning Palestinians to evacuate before the IDF strikes military targets in Gaza–”Evacuate to where!?”–he is displaying (at best) an embarrassing ignorance. Israel actually drops leaflets with maps indicating where residents of Gaza can go–specific sites–where they’ll be unharmed. So Israel is instructing Gazans to leave dangerous combat zones. And what about Hamas? It’s urging Gazans to stay. Why? In order for them to be killed. Hot air
The vast tunnel networks prove Israel was right about letting in dual-use items that Hamas would only appropriate for its terror war against Israeli civilians. The West should, in fact, be embarrassed by its enabling of those tunnels: pressuring Israel to let in those materials was the international community’s way of using Israeli civilians as guinea pigs in a grand experiment. They didn’t believe Israeli predictions, and wanted the premises tested. Now they have been, and innocents are paying the price. Seth Mandel

Attention: une perfidie peut en cacher une autre !

Découverte de dizaines de kilomètres de tunnels, tunnels d’attaque compris émergeant en territoire israélien au prix de quelque 600 000 tonnes de ciment et plus d’un milliard de dollars; projets d’attentats massifs via les tunnels notamment pour le nouvel an juif fin septembre; roquettes qui apparaissent dans les école de l’ONU et qui, si l’on en croit les aviations civiles occidentales pourraient désormais se révéler dangereuses pour nos passagers; bilan, provisoire et publié uniquement par des agences proches du Hamas, de pertes "civiles" confirmant la surreprésentation des hommes en âge de combattre (80%); utilisation de photos de victimes recyclées d’autres conflits; journalistes occidentaux faisant état de pressions et de manoeuvres d’intimidation de la part du Hamas pour avoir osé évoquer l’utilisation délibérée de sa population comme boucliers humains; journalistes arabes évoquant le souhait cachés du Monde arabe – nos amis qataris et turcs exceptés – de voir le Hamas enfin désarmé …

Alors qu’en ces temps étranges où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Se confirment, une à une et jour après jour, l’ensemble des accusations que répètent depuis des années les autorités israéliennes sur les détournements et la perfidie des méthodes de combat du Hamas en particulier et des Palestiniens en général …

Et que du côté occidental, si l’on en croit un récent sondage américain et ce que l’on peut voir dans nos manifestations, les critiques seraient plutôt jeunes, sous-éduqués, sous-informés et plutôt gauchisants …

Comment ne pas voir, avec la revue américaine Commentary et comme en creux à l’instar des proverbiales pierres de l’Evangile (sauf que là, c’est des pierres de tunnel !) criant enfin leur vérité, l’incroyable mauvaise foi ou au mieux naïveté de l’ensemble ….

Tant des accusations dirigées contre l’Etat hébreu que des excuses généreusement accordées pendant toutes ces années au Hamas par nos belles âmes ?

Mais aussi, alors que le bilan humain s’alourdit chaque jour un peu plus, leur incroyable irresponsabilité  ?

Israel and the Burden of Being Right
Seth Mandel
Commentary
07.24.2014

Generally when someone says they “hate to say I told you so,” it’s fair to doubt they really hate saying it. But in Israel’s case it’s believable. The current conflict with Gaza is proving Israel correct about its various claims with regard to Hamas, and the result is the treacherous urban warfare the world is currently witnessing.

As Evelyn Gordon wrote earlier, the vast tunnel networks prove Israel was right about letting in dual-use items that Hamas would only appropriate for its terror war against Israeli civilians. The West should, in fact, be embarrassed by its enabling of those tunnels: pressuring Israel to let in those materials was the international community’s way of using Israeli civilians as guinea pigs in a grand experiment. They didn’t believe Israeli predictions, and wanted the premises tested. Now they have been, and innocents are paying the price.

While we’re on the topic of dangerously boneheaded diplomatic fumbles by the Obama administration, the FAA ban on flights to Israel’s major international airport–conspicuously imposed not when the rockets started flying but when John Kerry needed leverage to box Israel into a cease-fire–proved another point. The grotesque body-counters among the press like to treat rockets from Gaza as barely more than fireworks which do not lead (because of Israeli and American technological genius) to a comparable number of fatalities.

But the FAA ban is the Obama administration’s way of inadvertently admitting otherwise: rockets from Gaza are such a threat, according to the Obama administration’s actions, that Tel Aviv should be treated as more dangerous for commercial flight than countless other locations that would give anything for a safety record even resembling that of Ben-Gurion. Thus, the possibility that rockets will escape Iron Dome is sufficient to treat them as the act of war they are intended to be. Israel was right about the need to stop and deter the rockets, not least because of America’s reaction to them.

The tunnels and the rockets are Hamas’s primary threat to those living inside Israel, and they also shine a light on another of Israel’s verified claims: Hamas’s practice of turning civilians and their property into instruments of war. As I wrote on Tuesday, journalists have witnessed Hamas fighters using a hospital as a command center and moving rockets into mosques. And Hamas is using UN schools to store weaponry as well.

But reporters have also opened a window into why there’s not as much coverage of the use of human shields as one would think. Yesterday, a Wall Street Journal photographer tweeted an image of a Hamas official at Shifa hospital and wrote: “You have to wonder w the shelling how patients at Shifa hospital feel as Hamas uses it as a safe place to see media.” He then deleted the tweet. At the Jerusalem Post, Lahav Harkov offers a window into the threats journalists are getting on social media for recording Hamas actions:

On Wednesday, Peter Stefanovic of Australia’s Channel Nine News tweeted: “Hamas rockets just launched over our hotel from a site about two hundred metres away. So a missile launch site is basically next door.”
An account called @ThisIsGaza said this was Stefanovic’s fourth time “passing and fabricating information to Israel… from GAZA” and threatened to sue him.
Another account, @longitude0 wrote: “You are a cretin. Are you working for the IDF” and “in WWII spies got shot.”
Financial Times Jerusalem Bureau Chief John Reed reported seeing “two rockets fired toward Israel from near al-Shifa hospital, even as more bombing victims were brought in.”
Shifa, in Gaza City, is the main medical facility in the Strip.
In response, @Saritah_91 tweeted: “We’ll hold you responsible if Israel uses your tweet to bomb the hospital & then justify it.”

The Hamas supporters are making use of the term “informant,” treating the media as their allies (I can’t imagine why) who then betray the cause when they report what they see. There has also been an interesting desire on the part of journalists to obfuscate the implications of their own reporting. For example, in an article detailing Hamas’s brazen use of human shields, New York Times reporters Anne Barnard and Jodi Rudoren write:

Nothing is ever so clear in the complex and often brutal calculus of urban warfare. There is no evidence that Hamas and other militants force civilians to stay in areas that are under attack — the legal definition of a human shield under international law. But it is indisputable that Gaza militants operate in civilian areas, draw return fire to civilian structures, and on some level benefit in the diplomatic arena from the rising casualties.

Hamas is using civilians as human shields, but let’s not jump to any conclusions. Barnard and Rudoren don’t cite their source for international law, but here is the plain text of the Geneva Conventions:

The presence of a protected person may not be used to render certain points or areas immune from military operations.

But even by the Barnard/Rudoren account, it’s pretty clear that Hamas, in turning civilian areas into military targets and then prohibiting civilians from using the reinforced bunkers under those areas to which Hamasniks then retreat when the counterattack arrives, is using civilians as human shields.

Again, Israel said all this–and has said it for some time. But there’s not much consolation in being right about these claims, because it means Hamas’s sacrificial use of Palestinian civilians and the group’s genocidal war against the Jewish state continues.

Voir aussi:

How the West Helped Hamas Build Its War Machine
Evelyn Gordon
Commentary
07.24.2014

Yesterday, I wrote about one important way in which the West helps Hamas. Clearly, there are also many others, including media coverage that encourages Hamas’s use of human shields (as Alan Dershowitz explains here) or even parrots outright Hamas lies (as Noah Pollak explains here). But Monday’s Jerusalem Post editorial highlighted one important form of assistance to Hamas that has received far too little attention despite contributing greatly to Gaza’s current misery: the West’s relentless pressure on Israel to stop restricting imports of “dual-use” items into Gaza.

For years, human-rights groups, diplomats, pundits, and other opinion leaders demanded an end to the “siege” of Gaza, and eventually, they succeeded. President Barack Obama deserves special mention here; it was he who, after Israel’s botched raid on a flotilla to Gaza in 2010, twisted Israel’s arm into drastically easing its import controls. The pressure increased again after Egypt tightened its own blockade of Gaza last year, leading Israel to remove all remaining restrictions on construction materials like cement and iron.
Most of those who pressed Israel on this issue sincerely wanted to improve Palestinian lives: Eliminating import restrictions, they argued, would let Gaza residents build homes and businesses, improve the economy, and generally contribute to Palestinian wellbeing. So they blithely dismissed Israel’s warnings that these materials would actually be used not to help ordinary Palestinians, but to build Hamas’s terror infrastructure.
We now know Israel’s warnings were 100 percent correct. As Jonathan Tobin has already noted, Hamas built a vast warren of underground bunkers to protect its rockets and its own personnel. It also built dozens of cross-border tunnels dedicated solely to launching attacks inside Israel; the IDF has so far located 28–each of which runs for miles, deep underground, requiring hundreds of tons of cement and millions of dollars to build–and doesn’t think it has found them all. Yet Hamas built no hospitals, schools, power plants, or even bomb shelters to serve the general population; where such institutions exist, they were built either by Israel (when it controlled Gaza) or the international community.
Hamas built much of its underground warren with materials smuggled in from Egypt. But Israel’s lifting of restrictions last year undoubtedly helped. And even before that, Israel allowed huge quantities of dual-use products to be imported for projects supervised by the UN, Western governments, or international aid agencies, who were supposed to ensure that Hamas didn’t use them for its terrorist infrastructure. Given the sheer size of the tunnel network, it now seems likely that Hamas siphoned off some of this material, too–just as it has repeatedly stored rockets in UNRWA schools despite that organization’s stated objections.
Had Hamas not been able to build these tunnels, Israeli ground troops wouldn’t be in Gaza trying to destroy them. And had Israeli troops not been in Gaza, the hundreds of Palestinians wounded or killed in the Hamas-Israel crossfire would be unharmed, while the hundreds of homes damaged or destroyed in the fighting, or in the demolition of tunnels that run right under them, would still be standing.
In other words, in its well-meaning effort to improve Palestinian lives by demanding that Israel end its import restrictions, the international community helped Hamas build a massive terrorist infrastructure that has now brought death and destruction down on Gaza. I wonder whether all the Palestinians who have lost their loved ones or their homes think those extra tons of imported cement were worth the price.
I also wonder whether the West will learn the lessons for next time. Hamas is demanding that any cease-fire include a complete removal of all Israeli and Egyptian import restrictions and the end of Israel’s naval blockade. Pressuring Israel to comply with this demand would be a mistake. For not only would it show Hamas that launching rockets at Israel is an effective way of securing political gains, it would also facilitate its efforts to rebuild its war machine for the next round.

Voir également:

Recovery

Gaza’s Next Disaster: No Cement for Rebuilding

Commentary
July 23, 2014

To rebuild after its war with Israel, Gaza is going to need tons of cement. But Hamas has a history of using cement for military rather than civilian purposes, and importation of the vital building material is likely to be even more tightly controlled once hostilities end than it has been in the past. So big swaths of Gaza that have been devastated by Israeli bombardment will likely not be rebuilt for many years to come.

The bottom line: Visible scars from this war will last a long time.

Troops of the Israel Defense Forces have been surprised by the number and sophistication of tunnels discovered during their ground incursion, considering that Israel and (sometimes) Egypt have gone to great lengths to prevent Hamas engineers from getting their hands on material for building tunnels. What’s clear now is that those efforts to keep cement strictly for civilian purposes failed miserably. As of July 21, the IDF had found 23 tunnels under the Gaza-Israel border with 66 access points. The soil in the area is soft, which means tunnels are easy to dig but frequently require concrete for reinforcement. The Israeli military estimates that 600,000 tons of concrete—made by mixing cement with sand, gravel, and water—may have gone into the tunnels.

The tunnels can be surprisingly sophisticated. Last October, for instance, Israel discovered an attack tunnel under the border that was 1.6 miles long and 66 feet below ground, equipped with electricity, a communications network, and “stockpiles of cookies, yoghurt and other foods to allow for stays of several months,” the website Al-Monitor reported.

The construction of attack tunnels and underground lairs came at a time when Gaza was appealing to the world to be relieved of limitations on the importation of cement on humanitarian grounds. The Israeli human rights organization B’Tselem reported last year that “contractors and construction laborers in the Gaza Strip depicted a harsh reality in which projects are put on hold due to lack of materials. They related that contractors were forced to dismiss employees, so that thousands of people, most of whom support large families, lost their livelihood.”

A journalist for Al-Monitor, Rasha Abou Jalal, told the poignant story of a 22-year-old man who needed bags of cement last year to complete the construction of his marital home. The man had to buy them in secret, meeting his connection precisely at 10:30 p.m. at an arranged location. The article attributed the need for secrecy to the Hamas government’s “going after merchants monopolizing the cement market.” What seems clear now, however, is that the government’s real concern wasn’t fighting monopolistic merchants but keeping the cement for itself.

This history will further immiserate Gaza in coming years. International organizations willing to give Hamas the benefit of the doubt before are less likely to do so now. Hamas militants have demonstrated that when they get their hands on cement, they use it for attack tunnels. The victims, of course, will be the ordinary residents of Gaza who are caught in the middle.

Voir encore:

New Analysis Of Gazan Casualties In Operation Protective Edge: As of July 23rd (Update)

Important Update: It has been discovered that the Al Jazeera list (based on Gaza Health Ministry data) has many duplicates, and hence has inflated the number of Gazans killed. Read here for more.

Following on from the Gazan casualties analysis I published on Sunday – which has been widely disseminated – comes this latest one, based on the casualties list published on Al Jazeera as of today, which contains the names and ages of 535 palestinians.

Note: The Al Jazeera list contains some palestinians of age unknown, or who are unidentified, or whose names are gender neutral, meaning some of this data is skewed. The reader who did the analysis states that “there may be more of a bias towards women then there should be.”

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Since the last analysis (which was based on approximately 200 fewer casualties):

  • Percentage of males killed has slightly fallen from approx 82% to 78%
  • The percentage of those males killed, who were of combat age (18-28)* has fallen from approx 50% to 44%. Meaning, the total percentage of those killed who most fit the profile of a possible combatant has fallen from 41% to 34%
  • The percentage of males in the 29-48 age group (which also conceivably contains combatants) has more or less remained stable at 20%.
  • The percentage of children killed has risen from 18.6% to 19.5%

The new figures – like those of the previous analysis – bring into question how many of those killed were really innocent civilians, and still indicate that Israel has not been indiscriminately killing Gazans.

One would imagine, if Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14.

Also, compare these figures to those published by the UN:

  • 599 palestinians killed
  • 443 civilians (74%)
  • 147 children (25%)
  • 74 women (12%)

* Although as we have seen, young children have been used as combatants

Voir de plus:

Reporting of Casualties in Gaza

Steven Stotsky

Camera

July 14, 2014

Shown below is a chart of male fatalities in Gaza resulting from hostilities between Hamas and Israel between July 7 and July 14, derived from a list published by Al Jazeera on July 14. Information provided by Qatar-owned Al Jazeera should not be accepted at face value, as the emirate has close ties to the Hamas-led Gazan government, but nevertheless, the information provided in the list shows that as in past hostilities, the fatalities are disproportionately [compared to the overall population] among young males, which corresponds with the characteristics of combatants. Males over 40 years old are also disproportionately represented. Some of the fatalities in those over 40 years of age likely represent senior members of terrorist organization. Media coverage often parrots the line fed by Gazan authorities that "most of the casualties are civilians" despite the well-established propensity of Gazan authorities to exaggerate the proportion of civilian casualties.

CAMERA will update with information on the topic of combatant versus civilian fatalities as further investigation uncovers membership in terrorist groups of casualties labeled as civilian.

The x axis shows the age from 1 to 65 and the y axis shows the number of fatalities associated with each age. The total number of male fatalities is 150, but the ages are only available for 131, and 3 over age 65 are not shown due to space limitations. So 128 are shown on the chart. There were also 20 female fatalities over the same time frame.

Of the 150 male fatalities, 83 are between the ages of 16-39, 28 are over 40 years old and 20 are under 16 years old. For 19 not shown, the age was unspecified, although one of these was listed as a member of Islamic Jihad.

Notably, only about 12 percent of the total fatalities are female, though females make up half the population. Also, the median age of Gazans is reported to be around 15. Males under 15 make up just 13 percent of the total fatalities even though they represent half of all males in the Gaza Strip.

Voir encore:

The Moral Chasm Between Israel and Hamas
The 3-mile-long tunnel from Gaza was designed for launching murder and kidnapping raids.
James T. Conway
The Wall Street Journal
July 24, 2014

Americans are understandably concerned when they hear that the majority of Palestinian casualties in the fighting between Israel and Hamas have been civilians and when they see images of houses in Gaza reduced to rubble and women wailing. Given the lack of corresponding Israeli civilian casualties to date, this creates the impression of an unequal—and hence immoral—fight between Israel and Hamas.

Although American empathy for noncombatants is a critical component of who we are as a people, it should not blind us to reality: Israel’s military exists to protect its civilian population and seeks to avoid harming noncombatants, while its adversary cynically uses Palestinian civilians as human shields while deliberately targeting Israeli civilians.

I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs.

Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages.

Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011.

Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed "knock-knock" small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent.

Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable "collateral damage"—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill.

This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.

Meanwhile, the Rutenberg power plant outside Ashdod in Israel supplies Gaza with electricity, though the Palestinian Authority’s payments are badly in arrears. This supply only stopped when a Hamas rocket destroyed the power lines to Gaza on July 13, plunging 70,000 Palestinian households into darkness. Despite the rocket fire, Israel repaired the transmission lines, restoring electricity to Gaza.

I do not relate these experiences to argue for an Israeli moral perfection that does not exist, or to suggest that the IDF should be immune from criticism even if it commits genuine abuses. The tragic reality is that no matter how much the IDF tries to avoid collateral damage, its operations will kill some number of civilians. That won’t be close to the carnage of noncombatants in the Syrian civil war, but it won’t matter. As one Israeli commander told me, "The world judges Israel differently," regardless of its efforts to minimize civilian casualties.

I suspect that he may be right. If so, it is essential for the IDF to be as vigilant in shaping the information environment as it is in intercepting rockets from Gaza.

Gen. Conway, who retired in 2010, was the 34th commandant of the U.S. Marine Corps.

Voir aussi:

Ex-Israeli Security Chief Diskin: ‘All the Conditions Are There for an Explosion’
Interview Conducted by Julia Amalia Heyer
In an interview with SPIEGEL, Yuval Diskin, former director of Israel’s internal security service Shin Bet, speaks of the current clash between Israel and the Palestinians, what must be done to achieve peace and the lack of leadership in the Middle East.
July 24, 2014

SPIEGEL: Mr. Diskin, following 10 days of airstrikes, the Israeli army launched a ground invasion in the Gaza Strip last week. Why now? And what is the goal of the operation?

Diskin: Israel didn’t have any other choice than to increase the pressure, which explains the deployment of ground troops. All attempts at negotiation have failed thus far. The army is now trying to destroy the tunnels between Israel and the Gaza Strip with a kind of mini-invasion, also so that the government can show that it is doing something. Its voters have been increasingly vehement in demanding an invasion. The army hopes the invasion will finally force Hamas into a cease-fire. It is in equal parts action for the sake of action and aggressive posturing. They are saying: We aren’t operating in residential areas; we are just destroying the tunnel entrances. But that won’t, of course, change much in the disastrous situation. Rockets are stored in residential areas and shot from there as well.SPIEGEL: You are saying that Prime Minister Benjamin Netanyahu has been pressured to act by the right?

Diskin: The good news for Israel is the fact that Netanyahu, Defense Minister Moshe Ya’alon and Army Chief of Staff Benny Gantz are not very adventurous. None of them really wanted to go in. None of them is really enthusiastic about reoccupying the Gaza Strip. Israel didn’t plan this operation at all. Israel was dragged into this crisis. We can only hope that it doesn’t go beyond this limited invasion and we won’t be forced to expand into the populated areas.

SPIEGEL: So what happens next?

Diskin: Israel is now an instrument in the hands of Hamas, not the opposite. Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community.

SPIEGEL: How strong is Hamas? How long can it continue to fire rockets?

Diskin: Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see.

SPIEGEL: Is Israel not essentially driving Palestinians into the arms of Hamas?

Diskin: It looks that way, yes. The people in the Gaza Strip have nothing to lose right now, just like Hamas. And this is the problem. As long as Mohammed Morsi of the Muslim Brotherhood was in power in Egypt, things were going great for Hamas. But then the Egyptian army took over and within just a few days, the new regime destroyed the tunnel economy between Gaza and the Sinai Peninsula, which was crucial for Hamas. Since then, Hamas has been under immense pressure; it can’t even pay the salaries of its public officials.

SPIEGEL: All mediation attempts have failed. Who can stop this war?

Diskin: We saw with the most recent attempt at a cease-fire that Egypt, which is the natural mediator in the Gaza Strip, is not the same Egypt as before. On the contrary, the Egyptians are using their importance as a negotiator to humiliate Hamas. You can’t tell Hamas right now: "Look, first you need to full-stop everything and then we will talk in another 48 hours."

SPIEGEL: What about Israel talking directly with Hamas?

Diskin: That won’t be possible. Really, only the Egyptians can credibly mediate. But they have to put a more generous offer on the table: the opening of the border crossing from Rafah into Egypt, for example. Israel must also make concessions and allow more freedom of movement.

SPIEGEL: Are those the reasons why Hamas provoked the current escalation?

Diskin: Hamas didn’t want this war at first either. But as things often are in the Middle East, things happened differently. It began with the kidnapping of three Israeli teenagers in the West Bank. From what I read and from what I know about how Hamas operates, I think that the Hamas political bureau was taken by surprise. It seems as though it was not coordinated or directed by them.

SPIEGEL: Netanyahu, though, claimed that it was and used it as a justification for the harsh measures against Hamas in the West Bank, measures that also targeted the joint Hamas-Fatah government.

Diskin: Following the kidnapping of the teenagers, Hamas immediately understood that they had a problem. As the army operation in the West Bank expanded, radicals in the Gaza Strip started launching rockets into Israel and the air force flew raids into Gaza. Hamas didn’t try to stop the rockets as they had in the past. Then there was the kidnapping and murder of the Palestinian boy in Jerusalem and this gave them more legitimacy to attack Israel themselves.

SPIEGEL: How should the government have reacted instead?

Diskin: It was a mistake by Netanyahu to attack the unity government between Hamas and Fatah under the leadership of Palestinian President Mahmoud Abbas. Israel should have been more sophisticated in the way it reacted. We should have supported the Palestinians because we want to make peace with everybody, not with just two-thirds or half of the Palestinians. An agreement with the unity government would have been more sophisticated than saying Abbas is a terrorist. But this unity government must accept all the conditions of the Middle East Quartet. They have to recognize Israel, renounce terrorism and recognize all earlier agreements between Israel and the Palestinians.

SPIEGEL: The possibility of a third Intifada has been mentioned repeatedly in recent days, triggered by the ongoing violence in the Gaza Strip.

Diskin: Nobody can predict an Intifada because they aren’t something that is planned. But I would warn against believing that the Palestinians are peaceful due to exhaustion from the occupation. They will never accept the status quo of the Israeli occupation. When people lose hope for an improvement of their situation, they radicalize. That is the nature of human beings. The Gaza Strip is the best example of that. All the conditions are there for an explosion. So many times in my life I was at these junctions that I can feel it almost in my fingertips.

SPIEGEL: Three of your sons are currently serving in the Israeli army. Are you worried about them?

Diskin: And a fourth is in the reserves! I am a very worried father, but that is part of it. I defended my country and they will have to do so too. But because real security can only be achieved through peace, Israel, despite its military strength, has to do everything it can in order to reach peace with its neighbors.

SPIEGEL: Not long ago, the most recent negotiations failed — once again.

Diskin: Yes, and it’s no wonder. We have a problem today that we didn’t have back in 1993 when the first Oslo Agreement was negotiated. At that time we had real leaders, and we don’t right now. Yitzhak Rabin was one of them. He knew that he would pay a price, but he still decided to move forward with negotiations with the Palestinians. We also had a leader on the Palestinian side in Yasser Arafat. It will be very hard to make peace with Abbas, but not because he doesn’t want it.

SPIEGEL: Why?

Diskin: Abbas, who I know well, is not a real leader, and neither is Netanyahu. Abbas is a good person in many respects; he is against terror and is brave enough to say so. Still, two non-leaders cannot make peace. Plus, the two don’t like each other; there is no trust between them.

SPIEGEL: US Secretary of State John Kerry sought to mediate between the two.

Diskin: Yes, but from the beginning, the so-called Kerry initiative was a joke. The only way to solve this conflict is a regional solution with the participation of Israel, the Palestinians, Jordan and Egypt. Support from countries like Saudi Arabia, the United Arab Emirates and maybe Turkey would also be necessary. That is the only way to consider all the demands and solve all problems. And we need more time, at least five years — and more to implement it step-by-step.

SPIEGEL: Why isn’t Netanyahu working toward such a compromise, preferring instead to focus on the dangers presented by an Iranian nuclear bomb?

Diskin: I have always claimed that Iran is not Israel’s real problem. It is this conflict with the Palestinians, which has lasted way too long and which has just intensified yet again. The conflict is, in combination with the Israeli occupation of the West Bank, the biggest security risk for the state of Israel. But Netanyahu has made the invocation of an existential threat from Iran into his mantra, it is almost messianic. And of course he has derived political profit from it. It is much easier to create consensus about the Iranian existential threat than about an agreement with the Palestinians. Because there, Netanyahu has a problem with his electorate.

SPIEGEL: You have warned that the settlements in the West Bank may soon become irreversible and that it will make the two-state solution impossible.

Diskin: We are currently very near this point of no return. The number of settlers is increasing and already a solution to this problem is almost impossible, from a purely logistical standpoint, even if the political will were there. And this government is building more than any government has built in the past.

SPIEGEL: Is a solution to the conflict even possible anymore?

Diskin: We have to go step-by-step; we need many small successes. We need commitment on the Palestinian side and the acceptance of the Middle East Quartet conditions. And Israel must freeze at once any settlement activity outside the big blocks of settlements. Otherwise, the only possibility is a single, shared state. And that is a very bad alternative.

SPIEGEL: Mohammed Abu Chidair, the teenager murdered by Israeli right-wing extremists, was recognized as being a victim of terror. Why hasn’t Israel’s security service Shin Bet been as forceful in addressing Israeli terror as it has with Arab terror?

Diskin: We invested lots of capabilities and means in order to take care of this issue, but we didn’t have much success. We don’t have the same tools for fighting Jewish extremism or even terrorists as we have when we are, for example, facing Palestinian extremists. For Palestinians in the occupied territories, military rule is applied whereas civilian law applies to settlers. The biggest problem, though, is bringing these people to trial and putting them in jail. Israeli courts are very strict with Shin Bet when the defendants are Jewish. Something really dramatic has to happen before officials are going to take on Jewish terror.

SPIEGEL: A lawmaker from the pro-settler party Jewish Home wrote that Israel’s enemy is "every single Palestinian."

Diskin: The hate and this incitement were apparent even before this terrible murder. But then, the fact that it really happened, is unbelievable. It may sound like a paradox, but even in killing there are differences. You can shoot someone and hide his body under rocks, like the murderer of the three Jewish teenagers did. Or you can pour oil into the lungs and light him on fire, alive, as happened to Mohammed Abu Chidair…. I cannot even think of what these guys did. People like Naftali Bennett have created this atmosphere together with other extremist politicians and rabbis. They are acting irresponsibly; they are thinking only about their electorate and not in terms of the long-term effects on Israeli society — on the state as a whole.

SPIEGEL: Do you believe there is a danger of Israel becoming isolated?

Diskin: I am sorry to say it, but yes. I will never support sanctions on my country, but I think the government may bring this problem onto the country. We are losing legitimacy and the room to operate is no longer great, not even when danger looms.

SPIEGEL: Do you sometimes feel isolated with your view on the situation?

Diskin: There are plenty of people within Shin Bet, Mossad and the army who think like I do. But in another five years, we will be very lonely people. Because the number of religious Zionists in positions of political power and in the military is continually growing.

About Yuval Diskin
Yuval Diskin was the director of Israel’s internal security service Shin Bet between 2005 and 2011. In recent years, he has become an outspoken critic of the policies of Prime Minister Benjamin Netanyahu.

Voir de même:

In Gaza, a Just but Bloody War
Joe Klein
Time
July 24, 2014

Ori Nir is a man of Peace. He was born and raised in Jerusalem, spent many years as a prominent journalist for Ha’aretz, Israel’s finest newspaper, and is now the spokesman for Americans for Peace Now. He is not shy about disagreeing with the Israeli government, especially when it comes to the illegal Israeli settlements in the West Bank and the general bellicosity of Benjamin Netanyahu’s regime. But he hasn’t protested the current Israeli incursion into Gaza. “It is a just war,” he told me, “carried out with a great deal of care.”

Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world.

This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). “I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders,” Nir says. “And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.” And then, semi-amazed to be doing so, he quoted Netanyahu: “‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’”

There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility.

A cease-fire will be negotiated sooner or later, perhaps even by U.S. Secretary of State John Kerry. It is likely that nothing good will come of it. But Hamas’ weakness, its inability to dictate terms, does leave a tiny possibility for peace. The first step is to restore legal order in Gaza by returning the Palestinian Authority–ousted by Hamas in a 2007 coup–to power and bringing in the U.S.-trained Palestinian security forces who have done such an excellent job of bringing law and order to the West Bank. The next step is free elections in Gaza, which, given Hamas’ current unpopularity, might be won by more moderate factions, perhaps even Fatah.

This is the Middle East, of course. Israel remains intransigent on a West Bank agreement. Peace is a chimera; only the dead bodies are real.

Voir enfin:

L’extrême droite en a rêvé, l’extrême gauche l’a fait
Gérard Bensussan

Philosophe, professeur à l’université de Strasbourg

Libération

22 juillet 2014

Après les violentes manifestations de la dernière semaine, où des synagogues ont été attaquées sans vergogne, je voudrais revenir sur ce qui me paraît relever d’une forclusion généralisée et retracer, très sommairement, la généalogie d’un phénomène singulier, inquiétant, attristant – auquel divers éléments (les déclarations d’un élu écolo du 93 ou encore les récents propos de Gianni Vattimo) ajoutent encore un affligeant relief. Il est clair désormais que les extrêmes droites dieudonnéisées ou soralisées sont parvenues à intégrer, à leurs discours et pratiques, des pans idéologiques entiers de provenance d’extrême gauche.

Un premier point : il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs.

Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ?

Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense.

Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie.

Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle».

Le «moment» Dieudonné, sa «nouveauté», la pensée qui l’autorise, ses retombées en cascade obligent à regarder en face la nécessité, douloureuse, d’avoir à penser les extrêmes droites dans leur intime connexion avec les extrêmes gauches.

Je me souviens d’une génération, celle des grands aînés, Sartre («pas un Français ne sera en sécurité tant qu’un juif, en France et dans le monde entier, pourra craindre pour sa vie») ou Blanchot («la renaissance de l’Etat d’Israël, ainsi que la conscience plus vive que nous avons de ce qu’est une condition d’oppression peuvent nous faire avancer») – génération pour laquelle le soutien au mouvement d’émancipation nationale du peuple palestinien pouvait aller avec un attachement inconditionnel à l’existence de l’Etat d’Israël. Ceci semblera aux plus jeunes incongru ou intenable. C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables.

Prochain ouvrage : «Traduit de l’absolu Essai sur Schelling», chez Vrin (automne 2014).

Voir par ailleurs:

XVIIème jour : le Hamas commence sérieusement à plier (info # 012407/14)

Metula News Agency

24 juillet 2014
Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 2316 roquettes ont été tirées sur Israël, 46 depuis minuit, dont 14  ont été interceptées par le Dôme de Fer.

Pour la première fois depuis le début des affrontements, aucun projectile n’a été tiré par les terroristes djihadistes entre minuit et 8h ce jeudi matin.

Globalement le nombre de roquettes tirées est en baisse par rapport aux jours précédents, durant lesquels ils avaient déjà atteint le nombre de 192 lancers quotidiens, le jeudi 10 courant.

Plusieurs salves de roquettes ont toutefois été tirées sur Tel-Aviv et la région centrale au cours de la journée, sans faire de dégâts ou de victimes.

Depuis le début de l’offensive terrestre Tsahal a découvert 34 "tunnels stratégiques", et en a détruits 11.

Dans le même laps de temps, Tsahal a autorisé l’accès à Gaza de plus de 864 camions contenant de la nourriture, du matériel médical ainsi que du gaz et de l’essence. Ce, en dépit des attaques que les miliciens continuent de mener contre les points de passages de Kerem Shalom et Erez.

Les milices islamistes ont également tiré une dizaine d’obus de mortiers sur l’hôpital de campagne édifié par les Israéliens à Erez pour venir en aide aux blessés et aux malades de la bande côtière.

L’Armée égyptienne a anéanti quant à elle un véhicule qui transportait des roquettes Grad ainsi que deux de leurs lanceurs qui s’apprêtaient à les pointer en direction du territoire israélien. L’attaque s’est déroulée dans la ville de Sheikh Zouweid, dans le nord du Sinaï, à proximité du poste de passage de Rafah.

 

Levée de l’interdiction de la FAA

Ce matin, la FAA, l’Autorité Fédérale de l’aviation civile américaine, a indiqué qu’elle levait l’interdiction qu’elle avait faite aux compagnies américaines d’utiliser l’Aéroport International d’Israël, David Ben Gourion.

Les compagnies aériennes d’outre-Atlantique s’organisent pour reprendre graduellement leurs dessertes.

Certaines compagnies aériennes européennes qui ont interrompu leurs vols vers Tel-Aviv sont également en train de rétablir leurs services ; d’autres, comme Lufthansa, maintiennent leur décision de cesser les opérations vers Tel-Aviv pour le moment, bien qu’elles ne soient soumises à aucune directive de la part d’un organe européen de régulation aérienne.

 

Etat des combats

La brigade Golani a pratiquement terminé l’occupation du quartier de Shuja’iyya et procède au nettoyage des dernières poches de résistance.

Les combats ont débuté dans un autre quartier de Gaza-city, Toufakh, qui est également un bastion du Hamas commandant l’accès aux boulevards du centre de la cité, dans lequel sont probablement situés les quartiers généraux de la milice islamiste.

Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs.

 

Les 150 prisonniers de Khirbet al Adas

Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste.

Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés.

C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers.

Au Nord, la bataille pour le contrôle de Beit Hanoun, un gros bourg situé à quelques centaines de mètres seulement de Sdérot, d’où partent des "tunnels stratégiques" fait rage ; elle implique la participation de la brigade du Nakhal renforcée par des blindés ainsi que de l’artillerie et de l’aviation.

Sur tous les fronts, Tsahal semble avoir percé, ce jeudi, l’écorce dure du Hamas, et s’enfonce avec beaucoup plus de facilité que précédemment dans les espaces tenus par l’ennemi.

L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés.

 

Pertes chez les miliciens

La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza.

Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts.

Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils.

Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable.

Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi.

D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens.

 

Une école de l’UNRWA touchée à Beit Hanoun

15 civils sont morts dans une école tenue par l’ONU de cette agglomération et des dizaines d’autres ont été blessés, lorsqu’un projectile s’est abattu dans la cour de l’établissement.

L’incident s’est produit alors que se déroulaient de violents affrontements au sol entre la milice et la brigade du Nakhal.

Les responsables de cette dernière reconnaissent avoir tiré 12 obus de mortiers dans la région, mais affirment qu’Ezzedine al Kassam a lancé de nombreuses roquettes sur la même zone ; des dires qui sont confirmés par Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, l’un des plus déterminés d’entre les détracteurs d’Israël dans la région.

On ignore donc, pour le moment, qui des Israéliens ou des islamistes sont responsables de cet incident dramatique ; ce que l’on peut toutefois affirmer avec certitude est que Tsahal a informé à de multiples reprises les représentants des diverses organisations présentes à Beit Hanoun, dont la Croix Rouge et l’UNWRA, de l’imminence des combats, leur demandant instamment de quitter le secteur avec tous les civils.

A ce jour, environ 170 000 gazaouis ont évacué leurs domiciles vers des zones sécurisées après avoir reçu des avertissements de la part de l’Armée israélienne.

 

Cessez-le-feu

On observe ce soir de profondes divergences entre la direction du Hamas à Gaza, notamment Ismail Hanya, le chef du califat, et Mohammad Deif celui de la branche armée, d’une part, et le Hamas de l’extérieur, représenté par son dirigeant Khaled Mashal.

Le Hamas de Gaza, comme on a pu s’en persuader lors de communications interceptées, se trouve dans une situation militairement intenable, soumise à la volonté de l’exécutif israélien. Ce dernier va décider, avant la fin de la semaine, s’il se contente des victoires qu’il a accumulées sur le champ de bataille ou s’il va éliminer le Mouvement de la Résistance Islamique de Gaza.

Le Hamas de l’intérieur, dans ces conditions, est disposé à accepter immédiatement la proposition de cessez-le-feu égyptienne, qui se résume à un arrêt mutuel et simultané des hostilités, suivi de l’allégement des restrictions du trafic aux frontières de la Bande, dans un souci humanitaire.

Hier (mercredi), à l’occasion d’une intervention à Doha, Khaled Mashal a, pour sa part, rejeté catégoriquement l’option d’un cessez-le-feu qui ne prendrait pas ses exigences en compte, dont l’ouverture d’un port et d’un aéroport international dans la bande côtière, pour ne citer que ces conditions.

Mashal a laissé un très étroit entrebâillement en vue d’une éventuelle trêve humanitaire, qui précéderait un cessez-le-feu. Mais cette éventualité a été évoquée parmi un verbiage exalté, qui a ôté tout sens pratique à l’éventualité d’une telle trêve.

Alors que le chef du département d’Etat US, John Kerry, a tenté aujourd’hui, avec l’aide des Jordaniens et des Qataris, de parvenir à une formulation compréhensible de l’idée brièvement exposée hier par Mashal, les Egyptiens ont pris du recul avec les négociations, affirmant qu’ils n’avaient aucune intention de dialoguer avec le Hamas mais uniquement avec l’Autorité Palestinienne

 

Détection des tunnels

Ce soir, la Ména a appris qu’une équipe de savants israéliens travaillant dans le cadre de l’industrie militaire et du ministère de la Défense, a réalisé de très sérieuses avancées dans le domaine de la détection des tunnels souterrains.

A l’occasion d’expérimentations, la nouvelle technologie, dont il est absolument interdit de dévoiler le moindre détail, a réussi à détecter des galeries situées à des dizaines de mètres sous terre et également à déterminer leur itinéraire.

Le développement de cette technique, auquel sont allouées des sommes pratiquement illimitées, pourrait, si ces succès se confirment, aboutir dans un laps de temps d’une année à la mise au point d’instruments fonctionnels.


Gaza: Dans un monde de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas devient parfaitement claire (To deliberately wage war so that your own people can be telegenically killed: the depravity of Hamas has rarely been so blindingly clear)

24 juillet, 2014
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https://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpa1/t31.0-8/10358952_689121274500935_5988822043723872590_o.jpgOn admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde. Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer. La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien. Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
The vast majority of the countries participating in [the Arab League] summit consider Hamas to be a terrorist organization. These countries pray – all those foreign ministers are praying – that Israel will manage to get rid of Hamas once and for all. They support the Israeli planes bombing the Gaza Strip under the pretext of getting rid of Hamas and stopping the missiles. (…) Is it conceivable that such an "urgent" meeting is convened only 7-8 days after the Israeli air raids on the Gaza Strip began?! Why did it take them so long? The reason was that they wanted to give the Israeli planes and tanks the opportunity to invade Gaza and destroy the resistance. There are 18 resistance movements in Gaza. It’s not only Hamas. (…) They took their time to allow Israel to destroy the resistance once and for all. This meeting was summoned by Kuwait. Why didn’t Palestinian President Mahmoud Abbas summon it, and from day one? The reason is that he does not want the Arabs to convene. He does not want them to decide that this aggression must be stopped. (…) Yizhak Rabin once said that he hoped to wake up one day and see Gaza had sunk into the sea. By God, the Arab regimes and leaders have outdone Rabin in this. They would like the West Bank, the Gaza Strip, and the entire Palestinian people to sink into the sea with no survivors. Abd Al-Bari Atwan (former Gaza-born, editor-in-chief of Al-Quds Al-Arabi, Mayadeen TV on July 14, 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! Melanie Philips
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur  Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra,  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer

Combattants sans uniforme, combats sans champ de bataille,  dépots d’armes et pas de tirs intallés dans des écoles, jardins d’enfants, mosquées ou hôpitaux,  transports de troupes en ambulance, ânes–suicide …

Armée ennemie qui avertit avant ses frappes avec appels téléphoniques, tracts et coups de semonce, autorités ennemies qui fournissent quotidiennement électricité, nourritures et médicaments ou s’excusent et promettent une enquête lors d’erreurs de tir …

En ces temps étranges où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Et où, malgré les vaillants efforts de nos grands reporters terrés dans l’hôpital Shifa avec les caïds du Hamas, l’on découvre l’incroyable sophistication des "tunnels de la terreur" et au passage la destination jusqu’ici mystérieuse de l’importation de centaines de milliers de tonnes de ciment pour l’un des pays les plus assistés au monde …

Pendant qu’hormis nos amis qataris et turcs, le Monde arabe souhaite secrètement la mise au pas du Hamas …

Comment, avec l’éditorialiste américain Charles Krauthammer, ne pas voir l’aveuglante limpidité de la réalité que nous vivons …

Où dans une  inversion morale proprement kafkaïenne …

La parfaite rationalité selon la perverse logique du Hamas

Consiste à "faire la guerre de façon à ce que sa propre population soit télégéniquement tuée" ?

L’AVEUGLANTE CLARTĖ MORALE DU HAMAS !
Charles Krauthammer
Washington Post
17 juillet 2014
Traduit de l’anglais : BETTY HAREL

Israël a accepté la proposition égyptienne de cessez-le-feu à Gaza ; le Hamas, lui, continue  à tirer.

Le Hamas lance délibérément ses roquettes sur des civils ; Israël tente de s’en protéger. De son côté, avant qu’Israël ne frappe la Bande de Gaza, il appelle par téléphone les civils gazaouis pour les en prévenir, mettant ainsi en œuvre le système des  « roof knocking ».

« Là, réside toute la différence entre nous », explique le Premier ministre israélien. « Nous utilisons des missiles de défense pour protéger nos civils et eux utilisent leurs civils pour protéger leurs missiles ».

Rares sont les moments où les politiciens internationaux font preuve d’une  moralité  comparable à celle d’Israël.

Posons-nous la question de savoir quel intérêt  Israël peut  avoir à se battre à sa frontière ? Tout le monde sait que c’est  le Hamas qui a initié  cette guerre. Et tout le monde connait  la raison d’être  du  Hamas ouvertement clamée : l’éradication d’Israël et de sa population juive.

Les apologistes du Hamas attribuent  l’effusion de sang à l’occupation israélienne et à son blocus. Occupation ?  Ont-ils  tous  perdu la mémoire?  Il y a moins de 10 ans,  la télévision du monde entier montrait l’armée israélienne  évacuant  les  colons  des toits de la synagogue à Gaza alors qu’Israël  démolissait ses implantations, en  expulsait ses citoyens, retirait ses troupes et restituait chaque millimètre de Gaza aux Palestiniens. Il n’y avait plus aucun soldat, aucun colon ni aucun Israélien resté à Gaza.

Et là il n’y eut plus de blocus. Au contraire, Israël voulait la réussite de ce nouvel Etat palestinien. Afin d’aider l’économie de Gaza, Israël donna aux Palestiniens trois milles vergers qui produisaient fruits et fleurs, destinés à l’exportation. Il ouvrit ses passages  frontaliers  et  encouragea  le commerce.

Toute l’idée était de mettre sur pied  le  modèle de deux Etats cohabitant en paix et s’entraidant mutuellement  de manière productive. Nul ne semble se souvenir que, simultanément avec le retrait de Gaza, Israël a démantelé quatre petites implantations situées au nord de la Cisjordanie,  à titre de signal clair du désir d’Israël d’évacuer également la Cisjordanie  et d’arriver ainsi, de manière harmonieuse,  à la solution de deux Etats,

Et cela n’est pas de l’histoire ancienne. Cela s’est passé il y a  seulement neuf ans.

Et comment ont réagi les Palestiniens de la Bande de Gaza, lorsque les Israéliens leur ont donné ce qu’ils n’ont jamais eu auparavant, ni de la part des Egyptiens, ni des Britanniques, ni des Turcs, à savoir, un territoire indépendant ?  En premier lieu, ils ont démoli les vergers. Puis, ils ont élu le Hamas.  Et, au lieu de construire un Etat avec des institutions politiques et économiques, ils ont passé plus de dix ans  à  faire, de Gaza, une  base militaire massive,  croulant sous les armes, dans le but de faire,  à Israël, une guerre meurtrière  incessante.

Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv.

Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente.

Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur   Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense.

Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra (1),  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains.

C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide.

(1) Klinghoffer Léon : Américain handicapé d’une soixante dizaine d’année, qui a été jeté  par-dessus bord, avec sa chaise roulante, par des terroristes palestiniens, lors d’un attentat  sur  le bateau  de croisière  Achille Lauro, en 1985.

Voir l’original en anglais:

Moral clarity in Gaza
Charles Krauthammer
The Washington Post
July 17

Israel accepts an Egyptian-proposed Gaza cease-fire; Hamas keeps firing. Hamas deliberately aims rockets at civilians; Israel painstakingly tries to avoid them, actually telephoning civilians in the area and dropping warning charges, so-called roof knocking.

“Here’s the difference between us,” explains the Israeli prime minister. “We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.”
Charles Krauthammer writes a weekly political column that runs on Fridays.

Rarely does international politics present a moment of such moral clarity. Yet we routinely hear this Israel-Gaza fighting described as a morally equivalent “cycle of violence.” This is absurd. What possible interest can Israel have in cross-border fighting? Everyone knows Hamas set off this mini-war. And everyone knows the proudly self-declared raison d’etre of Hamas: the eradication of Israel and its Jews.

Apologists for Hamas attribute the blood lust to the Israeli occupation and blockade. Occupation? Does no one remember anything? It was less than 10 years ago that worldwide television showed the Israeli army pulling die-hard settlers off synagogue roofs in Gaza as Israel uprooted its settlements, expelled its citizens, withdrew its military and turned every inch of Gaza over to the Palestinians. There was not a soldier, not a settler, not a single Israeli left in Gaza.

And there was no blockade. On the contrary. Israel wanted this new Palestinian state to succeed. To help the Gaza economy, Israel gave the Palestinians its 3,000 greenhouses that had produced fruit and flowers for export. It opened border crossings and encouraged commerce.
The Israel Defense Forces released a video on Thursday that they claim shows a tunnel that Hamas militants planned to use to attack Israel. (YouTube/The Israel Defense Forces)

The whole idea was to establish the model for two states living peacefully and productively side by side. No one seems to remember that, simultaneous with the Gaza withdrawal, Israel dismantled four smaller settlements in the northern West Bank as a clear signal of Israel’s desire to leave the West Bank as well and thus achieve an amicable two-state solution.

This is not ancient history. This was nine years ago.

And how did the Gaza Palestinians react to being granted by the Israelis what no previous ruler, neither Egyptian, nor British, nor Turkish, had ever given them — an independent territory? First, they demolished the greenhouses. Then they elected Hamas. Then, instead of building a state with its attendant political and economic institutions, they spent the better part of a decade turning Gaza into a massive military base, brimming with terror weapons, to make ceaseless war on Israel.

Where are the roads and rail, the industry and infrastructure of the new Palestinian state? Nowhere. Instead, they built mile upon mile of underground tunnels to hide their weapons and, when the going gets tough, their military commanders. They spent millions importing and producing rockets, launchers, mortars, small arms, even drones. They deliberately placed them in schools, hospitals, mosques and private homes to better expose their own civilians. (Just Thursday, the U.N. announced that it found 20 rockets in a Gaza school.) And from which they fire rockets at Jerusalem and Tel Aviv.

Why? The rockets can’t even inflict serious damage, being almost uniformly intercepted by Israel’s Iron Dome anti-missile system. Even West Bank leader Mahmoud Abbas has asked: “What are you trying to achieve by sending rockets?”

It makes no sense. Unless you understand, as Tuesday’s Post editorial explained, that the whole point is to draw Israeli counterfire.

This produces dead Palestinians for international television. Which is why Hamas perversely urges its own people not to seek safety when Israel drops leaflets warning of an imminent attack.
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A collection of cartoons about international news.
July 18, 2014 Tom Toles/The Washington Post

To deliberately wage war so that your own people can be telegenically killed is indeed moral and tactical insanity. But it rests on a very rational premise: Given the Orwellian state of the world’s treatment of Israel (see: the U.N.’s grotesque Human Rights Council), fueled by a mix of classic anti-Semitism, near-total historical ignorance and reflexive sympathy for the ostensible Third World underdog, these eruptions featuring Palestinian casualties ultimately undermine support for Israel’s legitimacy and right to self-defense.

In a world of such Kafkaesque ethical inversions, the depravity of Hamas begins to make sense. This is a world in which the Munich massacre is a movie and the murder of Klinghoffer is an opera — both deeply sympathetic to the killers. This is a world in which the U.N. ignores humanity’s worst war criminals while incessantly condemning Israel, a state warred upon for 66 years that nonetheless goes to extraordinary lengths to avoid harming the very innocents its enemies use as shields.

It’s to the Israelis’ credit that amid all this madness they haven’t lost their moral scruples. Or their nerve. Those outside the region have the minimum obligation, therefore, to expose the madness and speak the truth. Rarely has it been so blindingly clear.

Voir aussi:

 Gaza reporters’ tweets: Hamas using human shields
Foreign journalists receive death threats for ‘fabricating information for Israel,’ accused of informing on terrorists
Lahav Harkov
Jerusalem Post
07/24/2014

Several journalists from around the world reported seeing rockets fired from civilian areas in Gaza in recent days, and received threatening tweets in return accusing them of “informing” the IDF.

On Wednesday, Peter Stefanovic of Australia’s Channel Nine News tweeted: “Hamas rockets just launched over our hotel from a site about two hundred metres away. So a missile launch site is basically next door.”

An account called @ThisIsGaza said this was Stefanovic’s fourth time “passing and fabricating information to Israel… from GAZA” and threatened to sue him.

Another account, @longitude0 wrote: “You are a cretin. Are you working for the IDF” and “in WWII spies got shot.”

Financial Times Jerusalem Bureau Chief John Reed reported seeing “two rockets fired toward Israel from near al-Shifa hospital, even as more bombing victims were brought in.”

Shifa, in Gaza City, is the main medical facility in the Strip.

In response, @Saritah_91 tweeted: “We’ll hold you responsible if Israel uses your tweet to bomb the hospital & then justify it.”

Another twitter user, @ Faysal_FreeGaza, said he’s “subtly justifying and encouraging IDF attacks on hospitals,” and @Maysara_ ara wrote: “Get out of Gaza u informant.”

twitter

Wall Street Journal correspondent Nick Casey tweeted on Tuesday a photo of a Hamas official using Shifa hospital for media interviews, writing: “You have to wonder w the shelling how patients at Shifa hospital feel as Hamas uses it as a safe place to see interviews.”

By Wednesday, the tweet was deleted, but pro-Palestinian Twitter accounts continued to include him on lists of “journos in Gaza [who] lie/fabricate info for Israel” and “must be sued for crimes.”

On Sunday, Janis Mackey Frayer, a correspondent for Canada’s CTV, tweeted that, while in Gaza City’s Shejaiya’s neighborhood, she “saw several Hamas gunmen.

One passed dressed in a woman’s headscarf… tip of a gun poked out from under cloak.”

She received threats similar to those sent to other reporters.

Harry Fear, a journalist from the UK reporting from Gaza for RT (formerly Russia Today) television, tweeted last week: “Early morning Gaza rockets were fired into Israel. A well-known site in W. Gaza City, near my hotel, was among the origins, confirm locals.”

Fear then took on the critics, tweeting soon after that he rejects “loaded complaints that I ‘informed’ Israel about the specifics of Gaza military sites… These sites are well-known among locals and internationals here.”

“Should a journalist only report the noise and ferocity of Israel’s attacks & not the sounds of Gaza’s rockets? Both terrify people,” he tweeted.

Later that day, Fear tweeted: “Al-Wafa hospital has been hit in the last while; injuries reported – this is the hospital with human shields."


Israël: Le seul pays dont les voisins font de l’anéantissement un objectif national explicite (And the only nation on earth that inhabits the same land, bears the same name, speaks the same language, and worships the same God that it did 3,000 years ago – on a territory smaller than Vermont)

24 juillet, 2014
http://peripluscd.files.wordpress.com/2013/08/merneptah-stele_cairo.jpg?w=450
Mesha stele
Tel Dan stele

https://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpa1/t1.0-9/p350x350/10502389_4458367994364_7788663956708256369_n.jpg

Israël est détruit, sa semence même n’est plus. Amenhotep III (Stèle de Mérenptah, 1209 or 1208 Av. JC)
Je me suis réjoui contre lui et contre sa maison. Israël a été ruiné à jamais. Mesha (roi de Moab, Stèle de Mesha, 850 av. J.-C.)
J’ai tué Jéhoram, fils d’Achab roi d’Israël et j’ai tué Ahziahu, fils de Jéoram roi de la Maison de David. Et j’ai changé leurs villes en ruine et leur terre en désert. Hazaël (stèle de Tel Dan, c. 835 av. JC)
Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Je les planterai dans leur pays et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, dit L’Éternel, ton Dieu. Amos (9: 15)
Quel est ton pays, et de quel peuple es-tu? (…) Je suis Hébreu, et je crains l’Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre. Jonas 1-8-9
La petite nation est celle dont l’existence peut être à n’importe quel moment mise en question, qui peut disparaître, et qui le sait. Un Français, un Russe, un Anglais n’ont pas l’habitude de se poser des questions sur la survie de leur nation. Leurs hymnes ne parlent que de grandeur et d’éternité. Or, l’hymne polonais commence par le vers : La Pologne n’a pas encore péri. Milan Kundera
L’Etat d’Israël est né du même processus légitime qui a créé les autres nouveaux États de la région, la conséquence du démantèlement de l’Empire Ottoman après la Première guerre mondiale. En conformité avec la pratique traditionnelle des États victorieux, les puissances alliées de France et d’Angleterre ont créé le Liban, la Syrie, l’Irak et Jordan et bien sûr Israël, pour consolider et protéger leurs intérêts nationaux. Ce droit légitime de réécrire la carte peut avoir été mal fait et à courte vue – des régions contenant beaucoup de différentes sectes et groupes ethniques étaient de mauvais candidats pour devenir des Etats-nation, comme l’histoire de l’Irak et le Liban le montre, alors que des candidats de premier plan pour l’identité nationale, comme les Kurdes, ont été écartés. Mais le droit de le faire a été accordé par la victoire des alliés et la défaite des puissances centrales, le prix vieux comme le monde de que doivent payer ceux qui déclenchent une guerre et la perdent. De même, en Europe, l’Autriche-Hongrie a été démantelée, et les nouveaux États de l’Autriche, de la Hongrie, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie ont été créés. Et l’agresseur par excellence qu’est l’Allemagne se vit infliger une perte importante de territoire, laissant environ 10 millions d’Allemands bloqués à l’extérieur de la patrie. le droit d’Israël à son pays est aussi légitime que ceux de la Jordanie, de la Syrie et du Liban. Bruce Thornton
Israël est l’incarnation pure et simple de la continuité juive : c’est la seule nation au monde qui habite la même terre, porte le même nom, parle la même langue et vénère le même Dieu qu’il y a 3000 ans. En creusant le sol, on peut trouver des poteries du temps de David, des pièces de l’époque de Bar Kochba, et des parchemins vieux de 2000 ans, écrits de manière étonnamment semblable à celle qui, aujourd’hui, vante les crèmes glacées de la confiserie du coin. Charles Krauthammer

Mais qui aujourd’hui se souvient encore de Moab ?

Alors que sous la furie combinée des roquettes palestiniennes (gracieusement fournies, via l’Egypte et le Soudan et le financement du Qatar, par l’Iran qui brusquement semblent inquiéter l’Occident) et des critiques occidentales

En cette drôle de guerre où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Un peuple annoncé "détruit à jamais" à trois reprises par un pharaon, un roi moabite et un roi syrien au XIIIe puis au IXe siècles AVANT Jésus-Christ …

Voit à nouveau son droit à défendre son existence contesté …

Comment ne pas repenser à ce magnifique texte que le célèbre éditorialiste américain Charles Krauthammer avait écrit pour le cinquantenaire …

De la (re)création, à l’instar des autres Etats de la région suite au démembrement de l’Empire ottoman, de l’Etat d"un peuple annoncé, comme nous le rappelions ici même pour son "60e anniversaire", "détruit à jamais" à trois reprises par un pharaon, un roi moabite et un roi syrien au XIIIe puis au IXe siècles AVANT Jésus-Christ …

Rappelant, à tous nos ignorants donneurs de leçons, que sur un territoire plus petit que l’infinitésimalissime état américain du Vermont (ou de la Lorraine ou la Sicile) …

"Le seul pays au monde dont les voisins font de l’anéantissement un objectif national explicite"  …

Est aussi "la seule nation au monde à habiter la même terre, porter le même nom, parler la même langue et vénérer le même Dieu qu’il y a 3000 ans" !

Extraits:

Israël n’est pas uniquement une petite nation. Israël est la seule petite nation – la seule, point ! – dont les voisins déclarent publiquement que son existence même est un affront au droit, à la morale et à la religion, et qui font de son anéantissement un objectif national explicite. Et cet objectif n’est pas une simple déclaration d’intention. L’Iran, la Libye, et l’Iraq mènent une politique étrangère qui vise au meurtre des Israéliens et à la destruction de leur État. Ils choisissent leurs alliés (Hamas, Hezbollah) et développent leurs armements (bombes-suicide, gaz toxiques, anthrax, missiles nucléaires) conformément à cette politique. Des pays aussi éloignés que la Malaisie n’autorisent pas la présence d’un représentant d’Israël sur leur sol, allant jusqu’à interdire la projection du film "La Liste de Schindler", de peur qu’il n’engendre de la « sympathie pour Sion ».

D’autres sont plus circonspects dans leurs déclarations. La destruction n’est plus l’objectif unanime de la Ligue Arabe, comme cela a été le cas pendant les trente années qui ont précédé Camp David. La Syrie, par exemple, ne le dit plus de façon explicite. Cependant, la Syrie détruirait Israël demain, si elle en avait les moyens. (Sa retenue actuelle sur le sujet est largement due à son besoin de liens avec les Etats-Unis d’après la guerre froide). Même l’Égypte, première à avoir fait la paix avec Israël et prétendu modèle de "faiseur de paix", s’est dotée d’une grande armée équipée de matériel américain, qui effectue des exercices militaires très clairement conçus pour combattre Israël. Son exercice "géant", Badr 96, par exemple, le plus grand mené depuis la guerre de 1973, simulait des traversées du canal de Suez.

Et même l’OLP, obligée de reconnaître ostensiblement l’existence d’Israël dans les accords d’Oslo de 1993, est toujours régie par une charte nationale qui, dans au moins quatorze passages, appelle à l’éradication d’Israël. Le fait qu’après cinq ans [rappelons que Krauthammer écrit ceci en 1998] et quatre promesses spécifiques d’amender cette charte, elle reste intacte, est un signe qui montre à quel point le rêve de faire disparaître Israël reste profondément ancré dans l’inconscient collectif arabe.

Le monde islamique, berceau de la grande tradition juive séfarade et patrie d’un tiers de la population juive mondiale, est aujourd’hui pratiquement Judenrein. Aucun pays du monde islamique ne compte aujourd’hui plus de 20 000 Juifs. Après la Turquie, qui en compte 19 000, et l’Iran, où l’on en dénombre 14 000, le pays ayant la plus grande communauté juive dans le monde islamique est le Maroc, avec 6 100 Juifs – il y en a davantage à Omaha, dans le Nebraska. Ces communautés ne figurent pas dans les projections. Il n’y a d’ailleurs rien à projeter. Il n’est même pas besoin de les comptabiliser, il faut juste s’en souvenir. Leur expression même a disparu. Le yiddish et le ladino, langues respectives et distinctives des diasporas européennes et sépharades, ainsi que les communautés qui les ont inventées, ont quasiment disparu.

Israël est l’incarnation pure et simple de la continuité juive : c’est la seule nation au monde qui habite la même terre, porte le même nom, parle la même langue et vénère le même Dieu qu’il y a 3000 ans. En creusant le sol, on peut trouver des poteries du temps de David, des pièces de l’époque de Bar Kochba, et des parchemins vieux de 2000 ans, écrits de manière étonnamment semblable à celle qui, aujourd’hui, vante les crèmes glacées de la confiserie du coin.

Soit, appelez ces gens comme vous le voulez. Après tout, "Juif" est une dénomination plutôt récente de ce peuple. Ils furent d’abord des "Hébreux", puis des "Israélites". "Juif" (qui vient du royaume de Juda, un des deux États qui ont succédé au royaume de David et de Salomon) est l’appellation post-exilique pour "Israélite". C’est un nouveau venu dans l’histoire.

Comment qualifier un Israélien qui ne respecte pas les règles alimentaires, ne va pas à la synagogue, et considère le Shabbat comme le jour où l’on va faire un tour en voiture à la plage – ce qui, soit dit en passant, est une assez bonne description de la plupart des Premiers ministres d’Israël ? Cela n’a aucune importance. Installez un peuple juif dans un pays qui se fige le jour de Kippour, parle le langage de la Bible, vit au rythme (lunaire) du calendrier hébraïque, construit ses villes avec les pierres de ses ancêtres, produit une littérature et une poésie hébraïques, une éducation et un enseignement juifs qui n’ont pas d’égal dans le monde – et vous aurez la continuité. Les Israéliens pourraient s’appeler autrement. Peut-être un jour réserverons-nous le terme de "Juifs" à l’expérience d’exil d’il y a 2000 ans, et les appellerons-nous "Hébreux" [c'est le terme qu'utilise la langue italienne : "ebrei" - Note de Menahem Macina]. Ce terme a une belle connotation historique, c’est le nom que Joseph et Jonas ont donné en réponse a la question : « Qui êtes-vous ? »

Certains ne sont pas d’accord avec l’idée qu’Israël est porteur de la continuité du peuple juif, à cause de la multitude de désaccords et de fractures entre Israéliens : Orthodoxes contre Laïcs, Ashkénazes contre Sépharades, Russes contre Sabras, etc. Israël est aujourd’hui engagé dans d’amers débats à propos de la légitimité du judaïsme conservateur et réformiste, ainsi que de l’empiétement de l’orthodoxie sur la vie sociale et civique du pays.

Et alors, qu’y a-t-il là de nouveau ? Israël est tout simplement en train de revenir à la norme juive. Il existe des divisions tout aussi sérieuses au sein de la Diaspora, tout comme il en existait au sein du dernier État juif : « Avant la suprématie des Pharisiens et l’émergence d’une orthodoxie rabbinique, après la chute du second Temple», écrit l’universitaire Frank Cross, «le judaïsme était plus complexe et varié que nous le supposions ». Les Manuscrits de la Mer Morte, explique Hershel Shanks, «attestent de la variété – mal perçue jusqu’à ce jour – du judaïsme de la fin de la période du Second Temple, à tel point que les universitaires évoquent souvent, non pas le judaïsme, mais les judaïsmes. »

Le second État juif était caractérisé par des rixes entre sectaires juifs : Pharisiens, Sadducéens, Esséniens, apocalypticiens de tous bords, sectes aujourd’hui oubliées par l’histoire, sans parler des premiers chrétiens. Ceux qui s’inquiètent des tensions entre laïcs et religieux en Israël devraient méditer sur la lutte, qui dura plusieurs siècles, entre les Hellénistes et les Traditionalistes, durant la période du deuxième État juif. La révolte des Macchabées, entre 167 et 164 avant J.-C., célébrée aujourd’hui à Hanoukka, était, entre autres, une guerre civile entre Juifs.

Certes, il est peu probable qu’Israël produise une identité juive unique. Mais ce n’est pas nécessaire. Le monolithisme relatif du judaïsme rabbinique au Moyen-Âge est l’exception. Fracture et division sont les réalités du quotidien, à l’ère moderne, tout comme elles l’étaient dans le premier et le second États juifs. Ainsi, durant la période du premier Temple, le peuple d’Israël était divisé en deux États [le royaume de Juda, au sud, et celui d'Israël, au nord – note du réviseur de la version française], qui étaient en conflit quasi permanent. Les divisions actuelles au sein d’Israël ne supportent pas la comparaison.

La position centrale d’Israël est plus qu’une question de démographie. Elle représente une nouvelle stratégie, hardie et dangereuse pour la survie du peuple juif. Pendant deux millénaires, le peuple juif a survécu grâce à la dispersion et à l’isolement. Après le premier exil, en 586 avant J.-C., et le second, en 70, puis en 132, les Juifs se sont d’abord installés en Mésopotamie et autour du bassin Méditerranéen, puis en Europe de l’Est et du Nord, et, finalement, au Nouveau Monde, à l’Ouest, avec des communautés situées presque aux quatre coins du monde, jusqu’en Inde et en Chine.

Tout au long de cette période, le peuple juif a survécu à l’énorme pression de la persécution, des massacres et des conversions forcées, non seulement par sa foi et son courage, mais aussi grâce à sa dispersion géographique. Décimés ici, ils survivaient ailleurs. Les milliers de villes et de villages juifs répartis dans toute l’Europe, le monde islamique et le Nouveau Monde, constituaient une sorte d’assurance démographique. Même si de nombreux Juifs ont été massacrés lors de la première Croisade, le long du Rhin, même si de nombreux villages ont été détruits au cours des pogroms de 1648-1649, en Ukraine, il y en avait encore des milliers d’autres répartis sur toute la planète pour continuer. Cette dispersion a contribué à la faiblesse et la vulnérabilité des communautés juives prises séparément. Paradoxalement, pourtant, elle a constitué un facteur d’endurance et de force pour le peuple juif dans son ensemble. Aucun tyran ne pouvait réunir une force suffisante pour menacer la survie du peuple juif partout dans le monde.

Jusqu’à Hitler. Les nazis sont parvenus à détruire presque tout ce qu’il y avait de juif, des Pyrénées aux portes de Stalingrad, une civilisation entière, vieille de mille ans. Il y avait neuf millions de Juifs en Europe lorsque Hitler accéda au pouvoir. Il a exterminé les deux tiers d’entre eux. Cinquante ans plus tard, les Juifs ne s’en sont pas encore remis. Il y avait seize millions de Juifs dans le monde, en 1939. Aujourd’hui, ils sont treize millions.

Toutefois, les conséquences de l’Holocauste n’ont pas été que démographiques. Elles ont été psychologiques, bien sûr, et aussi idéologiques. La preuve avait été faite, une fois pour toutes, du danger catastrophique de l’impuissance. La solution était l’autodéfense, ce qui supposait une re-centration démographique dans un lieu doté de souveraineté, d’armement, et constituant un véritable État.

Avant la Deuxième Guerre mondiale, il y avait un véritable débat, au sein du monde juif, à propos du sionisme. Les juifs réformistes, par exemple, avaient été antisionistes durant des décennies. L’Holocauste a permis de clore ce débat. A part certains extrêmes – la droite ultra-orthodoxe et l’extrême gauche – le sionisme est devenu la solution reconnue à l’impuissance et à la vulnérabilité juives. Au milieu des ruines, les Juifs ont pris la décision collective de dire que leur futur reposait sur l’autodéfense et la territorialité, le rassemblement des exilés en un endroit où ils pourraient enfin acquérir les moyens de se défendre eux-mêmes.

C’était la bonne décision, la seule décision possible. Mais ô combien périlleuse ! Quel curieux choix que celui de ce lieu pour l’ultime bataille : un point sur la carte, un petit morceau de quasi-désert, une fine bande d’habitat juif, à l’abri de barrières naturelles on ne peut plus fragiles (et auxquelles le monde exige qu’Israël renonce). Une attaque de tanks suffisamment déterminée peut la couper en deux. Un petit arsenal de Scuds à tête nucléaire peut la détruire intégralement.

Pour détruire le peuple juif, Hitler devait conquérir le monde. Tout ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est conquérir un territoire plus petit que le Vermont [aux Etats-Unis]. La terrible ironie est qu’en résolvant leur problème d’impuissance, les Juifs ont mis tous leurs oeufs dans le même panier, un petit panier au bord de la Méditerranée. Et, de son sort, dépend le sort de tous les Juifs.

Nous présumons que l’histoire juive est cyclique : exil babylonien en 586 av. J.-C., suivi par le retour, en 538 av. J.-C., exil romain en 135, suivi par le retour, légèrement différé en 1948. C’est oublier la part linéaire de l’histoire juive : il y a eu une autre destruction, un siècle et demi avant la chute du premier Temple. Elle restera irréparable. En 722 av. J.-C., les Assyriens firent la conquête de l’autre État juif, le plus grand, le royaume du nord d’Israël (la Judée, dont descendent les juifs modernes, constituait le royaume du Sud). Il s’agit de l’Israël des Dix Tribus, exilées et perdues pour toujours.

Leur mystère est si tenace que, lorsque les explorateurs Lewis et Clark partirent pour leur expédition [vers les vastes Plaines de l'Ouest américain], une des nombreuses questions préparées à leur intention par le Dr Benjamin Rush, à la demande du président Jefferson lui-même, fut la suivante : Quel lien existe-t-il entre leurs cérémonies [celles des Indiens] et celles des Juifs ? – « Jefferson et Lewis avaient longuement parlé de ces tribus », explique Stephen Ambrose. «Ils conjecturaient que les tribus perdues d’Israël pouvaient être quelque part dans les Plaines. »

Hélas, ce n’était pas le cas. Les Dix Tribus se sont dissoutes dans l’histoire. En cela, elles sont représentatives de la norme historique. Tout peuple conquis de cette façon et exilé disparaît avec le temps. Seuls les Juifs ont défié cette norme, à deux reprises.

Mais je crains que ce ne soit plus jamais le cas.

Charles Krauthammer

En fin de compte: Sion, Israël et le destin des Juifs

Charles  Krauthammer

The Weekly Standard

11 mai 1998

Traduction française de Nathalie Lerner, révisée par Menahem Macina.

1. Un petit État

Milan Kundera a défini un jour un petit État comme étant « un État dont l’existence même pourrait être remise en question à tout instant; un petit État peut disparaître, et il le sait » [1] Les États-Unis ne sont pas un ‘petit État’. Le Japon non plus. Ni même la France. Ces nations peuvent subir des défaites. Elles peuvent même être envahies. Mais elles ne peuvent pas disparaître. La Tchécoslovaquie de Kundera pouvait disparaître, et ce fut même le cas, en une occasion [2]. La Tchécoslovaquie d’avant-guerre est une petite nation paradigmatique: une démocratie libérale créée sur les cendres de la guerre par un monde déterminé à laisser les petites nations vivre librement; menacée par la convoitise et la taille importante d’un voisin en expansion; fatalement compromise par une lassitude grandissante de la part de l’Ouest à propos d’«une querelle dans un pays lointain – un pays dont nous ignorons tout»; laissée morcelée et sans défense, succombant finalement à la conquête. Quand Hitler est entré dans Prague, en mars 1939, il a déclaré : « La Tchécoslovaquie a cessé d’exister».

Israël est également une petite nation. Cela ne signifie pas que son destin soit de disparaître. Mais que ce pourrait l’être. Qui plus est, par sa vulnérabilité face à l’anéantissement, Israël n’est pas uniquement une petite nation. Israël est la seule petite nation – la seule, point ! – dont les voisins déclarent publiquement que son existence même est un affront au droit, à la morale et à la religion, et qui font de son anéantissement un objectif national explicite. Et cet objectif n’est pas une simple déclaration d’intention. L’Iran, la Libye, et l’Iraq mènent une politique étrangère qui vise au meurtre des Israéliens et à la destruction de leur État. Ils choisissent leurs alliés (Hamas, Hezbollah) et développent leurs armements (bombes-suicide, gaz toxiques, anthrax, missiles nucléaires) conformément à cette politique. Des pays aussi éloignés que la Malaisie n’autorisent pas la présence d’un représentant d’Israël sur leur sol, allant jusqu’à interdire la projection du film "La Liste de Schindler", de peur qu’il n’engendre de la « sympathie pour Sion ».

D’autres sont plus circonspects dans leurs déclarations. La destruction n’est plus l’objectif unanime de la Ligue arabe, comme cela a été le cas pendant les trente années qui ont précédé Camp David. La Syrie, par exemple, ne le dit plus de façon explicite. Cependant, la Syrie détruirait Israël demain, si elle en avait les moyens. (Sa retenue actuelle sur le sujet est largement due à son besoin de liens avec les Etats-Unis d’après la guerre froide). Même l’Égypte, première à avoir fait la paix avec Israël et prétendu modèle de "faiseur de paix", s’est dotée d’une grande armée équipée de matériel américain, qui effectue des exercices militaires très clairement conçus pour combattre Israël. Son exercice "géant", Badr 96, par exemple, le plus grand mené depuis la guerre de 1973, simulait des traversées du canal de Suez.

Et même l’OLP, obligée de reconnaître ostensiblement l’existence d’Israël dans les accords d’Oslo de 1993, est toujours régie par une charte nationale qui, dans au moins quatorze passages, appelle à l’éradication d’Israël. Le fait qu’après cinq ans [rappelons que Krauthammer écrit ceci en 1998] et quatre promesses spécifiques d’amender cette charte, elle reste intacte, est un signe qui montre à quel point le rêve de faire disparaître Israël reste profondément ancré dans l’inconscient collectif arabe [4].

« Comme l’a dit l’imam (Khomeiny), Israël doit être rayé de la carte… ».

« Les dirigeants de la nation musulmane qui reconnaîtront Israël brûleront dans les flammes de la colère de leur propre peuple ».

(Le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, lors d’un discours prononcé le 26 octobre 2005 devant un public de quatre mille étudiants radicaux, à l’occasion d’une conférence intitulée "Le monde sans le sionisme".)

2. Les enjeux

La perspective de la disparition d’Israël pose problème à cette génération. Pendant 50 ans, Israël "a fait partie des meubles". La plupart des gens ne se souviennent pas d’avoir vécu dans un monde où Israël n’existerait pas. Pourtant ce sentiment de "permanence" a plus d’une fois été mis à rude épreuve – pendant les premiers jours de la guerre du Kippour, lorsqu’il semblait qu’Israël allait être envahi, ou encore durant les quelques semaines de mai et début juin 1967, quand Nasser instaura un blocus du détroit de Tiran et fit déferler 100 000 soldats dans le Sinaï pour rejeter les Juifs à la mer.

Pourtant, la victoire étourdissante d’Israël, en 1967, sa supériorité en armes conventionnelles, son succès dans chaque guerre durant laquelle son existence était en jeu, ont engendré l’autosatisfaction. L’idée même de la non-permanence d’Israël paraissait ridicule. Israël, écrivait un intellectuel de la diaspora, « est fondamentalement indestructible. Yitzhak Rabin le savait. Les dirigeants arabes sur le Mont Herzl (lors de l’enterrement de Rabin) le savaient. Seuls les saints de la droite, voleurs de terres et dégainant à toute occasion, l’ignorent. Ils sont animés par l’espoir de la catastrophe, l’exaltation d’assister à la fin ».

L’exaltation n’était pas exactement la sensation éprouvée par les Israéliens lorsque, pendant la guerre du Golfe, ils durent s’enfermer dans des pièces hermétiquement isolées et porter des masques à gaz pour se protéger d’une destruction de masse – et ce pour une guerre dans laquelle Israël n’était même pas impliqué. Il y eut alors une vague de peur, de terreur, d’impuissance, ces sentiments juifs ancestraux que la mode post-sioniste d’aujourd’hui juge anachroniques, si ce n’est réactionnaires. Mais la volonté ne change pas la réalité. La guerre du Golfe a rappelé, même aux plus optimistes, qu’à l’époque des armes chimiques, des missiles, et des bombes nucléaires, époque dans laquelle aucun pays n’est à l’abri d’armes de destruction de masse, Israël, avec sa population compacte et son territoire réduit, est particulièrement exposé à l’anéantissement.Israël n’est pas au bord du gouffre. Il n’est pas au bord du précipice. Nous ne sommes ni en 1948, ni en 1967 ou 1973. Et il le sait.

Il peut sembler étrange de commencer une étude sur la signification d’Israël et de l’avenir des Juifs en envisageant sa fin. Mais cela contribue à concentrer l’esprit. Et cela permet de mettre les enjeux en évidence. Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés. J’affirme que l’existence et la survie du peuple juif sont directement liées à l’existence et à la survie d’Israël. Ou encore, pour exprimer cette thèse sur un mode négatif, que la fin d’Israël signifierait la fin du peuple juif. Le peuple juif a survécu à la destruction et à l’exil des Babyloniens, en 586 avant l’ère chrétienne. Il a survécu à la destruction et à l’exil des Romains, en 70 de notre ère, et pour la dernière fois en 132. Mais il ne pourrait survivre à une autre destruction, ni à un autre exil. Ce troisième État – l’Israël moderne -, né il y a de cela [63] ans, est le dernier.

Le retour à Sion est maintenant le principal drame du peuple Juif. Ce qui a commencé comme une expérience constitue dorénavant le coeur même du peuple juif – son centre culturel, spirituel, et psychologique, et cet État est devenu également son centre démographique. Israël est la clé de voûte. C’est sur lui que reposent les espoirs – l’unique espoir même – de continuité et de survie des Juifs.

3. La Diaspora moribonde

En 1950, il y avait 5 millions de Juifs aux États-Unis. En 1990, leur nombre dépassait à peine les 5,5 millions. Durant ces décennies, la population globale des États-Unis a augmenté de 65%. Celle des Juifs stagne. En fait, durant le dernier demi-siècle, le pourcentage de Juifs au sein de la population américaine est passé de 3 à 2. Et aujourd’hui, se précise un déclin, non pas relatif mais absolu. Ce qui a maintenu la population juive et son niveau actuel a été tout d’abord le "Baby boom" d’après-guerre, puis l’arrivée de 400 000 Juifs, principalement de l’Union soviétique.

Mais le "baby boom" est terminé. Et l’immigration russe touche à sa fin. Le nombre de Juifs qui se trouvent aux États-Unis n’est pas illimité. Si nous laissons de côté ces anomalies historiques, la population juive américaine est moins importante aujourd’hui que ce qu’elle était en 1950. Elle sera certainement encore plus faible dans l’avenir. En fait, elle est aujourd’hui vouée à un déclin catastrophique. Steve Bayme, directeur du Jewish Communal Affairs, prévoit carrément que, d’ici 20 ans, la population juive aura baissé jusqu’à 4 millions, une perte d’environ 30%. Et qu’en sera-t-il dans 20 ans ? Une projection de quelques décennies de plus annonce un avenir encore plus effrayant.

Comment une communauté peut-elle se décimer dans des conditions aussi favorables que celles des États-Unis ? – La raison est simple : fertilité basse et phénomène endémique de mariages mixtes. Le taux de fertilité, chez les Juifs américains, est de 1,6 enfants par femme. Le taux de remplacement (c’est à dire le taux nécessaire pour que la population reste constante) est de 2,1. Le taux courant est donc inférieur de 20% à ce qui serait nécessaire pour une progression nulle. Ainsi le taux de fertilité, à lui seul, entraînerait une baisse de 20% à chaque génération. En trois générations, la population diminuerait de moitié.

 Le faible taux de natalité ne découle pas d’une aversion particulière des femmes juives à l’égard des enfants. C’est tout simplement un cas flagrant du phénomène bien connu du déclin du taux de naissance, proportionnel à l’augmentation du niveau d’éducation et du niveau socio-économique. Des femmes éduquées, à la carrière brillante, ont tendance à se marier tard et à avoir moins de bébés. Ajoutons maintenant un second facteur : les mariages mixtes. Aux États-Unis, aujourd’hui, les Juifs se marient plus avec des chrétiens qu’avec des Juifs. Le taux de mariages mixtes est de 52%. (un calcul plus conservateur donne 47%, mais l’effet démographique reste fondamentalement le même). En 1970 le taux était de 8%.

Plus important encore pour la continuité juive est l’identité finale des enfants nés de ces mariages. Or, seul un sur quatre est élevé dans la tradition juive. Ainsi, deux tiers des mariages juifs produisent des enfants dont les trois-quarts sont perdus pour le peuple juif. À lui seul, le taux de mariages mixtes causerait un déclin de 25% de la population juive à chaque génération [...] A ce rythme, la moitié des Juifs disparaîtraient en deux générations.

Combinez maintenant les effets de la fertilité et des mariages mixtes et faites la supposition, très optimiste, que chaque enfant élevé dans la tradition juive grandira en conservant son identité juive (c’est-à-dire avec un coefficient zéro de perte). Vous commencez avec 100 Juifs américains ; il vous en reste 60. En une génération, plus d’un tiers aura disparu. En deux générations seulement, 2 sur 3 se seront volatilisés.

On peut parvenir à la même conclusion par un autre raisonnement (en ne prenant pas du tout en compte les mariages mixtes). Un sondage du Los Angeles Times, effectué auprès des Juifs américains, en mars 1998, posait une question simple : élevez-vous vos enfants dans la tradition juive ? Seuls 70% ont répondu par l’affirmative. Une population dont le taux de remplacement biologique est de 80% et le taux de remplacement culturel de 70% est vouée à l’extinction. Selon ce calcul, 100 Juifs élèvent 56 enfants juifs. En deux générations, 7 Juifs sur 10 disparaîtront.

Les tendances démographiques dans le reste de la Diaspora ne sont pas plus encourageantes. En Europe de l’Ouest, la fertilité et les mariages mixtes sont le reflet de ceux des Etats-Unis. Prenons le cas de l’Angleterre. Durant la dernière génération, la communauté juive anglaise s’est comportée comme une sorte de cobaye expérimental : une communauté de la diaspora vivant dans une société ouverte, mais, contrairement à celle des États-Unis, sans être artificiellement alimentée par l’immigration. Que s’est-il passé ? Durant le dernier quart de siècle, le nombre de Juifs anglais a diminué de plus de 25%.

Durant la même période, la population juive de France n’a que légèrement diminué. Cependant la raison de cette stabilité relative est un facteur "unique" : l’afflux de la communauté juive d’Afrique du Nord. Cet apport est terminé. En France, aujourd’hui, seule une minorité de Juifs âgés de 20 et 44 ans, vivent dans une famille conventionnelle avec deux parents juifs. La France, elle aussi, suivra le chemin des autres pays.

« La dissolution de la communauté juive d’Europe », observe Bernard Wasserstein [5], « ne se situe pas dans un lointain futur hypothétique. Le processus est en train de se dérouler sous nos yeux et est déjà largement avancé ». D’après les tendances actuelles, « le nombre de Juifs en Europe en l’an 2000 ne dépasserait pas le million – le chiffre le plus bas depuis la fin du Moyen-Age ». En 1900, ils étaient 8 millions.

Ailleurs, la situation est encore plus décourageante. Le reste de ce qui fut un jour la Diaspora est maintenant soit un musée, soit un cimetière. L’Europe de l’Est a été vidée de ses Juifs. En 1939, la Pologne comptait 3,2 millions de Juifs. Il en reste aujourd’hui 35 000. La situation est à peu près identique dans les autres capitales d’Europe de l’Est.

Le monde islamique, berceau de la grande tradition juive séfarade et patrie d’un tiers de la population juive mondiale, est aujourd’hui pratiquement Judenrein. Aucun pays du monde islamique ne compte aujourd’hui plus de 20 000 Juifs. Après la Turquie, qui en compte 19 000, et l’Iran, où l’on en dénombre 14 000, le pays ayant la plus grande communauté juive dans le monde islamique est le Maroc, avec 6 100 Juifs – il y en a davantage à Omaha, dans le Nebraska. Ces communautés ne figurent pas dans les projections. Il n’y a d’ailleurs rien à projeter. Il n’est même pas besoin de les comptabiliser, il faut juste s’en souvenir. Leur expression même a disparu. Le yiddish et le ladino, langues respectives et distinctives des diasporas européennes et sépharades, ainsi que les communautés qui les ont inventées, ont quasiment disparu.

4. La dynamique de l’assimilation

N’est-il pas risqué de supposer que les tendances actuelles vont perdurer ? Non. Rien ne fera renaître les communautés juives d’Europe de l’est et du monde islamique. Et rien ne stoppera le déclin rapide, par le biais de l’assimilation, de la communauté juive de l’Ouest. Au contraire. En effectuant une projection plutôt classique des tendances actuelles – à supposer, comme je l’ai fait, que les taux restent fixes – il est risqué de supposer que l’assimilation ne va pas s’accélérer. Il n’y a rien, à l’horizon, qui soit susceptible d’inverser le processus d’assimilation des Juifs dans la culture occidentale. L’attirance des Juifs pour une culture plus vaste et le niveau d’acceptation des Juifs par cette culture sont sans précédent dans l’histoire.

Tout ceci est clair. Chaque génération devenant de plus en plus intégrée, les liens avec la tradition s’affaiblissent (comme on peut le mesurer par le taux de présence à la synagogue et le nombre d’enfants qui reçoivent une quelconque éducation juive). Cette dilution de l’identité, à son tour, entraîne une tendance plus forte aux mariages mixtes et à l’assimilation. Et d’ailleurs, pourquoi pas ? Qu’abandonnent-ils en définitive ? La boucle est bouclée et se renforce.

Examinons deux éléments culturels. Avant la naissance de la télévision – il y a de cela un demi-siècle -, la vie des Juifs en Amérique était représentée par les Goldberg : des Juifs aux bonnes manières, résolument ethniques, à l’accent marqué, socialement différents. 40 ans plus tard, les Goldberg ont engendré Seinfeld, le divertissement le plus populaire en Amérique aujourd’hui. Le personnage de Seinfeld n’a de juif que le nom. Il peut lui arriver d’évoquer son identité juive sans s’excuser et sans aucune gêne, mais – ce qui est plus important – sans que cela porte à conséquence. La chose n’a pas le moindre impact sur sa vie.

Une assimilation de cette nature n’est pas absolument sans précédent. D’une certaine manière, elle présente un parallèle avec le modèle d’Europe de l’Ouest, après l’émancipation des Juifs, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. C’est la Révolution française qui constitue le tournant radical en conférant aux Juifs les droits civiques. Quand ils ont commencé à quitter le ghetto, ils ont tout d’abord rencontré une résistance à leur intégration et à leur ascension sociale. Ils étaient encore exclus des professions libérales, de l’éducation supérieure, et de la majeure partie des secteurs de la société. Mais, alors que ces barrières avaient lentement commencé à s’éroder et que les Juifs s’élevaient socialement, ils adoptèrent, de manière remarquable, la culture européenne, et, la plupart (ou beaucoup) adhérèrent au christianisme. Dans son Histoire du sionisme, Walter Laqueur cite l’opinion de Gabriel Riesser, un avocat, éloquent et courageux, de l’émancipation, au milieu du XIXe siècle, qui disait qu’un Juif qui préfère à l’Allemagne la nation et l’État inexistants d’Israël doit être placé sous la protection de la police, non parce qu’il est dangereux mais parce que, à l’évidence, il est fou.

Moïse Mendelssohn (1729-1786) était un précurseur. Cultivé, cosmopolite, bien que fermement Juif, il constituait la quintessence de l’émancipation précoce. Ainsi, son histoire est devenue emblématique de la progression historique rapide de l’émancipation vers l’assimilation : quatre de ses six enfants, ainsi que huit de ses neuf petits-enfants furent baptisés.

A cette époque, plus religieuse et plus chrétienne, l’assimilation prit la forme du baptême, ce que Henrich Heine qualifiait de "ticket d’entrée" dans la société européenne. En cette fin de XXe siècle [rappelons que l'auteur écrit cette article en 1998], nettement plus laïque, l’assimilation signifie simplement renoncer à un nom "pittoresque", aux rites, ainsi qu’à la totalité de l’accoutrement et des autres signes distinctifs du passé juif. Aujourd’hui, l’assimilation est entièrement passive. Ainsi, à part une visite au palais de justice pour transformer, disons, les "shmates [fripes] Ralph Lifshitz" en "polos Ralph Lauren" [6], l’assimilation est caractérisée par une absence d’action plutôt que par l’adoption volontaire d’une autre croyance. Contrairement aux enfants de Mendelssohn, Seinfeld n’a pas besoin d’être baptisé.

Bien sûr, nous savons, aujourd’hui, qu’en Europe, l’émancipation par l’assimilation s’est révélée être un leurre. La montée de l’antisémitisme, en particulier l’antisémitisme racial de la fin du XIXe siècle, qui a atteint son apogée dans le nazisme, a détourné les Juifs de la conviction que l’assimilation leur fournissait un moyen d’échapper au handicap et aux dangers d’être Juif. La saga de la famille de Madeleine Albright est emblématique. De ses quatre grand-parents juifs, parfaitement intégrés, parents d’enfants dont certains s’étaient convertis et avaient effacé leur passé de Juif, trois sont morts dans les camps de concentration nazis, parce que Juifs.

 Cependant, le contexte américain est différent. Il n’existe pas, dans l’histoire américaine, d’antisémitisme qui ressemble, même de loin, à celui qui existe dans l’histoire de l’Europe. La tradition américaine de tolérance remonte à 200 ans, à l’époque même de la fondation du pays. La lettre de Washington à la synagogue de Newport s’engage non pas à la tolérance – la tolérance témoigne de l’absence de persécution, accordée au pécheur comme une faveur, par le dominant – mais à l’égalité [7]. Cette situation n’a aucun équivalent dans l’histoire de l’Europe. Dans un tel pays, l’assimilation semble donc une solution raisonnable au problème de l’identité juive. Le fait d’unir son destin à celui d’une grande nation, humaine et généreuse, qui s’attache à promouvoir la dignité humaine et l’égalité, peut difficilement être considéré comme le pire des choix.Et pourtant, alors que l’assimilation peut être une solution pour les Juifs en tant qu’individus, elle constitue clairement un désastre pour les Juifs en tant que collectivité détentrice d’une mémoire, d’une langue, d’une tradition, d’une liturgie, d’une histoire, d’une foi, d’un patrimoine qui, en conséquence, disparaîtront. Quelle que soit la valeur qu’on attribue à l’assimilation, on ne peut en nier la réalité. Les tendances, tant démographiques que culturelles, sont puissantes. Et l’avenir de la diaspora, non seulement dans les anciennes contrées perdues de la Diaspora, non seulement dans son ancien centre européen, mais également dans son nouveau centre vital américain, sera fait de diminution, de déclin, puis de disparition. Cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais il y faudra moins de deux ou trois générations, un laps de temps à peine plus éloigné de notre quotidien que celui de la création de l’État d’Israël, il y a 50 ans.

5. Israël: l’exception

Israël est différent. En Israël la grande tentation du modernisme – l’assimilation – n’existe tout simplement pas. Israël est l’incarnation pure et simple de la continuité juive : c’est la seule nation au monde qui habite la même terre, porte le même nom, parle la même langue et vénère le même Dieu qu’il y a 3000 ans. En creusant le sol, on peut trouver des poteries du temps de David, des pièces de l’époque de Bar Kochba, et des parchemins vieux de 2000 ans, écrits de manière étonnamment semblable à celle qui, aujourd’hui, vante les crèmes glacées de la confiserie du coin.

Pourtant, comme la plus grande partie des Israéliens sont laïques, certains Juifs orthodoxes (ultra-religieux) contestent la prétention d’Israël de perpétuer une authentique histoire du peuple juif. Il en est de même pour certains Juifs laïques. Un critique français (le sociologue Georges Friedmann) a jadis qualifié les Israéliens de « goys parlant hébreu ». En fait, il y eut même une époque où il était à la mode, au sein d’un groupe d’intellectuels laïques israéliens, de se qualifier de "Cananéens" [8], c’est-à-dire des gens enracinés dans le pays, mais reniant totalement les traditions religieuses dont ils sont issus.

Malgré les apparences, ce ne sont pas des Arabes, mais des gardes juifs en 1905.
Ils étaient nombreux, alors, à s’identifier aux autochtones et à croire dur comme fer qu’ils partageraient le même destin. Leur sincère désir d’osmose ethnique était tel qu’ils s’habillaient à l’arabe, et souvent parlaient l’arabe.

Soit, appelez ces gens comme vous le voulez. Après tout, "Juif" est une dénomination plutôt récente de ce peuple. Ils furent d’abord des "Hébreux", puis des "Israélites". "Juif" (qui vient du royaume de Juda, un des deux États qui ont succédé au royaume de David et de Salomon) est l’appellation post-exilique pour "Israélite". C’est un nouveau venu dans l’histoire.

Comment qualifier un Israélien qui ne respecte pas les règles alimentaires, ne va pas à la synagogue, et considère le Shabbat comme le jour où l’on va faire un tour en voiture à la plage – ce qui, soit dit en passant, est une assez bonne description de la plupart des Premiers ministres d’Israël ? Cela n’a aucune importance. Installez un peuple juif dans un pays qui se fige le jour de Kippour, parle le langage de la Bible, vit au rythme (lunaire) du calendrier hébraïque, construit ses villes avec les pierres de ses ancêtres, produit une littérature et une poésie hébraïques, une éducation et un enseignement juifs qui n’ont pas d’égal dans le monde – et vous aurez la continuité. Les Israéliens pourraient s’appeler autrement. Peut-être un jour réserverons-nous le terme de "Juifs" à l’expérience d’exil d’il y a 2000 ans, et les appellerons-nous "Hébreux" [c'est le terme qu'utilise la langue italienne : "ebrei" - Note de Menahem Macina]. Ce terme a une belle connotation historique, c’est le nom que Joseph et Jonas ont donné en réponse a la question : « Qui êtes-vous ? » [Cf. Gn 40, 15 ; Jon 1, 9, ce terme figure environ une quarantaine de fois dans l'Ancien Testament – Note de M. Macina].

 Au sein du milieu culturel de l’Israël moderne, l’assimilation n’est pas vraiment le problème. Bien sûr, les Israéliens mangent au McDo et regardent les rediffusions du feuilleton ‘Dallas’. Tout comme le font les Russes, les Chinois, ou les Danois. Dire qu’il existe une forte influence occidentale (lisez : américaine) sur la culture israélienne ne signifie rien de plus que de dire qu’Israël subit la pression de la globalisation, comme n’importe quel autre pays. Mais cela ne change en rien sa particularité culturelle, prouvée par les grandes difficultés qu’éprouvent les immigrants à s’adapter à Israël.Dans le contexte israélien, l’assimilation signifie le rattachement des Juifs russes et roumains, ouzbeks et irakiens, algériens et argentins, à une culture distinctement hébraïque. C’est donc exactement l’opposé de ce que cela signifie dans la Diaspora : cela signifie l’abandon des langues, coutumes et traditions étrangères. Cela signifie l’abandon de Noël et de Pâques pour les remplacer par Hanouka et Pessah. Cela signifie l’abandon de la mémoire ancestrale des steppes et des pampas du monde pour les collines de Galilée et la pierre de Jérusalem, et la désolation de la Mer Morte. Voilà ce que ces nouveaux Israéliens apprennent. C’est ce qui sera transmis à leurs enfants. C’est pour cela que leur survie en tant que Juifs est assurée. Quelqu’un mettrait-il en doute le fait que le million de Russes qui ont immigré en Israël auraient été perdus pour le peuple juif s’ils étaient restés en Russie, et que, maintenant, ils ne sont plus perdus ?

Certains ne sont pas d’accord avec l’idée qu’Israël est porteur de la continuité du peuple juif, à cause de la multitude de désaccords et de fractures entre Israéliens : Orthodoxes contre Laïcs, Ashkénazes contre Sépharades, Russes contre Sabras, etc. Israël est aujourd’hui engagé dans d’amers débats à propos de la légitimité du judaïsme conservateur et réformiste, ainsi que de l’empiétement de l’orthodoxie sur la vie sociale et civique du pays.

Et alors, qu’y a-t-il là de nouveau ? Israël est tout simplement en train de revenir à la norme juive. Il existe des divisions tout aussi sérieuses au sein de la Diaspora, tout comme il en existait au sein du dernier État juif : « Avant la suprématie des Pharisiens et l’émergence d’une orthodoxie rabbinique, après la chute du second Temple», écrit l’universitaire Frank Cross, «le judaïsme était plus complexe et varié que nous le supposions ». Les Manuscrits de la Mer Morte, explique Hershel Shanks, «attestent de la variété – mal perçue jusqu’à ce jour – du judaïsme de la fin de la période du Second Temple, à tel point que les universitaires évoquent souvent, non pas le judaïsme, mais les judaïsmes. »

Le second État juif était caractérisé par des rixes entre sectaires juifs : Pharisiens, Sadducéens, Esséniens, apocalypticiens de tous bords, sectes aujourd’hui oubliées par l’histoire, sans parler des premiers chrétiens. Ceux qui s’inquiètent des tensions entre laïcs et religieux en Israël devraient méditer sur la lutte, qui dura plusieurs siècles, entre les Hellénistes et les Traditionalistes, durant la période du deuxième État juif. La révolte des Macchabées, entre 167 et 164 avant J.-C., célébrée aujourd’hui à Hanoukka, était, entre autres, une guerre civile entre Juifs.

Certes, il est peu probable qu’Israël produise une identité juive unique. Mais ce n’est pas nécessaire. Le monolithisme relatif du judaïsme rabbinique au Moyen-Âge est l’exception. Fracture et division sont les réalités du quotidien, à l’ère moderne, tout comme elles l’étaient dans le premier et le second États juifs. Ainsi, durant la période du premier Temple, le peuple d’Israël était divisé en deux États [le royaume de Juda, au sud, et celui d'Israël, au nord – note du réviseur de la version française], qui étaient en conflit quasi permanent. Les divisions actuelles au sein d’Israël ne supportent pas la comparaison.

Quelles que soient l’identité, ou les identités finalement adoptées par les Israéliens, le fait est que, pour eux, le problème majeur de la communauté juive de la Diaspora – le suicide par assimilation – n’existe tout simplement pas. Béni par la sécurité de son identité, Israël se développe. Et le résultat en est qu’Israël n’est plus seulement le centre culturel du monde juif, il en devient rapidement aussi le centre démographique. Le taux de natalité relativement élevé entraîne une augmentation naturelle de la population. Ajoutez à cela un taux net stable d’immigration (près d’un million depuis la fin des années 80), et les chiffres, en Israël, progressent inexorablement, même si la diaspora diminue. D’ici une décennie, Israël dépassera les Etats-Unis en tant que communauté juive la plus importante du monde. D’ici la fin de notre vie, la majorité des Juifs du monde vivront en Israël. Cela ne s’était pas produit depuis bien avant l’ère chrétienne.

Il y a de cela un siècle, l’Europe était le centre de la vie juive. Plus de 80% de la population juive du monde y vivait. La Deuxième Guerre mondiale a détruit la communauté juive européenne et dispersé les survivants vers le Nouveau Monde (principalement les États-Unis), et vers Israël. Aujourd’hui, nous avons un univers juif bipolaire, avec deux centres de gravité de taille approximativement égale. C’est une étape transitoire, pourtant. Une étoile est en train de s’affaiblir, et l’autre de s’allumer.

Bientôt et inévitablement, la face du peuple juif aura été à nouveau transformée, pour devenir un système mono-planétaire avec une Diaspora faiblissante en orbite. Ce sera un retour à l’ancienne norme : le peuple juif sera concentré – non seulement spirituellement, mais aussi physiquement – dans sa patrie historique.

6. La Fin de la Dispersion

Les conséquences de cette transformation sont énormes. La position centrale d’Israël est plus qu’une question de démographie. Elle représente une nouvelle stratégie, hardie et dangereuse pour la survie du peuple juif. Pendant deux millénaires, le peuple juif a survécu grâce à la dispersion et à l’isolement. Après le premier exil, en 586 avant J.-C., et le second, en 70, puis en 132, les Juifs se sont d’abord installés en Mésopotamie et autour du bassin Méditerranéen, puis en Europe de l’Est et du Nord, et, finalement, au Nouveau Monde, à l’Ouest, avec des communautés situées presque aux quatre coins du monde, jusqu’en Inde et en Chine.

Tout au long de cette période, le peuple juif a survécu à l’énorme pression de la persécution, des massacres et des conversions forcées, non seulement par sa foi et son courage, mais aussi grâce à sa dispersion géographique. Décimés ici, ils survivaient ailleurs. Les milliers de villes et de villages juifs répartis dans toute l’Europe, le monde islamique et le Nouveau Monde, constituaient une sorte d’assurance démographique. Même si de nombreux Juifs ont été massacrés lors de la première Croisade, le long du Rhin, même si de nombreux villages ont été détruits au cours des pogroms de 1648-1649, en Ukraine, il y en avait encore des milliers d’autres répartis sur toute la planète pour continuer. Cette dispersion a contribué à la faiblesse et la vulnérabilité des communautés juives prises séparément. Paradoxalement, pourtant, elle a constitué un facteur d’endurance et de force pour le peuple juif dans son ensemble. Aucun tyran ne pouvait réunir une force suffisante pour menacer la survie du peuple juif partout dans le monde.

Jusqu’à Hitler. Les nazis sont parvenus à détruire presque tout ce qu’il y avait de juif, des Pyrénées aux portes de Stalingrad, une civilisation entière, vieille de mille ans. Il y avait neuf millions de Juifs en Europe lorsque Hitler accéda au pouvoir. Il a exterminé les deux tiers d’entre eux. Cinquante ans plus tard, les Juifs ne s’en sont pas encore remis. Il y avait seize millions de Juifs dans le monde, en 1939. Aujourd’hui, ils sont treize millions [Attention : chiffres de la fin des années 1990].

Toutefois, les conséquences de l’Holocauste n’ont pas été que démographiques. Elles ont été psychologiques, bien sûr, et aussi idéologiques. La preuve avait été faite, une fois pour toutes, du danger catastrophique de l’impuissance. La solution était l’autodéfense, ce qui supposait une re-centration démographique dans un lieu doté de souveraineté, d’armement, et constituant un véritable État.

Avant la Deuxième Guerre mondiale, il y avait un véritable débat, au sein du monde juif, à propos du sionisme. Les juifs réformistes, par exemple, avaient été antisionistes durant des décennies. L’Holocauste a permis de clore ce débat. A part certains extrêmes – la droite ultra-orthodoxe et l’extrême gauche – le sionisme est devenu la solution reconnue à l’impuissance et à la vulnérabilité juives. Au milieu des ruines, les Juifs ont pris la décision collective de dire que leur futur reposait sur l’autodéfense et la territorialité, le rassemblement des exilés en un endroit où ils pourraient enfin acquérir les moyens de se défendre eux-mêmes.

C’était la bonne décision, la seule décision possible. Mais ô combien périlleuse ! Quel curieux choix que celui de ce lieu pour l’ultime bataille : un point sur la carte, un petit morceau de quasi-désert, une fine bande d’habitat juif, à l’abri de barrières naturelles on ne peut plus fragiles (et auxquelles le monde exige qu’Israël renonce). Une attaque de tanks suffisamment déterminée peut la couper en deux. Un petit arsenal de Scuds à tête nucléaire peut la détruire intégralement.

Pour détruire le peuple juif, Hitler devait conquérir le monde. Tout ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est conquérir un territoire plus petit que le Vermont [aux Etats-Unis]. La terrible ironie est qu’en résolvant leur problème d’impuissance, les Juifs ont mis tous leurs oeufs dans le même panier, un petit panier au bord de la Méditerranée. Et, de son sort, dépend le sort de tous les Juifs.

7. Envisager l’impensable

Et si le troisième État Juif trouvait la mort, tout comme les deux premiers ? Ce scénario n’est pas si aberrant : un État Palestinien est né, s’arme, conclut des alliances avec, supposons, l’Iraq et la Syrie. La guerre éclate entre la Palestine et Israël (au sujet des frontières, ou de l’eau, ou du terrorisme). La Syrie et l’Iraq attaquent de l’extérieur. L’Égypte et l’Arabie Saoudite entrent dans la bataille. Le front subit des attaques de guérilla de la part de la Palestine. Les armes chimiques et biologiques pleuvent de Syrie, d’Iraq et d’Iran. Israël est envahi.
Pourquoi serait-ce la fin ? Le peuple juif ne peut-il pas survivre, ainsi qu’il l’a fait lorsque sa patrie a été détruite et son indépendance politique anéantie, comme ce fut le cas, à deux reprises, auparavant ? Pourquoi pas un nouvel exil, une nouvelle Diaspora, un nouveau cycle de l’histoire juive ?

Tout d’abord parce que les conditions culturelles de l’exil seraient largement différentes. Les premiers exils se sont produits à une époque où l’identité était quasiment synonyme de religion. Une expulsion, deux millénaires plus tard, dans un monde devenu laïc, n’est en rien comparable. Mais il y a plus important encore : pourquoi garder une telle identité ? Outre la dislocation, viendrait l’abattement pur et simple. Un tel événement anéantirait l’esprit. Aucun peuple ne pourrait y survivre. Pas même les Juifs. Il s’agit d’un peuple qui a miraculeusement survécu à deux précédentes destructions et à deux millénaires de persécution, dans l’espoir d’un retour définitif et d’une restauration. Israël EST cet espoir. Le voir détruit, avoir, une fois encore, des Isaïe et des Jérémie qui pleurent sur les veuves de Sion, au milieu des ruines de Jérusalem, excéderait ce qu’un peuple peut supporter.

Surtout après l’Holocauste, la pire calamité de l’histoire juive. Y avoir survécu est déjà suffisamment miraculeux en soi. Survivre ensuite à la destruction de ce qui est né pour le sauver – celle du nouvel État juif – reviendrait à attribuer à la nation juive et à la survie des Juifs un pouvoir surnaturel. Certes, des Juifs et des communautés dispersées survivraient. Les plus dévots, qui étaient déjà une minorité, perpétueraient – telle une tribu exotique – un anachronisme pittoresque, de style Amish, vestige, dispersé et à plaindre, d’un vestige. Mais les Juifs, en tant que peuple, auraient disparu de l’histoire.

Nous présumons que l’histoire juive est cyclique : exil babylonien en 586 av. J.-C., suivi par le retour, en 538 av. J.-C., exil romain en 135, suivi par le retour, légèrement différé en 1948. C’est oublier la part linéaire de l’histoire juive : il y a eu une autre destruction, un siècle et demi avant la chute du premier Temple. Elle restera irréparable. En 722 av. J.-C., les Assyriens firent la conquête de l’autre État juif, le plus grand, le royaume du nord d’Israël (la Judée, dont descendent les juifs modernes, constituait le royaume du Sud). Il s’agit de l’Israël des Dix Tribus, exilées et perdues pour toujours.

Leur mystère est si tenace que, lorsque les explorateurs Lewis et Clark partirent pour leur expédition [vers les vastes Plaines de l'Ouest américain], une des nombreuses questions préparées à leur intention par le Dr Benjamin Rush, à la demande du président Jefferson lui-même, fut la suivante : Quel lien existe-t-il entre leurs cérémonies [celles des Indiens] et celles des Juifs ? – « Jefferson et Lewis avaient longuement parlé de ces tribus », explique Stephen Ambrose. «Ils conjecturaient que les tribus perdues d’Israël pouvaient être quelque part dans les Plaines. »

Hélas, ce n’était pas le cas. Les Dix Tribus se sont dissoutes dans l’histoire. En cela, elles sont représentatives de la norme historique. Tout peuple conquis de cette façon et exilé disparaît avec le temps. Seuls les Juifs ont défié cette norme, à deux reprises.

Mais je crains que ce ne soit plus jamais le cas.

—————————–

Notes de Menahem Macina

[1] Phrase souvent citée hors contexte et sans référence. « La petite nation est celle dont l’existence peut être à n’importe quel moment mise en question, qui peut disparaître, et qui le sait. Un Français, un Russe, un Anglais n’ont pas l’habitude de se poser des questions sur la survie de leur nation. Leurs hymnes ne parlent que de grandeur et d’éternité. Or, l’hymne polonais commence par le vers : La Pologne n’a pas encore péri ». (Milan Kundera, « L’Occident kidnappé – ou la tragédie de l’Europe centrale », dans Le Débat 27, 1983, pp. 3-22).

[2] Le 15 mars 1939, les troupes allemandes envahissaient la Tchécolovaquie. L’occupation de ce pays était la conséquence directe des accords de Munich, signés le 30 septembre 1938, par Hitler, Chamberlain et Daladier. Par ces accords, un tiers du territoire du pays était cédé à l’Allemagne nazie. Voir l’Encyclopédie multimédia de la Shoah, Adolf Hitler passe ses troupes en revue dans le château de Prague le jour de l’occupation de la ville. Prague, Tchécoslovaquie, 15 mars 1939. Czechoslovak News Agency.

[3] D’après le propos de Neuville Chamberlain, en 1938. Sources : National Broadcast, London, September 27, 1938 ; Chamberlain, In Search of Peace, p. 174 (1939).

[4] Nous venons d’en avoir la preuve [remarque rédigée en 2006]. Si pessimiste qu’il soit, Krauthammer n’avait certainement pas imaginé, même dans ses pires cauchemars, qu’un président iranien irait jusqu’à proclamer publiquement, à la face des nations, son intention d’effacer Israël de la carte du monde, et qu’il en aurait les moyens, puisqu’il est en train de se doter de l’arme nucléaire. On peut lire cet appel au génocide dans la "Version française intégrale du discours antisioniste du Président iranien".

[5] Une Diaspora en voie de disparition : Les Juifs en Europe depuis 1945, Calmann-Lévy, 2000.

[6] Voir le site NNDB, où Ralph Lipshitz explique, avec franchise, pourquoi il a changé son nom en Ralph Lauren, devenu depuis un célèbre créateur de vêtements de mode.

[7] Voir : "The letter from George Washington in response to Moses Seixas".

[8] C’est le poète israélien, Yonatan Ratosh (1908-1981) qui fonda le groupe des "Cananéens", qui visait à un rapprochement judéo-arabe en Palestine. Selon Stephen Plaut, « il y a toujours eu une forte tendance "cananéenne" dans la société israélienne, particulièrement au sein de son élite intellectuelle, qui insistait sur le fait que les Israéliens représentaient une nouvelle nationalité "post-juive", et constituait ainsi essentiellement un groupe ethnique totalement non juif. (les "Cananéens" étaient un mouvement d’Israéliens, qui, dans les années 50 et par la suite, ont tenté de détacher l’israélité de la judéité et de créer une nouvelle "nationalité" non confessionnelle d'"Israéliens" de langue hébraïque, qui pourrait inclure également les Arabes.) En tant que tels, ces nouveaux "Israéliens" cananéisés" croyaient avoir peu de choses en commun avec les Juifs et encore moins avec l’histoire de la Diaspora. Maints Juifs israéliens "cananéisés" insistaient sur le fait qu’ils avaient bien plus de choses en commun avec les Druzes et les bédouins du pays, qu’avec tous les Juifs orthodoxes de Brooklyn. » (Voir son article "L’antisémitisme juif".)

At Last, Zion
Charles Krauthammer
The Weekly Standard
May 11, 1998

I. A SMALL NATION

Milan Kundera once defined a small nation as "one whose very existence may be put in question at any moment; a small nation can disappear, and it knows it."

The United States is not a small nation. Neither is Japan. Or France. These nations may suffer defeats. They may even be occupied. But they cannot disappear. Kundera’s Czechoslovakia could — and once did. Prewar Czechoslovakia is the paradigmatic small nation: a liberal democracy created in the ashes of war by a world determined to let little nations live free; threatened by the covetousness and sheer mass of a rising neighbor; compromised fatally by a West grown weary "of a quarrel in a far-away country between people of whom we know nothing"; left truncated and defenseless, succumbing finally to conquest. When Hitler entered Prague in March 1939, he declared, "Czechoslovakia has ceased to exist."

Israel too is a small country. This is not to say that extinction is its fate. Only that it can be.

Moreover, in its vulnerability to extinction, Israel is not just any small country. It is the only small country — the only period, period — whose neighbors publicly declare its very existence an affront to law, morality, and religion and make its extinction an explicit, paramount national goal. Nor is the goal merely declarative. Iran, Libya, and Iraq conduct foreign policies designed for the killing of Israelis and the destruction of their state. They choose their allies (Hamas, Hezbollah) and develop their weapons (suicide bombs, poison gas, anthrax, nuclear missiles) accordingly. Countries as far away as Malaysia will not allow a representative of Israel on their soil nor even permit the showing of Schindler’s List lest it engender sympathy for Zion.

Others are more circumspect in their declarations. No longer is the destruction of Israel the unanimous goal of the Arab League, as it was for the thirty years before Camp David. Syria, for example, no longer explicitly enunciates it. Yet Syria would destroy Israel tomorrow if it had the power. (Its current reticence on the subject is largely due to its post-Cold War need for the American connection.)

Even Egypt, first to make peace with Israel and the presumed model for peacemaking, has built a vast U.S.-equipped army that conducts military exercises obviously designed for fighting Israel. Its huge "Badr ’96" exercises, for example, Egypt’s largest since the 1973 war, featured simulated crossings of the Suez Canal.

And even the PLO, which was forced into ostensible recognition of Israel in the Oslo Agreements of 1993, is still ruled by a national charter that calls in at least fourteen places for Israel’s eradication. The fact that after five years and four specific promises to amend the charter it remains unamended is a sign of how deeply engraved the dream of eradicating Israel remains in the Arab consciousness.

II. THE STAKES

The contemplation of Israel’s disappearance is very difficult for this generation. For fifty years, Israel has been a fixture. Most people cannot remember living in a world without Israel.

Nonetheless, this feeling of permanence has more than once been rudely interrupted — during the first few days of the Yom Kippur War when it seemed as if Israel might be overrun, or those few weeks in May and early June 1967 when Nasser blockaded the Straits of Tiran and marched 100,000 troops into Sinai to drive the Jews into the sea.

Yet Israel’s stunning victory in 1967, its superiority in conventional weaponry, its success in every war in which its existence was at stake, has bred complacency. Some ridicule the very idea of Israel’s impermanence. Israel, wrote one Diaspora intellectual, "is fundamentally indestructible. Yitzhak Rabin knew this. The Arab leaders on Mount Herzl [at Rabin's funeral] knew this. Only the land-grabbing, trigger-happy saints of the right do not know this. They are animated by the imagination of catastrophe, by the thrill of attending the end."

Thrill was not exactly the feeling Israelis had when during the Gulf War they entered sealed rooms and donned gas masks to protect themselves from mass death — in a war in which Israel was not even engaged. The feeling was fear, dread, helplessness — old existential Jewish feelings that post- Zionist fashion today deems anachronistic, if not reactionary. But wish does not overthrow reality. The Gulf War reminded even the most wishful that in an age of nerve gas, missiles, and nukes, an age in which no country is completely safe from weapons of mass destruction, Israel with its compact population and tiny area is particularly vulnerable to extinction.

Israel is not on the edge. It is not on the brink. This is not ’48 or ’67 or ’73. But Israel is a small country. It can disappear. And it knows it.

It may seem odd to begin an examination of the meaning of Israel and the future of the Jews by contemplating the end. But it does concentrate the mind. And it underscores the stakes. The stakes could not be higher. It is my contention that on Israel — on its existence and survival — hangs the very existence and survival of the Jewish people. Or, to put the thesis in the negative, that the end of Israel means the end of the Jewish people. They survived destruction and exile at the hands of Babylon in 586 B.C. They survived destruction and exile at the hands of Rome in 70 A.D., and finally in 132 A.D. They cannot survive another destruction and exile. The Third Commonwealth — modern Israel, born just 50 years ago — is the last.

The return to Zion is now the principal drama of Jewish history. What began as an experiment has become the very heart of the Jewish people — its cultural, spiritual, and psychological center, soon to become its demographic center as well. Israel is the hinge. Upon it rest the hopes — the only hope – – for Jewish continuity and survival.

III. THE DYING DIASPORA

In 1950, there were 5 million Jews in the United States. In 1990, the number was a slightly higher 5.5 million. In the intervening decades, overall U.S. population rose 65 percent. The Jews essentially tread water. In fact, in the last half-century Jews have shrunk from 3 percent to 2 percent of the American population. And now they are headed for not just relative but absolute decline. What sustained the Jewish population at its current level was, first, the postwar baby boom, then the influx of 400,000 Jews, mostly from the Soviet Union.

Well, the baby boom is over. And Russian immigration is drying up. There are only so many Jews where they came from. Take away these historical anomalies, and the American Jewish population would be smaller today than today. In fact, it is now headed for catastrophic decline. Steven Bayme, director of Jewish Communal Affairs at the American Jewish Committee, flatly predicts that in twenty years the Jewish population will be down to four million, a loss of nearly 30 percent. In twenty years! Projecting just a few decades further yields an even more chilling future.

How does a community decimate itself in the benign conditions of the United States? Easy: low fertility and endemic intermarriage.

The fertility rate among American Jews is 1.6 children per woman. The replacement rate (the rate required for the population to remain constant) is 2.1. The current rate is thus 20 percent below what is needed for zero growth. Thus fertility rates alone would cause a 20 percent decline in every generation. In three generations, the population would be cut in half.

The low birth rate does not stem from some peculiar aversion of Jewish women to children. It is merely a striking case of the well-known and universal phenomenon of birth rates declining with rising education and socio- economic class. Educated, successful working women tend to marry late and have fewer babies.

Add now a second factor, intermarriage. In the United States today more Jews marry Christians than marry Jews. The intermarriage rate is 52 percent. (A more conservative calculation yields 47 percent; the demographic effect is basically the same.) In 1970, the rate was 8 percent.

Most important for Jewish continuity, however, is the ultimate identity of the children born to these marriages. Only about one in four is raised Jewish. Thus two-thirds of Jewish marriages are producing children three-quarters of whom are lost to the Jewish people. Intermarriage rates alone would cause a 25 percent decline in population in every generation. (Math available upon request.) In two generations, half the Jews would disappear.

Now combine the effects of fertility and intermarriage and make the overly optimistic assumption that every child raised Jewish will grow up to retain his Jewish identity (i.e., a zero dropout rate). You can start with 100 American Jews; you end up with 60. In one generation, more than a third have disappeared. In just two generations, two out of every three will vanish.

One can reach this same conclusion by a different route (bypassing the intermarriage rates entirely). A Los Angeles Times poll of American Jews conducted in March 1998 asked a simple question: Are you raising your children as Jews? Only 70 percent said yes. A population in which the biological replacement rate is 80 percent and the cultural replacement rate is 70 percent is headed for extinction. By this calculation, every 100 Jews are raising 56 Jewish children. In just two generations, 7 out of every 10 Jews will vanish.

The demographic trends in the rest of the Diaspora are equally unencouraging. In Western Europe, fertility and intermarriage rates mirror those of the United States. Take Britain. Over the last generation, British Jewry has acted as a kind of controlled experiment: a Diaspora community living in an open society, but, unlike that in the United States, not artificially sustained by immigration. What happened? Over the last quarter- century, the number of British Jews declined by over 25 percent.

Over the same interval, France’s Jewish population declined only slightly. The reason for this relative stability, however, is a one-time factor: the influx of North African Jewry. That influx is over. In France today only a minority of Jews between the ages of twenty and forty-four live in a conventional family with two Jewish parents. France, too, will go the way of the rest.

"The dissolution of European Jewry," observes Bernard Wasserstein in Vanishing Diaspora: The Jews in Europe since 1945, "is not situated at some point in the hypothetical future. The process is taking place before our eyes and is already far advanced." Under present trends, "the number of Jews in Europe by the year 2000 would then be not much more than one million — the lowest figure since the last Middle Ages."

In 1990, there were eight million.

The story elsewhere is even more dispiriting. The rest of what was once the Diaspora is now either a museum or a graveyard. Eastern Europe has been effectively emptied of its Jews. In 1939, Poland had 3.2 million Jews. Today it is home to 3,500. The story is much the same in the other capitals of Eastern Europe.

The Islamic world, cradle to the great Sephardic Jewish tradition and home to one-third of world Jewry three centuries ago, is now practically Judenrein. Not a single country in the Islamic world is home to more than 20,000 Jews. After Turkey with 19,000 and Iran with 14,000, the country with the largest Jewish community in the entire Islamic world is Morocco with 6, 100. There are more Jews in Omaha, Nebraska.

These communities do not figure in projections. There is nothing to project. They are fit subjects not for counting but for remembering. Their very sound has vanished. Yiddish and Ladino, the distinctive languages of the European and Sephardic Diasporas, like the communities that invented them, are nearly extinct.

IV. THE DYNAMICS OF ASSIMILATION

Is it not risky to assume that current trends will continue? No. Nothing will revive the Jewish communities of Eastern Europe and the Islamic world. And nothing will stop the rapid decline by assimilation of Western Jewry. On the contrary. Projecting current trends — assuming, as I have done, that rates remain constant — is rather conservative: It is risky to assume that assimilation will not accelerate. There is nothing on the horizon to reverse the integration of Jews into Western culture. The attraction of Jews to the larger culture and the level of acceptance of Jews by the larger culture are historically unprecedented. If anything, the trends augur an intensification of assimilation.

It stands to reason. As each generation becomes progressively more assimilated, the ties to tradition grow weaker (as measured, for example, by synagogue attendance and number of children receiving some kind of Jewish education). This dilution of identity, in turn, leads to a greater tendency to intermarriage and assimilation. Why not? What, after all, are they giving up? The circle is complete and self-reinforcing.

Consider two cultural artifacts. With the birth of television a half- century ago, Jewish life in America was represented by The Goldbergs: urban Jews, decidedly ethnic, heavily accented, socially distinct. Forty years later The Goldbergs begat Seinfeld, the most popular entertainment in America today. The Seinfeld character is nominally Jewish. He might cite his Jewish identity on occasion without apology or self- consciousness — but, even more important, without consequence. It has not the slightest influence on any aspect of his life.

Assimilation of this sort is not entirely unprecedented. In some ways, it parallels the pattern in Western Europe after the emancipation of the Jews in the late 18th and 19th centuries. The French Revolution marks the turning point in the granting of civil rights to Jews. As they began to emerge from the ghetto, at first they found resistance to their integration and advancement. They were still excluded from the professions, higher education, and much of society. But as these barriers began gradually to erode and Jews advanced socially, Jews began a remarkable embrace of European culture and, for many, Christianity. In A History of Zionism, Walter Laqueur notes the view of Gabriel Riesser, an eloquent and courageous mid-19th-century advocate of emancipation, that a Jew who preferred the non-existent state and nation of Israel to Germany should be put under police protection not because he was dangerous but because he was obviously insane.

Moses Mendelssohn (1729-1786) was a harbinger. Cultured, cosmopolitan, though firmly Jewish, he was the quintessence of early emancipation. Yet his story became emblematic of the rapid historical progression from emancipation to assimilation: Four of his six children and eight of his nine grandchildren were baptized.

In that more religious, more Christian age, assimilation took the form of baptism, what Henrich Heine called the admission ticket to European society. In the far more secular late-20th century, assimilation merely means giving up the quaint name, the rituals, and the other accouterments and identifiers of one’s Jewish past. Assimilation today is totally passive. Indeed, apart from the trip to the county courthouse to transform, say, (shmattes by) Ralph Lifshitz into (Polo by) Ralph Lauren, it is marked by an absence of actions rather than the active embrace of some other faith. Unlike Mendelssohn’s children, Seinfeld required no baptism.

We now know, of course, that in Europe, emancipation through assimilation proved a cruel hoax. The rise of anti-Semitism, particularly late-19th- century racial anti-Semitism culminating in Nazism, disabused Jews of the notion that assimilation provided escape from the liabilities and dangers of being Jewish. The saga of the family of Madeleine Albright is emblematic. Of her four Jewish grandparents — highly assimilated, with children some of whom actually converted and erased their Jewish past — three went to their deaths in Nazi concentration camps as Jews.

Nonetheless, the American context is different. There is no American history of anti-Semitism remotely resembling Europe’s. The American tradition of tolerance goes back 200 years to the very founding of the country. Washington’s letter to the synagogue in Newport pledges not tolerance — tolerance bespeaks non-persecution bestowed as a favor by the dominant upon the deviant — but equality. It finds no parallel in the history of Europe. In such a country, assimilation seems a reasonable solution to one’s Jewish problem. One could do worse than merge one’s destiny with that of a great and humane nation dedicated to the proposition of human dignity and equality.

Nonetheless, while assimilation may be a solution for individual Jews, it clearly is a disaster for Jews as a collective with a memory, a language, a tradition, a liturgy, a history, a faith, a patrimony that will all perish as a result.

Whatever value one might assign to assimilation, one cannot deny its reality. The trends, demographic and cultural, are stark. Not just in the long-lost outlands of the Diaspora, not just in its erstwhile European center, but even in its new American heartland, the future will be one of diminution, decline, and virtual disappearance. This will not occur overnight. But it will occur soon — in but two or three generations, a time not much further removed from ours today than the founding of Israel fifty years ago.

V. ISRAELI EXCEPTIONALISM

Israel is different. In Israel the great temptation of modernity — assimilation — simply does not exist. Israel is the very embodiment of Jewish continuity: It is the only nation on earth that inhabits the same land, bears the same name, speaks the same language, and worships the same God that it did 3,000 years ago. You dig the soil and you find pottery from Davidic times, coins from Bar Kokhba, and 2,000-year-old scrolls written in a script remarkably like the one that today advertises ice cream at the corner candy store.

Because most Israelis are secular, however, some ultra-religious Jews dispute Israel’s claim to carry on an authentically Jewish history. So do some secular Jews. A French critic (sociologist Georges Friedmann) once called Israelis "Hebrew-speaking gentiles." In fact, there was once a fashion among a group of militantly secular Israeli intellectuals to call themselves " Canaanites," i.e., people rooted in the land but entirely denying the religious tradition from which they came.

Well then, call these people what you will. "Jews," after all, is a relatively recent name for this people. They started out as Hebrews, then became Israelites. "Jew" (derived from the Kingdom of Judah, one of the two successor states to the Davidic and Solomonic Kingdom of Israel) is the post- exilic term for Israelite. It is a latecomer to history.

What to call the Israeli who does not observe the dietary laws, has no use for the synagogue, and regards the Sabbath as the day for a drive to the beach — a fair description, by the way, of most of the prime ministers of Israel? It does not matter. Plant a Jewish people in a country that comes to a standstill on Yom Kippur; speaks the language of the Bible; moves to the rhythms of the Hebrew (lunar) calendar; builds cities with the stones of its ancestors; produces Hebrew poetry and literature, Jewish scholarship and learning unmatched anywhere in the world — and you have continuity.

Israelis could use a new name. Perhaps we will one day relegate the word Jew to the 2,000-year exilic experience and once again call these people Hebrews. The term has a nice historical echo, being the name by which Joseph and Jonah answered the question: "Who are you?"

In the cultural milieu of modern Israel, assimilation is hardly the problem. Of course Israelis eat McDonald’s and watch Dallas reruns. But so do Russians and Chinese and Danes. To say that there are heavy Western (read: American) influences on Israeli culture is to say nothing more than that Israel is as subject to the pressures of globalization as any other country. But that hardly denies its cultural distinctiveness, a fact testified to by the great difficulty immigrants have in adapting to Israel.

In the Israeli context, assimilation means the reattachment of Russian and Romanian, Uzbeki and Iraqi, Algerian and Argentinian Jews to a distinctively Hebraic culture. It means the exact opposite of what it means in the Diaspora: It means giving up alien languages, customs, and traditions. It means giving up Christmas and Easter for Hanukkah and Passover. It means giving up ancestral memories of the steppes and the pampas and the savannas of the world for Galilean hills and Jerusalem stone and Dead Sea desolation. That is what these new Israelis learn. That is what is transmitted to their children. That is why their survival as Jews is secure. Does anyone doubt that the near- million Soviet immigrants to Israel would have been largely lost to the Jewish people had they remained in Russia — and that now they will not be lost?

Some object to the idea of Israel as carrier of Jewish continuity because of the myriad splits and fractures among Israelis: Orthodox versus secular, Ashkenazi versus Sephardi, Russian versus sabra, and so on. Israel is now engaged in bitter debates over the legitimacy of conservative and reform Judaism and the encroachment of Orthodoxy upon the civic and social life of the country.

So what’s new? Israel is simply recapitulating the Jewish norm. There are equally serious divisions in the Diaspora, as there were within the last Jewish Commonwealth: "Before the ascendancy of the Pharisees and the emergence of Rabbinic orthodoxy after the fall of the Second Temple," writes Harvard Near East scholar Frank Cross, "Judaism was more complex and variegated than we had supposed." The Dead Sea Scrolls, explains Hershel Shanks, "emphasize a hitherto unappreciated variety in Judaism of the late Second Temple period, so much so that scholars often speak not simply of Judaism but of Judaisms."

The Second Commonwealth was a riot of Jewish sectarianism: Pharisees, Sadducees, Essenes, apocalyptics of every stripe, sects now lost to history, to say nothing of the early Christians. Those concerned about the secular- religious tensions in Israel might contemplate the centuries-long struggle between Hellenizers and traditionalists during the Second Commonwealth. The Maccabean revolt of 167-4 B.C., now celebrated as Hanukkah, was, among other things, a religious civil war among Jews.

Yes, it is unlikely that Israel will produce a single Jewish identity. But that is unnecessary. The relative monolith of Rabbinic Judaism in the Middle Ages is the exception. Fracture and division is a fact of life during the modern era, as during the First and Second Commonwealths. Indeed, during the period of the First Temple, the people of Israel were actually split into two often warring states. The current divisions within Israel pale in comparison.

Whatever identity or identities are ultimately adopted by Israelis, the fact remains that for them the central problem of Diaspora Jewry — suicide by assimilation — simply does not exist. Blessed with this security of identity, Israel is growing. As a result, Israel is not just the cultural center of the Jewish world, it is rapidly becoming its demographic center as well. The relatively high birth rate yields a natural increase in population. Add a steady net rate of immigration (nearly a million since the late 1980s), and Israel’s numbers rise inexorably even as the Diaspora declines.

Within a decade Israel will pass the United States as the most populous Jewish community on the globe. Within our lifetime a majority of the world’s Jews will be living in Israel. That has not happened since well before Christ.

A century ago, Europe was the center of Jewish life. More than 80 percent of world Jewry lived there. The Second World War destroyed European Jewry and dispersed the survivors to the New World (mainly the United States) and to Israel. Today, 80 percent of world Jewry lives either in the United States or in Israel. Today we have a bipolar Jewish universe with two centers of gravity of approximately equal size. It is a transitional stage, however. One star is gradually dimming, the other brightening.

Soon an inevitably the cosmology of the Jewish people will have been transformed again, turned into a single-star system with a dwindling Diaspora orbiting around. It will be a return to the ancient norm: The Jewish people will be centered — not just spiritually but physically — in their ancient homeland.

VI. THE END OF DISPERSION

The consequences of this transformation are enormous. Israel’s centrality is more than just a question of demography. It represents a bold and dangerous new strategy for Jewish survival.

For two millennia, the Jewish people survived by means of dispersion and isolation. Following the first exile in 586 B.C. and the second exile in 70 A. D. and 132 A.D., Jews spread first throughout Mesopotamia and the Mediterranean Basin, then to northern and eastern Europe and eventually west to the New World, with communities in practically every corner of the earth, even unto India and China.

Throughout this time, the Jewish people survived the immense pressures of persecution, massacre, and forced conversion not just by faith and courage, but by geographic dispersion. Decimated here, they would survive there. The thousands of Jewish villages and towns spread across the face of Europe, the Islamic world, and the New World provided a kind of demographic insurance. However many Jews were massacred in the First Crusade along the Rhine, however many villages were destroyed in the 1648-1649 pogroms in Ukraine, there were always thousands of others spread around the globe to carry on.

This dispersion made for weakness and vulnerability for individual Jewish communities. Paradoxically, however, it made for endurance and strength for the Jewish people as a whole. No tyrant could amass enough power to threaten Jewish survival everywhere.

Until Hitler. The Nazis managed to destroy most everything Jewish from the Pyrenees to the gates of Stalingrad, an entire civilization a thousand years old. There were nine million Jews in Europe when Hitler came to power. He killed two-thirds of them. Fifty years later, the Jews have yet to recover. There were sixteen million Jews in the world in 1939. Today, there are thirteen million.

The effect of the Holocaust was not just demographic, however. It was psychological, indeed ideological, as well. It demonstrated once and for all the catastrophic danger of powerlessness. The solution was self-defense, and that meant a demographic reconcentration in a place endowed with sovereignty, statehood, and arms.

Before World War II there was great debate in the Jewish world over Zionism. Reform Judaism, for example, was for decades anti-Zionist. The Holocaust resolved that debate. Except for those at the extremes — the ultra-Orthodox right and far left — Zionism became the accepted solution to Jewish powerlessness and vulnerability. Amid the ruins, Jews made a collective decision that their future lay in self-defense and territoriality, in the ingathering of the exiles to a place where they could finally acquire the means to defend themselves.

It was the right decision, the only possible decision. But oh so perilous. What a choice of place to make one’s final stand: a dot on the map, a tiny patch of near-desert, a thin ribbon of Jewish habitation behind the flimsiest of natural barriers (which the world demands that Israel relinquish). One determined tank thrust can tear it in half. One small battery of nuclear- tipped Scuds can obliterate it entirely.

To destroy the Jewish people, Hitler needed to conquer the world. All that is needed today is to conquer a territory smaller than Vermont. The terrible irony is that in solving the problem of powerlessness, the Jews have necessarily put all their eggs in one basket, a small basket hard by the waters of the Mediterranean. And on its fate hinges everything Jewish.

VII. THINKING THE UNTHINKABLE

What if the Third Jewish Commonwealth meets the fate of the first two? The scenario is not that far-fetched: A Palestinian state is born, arms itself, concludes alliances with, say, Iraq and Syria. War breaks out between Palestine and Israel (over borders or water or terrorism). Syria and Iraq attack from without. Egypt and Saudi Arabia join the battle. The home front comes under guerilla attack from Palestine. Chemical and biological weapons rain down from Syria, Iraq, and Iran. Israel is overrun.

Why is this the end? Can the Jewish people not survive as they did when their homeland was destroyed and their political independence extinguished twice before? Why not a new exile, a new Diaspora, a new cycle of Jewish history?

First, because the cultural conditions of exile would be vastly different. The first exiles occurred at a time when identity was nearly coterminous with religion. An expulsion two millennia later into a secularized world affords no footing for a reestablished Jewish identity.

But more important: Why retain such an identity? Beyond the dislocation would be the sheer demoralization. Such an event would simply break the spirit. No people could survive it. Not even the Jews. This is a people that miraculously survived two previous destructions and two millennia of persecution in the hope of ultimate return and restoration. Israel is that hope. To see it destroyed, to have Isaiahs and Jeremiahs lamenting the widows of Zion once again amid the ruins of Jerusalem is more than one people could bear.

Particularly coming after the Holocaust, the worst calamity in Jewish history. To have survived it is miracle enough. Then to survive the destruction of that which arose to redeem it — the new Jewish state — is to attribute to Jewish nationhood and survival supernatural power.

Some Jews and some scattered communities would, of course, survive. The most devout, already a minority, would carry on — as an exotic tribe, a picturesque Amish-like anachronism, a dispersed and pitied remnant of a remnant. But the Jews as a people would have retired from history.

We assume that Jewish history is cyclical: Babylonian exile in 586 B.C., followed by return in 538 B.C. Roman exile in 135 A.D., followed by return, somewhat delayed, in 1948. We forget a linear part of Jewish history: There was one other destruction, a century and a half before the fall of the First Temple. It went unrepaired. In 722 B.C., the Assyrians conquered the other, larger Jewish state, the northern kingdom of Israel. (Judah, from which modern Jews are descended, was the southern kingdom.) This is the Israel of the Ten Tribes, exiled and lost forever.

So enduring is their mystery that when Lewis and Clark set off on their expedition, one of the many questions prepared for them by Dr. Benjamin Rush at Jefferson’s behest was this: "What Affinity between their [the Indians'] religious Ceremonies & those of the Jews?" "Jefferson and Lewis had talked at length about these tribes," explains Stephen Ambrose. "They speculated that the lost tribes of Israel could be out there on the Plains."

Alas, not. The Ten Tribes had melted away into history. As such, they represent the historical norm. Every other people so conquered and exiled has in time disappeared. Only the Jews defied the norm. Twice. But never, I fear, again.


Gaza: N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression "civil innocent" (Hamas’s Newspeak: Will our media ever understand that all the ordinary rules of warfare are upended in Gaza ?)

23 juillet, 2014
http://www.meforum.org/pics/large/529.jpgLaissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Jésus (Matthieu 18: 5)
Une civilisation est testée sur la manière dont elle traite ses membres les plus faibles. Pearl Buck
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Eric Hoffer
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie. G.K. Chesterton
Les mondes anciens étaient comparables entre eux, le nôtre est vraiment unique. Sa supériorité dans tous les domaines est tellement écrasante, tellement évidente que, paradoxalement, il est interdit d’en faire état. René Girard
On admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…) Mais il faut distinguer deux choses. Il y a d’abord le texte chrétien qui pénètre lentement dans la conscience des hommes. Et puis il y a la façon dont les hommes l’interprètent. De ce point de vue, il est évident que le Moyen Age n’interprétait pas le christianisme comme nous. Mais nous ne pouvons pas leur en faire le reproche. Pas plus que nous pouvons faire le reproche aux Polynésiens d’avoir été cannibales. Parce que cela fait partie d’un développement historique. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. (…) Et notre souci des victimes, pris dans son ensemble comme réalité, n’a pas d’équivalent dans l’histoire des sociétés humaines. (…) Le souci des victimes a (…) unifié le monde. René Girard
Je crois que le moment décisif en Occident est l’invention de l’hôpital. Les primitifs s’occupent de leurs propres morts. Ce qu’il y a de caractéristique dans l’hôpital c’est bien le fait de s’occuper de tout le monde. C’est l’hôtel-Dieu donc c’est la charité. Et c’est visiblement une invention du Moyen-Age. René Girard
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la "victime inconnue", comme on dirait aujourd’hui le "soldat inconnu". Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Personne n’évoque les "populations civiles" israéliennes, à croire que tout Israël est un camp militaire et qu’à Gaza, il n’y a que des civils. On ne voit d’ailleurs qu’eux à la T.V. Qui tirent les roquettes et les missiles ? Qui se demande pourquoi les cameramen palestiniens et arabes qui abreuvent le monde de scènes sanguinolentes n’ont jamais montré d’hommes en armes? (…)  Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales. Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques… Shlomo Trigano
Ambulance : camionnette revêtue des insignes du Croissant rouge. Elle a pour fonctions principales : (1) le transport de terroristes vers les lieux d’un attentat, (2) le transport d’armes, (3) l’exhibition télévisée (voir : CNN, BBC, France 2, etc.) au cas où elle a été atteinte par un projectile, et (4), le cas échéant, le transport des blessés (s’en procurer de faux si on n’en a pas de vrais sous la main et arriver à l’hôpital dans un vrai show son et lumière, après avoir prévenu les media susnommées). A ne jamais oublier, plus généralement, dans les mises en scène de douleur palestinienne.
Enfants : futurs suicidés s’ils sont « palestiniens ».
Hamas : organisation charitable ; pourvoyeur de services sociaux pour les Palestiniens ; vecteur de La Rage et de La Frustration. Partisan irréductible de l’extermination des Juifs et d’Israël. Ne traiter le fait que comme exagération rhétorique bien compréhensible de la part des Victimes.
Innocent : catégorie inexistante hors le monde musulman.
Palestinien: (1) bébé phoque de la Gauche européenne et de la Droite bien-pensante. (2) Espèce de victime largement préférée au Tibétain, au Darfourien, à l’Indio et autres. A l’avantage sur les autres d’être corrélatif de la haine du Juif. (3) D’apparition récente, inventé par le Colonel Nasser et fort prisé des régimes arabes et musulmans les jours de sommets diplomatiques. (4) N’est jamais responsable des conséquences de ses actions: c’est toujours la faute des autres.
Proportionnalité: absence de réaction israélienne à une sanglante attaque arabe
Victime : état natif, permanent et éternel du Palestinien. Laurent Murawiec
Tout comme le pacifiste découvre immédiatement l’ennemi chez celui qui n’admet pas sa conception de la paix, les idéologies de la société sans ennemi (par exemple le marxisme) maudissent la guerre, mais préconisent la révolution et exigent que les hommes s’entretuent en vue de mettre la guerre hors-la-loi. On a assez souvent signalé l’imposture que couvre cette attitude et, bien que cet argument appartienne à la polémique courante, il n’est pas inutile de l’évoquer, car il rappelle par trop le ridicule de la querelle hideuse entre Bossuet et Fénelon sur le… pur amour (que n’ont-ils commencé par s’aimer !). La chose la plus grave consiste cependant dans le ressentiment qu’engendre inévitablement la bonne conscience des partisans de ces idéologies : étant donné que leur fin est bonne et hautement humaine, les ennemis ne peuvent être que des criminels ou même l’incarnation du mal (…). C’est ainsi qu’on justifie au nom de l’humanité l’extermination inhumaine des ennemis, car tout est permis pour débarrasser le monde de ces hors-la-loi et hors-l’humanité qui, de ce fait, sont des coupables. Dans ces conditions la notion de paix perd toute signification, étant entendu que politiquement elle consiste en un contrat ou traité, ou plutôt la paix devient impossible. Comment pourrait-il en être autrement, puisque toute action de l’ennemi, fût-elle désintéressée et noble, devient automatiquement perverse, immorale et criminelle, tandis que toute action du révolutionnaire, même scélérate et atroce, devient sainte, juste et irréprochable ? Nier l’ennemi, c’est nier la paix. Il ne faudrait cependant pas jeter la pierre au seul marxisme par exemple, car, par certains côtés, il est un enfant du libéralisme dont l’un des principes essentiels est justement la négation de l’ennemi politique pour ne laisser subsister que les concurrents économiques. (…) On pourrait également montrer que la négation de l’ennemi est contenue dans le fait que la charte des Nations-Unies repose en principe sur une curieuse conception du statu quo. Elle demande aux membres de respecter l’intégrité territoriale des Etats : ce qui signifie que nul Etat ne saurait être amputé par la violence ou annexé de force par un autre. Or quel est le but de toute guerre (en dehors de la guerre civile) ? Ou bien la conquête, c’est-à-dire l’annexion territoriale, ou bien l’indépendance, c’est-à-dire la constitution d’un nouvel Etat qui se détache d’un autre. Si l’O.N.U. condamne la conquête, elle soutient par contre la guerre d’indépendance. Ce propos ne cherche pas à donner tort à l’O.N.U. sur ce point, mais à saisir sans ambages le phénomène de la guerre et à comprendre que certaines théories de la paix sont souvent un bellicisme qui s’ignore. (..) Nous touchons à la lumière de ces exemples, à l’équivoque fondamentale de l’O.N.U. : elle subit pratiquement la réalité de l’ennemi politique tout en le niant théoriquement. Autrement dit, elle reste un haut lieu de la politique, parce qu’elle n’arrive pas et ne peut parvenir à exorciser l’inimitié. Celle-ci demeure à l’arrière-fond de toutes les discussions et les commande, bien qu’on ne veuille pas le reconnaître explicitement. Si nous cherchions des preuves historiques de l’impossibilité d’une politique sans ennemi, nous pourrions entre autres invoquer celle-là. En vérité, une évidence n’a pas besoin de preuves. Ce qui nous paraît déterminant, c’est que la non reconnaissance de l’ennemi est un obstacle à la paix. Avec qui la faire, s’il n’y a plus d’ennemis ? Elle ne s’établit pas d’elle-même par l’adhésion des hommes à l’une ou l’autre doctrine pacifiste, surtout que leur nombre suscite une rivalité qui peut aller jusqu’à l’inimitié, sans compter que les moyens dits pacifiques ne sont pas toujours ni même nécessairement les meilleurs pour préserver une paix existante. On sait aujourd’hui que si les Français et les Anglais avaient eu une autre attitude lors de l’entrée des troupes allemandes dans la zone démilitarisée en 1935, on aurait peut-être réussi à faire tomber Hitler et ainsi empêché la guerre de 1939. Il y a également de fortes chances qu’une action offensive des Alliés les aurait fait passer pour coupables aux yeux de l’opinion mondiale. En général ; on ne connaît qu’après coup l’utilité d’une guerre préventive pour préserver la paix. Julien Freund
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde. Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer. La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien. Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Choses entendues ce lundi 21 juillet sur 2 chaines de TV. LCI: "RAID israélien contre un hôpital palestinien"; France 2: "Un hôpital pris pour cible". Pas la moindre allusion au fait qu’un obus de char peut frapper par erreur un bâtiment civil, ou (ce qui s’est déjà produit), qu’une rampe de lancement de missile du Hamas, ou un tireur palestinien armé d’un lance-missile palestinien aient tiré contre une force israélienne à faible distance de l’aile de l’hôpital touché, s’attirant une réplique guidée électroniquement qui repère automatiquement la source du tir et la détruit. Non, le but recherché, depuis le début de la belligérance anti-israélienne est toujours le même: présenter les soldats de Tsahal comme des monstres assoiffés de sang et tueurs d’enfants. Autre mini-reportage indigne au JT de 20h de France 2 (chaîne nationale de France 2): Le reporter photographe est complaisamment guidé par un médecin (ou un infirmier) au bord des larmes, qui lui présente deux petites filles légèrement blessées en apparence, mais dont l’une, selon le médecin, sera infirme pour la vie (aucun détail sur la nature de la blessure). Puis vient le pire: avec la même mine torturée et sur un ton pathétique, l’employé de l’hôpital raconte devant la caméra, les yeux embués d’émotion: "Vous voyez cette petite fille (l’une des deux blessées), elle voulait être médecin, et maintenant quand on lui demande ce qu’elle fera plus tard, elle dit ‘FABRIQUER DES BOMBES POUR LES JETER SUR LES ISRAELIENS!" Dommage pour la médecine. Dommage surtout pour les citoyens israéliens une fois de plus diabolisés et désignés à la vengeance, et aux pires traitements s’ils venaient à tomber aux mains des fanatiques qui dirigent ce peuple. Comment la chaîne nationale peut-elle se faire le relais, le porte-voix d’une pareille insanité, meurtrière de surcroît. Car ce discours de haine et d’incitation n’est pas le fruit de la douleur: il est une composante systématique du récit nationaliste palestinien, taillé sur mesure et illustré par des clichés de guerre et des exhibitions de victimes palestiniennes sanguinolentes (de préférence des enfants), dont le but est de criminaliser le peuple israélien devant l’opinion internationale, de susciter sa colère, et de la rallier à la cause palestinienne, quelles que soient l’horreur des traitements qui seront infligées aux futures victimes israéliennes, dont leurs ennemis veulent la mort. Alors, le ‘bon citoyen’ ‘politiquement correct’ et ‘défenseur des droits de l’homme’, laissera massacrer "les Juifs", en se justifiant à bon compte en ces termes (ou d’autres analogues), en guise d’épitaphe funéraire: "Y z’avaient qu’à pas prendre la Palestine qui n’est pas à eux ni profiter de leur supériorité militaire écrasante pour massacrer les femmes et les enfants palestiniens." Ah, j’allais oublier: vous avez sans doute remarqué comme les hommes palestiniens – entendez, les combattants du Hamas, sont étrangement absents de ce discours, parce qu’il va de soi que ce n’est pas eux que Tsahal combat, mais les femmes et les enfants! Alors, vous pouvez en être sûrs, on aura depuis longtemps oublié les milliers de missiles tirés depuis des années, de Gaza, sur les villes et les citoyens juifs d’Israël, ainsi que les enlevés, les massacrés, et tout récemment les trois adolescents qui n’avaient ni envahi l’ancienne patrie de leur peuple, ni tué des femmes et des enfants. Normal: ils étaient Juifs, et un juif, même enfant, comme disaient les nazis, cela devient un adulte, un trafiquant ou un ploutocrate et, en Israël, un militaire, donc un tueur." Je reviendrai plus tard sur la honteuse reculade du gouvernement qui autorise dorénavant les manifestations anti-israéliennes (excusez le lapsus ‘politiquement correct’, je voulais dire ANTIJUIVES !) qu’il avait interdites « fermement », il y a tout juste quelques jours… Menahem Macina
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur   Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra (1),  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Why do citizens of democratic societies enthusiastically embrace one of the world’s most murderous Islamist terror organizations, overtly committed not only to the destruction of a sovereign democracy but also to the subordination of Western values and ways of life to a worldwide Islamic caliphate (or umma)? Not out of a genuine concern for Palestinian wellbeing. For although the "Palestine question" has received extraordinary media coverage for decades to the exclusion of far worse humanitarian and political problems, the truth is that no one really cares about the fate of the Palestinians: not their leaders, who have immersed their hapless constituents in disastrous conflicts rather than seize the numerous opportunities for statehood since the Peel Commission report of 1937; not the Arab states, which have brazenly manipulated the Palestinian cause to their self-serving ends; and not Western politicians, the media, NGOs, human rights activists, and church leaders enticed into self-righteous indignation by any Israeli act of self-defense. Had the Palestinians’ dispute been with an Arab, Muslim, or any other non-Jewish adversary, it would have attracted a fraction of the interest that it presently does. No one in the international community pays any attention to the ongoing abuse of Palestinians across the Arab world from Saudi Arabia to Lebanon, which deprives its 500,000-strong Palestinian population of the most basic human rights from property ownership, to employment in numerous professions, to free movement. Nor has there been any international outcry when Arab countries have expelled and/or massacred their Palestinian populations on a grand scale. The fact that the thoroughly westernized King Hussein of Jordan killed more Palestinians in the course of a single month than Israel had in decades was never held against him or dented his widely held perception as a man of peace. (…) Kuwait’s 1991 slaughter of thousands of innocent Palestinians who lived and worked in the emirate (and the expulsion of most of its 400,000-strong Palestinian population) passed virtually unnoticed by the international media, as has the murder of thousands of Palestinians in the ongoing Syrian civil war and the reduction of countless others to destitution and starvation. By contrast, any Palestinian or Arab casualty inflicted by Israel comes under immediate international criticism. Take the blanket media coverage of Israel’s military response in Lebanon (2006) and Gaza (2008- 09, 2012) but not of the original Hezbollah and Hamas attacks triggering it, in stark contrast to the utter indifference to bloodier conflicts going on around the world at the same time. On July 19, 2006, for example, 5,000 Ethiopian troops invaded Somalia in what it claimed was an action to "crush" an Islamist threat to its neighbor’s government. A month later, Sri Lankan artillery has pounded territory held by the rebel Tamil Tigers resulting in mass displacement and over 500 deaths, including an estimated 50 children following the Sri Lankan air force’s bombing of an orphanage. But neither of these events gained any media coverage, let alone emergency sessions of the UN Security Council, just as the bloodbath in Iraq at the time, with its estimated 3,000 deaths a month at the hands of Islamist militants sank into oblivion while the world focused on Lebanon, just as the current slaughter in Syria and Iraq is presently ignored. And what about the-then long-running genocide in Darfur, with its estimated 300,000 dead and at least 2.5 million refugees? Or the war in the Congo, with over four million dead or driven from their homes, or in Chechnya where an estimated 150,000- 160,000 have died and up to a third of the population has been displaced, at the hands of the Russian military? None of these tragedies saw the worldwide mass demonstrations as has been the case during the Lebanon and Gaza crises. Nor should we forget that Hezbollah has been implicated in dozens of international terror attacks from Brussels to Buenos Aires. (…) The killing of Jews and the destruction or seizure of their worldly properties is hardly news. For millennia Jewish blood has been cheap, if not costless, throughout the Christian and Muslim worlds where the Jew became the epitome of powerlessness, a perpetual punching bag and a scapegoat for whatever ills befell society. There is no reason, therefore, why Israel shouldn’t follow in the footsteps of these past generations, avoid antagonizing its Arab neighbors and exercise restraint whenever attacked. But no, instead of knowing its place, the insolent Jewish state has forfeited this historic role by exacting a price for Jewish blood and beating the bullies who had hitherto been able to torment the Jews with impunity. This dramatic reversal of history cannot but be immoral and unacceptable. Hence the global community outrage and hence the world’s media provision of unlimited resources to cover every minute detail of Israel’s "disproportionate" response, but none of the suffering and devastation on the Israeli side. A profoundly depressing state of affairs indeed. But so long as the Palestinians continue to serve as the latest lightning rod against the Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself without incurring the charge of "disproportionate force" – never directed against any other besieged democracy but evocative of the classic anti-Semitic stereotype of Jews as both domineering and wretched, both helpless and bloodthirsty. In the words of the renowned American writer David Mamet, "The world was told Jews used this blood in the performance of religious ceremonies. Now, it seems, Jews do not require the blood for baking purposes, they merely delight to spill it on the ground." Efraim Karsh
The only way to make sense of Hamas’ behavior is to recognize that its goal is not to stop the killing but to exploit it. That explains why Hamas encouraged Gazans to stand atop targeted buildings and ordered them to stay in areas where Israel had issued pre-invasion evacuation warnings. It also explains why Hamas insists that Israel grant concessions in exchange for a cease-fire. Hamas thinks a cease-fire is a favor to Israel. Given the gross imbalance in casualties, that’s a pretty clear statement that Hamas thinks Gazan deaths should bother Israel more than they bother Hamas. That is just the latest display of Hamas’ warped priorities. Another illustration is its tunnels. It has diverted hundreds of thousands of tons of building materials from civilian projects to tunnel construction. The tunnels to Egypt, which are largely for commerce, are rudimentary. The tunnels to Israel, which are for military attacks, are elaborate. Hamas cares more about hurting Israelis than about helping Gazans. William Saletan
All the ordinary rules of warfare are upended in Gaza. Everything about this conflict is asymmetrical—Hamas wears no uniforms and they don’t meet Israeli soldiers on battlefields. With the exception of kaffiyeh scarves, it isn’t possible to distinguish a Hamas militant from a noncombatant pharmacist. In Vietnam, the U.S. military learned guerrilla warfare in jungles. In Gaza, the Jewish state has had to adapt to the altogether surreal terrain of apartment complexes and schoolhouses. There are now reports that Hamas and Islamic Jihad are transporting themselves throughout Gaza in ambulances packed with children. Believe it or not, a donkey laden with explosives detonated just the other day. The asymmetry is complicated even further by the status of these civilians. Under such maddening circumstances, are the adults, in a legal and moral sense, actual civilians? To qualify as a civilian one has to do more than simply look the part. How you came to find yourself in such a vulnerable state matters. After all, when everyone is wearing casual street clothing, civilian status is shared widely. The people of Gaza overwhelmingly elected Hamas, a terrorist outfit dedicated to the destruction of Israel, as their designated representatives. Almost instantly Hamas began stockpiling weapons and using them against a more powerful foe with a solid track record of retaliation. What did Gazans think was going to happen? Surely they must have understood on election night that their lives would now be suspended in a state of utter chaos. Life expectancy would be miserably low; children would be without a future. Staying alive would be a challenge, if staying alive even mattered anymore. To make matters worse, Gazans sheltered terrorists and their weapons in their homes, right beside ottoman sofas and dirty diapers. When Israel warned them of impending attacks, the inhabitants defiantly refused to leave. On some basic level, you forfeit your right to be called civilians when you freely elect members of a terrorist organization as statesmen, invite them to dinner with blood on their hands and allow them to set up shop in your living room as their base of operations. At that point you begin to look a lot more like conscripted soldiers than innocent civilians. And you have wittingly made yourself targets. It also calls your parenting skills into serious question. In the U.S. if a parent is found to have locked his or her child in a parked car on a summer day with the windows closed, a social worker takes the children away from the demonstrably unfit parent. In Gaza, parents who place their children in the direct line of fire are rewarded with an interview on MSNBC where they can call Israel a genocidal murderer. The absurdity of Israel’s Gaza campaigns requires an entirely new terminology for the conduct of wars. "Enemy combatants," "theater of war," "innocent civilians," "casualties of war" all have ambiguous meaning in Gaza. There is nothing casual about why so many Gazans die; these deaths are tragically predictable and predetermined. Hamas builds tunnels for terrorists and their rockets; bomb shelters for the people of Gaza never entered the Hamas leaders’ minds. So much innocence is lost in this citizen army, which serves as the armor for demented leaders and their dwindling arsenal of rockets and martyrs. In Gaza the death toll of civilians is an endgame disguised as a tragedy. It is a sideshow—without death, Hamas has nothing to show for its efforts. Surely there are civilians who have been killed in this conflict who have taken every step to distance themselves from this fast-moving war zone, and children whose parents are not card-carrying Hamas loyalists. These are the true innocents of Gaza. It is they for whom our sympathy should be reserved. The impossibility of identifying them, and saving them, is Israel’s deepest moral dilemma. Thane Rosenbaum
For the moment Israeli ingenuity has shifted the advantage in rocketry to the defense. That may not be the case for very long. Iron Dome has been extremely effective in containing the damage from a barrage of about 2,000 unguided rockets launched from Gaza. Most of these explode harmlessly in empty areas; the few that fly towards targets of value have been taken down with a 90% successs rate. But the advantage may shift back to the offense some time in the next few years. Dr. Uzi Rubin, the architect of Israel’s missile defense, warned last January that Iran and Syria already have GPS-guided ballistic missiles. The Jerusalem Post reported: “This is a strategic threat. Even worse news is coming; ballistic missiles are becoming smart,” he said. In the next five to 10 years, Israel’s enemies will inevitably arm themselves with GPS-guided ballistic missiles such as Scuds, [Rubin] said. “Perhaps Syria already has this capability,” Rubin said. “This can significantly disrupt Israel’s air power. Israel will of course recover. We are talking about escalating a war to quicken it, and end it within three days. They are talking about doing the same. This threat can degrade the IDF’s ground capabilities” via accurate missile strikes on army mobilization and staging grounds, Rubin warned. “It can paralyze Israel’s war economy. And of course, it can inflict massive casualties. I’m not talking about Dresden, but Coventry, perhaps,” he said, referring to cities bombed in World War II. Iron Dome can defend successfully against a handful of rockets fired simultaneously in the general direction of Israeli cities. At some point Israel’s enemies will acquire the capability to fire large salvos of precision-guided weapons at key military or civilian targets and overwhelm the existing defenses. GPS-guided rockets are not that difficult to make. Iron Dome gives Israel a respite, not relief in the long term. Israel has an extraordinary opportunity that may not last. It can protect its citizens from retaliation for the time being. Its right to self-defense is so obvious that Western governments usually hostile to Israeli interests must affirm its right to self-defense. Even the German Left Party (“die Linke”) is split, with some of its leaders attending pro-Israel rallies while others join the largely Muslim demonstrators chanting “Jude, Jude, feiges Schwein, Komm heraus und kaempf allein” (“Jew, Jew, cowardly pig, come out and fight alone”). It has the tacit (and sometimes not entirely tacit) support of Egypt, not to mention the Gulf states, in its war against Hamas. But it cannot afford a repeat of 2012, after which Hamas rebuilt its weapons capability. Where Hezbollah is concerned, the Chinese proverb applies: Kill the chicken while the monkey watches. The reduction of Hamas has to serve as a deterrent for Hezbollah and Syria, not to mention Iran. Israel’s leaders know this well, and outsiders should be cautious about offering tactical advice. But Israel’s friends must be clear that a “pinpoint operation,” as Secretary of State Kerry demanded inadvertently before an open microphone last weekend, does not serve Israel’s urgent interests. Hamas must be rooted out in depth. David P. Goldman
Pourquoi les guerres d’aujourd’hui semblent-elle plus meurtrières que jamais pour les enfants? Pour un journaliste du New Yorker, c’est parce que «les conflits actuels se déroulent de plus en plus souvent à l’intérieur des frontières qu’entre les Etats; les combats sont désormais dans les rues des villes, envahissant les salles de jeux des maisons et les jardins d’enfants.» Cela fait écho à un autre rapport récent de l’ONU, centré sur l’Afghanistan, qui montre que le nombre de victimes parmi les femmes et les enfants a augmenté l’an dernier plus vite que chez les hommes adultes. La cause? La guérilla faite de bombes artisanales contre les véhicules militaires a fait place à des combats armés dans des zones urbaines densément peuplées. Et pourtant, les guerres sont aujourd’hui moins meurtrières pour les civils qu’elles ont pu l’être par le passé. Mais les violences contre les enfants ne sont plus de simples dégâts collatéraux. Des rapports sur les organisations criminelles d’Amérique centrale montrent qu’elles ciblent les enfants, soit pour les recruter, soit pou s’en servir comme d’un moyen de punir ou d’extorquer leurs parents. Boko Haram sait que son action contre les écolières va lui faire une publicité internationale. Les trois adolescents israéliens qui ont été tués le mois dernier ont été clairement et intentionnellement ciblés, comme ce fut le cas pour l’adolescent palestinien tué en représailles, parce que ce sont des enfants. Dans le cadre de son affrontement avec les forces kurdes, EIIL a délibérément pris pour cible les familles avec enfants. Les forces syriennes ont été accusés de viser délibérément des enfants, etc. Dans un monde où la violence se déplace des champs de batailles pour des armées soutenues par l’État à des affrontements de rues entre communautés, les enfants ne sont pas seulement souvent les victimes, ils sont souvent les cibles. Joshua Keating

La guerre n’est décidément plus ce qu’elle était !

Combattants sans uniforme, combats sans champ de bataille,  dépots d’armes et pas de tirs intallés dans des écoles, jardins d’enfants, mosquées ou hôpitaux,  transports de troupes en ambulance, ânes–suicide …

Armée ennemie qui avertit avant ses frappes avec appels téléphoniques, tracts et coups de semonce, autorités ennemies qui fournissent quotidiennement électricité, nourritures et médicaments ou s’excusent et promettent une enquête lors d’erreurs de tir, responsables politiques ennemis accusés de trop bien protéger leur population

A l’heure où, avec l’inexorable montée des pertes palestiniennes, nos belles âmes, médias et djihadistes du dimanche se déchainent comme à leur habitude contre le seul Israël …

En ces temps étranges où  l’ONU elle-même reconnait à nouveau  la présence de roquettes dans l’une de ses écoles après celles qu’elle s’est empressée de rendre à ses propriétaires pour l’usage que l’on sait …

Et que, contre toutes les provisions du droit de la guerre, le porte-parole du Hamas lui-même a vanté le goût supposé de sa population pour le martyre et la mort en boucliers humains …

Pendant que, quand il ne recourt pas à la plus brutale intimidation, le Hamas publie un manuel de novlangue conseillant à ses activistes en ligne de ne parler que de "civils innocents" et d’éviter de révéler que les roquettes sont tirées de zones civiles …

Comment s’expliquer l’incroyable aveuglement de notre presse bien-pensante devant l’évidence ?

A savoir le détournement systématique et cynique, par le Hamas, des valeurs les plus chères de l’Occident, autrement dit le souci des victimes et la défense du plus faible et notamment des enfants …

Et le fait, comme le rappelle très justement Jacques Attali pour le cas des missiles sur son blog, que "rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront, à l’instar du mahatma Gandhi qui écrivait  à son « cher ami » Adolf Hitler pour lui demander d’être raisonnable, que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux ?

Hamas’s Civilian Death Strategy
Gazans shelter terrorists and their weapons in their homes, right beside sofas and dirty diapers.
Thane Rosenbaum
The Wall Street Journal
July 21, 2014

Let’s state the obvious: No one likes to see dead children. Well, that’s not completely true: Hamas does. They would prefer those children to be Jewish, but there is greater value to them if they are Palestinian. Outmatched by Israel’s military, handicapped by rocket launchers with the steady hands of Barney Fife, Hamas is playing the long game of moral revulsion.

With this conflict about to enter its third week, winning the PR war is the best Hamas can hope to achieve. Their weapon of choice, however, seems to be the cannon fodder of their own people, performing double duty in also sounding the drumbeat of Israeli condemnation. If you can’t beat Iron Dome, then deploy sacrificial children as human shields.

Civilian casualties will continue to mount. The evolving story will focus on the collateral damage of Palestinian lives. Israel’s moral dilemma will receive little attention. Each time the ledgers of relative loss are reported, world public opinion will turn against the Jewish state and box Israel into an even tighter corner of the Middle East.

All the ordinary rules of warfare are upended in Gaza. Everything about this conflict is asymmetrical—Hamas wears no uniforms and they don’t meet Israeli soldiers on battlefields. With the exception of kaffiyeh scarves, it isn’t possible to distinguish a Hamas militant from a noncombatant pharmacist. In Vietnam, the U.S. military learned guerrilla warfare in jungles. In Gaza, the Jewish state has had to adapt to the altogether surreal terrain of apartment complexes and schoolhouses.

There are now reports that Hamas and Islamic Jihad are transporting themselves throughout Gaza in ambulances packed with children. Believe it or not, a donkey laden with explosives detonated just the other day.

The asymmetry is complicated even further by the status of these civilians. Under such maddening circumstances, are the adults, in a legal and moral sense, actual civilians? To qualify as a civilian one has to do more than simply look the part. How you came to find yourself in such a vulnerable state matters. After all, when everyone is wearing casual street clothing, civilian status is shared widely.

The people of Gaza overwhelmingly elected Hamas, a terrorist outfit dedicated to the destruction of Israel, as their designated representatives. Almost instantly Hamas began stockpiling weapons and using them against a more powerful foe with a solid track record of retaliation.

What did Gazans think was going to happen? Surely they must have understood on election night that their lives would now be suspended in a state of utter chaos. Life expectancy would be miserably low; children would be without a future. Staying alive would be a challenge, if staying alive even mattered anymore.

To make matters worse, Gazans sheltered terrorists and their weapons in their homes, right beside ottoman sofas and dirty diapers. When Israel warned them of impending attacks, the inhabitants defiantly refused to leave.

On some basic level, you forfeit your right to be called civilians when you freely elect members of a terrorist organization as statesmen, invite them to dinner with blood on their hands and allow them to set up shop in your living room as their base of operations. At that point you begin to look a lot more like conscripted soldiers than innocent civilians. And you have wittingly made yourself targets.

It also calls your parenting skills into serious question. In the U.S. if a parent is found to have locked his or her child in a parked car on a summer day with the windows closed, a social worker takes the children away from the demonstrably unfit parent. In Gaza, parents who place their children in the direct line of fire are rewarded with an interview on MSNBC where they can call Israel a genocidal murderer.

The absurdity of Israel’s Gaza campaigns requires an entirely new terminology for the conduct of wars. "Enemy combatants," "theater of war," "innocent civilians," "casualties of war" all have ambiguous meaning in Gaza. There is nothing casual about why so many Gazans die; these deaths are tragically predictable and predetermined. Hamas builds tunnels for terrorists and their rockets; bomb shelters for the people of Gaza never entered the Hamas leaders’ minds.

So much innocence is lost in this citizen army, which serves as the armor for demented leaders and their dwindling arsenal of rockets and martyrs. In Gaza the death toll of civilians is an endgame disguised as a tragedy. It is a sideshow—without death, Hamas has nothing to show for its efforts.

Surely there are civilians who have been killed in this conflict who have taken every step to distance themselves from this fast-moving war zone, and children whose parents are not card-carrying Hamas loyalists. These are the true innocents of Gaza. It is they for whom our sympathy should be reserved. The impossibility of identifying them, and saving them, is Israel’s deepest moral dilemma.

Mr. Rosenbaum is a senior fellow who directs the Forum on Law, Culture & Society at New York University School of Law.

 Voir aussi:

Palestinian Suffering Used to Demonize Israel
As long as Palestinians continue to serve as lightning rod against Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself.
Efraim Karsh
The Jerusalem Post
July 21, 2014

No sooner had Israel launched Operation Protective Edge to stop the sustained rocket and missile attacks on its civilian population by the Gaza-based Hamas terror organization than it came under a barrage of international criticism, with tens of thousands of violent demonstrators flocking into the streets of London, Paris, Berlin, Oslo, Sydney, Buenos Aires and New York, among other places, to demand an end to the "Gaza slaughter."

How can this be? Why do citizens of democratic societies enthusiastically embrace one of the world’s most murderous Islamist terror organizations, overtly committed not only to the destruction of a sovereign democracy but also to the subordination of Western values and ways of life to a worldwide Islamic caliphate (or umma)? Not out of a genuine concern for Palestinian wellbeing. For although the "Palestine question" has received extraordinary media coverage for decades to the exclusion of far worse humanitarian and political problems, the truth is that no one really cares about the fate of the Palestinians: not their leaders, who have immersed their hapless constituents in disastrous conflicts rather than seize the numerous opportunities for statehood since the Peel Commission report of 1937; not the Arab states, which have brazenly manipulated the Palestinian cause to their self-serving ends; and not Western politicians, the media, NGOs, human rights activists, and church leaders enticed into self-righteous indignation by any Israeli act of self-defense.

Had the Palestinians’ dispute been with an Arab, Muslim, or any other non-Jewish adversary, it would have attracted a fraction of the interest that it presently does. No one in the international community pays any attention to the ongoing abuse of Palestinians across the Arab world from Saudi Arabia to Lebanon, which deprives its 500,000-strong Palestinian population of the most basic human rights from property ownership, to employment in numerous professions, to free movement. Nor has there been any international outcry when Arab countries have expelled and/or massacred their Palestinian populations on a grand scale. The fact that the thoroughly westernized King Hussein of Jordan killed more Palestinians in the course of a single month than Israel had in decades was never held against him or dented his widely held perception as a man of peace.

As the supposedly pro-Palestinian journalist Robert Fisk put it in his memoirs, King Hussein was "often difficult to fault."

Kuwait’s 1991 slaughter of thousands of innocent Palestinians who lived and worked in the emirate (and the expulsion of most of its 400,000-strong Palestinian population) passed virtually unnoticed by the international media, as has the murder of thousands of Palestinians in the ongoing Syrian civil war and the reduction of countless others to destitution and starvation.

By contrast, any Palestinian or Arab casualty inflicted by Israel comes under immediate international criticism.

Take the blanket media coverage of Israel’s military response in Lebanon (2006) and Gaza (2008- 09, 2012) but not of the original Hezbollah and Hamas attacks triggering it, in stark contrast to the utter indifference to bloodier conflicts going on around the world at the same time. On July 19, 2006, for example, 5,000 Ethiopian troops invaded Somalia in what it claimed was an action to "crush" an Islamist threat to its neighbor’s government. A month later, Sri Lankan artillery has pounded territory held by the rebel Tamil Tigers resulting in mass displacement and over 500 deaths, including an estimated 50 children following the Sri Lankan air force’s bombing of an orphanage. But neither of these events gained any media coverage, let alone emergency sessions of the UN Security Council, just as the bloodbath in Iraq at the time, with its estimated 3,000 deaths a month at the hands of Islamist militants sank into oblivion while the world focused on Lebanon, just as the current slaughter in Syria and Iraq is presently ignored.

And what about the-then long-running genocide in Darfur, with its estimated 300,000 dead and at least 2.5 million refugees? Or the war in the Congo, with over four million dead or driven from their homes, or in Chechnya where an estimated 150,000- 160,000 have died and up to a third of the population has been displaced, at the hands of the Russian military? None of these tragedies saw the worldwide mass demonstrations as has been the case during the Lebanon and Gaza crises.

Nor should we forget that Hezbollah has been implicated in dozens of international terror attacks from Brussels to Buenos Aires.

Indeed, the response to its July 18, 1994, terror attack on the Israeli- Argentine Mutual Association (AMIA), a social center catering for Buenos Aires’ large Jewish population, provides an illuminating contrast to the relentless coverage of the 2006 events in Lebanon. It was the worst terror attack in Argentina’s history, killing 100 people and wounding more than 200. More died in this bombing than in any single action in the 2006 Lebanese war. Yet the BBC, which prides itself on the worldwide coverage, didn’t find the atrocity worth mentioning in its evening news bulletin. When confronted with a complaint by the normally timid Board of Deputies, British Jewry’s umbrella organization, the corporation offered an apology of sorts, blaming the omission on a particularly busy day.

What were those daily events that could have possibly diverted the BBC’s attention from the Argentina massacre? A perusal of the papers reveals the British premier of Steven Spielberg’s new film, The Flintstones, attended by the prince of Wales. This was also the day when Gavin Sheerard- Smith, caned and imprisoned for six months in Qatar after being convicted of buying and selling alcohol, returned to Britain professing his innocence, and when David MacGregor, an agoraphobia sufferer jailed for a fortnight for failing to pay poll tax arrears, had his sentenced quashed. An eventful day indeed.

Given the BBC’s indifference to the massacre of Argentinean Jews by Hezbollah, it is hardly surprising that the corporation, along with much of the world’s media, ignored the almost daily rocket attacks by the same group on Israel’s northern border, not to mention the constant outpouring of rockets and missiles from Gaza since the Israeli withdrawal from the territory in 2005.

And why shouldn’t they? The killing of Jews and the destruction or seizure of their worldly properties is hardly news. For millennia Jewish blood has been cheap, if not costless, throughout the Christian and Muslim worlds where the Jew became the epitome of powerlessness, a perpetual punching bag and a scapegoat for whatever ills befell society. There is no reason, therefore, why Israel shouldn’t follow in the footsteps of these past generations, avoid antagonizing its Arab neighbors and exercise restraint whenever attacked. But no, instead of knowing its place, the insolent Jewish state has forfeited this historic role by exacting a price for Jewish blood and beating the bullies who had hitherto been able to torment the Jews with impunity. This dramatic reversal of history cannot but be immoral and unacceptable. Hence the global community outrage and hence the world’s media provision of unlimited resources to cover every minute detail of Israel’s "disproportionate" response, but none of the suffering and devastation on the Israeli side.

A profoundly depressing state of affairs indeed. But so long as the Palestinians continue to serve as the latest lightning rod against the Jews, their supposed victimization reaffirming the latter’s millenarian demonization, Israel will never be allowed to defend itself without incurring the charge of "disproportionate force" – never directed against any other besieged democracy but evocative of the classic anti-Semitic stereotype of Jews as both domineering and wretched, both helpless and bloodthirsty. In the words of the renowned American writer David Mamet, "The world was told Jews used this blood in the performance of religious ceremonies. Now, it seems, Jews do not require the blood for baking purposes, they merely delight to spill it on the ground."

The author is professor of Middle East and Mediterranean Studies at King’s College London, a senior researcher at the Begin-Sadat Center for Strategic Studies and at the Middle East Forum, and the author most recently of Palestine Betrayed (Yale, 2010).

Voir également:

 

Gaza, Syrie, Afghanistan… Pourquoi les conflits sont-ils si meurtriers pour les enfants?
Joshua Keating
Slate
Traduit par Johan Hufnagel

20.07.2014

Et pourtant, les guerres sont aujourd’hui moins meurtrières pour les civils qu’elles ont pu l’être par le passé.

Les conflits les plus récents —du moins ceux qui ont reçu la plus grande attention internationale— impliquent particulièrement les enfants. Plus de 50 d’entre eux ont déjà été tués dans les frappes israéliennes sur la bande de Gaza, une crise qui, rappelons-le, a commencé avec l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens. La mort de quatre garçons palestiniens sur une plage de Gaza, comme l’a écrit Anne Barnard du New York Times, «a symbolisé ces attaques aériennes israéliennes dans la bande de Gaza qui tuent des innocents dans ce pauvre et surpeuplé territoire côtier».

Au même moment, ailleurs, les conséquences de la guerre contre la drogue se font particulièrement ressentir sur les enfants qui se trouvent de façon croissante sur la ligne de front. Au Salvador, les meurtres d’enfants ont augmenté tandis que le taux global d’homicide, à la suite d’une trêve dans la guerre des gangs, baissait.

Mentionnons aussi la campagne de terreur conduite par Boko Haram dans le nord du Nigeria, qui a attiré l’attention après l’enlèvement de 223 écolières en avril dernier. La plupart d’entre elles sont toujours entre les mains de la secte.

Le nouveau rapport annuel du Secrétariat général de l’ONU qui examinait la violence contre les enfants en 2013, parle d’un «pic important de meurtres et de mutilation d’enfants dans de nombreux endroits, y compris en Afghanistan et en Irak.» Les Nations Unies ont également enquêté sur plus de 4.000 cas d’enfants soldats recrutés de force.

Pourquoi les guerres d’aujourd’hui semblent-elle plus meurtrières que jamais pour les enfants? Pour un journaliste du New Yorker, c’est parce que «les conflits actuels se déroulent de plus en plus souvent à l’intérieur des frontières qu’entre les Etats; les combats sont désormais dans les rues des villes, envahissant les salles de jeux des maisons et les jardins d’enfants.»

Cela fait écho à un autre rapport récent de l’ONU, centré sur l’Afghanistan, qui montre que le nombre de victimes parmi les femmes et les enfants a augmenté l’an dernier plus vite que chez les hommes adultes. La cause? La guérilla faite de bombes artisanales contre les véhicules militaires a fait place à des combats armées dans des zones urbaines densément peuplées.

Mais les violences contre les enfants ne sont plus de simples dégâts collatéraux. Des rapports sur les organisations criminelles d’Amérique centrale montrent qu’elles ciblent les enfants, soit pour les recruter, soit pou s’en servir comme d’un moyen de punir ou d’extorquer leurs parents. Boko Haram sait que son action contre les écolières va lui faire une publicité internationale.

Les trois adolescents israéliens qui ont été tués le mois dernier ont été clairement et intentionnellement ciblés, comme ce fut le cas pour l’adolescent palestinien tué en représailles, parce que ce sont des enfants. Dans le cadre de son affrontement avec les forces kurdes, EIIL a délibérément pris pour cible les familles avec enfants. Les forces syriennes ont été accusés de viser délibérément des enfants, etc.

Dans un monde où la violence se déplace des champs de batailles pour des armées soutenues par l’État à des affrontements de rues entre communautés, les enfants ne sont pas seulement souvent les victimes, ils sont souvent les cibles.

Voir encore:

Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne : Parlez toujours de « civils innocents »
MEMRI
22 juillet 2014

Dans le cadre des combats qui sévissent dans la bande de Gaza, le ministère de l’Intérieur du Hamas publie des lignes directrices à l’attention des utilisateurs des réseaux sociaux qui diffusent des informations sur les événements et en débattent avec des interlocuteurs étrangers.

Les lignes directrices du ministère, intitulées « Be Aware – Social Media Activist Awareness Campaign » [Soyez vigilants – Campagne de sensibilisation pour les activistes des médias sociaux], sont contenues dans une vidéo d’instruction mise en ligne sur son site officiel et annoncée sur ses pages Twitter et Facebook, ses comptes sociaux et ses forums. [1]

Ces directives ont pour objectif de maintenir la ligne du Hamas et d’autres organisations palestiniennes ; d’empêcher la fuite d’informations susceptibles d’avoir une valeur militaire pour Israël ; de renforcer les efforts de propagande du Hamas en dehors de la bande de Gaza, à la fois dans le monde arabe et en l’Occident ; d’éviter de porter atteinte à l’image du Hamas.

Le Hamas cherche notamment à asseoir le sentiment que ses actions ne sont que des représailles à l’offensive israélienne et que toutes les victimes de Gaza sont des « civils innocents ». De même, il tente d’effacer toute preuve montrant que des roquettes ont été tirées à partir de zones d’habitations à Gaza.

La vidéo contenant les directives, mise en ligne sur le site Internet du ministère de l’Intérieur du Hamas, inclut le texte suivant : « Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. » [2]

« Be Aware – Social Media Activist Awareness Campaign » : Vidéo d’instruction publiée sur la page officielle Facebook du ministère de l’Intérieur du Hamas

Message aux militants Facebook sur le site du ministère de l’Intérieur du Hamas

Voici des extraits des lignes directrices du ministère :

Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza.

Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».

Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse.

Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza.

Pour les administrateurs de pages d’informations sur Facebook : ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »…

En outre, le ministère de l’Intérieur a préparé une série de suggestions destinées aux activistes palestiniens qui dialoguent avec des Occidentaux via les médias sociaux. Le ministère souligne que ces conversations doivent différer des échanges avec d’autres Arabes :

• Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations.

• Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens.

• Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages.

• Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers !

Voir encore:

La somalisation du ciel
Jacques Attali
21 juillet 2014
L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde.

Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice.

C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer.

La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien.

Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable.

Il faut d’urgence en tirer cinq conséquences, pour lancer cinq actions. Elles supposent une mobilisation planétaire des grands pays. Elles sont possibles.

1.                 Mettre en place d’urgence une réglementation très rigoureuse et planétaire des routes aériennes, qui s’imposerait à toutes les compagnies aériennes. Il serait fou qu’on puisse le faire pour le football et pas pour la sécurité.

2.                 Lancer une vaste campagne, politique, financière, militaire, pour récupérer tous les missiles sol-air qui sont encore dispersés entre des mains privées à travers le monde. On l’a fait pour d’autres armes, avec succès.

3.                 Plus généralement, mettre au ban des nations tout pays qui vendrait de telles armes à des mouvements séparatistes ou des marchands privés.

Puis, plus spécifiquement, pour l’Europe :

4.                 Renforcer les institutions (de la BERD à l’OSCE en passant par le Conseil de l’Europe) qui rassemblent tous les Européens, c’est-à-dire les membres de l’Union européenne, les Turcs, les Russes et les Ukrainiens.

5.                 Mettre en place une organisation sérieuse de la sécurité en Europe rassemblant tous ces pays, sans être pour autant inféodée aux Etats-Unis, dont les intérêts sont différents.

Je sais qu’une fois de plus, rien de tout cela ne sera fait. Sauf, peut-être, une fois de plus, après la catastrophe, et pas à la place.

Voir encore:

How to Save Gaza
And keep Israel and Hamas from fighting the next war.
William Saletan
Slate
July 22 2014
After two weeks of protests and denunciations, it’s time to acknowledge that outrage won’t end the war in Gaza. The most plausible way to stop this cycle of violence is through internationally supervised demilitarization. Amid so much death and destruction that may seem utterly hopeless. But in fact, many of the tools we need are already in place. Here’s an analysis of the problem and how to fix it.
1. Gazans have no government to protect them. Every day, more civilians die in Gaza. Israel, the country that’s killing them, has agreed to cease-fire proposals. But Hamas, which controls Gaza (though many of its political leaders don’t even live there), rejects these proposals and continues to fire rockets into Israel. You can argue that the rockets justify Israel’s attacks or that they serve merely as a pretext. Either way, they get more Gazans killed.

The only way to make sense of Hamas’ behavior is to recognize that its goal is not to stop the killing but to exploit it. That explains why Hamas encouraged Gazans to stand atop targeted buildings and ordered them to stay in areas where Israel had issued pre-invasion evacuation warnings. It also explains why Hamas insists that Israel grant concessions in exchange for a cease-fire. Hamas thinks a cease-fire is a favor to Israel. Given the gross imbalance in casualties, that’s a pretty clear statement that Hamas thinks Gazan deaths should bother Israel more than they bother Hamas.

That is just the latest display of Hamas’ warped priorities. Another illustration is its tunnels. It has diverted hundreds of thousands of tons of building materials from civilian projects to tunnel construction. The tunnels to Egypt, which are largely for commerce, are rudimentary. The tunnels to Israel, which are for military attacks, are elaborate. Hamas cares more about hurting Israelis than about helping Gazans.
2. The absence of a protector in Gaza has worsened Israel’s behavior. Israel knows from experience that invading and occupying Gaza is bad for Israel. During the present conflict Israel has signaled its willingness to stop, first by unilaterally honoring Egypt’s cease-fire proposal, then by postponing a ground invasion. But Hamas has pressed on, daring Israel to go further. Hamas has pressed on, daring Israel to go further. Israel has unwisely accepted the dare.
Israel has unwisely accepted the dare. Its mission has expanded from bombing the rocket launchers to destroying the tunnels. Predictably, the number of tunnels has grown. The number found so far ranges from 23 to 45. One report, based on infrared satellite imagery, says there might be 60 or more. Now the fighting has spread to Hamas’ suppliers—on Friday there was a mysterious strike in Sudan—and Israeli hawks are talking about recapturing the Gaza-Egypt border. There’s always another mission you can add to make Gaza “safer.”
Worse, Israel has adopted Hamas’ use of human shields as a blanket excuse for civilian deaths. It’s true that Hamas has used civilians this way, putting its rockets in schools, mosques, and hospitals, for example. But Israel has twisted these case-by-case abuses into a categorical claim that every civilian death is Hamas’ fault. This kind of thinking inherently corrupts an invading army. Now some Israeli government ministers are calling for sweeping measures against Gaza, such as cutting off its electricity. The line between fighting Hamas and fighting Gaza is blurring.
3. Israelis have lost faith in a military solution. Since withdrawing its troops from Gaza in 2005 (but maintaining control over Gaza’s borders, coast, and airspace), Israel has fought three wars there. By now, almost no one in Israel, other than the far-right fringe, believes force will stamp out Hamas or teach it a lasting lesson. The missiles get restocked, the tunnels get rebuilt, and every dead Hamas fighter is replaced by at least one more. Israel’s callous phrase for its periodic operations in Gaza—“mowing the grass”—is a confession that force doesn’t work. Israelis expect that after this war, they’ll be at it again within two years.
Each time, the futility becomes clearer. Gaza is so densely populated that you can’t bomb it without killing civilians, and you can’t send in ground forces without getting bogged down in the kind of urban warfare that spells death for invading troops. More than two dozen Israeli soldiers have already died in this operation, and one is missing. If Hamas captures another Gilad Shalit, it could easily extract concessions that would make the invasion a net loss for Israel.
4. There’s an obvious candidate to take over Gaza. Seven years ago, after winning a parliamentary election, Hamas seized military control of Gaza from Mahmoud Abbas, the president of the Palestinian Authority. But times have changed. The Hamas regime is bankrupt, and Abbas, who preaches nonviolence, is the one with access to international agencies and donors. That’s why Hamas agreed in April to form a unity government controlled by Abbas.
Here’s where Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu made a wrong turn. He halted peace talks with Abbas, denounced the merger, and did everything possible to sabotage it. That was stupid, because if anyone can coax Hamas toward a more rational style of government, it’s Abbas. Israelis grouse about Abbas, but he has done a lot to merit their trust. His security forces in the West Bank have cooperated with Israel even when it angers Palestinians.
Abbas would restore a government in Gaza that protects the people. He’s already coaching Hamas on how to respond more intelligently to the Israeli bombardment. (First step: Accept a cease-fire.) He’s meeting with officials from Egypt and other countries, who can help Gaza but have been spurned by Hamas. In effect, he’s being treated internationally as Hamas’ adult supervisor. And Hamas is beginning to listen.
5. The pieces of a solution are in place. Netanyahu and other Israeli politicians are converging on a proposal by Shaul Mofaz, Israel’s former defense minister, to demilitarize Gaza in exchange for $50 billion in aid. That’s nearly 30 times Gaza’s GDP, but it’s not a lot to ask from international donors, who might find it a better use of their money than paying for reconstruction after another Gaza war. (The damage from the last two weeks alone will cost $3 billion.)
A credible international coalition would have to oversee the demilitarization. That’s a useful mission to propose to the many countries that have expressed outrage over the carnage in Gaza: Put your soldiers and your money where your mouth is. (The European Union reaffirmed this commitment on Tuesday: “All terrorist groups in Gaza must disarm.”) Meanwhile, Hamas’ chief arms supplier, Iran, would have to be pressured to back off. Fortunately, Iran has been trying to rebuild good will and is in the midst of productive talks with the United States, to which this issue could be added.
Israel would resist yielding control of Gaza, but current conditions make Israeli flexibility more likely. The success of the Iron Dome anti-missile system has given Israelis confidence that if rockets start flying out of Gaza again, they can withstand the barrage without casualties for a while. The election of an Egyptian government hostile to Hamas strengthens Israel’s trust that Gaza’s Egyptian border won’t become an easy channel for importing weapons. Israelis also complain that loosening restrictions in Gaza after a war with Hamas would reward violence. But Israel accepted that tradeoff 20 years ago, when it agreed to the principle of land for peace.
Hamas, too, has essentially accepted this principle. Netanyahu claims that Hamas, like al-Qaida, “has no resolvable grievance.” That’s nonsense. Last week, Hamas issued a long list of demands, in exchange for which it offered Israel a 10-year truce. Many of these demands, such as an airport and the free flow of commerce across borders and the sea, are perfectly negotiable.
Ten years is a long time. If Gaza could go 10 years without another war, and build an economy that looks more like the West Bank, we might not need another deal to keep the peace in place.

Voir de plus:

Why Israel Needs to Finish the Job Now
David P. Goldman
Spengler
July 21st, 2014

There will be endless admonitions to Israel from the Obama administration, the United Nations, and so forth, demanding an early end to the Gaza war now underway. Israel’s security needs dictate the opposite: Hamas’ capacity to make war must be crippled.

Tel Aviv last week remained one of the safest cities in the world despite the incessant rocket bombardment. In the bomb shelters at the David Intercontinental, we joked about the lack of drinks and canapes at the hotel’s hastily improvised guest mixers. The cafe terraces were full every night on Dizengoff Street. But complacency on Israel’s part would be misplaced, perhaps even fatal. For the moment Israeli ingenuity has shifted the advantage in rocketry to the defense. That may not be the case for very long. Iron Dome has been extremely effective in containing the damage from a barrage of about 2,000 unguided rockets launched from Gaza. Most of these explode harmlessly in empty areas; the few that fly towards targets of value have been taken down with a 90% successs rate. But the advantage may shift back to the offense some time in the next few years.

Dr. Uzi Rubin, the architect of Israel’s missile defense, warned last January that Iran and Syria already have GPS-guided ballistic missiles. The Jerusalem Post reported:

“This is a strategic threat. Even worse news is coming; ballistic missiles are becoming smart,” he said. In the next five to 10 years, Israel’s enemies will inevitably arm themselves with GPS-guided ballistic missiles such as Scuds, [Rubin] said.

“Perhaps Syria already has this capability,” Rubin said. “This can significantly disrupt Israel’s air power. Israel will of course recover. We are talking about escalating a war to quicken it, and end it within three days. They are talking about doing the same. This threat can degrade the IDF’s ground capabilities” via accurate missile strikes on army mobilization and staging grounds, Rubin warned. “It can paralyze Israel’s war economy. And of course, it can inflict massive casualties. I’m not talking about Dresden, but Coventry, perhaps,” he said, referring to cities bombed in World War II.

Iron Dome can defend successfully against a handful of rockets fired simultaneously in the general direction of Israeli cities. At some point Israel’s enemies will acquire the capability to fire large salvos of precision-guided weapons at key military or civilian targets and overwhelm the existing defenses. GPS-guided rockets are not that difficult to make. Iron Dome gives Israel a respite, not relief in the long term.

Israel has an extraordinary opportunity that may not last. It can protect its citizens from retaliation for the time being. Its right to self-defense is so obvious that Western governments usually hostile to Israeli interests must affirm its right to self-defense. Even the German Left Party (“die Linke”) is split, with some of its leaders attending pro-Israel rallies while others join the largely Muslim demonstrators chanting “Jude, Jude, feiges Schwein, Komm heraus und kaempf allein” (“Jew, Jew, cowardly pig, come out and fight alone”). It has the tacit (and sometimes not entirely tacit) support of Egypt, not to mention the Gulf states, in its war against Hamas. But it cannot afford a repeat of 2012, after which Hamas rebuilt its weapons capability. Where Hezbollah is concerned, the Chinese proverb applies: Kill the chicken while the monkey watches. The reduction of Hamas has to serve as a deterrent for Hezbollah and Syria, not to mention Iran.

Israel’s leaders know this well, and outsiders should be cautious about offering tactical advice. But Israel’s friends must be clear that a “pinpoint operation,” as Secretary of State Kerry demanded inadvertently before an open microphone last weekend, does not serve Israel’s urgent interests. Hamas must be rooted out in depth.

Voir encore:

Israel’s arrest of Bedouin man sheds light on Sinai kidnappings of African refugees
Rahat resident allegedly secured ransom payments for gang that abducted Eritrean and Sudanese refugees; Israel Police says ‘well-oiled’ system of kidnappers working in concert with Hebron money changers.
Yanir Yagna

Mar. 25, 2012

A Bedouin resident of southern Israel was charged last week with serving as an accomplice to a criminal organization that kidnapped Eritrean and Sudanese nationals in the Sinai Peninsula and extorted their families for ransom.

The indictment Yusuf al-Qarnawi was presented by Israel’s State Prosecutor’s Office Be’er Sheva District Court on Friday and elucidates the alleged inner workings of the gang.

According to the charges, al-Qarnawi was approached in June 2011 by two alleged kidnappers, one a resident of Sinai and the other from the Gaza Strip, who requested his help in picking up ransom from family members of people they had kidnapped.

Al-Qarnawi was allegedly told to call the family and friends of the asylum seekers kidnapped in the Sinai and receive the ransom payment, according to the indictment, after which he handed the money over to the kidnappers.

The indictment states al-Qarnawi accepted five payments monthly between June 2011 and February 2012, for which he was paid $300 for ransom payments of $20,000 or less, and $450 for ransom payment of more than $20,000.

The indictment goes on to elaborate the gang’s alleged mode of operation. In June 2011, they allegedly kidnapped an Eritrean citizen, held him captive with another 70 prisoners, all blindfolded. During his captivity, he was starved, beaten, and forced to call his family and ask that they pay a $25,000 ransom, under threat of death.

Shortly after, al-Qarnawi sent his brother to pick up a $15,000 ransom from the victim’s family. A day later, they allegedly demanded the family hand over an additional $10,000.

In another case presented in the indictment, two Eritrean women were abducted. They were held chained in captivity in a house with another 40 other kidnapped persons. While in captivity, they were starved, beaten with sticks and tortured by electric shock. One the kidnappers raped one of the woman, says the indictment.

The indictment says that the kidnappers demanded $40,000 for each of the women, threatening that were they not to receive the stated ransom in full they would remove their kidneys and sell them instead. To show the families the seriousness of their intent, the kidnappers would call the victims’ families and let them hear their cries. Al-Qarnawi picked up the ransom for these two victims in person.

Commander Moti Asor of the Israel Police Southern District (Lachish Region) Counter Terror Unit, who headed the investigation, explained how the gang worked:

“The Sudanese and Eritrean citizens travel through the Sinai on their way to Israel. In the Sinai there are families that specialize in smuggling. They charge them money to get them across the border," he said. "About a year ago, these families decided to institutionalize the practice – they started hold the refugees captive and demand ransoms from them ranging between $39,000 to 40,000."

“The refugees held by them are given an opportunity to call their families and friends in Israel," said Asor. "At a later point the kidnappers threaten the kith and kin and have them listen to them torture their loved ones.”

“There is a well-oiled system of kidnappers from Gaza and Sinai, working in concert with money changers in Hebron," he added. "They reached Al-Qarnawi. He was in transport and knew traders in Gaza, that how they found him. They would send him to meetings in Tel Aviv to pick up the money. After the money was received they’d free the prisoner. Al-Qarnawi confessed his part in five cases, but we believe there are many more. There are family members that are afraid to file complaints with the police because they are illegal aliens.”

Voir enfin:

"Tu dois quitter Gaza au plus vite et arrêter de travailler"
Audrey Destouches
Libération
22 juillet 2014

TÉMOIGNAGE Le journaliste palestinien Radjaa Abou Dagga, correspondant de «Ouest France» et ancien collaborateur de «Libération», raconte les tentatives d’intimidation du Hamas.

Correspondant de Ouest France à Gaza et ancien collaborateur de Libération, Radjaa Abou Dagga partage depuis des années son temps entre Paris, où résident sa femme et son fils, et Gaza, où vivent ses parents et où il travaille. Le 18 juin, lorsqu’il veut passer la frontière de Rafah, un officier lui interdit le passage et garde son passeport comme celui de tous les Palestiniens qui tentent de passer en Egypte ce jour-là.

Après quatre semaines bloqué à Gaza sans explications, le journaliste palestinien est convoqué par le service de sécurité du Hamas dimanche dernier. «J’ai reçu l’appel d’un numéro privé. Ils me convoquaient à l’hôpital Al-Shifa, dans le centre de Gaza Ville», explique Radjaa. Il emporte avec lui ses deux téléphones, sa carte de presse et sa petite caméra.

«Es-tu correspondant pour Israël?»
A quelques mètres des urgences où les blessés des bombardements affluent sans cesse, il est reçu dans le service des consultations externes, «une petite section de l’hôpital utilisée comme administration» par une bande de jeunes combattants. «Ils étaient tous bien habillés, s’étonne Radjaa. En civil, avec un pistolet sous la chemise et certains avaient des talkies-walkies». On lui ordonne de vider ses poches, d’enlever ses chaussures et sa ceinture puis il est appelé dans une chambre d’hôpital «qui servait ce jour-là de bureau de commandement à trois personnes».

Un homme tiré à quatre épingles commence son interrogatoire : «Qui es-tu ? Comment t’appelles-tu? Que fais-tu?» «J’étais très surpris par le mode opératoire», avoue Radjaa, qui lui montre sa carte de presse en guise de réponse. Les questions fusent. On lui demande ensuite s’il parle hébreu, s’il a des relations avec Ramallah. Les jeunes partisans du Hamas l’interrogent avec insistance : «Es-tu correspondant pour Israël?» Radjaa répète qu’il travaille uniquement pour des médias français et une chaîne de radio algérienne.

C’est alors qu’un des trois hommes lui délivre ce message : «C’est à toi de choisir. Nous sommes une administration exécutive. Nous te transmettons le message de Qassam. Tu dois rester chez toi et donner tes papiers.» Abasourdi d’être visé par les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, Radjaa essaie de se défendre et surtout de comprendre pourquoi une telle décision a été prise à son encontre. En vain. «Il est impossible de communiquer avec ces gens-là», déplore le journaliste. Il n’est pas le premier à subir ce genre de pressions et les combattants face à lui ne s’en cachent pas. «Ils sont enragés contre la présidence et m’accusent de collaborer avec Mahmoud Abbas», explique-t-il. Reporters sans frontières confirme que ce n’est pas un cas isolé. L’organisation a en effet été alertée des menaces proférées par le Hamas à l’encontre de journalistes palestiniens ou étrangers en raison de leur activité professionnelle.

«C’est pour ton bien»
L’homme qui semble être le chef le relâche finalement en lui assénant : «C’est pour ton bien mais tu dois quitter Gaza au plus vite. Je ne veux plus te voir ici, tu ne dois plus sortir de chez toi et arrêter de travailler.» Il leur explique qu’il est bien trop dangereux pour lui de rentrer maintenant dans son village d’Abassane Alkabira, près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, mais les envoyés de Qassam ne veulent rien entendre : «Tu la fermes.»

Il est trop tard pour prendre la route, Radjaa décide de passer la nuit au bureau de presse Almanara. Vers 22 heures, il reçoit un appel d’Abouhamza, le propriétaire, qui lui demande de quitter les lieux, Radjaa le convainc de l’y laisser dormir. Abouhamza lui raconte qu’il a lui aussi reçu des menaces : «"Si Radjaa vient, le bureau sera fermé" m’ont-ils dit. On ne joue pas avec ces gens-là pendant la guerre». Au matin, Abouhamza vient s’assurer lui-même de son départ. «Il est pro-Hamas», conclut le journaliste.

Depuis, Radjaa se retranche dans sa maison d’Abassane Alkabira. Il a pu récupérer son passeport le lendemain.  Il tentera à nouveau de franchir la frontière de Rafah pour rentrer en France mardi soir.
Recueilli par Audrey Destouches


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